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Rencontre avec Agnès Martin-Lugand

Agnès Martin-Lugand… J’ai vu ce nom défiler plusieurs fois dans mes groupes de lecture sur Facebook et sur les blogs que je suis. J’ai voulu voir pourquoi certaines étaient fan de sa plume et pourquoi d’autres refusaient de la compter parmi les grands noms de la littérature française.

Mon voyage découverte a commencé par « la vie est facile, ne t’inquiète pas ». Dès les premières lignes, ayant senti que ce livre était la suite d’une autre, je suis allée à la rencontre du prédécesseur : les gens heureux lisent et boivent du café.

 

 

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

l'Afrique écrit

L’histoire commence par un voile de tristesse, un deuil qui n’arrive pas à être fait. Diane souffre de l’absence de son homme et de sa fille. Cette double perte la consume. C’est triste mais ce deuil ne m’émeut pas. En tout cas pas comme il le devrait. L’empathie me manque.

Les 200 pages vont-elles tourner autour de Diane, son deuil étouffant et son meilleur ami Félix qui a un pass illimité débauche ? Je n’ai pas envie de lire une histoire sombre. J’aimerais lire autre chose. J’aimerais la voir aller de l’avant. 

Quand elle décide de quitter Paris et d’aller en Irlande, je suis soulagée. Là-bas, elle rencontre Edward. Ce mec est un rustre ! J’ai partagé le ressenti de Diane. Je n’aurais pas eu envie de respirer le même air que lui.

Leur rapprochement assez prévisible est d’abord brutal avant de se muer en douceur. 

Comme dans toute romance qui se respecte, il y a des éléments perturbateurs. Mégan  l’ex d’Edouard joue parfaitement son rôle. Elle est détestable au plus haut point.

J’aurais aimé un protagoniste plus doux, une femme aimable qui rendrait difficile le choix entre elle et Diane.

J’ai été frustrée par la suite des événements. Elle était loin d’être celle que je m’imaginais. La romance ne se termine pas comme je l’aurais souhaité, elle m’a laissée sur ma faim. J’ai eu un pincement au cœur pour Edward.

Heureusement, il y a une suite à cette histoire alors j’espère… pour lui.

Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux  » Gens heureux lisent et boivent du café « , son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.
Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

l'Afrique écrit

Diane a repris sa vie en main, elle s’occupe comme il faut de son café littéraire. Elle honore les rendez-vous amoureux que lui arrange Félix, son meilleur ami, sans grande conviction. Mulranny lui manque surtout la famille d’Edward. Elle a décidé de faire une croix sur ce dernier.

Dans son café littéraire, elle rencontre Olivier. Il est charmant, très prévenant. Il semble ne pas avoir de défaut et ce caractère lisse rend leur relation insipide. Quand Edward débarque à Paris, j’ai le sourire aux lèvres, j’entends les oiseaux chanter.

Les sentiments que Diane avait enfouis se réveillent. Au début, elle lutte, s’accroche à sa vie à Paris.

Puis, des événements douloureux surviennent, ils lui permettent de réfléchir, d’arrêter de fuir et de saisir le cadeau, la famille que la nature veut lui donner.

J’avais une fois de plus l’impression de devenir adulte, de grandir. Chaque décision imposait des pertes, d’abandonner des morceaux de sa vie derrière soi.

Bon nombre de couples se séparent non pas parce qu’ils ne s’aiment plus mais parce qu’ils se sont rencontrés trop tôt. J’ai apprécié que l’auteure le souligne implicitement.

J’ai beaucoup aimé cette suite parce qu’elle a répondu à mes espérances.

J’ai beaucoup aimé la fin, l’annonce de cet événement heureux qui célèbre la vie.

Si vous êtes fan de romance moderne, ce roman est fait pour vous.

Le style non hermétique de l’auteure facilite la lecture de ces œuvres. La narration va à l’essentiel. Parfois, on reste sur notre faim. On aimerait avoir plus de description.

La plume d’Agnès Martin-Lugand est une belle découverte. J’ai hâte de pouvoir commencer Désolée, je suis attendue.

Avez-vous lu ses œuvres ? Laquelle avez-vous plus aimé ? Quels personnages avez-vous aimé, détesté ?

L’image contient peut-être : tasse de café et texte

Cet article est écrit dans le cadre du challenge d’écriture du café des blogueuses avec le thème : Chronique (lecture, série, film…)

Envie de découvrir trois blogueuses dont j’apprécie le travail ? Cliquez sur les liens suivants : Les chroniques de Tchonté –  Jeunesse Colibri – Les livres de Zélie.

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Pas si simple de Lucie Castel, une romance si…

 

Parce que, dans la vie, rien n’est simple, Scarlett se retrouve coincée par la neige à l’aéroport d’Heathrow avec sa sœur Mélie l’avant-veille de Noël.
Parce que, dans sa vie, tout est compliqué, Scarlett entre par erreur dans les toilettes des hommes et tombe sur William, un Britannique cynique et provocateur dont le flegme et le charme distingué sont ce que la Grande-Bretagne promet de mieux. Les heures d’attente leur permettent de faire plus ample connaissance et William leur propose alors de passer le réveillon dans sa maison, près de Kensington Street, le temps que le trafic reprenne. Une invitation en apparence innocente, mais qui va conduire les deux jeunes femmes au cœur d’un réveillon riche en émotions et en surprises de taille…

 

l'Afrique écrit

Comment me suis-je retrouvé avec ce livre ? Quelqu’une l’a recommandé dans l’un de mes groupes de lecture sur Facebook.

Selon cette recommandation, ce livre était un concentré d’humour. Je me suis donc laissé tenter.

J’ai dit oui à un voyage avec Scarlett et sa soeur Mélie. Je suis allée à Londres. Ce n’est pas une ville que je rêve de visiter mais l’auteure a su créer l’envie en moi.

Les premières lignes, j’ai eu l’impression que l’humour était un peu forcé. J’ai fini par m’y habituer et à le trouver naturel.

J’ai pris plaisir à rencontrer William Hill, cet anglais classe et séduisant. Je suis tombée sur son charme. Tout en lui m’a plu :  sa retenue, son flegme, sa fermeté, sa sensibilité, son sens de l’humour. Si un jour, je dois quitter le célibat, eh bien c’est parce que je serais tombée sur ce William Hill.  ❤

J’ai apprécié le réveillon plein de surprises chez ce cher William. On découvre son père “muet”, sa mère condescendante et autoritaire, son frère, sa grand-mère délurée, sa tante, la miss des victimes de Londres, son frère gay. Sa famille très particulière est froide,à l’opposé de celle de Scarlett.

L’histoire se lit aisément, la narration de l’auteure est fluide. Au début de l’histoire, j’étais vraiment dans la chick-lit mais la fin m’a ramené à l’environnement Harlequin. J’aurais voulu lire une fin moins cliché.

J’ai aussi trouvé dommage que certains sujets, comme le deuil soient traités superficiellement.

Cette romance n’est pas un coup de cœur mais elle offre un bon moment d’évasion. Les inconditionnels de romantisme y trouveront leur bonheur.

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  • Nombre de pages  : 234 pages
  • Editeur : Harlequin
  • Date de publication : 22 mars 2017

 

Extrait : Son émotion est perceptible. Ses lèvres tremblent légèrement et on sent un soupçon de trémolo dans sa voix. Je prends la mesure des épreuves qu’ils ont dû vivre et, soudain, je me compare à eux. La mort de mon père a bien failli pulvériser ma vie, pourquoi en serait-il différemment pour les autres ? Ceux qui pensent que les gens sont remplaçables, et que tout passe, se trompent. Les gens qu’on aime deviennent irremplaçables parce qu’on les aime. C’est notre amour qui les rend uniques. Et quand ils partent, la douleur et le vide qu’on ressent ne passent pas. On apprend juste à vivre avec et on y ajoute d’autres amours. Et plus on en ajoute, plus on étouffe la douleur. Mais elle ne disparaît pas.  J’ai bien cru que mon cœur n’allait jamais pouvoir ressentir de nouvelles émotions, que j’allais garder mes souvenirs, incapable désormais de m’en fabriquer d’autres. Et il aura fallu une tempête de neige, une rencontre, pour que tout bascule sans que j’en aie conscience, tandis que je luttais de toutes mes forces pour que ça n’arrive pas.

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10 leçons à tirer de Réfléchissez et devenez riche

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Vous trouverez dans ce livre ce que personne ne vous enseignera jamais ailleurs : comment assimiler et appliquer les principes qui vous permettront de faire fortune et d’atteindre les buts que vous vous êtes fixés. Napoleon Hill parvient avec brio à démontrer comment vos pensées et vos croyances peuvent changer le cours de votre vie. Fruit d’une recherche de plus de vingt ans sur la richesse et le talent, Réfléchissez et devenez riche développe treize principes universels qui stimuleront votre confiance et vous mèneront vers une réussite garantie.

l'Afrique écrit

 

Vous voulez être riche ?” c’est la question qui m’a été posée par toutes ces personnes ayant vu ce livre entre mes mains.

J’ai lu ce livre par curiosité, pour savoir s’il mérite toutes les louanges qu’on lui fait.

Je l’ai surtout lu parce que je ne veux pas être pauvre. Dites-moi qui veut l’être ?  😀 

Réfléchissez et devenez riche est un bon outil de développement personnel pour réussir sa vie financière et sa vie en général.

J’ai retenu 10 leçons à appliquer pour faire de nos rêves financiers et notre épanouissement une réalité.

 

  1. Désirer la réussite financière, avoir un but précis et s’y tenir 

Il faut savoir ce que l’on veut vraiment. Une intention bien ancrée aide à surmonter de nombreuses difficultés.

La richesse ne vient pas en réponse à des souhaits. Elle vient seulement à ceux qui ont des plans précis, des désirs définis et une persévérance constante. Ne dites pas :  » je veux être riche ou je veux beaucoup d’argent.  » Soyez précis et indiquez clairement la somme que vous désirez obtenir sur un papier. Indiquez avec précision le plan d’actions à mettre en oeuvre pour obtenir cette somme et la date limite pour l’atteindre. 

2. Être prêt à persévérer jusqu’à la réalisation de son désir.

Il ne faut jamais abandonner tant qu’on n’a pas obtenu ce que l’on désire. Un esprit décidé fait naître un pouvoir extrêmement puissant.  

 

3. Avoir la foi

L’espoir ou la volonté ne suffisent pas, il faut encore la foi. La foi en soi, la foi en l’Infini. 

Ce que vous désirez, croyez que vous l’avez déjà reçu. 

La foi est le seul antidote connu de l’échec. La foi est un état d’esprit qui peut être induit ou créé par l’affirmation ou la répétition d’instructions directement au subconscient grâce au pouvoir de l’autosuggestion.

La concrétisation du désir nécessite l’autosuggestion. Elle est l’agent par lequel on peut atteindre et influencer le subconscient. On appelle autosuggestion toute suggestion que l’on s’adresse à soi-même et qui par l’intermédiaire des cinq sens atteint notre cerveau. 

 

  1. Donner des ordres positifs à son subconscient

Le subconscient a un rôle d’intermédiaire dans la transformation du désir en son équivalent physique ou monétaire. Vous pouvez utiliser sa force créatrice. Le langage que comprend le mieux le subconscient est le langage de l’émotion ou du sentiment. Il faut puiser dans les bonnes émotions (désir, tendresse, espoir, amour…) lorsqu’on donne des instructions à son subconscient . Nos pensées dominantes doivent être positives. 

Ces pensées dominantes, sont si fortes qu’elles hypnotisent en quelque sorte notre cerveau, celui-ci par un phénomène qui reste inexpliqué, attire alors, comme le ferait un aimant, les forces, les gens et les circonstances qui s’accordent à ces pensées.

 

  1. Avoir un cerveau collectif

Avant d’être sûr de votre capacité de transformer le désir en argent, vous aurez besoin de connaissances spécifiques relatives au service, au produit ou à la profession que vous comptez proposer en retour de l’argent que vous désirez. Puisqu’on ne peut pas détenir toutes les connaissances indispensables pour accéder à la richesse, il est nécessaire d’avoir un cerveau collectif : les personnes qui seront nécessaires à la création et au développement de votre ou de vos plans  pour devenir riche.  Il faut savoir profiter de l’expérience des autres. Ces membres du cerveau collectif ne doivent jamais se laisser abattre.

 

  1. Nourrir son imagination

Les idées sont à la base de la richesse et ces idées jaillissent de l’imagination. L’esprit humain a besoin de stimulants pour vibrer, s’enthousiasmer, créer et développer son imagination. N’arrêtez jamais de solliciter votre imagination.

Dans ce livre, vous trouverez les 8 stimulants constructifs les plus efficaces (l’amour, la musique, l’autosuggestion par exemple) pour stimuler votre imagination. Plus elle est sollicitée, plus elle grandit. Un peu à la façon d’un muscle.

 

  1. Ne pas gaspiller son énergie sexuelle.

Celui qui a découvert comment transformer son énergie sexuelle en une énergie créatrice peut s’estimer heureux. La transmutation sexuelle c’est l’esprit qui s’éveille et remplace des pensées d’expression physique par des pensées d’un autre ordre. Le désir d’un contact physique doit être transmuté en une autre forme de désir ou d’action. L’émotion sexuelle a trois raisons d’être dont la transformation de la médiocrité en génie. Cette énergie doit être utilisée avec intelligence et discernement.

 

  1. Vaincre la peur

Il y a trois ennemis à chasser de son esprit : l’indécision, le doute, la peur. Il faut analyser le type de peur qui nous habite, ne pas avoir recours aux excuses et éviter la procrastination. Le “bon moment ne vient jamais. Il faut se mettre immédiatement à l’ouvrage avec les outils dont on dispose; peu à peu, vous en trouverez de meilleurs “.

 

9. S’inspirer des “grands”, ceux que l’on admire

Vous avez des modèles de réussite ? Étudiez leurs vies, leurs caractères. Par l’imagination, faites d’eux vos conseillers.

 

10. Apprendre à donner

Pour gagner de l’argent, il faut d’abord donner. Ce principe a été très bien détaillé dans Père riche père pauvre.

 

J’ai noté tous ces conseils et je suis en phase d’expérimentation.  😀

C’est un livre à lire si on a envie d’atteindre ces objectifs et passer à l’action.

 

Quel livre de développement personnel recommanderiez-vous ?

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Un appartement à Paris offert par Guillaume Musso

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« L’art est un mensonge qui dit la vérité… »

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

 

l'Afrique écrit

Le dernier roman de Guillaume Musso  que j’ai lu date de 2012. C’est donc avec un réel plaisir que j’ai débuté ce roman. Mon plaisir s’est décuplé quand j’ai retrouvé Madeline de l’appel de l’ange. Elle n’est plus avec Jonathan Lempereur et même si j’ai eu un pincement au cœur parce que j’avais apprécié leur couple, leur séparation est « réaliste ». La vie n’est pas toujours un conte de fées. Dans la vraie vie, les couples se font et se défont souvent à la vitesse de la lumière. Un jour on aime et l’autre plus du tout.

Avec sa rencontre avec Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!), on pense que l’auteur va lui donner une nouvelle chance en amour, nous servir une belle comédie romantique. On pense que tout va se jouer dans cet appartement qu’ils doivent partager mais l’auteur déjoue nos plans et de fort belle manière.

Tout va se jouer dans cet appartement mais pas pour les raisons auxquelles nous pensons. Madeline et Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!) ne se retrouvent pas dans n’importe quel appartement. Il s’agit de celui d’un peintre mondialement connu : Sean Lorenz.

Un peintre mystérieux doté d’un génie déconcertant et dont la vie privée est une tragédie. Ce peintre va les reprocher, les mener vers un chemin sombre et faire d’eux un duo de choc. 

J’ai eu un peu de mal à trouver ma place dans les 200 premières pages. Il y avait trop de descriptions et de références à mon goût. J’ai eu l’impression de me retrouver dans un cours d’initiation à la peinture ou un cours prétentieux de sciences. J’ai reçu trop d’informations culturelles et j’ignorais quoi en faire. Musso voulait-il faire étalage de sa culture ? 

La suite du récit est plus addictive. On découvre la vraie histoire derrière les trois tableaux disparus. Il y a des cadavres dans le placard… On plonge dans l’abîme, la noirceur de l’âme humaine. On cherche comme Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!) une lueur d’espoir.

L’intrigue est prenante. Des rebondissements, du suspense, des surprises, il y en a. On s’associe au duo de choc pour résoudre l’enquête policière, élucider les mystères, faire jaillir la vérité. L’auteur brouille les pistes et on adore ça. On ne s’ennuie pas du tout.

Un appartement à Paris évoque l’amour déçu, l’amour déchu, la trahison de l’être qu’on chérit, idéalise. Il évoque les souffrances qu’on endure, qu’on cache et qui se métamorphosent, faute de lumière, en ténèbres. 

Le récit est sombre mais il s’achève avec une belle note d’espoir. J’ai beaucoup aimé cette fin « ensoleillée » qui annonce un renouveau. 

J’ai apprécié ces réflexions sur la paternité et la maternité. Le désir de maternité de Madeline m’a touchée, l’amour inconditionnel que portait Sean Lorenz à son fils également. 

Le récit a un caractère rocambolesque, il y a en effet certaines invraisemblances comme l’effraction à l’école mais ça n’ôte pas le caractère plaisant de l’oeuvre. Je n’irai pas jusqu’à le recommander parce que ce n’est pas un coup de cœur mais il offre un bon moment d’évasion.  

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  • Broché : 484 pages
  • Editeur : XO
  • Date de publication : 30 mars 2017

Pour lire l’interview de Guillaume Musso, cliquez ICI

Extrait : Mais notre vie de famille m’a fait comprendre quelque chose. Avoir un enfant estompe toute la noirceur que tu as dû endurer auparavant. L’absurdité du monde, sa laideur, la bêtise abyssale d’une bonne moitié de l’humanité et la lâcheté de tous ceux qui chassent en meute. Lorsque tu as un enfant, d’un seul coup, tes étoiles s’alignent dans le ciel. Toutes tes erreurs, toutes tes errances, toutes tes fautes sont rachetées par la simple grâce de la lumière dans un regard

Je me lance dans la fille de Brooklyn. A votre avis, est-ce une bonne idée ? 🙂

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La dernière des Stanfield – Marc Levy

 

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  • Mon père, j’ai quelque chose à confesser.
  • Quoi donc ma fille ?
  • Je viens de lire un roman de Marc Levy.
  • Sacrilège ! 
  • Je suis toute honteuse mon père, moi qui l’avais placé dans le top 10 des auteurs à ne plus relire parce qu’il m’avait déçue avec deux œuvres
  • Ça arrive ma fille. Mais dis-moi, regrettes-tu ta lecture ?

Réponse dans les lignes qui suivent

 

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Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.
L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil.
Qu’auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi.

Eleanor-Rigby est journaliste au magazine National Geographic, elle vit à Londres.
Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel.
George-Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l’Est au Québec.
Un matin, il reçoit une lettre anonyme accusant sa mère des mêmes faits.
Eleanor-Rigby et George-Harrison ne se connaissent pas.
L’auteur des lettres leur donne à chacun rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore.
Quel est le lien qui les unit ?
Quel crime leurs mères ont-elles commis ?
Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ?
Au cœur d’un mystère qui hante trois générations, La Dernière des Stanfield nous entraîne de la France occupée à l’été 44, à Baltimore dans la liberté des années 80, jusqu’à Londres et Montréal de nos jours.

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Les premières lignes commencent avec une note de fraîcheur, je retrouve l’ambiance et la légèreté des chick-lit. Puis, après avoir fait connaissance avec la famille folle d’Eleanor-Rigby, je me retrouve dans l’univers mystérieux des thriller, romans policiers.

L’auteur a su me communiquer l’envie d’Eleanor-Rigby, sa quête de vérité. J’ai apprécié ce jeu de piste, je ne voulais pas arrêter ma lecture sans avoir découvert ce corbeau et reconstitué la vérité. 

On avance d’interrogations en découvertes. J’ai découvert assez tôt le lien qui unissait Eleanor-Rigby et George-Harrison mais il m’a fallu un peu de temps pour découvrir le trésor que l’une des mères avait gardé et qui était le père de George-Harrison. 

J’ai apprécié ces voyages entre Londres, Baltimore, Montauban ; entre le passé et le présent.  J’ai aimé l’alternance des points de vue, le fait que plusieurs personnes révèlent un bout de la vérité. Chacun de nous détient une part de vérité 🙂

Je me suis attaché à trois personnages : Michel, le frère d’Eleanor-Rigby, pour ses interventions très « philosophiques », George-Harrison pour son pragmatisme, May pour son authenticité, ses déconvenues en amour. 

La dernière des Stanfield souligne l’importance d’une famille unie et des amitiés fortes pour se construire. 

Il se lit aisément grâce au style fluide de l’auteur. Il offre une lecture assez intéressante mais ce n’est pas une histoire bouleversante, extraordinaire. Il m’a manqué un rythme haletant, des émotions fortes, du suspens.

Pour une fois, je n’ai pas fermé un roman de Marc levy sans regretter le temps passé à le lire et rien que pour ça je dis : Bravo à l’auteur !

Continuez sur cette lancée, Marc Levy et je finirai par être votre groupie, qui sait ? 😀

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Parution : 20 Avril 2017
Maison d’édition : Robert Laffont
Nombre de pages : 480
Prix : 21,90 €

lauteur

Après avoir passé six ans à la Croix Rouge et dirigé un cabinet d’architectes, Marc Levy publie son premier roman Et si c’était vrai aux Éditions Robert Laffont en 2000. Ce roman connaît un succès immédiat en France ainsi qu’à l’étranger, et est adapté au cinéma en 2005 par Dreamworks. Depuis, Marc Levy a écrit 17 romans. Il est traduit en 49 langues, et les ventes de tous ses romans ont dépassé les 40 millions d’exemplaires dans le monde.

Vous avez déjà lu Marc Levy ? Lequel de ses livres avez-vous adoré ? Détesté ?

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Lu : Délivrances de Toni Morrison

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Dans son onzième roman, qui se déroule à l’époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes.

Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge – à autrui ou à elle-même – et du fardeau de l’humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l’avenir avec sérénité.

l'Afrique écrit

 

Comment se sent-on quand  :

  • on doit sans cesse quémander l’attention de sa mère ?
  • notre mère n’ose pas nous toucher et déteste notre couleur de peau ?
  • on est regardé de travers à cause de notre couleur de peau ?
  • on est la responsable du départ de son père ?
  • on abuse de nous et que notre mère reste silencieuse ?
  • notre mère se libère de sa responsabilité parentale, nous livre à nous-même ?
  • on est injustement accusée, victime de propos mensongers, et que notre vie vole en éclats ?

Comment doit-on réagir quand on vole l’innocence de notre frère bien-aimé en abusant de lui, en lui ôtant la vie ?

Comment faire le deuil de son passé ?

Qu’est-ce qu’on est prêt à faire pour être aimé ?

Ces interrogations sont l’architecture de ce roman choral. A tour de rôle Lulu Ann (ou Bride), Brooklyn, Sofia, Booker, Rain et Sweetness répondent à ces questions en exposant les fautes commises, les rancœurs. Ils ont tous un point commun : ils portent un fardeau. Un fardeau qu’ils ont choisi de porter, un fardeau qu’on leur a sommé de porter. Certains ont besoin de pardonner, d’autres ont besoin de se faire pardonner.  

J’ai été attendrie par Rain, cette petite fille débrouillarde, au caractère bien trempé qui a connu bien des misères mais les dédramatise.

Ce roman aborde des sujets difficiles comme les sévices sexuels faits aux enfants, la responsabilité parentale, la condition d’être noire.

Bien que, avec l’aide de Jeri, elle ait tiré parti de sa peau foncée en la mettant en valeur, en la rendant séduisante, elle se rappelait un échange qu’elle avait eu avec Booker un jour. Comme elle se plaignait de sa mère, elle lui avait dit que Sweetness la détestait en raison de sa peau noire. « Ce n’est qu’une couleur, avait-il dit. Une caractéristique génétique : pas un défaut, pas une malédiction, pas une bénédiction ni un péché. »

J’ai souvent été regardée de travers à Dieppe (Haute-Normandie, France) quand je me retrouvais dans les bus. Je me demandais si ces gens n’avaient jamais vu de noirs. 

J’ai apprécié la narration poétique, très descriptive de l’auteur et ces références à la musique. J’ai apprécié l’originalité de la famille de Booker et sa relation avec cette femme dont la beauté éblouit.

Ai-je noté un bémol ? Hummm… l’intrigue un peu linéaire. Le style de l’auteure est assez soutenu. Il faut être très concentré pour ne pas être perdu.

Le titre original du roman est «God Help the Child ». Je trouve que le titre en français : Délivrances » a été bien choisi. Dans ce roman, il est question de plusieurs délivrances : délivrance du deuil, de l’injustice, de la colère, de la dépendance affective, du mensonge, de parents irresponsables, du passé accusateur.   

C’est un roman à lire quand on veut être délivrée de l’ennui. 🙂

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Editeur : CHRISTIAN BOURGOIS ÉDITEUR

Format : existe en broché, kindle

Nombre de pages : Broché, 198 pages

TraducteurChristine Laferrière

Dépôt légal : août 2015

lauteur

Toni Morrison (de son vrai nom Chloe Anthony Wofford) est une romancière américaine.
Née dans une famille ouvrière, Toni Morrison s’intéresse très tôt à la littérature et se passionne en particulier pour les œuvres de Jane Austen et Léon Tolstoï.
Elle reçoit le prix Nobel de littérature en 1993 pour l’ensemble de son œuvre. L’Académie suédoise voulait ainsi récompenser celle « qui, dans ses romans caractérisés par une force visionnaire et une grande puissance poétique, ressuscite un aspect essentiel de la réalité américaine ».

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Il en va ainsi depuis Matthieu l’évangéliste, Rodrigue Ndong

Résumé de l'oeuvre

Dans la ville, il pleut. Ils clament les uns à la suite des autres que c’est ainsi qu’ils l’ont trouvée. Comment mettre cela en doute, personne n’a touché au corps. On s’est contenté de regarder et on s’est signé pour la plupart. Certains ont crié et d’autres sont restés ébahis.
Une jeune femme est morte. Elle avait seize ans, un mètre soixante-dix, menait une vie de luxe sans toujours disposer des moyens de sa politique. Elle avait un physique agréable, on lui a brisé le cou. Elle a encore les quatre membres ficelés et un filet de sang coagulé glisse de son cul. Elle est nue et n’avait pas de poil. Un beau visage, malgré la mort. De beaux seins, de jolies cuisses. On l’a tuée par strangulation, à première vue.
Rattraper l’auteur de cet homicide, l’inspecteur le savait d’emblée, lui en coûterait.

Il en va ainsi depuis Matthieu l'évangéliste

Le résumé de l’oeuvre n’est-il pas prometteur ? N’annonce-t-il pas un excellent moment d’enquête policière ? J’ai sauté de joie lorsque Edilivre m’a donné l’occasion de le lire en service presse. Le livre n’étant pas du tout volumineux, je m’attendais à un rythme haletant. Mes attentes ont-elles été comblées ? 

 

l'Afrique écrit

 

Une jeune fille de 16 ans a été assassinée. L’inspecteur anonyme est en charge de l’enquête.  La victime, il la connaît très bien, c’est la sœur de son amante.  

Des choses étranges sont arrivés à l’inspecteur, il a la migraine et a perdu des objets très personnels. Sont-ils des indices ? Est-il lié au crime ? 

Le lecteur accompagne l’inspecteur dans ses interrogatoires. On découvre l’imperméable jaune, le voisin de la défunte ; le paralytique, enseignant de philosophie ;  l’infirmière abonnée à la luxure ; Frank Branly, le faux prophète ; Sœur Barbara qui goûte aux plaisirs de la chair. 

Les secrets se dévoilent, d’autres meurtres sont commis et nous rapprochent de fil en aiguille du meurtrier de la jeune fille. 

L’histoire est assez intéressante mais j’ai eu beaucoup de mal avec sa forme. La narration est quasi absente, on a affaire à des séquences de faits. Cette narration déséquilibrée perturbe. 

Le style alambiqué de l’auteur m’a laissée perplexe. 

« Quand il parle, son bras gauche s’agite comme s’il bégayait. Cette situation donne en effet au paralytique, à son corps défendant, la structure d’une identité remarquable. »

Euh… elle est comment la structure de l’identité remarquable ?

 

« Le logement est toujours dans le même état, moins le cadavre de sa frangine. Et rien n’est rangé depuis le passage des flics et je m’interroge sur la signification de la vérité des sentiments humains« 

J’ai longtemps cherché l’importance de la phrase soulignée dans ce paragraphe. 

Le caractère très cru de ce polar m’a fortement déroutée, limite choquée. J’aurais voulu plus de subtilité pour toutes les scènes et allusions au sexe. 

Quelques maladresses dans la tournure des phrases et des fautes d’orthographe m’ont également gênée : « Elle dit que son sexe lui brûle », « les pullules que j’ai avalées n’ont servi à rien »

CONCLUSION : Mon avis est mitigé. L’histoire est assez intéressante et se laisse lire rapidement mais les bémols énoncés plus haut l’empêchent d’atteindre le niveau tant désiré du « coup de cœur ». 

 

Christmas

Thème : Roman policier / suspense

Format : Roman (134×204)

Nombre de pages : 86

Date de publication : 2 décembre 2016

C’est une folie de haïr toutes les roses parce qu’une épine vous a piqué, d’abandonner tous les rêves parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé, de renoncer à toutes les tentatives parce qu’on a échoué…

lauteur

Rodrigue Ndong a à son actif, déjà plusieurs ouvrages qui touchent à de nombreux domaines, souvent abordés sous des angles singuliers. Avec ce troisième roman, il pénètre sur des terres nouvelles où sexe, alcool, drogue et revolver à six coups sont au rendez-vous.

GM signature

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

American Dreamer de Marina Niava, lu et….

Résumé de l'oeuvre

Ce roman, dynamique et savoureux, nous emmène dans le milieu afro-américain branché de New-York. Saliou Sangaré, un jeune Ivoirien immigré est associé dans un studio d’enregistrement. Sa vie est celle de son époque : brassage culturel, humour, réactivité, musique et ambitions. L’originalité de cet ouvrage coloré tient d’abord au don très particulier de Saliou qui « scanne »…, ce qui l’amènera dans des aventures hors du commun. 

l'Afrique écrit

Le rêve américain ne m’habite pas. Je ne rêve pas de visiter New-York mais l’auteure a réussi à me donner l’envie d’y aller à travers la vie animée de Saliou. J’ai retrouvé l’univers décrit dans les experts Manhattan ou autres séries américaines se déroulant à New-York. J’ai pris un billet simple pour New-York sans me poser de questions et en n’oubliant pas de prendre avec moi ma Côte d’Ivoire. L’auteur mêle avec grand soin le français et le nouchi, l’argot ivoirien. Cet usage harmonieux rafraîchit son écriture, la rend accessible.

Le caractère romantique de l’oeuvre est perceptible dès les premières lignes. L’histoire débute avec une soirée où Saliou et son pote et associé, Sam, nous font découvrir les femmes de leurs vies ou plutôt les femmes qui tournent autour d’eux, celles qu’ils mettent dans leurs lits. 

Comme toujours, un don Juan tombe sur une femme qui remet en question son statut, lui donne envie de réellement tomber amoureux. Saliou n’est pas une exception. J’ai bien aimé l’arrivée de cette femme dans sa vie et son caractère bien trempé même si j’aurais voulu une histoire d’amour plus compliquée, plus énigmatique. 

J’ai encore plus aimé le côté science-fiction qu’apporte le don de Saliou et pourtant ce n’est mon genre favori. Saliou, le mec soigné, a une particularité : il ne rêve pas quand il dort, il s’immisce dans le rêve de celles avec qui il « dort ». Ce don original intrigue. A quoi sert-il ? Comment Saliou l’utilise ? Telles sont les questions que l’on se pose en poursuivant le récit.

J’ai beaucoup aimé son passage au laboratoire (je ne vous en dis pas plus pour garder le mystère 🙂 ), sa rencontre avec B, cette jeune fille avec un don particulier comme lui. Cette partie est la plus riche en surprises. J’ai eu l’impression de regarder un film. J’aurais voulu que cette partie soit plus exploitée, qu’elle dure plus. J’aurais également voulu que le don de Saliou ne lui serve pas uniquement mais aux autres également. Pour moi, un don doit servir aux autres sinon il ne sert à rien. 😛

J’ai passé un bon moment de détente et d’évasion avec « American Dreamer« . Le style descriptif, dynamique et limpide de l’auteur donne un caractère captivant à l’oeuvre. Les 174 pages de l’oeuvre se laissent lire en quelques heures. 

« American Dreamer » est un récit de qualité, les personnages tant principaux que secondaires sont bien construits, ils ont une âme. J’ai bien aimé le personnage de Sam, son côté désinvolte et sa nature de bosseur. 

Vous avez perdu l’envie de lire ? Vous voulez découvrir New-York sans y aller vraiment ? Vous êtes en panne de lecture ? Vous voulez lire une histoire romantique mais pas que ça ? « American Dreamer » est le livre qu’il vous faut. 

Christmas

Editeur : NEI CEDA

Nombre de pages : 174 pages

Année de publication : 2016

Format : papier 

Prix : 2800 F CFA dans toutes les librairies de France et à 3000 F CFA auprès de l’auteur

Extrait : Je sortais avec cette fille, Jameel, une magnifique Somali, il y a trois ans de cela, à Atlanta. Jameel était super mais faisait sans cesse des cauchemars atroces qui la perturbaient aussi par ricochet. Elle devait avoir un problème, j’ignore lequel. Peut-être son enfance dans un pays en guerre ? Au bout de huit mois à me réveiller en sueur, torturé par d’horribles visions, j’ai fini par m’en séparer. Elle n’avait pas besoin de moi mais d’un psy. Il n’ y a qu’un rêve d’elle que j’ai voulu garder en mémoire. Celui où elle recevait l’une après l’autre dans une salle, des personnes chères à son cœur. Ces personnes lui donnaient des conseils, et chacune un indice vers un mystérieux trésor caché. Je ne figurais pas parmi ces personnes. Je me dis en rigolant que c’est peut-être ce qui m’a poussé à rompre. 

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Credit photo Marina Niava

Cinéaste, communicatrice et auteure, Marina Niava signe ici son premier roman. Elle écrit American Dreamer bien avant de séjourner au pays de l’Oncle Sam. A travers cet ouvrage, elle matérialise une longue histoire d’amour avec les lettres. 

GM signature

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Ca va être ta fête ! le livre kinder surprise

Résumé de l'oeuvre

De la Saint-Roméo à la Saint-Aimé, en passant par la Saint-Vincent-de-Paul, Cécile Delacroix revisite les saints pour mieux égratigner les humains ; les hommes de préférence, tour à tour lâches, escrocs, machos mais tendres aussi. En une quarantaine de courtes chroniques de la vie ordinaire, toujours drôles, souvent désopilantes, parfois même dramatiques, elle nous emmène dans la vie de femmes aimantes, amantes, soumises ou révoltées, qui nous touchent parce qu’elles nous ressemblent.

 

La rupture à la Saint-Sylvestre, les déboires d’une actrice à la Saint-Oscar, la retraite tant attendue de Martine à la Sainte-Félicité, le week-end en amoureux d’amants adultères à la Saint-Fidèle, les gaffes de Sophie à la Sainte-Prudence… Cécile Delacroix s’empare de l’éphéméride pour revisiter avec humour les aléas de la vie, de l’amour, de l’amitié. Avec une tendresse grinçante, elle dresse le portrait de femmes, jeunes ou moins jeunes, en prise avec un quotidien qu’elles tentent désespérément de maîtriser ou d’infléchir. Une grande bouffée de rire en ces temps où la place des femmes est constamment discutée par des hommes bien intentionnés.

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Le résumé du livre racontant fidèlement le fond de l’histoire, je ne vais pas tirer en longueur.

Ca va être ta fête !, c’est 40 dates, 40 nouvelles décalées s’étalant sur une année.

Du 1er Janvier au 31 décembre, des femmes et des hommes nous font vivre leur quotidien agrémenté de faits que nous avons déjà vécu comme feindre d’être malade pour éviter une journée de travail (ou d’école) et finir par l’être véritablement.

Des femmes et des hommes à l’imagination débordante nous racontent les aléas de leur vie, leur stratagème pour sortir d’une vie routinière, étouffante. 

L’auteure a réussi à m’emporter dans la quasi majorité des nouvelles. Elle m’a séduite par son habile écriture, ses intrigues bien construites à l’allure d’un Kinder surprise. Les fins inouïes des nouvelles nous rendent accro, on en redemande encore et encore.

J’ai eu un énorme coup de coeur pour les nouvelles  25 mars et 30 octobre.

Dans la nouvelle 25 mars, un jeune homme s’apprête à faire une déclaration importante à ses parents, on pense à un coming out mais ce qu’on croit n’est pas la réalité.

Dans la nouvelle 30 octobre, un homme nous raconte l’aventure odyssée à laquelle il participe, une aventure avec un seul gagnant. La fin est étourdissante. Je n’y aurais jamais pensé.

Ca va être ta fête ! est un livre rafraîchissant, drôle, original, surprenant que je recommande à tous. 

Envie de découvrir en exclusivité l’une de ces nouvelles ? Vous n’avez qu’à remplir ce formulaire ou m’envoyer un message sur ma page Facebook.  

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Date de publication : février 2017

Format : 14 x 21 cm

Format e-pub : 146 pages

Maison d’édition : Le Texte Vivant

Liens d’achat : ici et

l'auteur du mois

Cécile Delacroix est née à Paris à la fin du siècle dernier. Danseuse classique contrariée, pianiste laborieuse, elle s’est finalement résignée à une carrière de juriste, sans pour autant perdre de vue son goût pour la créativité ou renoncer à ses ambitions artistiques.  C’est en s’inspirant de sa vie mais aussi de celle de ses consoeurs, de ses amies qu’elle a écrit ces chroniques, pour le simple plaisir de réinventer des histoires de tous les jours. Ça va être ta fête ! est son premier ouvrage édité.

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

RDVBAM Challenge : A la rencontre de Latitudes féminines 08°N – 05°O d’Essie Kelly

Le 1er dimanche sur le blog c’est le jour du challenge RDVBAM. Le thème du mois est la journée de la femme, journée internationale qui sera célébrée le 8 mars prochain. Journée qui rappelle les combats remportés par les femmes pour une amélioration de leurs conditions et les luttes qui restent à mener.

Pour ce challenge, je ne vais pas vous présenter un récit mais un livre dont l’univers est très féminin et féministe. Il s’agit de Latitudes féminines d’Essie Kelly, jeune auteure ivoirienne. 

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J’avais bien aimé sa plume dans l’ouvrage collectif Poings d’interrogation et j’ai eu envie de lire sa plume dans un autre contexte.

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À travers plusieurs portraits, nous visitons une Afrique moderne au cœur de laquelle les femmes se cherchent, s’interrogent et se découvrent, creusant au fond d’elles pour trouver la force d’affronter un quotidien pas toujours clément. Partagées entre soumission et affirmation de soi, elles tâtonnent à la recherche d’une identité qu’elles se construisent pas à pas. Tandis que les insoumises se rebellent, les plus dociles s’effacent mais toutes sont animées par ce désir de vivre intensément chaque minute de leur vie.
Bravoure, courage et résilience : trois mots qui guident les pas de ces millions de femmes, jour après jour.

 

l'Afrique écrit

 

11 récits composent ce recueil : Black dandy, mon envie, la faiseuse d’anges, ce toi qui a fui mon moi, l’homme fort, la revanche, le pigeon, la femme indépendante, sous tes yeux, mon sang, Aba.

Des femmes prennent la parole à tour de rôle pour dire les choix qu’elles font. Si certaines choisissent le confort plutôt que l’amour, d’autres mènent deux vies parallèles pour avoir confort et amour.

Elles font des choix pour que l’homme qu’elles aiment les respecte, l’homme qu’elles entretiennent soient uniquement à elles, l’homme qu’elles désirent ne refusent pas leurs avances. Elles exposent leurs plans B pour être toujours aimés quand le premier amour fait défaut.

Elles expriment les débâcles de leurs vies amoureuses, les douleurs de leurs vies de mère (l’enfant brigand, l’enfant qui s’annonce au mauvais moment, la fille qui prend le rôle d’épouse de la mère)

Ces femmes crient en silence ou haut et fort qu’elles veulent disposer librement de leur corps, pouvoir aimer des femmes si elles le veulent.

Ces femmes luttent à leur manière  contre l’adultère de leurs hommes.

Les récits sont très bien écrits et agréables à lire.  J’ai eu un faible pour les écrits narrés à la deuxième personne. Je trouve cette narration poétique.  

J’ai moins aimé ce féminisme qui veut vivre en dehors des principes chrétiens (mon référentiel de vie) : avortement, homosexualité. Ce n’est pas ma vision du féminisme, je ne me suis donc pas retrouvée dans ces récits. 

J’aurais voulu que l’auteur ne limite pas le féminisme aux relations amoureuses, j’aurais voulu lire des récits féministes où la femme lutte pour accéder à l’éducation, avoir sa place en politique, avoir les mêmes droits qu’un homme dans la sphère professionnelle ou le droit de propriété. En Sierra-Leone par exemple, selon le droit coutumier, une femme ne peut hériter des biens de son conjoint. Elles n’ont d’autres choix que d’épouser un parent de leur mari pour assurer leur survie.

Si vous voulez entrer dans l’univers féminin et féministe d’Essie Kelly, vous pouvez vous procurer le livre ici.

Je n’ai pas envie qu’on me juge et qu’on me traite de monstre. Je ne veux pas qu’on me fasse de leçon de morale en me considérant comme une irresponsable parce que je n’ai pas veillé à prendre mes précautions ou encore qu’on m’insulte de tous les noms en insistant sur le fait que je serai une criminelle parce que j’ai tué mon enfant. J’aimerais le garder, mais je ne peux pas… Ce qui devait être un heureux événement se présente à un très mauvais moment…

Les gens n’ont pas le droit de juger, qu’ils laissent à Dieu le soin de le faire. Ils peuvent bien brandir ces lois absurdes qui nous refusent le droit de disposer librement de notre corps, mais ils ne sont pas à notre place. Ce sont des mots qu’ils prononcent tandis que ce sont des émotions que nous vivons.

Il n’aimait pas sa présence, en fait il détestait simplement être seul

La patience c’est attendre le bon moment pour lancer les dés ou retirer ses pions

C’est inéluctable et la femme est faite pour subir, c’est en cela qu’on mesure sa force et sa dignité.

 

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Maison d’édition : Edilivre

Thème : Roman de société / actualité

Format : Roman (134×204)

Nombre de pages : 114

Date de publication : 5 août 2016

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