Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Le langage des fleurs : chronique et interview de l’auteure

Résumé de l'oeuvre

 

Rose est dans une relation amoureuse qui ne la satisfait pas mais à laquelle elle ne parvient pas à mettre un terme. Elle supporte le comportement souvent abusif de son petit ami et se concentre sur ce qui a de l’importance pour elle, à savoir, la boutique qu’elle a héritée de son père. Mais le beau Ethan va venir mettre son cœur à l’envers et chambouler le faible équilibre de sa vie. Rose se laissera-t-elle cueillir par ce bel inconnu tatoué au charme indéniable ? Arrivera-t-elle enfin à se libérer de cette relation sans amour qui la lie à un homme dont elle pense être redevable ? Une chose est sûre, l’été s’annonce plein de promesses et les mystérieuses livraisons de fleurs dont la jeune femme est gratifiée seront aussi surprenantes que réconfortantes.

l'Afrique écrit

Je remercie Livraddict et l’auteure Erika Boyer pour ce service presse.

J’ai d’abord été attirée par la couverture puis le résumé. Je suis dans ma phase de romance alors je me suis laissé tenter par cette romance contemporaine.

Rose est dans une relation par reconnaissance, habitude. Sa rencontre avec Ethan, le casanova, est décisive, libératrice. Elle découvre l’amour, cocktail d’émotions assez différent de ce qu’elle a connu avec son petit ami.

Leur histoire d’amour est mignonne, elle les transforme. Ethan le détaché devient plus responsable.  Comme toute romance qui se respecte, il y a de légères turbulences (quiproquos, malentendus, disputes…). On devine aisément que leur histoire se terminera en gros happy end mais ce n’est pas lassant parce qu’Ethan et Rose ne sont pas dans une bulle romanesque. Il y a des personnages fort plaisants qui les accompagnent, nous livrent une part d’eux.

L’auteure a ajouté des mystères, des effets de surprise au récit qui ont donné du goût à ma lecture :

  • Qui est donc ce mystérieux livreur de fleurs au langage symbolique ? L’auteure a réussi à me surprendre.
  • Quels sont les secrets de famille de Stecy et Ethan ?
  • Quels sont donc les pavés qui forment le chemin ténébreux qu’a emprunté Lucas par le passé ?  

 

Je dois vous avouer une chose : j’ai préféré les personnages secondaires aux héros. Ethan et Rose sont sympathiques, Lucas et Stecy sont sensationnels. J’aime les histoires d’amour compliquées, limite impossibles. J’aime les histoires d’amour où les protagonistes ont une différence d’âge, doivent mettre de la distance au risque de se blesser gravement. J’ai trouvé ce que j’aime dans le bout d’histoire que m’ont livré Lucas et Stecy. J’aurais voulu en savoir encore plus sur eux. 😦

Quelques éléments m’ont un peu ennuyée : Rose et Ethan sont liés par un drame du passé. J’ai trouvé assez abracadabrant le retournement de situation et la décision de la grand-mère.

J’ai également eu quelques incompréhensions au niveau de la syntaxe comme :

Mon cœur saigne en imaginant l’homme que j’aime en prise avec le chagrin ⇒  J’ai déjà entendu en proie à, aux prises avec mais jamais en prise avec.

J’ai pu en discuter avec l’auteure qui d’ailleurs est très ouverte.

EN BREF : Le langage des fleurs est une sympathique histoire sur la fraternité, l’amitié et l’amour. J’ai apprécié la plume innocente de l’auteure et ses soupçons de poésie.

J’ai été envoûté par une étonnante sirène dont le chant me comble de bonheur. Elle m’a entraîné dans les profondeurs de l’océan mais je n’ai pas peur de m’y noyer car son amour me permet de respirer, même au fin fond de l’Atlantique.

Vous pouvez acheter  le roman ICI

 


Lire un livre c’est bien, discuter avec son auteur c’est encore mieux.

Erika Boyer a vingt-sept ans, habite dans la région bordelaise avec son conjoint et ses animaux. Après avoir écrit pendant des années pour elle et ses amis, elle s’est lancée dans l’auto-édition en 2016 avec son premier roman, ‘Pardon’. Elle a ensuite sorti ‘Le langage des fleurs’ en juin 2017, une romance contemporaine. Son troisième roman, ‘Sous le même ciel’, est une romance M/M forte qui sortira en novembre 2017.

 

Comment t’est venue l’envie d’écrire ? 

Comme beaucoup de personnes, je crois, j’écris depuis toute jeune. Enfant déjà j’avais beaucoup à dire et j’aimais coucher sur papier mes idées, mes rêves… Mais je n’ai commencé à écrire réellement des histoires qu’à la fin de mon adolescence, quand je me suis inscrite sur un forum d’écriture. Cela me permettait de me décharger d’un trop-plein de sentiments et d’être en paix avec moi-même.

Quel a été le déclic pour l’auto-édition ?

Je ne comptais pas devenir auteur, j’avais d’ailleurs du mal à utiliser ce mot pour parler de moi. Au début, je voulais juste voir si j’étais capable d’aller au bout du projet et ensuite, j’ai voulu l’imprimer pour mes proches et moi. Et finalement, les retours positifs m’ont poussée à me lancer.

 

Un conseil pour ceux qui veulent se lancer ?

Il faut avoir envie. Cela peut sembler un peu idiot mais je pense que dans la vie, beaucoup de choses marchent avec de la motivation. Quand on veut vraiment quelque chose, on obtient de meilleurs résultats. Alors si vous avez une idée, un sujet dont vous voulez parler, que vous êtes prêts à passer du temps dessus, foncez ! Il faut faire ce qui nous rend heureux.

D’où t’est venue l’inspiration pour ce roman ?

Je lisais beaucoup de romances (moins aujourd’hui) et autant je ne peux pas en lire trop à la suite sans me lasser, autant je trouve que c’est un genre littéraire qui fait parfois du bien. Je ne suis pas romantique dans la vraie vie mais j’aime l’être parfois dans mes lectures, notamment après avoir lu un livre très dur qui a mis mon cœur à rude épreuve. Après avoir écrit ‘Pardon’, je voulais écrire quelque chose de plus simple et rafraîchissant, c’est pour ça que je suis partie sur ce style d’histoire. Je voulais une romance estivale, j’avais en mémoire des étés parfaits à Lacanau, j’aimais la signification des fleurs… Et voilà, je me suis lancée.

Peut-on savoir pourquoi tu lis moins de romances aujourd’hui ? 

Je trouve malheureusement que beaucoup se ressemblent. (C’est peut-être aussi le cas de la mienne.) Et puis, dernièrement, je suis attirée par d’autres genres littéraires comme la fantasy. Je marche par phase. À Noël, par exemple, je vais sûrement relire pas mal de romances parce que c’est une période que je trouve propice aux histoires mignonnes et tendres.
Un auteur de romance que tu admires en particulier ?
Si on parle de romance, je mentionne forcément Colleen Hoover. C’est mon auteure préférée. Elle a un style d’écriture que j’adore et ses histoires sont un parfait équilibre entre l’amour, l’émotion et l’humour. Je ne suis jamais déçue par ses livres.

On note un soupçon de poésie dans ton écriture, pourquoi ce choix ?

Je ne saurais pas vraiment vous expliquer ça, car je n’ai pas choisi. C’est ma manière de m’exprimer. Si à l’oral je suis moins lyrique parce que cela ne ferait pas naturel, à l’écrit je « parle » toujours comme ça. Je m’exprime à coup de longs pavés et quand le sujet me passionne, j’en parle avec ce soupçon de poésie que vous mentionnez. J’ignore d’où ça vient.

 

Quelles ont été tes difficultés pendant l’écriture ?

Le personnage de Rose a été une épreuve à elle toute seule. Je ne suis pas comme elle, je n’aurais pas supporté sa relation avec Mikael et ça a donc été très dur d’empêcher mes mains d’écrire simplement qu’elle le quittait, sans plus de difficultés.

 

Y a t-il un message que tu désirais faire passer aux lecteurs ?

Je ne dirais pas que j’ai souhaité faire passer un message mais j’ai quand même espéré que certains y voient quelque chose. Par exemple, il y a cette différence entre l’amour et l’habitude dans une relation et combien il est difficile de se sortir d’un quotidien défini même quand il ne nous rend pas heureux. On se demande souvent « Pourquoi elle ne le quitte pas » (dans le cas de Rose et Mikaël, par exemple), en vérité, c’est bien plus dur qu’on ne le pense. J’ai aussi voulu montrer une facette différente de l’amour, celle qui est rapide et passionnelle. Je pense que beaucoup se diront que ce n’était pas possible, pas plus que les drames dont ils ont tous été victimes. Mais toutes ces choses que j’écris, elles ne viennent pas exclusivement de mon imagination, elles sont inspirées de ma réalité et de celle de mes proches. À travers mes livres, j’aimerais montrer aux gens qu’il n’y a pas qu’une seule façon de vivre et ressentir les choses, qu’il n’y a pas de vérité absolue, que même si cela ne leur est jamais arrivé, cela ne veut pas dire que c’est impossible. Et bien entendu, je mets l’importance de l’amour en avant. Ici, c’était l’amour romantique et familial, mais il en existe bien d’autres.

 

Stecy et Lucas auront-ils leur propre livre ?

Tout à fait ! Ils auront leur propre livre. Le spin-off de ‘Le langage des fleurs’ sortira en 2018 et il me permettra de vous en dire plus sur ces deux personnages.

 

Tu as écrit sur l’inceste. Pourquoi avoir choisi d’écrire sur un sujet aussi difficile ?

J’ai toujours aimé les sujets tabou car je pense qu’ils permettent d’entrer dans un aspect psychologique qui est fascinant. Le sujet de l’inceste (consenti, il faut le préciser) m’intéressait, et en faisant des recherches, je me suis rendu compte qu’il n’était pas fictif. J’ai lu des témoignages intéressants et j’ai été touchée par la situation de ces personnes. Je me suis demandé combien cela devait être dur d’aimer une des rares personnes que la société nous interdit d’aimer. J’ai imaginé ma réaction, celle de mes proches, celles d’inconnus… Je me suis souvenue de ma propre souffrance face à un amour impossible et pourtant autorisé, et j’ai été frappée par l’émotion. Alors j’ai écrit ‘Pardon’. Une fois encore, je voulais offrir une vision différente du sujet et le présenter autrement que comme un drame. Je voulais montrer qu’au fond, ce n’est que de l’amour.

Ton cours préféré au secondaire ?

Le français, sans hésitation.

Lecteur exclusif ou auteur exclusif, lequel choisis-tu ?

Auteur exclusif. Même si cela me fendrait le cœur, je me raconterai mes propres histoires comme je le fais chaque soir pour m’endormir. Mais je ne pourrai jamais arrêter d’écrire.

Le dernier livre que tu as lu et adoré ?

Vraiment adoré ? ‘The Wrath & The Dawn’ de Renée Ahdieh. (‘Captive’ en français.) Mais ma dernière lecture était ‘L’exquise clarté d’un Rayon de Lune’ de Sarah Morgan. Je l’ai bien aimé aussi.

 

Merci à l’auteure pour sa disponibilité et à vous de m’avoir lu jusqu’ici. Vous appréciez le concept chronique+ interview ?

 

signature coeur graceminlibe

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Publié dans Panaché

Les sept péchés capitaux d’une blogueuse, première partie

Yasmine est la blogueuse de Ma vie, mes humeurs. Elle n’hésite pas à laisser des commentaires pour laisser une trace de son passage sur mes articles. J’ai eu envie d’en savoir plus sur ses péchés capitaux en lecture, elle n’a pas hésité à se confesser…

avarice

Quel est le livre le moins cher dans ta bibliothèque ?
Je les achète dans une librairie pas chère donc beaucoup à 1 euro. Je vais dire Mordre au travers, des nouvelles de Virginie Despentes que j’ai acheté à 2 euros le vrai prix.

 

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 cake hungry greed greedy eat to live GIF

Quel livre as-tu dévoré ?

Je lis beaucoup de livres en 1 ou 2 jours pour différentes raisons. J’ai quasiment dévoré tous les Harry Potter.

 


paresse

Quel livre as-tu mis du temps à lire ?
Lolita de Nabokov, jamais fini.

 

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luxure

Quel livre érotique t’a marquée ?
Des désirs et des hommes. 

 

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envie

Quel livre te fait envie en ce moment ?
Bourbon Kid et le tome 7 d’Agatha Raisin.

Agatha Raisin enquête, tome 7 : A la Claire Fontaine par M. C. Beaton


orgueil

Quel personnage as-tu trouvé orgueilleux ?
Kay Scarpetta au fil du temps, pourtant Patricia Cornwell est l’écrivain qui m’a fait aimer les polars.


colère

Quel livre t’a mise en colère ?
Aucun.


Quittons l’univers des livres. 

 

Quelle est selon toi la meilleure idée pour qu’il y ait moins de divorce sur terre ?

Qu’on commence par s’écouter, arrêter de penser à la place de l’autre et oser.

Quelle est la destination idéale de voyage pour toi ?
Là où il y a la mer.

Un film que tu recommanderais avec la plus vive énergie ?

Tous ceux de Tim Burton à part Mars attack.

Je te donne un mot : féminisme. Peux-tu écrire un petit récit sur le sujet ? 

Idéologie et comme toutes les autres, souvent elle dépasse certaines bornes.
Certaines personnes confondent féminisme et conviction. Demander du respect envers les femmes ce n’est pas du féminisme c’est du bon sens.
Je ne suis pas féministe, mais je ne me laisse pas faire pour autant.

Un article de toi qu’il faut absolument lire ?

Pas facile comme question, je dirais l’un de mes premiers sur le blogging :

http://maviemeshumeurs.fr/2017/01/10/10-conseils-pour-commencer-un-blog/

 

Y a t-il une question que tu aurais aimé que je te pose ? 

Pourquoi un blog humeur? Parce que je n’ai aucune contrainte ni pression.

 

J’espère que vous avez fait de nouvelles découvertes littéraires à travers cet article. Profitez bien des dernières heures du week-end…

GM signature

Publié dans Panaché

TEST/TAG POCKET JEUNESSE PRÉFÉREZ-VOUS…?

Chers amis,

J’aurais aimé à cette heure me retrouver sur une belle île comme celles du Cap-vert, Mozambique, Seychelles, Tahiti, cocktail et livre en main mais le destin veut que je sois derrière un ordinateur en train d’exécuter avec brio les tâches pour lesquelles on me paie gracieusement 😀

En attendant la prochaine chronique, je vous propose un TAG PKJ. Ça vous permettra d’en savoir plus sur mes préférences en lecture.

Inspiré par le tag populaire sur la blogosphère Would You Rather, il propose un tag en 20 questions ! Le principe est simple, il suffit de choisir entre deux propositions !

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PRÉFÉREZ– VOUS ?

1) Finir une série OU en commencer une nouvelle

Commencer une nouvelle série, me plonger dans l’inconnu. 

2) Les fins tristes OU les happy ends

Les happy ends  qui donnent l’envie de sourire à la vie ❤ ❤ ❤

3) Découvrir un nouvel auteur OU lire le dernier livre d’un de vos auteurs préférés

Lire le dernier livre d’un de mes auteurs préférés quand le portefeuille LANCASTER le permet.

4) Les gros livres OU les petits livres

Les petits livres. Je suis toujours comme ça quand je vois un gros pavé. 

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5) Les livres populaires OU les livres inconnus

Les livres inconnus.

6) Les grands formats OU les poches

Les poches parce qu’ils sont moins chers 😀

 

7) Les couvertures rigides OU les couvertures souples

Les couvertures souples.

 

8) Un livre qui vous fait rire OU un livre qui vous fait pleurer

Un livre qui fait rire. Et je pense immédiatement à Verre Cassé.

 

9) Un livre publié en 2014 OU un livre publié en 1814

Un livre publié en 2014. J’aime le contemporain.

 

10) Un roman young adult OU un roman pour adulte

Un roman pour adulte. 

 

11) Utiliser de beaux marque-pages OU utiliser le premier papier qui vous tombe sous la main en guise de marque-page

Utiliser de beaux marque-pages. Mlaheureusement, on n’en trouve pas à profusion à Abidjan 😦

Une charmante amie revenue du brésil m’a dit qu’elle m’a ramené un joli marque-page. J’ai hâte de la revoir du coup 😀

 

12) Les romans réalistes OU les romans imaginaires

Les romans réalistes.

 

13) Lire un roman avant l’adaptation cinématographique OU le lire après

Je préfère le lire avant pour pouvoir comparer. Je l’ai d’ailleurs fait avec Everything, evrything.

 

14) Lire un roman qu’on vous a conseillé OU lire une découverte personnelle

Lire une découverte personnelle que je vais conseiller 😀

 

15) Lire un livre à la fois OU en lire plusieurs en même temps

Lire un livre à la fois. Je ne sais pas faire plusieurs choses en même temps.

 

16) Lire des livres de votre pile à lire OU faire grandir sa PAL

Lire des livres de ma PAL, je n’aime pas accumuler.

 

17) Les livres papiers OU les e-books

Les livres papiers.

 

18) Acheter un livre avec une belle couverture que vous ne connaissez pas OU un livre avec une couverture que vous n’aimez pas mais qu’on vous a conseillé

La couverture compte mais n’est pas un critère déterminant. Ce qui m’importe le plus c’est le contenu.

19) Lire une série à la suite OU laisser plusieurs mois entre chaque tome

J’enchaîne surtout si les tomes font envie.

20) Lire un livre que tout le monde a aimé et qui ne vous inspire pas OU lire un roman qui vous fait envie mais sur lequel la majorité des critiques ne sont pas enthousiastes.

Je suis mes envies. Je préfère plutôt être déçue en suivant mes envies qu’être déçue en suivant les envies des autres. 

Une question bonus : Préférez-vous des lecteurs qui lisent et commentent ou des lecteurs incognitos ?

DES LECTEURS QUI LISENT ET COMMENTENT. J’aime beaucoup lire vos commentaires ❤ ❤

Des bisous, les amis !

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Les pêcheurs de Chigozie Obioma, triste histoire

Couverture Les pêcheurs

 

Un jour de janvier 1996, dans un village du Nigeria, quatre frères profitent de l’absence de leur père pour pêcher au bord du fleuve interdit Omi-Ala.
Le sorcier Abulu, qui les a vus, lance sur eux une terrible malédiction : l’aîné, Ikenna, mourra assassiné par l’un de ses frères.
La prophétie bouleverse les esprits, et hante la famille jusqu’au dénouement tragique.
Avec cet admirable récit dans lequel le tempo du conte africain accompagne la peinture du monde contemporain, Chigozie Obioma invente une forme nouvelle d’écriture romanesque.

l'Afrique écrit

 

Quand le pilier de notre fratrie s’écroule, tout s’écroule avec lui…

Ikenna, Boja, Obembe, Benjamin… Ce n’étaient que des enfants. L’aîné n’avait pas encore seize ans. Ils ne méritaient pas d’être autant acculés, emprisonnés par la fatalité.

Il y a des rencontres qui ne doivent jamais se faire, on n’en sort pas sain et sauf, des personnes qui ne doivent jamais croiser notre chemin au risque d’être engloutis dans leur chaos. 

Il y a des mots qui détruisent et ces mots-là jamais ne doivent être dits, jamais ne doivent être répétés parce qu’il est difficile de les négliger, oublier. 

Pourquoi as-tu répété ces mots, Obembe ? Pourquoi y as-tu cru, Ikenna ? Pourquoi ?

Telles sont les questions que j’ai posées aux personnages de cette fiction qui pour moi étaient plus que des personnages de papier. Leurs sentiments n’ont pas été inventés, ils sont si réels : le désespoir, l’effroi, la haine se ressentent avec une telle intensité. 

 

Quand un malheur nous tombe dessus, on le subit. Quand un malheur nous est annoncé, doit-on le préparer ? 

J’ai vu dans ce livre le pouvoir des superstitions et des croyances. J’ai vu comment elles peuvent soulager (prières de la mère, l’environnement de l’église) et comment elles peuvent détruire (prophétie d’Abulu).

J’ai assisté impuissante à leurs malheurs. J’ai cherché en vain des alternatives pour que ça s’arrête mais je n’étais pas le destin, cette force supérieure. L’Homme n’est pas l’infini, il est limité, il y a des choses qui lui échappent, je l’ai davantage compris en lisant ce roman. 

 

L’ambivalence a été l’une de mes compagnes pendant ce temps de lecture. J’en ai voulu au père qui n’a pas écouté à temps les signaux que lui envoyaient son épouse par rapport aux enfants mais je l’ai admiré pour sa maîtrise de soi, son courage, son espérance de jours meilleurs. Cet homme a voulu un avenir meilleur pour ses fils et il a fait le nécessaire pour que cela arrive. 

J’en ai voulu à Ikenna, Boja, Obembe mais des enfants en proie à l’effroi pouvaient-ils gérer autrement les circonstances ?

J’ai détesté Abulu mais cet homme était-il réellement lui-même ?

J’ai eu mal au cœur pour cette mère déstabilisée parce qu’elle n’arrive pas à éviter les maux qui menacent ses enfants. 

Les quelques événements comiques glissés dans le roman tombent à point. Ils allègent le poids de la tristesse que dégage ce roman. 

 

Les pêcheurs est un excellent roman psychologique. L’auteur nous a servi une belle analyse de ses personnages : la description des états d’âme, passions, conflits psychologiques, sentiment de fraternité est réussie.

 

C’est aussi un beau récit lyrique, très imagé. J’ai beaucoup aimé les comparaisons utilisées par le narrateur :

  • le père de famille est  l’aigle,
  • la mère est la  fauconnière,
  • Ikenna, le python, 
  • Boja, le parasite,
  • Obembé, le limier,
  • Benjamin, la phalène. 

 

La traduction de ce roman est sublime, j’imagine que la version originale doit être encore plus puissante. 

Ce roman restera longtemps dans ma mémoire. Je le recommande aux passionnés de roman psychologique et le déconseille à ceux qui sont déprimés.

Les auteurs nigérians sont à suivre de très près. Ils possèdent d’excellentes qualités de conteur.


Résultat de recherche d'images pour "chigozie obioma"Né en 1986 au Nigeria, Chigozie Obioma enseigne la littérature aux États-Unis. Son premier roman, Les Pêcheurs, publié dans 26 pays, a immédiatement connu un immense succès public et critique.

Pour en savoir plus sur le roman, cliquez ici

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Désolée, je suis attendue – la working girl extrême

Yaël ne vit que pour son travail. Interprète dans une agence internationale, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaire sans jamais se laisser le temps de respirer. Juchée sur ses escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis de longue date qui s’inquiètent de son attitude. Peu tourmentée par les reproches qu’on lui adresse, elle a une volonté farouche de réussir. Jusqu’au jour où le passé ressurgit pour fragiliser ses certitudes.

l'Afrique écrit

 

En lisant la 4e de couverture, j’ai eu un air de déjà-vu. J’ai pensé que l’histoire ressemblerait à celle de Sarah. Ce n’était qu’une fausse impression…

Le chapitre 1 m’a fait sourire, repenser à mes années fac. J’ai apprécié le côté détaché, je-m’en-foustiste de Yaël. Elle aime la fiesta, les vadrouilles.

Au chapitre 2, revirement total. Cette Yaël a disparu. Dix ans ont passé et elle est devenue une véritable working girl qui ne vit que pour son travail. Quelle est la cause de ce brusque changement ? J’ai tenté de la découvrir en allant jusqu’au bout de ma lecture.

Etre une puissante femme d’affaires, toujours entre deux autres avions, enchaîner les dîners d’affaires, j’ai rêvé de l’être mais pas d’une façon aussi radicale que Yaël. Je peux me passer de l’amour d’un homme mais je ne pourrais jamais me passer de la présence constante de ma famille et de la folie de mes amis ! C’est vital !

Yaël a peur de ne pas pouvoir réussir à combiner vie professionnelle et vie de famille et/ou sociale. C’est une problématique à laquelle bon nombre de wonderwomen font face.

Désolée, je suis attendue y répond : tout est question d’organisation et de volonté. Ce n’est ni facile ni impossible. 

L’ambition ne doit pas être un frein à l’amour et au bonheur et en même temps celui qui partage notre vie doit comprendre notre ambition.

Quand je te disais que personne ne devait t’entraver, ça voulait simplement dire que tu ne devais pas renier tes ambitions à cause de la personne avec qui tu vis. Quand on fait ça, un jour ou l’autre on trinque, et on finit par rendre l’autre responsable de son échec. La question du choix ne doit pas se poser. 

Désolée, je suis attendue est une sympathique histoire d’amitié et d’amour. Ce roman est l’évolution d’une vie ou plutôt l’histoire d’une femme qui se retrouve. 

Le style d’écriture est très simple, les personnages sont vivants. 

J’ai refermé ce livre avec une note d’espoir. Je suis toujours à la recherche de mon coup de cœur de l’année et j’espère que le prochain livre que je m’apprête à ouvrir sera le bon…

Et vous, nobles gens, vivez-vous pour travailler ou travaillez-vous pour vivre ?

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Publié dans Interviews, Quand on est célib'

L’amitié: une ressource pour vivre le célibat au quotidien

Attendre l’homme de sa vie… Et si l’on traversait les années sans le trouver ? Et si l’on se retrouvait seule jusqu’au dernier soir de la vieillesse ? Le célibat… et si c’était pour la vie ?

J’imagine déjà certaines femmes s’évanouir en lisant cela, d’autres toucheraient sûrement du bois. Le célibat, personne ne veut y rester mais… et si pour certaines c’était pour la vie ?

J’ai lu un article de Chantal en mai dernier sur TopChretien.

Chantal est une française de 61 ans et elle a toujours été célibataire. Son article sur ce thème m’a touchée et j’ai eu envie qu’elle partage avec nous son expérience de célibataire. Elle a accepté et je lui suis reconnaissante pour ce bout de chemin de vie qu’elle partage avec nous.

questions liebster awards

Quels sont les 3 mots qui te décrivent parfaitement ?

Patiente, sociable, très ordonnée.

A quoi pourrais-tu associer le célibat ?
Une gestion à mettre en place.

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?
Solibataire.

Te retrouver seule, c’est… :
Un mode de vie épanouissant.

 

Peut-on être célibataire et heureuse ? 
Oui, sans aucun doute, on peut être célibataire et heureux(-se), en voyant les bons côtés de la solitude (grande liberté, plus grande disponibilité spirituelle, on est à l’abri des aléas du mariage).

Comment gères-tu le poids de la solitude ?
Pour moi, la solitude n’a jamais été un poids trop lourd à porter, même si j’ai parfois des regrets quand je vois des couples heureux d’être ensemble.

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?
Il m’arrive d’envier les femmes heureuses en ménage, mais la plupart du temps, je ne me sens pas différente des autres.

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent-ils ton célibat ? 
Je n’ai pas eu l’occasion de leur poser la question, mais je sais qu’ils voient en moi « une femme au cœur joyeux », et je pense que ça les étonne.

 

Qu’est-ce qui a changé en toi depuis que tu es célibataire ?
Mes longues années de solitude ont fait que je suis beaucoup plus introvertie que quand j’étais jeune, mais ça me convient bien, car j’ai découvert chez moi un côté contemplatif que je ne soupçonnais pas.

Qu’est-ce que tu apprends pendant cette période de célibat ?
À mieux goûter l’instant présent, à être reconnaissante de tout ce que Dieu me donne, à apprécier l’amitié à sa juste valeur.

Quel mot d’encouragement adresserais-tu aux femmes qui souffrent de la solitude, du célibat ?
Je suis convaincue que le mariage aussi comporte sa part de souffrances, elles sont seulement différentes de celles du célibat, pas forcément plus faciles à vivre. Souvenons-nous aussi qu’on sort du célibat plus facilement et plus agréablement que du mariage !

Y a-t-il une question que tu aurais envie que je te pose ? 
Oui : Y a-t-il quelque chose qui t’a aidée à bien vivre ton célibat ?

En 2002, j’ai participé à un camp chrétien pour les solos. Nous étions une trentaine et il s’est passé entre certains d’entre nous quelque chose qui tient du miraculeux : nous avons vécu une sorte de « coup de foudre collectif », si bien que des liens d’amitié très forts se sont tissés entre nous. Grâce au courrier électronique, un petit noyau est resté en contact. La composition du groupe s’est un peu modifiée au fil des ans : les uns sont partis (décès, mariage, etc…), d’autres se sont ajoutés. Seulement deux se sont mariés (en dehors du groupe, d’ailleurs) mais une est restée attachée à notre petite communauté et revient avec son mari chaque fois qu’elle le peut. Nous sommes très dispersés géographiquement mais, quinze ans plus tard, nous continuons à nous réunir une à deux fois par an : au moins une semaine l’été et quelques jours au Nouvel An.
La plupart d’entre nous sont (encore ? ou de nouveau) seuls, mais cette amitié nous aide à vivre le célibat au quotidien : nous nous soutenons moralement et prions les uns pour/avec les autres. Sans eux, je pense que ma solitude serait beaucoup plus difficile à supporter. Je remercie Dieu de les avoir mis sur ma route.

 

As-tu déjà pensé à avoir un enfant juste pour ne pas être vieille fille ?

Non, jamais ! En plus de transgresser la loi de Dieu (Deutéronome 22.21), il aurait fallu que j’élève un enfant toute seule… non merci !

 

Est-ce que tu as toujours en toi l’espérance du mariage ?

Le mariage ? Je ne sais pas. Le désir de connaître un jour un amour partagé est toujours là, mais j’envisage sans peine de finir ma vie seule.

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé – Reproduction interdite sans la permission de l’auteure et l’interviewée.

 

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Publié dans Panaché

C’est le 1er, je balance tout – épisode 1

Happy New Month les amis ! Que ce nouveau mois soit la terre de concrétisation de vos rêves et projets !

J’ai le plaisir de vous annoncer un nouveau rendez-vous sur le blog : C’est le 1er, je balance tout !

C’est le 1er, je balance tout est un rendez-vous littéraire initié par le blog Allez vous faire lire, dans l’optique d’une entraide féconde entre blogueurs.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que vous avez lu le mois-dernier.
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier.
  3. Au moins 1 lien que vous avez adoré le mois dernier (hors chronique littéraire).
  4. Et enfin : ce que vous avez fait de mieux le mois dernier.

Je voulais le débuter en août mais je n’avais pas eu le temps de préparer l’article.

Ce rendez-vous combine deux rendez-vous littéraires : le bilan de lecture du mois que je n’ai jamais fait sur le blog et ma promenade de blog en blog. Vous avez deux en 1 grâce à ce nouveau rendez-vous, n’est-ce pas génial ? 😀

 

Ce mois, je comptais lire 4 œuvres mais j’ai fini par en lire 7. Mes lectures ont été très  romantiques. 

Un amour en cage par [ME, Tana, ., Adoras]

Operation séduction par [Anskey, Joëlle, Adoras .]

 

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maman a un amant

 

 

Couverture Cueilleuse de thé

 

cover les lettres de rose

 

 

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1- A Le  FLOP de mes lectures

 

Un amour en cage par [ME, Tana, ., Adoras]

Amour en cage

 

1– B Le TOP de mes lectures

 

 

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Une bouteille à la mer

 

 

 

maman a un amant

Maman a un amant

 

Couverture Cueilleuse de thé

Cueilleuse de thé

 

2- Chroniques d’ailleurs lues le mois dernier

 

La bibliomaniaque a partagé 5 livres de littérature jeunesse qui plairont bien aux adultes. Si vous souhaitez ouvrir un album pour tout-petits et être ébloui, autant par les mots que par les illustrations, elle nous conseille  Éloi et le cheval de joie de Roxane Turcotte et Maxime Lacourse ainsi que La belle histoire d’une vieille chose de Louis Émond et Steve Adams.

 

Je ne connaissais pas Laura Kasischke mais ça c’était avant que Julie à mi mots vante d’une fort belle manière la qualité de sa plume et son dernier recueil de nouvelles. 

Quinze textes, publiés dans différentes revues, qui proposent une autre manière de s’immerger dans l’écriture de Laura Kasischke. Souvent, parce que les fins n’en sont pas réellement. Elles sont laissées là, à la libre interprétation du lecteur. C’est déroutant, intrigant, stimulant. 

 

3- Liens adorés hors chronique littéraire

 J’ai découvert une jeune poétesse et l’un de ses poèmes sur mon sujet favori : le célibat.

Je vous laisse découvrir quelques strophes :

Gars mignon que j’apprécie,
A finalement une petite amie.
Scénario se répétant à l’infini.
La malédiction du célibat.

Dans un bus, dans un train,
Mon regard il soutient,
Mais descend et passe son chemin.
La malédiction du célibat.

Nouveau dans un groupe il me plaît.
Je ne lui ai quasiment jamais parlé.
Il embrassa sa coéquipière sous mon nez.
La malédiction du célibat.

C’est un nouveau départ nous discutons,
Il est triste son copain a mis fin à sa relation,
Du coup il convoite l’autre mignon.
La malédiction du célibat.

Le poème en entier est à lire ici

 

Je fais régulièrement des tours chez Le Libre Penseur. J’aime beaucoup ses réflexions sur le célibat, les relations amoureuses. Sa dernière réflexion se trouve ici 

J’avais déjà écrit dans un article que l’amour est tout sauf rationnel. Je le crois encore. C’est pour cette raison que la tête a un rôle à jouer quand le cœur veut à tout prix se jeter dans les bras du premier venu.

 

 

els

La paupiette Culturelle m’a fait découvrir ce qui tourne en boucle dans ses écouteurs. Une sélection plutôt intéressante.

 

En 35 photos, THE BROKEN HEELS DIARY montre que le magenta et le fushia subliment toutes les femmes noires. Je vais refaire ma garde-robe, les amis ! 😀

 

4- Ce que je raconte de beau

La maison d’édition qui va éditer Tristesse au Paradis a commencé à travailler sur la couverture du roman. J’ai hâte de voir ce que ça va donner. 

J’ai eu une nouvelle idée de romance. Je suis hyper excitée. J’ai commencé à écrire quelques idées. J’ai hâte de voir comment l’histoire va évoluer. 

J’ai préparé avec soin les goodies de la 4e box littéraire Aïkan. Elle aura pour thème Venu d’ailleurs. Au programme des livres d’auteurs africains à découvrir comme le convoi, les pêcheurs, le tambour des larmes, Lagos Lady, No home, les maquisards.

Je suis aussi associée à un projet humanitaire. Dans quelques semaines, je vous en dirai plus.

Qu’est-ce que vous avez à balancer de votre côté ? Top, Flop, dites-moi tout. 🙂

 

fleur v1

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Lola et les lettres de Rose

Coucou les amis ! Quel plaisir de vous retrouver ! 🙂

Toujours à la recherche de prix littéraires à lire, je suis tombée par hasard sur le Prix du Livre Romantique des éditions Charleston.

J’ai découvert qu’un roman que j’avais vu sur l’un des blogs que je suis avait été lauréat de ce prix. Il s’agit des Lettres de Rose de Clarisse Sabard.  

Vu qu’il y a un prequel à ce roman et qu’il est très court, j’ai commencé par celui-ci.

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Marianne et Thierry se rencontrent sur une plage à Nice, dans les années 70. C’est le coup de foudre. Très vite ils se marient et tentent d’avoir un enfant. Mais le sort en a décidé autrement. Jusqu’à ce qu’un coup de téléphone change à jamais leur vie…

En 30 pages, Marianne nous décrit brièvement son enfance, sa rencontre avec Thierry, l’homme de sa vie, son infertilité, le coup de téléphone qui va changer leur vie de couple et leur première rencontre avec Lola, la petite fille qu’ils ont adopté. L’écriture est assez fluide, on a envie de savoir si la venue de Lola va impacter positivement leur vie. 

 

cover les lettres de rose

 

Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. De nos jours, à presque 30 ans, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. Mais sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange testament : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres lui apprenant ses origines. Elle découvre ainsi la vie de son arriere grand-mère Louise, de sa grand mère Rose et de sa mère Nadège, ainsi que les dérangeantes circonstances de sa naissance. Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait. Réveiller les secrets du passé lui permettra-t-elle d’avancer vers son avenir ?

 

mon-avis-de-lecture

Lola mène une vie normale comme le commun des mortels. Son meilleur ami Tristan est homosexuel et ce cliché m’a exaspérée. Un homme et une femme tous les deux hétéro ne peuvent-ils pas être meilleurs amis ? Faut-il forcément pour qu’une relation amicale homme-femme tienne que l’un d’entre eux soit homosexuel ?

 

Son passé accourt vers elle lorsqu’elle reçoit un coup de fil de notaire. J’ai bien aimé le parcours que lui a tracé Rose pour reconstituer son passé.

Rose m’a embarquée dans sa saga familiale des années 1900 aux années 2000 où amour passionnel, mariage de convenance, petits et grands mensonges, secrets et drames se mêlent.

Les Lettres de Rose est comme une salle d’exposition où figurent différents portraits de femmes. J’ai beaucoup aimé la diversité de leurs personnalités : bonne sœur, femme masculine, femme romantique, femme ambitieuse, femme se reposant sur son homme…

J’ai pris plaisir à découvrir Louise, cette femme au caractère bien trempé qui a réussi à faire de sa vie ce qu’elle voulait, décidé bon nombre de fois de la tournure de la vie des autres. Je l’ai admirée, détestée également pour les amours avortés dont elle en est la cause.

J’ai plus été passionnée par l’histoire de Rose que par celle de Lola. J’étais d’ailleurs un peu déçue à chaque fois qu’on revenait au présent qui est l’histoire de Lola.

Jim n’aura pas l’immense honneur de faire partie de mes bookboyfriend. Le fait qu’il ressemble à Clovis Cornillac ne l’aide pas beaucoup.

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Les Lettres de Rose aborde l’effet domino de nos choix souvent égoïstes. Elle expose jusqu’où on est souvent prêt à aller pour satisfaire son ambition, assurer son ascension sociale, ce qu’on est prêt à accepter par amour ou pour sauver les apparences. 

J’ai découvert et trouvé intéressante la plume de Clarisse Sabard. Elle est légère, sans fioritures. Son premier roman est bon, pas extra. Je m’attendais à quelque chose de plus sensationnel, émouvant  après lecture des différents avis sur les réseaux sociaux… 

 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

fleur v1

 

 

Publié dans Panaché

48 heures pour écrire : relèverez-vous le défi?

Pour la cinquième année consécutive, Edilivre renouvelle son concours de nouvelles gratuit et ouvert à tous : « 48h pour écrire ».

Ce concours est organisé en collaboration avec Idéecadeau.fr, Clairefontaine, Exploratology et L’Étoile des Gourmets ainsi de nombreux lots sont à gagner. Pour participer, c’est très simple ! Il vous suffit de vous connecter sur le site www.edilivre.com le vendredi 22 septembre à 19h pour connaître le thème de cette nouvelle édition. Vous aurez alors 48 heures pour rédiger et envoyer votre nouvelle. 

Pour être acceptée, votre nouvelle devra :

– respecter la thématique imposée qui sera dévoilée le vendredi 22 septembre 2017 à 19h sur le site d’Edilivre
– être transmise avant le dimanche 24 septembre minuit (00h)
– ne pas dépasser les 10 000 caractères, espaces compris, soit environ 2 pages A4
– être anonyme : votre nom, prénom ou pseudo ne doivent pas y figurer
– ne pas contenir d’illustrations, images ou photos

Chaque participant ne pourra présenter qu’une seule et unique nouvelle dont il garantira être l’auteur et le détenteur des droits.

Ce concours est gratuit, aucuns frais d’inscription ne sont ou ne seront demandés. Vous pourrez télécharger le règlement de la 5ème édition du Concours ICI 

 

Découvrez les lots de cette nouvelle édition 

1er prix :

– Mise en forme et impression de 300 nouvelles (Edilivre) :

->100 offertes à l’auteur (non vendables)
-> 200 mises en avant dans les box « Gros lecteur » Exploratology

– Un bon d’achat de 150 euros sur idéecadeau.fr

– 300 € de fournitures Clairefontaine

 

2ème prix :

– Mise en forme et impression de 50 nouvelles, non vendables (Edilivre)

– Un dîner gastronomique pour deux, livré à votre domicile, à choisir sur www.etoiledesgourmets.com, comprenant deux entrées, deux plats (hors homard) et deux desserts.

– 200 € de fournitures Clairefontaine

 

 

3ème prix :

– Mise en forme et impression de 30 nouvelles, non vendables (Edilivre)

– Un abonnement d’un mois à la box « Romans » Exploratology

– 100 € de fournitures Clairefontaine

 

Prix du Public :

– Mise en forme et impression de 20 nouvelles, non vendables (Edilivre)

– Un tote bag + un bloc-notes + un stylo + une bonbonnière Edilivre

– 50 € de fournitures Clairefontaine

 

Les résultats

Du lundi 02 octobre au lundi 30 octobre, le jury composé 900 auteurs et lecteurs notera chaque nouvelle, les trois nouvelles ayant obtenu la meilleure moyenne seront désignées comme les 3 finalistes. À partir du 06 novembre 2017, les trois nouvelles finalistes seront lues et notées par l’équipe d’Edilivre, les résultats scelleront le palmarès. Durant cette période, le public sera appelé à voter sur Facebook pour élire le Prix du Public parmi les 3 nouvelles finalistes.

Les 1er, 2ème et 3ème Prix et le Prix du Public seront dévoilés sur le site Edilivre et Facebook dès le mercredi 15 novembre 2017.

 

Je suis membre du jury depuis deux ans et j’ai soumis une nouvelle une fois. Cette année, j’ai envie de gagner alors je vais certainement proposer une nouvelle. Ce week-end, je vais commencer à m’échauffer. Que le Dieu de la créativité soit avec moi !

J’ai déjà sélectionné ce que je vais acheter chez Claire Fontaine et IdéeCadeau, je marche par la foi ! 😀

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Liste shopping magnétique
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Un organisateur de bijoux, petite robe noire 

 

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Lunettes de lecture pour paresseux

 

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Coussin de cou chauffant Renard

 

 

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Casque Audio Ahead

 

 

Les lots vous font-ils envie ? Avez-vous déjà participé à un concours de nouvelles ?

 

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La reine de Saba – Marek Halter

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Elle était noire. Elle était belle. Elle subjuguait par son esprit. Guerrière, elle imposa la paix, neuf siècles avant notre ère, sur le fabuleux royaume de Saba, pays d’or et d’encens.
Mais sa plus belle bataille fut celle de l’amour et de l’intelligence mêlés. Elle défia le roi Salomon par le jeu des énigmes. Vaincue, elle se donna à lui pour trois éblouissantes nuits. Trois nuits que le chant du Cantique des Cantiques inscrira pour l’éternité dans la mémoire amoureuse de l’Occident.
L’histoire nous dit que Makéda, reine de Saba, et Salomon, roi de Juda et d’Israël, eurent un fils, Ménélik, le premier d’une longue lignée de rois africains.

l'Afrique écrit

 

En bonne chrétienne romantique, je porte une attention particulière aux amours dans la Bible. J’ai donc été heureuse d’apprendre que Marek Halter avait écrit sur la Reine de Saba. Je voulais vivre en fiction son histoire d’amour avec le Roi Salomon.

Mais l’oeuvre de Marek Halter n’est pas centrée sur cet amour. Il nous présente Makéda, fille d’Akébo le Grand, la petite princesse qui sait s’imposer.

Les 4 premières parties de l’oeuvre, Marek Halter nous transporte dans le royaume de Saba, ses villes Maryab, Axoum, Makka’h et Sabas, ses richesses naturelles comme l’or, l’encens et ses belles senteurs. On suit avec grande attention les complots, les combats de vengeance ou ceux qui font asseoir l’autorité.

Makéda est une princesse avec un fort caractère et elle ne perd pas ce caractère en accédant au trône. C’est une femme forte, une véritable combattante. J’ai apprécié son opiniâtreté, sa curiosité du monde qui l’entoure.

J’ai également admiré le dévouement de Kirisha envers Akébo le grand et Makéda. C’est une femme exceptionnelle qui aime sans rien attendre en retour.

J’ai beaucoup apprécié la cinquième partie, la rencontre de Makéda avec le roi Salomon, leur désir intense mais bref. 

La reine de Saba présente des femmes qui n’aiment qu’une fois, celles qui ne veulent pas vivre à travers les titres des hommes et n’ont besoin que de leur amour.

J’ai passé un bon moment de lecture.

 

Ainsi allait la vie des hommes : le chaud alternait avec le froid, l’obscur avec l’éblouissant. Et les larmes naissaient entre les dents du rire. La sagesse consistait à ne jamais oublier ce que la douleur nous enseignait.

 

L’amour se vole et s’emporte. Il est gravé dans mon corps. Ce que tu fais durer, tu le fais pourrir. Ce qui est dans notre chant est éternel.
Il protesta et menaça.
— Tu l’as reconnu, le désir du désir n’est qu’un frôlement de rien. Le plus grand pouvoir de l’amour, tes pères te l’ont enseigné, c’est la mémoire.

 

Sagesse des femmes : prendre et emporter l’amour avant que le temps le réduise en poussière.
Sagesse des femmes : ne demeure pas dans l’éclair qui te brûle le ventre. Le beau deviendra aigre comme le lait des chamelles trop longtemps restées dans les prés gras.

 

fleur v1