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TTL 88 : Army of Me and You de Billy London

 Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: A comme…

Anglais

Amour

Army of me and you

Madeline Mpoyi made a choice to focus on the sweeter things in life; chocolates, strawberry laces and sherbet. After all, those things happened to be a million miles away from her childhood and her desperate escape from war-torn Rwanda. To thank the soldier who did all he could to help her and her father flee the horrors of her former homeland, Madeline sends boxes upon boxes of treats to give that same soldier a small glimpse of sweetness wherever he may be. To give him a thank you that can never truly be enough…

Captain Nathaniel ‘Cain’ Goldsmith never served in Rwanda. His father, Major Nathaniel Goldsmith did and never speaks of what happened there. In the midst of his own tour in Afghanistan, Cain begins to receive mysterious packages filled with his favourite things. He hadn’t realized how much he had come to depend on the mysterious Madeline’s sweet letters and even sweeter care packages. On his return to the UK, Cain has Madeline in his sights, deeply intrigued to discover the woman behind the confectionery…

Je triche un peu parce que Army of me and you fait partie de mes 5 dernières lectures mais il sonne comme une évidence. Il est en écrit en anglais, il y est question d’amour et le titre commence par A.

La 4e de couverture a vraiment attisé ma curiosité. J’avais envie de découvrir Madeline. Cette jeune femme d’origine rwandaise, qui pour remercier le soldat qui les a aidés, son père et elle, à fuir les horreurs du génocide, lui envoie des boîtes de friandises en Afghanistan.

Avant de débuter la lecture, j’ai imaginé Cain en Afghanistan rerecevoir les lettres et friandises et se demander qui est cette femme, à quoi ressemble-t-elle. J’ai imaginé son impatience à rentrer au Royaume Uni afin de découvrir sa bienfaitrice en chair et en os. J’ai imaginé leur première rencontre puis les prochaines, les sentiments d’amour s’installant lentement mais avec une profonde intensité. J’ai habillé cette romance de rose bonbon et rouge passion en pensée.

L’auteure a pris une autre voie. Le premier chapitre débute avec la rencontre de Cain et Madeline à Londres. Le courant passe très vite entre eux, l’attirance sexuelle entre vite en jeu.

Si j’ai trouvé le début haletant, le décor de l’histoire se mettant rapidement en place, j’ai trouvé par la suite que la romance est allée trop vite. La passion entre nos héros se ressent mais j’ai plus ressenti une passion sexuelle qu’une passion amoureuse. Il m’a manqué de la profondeur dans es sentiments, des complications ou obstacles à leur vie de couple.

Si l’histoire d’amour m’a moyennement convaincue, j’ai été touchée par l’évocation du génocide contre les tutsi et les retrouvailles émouvantes entre Madeline et le père de Cain.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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The buchanans, book 2: Something right- Rose Fresquez

Jake Larson is good at everything…except relationships. When his marriage ends, it leaves the firefighter with doubts he’s never experienced before. Now he’s determined to protect his crushed heart the only way he knows how: avoid falling in love at all costs. And thanks to his friend Ezra, Jake is more than content to fill the hole in his life with a newfound faith in Christ and the hope for a brighter—if single—future.

Renee Buchanan is one of the best interior designers Colorado has to offer, and she knows it. She’s young, skilled, and confident…except when she’s around Jake Larson. Every time Jake steps into a room, her carefully crafted professionalism crumbles, and she finds herself lost.
And that’s a problem when Jake hires Renee to decorate his fixer-upper of a home. Not only is Jake her brother’s best friend, he’s also the gentleman of her dreams. And no matter how determined she is to make this the well-designed house of her career, and how thick the walls around Jake’s heart are, something new sizzles up between them, something they can’t help but be drawn toward.

As they work together to chip away at the walls of both Jake’s house and his heart, Jake is faced with a life-changing decision: let himself fall for his best friend’s beautiful sister, or stay single but keep his friendship intact. Either way, Jake knows he must let go of his past before he can grab hold of the future…or else risk losing the second chance he desperately needs.

Après avoir lu le tome 1, j’avais hâte de poursuivre la série axée sur la benjamine de la fratrie Buchanan : Renee.

Renee est une jeune femme de 25 ans, secrètement amoureuse d’un ami très proche de son frère Ezra depuis 3ans. En attendant la naissance d’une romance, elle se contente de l’amitié qu’il lui offre.

Jake est un jeune trentenaire, divorcé. Un divorce qui lui a laissé des cicatrices sur le point de se rouvrir puisque son ex-femme lui mène la vie dure. Il a des sentiments pour la belle Renee mais n’a pas envie de gâcher non seulement leur amitié mais celle qui le lie à Ezra.

Les 3/4 du récit représentent donc l’histoire d’amitié entre nos héros, le sentiment d’amour voilé, des péripéties sur la vie de famille et la vie socio-professionnelle de nos héros. C’est intéressant au début mais lassant à la longue. Le rythme est beaucoup trop lent et c’est l’un des gros bémols du livre. Je lui reproche sa linéarité, la romance qui ne s’installe que dans le dernier quart du livre. L’histoire aurait été plus captivante si l’auteure nous avait épargné quelques péripéties. J’ai mis la lecture en pause pour lire un autre livre au rythme plus vif tellement l’ennui était présent pour vous dire.

A part ça, j’ai bien aimé le tandem Jake/Renee. En romance, je lis essentiellement des couples mixtes et Something right a été ma 1ère romance WWBM. Je me rends compte que les auteures afro-américaines écrivent en majorité du BWWM. Je me demande bien pourquoi.

J‘ai beaucoup apprécié l’arrière-plan chrétien du récit : les prières, l’invitation à avoir le même regard que Dieu pose sur notre prochain, etc…

J’ai apprécié avoir des nouvelles de Ezra et Leila, les héros du 1er tome. J’ai apprécié découvrir un peu plus Andrew, l’aîné de la famille. Son caractère très mature me donne l’envie de tenter le tome 3 qui lui est dédié mais j’ai peur de retrouver un rythme lent bien présent dans les tomes 1 et 2.

La phrase à méditer sur la vie de couple.

« There are always complications along the way, Son. » He slapped Jake on the shoulder. « That’s what makes the journey exciting »

Paisible semaine à tous et excellente semaine sainte aux chrétiens 🙂

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TTL 87 : La reine des souris de Camilla Grudova

 Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Printemps

Je mets en avant un livre avec une couverture qui contient du vert, couleur que j’associe au printemps

Couverture La reine des souris

Il fit bouillir notre certificat de mariage dans la bouilloire en disant qu’il ne travaillerait pas dans un cimetière le restant de sa vie uniquement pour nourrir les enfants de Mars et, finalement, il partit pendant que j’étais descendue faire des courses, lui acheter de la salade et du café.

Dans un modeste appartement poussiéreux rempli de livres et de babioles vit un couple de latinistes légèrement hors du temps. Quand la femme tombe enceinte de jumeaux, le mari l’abandonne et elle doit élever seule ses deux enfants, dans le plus grand dénuement. Rien que de très banal.
Mais ajoutez à cela un mélange de vos cauchemars les plus sombres. Un croque-mort, le cadavre d’une femme naine aux airs de leprechaun, un orgue hanté, des enfants-monstres, une narratrice-louve assoiffée de sang, dévoreuse de pigeons, de rats et de bébés. Les épouvantails disposés à chaque tournant de cette nouvelle ont de quoi donner le frisson. Ce qui frappe encore davantage, c’est le naturel déconcertant avec lequel Camilla Grudova les brandit, à la manière dont on raconterait les épisodes d’un rêve dès le réveil. Un récit, en fin de compte, d’une implacable simplicité : celui d’une femme aliénée par le couple, le travail et la maternité, de celle qui enfant se rêvait Reine des souris et qui, mariée à un «homme idéal» sentant les fleurs pourries et la pierre froide, est devenue mère, autant dire bête féroce aux désirs infanticides, loup-garou qui trouvera son salut, comme de juste, dans l’écriture.
On ressort avec un rire nerveux de ce court texte qui transforme le réel en fantastique, l’horrible en drôle, et vice-versa.

Deux jeunes étudiants en latin qui se marient. Le versant féminin du couple est d’origine modeste, le versant masculin est issu d’une famille aisée. Le couple vit dans son cocon. Ils ont des projets de vie notamment celui de partir à Rome. Mais dans nos vies, il y a toujours une part d’imprévisible. Une grossesse s’annonce et chamboule tout…

Le versant masculin du couple est de plus en plus étrange, méconnaissable et son départ m’a fait penser à des vers d’Esther Granek

Toi c’est distant…
Toi c’est changeant…
Toi c’est rêvant et esquivant…

Toi c’est pensant…
Toi c’est taisant…
Toi c’est tristesse qui me prend…

Toi c’est fini.
Fini ? Pourquoi ?
Toi c’est le vide dans mes bras…
Toi c’est mon soleil qui s’en va…
Et moi, je reste, pleurant tout bas.

L’homme s’en va, la femme reste. L’homme fuit, la femme assume. Elle élève ses enfants tant bien que mal toute seule avec l’aide de sa mère. A-t-elle trouvé un équilibre après la douloureuse séparation ? On est tenté de dire oui mais des événements invraisemblables se produisent au point où il devient difficile d’établir une frontière nette entre le réel et le fantastique.

La reine des souris est un texte avec de l’humour…

Aucun de nous deux n’avaient de jumeaux dans la famille. C’était le latin qui avait fait ça, décréta Peter, des cygnes ou des dieux barbus me rendaient-ils visite dans mes rêves ? Il se comporta comme si je l’avais trahi de manière mythologique.

Un humour noir, glaçant…

C’est un texte agréable à lire mais très étrange, je ne suis pas sûre d’en avoir saisi toute la quintessence.

Et vous, qu’auriez-vous proposé pour ce thème ?

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The Buchanans, Book 1 : FIRST SITE de Rose Fresquez

When Leila’s students challenge her to go camping, she sets out armed with a bucket list designed to force her out of her comfort zone—the indoors. Her trip starts with a broken car, a twisted ankle, and several forces of nature. She expected a few bumps along the way, but not the handsome stranger who comes to her rescue.

Ezra has no time for romance, preferring to spend his rare time off from work as a firefighter enjoying nature. He definitely didn’t plan on playing hero on his camping trip, especially not to a beautiful woman who looks like she’d be more at home in a five-star resort.

A connection sparks between them, and despite Ezra’s doubts and ever-present commitment issues, this one fire he doesn’t want to put out. Can these opposites find a happily ever after?

J’ai eu envie de lire des « clean romance » c’est-à-dire des histoires sans scène de sexe. J’ai donc fait une petite sélection Kindle de ces romances et mon marathon a commencé par le 1er tome de la trilogie Buchanan. Le tome 1 est réservé au cadet Ezra, le 2nd à la benjamine et le dernier à l’aîné.

Ezra est un pompier, attaché à sa famille et surtout au Seigneur. J’ai beaucoup apprécié l’arrière-plan chrétien qu’offre cette romance. J’ai apprécié la place de la prière, des méditations. J’ai envié les personnages qui arrivent à faire une chose qui me manque : la dévotion matinale. 😀

Ezra est célibataire et il a trouvé son équilibre de vie entre son boulot, sa famille, ses activités à l’église et ses activités sportives au grand air. C’est un habitué du camping contrairement à Leila.

Leila est enseignante. Si Ezra a baigné dans le christianisme depuis son enfance, elle est une jeune convertie. J’ai apprécié les circonstances dans lesquelles ils se rencontrent tous les deux même si ça n’a rien d’original. J’ai apprécié leur rapprochement qui s’est fait très lentement. C’est d’ailleurs le gros bémol de cette histoire: le rythme est très lent.

Ezra s’interroge beaucoup sur cette relation naissante. C’est mignon au début mais à la longue, ça a fini par m’agacer. J’aurais voulu qu’il soit plus sûr de lui. L’auteure aurait fait un gain de pages et moi un gain de temps.

L’histoire se déroule en majeure partie dans un camp et j’ai apprécié ce contact visuel avec la nature et le parallélisme fait avec Dieu.

L’auteure a inséré quelques moments de tension entre nos amoureux notamment sur leur différence raciale. Sûrement pour apporter un peu plus de rebondissement et de relief au récit mais j’aurais aimé que ces moments soient plus originaux.

First site est une douce et légère romance dans l’ensemble. J’ai lu en anglais et ai trouvé le niveau de langue accessible. J’ai débuté le 2e tome et j’ai hâte de vous confier mon ressenti.

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Le chant des ronces : Contes de minuit et autres magies sanglantes

Embarquez dans un voyage vers des terres sombres et dangereuses, peuplées de villes hantées et de bois affamés, de monstres bavards et de golems en pain d’épices, où la voix d’une sirène peut invoquer une tempête mortelle, où les rivières font de terribles promesses d’amour…

Ayama et le bois aux épines: Une jeune fille est envoyée négocier l’avenir de son royaume avec un terrible monstre.

Le renard trop rusé: un renard compense son apparence disgracieuse par une intelligence hors du commun, qui pourrait bien lui jouer des tours.

La sorcière de Duva: Dans un village frappé par un hiver perpétuel, les jeunes filles se mettent à disparaître mystérieusement.

Petite lame: Une jeune fille découvre que les souhaits de son père à son encontre et ses propres envies prennent deux directions opposées.

Le prince soldat: Une réécriture inquiétante de Casse-Noisette.

Quand l’eau chantait le feu: deux Sild aux voix merveilleuses quittent leur royaume marin pour la terre où elles rencontrent les mystérieux Grisha.

Si mes souvenirs sont bons, j’ai découvert ce recueil de contes fantasy sur le blog de Light and Smell. Il a passé un bout de temps dans ma wishlist avant qu’une belle âme du Canada ne me fasse la belle surprise de le choisir pour le swap Père Noël Secret 2020. Encore une fois merci Marie ❤

Parlons d’abord de la couverture qui est magnifique. Un sublime objet-livre qu’on a envie d’acheter rien que pour sa couverture.

Je n’ai pas l’habitude de la fantasy mais j’aime bien les contes. Je n’ai donc pas eu de mal à entrer dans les différentes histoires avec des univers où se mêlent magie et sorcellerie. Le grand plus de ces récits ce sont les illustrations qui les accompagnent. Elles se dévoilent par petite touche au fur et à mesure que le conte évolue, donnent un effet de surprise et attisent la curiosité. On a hâte de voir à quoi ressemble le dessin intégral.

Chaque conte renferme des leçons pleines de sagesse notamment celle de voir au-delà des apparences. On se rend compte combien l’on tombe bien souvent dans le jugement hâtif. C’est ce qui m’est arrivé avec le conte la sorcière de Duva qui est l’un des 3 meilleurs contes de ce recueil soit dit en passant. J’ai apprécié l’ambiance glauque, l’atmosphère oppressante de ce conte, une réécriture très originale de Hansel et Gretel. J’ai apprécié que l’auteure offre un regard nouveau sur cette histoire qui a bercée mon enfance. Je me confesse: j’ai envié son imagination débordante.

Ce recueil a été une belle découverte. Mention spéciale au renard trop rusé et la sorcière de Duva qui offrent de superbes retournements de situation, à Ayama et le bois d’épines qui rappelle les contes des mille et une nuits et Petite lame qui rappelle qu’utiliser une chose ne signifie pas la posséder.

Malheureusement, je ne peux pas en dire autant des deux derniers contes qui ne m’ont pas du tout emportée.

Bonus : les photos du super colis que m’a préparé Marie pour le swap. Le swap devait contenir :

  • 1 livre de la WL
  • 1 marque-page
  • 1 petite surprise
  • 1 gourmandise
  • 1 lettre dans laquelle vous révélez votre identité.

Avez-vous déjà découvert ce recueil de contes ou êtes-vous en train de courir vers la librairie la plus proche pour l’acheter ?

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TTL 86 : La venus d’Ille de Prosper Mérimée

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: M comme…

Mérimée

 » … C’était bien une Vénus, et d’une merveilleuse beauté. Elle avait le haut du corps nu, comme les anciens représentaient d’ordinaire les grandes divinités. Rien de plus suave, de plus voluptueux que ses contours ; rien de plus élégant et de plus noble que sa draperie. Quant à la figure, jamais je ne parviendrai à exprimer son caractère étrange, et dont le type ne se rapprochait de celui d’aucune statue antique dont il me souvienne. Tous les traits étaient contractés légèrement : les yeux un peu obliques, la bouche relevée des coins, les narines quelque peu gonflées. Dédain, ironie, cruauté, se lisaient sur son visage. En vérité, plus on regardait cette admirable statue, et plus on éprouvait le sentiment pénible qu’une si merveilleuse beauté pût s’allier à l’absence de toute sensibilité. – Si le modèle a jamais existé, dis-je à M. de Peyrehorade, que je plains ses amants ! Elle a dû se complaire à les faire mourir de désespoir. Il y a dans son expression quelque chose de féroce, et pourtant je n’ai jamais vu rien de si beau « …

Prosper Mérimée… Un auteur conseillé par Frédéric Grah Mel, biographe ivoirien, lors d’une rencontre littéraire. Frédéric Grah Mel a dit qu’il était l’un des meilleurs en termes de nouvelle, ce qui a aiguisé ma curiosité. J’ai donc commencé par la Vénus d’Ille.

L’histoire se déroule à Ille, une petite ville du Roussillon. Le narrateur, un archéologue, s’y rend car il a rendez-vous avec M. de Peyrehorade, un antiquaire qui doit lui montrer des ruines antiques se trouvant dans la région. En chemin, on lui apprend que M. de Peyrehorade a découvert récemment, sur ses terres, une statue de Vénus en bronze qui date probablement de l’époque romaine. Cette étonnante statue, d’une étrange beauté, hante les imaginations, déchaîne les passions, alors que se préparent les noces du jeune Alphonse et de Mlle de Puygarrig. Est-elle une bienveillante représentation de la déesse de l’Amour, comme l’affirment les archéologues ? Est-elle maléfique, comme le prétendent les habitants du village ?

La réponse ou plutôt multiples interprétations se dessinent sous les yeux du lecteur quand des incidents plutôt étranges se produisent.

L’écriture est fluide, simple et efficace. L’intrigue se met en place lentement. Les cultures de l’époque même si décrites de façon succincte sont bien mises en avant.

La nouvelle fut agréable à lire mais je me suis restée sur ma faim. J’aurais aimé que le côté fantastique qui apporte justement du suspens et de l’attrait à l’histoire soit plus développé.

Et vous, qu’auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 85 : La preuve par le miel de Salwa Al Neimi

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Un livre que tout le monde a aimé mais que tu as détesté !

Mes lectures sont pour la plupart des livres qui rassemblent moins de 30 lecteurs (sur Livraddict). Le livre que je vais vous présenter n’a donc pas été lu par un grand monde mais a majoritairement des notes excellentes sur Livraddict.

C’est d’ailleurs pour cela que j’ai eu envie de le découvrir.

Une intellectuelle syrienne se passionne en secret, du moins le croit-elle, pour l’étude des traités érotiques arabes anciens. Jusqu’au jour où elle est très officiellement invitée à participer à un colloque sur le sujet. C’est l’occasion pour elle d’évoquer sa vie passée, sa liberté, ses plaisirs et ses désirs, en une rêverie superbe où s’entremêlent les souvenirs nostalgiques d’un amant mystérieux et les citations des chefs-d’œuvre de la littérature sensuelle arabe. C’est également un prétexte pour s’amuser, au fil des histoires qu’elle a recueillies et glissées dans son récit à la manière des Mille et Une Nuits, de la place qu’accordent au sexe les sociétés arabes actuelles.

Ce livre a été une déception. J’en attendais beaucoup plus de ce roman ou essai vu le résumé alléchant. Quand je lis dans le résumé à la manière des Mille et Une Nuits, je m’attends à un récit captivant, un voyage des sens. Hélas, je ne les ai pas rencontrés dans ce livre.

Je pensais découvrir un peu plus la littérature érotique arabe d’hier à aujourd’hui. Je sors de cette lecture avec quelques citations tirées de cette littérature.

La narratrice évoque son expérience personnelle: ses réflexions, ses souvenirs avec son amant qu’elle dénomme le penseur mais cette expérience n’est ni sucrée, ni épicée. Rien d’explosif, d’incandescent.

Je n’ai ni ressenti, ni appris grand chose en lisant ce récit. Il ne fait évidemment pas partie de mes recommandations de lecture.

Et vous, qu’auriez-vous proposé pour ce thème ?

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Lame sur les lèvres- Loïc Henry

Je remercie NetGalley et les éditions Hugo Publishing pour la découverte de ce roman. La 4e de couverture étant très aguichante, je me suis laissé tenter…

Les événements se déroulent de janvier 2018 à juin.

Le récit s’ouvre sur une personne. Instinctivement, je pense à un homme. Cet homme observe une personne qu’il s’apprête à tuer. On découvre ensuite de façon chronologique Charlotte, Zoé, un mystérieux personnage puis Alexis.

Charlotte, quarantenaire, veut devenir mère célibataire et propose à un ancien ami de lycée d’être le donneur. Zoé a 26 ans et est mannequin professionnel. Alexis est un ancien légionnaire revenu à Paris pour venger la mort de Marin, son ancien compagnon d’armes.

Tous prennent la parole l’un après l’autre pour nous dévoiler leur quotidien y compris le mystérieux personnage qui élimine Stanislas Pellaut, Marin Kaliszewski, Hughes Janelidze, Bilal Touati, Anthony Dos Santos, Benjamin Cochet, Lucile Carpentier…

Le mystérieux personnage intrigue par sa façon d’écourter la vie de ses victimes. Quel est d’ailleurs le lien qui unit ces victimes ? Quel est le mobile du meurtrier ? Les indices sont donnés au compte-gouttes, les connexions s’établissent…

J’ai apprécié la narration interne, le point de vue alterné des personnages principaux. Le registre de langue employé est courant avec de brèves apparitions de mots soutenus. Je n’ai pas été émerveillée par la plume de l’auteur mais elle se laisse lire. J’ai également apprécié le clin d’œil à mon pays. L’un des personnages secondaires est en effet un ivoirien.

L’intrigue policière est intéressante à suivre même si des longueurs, péripéties invraisemblables et détails superflus l’amenuisent parfois. L’auteur surfe sur des thématiques actuelles: Viol, inceste, GPA, trafic sexuel, immigration.

Je ne me suis malheureusement pas réellement attachée aux personnages. Je les ai trouvés un peu ternes. J’ai trouvé certaines réactions de Charlotte assez illogiques (je les ai mieux comprises au dénouement de l’histoire) et Zoé plutôt immature pour son âge. Il n’y a que deux personnages que j’ai trouvés intéressants: Alexis et Grégoire Rannou. J’ai par ailleurs beaucoup apprécié le lien de ce dernier avec Zoé. J’aurais aimé en savoir davantage sur lui. Si l’auteur pense à faire une saga policière avec lui, je serais ravie de l’y retrouver.

En conclusion : Lame sur les lèvres est une lecture moyenne pour moi, la faute au rythme pas très haletant de l’histoire et à des personnages qui n’ont pas su m’embarquer dans leurs histoires personnelles.

Envie de vous faire votre propre idée de ce roman? Il sort demain!

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Le women murder club, tome 1: 1er à mourir

San Francisco, un criminel supprime avec cruauté et sadisme des couples de jeunes mariés durant les premières heures de leur lune de miel. Une jeune inspectrice, Lindsay Boxer, est en charge de l’enquête. Elle est aidée de sa meilleure amie, médecin légiste, d’une journaliste, ainsi que de l’adjointe du procureur, afin d’arrêter l’assassin qui semble insaisissable. Toutes quatre décident de créer le  » Women Murder Club  » ! Faisant fi de leurs supérieurs hiérarchiques qui les freinent, enquêtant hors de leurs heures de travail, elles vont réussir, grâce à leur ténacité et leur intuition, à assembler peu à peu les pièces de cet horrible puzzle.

Comme annoncé dans mon dernier article, c’est la 2e œuvre de James Patterson que je lis mais pas dans l’ordre chronologique de ses parutions. Lune de miel a été écrit après les premiers tomes de la série Le women murder club.

Comme dans Lune de miel, le récit débute par un prologue. Le narrateur s’exprime à la 1ère personne.

Comme dans Lune de miel, le meurtrier décline assez vite son identité, enfin c’est ce que je pensais…

Ce 1er tome retrace la mise en place du women murder club. 4 femmes qui évoluent dans des sphères à dominante masculine ou qui ont besoin de se faire une place dans leur milieu professionnel. Claire est la meilleure amie de Lindsay, l’héroïne principale. J’ai trouvé que l’ajout des deux autres femmes à ce duo s’est fait un peu trop vite. J’ai l’habitude des amitiés qui se tissent lentement; excusez-moi 😀

J’ai apprécié leur diversité : Claire est noire, rondement belle, mariée et mère, Lindsay est divorcée, Jill, mariée et Cindy, célibataire.

Ce 1er tome a deux trajectoires : l’une qui mène à l’enquête policière et l’autre plus personnelle, la vie intime de Lindsay Boxer. Divorcée, sans enfant, elle apprend qu’un mal ronge son être intérieur et le lecteur l’accompagne dans cette phase de désespoir/espérance. Il l’accompagne dans ses amours aussi même si l’auteur rajoute quelques couches de tristesse. En parlant de cet amour contrarié, j’éprouve un sentiment paradoxal. J’ai apprécié cette touche grise qui vient obscurcir le ciel bleu mais en même temps, j’aurais voulu un autre scénario final.

Parlons de l’enquête policière et de cet homme qui prend un malin plaisir à ôter la vie à des jeunes mariés durant leurs premières heures d’union maritale. J’ai apprécié les rebondissements, les fausses pistes, le vrai qui s’habille de faux et vice versa.

Et la tu t’dis que c’est fini car pire que ça ce serait la mort.
Quand tu crois enfin que tu t’en sors quand y en a plus et ben y en a encore !

Ce n’est pas une citation du livre mais un extrait de la chanson de Stromae. 😀

On va de surprise en surprise avec l’auteur. C’est presqu’un tour de montagne russe. Parfois, les ficelles sont trop grosses, trop tirées par les cheveux.

1er à mourir est une bonne entrée en matière pour cette série de près de 20 tomes. J’aurais volontiers enchaîné sur le 2nd tome si je n’avais pas un service presse qui attend patiemment et la reprise des activités du comité de lecture pour le Prix les Afriques 2021.

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Lune de miel de James Patterson

Un homme lutte pour respirer, un brasier s’active à l’intérieur de lui. Qui est-il ? Qu’est-ce qui a bien pu lui arriver ?
La réponse ne se trouve pas dans les lignes suivantes.
Le lecteur découvre plutôt Nora, 33 ans, décoratrice d’intérieur. Elle file le parfait amour avec Connor, 40 ans, banquier richissime. S’ils sont fiancés, qui est donc cette Nora que le lecteur découvre dans le prochain chapitre, mariée à Jeffrey, auteur de romans historiques de renommée internationale ?

La réponse ne se trouve pas dans les lignes suivantes.

Le lecteur est projeté au coin de la 42e rue et de Park Avenue. Une prise d’otage, des coups de feu, une valise récupérée par un homme, le Touriste. Qui est-il ? Que contient cette valise ?

La réponse ne se trouve pas dans les lignes suivantes.

Le lecteur retrouve Nora, découvre un peu plus son passé et le sort commun qu’elle réserve aux hommes qui deviennent ses intimes. Nora est une veuve noire et elle s’en sort plutôt pas mal jusqu’au jour où une enquête est ouverte suite à la souscription d’une assurance vie par son fiancé.

Lune de miel a toutes les qualités requises pour s’inscrire dans le genre Thriller. Le suspense est présent, l’intrigue captivante, le rythme haletant grâce aux courts chapitres. Impossible pour le lecteur de s’ennuyer, de nombreuses surprises sont révélées tout au long du récit.

Les personnages sont intéressants à suivre même ceux qui n’ont pas des idées catholiques.
J’ai apprécié la narration alternée, tantôt à la première personne pour l’inspecteur O’Hara, tantôt à la 3e personne pour l’ensemble des personnages. J’ai passé un bon moment de lecture même si quelques zones d’ombre persistent pour moi notamment sur l’intrigue secondaire à savoir les transferts de capitaux.

J’ai apprécié la plume de James Patterson au point de foncer tête baissée vers sa série Le women murder club. La connaissez-vous ? Etes-vous familier (e) de la plume de cet auteur ?