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[Service presse] Seulement par amour, série 3 Bastien

J’ai découvert Lise Marcy grâce à son roman Pour l’amour de Robin.

Elle m’a proposé de découvrir en avant-première Bastien, la série 3 de Seulement par amour. Le but de ces séries est de faire lire des lecteurs qui n’ont pas le temps de lire des pavés.

J’aime me sentir privilégiée alors je n’ai hésité que pendant quelques secondes avant de dire oui. Merci Lise pour cette opportunité de lecture et de critique 😀

Résumé de l'oeuvre

Le jour où Bastien rencontre Caroline alors qu’ils n’ont que 7 ans, il en tombe amoureux. Placés dans la même famille d’accueil, il la prend sous son aile et la protège. Un lien fort se noue donc entre eux. Mais à 15 ans, Bastien est adopté par un couple de parisiens aisés et il déménage à plus de 200 km de Caroline. Avant son départ, il lui fait la promesse de venir la chercher le jour de leur 18 ans. Le jour J, Bastien malgré lui ne peut honorer la promesse qu’il a faite à Caroline. Désespérée, elle s’enfuit de sa famille d’accueil et fonce tête baissée à Paris…

l'Afrique écrit

Curieuse, j’ai voulu savoir ce qui se passe derrière les trois points de suspension du résumé de l’oeuvre.

J’ai découvert une histoire d’amour rose bonbon. Un amour qui soutient, protège. Il n’a ni honte, ni peur des défauts de l’être aimé. 

Bastien est accro à Caro. Le jour où je tombe sur un mec qui m’aime autant, je divorce du célibat. 

Durant ma lecture, j’ai été impressionnée par son amour pour elle. Un amour qui date de l’enfance et qui ne s’est pas édulcoré. 

Mais la belle Caro broie du noir. L’auteure a réussi à me surprendre, j’ai eu un choc lors des retrouvailles de nos amoureux. Jamais je n’aurais imaginé qu’elles se feraient de cette façon. 

Bastien va l’aider à se relever. Caro va se relever, tomber, se relever à nouveau. Le combat contre l’addiction n’est pas facile. 

J’ai apprécié les thèmes abordés dans ce récit : l’addiction, l’adoption, la condition des SDF, la confiance en soi, la détermination à réussir. 

Comme dans toute romance qui se respecte, il y a des antagonistes, des briseuses de rêve. Stelly tient ce rôle à la perfection. Qu’est-ce qu’elle m’a agacée avec ses manigances pour avoir Bastien !

J’ai moins apprécié certains clichés comme la simulation de grossesse pour se faire épouser, nier ses sentiments pour provoquer la rupture. Je fais une overdose de ces péripéties dans les romances. 

 

En conclusion ?

Bastien a été une lecture intéressante. Très courte et avec l’accessibilité du style d’écriture de l’auteure, c’est la lecture idéale à placer entre deux gros pavés. Ce récit m’a donné envie de découvrir les séries qui l’ont précédé.

 

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Disponible sur AMAZON le 21/03/2018

Existe en format numérique et broché

Nombre de pages : 147

Prix d’achat : 10€ la version papier / 2,99€ la version kindle 

Connaissiez-vous Lise Marcy ? Lequel de ses romans avez-vous lu et apprécié ?

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Throwback Thursday Livresque 27 Spéciale PRINCESSES D’AFRIQUE

Hello my world ! Pour mon retour dans le Throwback Thursday Livresque, j’ai décidé de vous présenter l’une de mes lectures de janvier. Cette participation est spéciale parce que je reprends tous les thèmes du mois de janvier. Le livre que je vais vous présenter cadre en effet avec tous ces thèmes.

C’est un livre dont j’ai envie de parler 

 

C’est un livre avec une lueur d’espoir 

 

 

C’est un livre d’héroïnes

 

 

C’est une lecture cocooning

 

Pour mon anniversaire, j’avais décidé de retomber en enfance. J’avais donc demandé ce livre en cadeau et je l’ai eu ! Merci encore au généreux bienfaiteur qui m’a offert Princesses d’Afrique de Christine Palluy. 

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Blanche Neige, Cendrillon, la belle au bois dormant, la petite Sirène, la Belle et la bête… Ces noms ne me disent plus rien depuis ma rencontre avec Babila, princesse de la savane, Hawa, princesse du fleuve, Mayeni, princesse des villes et des jardins, Kiara, princesse des dunes, Bisombo, princesse de la forêt, Yennenga, princesse guerrière et Naatou, princesse de la mer.

Sept princesses originaires de la Tanzanie, la Côte d’Ivoire, la Namibie, le Ghana, la Mauritanie et les Seychelles nous font voyager dans leurs beaux pays et nous partagent leurs aventures.

Ces jeunes filles et femmes sont ingénieuses et téméraires. Elles ne reculent pas face aux attaques de l’ennemi. Véritables guerrières, elles ne sont point silencieuses quand l’intégrité collective ou individuelle est attaquée. Elles déjouent les complots, les ruses avec brio. Elles n’abandonnent pas leurs rêves malgré les obstacles qui se dressent sur leurs chemins.

J’ai eu un énorme coup de cœur pour Hawa, Bisombo et Yennenga.

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Hawa est une talentueuse teinturière. Consciencieuse, elle aime le travail bien fait. L’écho de son talent se fait entendre au palais. Le roi lui commande sa tenue de mariée. Magou, la méchante voisine d’Hawa usurpe ses créations. Hawa, prise pour une menteuse est jetée en prison. En usant de sa finesse d’esprit, elle va déjouer les plans de Magou et restaurer son honneur.

 

 

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Yennenga est une princesse guerrière. Unique enfant du roi, il l’élève comme un garçon. Yennenga devient une amazone. Général de l’armée du royaume de Dagomba, elle remporte toutes les victoires à la tête de la cavalerie royale. Quand se pointe l’envie de se marier, son père refuse, jugeant ses prétendants pas à la hauteur. En colère, Yennenga quitte le royaume. Elle y revient lorsqu’elle fonde une famille. Aucune femme quel que soit le métier d’homme qu’elle exécute ne doit refouler sa féminité. Quel beau message, n’est-ce pas ?

 

 

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Bisombo est une orpheline pygmée. C’est une femme exemplaire. On lui dit qu’elle trouvera vite un mari. Avant cela, Bisombo veut réaliser son rêve, devenir guérisseuse. Tenace, elle ne fléchira pas à la première adversité. Persévérante, elle parviendra à percer les arcanes de l’art de la guérison. Le message derrière ce conte est puissant et j’y ai été très sensible.

 

 

Les illustrations de qualité ont été réalisées par un collectif d’illustrateurs. J’ai amplement apprécié celles de Hawa faite par Aline Bureau, Kiara réalisée par Sophie Lebot et Bisombo réalisée par Sybile.

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Ce recueil de contes est à mettre dans les mains des petites et grandes filles. Les princesses viennent d’Afrique mais le message de courage, de vertu, de conscience professionnelle, de générosité, de persévérance, de pardon et de protection de la nature qu’elles véhiculent est universel !

 

 

Editeur : LITO

Prix : 18 euros / 11900 francs CFA (disponible à la librairie de France)

Lien d’achat : ICI

 

Quel livre de votre bibliothèque cadre également avec tous les thèmes du Throwback Thursday Livresque ?

 

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Nathacha Appanah, à la noce d’Anna, j’étais.

Pendant la noce d’Anna, sa mère se souvient. De la jeune femme qu’elle a été, si différente de sa fille aujourd’hui, de ses rêves, de ses espoirs, de ses envies ; parce qu’elle en a encore, des envies, cette femme célibataire qui marie sa fille… Pendant la noce, l’enfance d’Anna resurgit avec le souvenir du père, de l’absent, de l’inconnu… Et un autre bonheur pointe son nez dans la nuit.

l'Afrique écrit

L’écrivaine débutante que je suis a pris beaucoup de plaisir à découvrir les lignes de cette histoire. La noce d’Anna est un vrai roman. On apprend, on s’interroge, on se divertit. Je suis tombée sous le charme de la plume habile de l’auteure. Ses mots sont justes, son humour subtil, ses descriptions abouties.

Sonia et sa fille sont totalement différentes. La mère a un brin de folie, la fille marche dans la droiture, voue un culte au sérieux, à la perfection. Mère et fille ne sont pas intimes. Sonia est emprisonnée dans l’image que sa fille voudrait qu’elle donne aux autres.  Sonia vit avec retenue pour plaire à Anna. C’est sa façon de lui dire qu’elle l’aime. J’en ai voulu un peu à Anna de ne pas laisser sa mère être ce qu’elle est.

Une mère doit être sainte, ne pas faire de faux-pas. Sonia à travers son histoire montre combien la responsabilité d’une mère est grande. Combien il n’est pas aisé d’être une mère célibataire.

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Le jour du mariage, Sonia est rongée par la nostalgie, la mélancolie. Elle évoque son premier et unique amour, le père de sa fille. Elle évoque ses frustrations en amour, ses regrets, sa crainte du mariage, des sentiments tièdes, sa peur de laisser passer sa chance.

Sonia est écrivain. Je me suis retrouvée dans ses interrogations, ses doutes, “la solitude de l’écrivain”, son rapport avec ses lecteurs.

La noce d’Anna nous rappelle de vivre en accord avec son corps et son esprit, vivre pour soi. Le récit s’écoule sur une journée, le jour du mariage d’Anna. 24 heures qui s’écoulent lentement. Une invitation à prendre son temps, savourer chaque instant, vivre au présent, profiter de ce qui nous entoure.

J’ai lu ce livre d’une traite. C’est une longue prose avec des dialogues presque inexistants mais je n’ai pas connu l’ennui. J’ai passé un bon moment de lecture.

En refermant ce livre, j’ai pensé à cette chanson mélancolique de Christine and the Queens.

 

 

Connaissez-vous Nathacha Appanah ? Elle est belle, non ? 😀

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J’ai envie de tenter Blue Bay Palace. Vous en avez entendu parler ?

 

 

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J’ai lu IMATIVE A de June Cilgrino

Dans la sélection des 10 finalistes de la catégorie Romance du Prix des Auteurs Inconnus, j’ai été triste de ne pas voir y figurer IMATIVE A. Je ne suis pas fan de Science-Fiction mais j’ai été séduite par les 10 premières pages de cette oeuvre.

J’ai sauté de joie lorsque les initiatrices du Prix nous ont demandé de choisir notre coup de cœur. UN roman qui figurait dans notre classement, mais qui n’a pas été sélectionné.

Les « Coups de cœur » resteront néanmoins hors concours, et ne pourront être désignés lauréats du Prix des Auteurs Inconnus.

J’ai choisi IMATIVE A et je remercie June Cilgrino qui me permet de découvrir son oeuvre.

Survivre, c’est l’unique combat de Lisor. Mais comment le remporter alors qu’elle vit dans un monde où le seul fait d’être humaine est passible de mort ? Et si elle échappait à la sentence des azras et des hybrides, ces êtres stupéfiants qui dirigent la terre, en se faisant passer pour l’une de ces créatures ? C’est ce que l’Imative A semble rendre possible : une gorgée suffit pour devenir une autre et goûter à une existence merveilleuse. Pour Lisor qui n’a connu que la traque et la peur, les distractions sont nombreuses et sa différence attire et attise bien des curiosités. Toutefois, parce que son secret protège sa vie, elle ne doit surtout pas se laisser séduire par le monde de ses ennemis, ou pire, par l’un d’entre eux…

 

l'Afrique écrit

Fuir – se cacher – survivre voici les mots que conjuguent sans cesse les derniers humains sur terre dont Lisor en fait partie. L’humanité est vouée à disparaître. L’imperfection et la perfection ne peuvent cohabiter. Les seuls êtres à posséder la terre demeurent les azra (humains génétiquement modifiés) et les hybrides (nés d’azra et d’hybride ou de deux hybrides).

La grand-mère de Lisor lui donne une opportunité de vivre en lui donnant une fiole d’Imative A. Avec cette potion, Lisor devient une hybride. Elle est débarrassée de ses maux physiques. Elle rejoint Olyméa, la cité de ses ennemis.

Cette cité est fascinante par sa haute technologie, sa beauté renversante, son éternité enviable. Les fines descriptions de l’auteure nous permettent de visualiser ce monde sans difficulté. J’ai été subjuguée par ce monde parfait, où tout semble si facile. 

Lisor est aussi captivée par cette cité, ce nouveau mode de vie. Elle est sans cesse dans un effet de contemplation de la ville et de ses habitants. On ne compte pas le nombre de fois où les mots « beauté », « beau », « parfait » apparaissent dans le récit.

Son bonheur est teinté de mélancolie, d’un sentiment de trahison. Peut-on être heureux sans nos êtres chers, parmi ceux qui leur ont ôté la vie ?

Lisor est en sécurité dans cette ville mais cette sécurité est à surveiller comme le lait sur le feu. L’Imative A n’est pas en quantité illimitée et des hybrides s’approchent dangereusement d’elle. J’avoue, j’ai eu peur pour elle, peur qu’on découvre qu’elle est une humaine. Quand cela s’est produit, j’ai eu peur pour sa vie. 

Cette science-fiction a une touche d’amour. Une rencontre entre l’imparfait et la perfection, le limité et l’éternel. Elle ne prend réellement forme que dans les dernières pages du livre. Je suis un peu restée sur ma faim.

Des rebondissements interviennent également dans la dernière partie du roman. Un humain qu’on croyait mort a été gardé en vie. Les perrestres (humains génétiquement modifiés) sont une menace potentielle pour Olyméa. Des ébauches de stratégie sont faites. J’imagine que le tome 2 IMATIVE B sera un feu d’artifice. 

IMATIVE A a été une belle découverte, un culte à la beauté, l’amour et l’amitié qui se fout des différences. J’ai apprécié ce parfum de peur, de mélancolie, d’amour, de séduction qui flottait dans ce roman.

J’ai noté quelques bémols. L’auteure s’appesantit beaucoup trop sur la description d’Olyméa, ce qui m’a parfois lassée. Des fautes rebelles ont réussi à se faire remarquer tout au long de ma lecture.  

 

Envie de tenter l’expérience IMATIVE A ? Cliquez ICI

 

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Du chocolat amer servi par Laura Esquivel

Excellent mois de février à tous, je vous souhaite de belles découvertes littéraires.

Mon challenge « littérature sud-américaine » continue. Je reviens au Mexique avec Laura Esquivel.

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Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion. À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d’étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L’amour de la vie est exalté dans ces pages d’un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes œuvres de la littérature latino-américaine. Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s’est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde.

 

l'Afrique écrit

12 recettes gourmandes à souhait pour chaque mois de l’année. J’ai été au début un peu déboussolée, ayant eu l’impression que l’histoire ne se déroulait que sur une année.

Tita, notre héroïne, est une experte en cuisine. Qu’est-ce qu’elle m’a fait saliver avec ses différents plats comme le « mole » de dindon aux amandes et au sésame, son bouillon de queue de bœuf et ses gâteaux ! Quelques-unes de ses recettes ont d’ailleurs un côté aphrodisiaque. J’ai ri de cet effet sur les personnes qui dégustaient ses repas.

Chaque recette introduit un morceau de l’histoire de Tita. Benjamine d’une fratrie féminine, elle se voit attribuer de force un rôle par sa mère autoritaire : s’occuper de cette dernière jusqu’à sa mort. C’est un métier à plein temps, une fonction exclusive. Tita ne pourra donc jamais se marier. Elle doit se consacrer à sa mère. Quelle tradition familiale aberrante !

Comme Tita, on s’insurge contre cette mère égoïste. Comme Tita, on finit par capituler. On plaint cette jeune fille qui ne pourra pas vivre son amour. On partage la soupe de sa colère, sa tristesse. Mélange amer !

Quel supplice de voir chaque jour l’amour de sa vie et ne pas pouvoir le toucher ! On espère voir défaire cette stupide coutume mais elle a été gravée dans le roc.

 

Observant longuement les formes délicates de la figurine, Tita songeait combien il était aisé de désirer des choses durant l’enfance. Rien n’est impossible alors. Quand on grandit, on comprend qu’on ne peut pas avoir envie de tout, que certains désirs sont interdits, coupables. Indécents. 

 

On aurait aimé que Tita naisse d’une autre mère. Mamá Elena n’a pas l’air d’aimer sa fille. Intransigeante, elle ne lui montre aucun signe d’affection.

Tita noie sa solitude dans la cuisine. Cuisiner devient un moyen d’expression d’amour entre son bien-aimé et elle. Il met dans les compliments qu’il lui adresse tout l’amour qu’il ressent pour elle. Tita s’acharne à cuisiner encore mieux, invente de nouvelles recettes afin de bénéficier davantage de ses marques d’amour.

On se remet à sourire lorsqu’apparaît le médecin John Brown. Il aide Tita à tenir tête à sa mère. C’est un homme en or. J’ai eu un coup de cœur pour ce personnage. J’ai apprécié sa gentillesse, sa loyauté, son amour pur envers Tita. Je pensais qu’ils vieilliraient ensemble mais l’auteure a déjoué mes plans.

J’ai apprécié les retournements de situation, la plume poétique de l’auteure, ses touches d’humour et manifestations paranormales, ses astuces de grand-mère et analogies de la cuisine et l’amour. 

Elle tourna la tête et ses yeux croisèrent ceux de Pedro. Elle comprit parfaitement à cet instant ce que devait ressentir la pâte d’un beignet au contact de l’huile bouillante.

 

Tita sut dans sa propre chair pourquoi le contact avec le feu altère les éléments, pourquoi une poitrine qui n’est pas passée par le feu de l’amour est une poitrine inerte, une boule de pâte sans utilité.

 

Ses flashforward m’ont par contre un peu perdue. 

Chocolat amer c’est la lutte d’une femme pour faire cesser une tradition qui n’a aucun sens et vivre la vie qu’elle a choisie. C’est une tendre élégie qui exalte l’amour frustré, déçu et interdit. Il évoque les relations mère-fille parfois compliquées, les rivalités fraternelles.

C’est un roman à mettre dans les mains des passionnées d’amour et de cuisine.

 

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Service presse : romance paranormale avec Cœurs pourpres

Afin de ne pas connaître des moments de lassitude dans mes lectures, j’ai suivi le conseil d’une dévoreuse de livres : alterner les genres. 

Je lis donc pour la première fois de ma vie une histoire de vampires (Oui, je n’ai jamais lu Twilight, juste vu en film)

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Grand merci à Publishroom qui me permet de sauter le pas grâce à ce service presse. Quel est donc ce livre qui représente ma première fois ?

 

Couverture Les coeurs pourpres

Embarquée dans un week-end d’intégration déjanté, Angie, jeune étudiante en psychologie, croise la route d’un vampire qui la mord et la marque comme sienne. Elle se retrouve alors sous la domination d’un être impitoyable, dangereux et diabolique. Sans échappatoire, elle voit sa vie s’effondrer jusqu’à ce qu’elle croise le chemin du frère de son maître, un vampire énigmatique qui fera naître de nouveaux sentiments en elle. L’alchimie est immédiate entre les deux mais que vaut l’amour dans cet univers démoniaque où le sang, les morsures et les secrets les plus obscurs s’entremêlent ?

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Quelle fluidité dans l’écriture ! L’histoire se lit d’une traite. La plume de l’auteure a le style affectif de l’héroïne.

Angie est une jeune femme vulnérable qui n’a pas confiance en elle. Elle est d’une candeur virginale. Sa rencontre avec le duc Laurent va changer le cours de sa vie. J’ai hautement apprécié la personnalité de Laurent. J’avoue, j’étais un peu triste quand certaines pages ne lui étaient pas consacrées. Il a un tempérament de feu, il est dur, intraitable, il a une parfaite maîtrise de ses sentiments. J’ai cru qu’Angie et lui allaient s’amouracher étant donné qu’elle était sa mordue et lui son maître mais l’auteure a faussé mes plans avec l’arrivée d’Alban. 

Plus doux que son frère Laurent, il magnétise Angie. Les émois amoureux débutent mais Alban a aussi son côté ténébreux. Les vampires ne sont pas des saints et Angie va l’apprendre à ses dépens. Comment cette relation va-t-elle évoluer ? Que devient Laurent au milieu de cette relation ?

Motivée par la recherche de la réponse à ces questions, j’ai tourné les pages et qu’est-ce qu’elles se tournent bien ! 

L’histoire n’est pas linéaire, il y a quelques rebondissements notamment avec l’arrivée des sorciers. Certaines actions à la fin du roman restent en suspens. Une recherche sur Amazon m’apprend qu’il y a le tome 2. Vu comment le tome 1 s’achève, j’ai hâte de le découvrir.

L’auteure a réussi à dresser un univers plutôt crédible des vampires. Angie tergiverse beaucoup, sûrement dû à ses 19 ans et son manque d’expérience. Sa naïveté m’a fait penser par moment à Cyrielle. Elle agace mais n’amenuise pas l’intérêt porté à l’histoire. 

Les cœurs pourpres est une belle découverte. Je garde un chic souvenir de cette première fois !

Pour tenter l’expérience, vous n’avez qu’à vous rendre ICI

 

Etes-vous fan des vampires ? Quel livre portant sur cet univers vous a marqué ? Je le noterai avec grand plaisir dans ma liste de lecture de 2019. 

 

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Objectif du mois validé avec Charade de Laurent Loison

Bonjour, gens littéraires d’ici et d’ailleurs ! Depuis mai 2017, je participe à un challenge sur Livraddict 

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Chaque mois, nous avons un objectif. Celui de janvier est : Lire un livre lu par au moins un autre participant du challenge. 

Belial a lu Charade de Laurent Loison en juillet 2017. J’ai donc sorti ce livre de ma PAL.

Couverture Charade

Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé, le visage encore marqué par la douleur de la torture qu’elle a subie. Dans une enveloppe abandonnée sur l’atroce scène de crime, une simple phrase : « les premiers seront les derniers ». Bientôt ce sont d’autres victimes, d’autres messages… Et un mystère qui reste entier.
Pour arrêter ce jeu sordide, le 36 quai des Orfèvres a missionné le commissaire Florent Bargamont. Le brillant mais glacial enquêteur fait équipe pour la première fois avec une jeune et enthousiaste criminologue, Emmanuelle de Quézac. Malgré les rivalités qui font rage au sein du 36, le duo d’enquêteurs se lance à corps perdu à la poursuite de ce tueur en série aussi terrifiant qu’inhumain.

l'Afrique écrit

Charade… Ce titre  a été mon lien de connexion avec ce roman. L’auteur des différents meurtres laisse à chaque fois une phrase :

Les premiers seront les derniers.

Seul des deux est utile à mon second.

Avec mon troisième ou cinquième, tout est dit.

L’antépénultième n’est pas a priori le quatrième, mais l’exception qui confirme la règle.

Mon cinquième emprunt est un tout. 

Mon sixième est mon premier. 

Le tueur est dénommé le tueur à la charade. Florent et son équipe se creusent les méninges pour résoudre les énigmes. Coéquipière invisible, j’ai aussi tenté de les résoudre.

Les meurtres sont complexes, notre logique est sollicitée dans ce gros casse-tête. J’ai admiré la sagacité du tueur, sa capacité de raisonnement. Il m’a grandement fait peur par ses méthodes. Ces crimes sont atroces. J’ai eu mal au cœur en pensant qu’on pouvait autant faire de mal à un être humain et en éprouver du plaisir. 

J’ai été choquée par les tortures abjectes qu’il inflige à ses victimes notamment le supplice du rat. Il s’agit de placer un seau retourné sur le ventre d’une victime, emprisonnant un rat à l’intérieur. Le bourreau chauffait le fond du seau et le rat, cherchant instinctivement à fuir la chaleur, creusait son chemin dans l’estomac du condamné. Dans Charade, le rat a creusé son chemin dans l’intimité d’une femme. Est-on encore humain quand on inflige avec autant de cruauté des martyres à une femme ?

Le tueur a fait plusieurs erreurs comme tuer Ceylan, la maîtresse de Daniel Cholle, antagoniste de Florent Bargamont. Ainsi, j’ai rapidement pu le démasquer. C’est la première fois que j’identifie assez vite le meurtrier. Ça se fête !

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J’ai eu un peu de mal avec la forme de l’oeuvre. L’auteur use d’un langage soutenu qui parfois enchante, parfois agace. J’ai eu l’impression que ce maniement de la langue n’était pas naturel, un peu forcé.

J’ai trouvé la construction des personnages assez réussie. Elle obéit aux schémas des romans policiers et nous rappelle que les policiers ont aussi des failles, des faiblesses… J’ai apprécié Emmanuelle de Quézac. Belle, intelligente, et courageuse, elle est. 

Charade nous invite dans les noirceurs de la personnalité humaine, les conséquences d’un ego surdimensionné. On referme ce livre en ayant une forte pensée pour toutes les victimes des pervers narcissiques. 

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La phrase à méditer :

Le pouvoir est une drogue puissante, ma chérie, et celle-là, elle est légale. 

 

Lien d’achat : ICI

Existe en format kindle, broché.

 

Avez-vous déjà été victime de pervers narcissiques, de manipulateurs ?

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La Kube du temps pour soi, expérience littéraire décapante

Mes amis ! C’est mon anniversaire aujourd’hui ! Avant de recevoir vos tendres vœux, je vais vous conter mon expérience avec …

La box littéraire

J’ai tellement trouvé ce concept intéressant que j’en ai lancé une à Abidjan. Je voulais m’offrir l’une de mes «concurrents» en France mais le coût d’expédition et le délai de livraison me freinaient.

Un jour, une publication sponsorisée sur Facebook changea la donne. La Kube annonçait des envois internationaux pour 6 euros et 90 centimes et de plus le concept de la box était génial :

  • La Kube travaille en partenariat avec un éditeur qui propose des textes inédits ou des goodies.
  • La Kube présente un édito sur l’actualité littéraire.
  • Un libraire sélectionne un livre rien que pour nous et aucune obligation. On peut choisir son libraire.
  • Chaque mois, il y a un marque-page, du thé, une carte pour correspondre avec notre libraire et d’autres goodies en rapport avec le thème du mois.

J’ai débité ma carte bancaire avec grand plaisir pour recevoir la Kube du mois d’Octobre dont le thème était le temps pour soi.

Anthony, cofondateur de la Kube m’avait dit que les délais de livraison étaient longs. J’avais donc prévu que ma box arriverait en décembre et j’espérais qu’elle vienne avant Noël. J’avoue que j’étais très impatiente. J’avais hâte de découvrir le contenu de ma box.

J’ai été très heureuse d’ouvrir ma box le 21 décembre 2017. Je suis tombée sous le charme de l’agenda 2018 offert par l’éditeur invité du mois  : le temps des cerises. J’aime tout dans cet agenda : la couverture, la texture du papier. Chaque semaine, il y a une citation tirée du fonds poésie de l’éditeur et chaque mois un extrait de l’un de leurs romans. Parfaite combinaison pour la poétesse, romancière et férue de lecture que je suis. Cet agenda ne me quittera jamais.

 

 

Le thé du temps retrouvé est délicieux ! C’est du thé rooibos parfumé à la noix de coco, avec des morceaux de pomme et de chocolat. J’ai fait durer mon plaisir en le consommant à compte-goutte.

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J’ai aussi retrouvé l’encens des lecteurs (je l’ai acheté dans la boutique Kube, oui j’ai rattrapé tous les mois où j’avais loupé les pépites de la Kube 😀 ) dont l’odeur ne m’enivre pas.

Il y avait aussi le kit d’initiation à la réflexologie et la lithothérapie. J’ai outrepassé mes préjugés (vous pouvez m’applaudir pour me féliciter) pour tester et j’ai mis l’agate sous mon oreiller. J’attends de voir les effets 😀

Pour le libraire, j’ai choisi Sarah qui est fan comme moi de littérature africaine. Dans la box, il y a le mot du libraire et j’ai été un peu déçue. Je pensais qu’elle était personnalisée. Oui, je voulais que Sarah me laisse un petit mot, sa brève impression sur le livre.

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J’avais déjà le livre qu’elle m’avait proposé alors je lui ai demandé de glisser dans ma box son coup de cœur littéraire : Congo Inc. Le testament de Bismarck.

Résumé de l'oeuvre

Le jeune Isookanga, Pygmée ekonda, piaffe dans son village de la forêt équatoriale où un vieil oncle prétend régir son existence. Depuis qu’il a découvert l’Internet et les perspectives d’enrichissement immédiat que promettent mille variantes de la mondialisation, il n’a plus qu’un objectif : planter là les cases, les traditions, la canopée millénaire et le grincheux ancêtre pour monter à Kinshasa faire du business. Il débarque donc un matin dans la capitale, trouve l’hospitalité auprès des enfants des rues et rencontre Zhang Xia, un Chinois qui fait commerce de sachets d’eau potable et dont il devient l’associé. L’avenir est à lui !
Pendant ce temps, à Kinshasa et ailleurs, le monde continue de tourner moyennement rond : des seigneurs de guerre désoeuvrés aux pasteurs vénaux, des conseils d’administration des multinationales aux allées du Grand Marché, les hommes ne cessent d’offrir des preuves de leur concupiscence, de leur violence, de leur bêtise et de leur cynisme.
Qui sauvera le Congo, spolié par l’extérieur, pourri de l’intérieur ? L’innocence et les rêves, les projets et la solidarité. La littérature, bien sûr, quand elle est comme ici servie par un conteur hors pair, doté d’un humour caustique et d’une détermination sans faille.

l'Afrique écrit

 

La tradition, le village, la brousse ne permettent aucun lien d’interdépendance avec le reste du monde. La mondialisation, Isookanga ne la vivra qu’à Kinshasa alors il part. Kin la belle ne se dérobe pas, elle ne triche pas, elle se montre à lui sous son vrai visage. Elle lui présente ses enfants de la rue, enfants délaissés parce que qualifiés d’enfants-sorciers et les orphelins, conséquences de la guerre.

L’enfant-soldat est devenu commerçant à la sauvette, la belle jeune fille est devenue une enfant-putain et s’offre au militaire des troupes de maintien de la paix de l’ONU. Chacun utilise son corps à sa manière pour survivre.

Le Congo-Kinshasa est un lieu propice à la mondialisation, ce pays est riche en minerais. Pour avoir la main mise sur ces minerais tant convoités à l’échelle du monde, il faut instaurer le chaos. Un chaos qui ôte des vies, remplit les poches des cupides seigneurs de guerre, des militaires des troupes de maintien de la paix de l’ONU corrompus. Oui, tout le monde veut se remplir les poches.

Le narrateur donne une voix à ces enfants forcés à devenir des adultes, à ces femmes torturées. La violence des souffrances qu’on leur inflige est affreuse et c’est triste de constater qu’elle ne provient pas de l’imagination. Elle est réelle et de nombreuses femmes sont à reconstruire physiquement.

Le narrateur ne nous épargne pas les faits horrifiques de la guerre civile qu’a connus la république démocratique du Congo. Soit on décide d’éviter l’horreur en refermant illico presto le livre, soit on décide de l’affronter. Affronter l’absurde, la bêtise humaine.

Ce roman dresse le portrait d’une société abusée et désabusée. Un portrait qui donne l’envie de gémir mais gémir servirait à quoi ?

Rien alors on rit avec Isookanga et son projet de mondialisation qui débute par la vente d’eau venant de Genève. On rit de ce christianisme devenu un business.

La plume de l’auteur est un régal. J’ai apprécié son esprit caustique,

 

 

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la finesse de ses descriptions, sa maîtrise de la langue française et ses clins d’oeil à la culture congolaise. Le roman est riche d’expressions et proverbes lingala :

Esika okoma te, mapata ekweya (proverbe signifiant qu’on se fait des illusions sur ce qu’on voit de loin).

 

 

Congo Inc. Le testament de Bismarck est un roman à lire et à faire lire. Pour en savoir plus sur l’oeuvre, quoi de mieux qu’interroger l’auteur ?

 

 

La Kube a été une belle expérience et si les délais de livraison pour la Côte d’Ivoire sont ramenés à 10 jours maximum, je prendrai un abonnement mensuel avec plaisir et je continuerai l’aventure avec Sarah. Il faut d’ailleurs que je lui envoie la carte de correspondance libraire. Je veux garder le contact avec elle. 🙂

 


 

Vous avez déjà testé des box littéraires ? Laquelle vous ravit le plus ?

Connaissez-vous In Koli Jean Bofane ? Je compte lire son autre oeuvre Mathématiques congolaises, l’avez-vous déjà lu ?

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Les jeunes mortes de Selva Almada

Après le Mexique, cap sur l’Argentine avec Les jeunes mortes !

Couverture Les jeunes mortes

Années 80, dans la province argentine : trois crimes, trois affaires jamais élucidées qui prennent la poussière dans les archives de l’histoire judiciaire. Des “faits divers”, comme on dit cruellement, qui n’ont jamais fait la une des journaux nationaux.

Les victimes sont des jeunes filles pauvres, encore à l’école, petites bonnes ou prostituées : Andrea, 19 ans, retrouvée poignardée dans son lit par une nuit d’orage ; María Luisa, 15 ans, dont le corps est découvert sur un terrain vague ; Sarita, 20 ans, disparue du jour au lendemain.

Troublée par ces histoires, Selva Almada se lance trente ans plus tard dans une étrange enquête, chaotique, infructueuse ; elle visite les petites villes de province plongées dans la torpeur de l’après-midi, rencontre les parents et amis des victimes, consulte une voyante… Loin de la chronique judiciaire, avec un immense talent littéraire, elle reconstitue trois histoires exemplaires, moins pour trouver les coupables que pour dénoncer l’indifférence d’une société patriarcale où le corps des femmes est une propriété publique dont on peut disposer comme on l’entend. En toute impunité.

À l’heure où les Argentins se mobilisent très massivement contre le féminicide (1808 victimes depuis 2008), ce livre est un coup de poing, nécessaire, engagé, personnel aussi. Mais c’est surtout un récit puissant, intense, servi par une prose limpide.

 

mon-avis-de-lecture

Je suis fan des émissions Chroniques criminelles et Enquêtes impossibles. A chaque fois, je me demande comment un être humain peut s’armer d’un couteau, d’un pistolet et décider froidement de tuer un autre être humain. 

A travers ce livre, j’ai découvert des meurtres de jeunes femmes en Argentine, des meurtres jamais élucidés. Les femmes sont violées, étranglées, c’est chose courante dans le pays. Ces jeunes femmes ne feront jamais de fête pour leurs 25, 30 ans, elles n’auront jamais de beau mariage, d’enfants, de petits-enfants. Leurs bourreaux, eux, continueront à vivre. Ils mourront certainement vieux, sans une once de culpabilité pour se livrer à la police.

Ce récit de plusieurs vies est dur à lire émotionnellement, j’ai mis plusieurs fois des pauses à ma lecture. La condition des femmes dans ce pays fait mal au cœur. Elles travaillent très tôt, obligées par leur mari à se prostituer quand ils sont pauvres. Cette domination des hommes écœure.

Nombreuses sont celles qui subissent humiliations, viols, assassinat. Des crimes qui restent impunis. La société argentine ne se soucie pas des maux des femmes, ces êtres n’ont aucun droit…

C’est révoltant de voir que leurs morts sont banalisées, ces jeunes filles n’obtiendront jamais justice, leurs familles devront vivre avec cette fracture toute leur vie. 

Si j’ai été touchée par le fond du livre, j’ai été un peu déçue par la forme : l’auteure revient à plusieurs reprises sur des détails, il y a beaucoup de redondances et quand on sait que ces trois crimes ne sont pas élucidés même en passant chez une voyante, ça enrage ! 

De plus, ce récit a le côté brouillon d’un carnet de notes. L’auteure passe très vite du récit du crime d’une jeune fille à une autre, relate ses souvenirs d’enfant, revient à l’histoire d’autres jeunes filles agressées. Cela porte très vite à confusion. 

Malgré ces bémols, il faudrait que je sois atteinte de folie pour vous déconseiller ce livre. Le sujet qu’il traite est plus que d’actualité. LES FEMMES NE SONT PAS DES OBJETS. ELLES MÉRITENT UN RESPECT TOTAL. La mentalité, les cultures doivent évoluer dans ce sens.

fleur v1

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Bienvenue au village de fantômes avec Pedro Paramo

En 2018, je lis de la littérature sud-américaine et le bal s’ouvre avec Pedro Paramo ! 

 

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On l’a lu d’abord comme un roman  » rural  » et  » paysan « , voire comme un exemple de la meilleure littérature « indigéniste ».
Dans les années soixante et soixante-dix, il est devenu un grand roman « mexicain », puis « latino-américain ». Aujourd’hui, on dit que Pedro Paramo est, tout simplement, l’une des plus grandes œuvres du XXe siècle, un classique contemporain que la critique compare souvent au Château de Kafka et au Bruit et la fureur de Faulkner. Et pour cause : personne ne sort indemne de la lecture de Pedro Paramo.
Tout comme Kafka et Faulkner, Rulfo a su mettre en scène une histoire fascinante, sans âge et d’une beauté rare : la quête du père qui mène Juan Preciado à Comala et à la rencontre de son destin, un voyage vertigineux raconté par un chœur de personnages insolites qui nous donnent à entendre la voix profonde du Mexique, au-delà des frontières entre la mémoire et l’oubli, le passé et le présent, les morts et les vivants.
Cinquante ans après sa parution, voici enfin, d’après le manuscrit original, le grand roman de Juan Rulfo tel que l’auteur l’avait rêvé et conçu.

mon-avis-de-lecture

Maisons vides, portes défoncées envahies par la végétation, rues désertes, village silencieux qui semble abandonné.

Maintenant, j’étais là, dans ce village sans bruits. J’entendais mes pas frapper les pierres rondes qui pavaient les rues, mes pas résonnants, dont le bruit était répercuté par les murs que colorait le soleil du soir.

 

Notre cher ami Juan, grâce à qui nos pieds ont foulé ce village, rencontre Eduviges Dyada. Le village est bien habité mais par des morts, des âmes errantes… 

« Ce village est plein d’échos. Ils semblent avoir été reclus au creux des murs ou sous les pierres. Quand on marche, on a l’impression qu’ils vous emboîtent le pas. On entend des craquements. Des rires. Des rires très anciens, comme lassés de rire. Des voix usées d’avoir trop servi. On entend tout ça. Je crois qu’un jour viendra où ces bruits s’éteindront »

Ces âmes errantes confient la pénibilité de leur vie. Leurs vies ont été acides, elles ont oublié le goût des choses douces. 

– Morte ? Et de quoi ?

– Je l’ignore. De tristesse ? Elle soupirait beaucoup.

– Ça, ce n’est pas bon. Chaque soupir est un souffle de vie dont on se défait.

 

extrait pedro paramo juan rulfo

 

Elles vont également confier à Juan des morceaux de vie de son père Pedro Paramo. Cet homme a régné en maître sur le village. Avare, rancunier tenace, machiavélique et sanguinaire, il est.

 

Le réalisme magique de cette oeuvre est fascinant. Il est difficile de dissocier l’illusion du réel. Il est aussi effrayant. Rencontrer toutes ces âmes errantes pendant la lecture donne la chair de poule, les amis.

La mort est omniprésente dans ce roman. Elle est préférée, adulée, magnifiée. 

Y a-t-il réellement une vie après la mort ? L’au-delà est-il sur terre ou ailleurs ? Pourquoi ne peut-on pas mourir quand on le veut ?

Cette oeuvre pose des questions existentielles. Juan Rulfo y traduit également les croyances mexicaines : leur attachement à la religion comme à la mort en usant d’une plume poétique.

J’ai apprécié ma lecture même si j’ai connu l’égarement à certains moments. La faute à la multiplicité des personnages éphémères et au fait que Pedro Paramo soit raconté par fragment, sans ordre chronologique. 

Certains passages étaient confus : Pedro Paramo a-t-il été assassiné ? Juan est-il mort lui aussi ? 

J’attends donc patiemment que vous lisiez ce roman, vous pourrez sans doute m’éclairer. 🙂

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