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TTL 114: Black star Nairobi

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est P comme…

Et le premier mot qui m’est venu à l’esprit est Policier

J’ai reçu un roman policier dans ma Kube d’août. C’est Camille K, libraire Kube qui l’a choisi pour moi.

Elle a répondu à mon envie qui était formulée comme suit : Je remplis ma carte des auteurs africains et j’aimerais lire un roman (ou recueil de nouvelles) en français de moins de 350 pages d’un auteur de l’une des nationalités suivantes: sierra-léonais, cap-verdien, namibien, libérien centrafricain, kenyan ou gambien. Quant aux genres, autobiographies/biographies/essais/livres de développement personnel à éviter.

Bon l’édition reçue fait 386 pages mais c’est un auteur kenyan. 🙂

Un cadavre dans la forêt de Ngong, cela n’augure rien de bon. Ishmael et O le savent bien. Surtout quand un ­attentat survient au même moment dans un grand hôtel de la capitale. Surtout quand cela se produit quelques jours avant l’élection présidentielle, dans un contexte terriblement tendu qui n’est pas sans rappeler celui ayant précédé le génocide rwandais. Nos deux détectives vont devoir suivre la piste d’un étrange groupe de Blancs ­américains, quand certains voudraient leur faire voir la signature d’islamistes. Dans cette enquête menée tambour ­battant, Mukoma Wa Ngugi nous emmène du Kenya aux États-Unis en passant par le Mexique, des bidonvilles de Nairobi aux plus hautes sphères du pouvoir politique international.

Black Star Nairobi est la deuxième enquête menée par le détective américano-kenyan Ishmael Fofana et son compère Odhiambo. Pas besoin de lire le tome 1 pour mieux cerner nos deux partenaires. Ce tome 2 se suffit à lui seul.

Au niveau du cadre spacio-temporel, le récit débute au Kenya. Nous sommes dans les années 2006-2007 après des élections présidentielles ayant entraîné des massacres inter-ethniques rappelant le génocide rwandais.

Le cadavre retrouvé dans la forêt est celui d’un noir américain. A-t-il un lien avec l’attentat qui aura lieu dans un grand hôtel dans le centre de Nairobi ?

Nos deux enquêteurs se lancent dans la traque des supposés terroristes de Nairobi à San Francisco en passant par Tijuana.

Ce thriller politique m’a permis de découvrir le Kenya de l’intérieur avec sa gastronomie, ses groupes ethniques.

L’enquête est plutôt complexe, il est difficile de croire au mobile du meurtre et des attentats terroristes. Je n’ai pas été entièrement convaincue par l’aspect géopolitique.

J’ai apprécié le rythme de l’histoire même si le suspense n’est pas régulier tout au long du récit. Il y a également beaucoup de violence dans le récit.

J’ai beaucoup apprécié suivre ce duo d’enquêteurs ainsi que Muddy, la fiancée d’Ishmael. Ils sont crédibles dans leurs craintes, leurs colères, leurs souffrances. C’est ma première fois avec l’auteur et ça a été une sympathique découverte. Mais me donne-t-elle envie de découvrir le 1er tome ?

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Dans le ventre du Congo – Blaise Ndala

Lorsque s’ouvre l’Exposition universelle de Bruxelles le 17 avril 1958, Robert Dumont, Sous-commissaire du plus grand évènement international depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a fini par rendre les armes : il y aura bel et bien un « village congolais » parmi les quatre pavillons consacrés aux colonies. Le Palais royal a coupé court aux atermoiements du supérieur direct de Dumont, son ami le baron Guido Martens de Neuberg, Commissaire général d’Expo 58.

Dumont ignore que, parmi les onze recrues congolaises mobilisées au pied de l’Atomium pour se donner en spectacle devant les visiteurs venus des quatre coins du monde, figure la jeune Tshala, fille de Kena Kwete III, l’intraitable roi des Bakuba. Le périple de cette princesse nous est alors dévoilé, entre son Kasaï natal et Bruxelles, en passant par Léopoldville où elle a côtoyé Patrice Lumumba et Wendo Kolosoy, le père de la rumba congolaise, jusqu’à son exhibition forcée à l’Expo 58, où l’on perd sa trace.

Été 2004. Fraîchement débarquée en Belgique, une nièce de la princesse disparue croise la route d’un homme hanté par le fantôme du père. Il s’agit de Francis Dumont, professeur de droit à l’Université libre de Bruxelles. Une succession d’événements fortuits finit par dévoiler à l’un comme à l’autre le secret emporté dans sa tombe par l’ancien Sous-commissaire d’Expo 58. D’un siècle à l’autre, la petite histoire embrasse la grande pour poser la question de l’équation coloniale : le passé peut-il passer ?

J’ai découvert la plume de Blaise Ndala via Sans capote ni kalachnikov. Ayant apprécié sa plume mordante, j’avais hâte de lire un autre de ses récits. Et l’opportunité s’est présentée l’an dernier, lorsque ma maison d’édition Vallesse a édité pour l’Afrique, Dans le ventre du Congo et qu’il a reçu le Prix Ivoire 2021.

Deux parties et un prélude forment la charpente de ce roman. L’Expo 58 est présentée trois mois avant, puis quarante-cinq après et six semaines après l’ouverture officielle. La 2e partie est dédiée au retour au Congo.

Le lecteur découvre les coulisses de cette exposition mais surtout la princesse Tshala qui, tombant amoureuse d’un colon belge, sera obligée de partir à Léopoldville après cet affront que constitue cette liaison interdite. Une mauvaise rencontre avec Mark de Groof, commerçant et collectionneur d’art va l’amener à se retrouver au « village de bantous congolais » de l’Exposition Universelle avec une dizaine de congolais.

Dans l’un des pavillons les plus courus où les visiteurs pouvaient s’émerveiller devant un village de Bantous congolais avec leur invité Pygmée, en pleine jungle équatoriale, comme si vous y étiez », et ainsi toucher du doigt « le long chemin que la Belgique a fait prendre à ses indigènes depuis les ténèbres de l’époque de Kurtz jusqu’à l’ère contemporaine »

Tshala va donner du fil à retordre aux responsables du pavillon. J’ai apprécié son esprit rebelle. Pendant que ses compagnons dansent au rythme du folklore de l’ethnie teke, elle chante en français ou en latin.

Elle décide avec le groupe de mettre un terme à leur participation aux activités à la suite d’un incident dans ce pavillon congolais_ un incident qui va se répéter, dans un stade de foot, 45 ans après. Mais le pygmé Zando Bara, membre du groupe, est le seul à s’opposer. Et les mots de Zando Bara m’ont fait penser à toutes ces personnes qui parce qu’ils n’ont jamais expérimenté le racisme en ont marre des revendications des autres, ces personnes qui trouvent que le racisme est moins choquant, moins humiliant que le tribalisme. La dignité humaine a-t-elle plusieurs couloirs, plusieurs échelons ?

A travers l’histoire de Tshala, ce sont des faits historiques méconnus qui sont évoqués. Je n’avais pas en effet connaissance de cette exposition universelle de 1958 ni des collections de près de 200 fœtus, crânes et autres ossements d’Africains qui sont gardés depuis la fin du XIXe siècle dans les musées royaux belges.

Le passé est sale. Doit-on l’exhumer ? Dans le ventre du Congo semble être engagé sur la voie de la conciliation, celle qui jette un coup d’œil furtif au passé mais vit pour le futur.

… depuis que la terre est notre demeure commune, des peuples se rencontrent, tantôt dans la joie, tantôt dans la douleur, tantôt sous l’étreinte de l’allégresse, tantôt sous le joug de la barbarie.
Ce ne sont pas les blessures qu’ils s’infligent les uns aux autres qui comptent le plus lorsque le temps éclaire nos vacillantes illusions de discernement. Ce qui l’emporte, fils, c’est ce que leurs enfants après eux en retiennent afin de bâtir un monde moins répugnant que celui qui les a accueillis.

Sur la question de l’immigration, l’auteur semble avoir un avis bien tranché

Les humains doivent pouvoir aller où ils veulent, quand ils veulent, parce que c’est tout ce qu’ils ont fait depuis que l’Australopithèque, l’homme de Cro-Magnon ou que sais-je, a quitté sa grotte en Afrique, professeur Funcken. C’est aussi simple que ça, il me semble, non ? Regardez donc à quel point tout ça est finalement très banal : les Allemands, par centaines, vont en Chine et y trouvent leur bonheur ; les Chinois, par milliers, vont en Ethiopie et s’y enrichissent. Alors, dites-moi, au nom de quoi les Ethiopiens n’iraient-ils pas vivre en Australie ou au pôle Nord ?

Ce roman de près de 400 pages est dense, complexe dans sa structure narrative. Impossible de le lire d’une traite pour moi. Il m’a fallu des pauses pour assimiler l’histoire de la lignée royale des Kuba notamment.

Si j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les parties où Tshala est la narratrice, celles de sa nièce Nyota m’ont laissée indifférente car je n’y ai pas trouvé le même degré d’émotions. J’attendais beaucoup de ce dernier roman de Blaise Ndala et j’ai eu l’impression à la fin de ma lecture de rester sur ma faim.

Comme dans sans capote ni kalachnikov, l’un des personnages est un footballeur. Est-ce du pur hasard ou l’auteur aime dresser le portrait des stars du ballon rond ? 😀

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TTL 113: Ci-gisent nos dieux de Falia

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Un roman qui se déroule en France

Je triche un peu car le roman que je vais présenter ne se déroule qu’en partie en France.

L’héroïne, Sally, originaire d’Adiyo, pays fictif de l’Afrique de l’Ouest, participe au festival International des Lettres qui devait se tenir pour la première fois depuis une décennie à Paris en période de vacances. A ce festival, elle fera une rencontre qui va bouleverser sa vie.

Avec cet homme, Alfred, elle découvre Paris

« Si vous avez eu la chance d’avoir vécu à Paris lorsque vous étiez un jeune homme, alors, où que vous alliez pour le reste de votre vie, elle reste avec vous, Paris est une fête. » Ernest Hemingway

Soir après soir, nous nous étions revus, rarement le jour, parcourant Paris à pied, en métro et en train.

Je me joignis à eux et sans me faire trop prier, leur décrivis un Paris enchanteur où les lumières étaient plus brillantes qu’au Soubel, aussi brillantes que les étoiles.

je leur parlai de Paris où les gens se pressaient, faisaient la queue, et payaient l’équivalent d’un repas pour voir une exposition de livres et des auteurs. Je leur parlai aussi du climat froid qui vous donnait l’impression de plonger votre visage dans un réfrigérateur, je leur parlai de Notre-Dame et de la tour Eiffel, du Louvres et de Montmartre.

Maintenant que j’ai justifié le choix de ce roman, et si je vous en parlais un peu plus en profondeur ? 😀

À Adiyo, pays fictif de l’Afrique de l’Ouest, des gisements de pétrole et de gaz viennent d’être découverts dans la région la plus enclavée et la plus instable du pays : le Soubel. Sally, jeune Soubeloise, issue d’une famille de hauts dignitaires religieux, rencontre Alfred, écrivain à succès, lors d’un séjour en France et l’embarque dans une odyssée qui à la fin, créera des remous tels que leurs deux vies en seront à jamais bouleversées. Et tandis qu’à Adiyo, c’est la ruée des gouvernants et des compagnies étrangères vers cette région isolée, un mouvement indépendantiste se réveille et s’allie aux islamistes d’un pays voisin, leurs objectifs : faire du Soubel un État islamique indépendant.

Si l’idylle entre Sally et Alfred peut donner à ce roman, une allure de pause romantique, l’intrigue est encore plus sombre.

Une fois la parenthèse enchantée à Paris terminée, Sally, qui vit au Soubel, va découvrir les affres de l’obscurantisme religieux, le terrorisme et les secrets de famille qui brisent…

Le récit a à plusieurs endroits une allure très intellectuelle, philosophique. J’avoue avoir survolé les références et explications religieuses qui donnaient un effet didactique au roman.

L’auteure nous interroge sur la violence qu’accompagne le terrorisme: la violence cache-t-elle de la souffrance?

Elle s’interroge sur le droit musulman qui donne plus de liberté à l’homme qu’à la femme notamment sur le fait pour un musulman de pouvoir épouser une non-musulmane quand le contraire est proscrit.

Les 2 protagonistes principaux et quelques personnages secondaires s’expriment à tour de rôle. Les noms sont indiqués ce qui évite toute confusion au lecteur.
Les personnages sont intéressants à suivre. On prend plaisir à découvrir leurs noirceurs, leurs parts d’humanité.
La plume est très soignée, le langage soutenu demande un surplus d’attention. Les références littéraires sont omniprésentes. J’ai surligné pas mal de passages durant ma lecture.

Il savait qu’il n’y avait pas que le bien et le mal, chacun dans une limite bien précise et bien distincte. Il savait que l’un et l’autre existaient, mais qu’il existait également un endroit où ils se rejoignaient, s’entremêlaient et s’embrouillaient, et cet endroit, ce quelque part, c’était le cœur des êtres humains, dans leur lutte perpétuelle et désespérée avec eux-mêmes, contre eux-mêmes dans la fuite de leur pire et la quête de leur meilleur.

Celui-ci disait : « Je t’aime et made in China sont les phrases les plus répandues au monde, les deux n’offrent aucune garantie ».

C’était ma première fois avec l’auteure et ça a été une sympathique découverte.

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Nouvelles du monde #15: Singapour

Singapour, en Occident, évoque d’abord les riches heures de l’époque coloniale, puis l’insolent succès, depuis les années 1960, d’une place financière et commerciale devenue incontournable. En deux générations, l’indépendance acquise en 1965 sous l’impulsion de Lee Kuan Yew, a profondément transformé l’identité du « Gibraltar d’Extrême-Orient ». Le melting pot singapourien (Européens, Chinois, Malais et Indiens), ayant en partage la langue anglaise et sa culture, ne pouvait pas ne pas en venir au « storytelling ».

Car cette cité-Etat est riche d’histoires individuelles. Quand on pense Singapour et littérature d’hier, l’image d’Hemingway, sirotant un Singapore Sling au bar de l’hôtel Raffles sous les pales des ventilateurs, s’impose. Mais si l’on pense Singapour et littérature d’aujourd’hui, pour mieux la comprendre, alors il faut lire les auteurs de ce recueil, représentants d’une culture mosaïque en plein devenir.

Six nouvelles écrites par trois hommes et trois femmes. Trois nouvelles qui ont réellement été captivantes.

L’homme qui avait peur des DAB par Wena Poon

Chang vit avec son fils, sa belle-fille et sa petite-fille à Toronto depuis deux ans. D’origine chinoise, il a passé toute sa vie à Singapour.

A Singapour, il y a deux communautés, celle qui avait reçu une éducation anglophone et celle qui allait dans les écoles chinoises traditionnelles. Chang a reçu une éducation chinoise, son fils et sa petite-fille ont quant à eux reçu une éducation anglaise. Il constate donc le fossé entre lui et sa petite-fille qui se considère comme une anglaise. Chang a le mal du pays, le manque de son identité chinoise. Alors, il se rend à Chinatown, là-bas il est heureux…

Ce texte évoque l’expatriation qu’on n’a pas choisie, l’expatriation qui provoque le vague à l’âme. Une nouvelle très intéressante.

Franchir les distances par Tan Mei Ching

Un retour au pays qui nous a vus naître le temps d’un voyage. Passer du Singapour à la Chine, comparer les habitudes de vie.

Amarjit a le whisky amer par Kirpal Singh

Le narrateur évoque un fait passé il y a 7 ans. Il vient tout juste d’arriver à New York en provenance de Singapour pour passer un entretien d’embauche à l’université Columbia et est en compagnie un soir d’autres amis dont Amarjit, ingénieur fraîchement diplômé, ayant quitté l’Indiana pour New York dans l’espoir d’y trouver de meilleures perspectives d’avenir. Le frère d’Amarjit, en provenance de Singapour, est arrivé à New York dans l’espoir de persuader son frère de retourner à Singapour.

Le rêve américain et les difficultés pour le vivre sont évoquées. L’immigration, les conditions de travail parfois non valorisantes en tant qu’étranger sont également évoquées. Si certains veulent persévérer quelque soit les embûches, d’autres préfèrent retourner à une vie moins frustrante que celle vécue aux USA.

J’aurais voulu que le narrateur évoque ce que ses amis et lui sont devenus. Histoire de voir si ceux qui ont voulu persévérer dans le rêve américain ont eu gain de cause. 🙂

Les 3 autres nouvelles du recueil Vidéo par Alfian bin Sa’at, L’élève Lee Geok Chan par Catherine Lim et L’expatrié par Lim Thean Soo m’ont laissée indifférente tant au niveau du style que de l’intrigue. Il m’est même impossible de vous faire un résumé de ces nouvelles.

Je pense qu’il est temps pour moi de faire une longue pause avec cette collection Miniatures où mes lectures les plus intéressantes jusqu’ici sont Nouvelles du Soudan et Nouvelles de Taiwan.

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Chico & Rita -Fernando Trueba et Javier Mariscal

La Havane, 1948. Chico, jeune pianiste de génie, rêve de se faire une place parmi les grands du jazz. Rita, à la voix sans pareille, fascine tous ceux qui l’entendent et la voient. Au rythme du Cubop, le be-bop sauce Cuba, l’inévitable idylle se noue. Et se complique tandis que leurs carrières s’envolent et que les malices du destin les égarent sur les sentiers de la gloire. De leur île à Manhattan, de Las Vegas à Paris et Hollywood, ils se connaîtront, se reconnaîtront, se perdront de vue, se retrouveront dans un tourbillon d’afro-jazz, la bande-son de ce boléro amoureux couvrant un demi-siècle de chagrins, de luttes et de triomphes…
Sous ses airs dansants, lumineux et sexy, Chico & Rita, le roman graphique de Mariscal et Trueba, fidèle écho de leur film animé qui connaît le succès dans le monde entier, aborde des thèmes graves, l’âpreté de la réussite, l’aveuglement des sentiments, les conflits de race, de classe, politiques…

Si mes souvenirs sont bons, j’ai ajouté cette BD à ma wishlist en début d’année. Comment pouvais-je résister à la BD, genre que j’explore depuis deux ans et à la romance, ce genre dans lequel je suis tombée il y a plus de deux décennies ?

Le récit débute en 2008, l’on découvre un homme âgé qui s’appelle Chico, cireur de chaussures à la Havane. Un jour, en rentrant du travail, il écoute à la radio, une chanson qui a remporté, il y a 60 ans, le concours de radio cadena azul  » Sabor a mi » interprétée par Chico et Rita.

Ses souvenirs le mènent en 1948 et l’on découvre le jeune pianiste Chico et Rita la chanteuse. Des jeunes noirs qui vont s’aimer, se décevoir, se séparer…

La fan de romance que je suis a bien apprécié suivre ce couple entre passion et déchirement. Hélas, j’ai trouvé que les actions s’enchaînaient un peu trop vite. Certaines péripéties sont éludées notamment ce qu’il advient de Chico quand il retourne à la Havane, ce qu’il advient de Rita entre-temps.

Etourdis-moi de baisers, fais-moi vite oublier que ces lèvres un jour, je les perdrai…

Combien de temps te faudra-t-il pour pouvoir oublier l’amour que je t’ai donné

Chico & Rita c’est de la romance mais pas que. On découvre le jazz, les problématiques raciales sont évoquées brièvement.

La lecture de ce roman graphique m’a donné envie de découvrir le film d’animation éponyme. En espérant encore être plus séduite.

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TTL 112: Le retour en France d’Alphonse Madiba dit Daudet

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Résolutions

Pour la prochaine année livresque, j’ai décidé de lire davantage de BD. En 2020, j’en ai lu 19 grâce à Youscribe. Cette année, 18 en majorité grâce à mon abonnement gratuit à Youscribe.

Avec mes obligations professionnelles, ce format me permet d’avoir au moins une lecture par semaine.

Puisqu’on parle de BD, j’en profite pour vous en présenter une : le tome 2 des Tributations d’Alphonse Daudet.

Pour ma chronique du tome 1, c’est par ici

Couverture Les Tribulations d'Alphonse Madiba dit Daudet, tome 2 : Le retour en France d'Alphonse Madiba dit Daudet

Madiba, si je ne te tue pas aujourd’hui, un cadavre va mourir !

Immigré expulsé de France, Alphonse Madiba dit Daudet est de retour au pays. Coincé en Balaphonie, État imaginaire et miroir de l’Afrique, il est prêt à tout pour repartir au pays de ses rêves. Une comédie grinçante et désopilante qui finit bien, mais pas pour tout le monde…

Un plaisir de retrouver Alphonse Daudet dit Madiba. Il n’a pas du tout changé: toujours oisif et obsédé par sa vie en France. Il est prêt à tout pour y retourner quitte à truander. Quand l’un de ses stratagèmes foire, il ne désespère pas, il remet en place un autre. J’ai ri mais pas autant que dans le 1er tome. Y aura-t-il un tome 3 ? C’est ce que l’auteur semble nous dire à la fin de la BD. On attend donc la suite des aventures de Madiba.

Cet article est probablement le dernier de cette année 2021. Je vous souhaite de passer un beau réveillon et j’espère de tout cœur qu’on se retrouvera en 2022 pour de nouvelles lectures et aventures livresques.

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Nouvelles du monde #14: Malaisie

La littérature en langue malaise est aujourd’hui reconnue comme «littérature nationale» et ses meilleurs écrivains bénéficient à ce titre d’un soutien de l’Etat, tandis que la littérature anglophone est vue par certains intellectuels comme une littérature de seconde zone, encore soumise aux codes coloniaux. Les auteurs rassemblés ici proposent un questionnement sur le sens de la croissance économique à tout crin qu’a connu le pays dans les années 1980-1990 face aux traditions et aux croyances familiales des différentes communautés.

Une parabole de ce qu’il en coûte parfois d’apprendre à vivre ensemble, de partager ses joies mais aussi ses peines pour mieux se connaître, se respecter et établir ainsi une base de compréhension commune, à l’image de la Malaisie actuelle.

6 nouvelles composent ce recueil :

La rizière de Lahuma par Zurinah Hassan

Un homme qui meurt et laisse sa rizière à sa progéniture. Des filles qui quittent le village pour la ville, conseillent à leur mère de vendre la rizière pour acheter des actions et devenir riches comme d’autres Malais. Le pays se développe, le riz peut être acheté en Thaïlande ou en Chine.

Fin 1997, la situation économique du pays n’est plus florissante. Le public est encouragé à cultiver son jardin potager pour réduire la dépense. Et là, on entend des lamentations des centaines de descendants de Lahuma : « où est la rizière de Lahuma ? Où est sa rizière ? »

L’affaire des briques américaines par Tash Aw

Lan Yunus, le briquetier concurrencé par une entreprise américaine.

Les sangsues par Anwar Ridhwan

Un jour, le téléphone d’un écrivain et rédacteur sonne. Au bout du fil, un malvoyant qui a une histoire à lui raconter. Une histoire qui évoque l’interdépendance économique entre les différentes communautés de la Malaisie.

Les diables frits par Shih-Li Kow

Quand des commerçants chinois font de la cuisine malaisienne et vice versa, les tensions ethniques sino-malaises se réveillent et la légitimité de l’héritage culinaire est revendiquée. Cette nouvelle énonce pas mal de plats malaisiens qui mettent l’eau à la bouche.

Une lumière très étrange par Hasrin Sanin

Serena est une diseuse de bonne aventure. A ses clients, elle invente toujours un avenir radieux. Et elle ? Son avenir amoureux sera-t-il aussi radieux ? Une nouvelle légèrement triste mais j’en attendais beaucoup plus en terme de développement de l’intrigue.

Quelque chose en commun par Preeta Samarasan

Que peuvent avoir en commun la mère de la narratrice, faisant partie de la bourgeoisie indienne et la mère du garçon qui s’appelait K. Murugesu et a été tué dans une prison de Malaisie ?

Une nouvelle qui évoque la perte d’un enfant mais aussi ces préjugés sociaux et raciaux qui n’ont aucun sens face à un drame.

Nouvelles de Malaisie montre en une centaine de pages un pan de la Malaisie, le métissage culturel, linguistique. Une sympathique découverte d’auteurs de la Malaisie même si j’en attendais beaucoup plus des différentes intrigues.

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Box de Noël Premium Elixyria

Après la Box de Noël Prestige de l’an dernier, je n’envisageais pas ce Noel sans une box des éditions Elixyria.

Cette année, 4 choix pour la box : la box Merry Christmas Premium, la box Wolf Premium, la box Cat Premium et la box fantasy Premium pour 38,9 euros et 6 euros de frais de port pour mon pays. N’étant pas fan de fantasy, de chats et de loups, j’ai choisi la box Merry Christmas

Cette box contenait

  • Une boîte cadeau prestigieuse
  • Plusieurs produits de beauté pour le visage, les pieds et les lèvres
  • Une bougie Elixyria Orange et une autre avec des paillettes
  • Un livre papier au choix parmi leur catalogue : comme l’an dernier, j’ai choisi un livre pour enfant.
  • Un magnet panoramique Noël
  • Un mug Noël
  • Un miroir de poche Noël
  • Un porte-clés père Noël
  • Deux bracelets dont un bracelet de cheville

  • Un tote bag
  • Une décoration de Noël
  • Du chocolat à volonté dont des papillotes Révillon

Des sachets de thé Kusmi, des marque-pages, des cartes, un mini-calendrier 2022, des crayons exclusifs pour Noël et un magnifique marque-page bijou que j’ai oubliés de prendre en photo 😀

En dehors de la célébration du souvenir de la naissance de Jésus, cette box a été une douceur de Noël.

J’espère que vous avez eu un doux Noël de votre côté.

Publié dans Panaché

Swap et box calendriers de l’avent 2021 -S4

Les ouvertures pour cette dernière semaine de l’Avent

Swap Calendrier de l’Avent

Le lundi, j’ai découvert du thé vert et le mardi, un livre

Le mercredi, un roman policier

Le jeudi, j’ai découvert pour la première fois du massepain.

Et pour ce dernier jour de l’Avent, une bouteille infuseur à thé ! Je n’aurai plus besoin d’utiliser uniquement des sachets de thé au bureau. ❤

Encore une fois, un grand merci à Cendre qui n’a pas hésité à faire ce gros swap avec moi. ❤



Box Calendrier de l’Avent Elixyria

Le 20, j’ai découvert un baume à lèvres ; le 21, une barrette à cheveux ; le 22, un bon de réduction de 5 euros que j’offre à celui ou celle qui veut faire des achats sur la boutique Elixyria.

Le 23, j’ai reçu des boucles d’oreille et pour ce dernier jour de l’Avent, un tote bag elixyria

J’ai passé un super avent avec ce calendrier Elixyria. J’espère qu’ils en feront un autre l’an prochain avec des surprises encore plus inédites.

Je vous souhaite un joyeux réveillon de Noël et je vous dis à demain pour la présentation de la box de Noël. 🙂

Publié dans Panaché

TTL 111: Mon Top 5 de l’année

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Votre top 5 de l’année.

Je n’ai pas eu de coup de cœur cette année. J’ai une quinzaine de livres qui ont été de très belles lectures. Je me suis basée sur mes notes Livraddict pour pouvoir faire le tri et vous présenter un top 5 avec une variété de genres.

Couverture Un assassin parmi nous

Suspense très présent, on n’est pas loin de l’ambiance des 10 petits nègres. Lecture que je recommande. L’auteure a su brouiller les pistes, manier les rebondissements qu’on en redemande encore

Ma chronique


Couverture Soprano pour pane

Une rencontre explosive entre une femme Alpha et un don juan musicien. Des héros qui en moins de 200 pages réussissent à nous faire vibrer. Une belle histoire d’amour.

Ma chronique


Couverture Je veux aller à l'école !

une BD engagée qui dénonce la déscolarisation, le travail des enfants, le mariage forcé et les grossesses précoces.


Couverture Vous l'avez déjà !

Un livre que devrait lire tout chrétien qui veut davantage vivre la vie surnaturelle et abondante qui lui a été donné par le Christ. J’ai passé un bon moment de lecture et j’espère ne pas être une auditrice oublieuse.

Ma chronique

Ce livre comporte six longues nouvelles d’environ une trentaine de pages chacune. Pour moi, on dépasse le cadre de la nouvelle, en tant que genre littéraire car les nouvelles n’ont pas vraiment de chute brutale. On est vraiment dans le sens 1er du mot nouvelles : Renseignements d’ordre privé donnés sur quelqu’un, sur une famille que l’on connaît.

Les narrateurs nous livrent leur intimité ou celles des autres. Ils nous font découvrir Robert et les catapila, Maryse, les gens du parti de l’opposition, un imam, le vieil oncle Kouadio, etc…

Ma chronique

Et vous, quel est votre TOP 5 2021 ?