Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Il en va ainsi depuis Matthieu l’évangéliste, Rodrigue Ndong

Résumé de l'oeuvre

Dans la ville, il pleut. Ils clament les uns à la suite des autres que c’est ainsi qu’ils l’ont trouvée. Comment mettre cela en doute, personne n’a touché au corps. On s’est contenté de regarder et on s’est signé pour la plupart. Certains ont crié et d’autres sont restés ébahis.
Une jeune femme est morte. Elle avait seize ans, un mètre soixante-dix, menait une vie de luxe sans toujours disposer des moyens de sa politique. Elle avait un physique agréable, on lui a brisé le cou. Elle a encore les quatre membres ficelés et un filet de sang coagulé glisse de son cul. Elle est nue et n’avait pas de poil. Un beau visage, malgré la mort. De beaux seins, de jolies cuisses. On l’a tuée par strangulation, à première vue.
Rattraper l’auteur de cet homicide, l’inspecteur le savait d’emblée, lui en coûterait.

Il en va ainsi depuis Matthieu l'évangéliste

Le résumé de l’oeuvre n’est-il pas prometteur ? N’annonce-t-il pas un excellent moment d’enquête policière ? J’ai sauté de joie lorsque Edilivre m’a donné l’occasion de le lire en service presse. Le livre n’étant pas du tout volumineux, je m’attendais à un rythme haletant. Mes attentes ont-elles été comblées ? 

 

l'Afrique écrit

 

Une jeune fille de 16 ans a été assassinée. L’inspecteur anonyme est en charge de l’enquête.  La victime, il la connaît très bien, c’est la sœur de son amante.  

Des choses étranges sont arrivés à l’inspecteur, il a la migraine et a perdu des objets très personnels. Sont-ils des indices ? Est-il lié au crime ? 

Le lecteur accompagne l’inspecteur dans ses interrogatoires. On découvre l’imperméable jaune, le voisin de la défunte ; le paralytique, enseignant de philosophie ;  l’infirmière abonnée à la luxure ; Frank Branly, le faux prophète ; Sœur Barbara qui goûte aux plaisirs de la chair. 

Les secrets se dévoilent, d’autres meurtres sont commis et nous rapprochent de fil en aiguille du meurtrier de la jeune fille. 

L’histoire est assez intéressante mais j’ai eu beaucoup de mal avec sa forme. La narration est quasi absente, on a affaire à des séquences de faits. Cette narration déséquilibrée perturbe. 

Le style alambiqué de l’auteur m’a laissée perplexe. 

« Quand il parle, son bras gauche s’agite comme s’il bégayait. Cette situation donne en effet au paralytique, à son corps défendant, la structure d’une identité remarquable. »

Euh… elle est comment la structure de l’identité remarquable ?

 

« Le logement est toujours dans le même état, moins le cadavre de sa frangine. Et rien n’est rangé depuis le passage des flics et je m’interroge sur la signification de la vérité des sentiments humains« 

J’ai longtemps cherché l’importance de la phrase soulignée dans ce paragraphe. 

Le caractère très cru de ce polar m’a fortement déroutée, limite choquée. J’aurais voulu plus de subtilité pour toutes les scènes et allusions au sexe. 

Quelques maladresses dans la tournure des phrases et des fautes d’orthographe m’ont également gênée : « Elle dit que son sexe lui brûle », « les pullules que j’ai avalées n’ont servi à rien »

CONCLUSION : Mon avis est mitigé. L’histoire est assez intéressante et se laisse lire rapidement mais les bémols énoncés plus haut l’empêchent d’atteindre le niveau tant désiré du « coup de cœur ». 

 

Christmas

Thème : Roman policier / suspense

Format : Roman (134×204)

Nombre de pages : 86

Date de publication : 2 décembre 2016

C’est une folie de haïr toutes les roses parce qu’une épine vous a piqué, d’abandonner tous les rêves parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé, de renoncer à toutes les tentatives parce qu’on a échoué…

lauteur

Rodrigue Ndong a à son actif, déjà plusieurs ouvrages qui touchent à de nombreux domaines, souvent abordés sous des angles singuliers. Avec ce troisième roman, il pénètre sur des terres nouvelles où sexe, alcool, drogue et revolver à six coups sont au rendez-vous.

GM signature

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Auteur :

Quand j’ai eu envie d’écrire pour me décharger des maux de la vie, le courant poétique s’est imposé comme le canal d’expression par excellence. En décembre 2014, j’ai publié mon recueil de poèmes «Chimères de verre» aux Editions Edilivre. En 2015, finaliste au prix Littérature et musique 2015 organisé par les éditions Souffle Court, je deviens co-auteur du recueil de nouvelles «Une nuit avec Baker » Désirant partager ma passion pour la lecture et l’écriture, j'ai créé en mai 2015 ce blog éponyme. Je lis, j'écris et je n'oublie pas de vivre !!!

4 commentaires sur « Il en va ainsi depuis Matthieu l’évangéliste, Rodrigue Ndong »

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