Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Histoires assassines

Bernard Quiriny

On meurt beaucoup dans cette vingtaine de nouvelles, et pas toujours de façon naturelle. Mais on rit aussi, et on s’émerveille parfois.

Bienvenue dans un monde où

  • Pendant trois à quatre heures suivant l’orgasme, la peau bleuit distinctement.
  • Un critique littéraire assassine un écrivain par jour, pendant un mois.
  • Les Indiens d’Amazonie creusent des trous dans la forêt.
  • Les Indiens d’Amazonie sont organisés autour d’un principe, celui de la renaissance à neuf quotidienne.
  • Les Indiens d’Amazonie se crèvent les yeux parce que la cécité est une valeur noble. ( Pour bien vivre, il faut ne rien voir.)
  • Les indiens d’Amazonie associent  la sexualité au rire.
  • Un squelette part d’un corps sans prévenir.
  • Une tête tombe toute seule.
  • Des objets parlent comme cette statue trônant à la mairie et ces aiguilles qui révèlent des secrets terrifiants.
  • Nos auteurs de renom n’ont aucune notoriété ailleurs.
  • D’énormes papillons envahissent les immeubles.
  • Un banquier est un écrivain prolifique.
  • Un homme engrosse les femmes à distance.
  • Un homme a perdu la notion de la durée.
  •  Une femme a les yeux derrière la tête.
  •  Une femme confond les gens, les sexes et les couleurs.
  •  Le trésorier général apporte des espoirs furtifs.
  • Des journalistes créent de fausses polémiques dans le but de nuire.
  • Des critiques élogieuses de livres sont faites sans que le livre n’ait été lu.
  • Des lettres sont expédiées onze ou vingt ans plus tard.
  • Un homme boit et tue avec méthode.
  • Paris devient Ajaccio.

Ces nouvelles sont brèves (elles n’excèdent pas 20 pages) et originales.

Captivantes, elles nous ouvrent, de façon sarcastique et décalé, les portes d’une dimension parallèle, d’une vie au-delà du réel, d’une imagination débridée; elles sont rafraîchissantes et ont l’air de nous inviter à nous prendre moins au sérieux.

Mais la frontière entre la réalité et la fiction est souvent très mince … Les auteurs se reconnaîtront sûrement dans les nouvelles qui évoquent la critique littéraire.

J’ai bien aimé l’accent mis par l’auteur sur le point suivant : les personnalités s’effacent dans notre monde actuel, on tend vers une pensée commune, la différence n’est plus célébrée …

Je ne connaissais pas l’auteur,  j’ai fait une belle découverte. J’espère qu’il en sera de même pour vous.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre

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Auteur :

Quand j’ai eu envie d’écrire pour me décharger des maux de la vie, le courant poétique s’est imposé comme le canal d’expression par excellence. En décembre 2014, j’ai publié mon recueil de poèmes «Chimères de verre» aux Editions Edilivre. En 2015, finaliste au prix Littérature et musique 2015 organisé par les éditions Souffle Court, je deviens co-auteur du recueil de nouvelles «Une nuit avec Baker » Désirant partager ma passion pour la lecture et l’écriture, j'ai créé en mai 2015 ce blog éponyme. Je lis, j'écris et je n'oublie pas de vivre !!!

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