Publié dans Arrêt sur une oeuvre

TTL 139: La compagnie des tripolitaines

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Sorcières

J’ai pensé à la sorcière noire Hadja Kimya dans la compagnie des tripolitaines

A Tripoli, dans les années soixante, on fête la circoncision du narrateur. Pourtant le jeune garçon ne peut se résoudre à quitter le royaume régi par sa mère et ses amis, Fella la « mangeuse d’hommes », Nafissa qui fume et qui boit, Jamila la sensuelle. Toutes tripolitaines d’origine arabe, berbère, africaine, italienne, juive. De ses errances d’une femme à l’autre, dans une société où l’on ne mâche pas ses mots et où le regard porté sur les hommes est sans concession, le petit mâle en devenir forge sa sensibilité. C’est un monde débridé, puritain, une Libye hors temps qui s’exprime dans cette ronde de portraits de femmes. Au-delà des contraintes de la bienséance comme dans l’intimité d’un gynécée, explosent leurs bravades et leurs malices, leurs vengeances et parfois leurs révoltes.

J’ai apprécié cette découverte de Tripoli. L’auteur nous offre un voyage dépaysant à travers les paysage et les divers plats cités.

Il dresse le portrait de femmes tripolitaines aux origines diverses: arabe, berbère, italienne, etc…

Zohra, Hiba, Nafissa, Fella, Zaineb, Filomena, Hadja Kimya, Aziza…

Des femmes vendues, battues, surveillées et d’autres qui ont su arracher leur liberté à des hommes dominants, sans bienveillance.

Le mari de Tante Zohra ne lui laisse presque rien. Le mari de tante Hiba la frappe pour un rien. Zaineb s’est aspergée de naphte pour échapper au mariage.

« Oui, qu’est-ce que je disais, oui, le mariage! C’est affreux, ça, chier des filles qui seront esclaves toute leur vie et des garçons qui vont les faire trimer et tisser l’ennui et la mort! No et non ! Disait souvent tante Nafissa ;

« Toutes les femmes ne peuvent pas faire comme toi, tante Nafissa ! Répondait ma mère d’une voix atone


Ces femmes évoquent leurs amours interdits, contrariés. Elles crient leur besoin de liberté, d’être.

Le petit Hadachinou est au milieu de toutes ces femmes et on espère qu’il grandira en ne reproduisant pas les actes des mâles.

J’ai trouvé la lecture de ce roman intéressante mais elle ne laissera pas un souvenir impérissable.

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?

Auteur :

En décembre 2014, j’ai publié mon recueil de poèmes «Chimères de verre» aux Editions Edilivre. En 2015, finaliste au prix Littérature et musique 2015 organisé par les éditions Souffle Court, je deviens co-auteure du recueil de nouvelles «Une nuit avec Baker » En 2017, mon 1er roman "Tristesse au paradis" voit le jour aux éditions Vallesse et me permet d'avoir plusieurs prix dont le Prix Horizon 2018. Je lis, j'écris et je n'oublie pas de vivre !!!

2 commentaires sur « TTL 139: La compagnie des tripolitaines »

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