Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Des cris sous la peau – Fatimata DIALLO BA

Une voix extérieure présente une petite fille de 45 ans qui s’apprête à prendre l’avion pour la 2eme fois de sa vie.

Être une petite fille à 45 ans ? Cette femme n’est donc pas mature ? Elle est mariée, a deux filles, un travail. Pourquoi se considère-t-elle comme une petite fille ?

Son voyage à Dakar apporte des éléments de réponse, permet de mieux faire connaissance avec elle. On découvre une femme qui a manqué d’amour maternel. Elle n’a pas connu sa mère, a été élevée par la sœur de cette dernière. Une tante qui a toujours préféré sa fille.

On découvre l’horreur qu’elle a subie enfant, son mariage à un cousin lointain à 18 ans, les nombreux coups qu’il lui porte fréquemment l’obligeant à devenir invisible, inodore et muette.

Des souffrances de femme qui ne sont pas un cas isolé. Sa voisine du vol Paris-Dakar lui raconte la polygamie qu’elle vit, son absence de maternité.

La fille de Saran, masseuse traditionnelle originaire du Mali, a aussi été victime de la jalousie perverse d’une coépouse et de la violence aveugle d’un époux manipulé.

Arame, la cousine de la petite fille de 45 ans, a aussi des malheurs cachés sous sa peau. Elle est énorme comparée à la petite fille qui est maigre. Boulimie contre anorexie. Rejet ou consommation excessive de la nourriture pour cacher un mal-être.

Toutes ces femmes acceptent leurs souffrances, c’est leur seconde peau. 

Le surnaturel intervient, la petite fille qui était figée dans l’adolescence va entrer en contact avec sa mère. Cela m’a fait penser à De l’autre côté du regard de Ken Bugul.

La petite fille _appelons la maintenant par son prénom Yandé _va entendre des mots d’amour, guérir de ses blessures, devenir une femme. 

Yandé appelle les femmes à ne plus être silencieuses, à dénoncer haut et fort ce qui ne va pas. 

Ce roman renvoie à la condition des femmes au Sénégal où viols et meurtres des femmes sont légion. J’ai apprécié ma lecture, c’est un roman court et fluide. J’ai été contente de le finir et passer à autre chose. Le récit est bien écrit, il y a des instants d’émotion mais ce n’est pas transcendant. Par ailleurs, j’ai trouvé le style assez scolaire. Au niveau du fond, j’aurais voulu que les thèmes soient développés en profondeur. Des cris sous ma peau ne fait que les effleurer…

 

Pour en savoir plus sur le roman, cliquez ICI

 

fleur v1

Auteur :

En décembre 2014, j’ai publié mon recueil de poèmes «Chimères de verre» aux Editions Edilivre. En 2015, finaliste au prix Littérature et musique 2015 organisé par les éditions Souffle Court, je deviens co-auteure du recueil de nouvelles «Une nuit avec Baker » En 2017, mon 1er roman "Tristesse au paradis" voit le jour aux éditions Vallesse et me permet d'avoir plusieurs prix dont le Prix Horizon 2018. Je lis, j'écris et je n'oublie pas de vivre !!!

Un p'ti mot pour me faire plaisir ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.