Publié dans Interviews

Interview d’un poète, OZ Mehdi

Montage créé avec bloggif

J’ai rencontré cet homme fort sympathique et passionné grâce à la magie de Facebook en 2014.

Je suis tombée sous le charme de sa poésie et j’ai aujourd’hui, l’envie de vous le faire connaître. 

1. Qui est OZ Mehdi en quelques mots ?

Le diminutif de mon véritable nom : ONDOUA ZEH Mehdi et derrière l’abréviation OZ se cache le verbe «oser» qui correspond parfaitement à mon identité : un fonceur. Ça donne donc OZ (Ose) Mehdi.

2. Comment êtes-vous arrivé à la poésie ?

Mes premiers amours de jeunesse au lycée. C’est de là que tout commence. Et aussi il faut l’avouer, une véritable passion pour la lecture et l’écriture que je pratique depuis mon plus jeune âge. Déjà gamin, j’aimais griffonner partout ce qui me passait par la tête : courtes histoires, résumé de best-seller imaginaires, poèmes, textes philosophiques…

3. «La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.» Que pensez-vous de cette citation ?

La poésie ne peut pas être considérée comme une idée vague ou si je puis le dire, abstraite. La poésie est ce que l’amour est aux Hommes, une déclaration qui vient du fond de l’âme, qui vit à travers le temps et les souvenirs et qui rappelle à tout le monde que c’est dans le cœur que naissent toutes les émotions qui nous lient ou nous séparent d’autrui. C’est très important de le savoir car beaucoup aujourd’hui ne savent plus écouter les paroles du cœur.

4. Pouvez-vous nous parler de vos auteurs et livres préférés, les poètes qui influencent votre écriture ?

Victor Hugo, Guillaume Musso, Paulo Coelho. De temps en temps, ils m’arrivent de découvrir d’autres auteurs mais j’ai mes coups de cœur que je viens de vous citer. Parmi les livres qui m’ont marqué, je pourrais retenir quelques-uns dont :

  •  Contemplations de Victor Hugo ;
  • Parce que je t’aime de Guillaume Musso (un livre tellement poignant que j’en ai eu à verser des larmes pour la première fois de ma vie) ;
  •  L’alchimiste et le guerrier de lumière de Paulo Coelho.

 

5. Comment qualifierez-vous votre poésie ? (engagée, classique, romantique,poésie d’évasion…)

Je pense que la poésie ne saurait être confiné dans un seul tiroir. Il y a tellement de choses à dire sur tellement de sujets. Ma poésie, même si elle est plus axée sur l’amour sait aussi se transcender et aborder des domaines philosophiques, religieux, engagés, …

6. Quel est le poème que vous avez écrit et préféré ? Pourquoi ?

Questions difficile. C’est un peu comme si vous demandiez à un père de choisir, entre sa multitude d’enfants, celui qui est le meilleur ou son préféré. Mais pour les besoins de l’interview, je laisse le hasard choisir et le choix se porte sur une poésie libre sous forme de texte : « Un jour tu seras mon homme ».

Pourquoi celui-là ? Parce que premièrement à travers ce texte, je me suis mis dans la place d’un autre ou devrais-je dire une autre, une femme, exercice assez compliqué et deuxièmement parce que ce texte renferme le désir secret de toute femme en général, celui de trouver l’homme, le bon, le vrai, celui qui saura se rapprocher de l’homme idéal, ce dernier n’existant que rarement ou pas :

[ Un jour tu seras mon Homme…]

Un jour tu viendras comme une poussière d’étoile, poussière issue de cette terre de laquelle tu es né quelque part dans le ciel. Un jour tu me diras qu’autrefois nous n’étions qu’un, pour hier, maintenant et demain. Alors je me rappellerai de cette partie de toi que je porte en moi, le symbole de notre union sacrée dans la branche immortelle de la vie. Je te tendrai la main et tu seras mon abri contre les tempêtes houleuses du destin qui sait se faire capricieux.

Tu seras mon repère quand sonnera à ma porte les sirènes de l’inconnu. Je t’appellerai « Mon Homme » et je serai « Ta femme ». Les larmes de joie inondent la peau de mes joues rêveuses quand je me laisse à penser que je porterai ton nom. Je t’appartiendrai parce que tu m’appartiendras. Tu seras ma moitié parce que je serai celle qui complète la tienne. Indivisibles dans la chair et l’esprit, je te donnerai des enfants. Des garçons pour qu’ils soient l’exemple de leur père et des filles pour qu’à leur tour elles suivent la voie de leurs mères. Je serai ton épouse, la seule, l’unique. Les autres femmes ?

Je n’en aurais pas peur parce que la peur de te voir me quitter sera morte dans la confiance que me procureront tes bras protecteurs, ton corps et ton cœur fidèle. Les mots que tu me diras seront la promesse éternelle d’un amour infini : « La vue de mes yeux ne trouvent un sens que dans la contemplation de celle que j’ai choisie de regarder maintenant et à jamais et si jamais mon corps me trahit, c’est que je n’aurai jamais aimé et que toi tu n’auras jamais été ma tendre et chère femme ». Par les liens sacrés du mariage, tu feras de moi une reine et je ferai de toi mon roi.

Tu ne me promettras pas d’être parfait, d’être là dans le meilleur et dans le pire. Tu ne me promettras pas fidélité et respect. Tu ne me feras pas les promesses que font les autres hommes. Parce que toi tu ne seras pas les autres hommes. Toi tu ne promettras pas d’être parfait. Toi tu ne promettras pas d’être là pour le meilleur et pour le pire. Toi tu ne promettras pas d’être là pour m’être fidèle et me respecter. Toi tu ne feras pas de promesses parce que les promesses c’est pour ceux qui se sont envolé vers le ciel des rêves pour ne plus jamais en descendre. Les promesses c’est pour ceux qui sont optimistes. Toi tu ne seras pas enfermé dans un rêve.

Toi tu ne seras pas optimiste. Toi tu seras sur. Toi tu seras certain et quand tu prendras le risque de mettre ton cœur de verre entre mes mains, à ce moment je n’aurai l’obligation de veiller sur lui et de t’aimer pour la vie, toi mon mari. Si jamais tu cries sur moi, ce sera pour me déclarer les notes enflammées de ton amour. Si jamais tu lèves la main sur moi, ce sera pour caresser ma peau de tes câlins passionnés. Et si jamais je pleure, ce ne sera que des larmes de joie, une vision d’un paradis dans lequel tu m’auras plongée.

Je n’essayerai pas de mettre la paix et la bonne humeur dans ton foyer. Je n’essayerai pas de te rendre heureux. Je n’essayerai pas de faire perdurer notre couple. Tu m’apprendras la confiance, la sûreté de soi et dans ton amour, je puiserai la force de ne jamais essayer parce que je ne serai pas les autres femmes. Moi je serai sure et je serai confiante. Je n’essayerai pas. Je ferai de notre foyer un havre de paix et de bonne humeur. Je n’essayerai pas. Je ferai de toi un homme heureux et comblé à tous les niveaux.

Je n’essayerai pas parce que Dieu nous mariera et seul la mort nous désunira. Parce que ce sera toi. Parce que ce sera moi. Parce que ce sera nous…

7. Certains de vos poèmes sont consacrés aux femmes. Que représentent-elles pour vous ?

Les femmes représentent tout. Elles sont au sommet de tout : la vie, l’éducation, la famille… Elles sont l’instrument privilégié des cieux et sans elles, nous ne sommes rien.

8. Si vous ne deviez retenir qu’un mot de la langue française ?

Rêver. Car quant tout est au plus mal, quand nous avons été déçus en amour ou ailleurs, je pense que le plus important c’est de se rendre compte que nous sommes encore capables de rêver et de donner vie à ses rêves. Celui qui ne rêve plus a abandonné tout espoir de vivre. Il erre et ne dépend plus que du hasard ou du destin capricieux.

9. Un petit mot de fin ?

Merci encore Mlle Grâce, poète émérite, pour ce plaisant échange. Si je devais dire un mot de la fin, je terminerai sur une note d’espoir car on en a bien besoin aujourd’hui dans un monde qui se perd.

L’impossible n’existe pas. Ne laissez jamais personne vous dire que vos rêves sont impossibles tant que vous n’avez pas tenté toutes les possibilités et les possibilités sont aussi nombreuses que les étoiles dans le ciel.

Et cela vaut aussi bien en amour que dans n’importe quel autre domaine de votre vie.

GM signature

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Auteur :

Quand j’ai eu envie d’écrire pour me décharger des maux de la vie, le courant poétique s’est imposé comme le canal d’expression par excellence. En décembre 2014, j’ai publié mon recueil de poèmes «Chimères de verre» aux Editions Edilivre. En 2015, finaliste au prix Littérature et musique 2015 organisé par les éditions Souffle Court, je deviens co-auteur du recueil de nouvelles «Une nuit avec Baker » Désirant partager ma passion pour la lecture et l’écriture, j'ai créé en mai 2015 ce blog éponyme. Je lis, j'écris et je n'oublie pas de vivre !!!

5 commentaires sur « Interview d’un poète, OZ Mehdi »

    1. Si tu cliques sur le nom de l’auteur, tu auras toutes ses infos sur sa page 😀 Il est gabonais et marocain, vit entre ses deux pays. Il n’a pas de publication pour le moment.
      Ma PAL est énorme en ce moment, dès qu’elle diminue, je lirai ton oeuvre.
      Merci pour ta visite.

      J'aime

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