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HOMICIDES 241, Tome 3: les flammes du châtiment

La paisible cité du quartier « Charbonnages » est secouée lorsqu’une femme meurt carbonisée dans un incendie qui a embrasé sa villa. Les sapeurs-pompiers confient à la police que l’incendie est d’origine criminelle. Le portrait moral de cette femme aux amants multiples et aux relations sociales contrariées, fait émerger une multitude de suspects ; chacun avec un mobile solide. Qui a tué Brigitte Eyang ? Le capitaine de police Mandy Rose Nguema mène l’enquête.

Dans ce 3e volet des homicides made in Gabon, le capitaine Nguema a affaire à un triple homicide. Brigitte Eyang a reçu plusieurs balles. L’incendie semble avoir été déclenché pour déguiser son assassinat. Le coupable n’a voulu laisser aucune trace de son méfait encore moins des témoins. Le fils de Brigitte et sa nounou sont des victimes collatérales.

La liste des suspects est très longue. Brigitte Eyang est passée dans un nombre incalculable de lits provoquant le courroux des épouses trompées et la rage des amants trahis.

Difficile de plaindre la victime principale et de réclamer justice pour elle. Son côté froid et perfide ne plaide pas en sa faveur. J’ai surtout eu de la peine pour son fils et la nounou qui n’avaient rien demandé.

Les suspects sont écartés peu à peu. On croit un moment avoir deviné l’identité du coupable mais l’auteur nous entraîne sur une fausse piste. La révélation de l’identité du tueur est surprenante. J’ai apprécié qu’on aille au-delà du crime passionnel.

Mandy Rose est une héroïne attachante. L’auteur décrit de façon très précise ses vêtements glamour. C’est la marque de fabrique du personnage mais j’ai trouvé un peu rébarbatif qu’on indique à chaque fois ce qu’elle porte. Je pense qu’on pourrait laisser l’imagination du lecteur jouer de temps en temps.

La vie sociale de notre presque quarantenaire et mère célibataire est évoquée en toile de fond. On découvre son arrière-plan familial et social. J’ai beaucoup apprécié l’humour de sa meilleure amie. Son idylle avec Grégoire Omer Tsiengori progresse lentement. De quoi attiser la curiosité du lecteur pour les tomes suivants.

Au niveau de la forme, la plume de l’auteur n’a pas perdu son accessibilité mêlant français courant à l’argot gabonais.

Je place de grosses attentes dans le tome 4, espérant qu’il soit encore plus original que ses prédécesseurs en termes de déroulement de l’intrigue, le mobile du crime, les thématiques sous-jacentes.

Sinon, vous lisez quoi en ce moment ?

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Pandora box, tome 3 : La gourmandise

12 livres en attente de chronique. Mon excuse préférée : à quoi ça servirait d’écrire un avis de 3 lignes ? Il faut trouver un élan de motivation. Alors, j’ai pensé à un Abécédaire. G comme Gourmandise.

Tézé est le nouveau directeur de l’AFSSA, l’Agence Française pour la Sécurité Sanitaire des Aliments. Il a été nommé à ce poste, malgré son jeune âge, par son père, ministre de la Santé, qui voit d’abord en lui quelqu’un de compétent, mais aussi et surtout quelqu’un de confiance. Son premier dossier porte sur la recrudescence au niveau national des demandes spontanées de tests ESB, visant à diagnostiquer ou non la maladie de la vache folle chez des bêtes en présentant les symptômes. Les tests ont beau s’avérer négatifs, le problème reste entier.

Plongé en apnée dans les méandres de l’élevage intensif, Tézé n’a pas les coudées franches. D’énormes intérêts sont en jeu. L’industrie agro-alimentaire pèse de tout son poids pour calmer le jeu. Mais devant l’augmentation exponentielle de cas troublants, Tézé, résistant aux lobbies, demande des tests plus poussés. Les résultats sont alarmants : tout porte à croire qu’on a à faire à une variante de la maladie de la vache folle, plus terrible encore que la première !

La gourmandise des hommes les aurait-elle rendus fous ?

Je ne me serais pas attardée sur cette bande-dessinée s’il n’y avait pas eu une thématique sur la gourmandise dans le swap marathon de lecture 2022.

J’ai apprécié le coup de crayon réaliste des dessins et le traitement de la gourmandise sous toutes ses formes: gourmand de pouvoir, d’argent et de viande… Jusqu’où l’homme est prêt à aller pour défendre son intérêt personnel ?

Cette BD a l’allure d’un documentaire sur la chaîne agro-alimentaire en Occident. Elle est instructive, à la limite du dérangeant. J’ai eu la désagréable impression d’être indexée, moi qui suis une grande consommatrice de viande. Les auteurs cherchent-ils à me faire culpabiliser ? Je suis pour un meilleur traitement des bêtes mais de là à me passer de viande…

La gourmandise fait partie de la saga Pandora Box dont chaque tome est axé sur un péché capital. Certains d’entre eux m’intéressaient mais j’ai été refroidie par leurs notes moyennes sur Livraddict.

Connaissez-vous la saga ?

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Les trois femmes du consul – Jean-Christophe Rufin

12 livres en attente de chronique. Mon excuse préférée : à quoi ça servirait d’écrire un avis de 3 lignes ? Il faut trouver un élan de motivation. Alors, j’ai pensé à un Abécédaire. F comme Femmes. F comme Françoise ou Fatoumata, les femmes du vieux Béliot.

À Maputo, capitale du Mozambique, aucun client n’ose s’aventurer à l’hôtel dos Camaroes, malgré son jardin luxuriant. C’est que le patron est un vieux Blanc au caractère impossible. Aussi quand on le retrouve mort un matin, flottant dans sa piscine, nul ne s’en émeut. Sauf Aurel Timescu, roumain d’origine, Consul adjoint à l’ambassade de France. Calamiteux diplomate, c’est un redoutable enquêteur quand il pressent une injustice. Trois femmes gravitent autour du défunt. C’est vers l’une d’entre elles que se dirigent arbitrairement les soupçons de la police. Pour démontrer son innocence, le Consul va devoir entrer dans la complexité de relations où se mêlent l’amour, la chair et l’intérêt. Avec sa méthode intuitive et ses tenues loufoques, Aurel va s’enfoncer plus loin que quiconque dans ces passions africaines. Jusqu’à débusquer le « gros coup ». Celui qui a coûté la vie au vieil hôtelier. Et qui nous plonge dans un des plus grands drames écologiques de la planète.


Aurel Timescu, cinquantenaire, arrivé en poste dans la capitale mozambicaine, 6 mois plus tôt, a vécu 15 jours dans l’établissement du défunt Roger Béliot. La femme française de Béliot a été arrêtée et en tant que ressortissante française, elle a droit à une protection consulaire. Le consul Aurel a pour mission de lui rendre visite. Dès la première visite, Mme Béliot Françoise lui demande de la faire sortir de prison. Elle n’est pas responsable de la mort de Béliot. Elle accuse la 2e femme, la Mozambicaine.

Aurel Timescu décide de mener l’enquête.

J’ai eu un peu de mal au début à entrer dans le récit mais une fois l’enquête ouverte, le roman se lit seul. La thématique sous-jacente au meurtre est pertinente et d’actualité. L’enquête est globalement intéressante mais il m’a manqué des rebondissements, des fausses pistes, du suspense.

Aurel Timescu est le personnage central d’une saga de 5 tomes. Les trois femmes du consul en est le tome 2. Avec son caractère bien trempé, sa passion pour le piano, le vin et ses quelques notes d’humour, Aurel sait se rendre intéressant mais pas attachant. Il ne m’a pas communiqué la furieuse envie de découvrir un autre tome.

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Love in the Jim Crow South – Kendra Queen

12 livres en attente de chronique. Mon excuse préférée : à quoi ça servirait d’écrire un avis de 3 lignes ? Il faut trouver un élan de motivation. Alors, j’ai pensé à un Abécédaire. E comme Ennemi. Coucheriez-vous avec l’ennemi ?

Coucheriez-vous avec l’ennemi ?

Dans la Louisiane des années 1920, l’amour est un jeu dangereux.

Même parler à un homme blanc peut faire tuer Eva LaLaurie.

Mais Renard Mauricette, l’homme le plus riche de la ville, a toujours été un rebelle.

Et il a un œil sur elle.

Il veut la conquérir… la posséder.

Elle va tout risquer par amour – et il ferait mieux de faire de même.

Mais au pays du Ku Klux Klan, rien n’est jamais tout noir ou tout blanc…

Si je ne choisissais mes lectures qu’en fonction de la couverture, je n’aurais jamais choisi ce livre. Je pense que l’histoire aurait mérité que l’auteure fasse plus d’efforts.

Renard Mauricette est un homme blanc âgé de 24 ans. A la guerre, il a reçu une forte dose d’éclats d’obus dans la poitrine, les joues et la cuisse gauche. Résultat: il boîte fortement et éprouve de sévères douleurs.

John Butler, l’un de ses domestiques, lui propose de consulter une guérisseuse noire, Eva Lalaurie, jeune femme à l’aube de la vingtaine. Ce que John fait, il n’a rien à perdre.

L’interdite attraction se développe au fil des rencontres. Quand Eva décide de s’y abandonner entièrement, elle découvre l’existence d’Amélie Mordant. Eva s’en veut d’avoir flirté avec un homme blanc et de surcroît marié. Elle met un terme à la relation mais Renard ne l’entend pas ainsi.

C’était un mariage convenu par son père et il vient de divorcer. Il est sûr des sentiments qu’il a pour Eva mais ses sentiments suffisent-ils dans une contrée où blancs et noirs ne doivent pas s’unir?

J’en attendais plus de cette romance interraciale. Les héros ne m’ont pas fait vibrer. Le contexte historique est bien décrit mais il m’a manqué une passion dans les sentiments. Je l’ai ressenti au début mais elle a été éphémère.

J’ai lu cette romance en VO et j’ai trouvé le niveau de langue inaccessible.

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Ta vie est une mission- Marguerite Chevreul

12 livres en attente de chronique. Mon excuse préférée : à quoi ça servirait d’écrire un avis de 3 lignes ? La nouvelle année s’annonce et fait naître un désir: remettre le compteur à zéro. Il faut trouver un élan de motivation. Alors, j’ai pensé à un Abécédaire. D comme développement personnel.

Ce livre propose un cheminement intérieur pour découvrir la mission propre à laquelle DIEU nous appelle, celle qui nous rendra heureux et sera utile pour le monde. Il allie développement personnel et spiritualité.

A travers des exemples, des séries de questions et des exercices concrets, Marguerite Chevreul nous apprend à reconnaître nos talents et à les exercer dans toutes les dimensions de notre vie, aussi bien personnelle que professionnelle.

J’ai beaucoup apprécié ses réflexions sur le travail, les talents et la vocation.


Quels que soient notre âge ou notre situation, nous découvrons nos ressources profondes, sur lesquelles nous pouvons nous appuyer pour identifier notre vocation personnelle et donner du sens à notre existence.
Un livre intéressant pour aller à la rencontre de soi-même. Un ouvrage précieux pour mieux nous connaître et nous engager pleinement dans la mission de notre vie.

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Le complot – Gusto

12 livres en attente de chronique. Mon excuse préférée : à quoi ça servirait d’écrire un avis de 3 lignes ? La nouvelle année s’annonce et fait naître un désir: remettre le compteur à zéro. Il faut trouver un élan de motivation. Alors, j’ai pensé à un Abécédaire. C comme complot.

De quoi parle le texte ?

Un homme convoite les biens de son ami. Il a une stratégie: utiliser sa nièce comme appât. Il conclut un marché avec cette dernière: elle devra séduire l’ami et devenir son épouse. Il est déjà marié mais qu’importe ! La polygamie n’est pas un péché dans leur contrée.

L’ami se laisse séduire, couvre sa belle d’attentions et de cadeaux pour le plus grand bonheur de l’oncle. La femme légitime est délaissée.

Le complot est une dénonciation burlesque de multiples injustices conjugales en Afrique. Dans cette œuvre, Gusto campe, dans des scènes quotidiennes réalistes, les travers de la « jungle » humaine des foyers africains.

J’ai beaucoup apprécié les dessins, j’aime le coup de crayon de Gusto.

J’ai trouvé que l’intrigue avait de la consistance mais j’ai trouvé la fin précipitée.

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Ma révérence – Lupano et Rodguen

12 livres en attente de chronique. Mon excuse préférée : à quoi ça servirait d’écrire un avis de 3 lignes ? La nouvelle année s’annonce et fait naître un désir: remettre le compteur à zéro. Il faut trouver un élan de motivation. Alors, j’ai pensé à un Abécédaire. B comme braqueur ou bande-dessinée.

Ma révérence est l’histoire de 2 loosers. Commençons par Vincent. Ce trentenaire a dilapidé l’héritage de sa grand-mère dans un voyage au Sénégal. Là-bas, il a rencontré Rana, une jeune femme sénégalaise mais l’a lâchement abandonnée quand il a fallu qu’il devienne père. De retour en France, le chômage devient son habitude. Il n’a qu’une envie: retrouver Rana mais pour cela, il faut qu’il ait assez d’argent.

Il a alors la brillante idée de devenir braqueur. Il a déjà sa cible : le fourgon blindé de Bernard, un convoyeur de fonds qu’il a rencontré dans un bar. Ça fait un mois maintenant qu’il le suit et prépare son coup avec l’aide de son complice Gaby Rocket, un mec paumé, toujours dans les embrouilles, alcoolique, chômeur. Un soir, ils se retrouvent pour peaufiner leur plan qui devrait avoir lieu dans les jours prochains. Pour Vincent, c’est un braquage non violent à but lucratif. Mais le plan va fortement dévier de sa trajectoire…

J’ai été captivée par le récit de Vincent: ses galères, ses peurs, ses rêves. Il offre diverses émotions. J’ai développé de l’intérêt pour le braquage social qu’il voulait faire, j’avais envie de connaître son dénouement. J’ai été légèrement déçue par la fin. Je m’attendais à plus.

La narration est rythmée, les dialogues travaillés, les personnages intéressants à suivre, la thématique du rapport à la paternité est également bien traitée.

Le type de dessin n’est pas mon préféré mais à l’analyse, il colle à l’histoire.

J’ai passé un bon moment de lecture et j’espère qu’il en sera de même pour vous si vous le lisez. 

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Child of Her Heart – Cheryl St. John

12 livres en attente de chronique. Mon excuse préférée : à quoi ça servirait d’écrire un avis de 3 lignes ? La nouvelle année s’annonce et fait naître un désir: remettre le compteur à zéro. Il faut trouver un élan de motivation. Alors, j’ai pensé à un Abécédaire. Et on commence bien entendu par la lettre A. A comme Amour.

Les rêves de maternité de Meredith Malone sont enfin devenus réalité. Elle est devenue mère grâce à un don de sperme mais il y a eu une erreur. Sa petite Anna n’est pas blanche comme elle. Elle est métisse.

La clinique « The Children’s Connection » tente d’échapper à un tapage médiatique qui gâcherait sa réputation. Le conseil de direction propose d’offrir un séjour à Cannon Beach à Meredith et de confier son cas à l’avocat de la clinique: Justin Weber.

Afro-américain, Justin Weber (à certains moments, je disais Justin Bieber 😀 ) est veuf et élève seul ses deux petits garçons: Lamond et Jonah. Il passe quelques jours à Cannon Beach avec ses enfants. Il y rencontre Meredith par le biais de ses garçons.

Il m’a été difficile de mettre une pause à ma lecture après les premiers moments passés entre Justin et Meredith. J’ai apprécié le rapprochement graduel entre ce père veuf et cette mère célibataire qui est agacée par les regards qu’on porte sur sa fille métisse.

Lamond et Jonah sont attendrissants et on est ravie de cette famille recomposée qui va se constituer.

L’histoire de Meredith et Justin n’est pas sans obstacle, la mère de Meredith est une raciste non déclarée. Je m’attendais à des coups bas mais elle n’a pas suivi le fil de mon imagination.

J’ai apprécié la sensualité des scènes intimes. On ne tombe pas dans la vulgarité.

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce couple mixte. J’aurais d’ailleurs voulu un HEA et non un HFN.

Léger bémol ? La demande en mariage que j’ai trouvé précipitée.

Une dernière chose à ajouter : j’ai lu en VO et ma lecture a été fluide.

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L’insigne du boiteux – Thierry Berlanda

Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs jeunes fils âgés de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ?
Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, « retraité » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince…

Tout a commencé par …

une envie de lire romans policiers et thrillers qui ne sont pas des pavés. J’ai fouillé sur Livraddict et les retours majoritairement positifs sur cette œuvre ont entraîné ma lecture.

Je rame à contre-courant parce que je n’ai pas passé un bon moment de lecture avec ce roman.

Dès les premières pages, j’ai eu du mal avec le style d’écriture: des tournures de phrase trop grandiloquentes, d’autres plus maladroites.

L’intrigue n’a pas eu longtemps mon intérêt. J’ai décroché à certains moments. J’aime bien les histoires princières mais celle de notre assassin ne m’a pas captivée.

Parlons des personnages. J’ai eu une empathie éphémère pour Jeanne Lumet; aucun flic n’a réussi à me donner l’envie de m’attacher à lui. Je suis restée indifférente au profil de l’assassin. La relation de Jeanne avec le professeur Bareuil m’a mise mal à l’aise. Franchement, un mec qui essaie de forcer un baiser, tente de me peloter, je ne le revois plus jamais de ma vie.

Quant au dénouement final, je l’ai trouvé très théâtral. Je crois que je n’étais définitivement pas la cible de cet auteur.

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TTL 143: Dans la tête de Sherlock Holmes: L’Affaire du Ticket Scandaleux

Avec du retard, je vous présente le Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Un livre à offrir

J’ai choisi une bande-dessinée lue il y a deux mois et qui est un bel objet-livre

Un simple diagnostic médical du Dr Watson se révèle être bien plus que cela…
La découverte d’une poudre mystérieuse sur des vêtements et d’un ticket de spectacle très particulier amène Sherlock Holmes à penser que le patient n’est pas l’unique victime d’un complot de grande ampleur.
Il semblerait en effet que l’étrange disparition de londoniens trouve son explication dans les représentations d’un magicien Chinois. D’autres tickets retrouvés confirment les soupçons du détective…
Dans les écrits de Conan Doyle, Watson n’a pu dépeindre que la face émergée de Sherlock Holmes… Mais dans ce livre, nous pénétrerons visuellement le mental du détective, le long du fil de son raisonnement, et à travers l’architecture de son monde interdit !

Une enquête inédite dans la pure tradition holmésienne avec une originalité de la construction graphique alliant la forme au fond !

Dans cette BD, on est littéralement dans la tête de Sherlock, autant à travers la couverture qu’au fil des pages. Un fil rouge représente le fil des pensées de Sherlock. Il y a beaucoup d’informations à capter. Sherlock exige des lecteurs très concentrés.

J’ai aimé la construction originale des planches, les couleurs sépia utilisées. L’intrigue est prenante, le mystère est très bien entretenu. Le seul bémol : avoir scindé l’histoire en 2 tomes. C’est frustrant pour le lecteur qui n’a pas le tome 2 sous la main.

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?