Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Nouvelles du monde #12 : Israël

Je continue mon tour du monde littéraire grâce à Youscribe. Aujourd’hui, halte en Israël. Une nation à laquelle je suis spirituellement attachée.

Une petite fille apprend à nager avec grand-mère Reisel, dans le périmètre réservé aux croyances orthodoxes. Plus loin, Félix Silvane agent d’assurances, émerge d’un coma profond et réalise qu’il n’a jamais contracté d’assurance pour lui-même. Dans une maison de retraite, une vieille femme serre un oignon dans sa main pour le repas du shabbat alors qu’elle regarde ses enfants s’éloigner… Enfin, dans la bande de Gaza, Jacob Benhamoun, l’Israëlien, et Hani Elajrani, le Palestinien, shootent dans des canettes vides, à la lisière de la Terre promise…
Un recueil de nouvelles de la « jeune littérature » israélienne et palestinienne qui ne portent plus le même regard sur l’édification de la nation, de l’intégration des nouveaux émigrants ou des inquiétudes pour l’avenir du pays, mais s’interrogent sur le monde d’aujourd’hui, là où les réminiscences coulent à flots comme autant de pétales de roses…

Petite rose en méditerranée de Nava Semel

Une grand-mère apprend à sa petite-fille à nager dans le périmètre réservé aux croyantes orthodoxes. J’ai découvert grâce à cette nouvelle les rites liés au mariage juif. Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié la sagesse des phrases de la grand-mère.

L’honneur du Tout-Puissant, décréta grand-mère, exige que nous gardions une certaine pudeur, même à l’abri des regards.

Un mauvais karma d’Etgar Keret

Félix Sivane, agent d’assurances qui savait si bien convaincre n’a contracté aucune assurance pour lui-même. Alors quand un accident survient, il comprend que son histoire personnelle est plus efficace que toutes les autres.

De prime abord, on peut penser que l’histoire s’arrête là mais elle débouche sur la vie qu’on perçoit lorsqu’on est dans le coma, un endroit sans peur, où même la douleur, quand elle se produisait, ne faisait pas mal mais s’ajoutait aux autres sensations qu’on était heureux d’éprouver. Ca m’a fait drôle de lire cette phrase parce qu’un proche qui a été dans le coma, m’a dit à peu près la même chose de cet état.

Mes années de jachère d’Orly Castel-Bloom

Une femme qui imagine ce que sera sa vie quand elle sera vieille. Elle envisage de se libérer de la contrainte du comportement.

La dernière bougie de Mohammed Aldirawi

Jacob Benhanoun, juif vivant à Lyon, retourne sur la terre promise de ses ancêtres avec sa famille. Là, il devra faire son service militaire. Posté à la bande de gaza, il fera la connaissance d’Hani Alajrani, jeune homme palestinien, membre d’un groupe de résistants.

Ils avaient beau bondir comme de braves soldats face aux discours d’Ismael, ils étaient jusqu’ici, pour moi, les petits copains de classe qui imitaient le chant du coq quand le prof tournait le dos.

Sept histoires brèves d’Alex Epstein

Sept histoires qui tiennent sur quelques lignes. Sept histoires aux personnages étranges et drôles à la fois.

  • Le cauchemar des montres de Jung où le psychanalyste Carl Jung a peur que sa femme demande à sa maîtresse si elle a l’heure.
  • Sms en errance : des déclarations d’amour qui restent sans réponse.
  • Celle qui collectionnait les grilles de mots croisés remplies: Anna collectionne des grilles de mots croisés remplies. On apprend aussi que le bégaiement d’Anna a disparu dès qu’elle eut appris l’hébreu.
  • L’ange dont rêvèrent Brod et Kafka : L’un rêve d’un ange qui n’a plus que l’aile droite et qui se renseigne sur Kafka. L’autre rêve d’un ange sans ailes qui se renseigne sur Brod.
  • Celle qui rêvait de chansons imaginaires : Avez-vous déjà entendu parler de la chanson qui commence ainsi : « l’amour est un nouveau visa sur le passeport d’un mort » ?
  • De l’autre côté du mur: Un mur construit pour se séparer du fou. Mais que devient ce fou ?
  • De la concordance des temps entre la poésie et la prose : une rencontre entre un écrivain et un poète qui dure deux minutes et qui m’a arraché un sourire.

J’ai apprécié aller à la découverte de plumes israéliennes et palestinienne mais Nouvelles d’Israël ne fera sûrement pas partie des livres que je recommanderai pour qui veut découvrir la collection Miniatures. Je n’ai pas été emportée par les récits. Il n’y a que la nouvelle d’Etgar Keret qui se démarque du lot selon moi.

Je ne désespère pas. Je continue ma découverte de la collection en espérant que la prochaine halte soit une excellente lecture. J’ai le choix entre la Malaisie et Singapour pour mon prochain voyage littéraire. Lequel d’entre les deux, choisiriez-vous pour moi ?

Auteur :

En décembre 2014, j’ai publié mon recueil de poèmes «Chimères de verre» aux Editions Edilivre. En 2015, finaliste au prix Littérature et musique 2015 organisé par les éditions Souffle Court, je deviens co-auteure du recueil de nouvelles «Une nuit avec Baker » En 2017, mon 1er roman "Tristesse au paradis" voit le jour aux éditions Vallesse et me permet d'avoir plusieurs prix dont le Prix Horizon 2018. Je lis, j'écris et je n'oublie pas de vivre !!!

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