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Contes des royaumes de Sarah Pinborough : Beauté et Charme

Après avoir lu la nouvelle d’Aqiil Gopee, une envie furieuse de lire des réécritures de contes est montée en moi. J’ai donc découvert la saga des contes du royaume de Sarah Pinborough. Les couvertures sont superbes !

Couverture Contes des royaumes, tome 1 : PoisonCouverture Contes des royaumes, tome 2 : CharmeCouverture Contes des royaumes, tome 3 : Beauté

Une saga, trois tomes portant sur Blanche Neige, Cendrillon et la belle au bois dormant.

Après avoir consulté les avis de lecteurs sur la saga, j’ai commencé par le 3e tome qui est un préquel aux deux autres.

 

Couverture Contes des royaumes, tome 3 : Beauté

Le prince d’un royaume dont on ignore le nom est jugé puéril selon ses parents. « Il a besoin de vivre une véritable aventure », affirment-ils.

Le roi va lui confier une mission : trouver une ville enfouie. Un terrible fléau s’est abattu sur elle. La forêt, toute vibrante de magie si près des flancs de la montagne, s’est refermée sur elle. Les arbres et les taillis se sont mis à pousser, si hauts et si denses que la cité tout entière et ses habitants se sont retrouvés coupés du monde et engloutis à jamais.

Le prince est accompagné d’un chasseur dans cette mission. Je pensais revisiter l’univers de la Belle au bois dormant mais l’auteure va au-delà. Ce tome est une imbrication de plusieurs contes: le chaperon rouge, La belle au bois dormant, la Belle et la bête, Raiponce…

Au début, ça paraît un peu brouillon. Cela peut perturber car on ignore où l’auteure veut nous mener mais on se laisse porter par son imagination et son audace.

Elle s’est complètement éloignée des contes traditionnels, les a faits à sa sauce au point de mettre des scènes crues de sexe !!!! Elle est dans l’air du temps mais c’est une démarche incongrue pour moi. 

Quid de la forme ?

Narration à la 3e personne, vocabulaire désuet. J’ai trouvé que ça convenait au contexte de l’œuvre.

J’ai passé un bon moment de lecture mais il n’y a pas eu l’étincelle. J’ai trouvé certains passages très lents.

Je ne me suis attachée qu’à deux personnages : le chasseur et Petra, le chaperon rouge. J’aurais voulu qu’ils finissent ensemble mais ils en ont décidé autrement. Que voulez-vous ? Les personnages font ce qu’ils veulent.

Le conte s’achève sur une fin ouverte. Y aurait-il un tome 4 prévu ?

 


 

La majorité des lecteurs ayant détesté le tome portant sur Blanche Neige, je suis passée au tome 2, dédiée à ma princesse Disney préférée : Cendrillon.

Couverture Contes des royaumes, tome 2 : Charme

Là encore, l’auteure fait à sa guise. J’oublie complètement la Cendrillon qui m’a fait rêver toute petite et reste attentive à la nouvelle version de Cendrillon.

20 ans, rousse, vivant avec son père, sa belle-mère et l’une de ses belles-sœurs pas du tout méchante. C’est une sœur à aimer. Elle est intelligente, déterminée, loin d’être capricieuse.

Cendrillon est la servante de toute la maison mais le père ne dit rien. Il a d’autres choses à faire comme publier son roman. Dès les premières lignes, l’auteur m’a donné un personnage à détester : le père. 

Cendrillon rêve depuis toute petite de se marier au prince mais ne peut assister au bal. Sa fée marraine intervient, lui permet d’y assister mais lui pose une condition une fois qu’elle sera fiancée au prince et amenée au château.

On découvre que cette fée marraine n’en est pas vraiment une et que le prince charmant a bien des secrets…

J’avoue avoir eu un peu de mal avec cette réécriture. Cette Cendrillon est avide de désir charnel, s’adonne au plaisir en solitaire. On est vraiment dans un conte pour adultes libertins. Je n’ai pas du tout apprécié. Ce n’est pas ma vision de la relation sexuelle.

J’ai par contre apprécié sa relation avec le chasseur. J’ai l’impression que c’est le personnage que l’auteure travaille le mieux.

Comme dans le tome 3, l’auteure fait intervenir des personnages d’autres contes tels que Hansel et Gretel, Robin des bois et Blanche Neige !

Je n’ai pas du tout compris l’épilogue avec Blanche Neige, ça n’avait aucun sens pour moi.

Par ailleurs, il y a certaines péripéties comme la disparition des enfants du village qui ne sont pas assez développées.

Ces bémols n’ont pas altéré le côté divertissant de ma lecture mais ils sont assez persistants pour ne pas faire de ce conte une lecture mémorable.

  


 

Pour vous, chers amis, qu’est-ce qu’une réécriture de conte ?

Doit-elle garder les éléments essentiels du conte traditionnel ou être une histoire parallèle à l’original ?

 

fleur v1

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Vide-grenier Livresque 2 avec Eglantine

Dans mon vide grenier, cette semaine, il y a : La mort/Le deuil.

J’ai tout de suite pensé à Hannelore et les secrets du passé d’Eglantine. Un livre reçu lors de l’unique concours estival organisé sur le blog.

 

 

Elle avait été obligée par Hedwige de mettre cette robe noire, avec un col blanc. Pourquoi du noir ? Alors que sa mère avait horreur de cette couleur ! Une larme coula doucement sur sa joue et vint s’écraser sur ses mains jointes comme pour une prière. Sa mère, morte depuis à peine quelques jours, avait été enterrée ce jour. Son oncle Wilbert était mort. Aussi était-elle la seule héritière.

 

Hannelore Howard, issue de la haute bourgeoisie allemande, est confrontée à la mort de sa mère et à sa dernière volonté, que sa fille parte vivre un an en Angleterre sous la tutelle de Colin Falmouth, un lointain cousin paternel.

Après la première Guerre mondiale, alors que les rapports sont tendus entre l’Angleterre et l’Allemagne, Hannelore devra faire la lumière sur le scandale qui a séparé ses parents avant sa naissance, et trouver sa place dans la vie d’un homme brisé par ses blessures de soldat.

 

C’est une romance écrite avec délicatesse. Le héros est séduisant sans être parfait physiquement. Il boite légèrement suite à une blessure de guerre et qu’est-ce que ça fait du bien de ne pas avoir la description de l’homme parfait !

Colin a une dizaine d’années de plus qu’Hannelore. Ils vont ensemble tisser lentement mais sûrement la toile de leur amour. Un amour tendre sans grande perturbation. Hannelore va également découvrir les responsables de la séparation de ses parents et faire une lumière sur les secrets du passé.

C’est une lecture sans prise de tête, idéal pour s’évader. Je n’avais pas de grosses attentes alors je n’ai pas été déçue. Je devrais avoir cet état d’esprit pour toutes mes lectures. 😀

 

Ce qu’en pense la blogo

Moi, j’y crois, le blog de l’actualité culturelle

 

Parlons de la maison d’édition. Y a-t-il un livre publié chez Publishroom qui a été un coup de cœur pour vous ?

 

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La vie est une chose minuscule -Prix du jeune écrivain 2016

Il y a deux ans, j’ai participé au Prix du Jeune Écrivain de Langue Française. Je n’ai pas figuré parmi les lauréats mais j’ai reçu un beau cadeau : le recueil des textes primés en 2016 !

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Le Prix du jeune écrivain récompense chaque année une oeuvre d’imagination inédite, en prose (nouvelle, conte, récit), de 5 à 25 pages, de jeunes auteurs de nationalité française et francophones, qui ont entre 15 et 25 ans et n’ont jamais été publiés. Les textes présélectionnés sont soumis à un jury tournant, composé d’écrivains et de critiques littéraires (Carole Martinez, Mohammed Aïssaoui, Bernard Quiriny, Sylvie Germain, Dominique Fabre, Frédéric Ferney…).

Les lauréats voient leurs textes publiés dans un recueil édité par les éditions Buchet/Chastel. Le Prix du jeune écrivain a ainsi révélé Marie Darieussecq, Dominique Mainard, David Foenkinos, Antoine Bello, Arthur Dreyfus, Jean-Baptiste del Amo… 

 

En 2016, le prix du Jeune écrivain a été attribué à Alex Noël pour sa nouvelle, La vie est une chose minuscule.

 

palmarès prix du jeune écrivain

 

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14 nouvelles composent donc le recueil et abordent divers thèmes dont la gestion du deuil, le chagrin amoureux, les relations mère-fille, l’immigration, l’inceste, les effets non désirés de la télé-réalité, etc… Elles sont toutes bien écrites et n’ont pas la texture d’écrivains amateurs. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. 

Ayant moins le temps d’écrire et les notes de lecture s’accumulant, je ne vais pas m’attarder sur chacune des nouvelles. Seulement sur celles qui m’ont réellement marquée. 

 

Commençons par la nouvelle lauréate. La vie est une chose minuscule est l’histoire d’une femme, une mère, une grand-mère qui semble-t-il a des relations tendues avec ses enfants, ne leur a pas donné la chaleur maternelle qu’on attend d’une mère. Un mal qui se transmet de génération en génération. 

Les femmes de ma lignée s’assèchent après l’enfance, quand elles découvrent qu’il ne leur reste plus à vivre que la répétition d’elles-mêmes. 

L’auteur manie la langue française avec dextérité. Le lire est un délice. J’ai beaucoup apprécié la forme mais l’histoire en elle-même m’a échappé. Elle ne m’a pas suffisamment émue.

 

Passons à Vieille fille de Joy Majdalani. Mademoiselle Maryse a 53 ans et c’est une vieille fille. Ses frères et sœurs se sont mariés mais pas elle. Elle est restée aux côtés de sa mère sénile. Elle ne la quitte que pour aller à l’église et dispenser ses cours. Un jour, elle décide de s’éloigner un peu de sa mère mais cette dernière lui rappelle son devoir filial. Une nouvelle qui nous montre combien on se laisse emprisonner par les autres, combien les autres nous lèguent leurs responsabilités. Cette nouvelle m’a fait penser à l’une des nouvelles de Love is power ou quelque chose comme ça

 

Ensuite il y a Les semelles rouges de Julia Faure. Un texte écrit sans grande prétention. La langue française maniée par une élève de 5eme qui fait face à son premier émoi amoureux. Elle est amoureuse de sa prof de portugais. Une nouvelle fraîche, pleine d’humour. Une nouvelle moins sombre que les autres.

J’ai gardé le meilleur pour la fin : La porte en fer d’Aqiil Gopee. Une nouvelle qui est la réécriture du conte d’Hansel et Gretel. C’est mon coup de cœur. Une belle surprise. Je  n’en dis pas plus et vous invite à découvrir ce recueil rien que pour ça 🙂

 


 

Hier, le blog a soufflé sa 4e bougie ! Merci pour vos visites, vos like, commentaires qui illuminent mes temps d’écriture. Le blog n’est pas célèbre mais il est lu par des gens exceptionnels : vous.

Merci d’exister, merci d’être là.

 

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Vide-grenier Livresque avec Les bannis du grand masque

Une première participation à un rendez-vous littéraire : Mon vide-grenier livresque créé par La Booktillaise

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Le concept sera de ressortir du placard d’anciennes publications.. d’anciennes chroniques car chaque jour, votre blog reçoit de nouvelles visites et parfois vos lecteurs peuvent manquer des choses. Le but sera alors, chaque mercredi de ressortir du «  grenier «  une chronique qui vous tient à cœur correspondant à un thème mais AUSSI partager la chronique du même sujet d’un de vos amis blogueurs car dans la blogosphère la base c’est aussi le partage et l’entraide.

 

J’ai décidé d’y participer car j’ai dans mes brouillons de courts avis sur des livres lus il y a des mois qui s’accumulent. Je ne vous partagerai pas pour l’instant d’anciennes chroniques. J’espère que la créatrice du rendez-vous ne m’en tiendra pas rigueur.

Le thème de cette semaine est Dans mon vide grenier, il y a : Un gros pavé. 

N’en ayant pas dans mes brouillons, je prends le thème de la semaine dernière. Que celui qui n’a jamais triché me jette le premier la pierre 😀 😛

 

Dans mon vide grenier, il y a : Une suite

… celle du roman Le grand masque a menti d’Attita Hino

 

Couverture Les bannis du grand masque

Au grand dam de tous, le grand masque déclare Dibahou, le fils aîné, coupable de sorcellerie et le sang des familles des défunts crie vengeance. Ne pouvant supporter cette injustice, il crie au mensonge du grand masque qui le bannit derechef du village. Dibahou part mais avec lui, il entraîne dans son sillage toute sa famille et ses amis prêts à tourner le dos au passé… Comment s’effectuera leur périple quand on sait les défis que comporte tout nouveau départ ?

 

 

Les bannis du village de Lépossô avec à leur tête Dibahou débutent un long périple suite à l’exil contraint. Après des heures de marche, d’inspection des alentours, ils vont enfin trouver une nouvelle terre où s’installer, enterrer le passé, démarrer une nouvelle vie.

Ils vont construire un nouveau village, créer une nouvelle langue, de nouvelles familles. Ils vont vivre une vie paisible jusqu’à l’arrivée de personnes à la peau qui ressemble à la banane poyo. La venue des Blancs va bouleverser pendant un temps la paix du village.

Je m’attendais à des rebondissements tout au long de ma lecture mais il n’y a eu que deux retournements de situation surprenants.

La lecture est agréable, j’ai beaucoup apprécié l’humour du chapitre 19 mais je suis restée sur ma faim. Je pensais que le roman évoquerait la colonisation et la lutte de la population autochtone mais il n‘aborde que le début du commerce colonial. 

 

Qu’en pense la blogo ?

Je n’ai trouvé aucune chronique de blogueurs sur Les bannis du grand masque mais sur celle du 1er tome, le grand masque a menti. 

Le grand masque a menti chroniqué par Tchonté

 

On se retrouve la semaine prochaine, cette fois-ci je respecterai le thème. 😀

 

fleur v1

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Maman a tort de Michel Bussi

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Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent. Qui est Malone ?

 

l'Afrique écrit

 

Après avoir lu et apprécié n’oublier jamais, j’ai voulu découvrir un autre roman de Michel Bussi. En 2017, mon choix s’est porté sur Maman a tort. Je ne sais plus pour quelles raisons. J’ai commencé ma lecture et n’ayant pas été captivée, je l’ai mis de côté.

En avril dernier, Michel Bussi était l’auteur du mois d’un challenge sur Livraddict. J’ai décidé de participer et de finir la lecture de ce roman.

 

Le résumé du livre fait envie. Qui est donc la maman de Malone si ce n’est pas celle qui l’amène régulièrement à l’école ? Où est donc sa vraie mère ? Ce petit garçon s’imagine-t-il une autre vie ?

Des questions qui assiègent notre esprit durant la lecture. Le roman fait 76 chapitres et qu’est-ce que j’ai trouvé long les 50 premiers chapitres ! Pendant que Vasile, le psychologue beau gosse sur lequel fantasme la commandante Marianne Augresse, essaie de rassembler les pièces du puzzle afin de vérifier les dires de l’enfant, la commandante mène une autre enquête. Un cambriolage effectué par un quatuor dont l’un des membres échappe à la police. A chaque fois, ils sont à deux doigts de le coincer mais il réussit à leur filer entre les doigts. Au fil du temps, ça a fini par m’agacer.

Vasile est le seul personnage auquel je me suis attachée. Grâce à lui, j’ai appris un peu plus sur le fonctionnement de la mémoire d’un enfant. Marianne, elle, m’a agacée avec son horloge biologique. C’est une obsession ! Elle revient souvent là-dessus et je n’en pouvais plus. Ça ne m’a émue que quelques instants, après j’ai eu envie de passer à autre chose. Je désirais de l’action, des rebondissements.

Je trouve que l’auteur a mis trop de temps à dresser le décor, étoffer le mystère de l’histoire. Il m’a tellement donné de temps libre durant sa narration que j’ai pu deviner certains indices sur le dénouement de l’intrigue.

Rassurez-vous, n’étant ni Sherlock Holmes, ni Hercule Poirot, Michel Bussi a réussi à me berner durant les derniers chapitres avec ces révélations. Là, j’ai trouvé le suspense, le rythme haletant que je cherchais.

Pour épater le lecteur exigeant, l’auteur a fait montre d’une complexité sans égale. J’ai trouvé que certains faits étaient trop tirés par les cheveux notamment l’âge de Malone. C’est un gamin de 3 ans qui arrive à faire tout ça ? Est-ce un surdoué ?

J’ai trouvé très maladroit le dénouement final pour Marianne. Il est digne d’un feuilleton insipide de Novelas TV.

En conclusion ?

Maman a tort est une lecture fluide mais qui n’a pas su me captiver du début à la fin. C’est un roman incomplet pour moi pour toutes les raisons citées précédemment.

 

Avez-vous regardé l’adaptation télé de ce roman ?

 

Je lirai peut-être Nymphéas noirs l’an prochain, ce roman de Bussi qui a épaté bon nombre de lecteurs. Et vous, l’avez-vous lu ?

 

fleur v1

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La légende du fils de la lumière

Il y a longtemps, très longtemps, vivait dans un petit village appelé Namoué, une vieille femme du nom d’Okoué. Elle vivait en marge des siens, car on disait d’elle qu’elle était une sorcière dangereuse. Cela, parce qu’elle n’avait jamais eu d’enfant. Les notables, les sages et le roi interdisaient formellement l’accès à sa case isolée.

La tristesse, la solitude étaient ses fidèles compagnons. Elle gardait toujours espoir d’enfanter malgré son âge.

Un jour, Élikié, un jeune garçon du village décide d’aller rendre visite Okoué. Une amitié naît. La vieille femme lui conte les légendes stupéfiantes du village. On s’imagine au coin du feu avec les compagnons d’âge, blottis les uns contre les autres, suspendus aux lèvres du conteur de la soirée.

J’ai été agréablement surprise après discussion avec l’auteur d’apprendre que ces contes sont le fruit de son imagination.

 

Okoué a des jours plus tard une révélation : la naissance mystérieuse du fils de la lumière qui chassera les ombres de la haine. Mais avant, un homme doit plonger au cœur du « Népié » pour ouvrir la porte à sa venue.

Le « Népié » est un parcours très dangereux à effectuer dans la nuit du sommeil. Quel homme osera le faire ?

Le fils de la lumière naîtra-t-il ? Pourra-t-il accomplir sa mission ?

 

Ce conte de 86 pages offre une lecture fluide et divertissante. Il véhicule de belles valeurs comme la tolérance, la loyauté. J’ai apprécié la mise en avant de la langue abouré, les illustrations. J’ai même eu envie de les colorier. 😀

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C’est un joli conte pour petits et grands.

J’ignore si c’était dû à la période pascale mais la vie du fils de la lumière m’a beaucoup fait penser à celle du Christ. 🙂

 

Bon week-end les amis ! Ne vous privez pas de lecture !

 

fleur v1

Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque 35 avec Serge Bilé

Coucou par ici !

On se retrouve pour le THROWBACK THURSDAY LIVRESQUE. Il est géré par Carole du blog My BoOks depuis quelques semaines.

C’est ma 2e participation depuis le changement. La première a été faite sur Facebook.

 

Thème de cette semaine : Maltraitance

J’ai tout de suite pensé à la maltraitance d’enfants ou d’animaux et je n’en avais pas dans mes lectures non récentes. J’ai failli passer mon tour quand une petite voix m’a proposé d’aborder le thème sous un autre angle.

Je vous présente donc Blanchissez-moi tous ces nègres de Serge Bilé

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En France, on les plongeait dans un bain d’acide oxymuriatique, au Québec, on les bombardait de nitrate d’argent, alors qu’aux Etats-Unis, on les décapait aux rayons x, provoquant, chez les cobayes, de graves brûlures et souffrances. 
Ces expériences ont, au fil des siècles, laissé croire à certains Noirs, déboussolés par l’esclavage, qu’ils pouvaient réellement changer de peau pour changer de vie, en s’enduisant le corps avec de miraculeuses crèmes éclaircissantes.
Ce livre retrace l’incroyable histoire du blanchiment, et dévoile comment ce fléau, soutenu par la propagande occidentale, s’est imposé à des millions de gens, accrocs désormais d’une drogue inquiétante qui leur empoisonne la vie.

 

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Avant de lire ce livre, j’ignorais que le blanchiment de la peau était une expérience scientifique dès le XVIIIe siècle.

La peau noire intrigue l’homme blanc. Peut-elle devenir blanche ? De nombreuses expériences vont s’en suivre afin de confirmer ou infirmer l’hypothèse. 

En Europe comme aux États Unis des actes de trempage dans des acides, lotions, fumigations, séances de rayon X, injection du germe de l’albinisme. Des expériences imposées pour certains patients sans résultats….

Un « vieux docteur » de Philadelphie expérimentait les rayons X sur des patients. En multipliant les expositions jusqu’à la limite permise par la force du sujet, il serait parvenu à décolorer complètement la peau par plaques.

Certains Noirs se pressaient dans son cabinet et étaient prêts, quitte à endurer de graves brûlures, à dépenser des fortunes pour se décolorer, dans l’espoir d’être acceptés dans la société blanche et ne plus souffrir du racisme.

L’esclavage, la colonisation, le statut social des métis a engendré le culte de la blancheur. Le Blanc n’est-il pas associé à la pureté et le Noir aux ténèbres ?

En Afrique, la dépigmentation est monnaie courante. Hommes et femmes se blanchissent la peau. Prêts à tout, ils utilisent tout et n’importe quoi et finissent par maltraiter leur peau et mettre leur santé en danger.

 

En achetant ce livre, je m’attendais à lire des recherches plus poussées sur les expérimentations qui étaient faites sur les noirs pour leur blanchir la peau, des témoignages de ces personnes là mais je reste sur ma faim. L’auteur énonce cela sans aller en profondeur.

Il retranscrit des interviews de personnes qui se dépigmentent la peau. Certaines réponses m’ont fait éclater de rire.

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Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ? Faites-moi sortir des sentiers battus ! 

 

fleur v1

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Le hasard n’existe pas / A lire au crépuscule

Aujourd’hui, c’est deux livres en un seul article. Un avis concis sur Le hasard n’existe pas de Regina Sandrine Djete et A lire au crépuscule de Charles Dickens.

 

Le hasard n’existe pas de Regina Sandrine Djete

Ce livre ne figurait pas ni dans ma PAL, ni dans ma wishlist. Ma belle sœur m’a demandé de le lire et lui dire ce que j’en pensais. 

J’ai eu à croiser l’auteure la première fois lors du dernier SILA et une fois sur le parking d’un centre commercial. Elle proposait son livre aux passants. Elle en a du cran. Je n’aurais jamais eu assez d’audace pour faire cette vente directe.

Elle est éditée chez Edilivre et on sait tous que chez Edilivre la promotion reste à la charge de l’auteur sauf s’il est prêt à payer. L’auteure étant en Côte d’Ivoire, elle fait son auto-promotion.

L’histoire en elle-même ne m’attirait pas tant que ça surtout que j’ai une longue liste de livres à découvrir. Ne faisant que 75 pages, j’ai accepté de le lire

Résumé de l'oeuvre

Séka Joëlle n’avait pas d’enfant. Un jour, dans une rue de Treichville, elle trouva une fillette abandonnée et l’adopta. Quelques années plus tard, Séka Joëlle rencontra un homme qui devint son époux. Mais elle ignorait que son époux était le père biologique de sa fille adoptive.

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C’est une histoire intéressante sur un amour de jeunesse qui finit en queue de poisson, le passé qui nous rattrape, un père qui retrouve l’enfant qu’il croyait perdu, une mère qui retrouve l’enfant abandonné, une femme qui adopte l’enfant qu’elle pensait ne jamais avoir. Le récit est narré avec fluidité, le niveau de langue est correct et adapté au contexte de l’oeuvre mais il y a plus d’une soixantaine de fautes. J’espère que l’auteure rééditera le roman pour offrir une meilleure lecture au lecteur.


 

 A lire au crépuscule et autres histoires de fantômes 

 

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Une jeune mariée disparaît mystérieusement, un esprit frappeur s’amuse dans le ventre de sa victime, un homme frappé d’une malédiction, un homme assassiné assiste au procès de son meurtrier… Quatre nouvelles surnaturelles et grinçantes où Dickens mêle habilement angoisse et insolite, non sans une touche de malice.

 

 

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Vous cherchez à frissonner pendant quelques heures ? Ce livre est la solution. Que vous croyez ou non aux phénomènes surnaturels, la peur ne vous lâchera pas d’une semelle.

Dans ce livre d’une centaine de pages, on rencontre des personnages sombres, machiavéliques, des tueurs frappés d’une malédiction, des morts avant l’heure dont le sang innocent réclame vengeance.

Ce livre est à lire et offrir aux curieux, peureux ou téméraires 😀

 

 

 


 

ANNONCE

 

Vous êtes sur Livraddict ? Si oui, ce message pourra vous intéresser. J’ai lancé la semaine dernière un swap autour du miel. Pour en savoir plus, cliquez ICI

N’hésitez pas à en parler à vos amis Livraddict 🙂

 

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’eau de Rose – Laurence Martin

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2019, catégorie « littérature blanche »

 

Couverture L'eau de Rose

Rose est une jeune femme solitaire qui vit sa vie en parenthèse et tient le bonheur à distance. Sa sœur aînée, Anna, et son père, Georges, l’ont élevée dans la blessure d’un deuil qu’ils n’ont jamais fait. Rose ne possède aucun souvenir de cette mère perdue à l’âge de deux ans, à l’exception d’une photo d’elle. Pourtant, un matin, le destin fait basculer son existence. Rose est témoin d’un accident et la femme qui meurt dans ses bras lui confie son journal de vie ainsi qu’un message à transmettre : « Dites-leur pour moi que je les aime ». De cette lecture initiatique naîtra l’envie de tout changer, bousculer les lois familiales, les secrets gardés, les silences, se donner le droit de s’ouvrir enfin aux autres. Mais quand l’adversité s’entête, la peur reprend parfois ses droits et la mort ses prérogatives. Rose trouvera-t-elle sa vérité? Osera t-elle, enfin, le bonheur ?

 

l'Afrique écrit

 

Pour la petite histoire, Publishroom m’avait proposé dans le cadre de notre partenariat de lire et chroniquer ce roman. Le résumé ne m’ayant pas intriguée, j’ai décliné l’offre.

Lorsque je l’ai croisé lors des présélections, je me suis dit : oh non pas encore ce livre. Je ne l’ai pas mis dans ma sélection personnelle mais les membres du jury en ont décidé autrement. 

Il y a des rendez-vous qui s’imposent à nous, des rencontres obligatoires à faire …

Laurence Martin a l’âme d’une poétesse, cela se ressent de la majuscule au point final de chaque phrase. Elle nous fait don de belles envolées lyriques. Elle est passionnée de l’art d’écrire, de transmettre les sentiments. Sa plume est douce, délicate, pleine de sensibilité. J’ai été charmée par la tournure de ses phrases.

 

Rose a 22 ans. Elle ne connaît pas le bonheur, elle le regarde de loin. Elle ignore les instants de joie familiale. Son père et sa sœur vivent dans le silence du drame qui a eu lieu il y a 20 ans. 

L’auteure nous traduit la mélancolie de la jeune fille, le malaise qui règne dans cette famille. Le père et les filles ne vivent pas, ils survivent. On a envie comme elle de s’éloigner de cette maison familiale dès qu’elle y met les pieds. On ressent toute la froideur, la distance entre les membres de cette famille. 

Rose ne sait pas ce que signifie aimer. 

Pour l’heure, je vis les joies des autres, volées aux autres, subtilisées, et je les tiens à bonne distance, c’est bien plus sûr que de les vivre. 

 

L’amour est tout comme le bonheur, une notion qui m’est étrangère, une langue que je n’ai pas apprise, ou bien dans ma plus tendre enfance, et dont je ne me souviens pas. Peut-être ma langue maternelle ?

 

C’est une jeune fille apeurée, fragile, fermée aux autres jusqu’au jour où elle lira un carnet, la tranche de vie d’une femme. Rose va tenter d’être une nouvelle personne en combattant ses doutes, ses peurs. Elle va essayer de prendre goût à la vie et partager ce nouveau souffle autour d’elle. 

Ce roman aborde la quête du bonheur, la gestion du deuil en étant enfant ou adulte.

Les plus grands chagrins se surmontent dans les petites joies quotidiennes.

 

C’est un intense cri d’amour. S’aimer et aimer son prochain, aimer et le dire, aimer et vivre. 

L’amour est un billet retour qui ne s’achète pas sous la contrainte.

 

J’ai passé un bon moment de lecture même si j’ai trouvé certains passages trop larmoyants. J’avais envie de secouer les personnages, je les trouvais parfois trop passifs, en train de se questionner au lieu d’agir. 

 

 

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Éditeur : Publishroom

Année de publication : 2018

Existe en version Kindle et broché.

Lien d’achat : ICI

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’inconnu de Yellowstone ou le défi d’une héritière ?

J’avais mis une pause aux romances mais ayant besoin de lectures rapides afin de prendre de l’avance dans mon challenge en cours sur Livraddict, il m’en fallait une.

J’ai donc lu L’inconnu de Yellowstone, tome 8 de la saga Westmoreland de Brenda Jackson

Le test de grossesse qu’elle tenait devant elle était formel, mais Savannah Claiborne n’en croyait pas ses yeux : c’était impossible, elle ne pouvait pas être enceinte de cet homme qu’elle n’avait jamais revu après la nuit de passion qu’ils avaient partagée lors du mariage de sa sœur ! Pourtant, il lui fallait se rendre à l’évidence : dans sept mois, elle serait mère. Et soudain, elle se rendit compte qu’elle ne savait pratiquement rien du père de son enfant, rien, sinon qu’il lui avait fait connaître cette nuit-là le sens du mot passion. Rien, sinon qu’il vivait en pleine nature, dans le parc de Yellowstone… Et qu’elle allait devoir le retrouver afin de lui apprendre la nouvelle… 

 

l'Afrique écrit

Savannah a 27 ans et elle sera mère célibataire. C’est ce qu’elle a décidé en découvrant le test du résultat de grossesse mais elle tient quand même à informer le père. Elle n’attend rien de lui, surtout pas le mariage qu’il lui propose. Un mariage blanc ! Durango veut assister aux premiers mois de vie de son enfant.  Ils se sépareront quelques mois après la naissance du bébé.

Il ne sera pas question d’amour. Durango, trentenaire et célibataire endurci n’y croit plus après avoir été blessé. Je commence à me lasser de ce scénario en romance.

Bref ! Qu’auriez-vous décidé à la place de Savannah ? Je pense que j’aurais dit oui vu que Durango a le physique de l’homme parfait, il n’est pas au chômage, a un toit et semble prévenant. 

Savannah hésite, finit par accepter mais pose une condition : aucune intimité ne sera possible entre eux durant toute cette période. 

Durango acceptera-t-il cette condition vu le désir qu’il ressent pour elle ? 

Avouons le, l’intrigue n’a rien d’original. Le scénario où les amants se rendent compte qu’ils se sont aimés dès le premier regard, ça me fatigue ! Attendez, l’amour ne peut pas venir au fil d’une relation qui a commencé de manière charnelle ?

Mais bon le roman se laisse lire. Les personnages sont intéressants et l’histoire est bien écrite.

Durango a un meilleur ami et associé dans l’élevage des chevaux : McKinnon, un métis indien. 

Mon intuition me dit qu’il pourrait faire l’objet d’un autre tome de la saga. Un petit tour sur internet confirme mon intuition. Je fais appel à mon dealeur de romance et en quelques minutes j’ai le livre. Dès les premières lignes, je sens qu’il a du potentiel. Je fais une pause dans ma lecture du tome 8 et me plonge avec avidité dans ce tome 10.

 


 

Le défi d’une héritière, tome 10 de la saga Westmoreland 

Les Westmoreland tome 10 : Le défi d'une héritière de Brenda Jackson Images?q=tbn:ANd9GcTl15y-O6_Vt4xyFAqRITTu5fDoG-W6LEBzz3Pb6VcD_ZHqe7AJ

Troublée par l’ironie avec laquelle McKinnon Quinn la dévisage, Casey ne peut s’empêcher un instant de douter. Malgré son arrogance, cet homme l’attire inexplicablement, avec son visage anguleux aux pommettes saillantes, ses yeux noirs comme du jais, sa mâchoire têtue et ses lèvres sensuelles. Pourtant, même s’il éveille en elle d’ardents désirs, Casey sait qu’elle ne doit pas oublier les raisons qui l’ont poussée à venir lui parler. Elle doit absolument le convaincre de l’engager et, s’il pense qu’elle n’est pas à la hauteur, lui montrer de quoi est capable une Westmoreland…

l'Afrique écrit

 

Des personnages avec du caractère, voilà ce qu’on demande dans les romances modernes !

Casey, femme menue arborant la trentaine, est la cousine de Durango. Elle est venue dans le Montana pour se rapprocher de son père dont elle ne connaît l’existence que depuis deux ans. Elle a toujours voulu entraîner des chevaux mais sa mère I’a dissuadée d’embrasser cette carrière. Elle disait qu’il était essentiel dans notre monde d’aller à l’université et d’obtenir des diplômes. Casey a donc mis son rêve entre parenthèses mais, aujourd’hui, elle est plus déterminée que jamais à le réaliser et ce ne sera pas McKinnon qui l’empêchera. 

Quand elle vient lui demander du travail, il refuse catégoriquement mais Casey a de lourds arguments parmi lesquels figure son savoir équestre et sa détermination.

Casey et McKinnon nous captivent dès les premières lignes. On adore quand ils se tiennent tête, on adore quand ils résistent un peu à l’autre avant de s’abandonner à la passion qui les dévore. 

L’héroïne est vierge. Ça peut être ringard, déjà-vu mais il y a encore des pucelles dans ce monde qui comme Casey croient à l’unique amour et se réservent pour lui. Pourquoi les oublier dans les romans, ne pas leur donner une voix ? 

Lorsqu’on lit beaucoup de romance, on cherche parfois à aller au-delà de l’amour. On cherche des thèmes forts et Brenda Jackson l’a bien compris. Ce roman aborde la parentalité dans le cas où l’un des partenaires est porteur d’une maladie rare. 

J’ai passé un très bon moment de lecture. Je n’avais plus envie après de retourner lire L’inconnu de Yellowstone.😀

Si vous devez faire un jour un choix entre les deux tomes de cette saga, choisissez le tome 10. Conseil d’une amie qui veut vous faire gagner du temps.

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