Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Ça peut pas rater !

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« – J’en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez ! J’en ai plus qu’assez de vos sales coups ! C’est votre tour de souffrir !

Ma voix résonne dans tout le quartier. Et là, trempée, titubante, épuisée, je prends une décision sur laquelle je jure de ne jamais revenir : je ne vais plus rien leur passer. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. Je vais faire payer ce fumier de Hugues. Chaque joueur doit vous donner mille baffes. Je vais me venger de tout. Puisque aucun bonheur ne descendra d’un ciel illusoire, je suis prête à aller chercher le peu qui me revient jusqu’au fond des enfers.
La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c’est la méchante Marie qui est aux commandes. À partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et je rends la monnaie de toutes les pièces. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde.

La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée. La rage m’étouffe, la haine me consume. »

Gilles Legardinier

Quand on ouvre ce livre, on se dit : ok, on va encore avoir affaire d’un côté à une femme frustrée parce qu’elle a été larguée, une femme qui va pleurer sur son sort et de l’autre  un macho irresponsable. Qu’est-ce qu’on va pouvoir tirer de ce livre ?

Laissez-moi vous dire qu’on en tire des choses intéressantes.

Les « célibàterre » se retrouveront complètement dans Marie. Elles vivent la même chose qu’elles, se posent les même questions sur leur vie de femme seule, portent en elle cet espoir d’être aimée par un homme.

Ce livre est leur miroir mais aussi une main qui leur est tendue pour accéder au sommet de l’espoir. Comme Marie, elles trouveront leur Joseph. Personne n’est fait pour vivre seul.

Amoureuse de l’amour, j’ai bien aimé la fin rose de l’histoire.

Certains propos des personnages m’ont fait réfléchir, d’autres m’ont titillée :

Les femmes peuvent-elles bâtir leur existence en échappant à la quête de l’homme de leur vie ?

Nous sommes toutes convaincues que les mecs sont ce qui peut nous arriver de mieux dans notre vie. Mais ce n’est pas toujours vrai. Voilà notre malédiction.

Il n’ y a pas de mauvaise façon de rencontrer son homme. Ils sont bizarres, ils sont épuisants, ils ne nous comprennent pas plus que nous ne les comprenons, mais la vie est bien moins froide lorsque l’on peut se blottir contre l’un d’eux.

Les hommes sont ce qu’ils sont, mais qu’ils s’intéressent à nous est toujours une bonne chose.

On a beau vanter les mérites de l’aventure, des surprises et des sauts dans le vide, c’est aussi parfois très bien lorsque les choses ressemblent à ce que vous imaginiez.

Il n’est pas seulement question d’amour et de vie de couple dans ce roman. Fidèle à ses convictions humanistes, Gilles Legardinier évoque l’importance d’avoir un foyer, une famille, une communauté. Il incite le lecteur à cultiver les valeurs de solidarité, à éteindre les flammes de l’égoïsme en lui, à penser communauté et non individualisme.

Petit bémol : j’ai trouvé l’histoire très longue. Le récit de la vie professionnelle de Marie, la découverte de l’identité de son admirateur traînaient en longueur. On aurait pu se passer de certaines péripéties. Je n’ai également pas retrouvé la dose d’humour à laquelle je m’attendais après avoir lu Demain j’arrête !

signature coeur graceminlibe

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Auteur :

Quand j’ai eu envie d’écrire pour me décharger des maux de la vie, le courant poétique s’est imposé comme le canal d’expression par excellence. En décembre 2014, j’ai publié mon recueil de poèmes «Chimères de verre» aux Editions Edilivre. En 2015, finaliste au prix Littérature et musique 2015 organisé par les éditions Souffle Court, je deviens co-auteur du recueil de nouvelles «Une nuit avec Baker » Désirant partager ma passion pour la lecture et l’écriture, j'ai créé en mai 2015 ce blog éponyme. Je lis, j'écris et je n'oublie pas de vivre !!!

3 commentaires sur « Ça peut pas rater ! »

  1. Tout comme Marie, chaque  » celibàterre » s’est certainement posée ces milles et une question. Combien de fois avons-nous clamer haut et fort que c’était fini….aah puis la fin d’une histoire finit par déboucher sur le début d’une nouvelle histoire et c’est reparti! Quoiqu’ on dise, je crois finalement que qui a déjà aimé une fois, finit par aimer une seconde fois..

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