Publié dans Arrêt sur une oeuvre

TTL 76: Missy de Benoît Rivière et Hallain Paluku

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est Votre dernière lecture.

Pour rester dans la mouvance du Throwback, je pars sur ma dernière lecture du mois dernier.

Couverture Missy

Étoile de cabaret la nuit, Missy redevient chaque matin cette grosse femme dont le monde entier se contrefiche. Une fois leur curiosité et leur désir assouvis, ses amants l’abandonnent invariablement au saut du lit. Rythmé entre adoration et répulsion, l’équilibre de Missy ne tient qu’à un fil. Un fil sur lequel tire l’impitoyable Dud, le gérant du cabaret.

Afin que les hommes cessent de ne voir en elle qu’un simple objet de fantasmes, Missy décide de maigrir, au risque de perdre ce qui l’a imposée sur scène : ses formes généreuses.

Mêlant tristesse et tendresse, les auteurs mettent en scène toute la légèreté et l’hypocrisie humaine en matière de séduction amoureuse. Un dénommé Mario, tapi dans l’ombre du comptoir du cabaret, la regarde chaque soir d’un œil énamouré. Mais que peut raisonnablement espérer cet homme laid de la plantureuse Missy ? Lever le voile des apparences semble bien difficile dans cette histoire…

Sensuel, envoûtant, charnel, ce récit aux contours généreux entraîne le lecteur dans un tourbillon de formes. Sans cliché, les auteurs mettent en scène une histoire d’amour et de désespoir qui fera fantasmer tous les lecteurs, y compris ceux qui croyaient jusqu’alors ne pas aimer les rondes.

Pour cette histoire toute en sensualité et sentiments, les auteurs ont osé et réussi le pari de ne pas donner de visages à leurs personnages. L’émotion n’en est que renforcée.

L’avantage avec les BD, c’est qu’elles m’offrent une lecture très rapide.

J’ai lu Missy en moins d’une heure si mes souvenirs sont bons. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Je me suis attachée à cette femme, objet de fantasme qui rêve d’être un sujet d’amour.

Une femme qui n’est qu’un corps pour les hommes. Corps adulé, corps qui se dénude, corps qui se cherche, corps qui souffre.

Dans cette bande-dessinée de 78 pages, il y a peu de mots mais beaucoup d’images, pas de visage mais des formes, des mouvements de corps.

Missy

Et quelle fin terrible ! Quelle symphonie inachevée ! En de moments pareils, les « et si » fusionnent.

Et vous, quel est votre dernière lecture ?

Auteur :

En décembre 2014, j’ai publié mon recueil de poèmes «Chimères de verre» aux Editions Edilivre. En 2015, finaliste au prix Littérature et musique 2015 organisé par les éditions Souffle Court, je deviens co-auteure du recueil de nouvelles «Une nuit avec Baker » En 2017, mon 1er roman "Tristesse au paradis" voit le jour aux éditions Vallesse et me permet d'avoir plusieurs prix dont le Prix Horizon 2018. Je lis, j'écris et je n'oublie pas de vivre !!!

9 commentaires sur « TTL 76: Missy de Benoît Rivière et Hallain Paluku »

  1. C’est original, ce choix de ne pas mettre de visage aux personnages ! En tout cas, j’aime beaucoup les thématiques abordées : la différence, la tolérance, la grossophobie, l’identité, la beauté, … Je ne connaissais pas du tout, mais je pense que l’histoire ne me laisserait pas indifférente.

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