Publié dans Ma poésie

A force d’aimer trop, souvent on…

Tout excès nuit. L’excès d’amour nuit-il ? Si oui, à qui ? A celui qui aime ou celui qu’on aime ? L’amour peut-il être destructeur ? L’amour peut-il étouffer ?

La passion est-elle différente de l’amour ? Quand on se donne à corps perdu dans une relation, est-ce qu’on en récolte vraiment les fruits ?

Peut-on aimer sans rien attendre en retour ?

En attendant de trouver réponse à ces questions, je vous propose la lecture d’un poème de Corneille, un coup de cœur. Savourez ses doux mots. 

Résultat de recherche d'images pour "amour qui déborde"

Jalousie

N’aimez plus tant, Phylis, à vous voir adorée :
Le plus ardent amour n’a pas grande durée ;
Les nœuds les plus serrés sont le plus tôt rompus ;
A force d’aimer trop, souvent on n’aime plus,
Et ces liens si forts ont des lois si sévères
Que toutes leurs douceurs en deviennent amères.
Je sais qu’il vous est doux d’asservir tous nos soins :
Mais qui se donne entier n’en exige pas moins ;
Sans réserve il se rend, sans réserve il se livre,
Hors de votre présence il doute s’il peut vivre :
Mais il veut la pareille,
et son attachement
Prend compte de chaque heure et de chaque moment.
C’est un esclave fier qui veut régler son maître,
Un censeur complaisant qui cherche à trop connaître,
Un tyran déguisé qui s’attache à vos pas,
Un dangereux Argus qui voit ce qui n’est pas ;
Sans cesse il importune, et sans cesse il assiège,
Importun par devoir, fâcheux par privilège,
Ardent à vous servir jusqu’à vous en lasser,
Mais au reste un peu tendre et facile à blesser.
Le plus léger chagrin d’une humeur inégale,
Le moindre égarement d’un mauvais intervalle,
Un sourire par mégarde à ses yeux dérobé,
Un coup d’œil par hasard sur un autre tombé,
Le plus faible dehors de cette complaisance
Que se permet pour tous la même indifférence ;
Tout cela fait pour lui de grands crimes d’état ;
Et plus l’amour est fort, plus il est délicat.
Vous avez vu, Phylis, comme il brise sa chaîne
Sitôt qu’auprès de vous quelque chose le gêne ;
Et comme vos bontés ne sont qu’un faible appui
Contre un murmure sourd qui s’épand jusqu’à lui.
Que ce soit vérité, que ce soit calomnie,
Pour vous voir en coupable il suffit qu’on le dit ;
Et lorsqu’une imposture a quelque fondement
Sur un peu d’imprudence, ou sur trop d’enjouement,
Tout ce qu’il sait de vous et de votre innocence
N’ose le révolter contre cette apparence,
Et souffre qu’elle expose à cent fausses clartés
Votre humeur sociable et vos civilités.
Sa raison au dedans vous fait en vain justice,
Sa raison au dehors respecte son caprice ;
La peur de sembler dupe aux yeux de quelques fous
Etouffe cette voix qui parle trop pour vous.
La part qu’il prend sur lui de votre renommée
Forme un sombre dépit de vous avoir aimée ;
Et, comme il n’est plus temps d’en faire un désaveu,
Il fait gloire partout d’éteindre un si beau feu :
Du moins s’il ne l’éteint, il l’empêche de luire,
Et brave le pouvoir qu’il ne saurait détruire.
Voilà ce que produit le don de trop charmer.
Pour garder vos amants faites-vous moins aimer ;
Un amour médiocre est souvent plus traitable :
Mais pourriez-vous, Phylis, vous rendre moins aimable ?
Pensez-y, je vous prie, et n’oubliez jamais,
Quand on vous aimera, que l’amour est doux ; mais…

Pierre Corneille, Poésies diverses

Ce beau poème m’a fait penser à cette chanson d’Eminem et Rihanna. Bonne écoute et surtout aimez comme il faut. 😉

Publié dans Ma poésie

Se sentir bien dans sa peau

Esther Granek est une artiste que j’aime bien. J’ai découvert sa plume il y a quelques années et j’ai apprécié sa délicatesse, sa simplicité. Aujourd’hui, je vous partage l’un de ses poèmes qui aborde un sujet très important : le bien-être.

 

Bien dans sa peau

Paraît que pour être au plus haut
faut se sentir bien dans sa peau.
Si donc nous nous y sentons mal
ça peut nous bouffer le moral
et c’est porte ouverte aux dégâts…
Aussi soyons de notre temps
car qui voudrait tels embarras ?
Solutionnons en nous soignant
Ché pas si j’ai bien expliqué.
P’têt’ qu’un ajout peut y aider…

*
Paraît que pour s’épanouir
avant tout faut se définir.
S’adore-t-on ? Quand ? Et comment ?
Se déteste-t-on mêmement ?
Si c’était les deux à la fois
(car connaît-on ce qu’on engrange ?)
faut en situer les pourquoi
et clarifier un tel mélange.
Ché pas si j’ai bien expliqué.
P’têt’ qu’un ajout peut y aider…

*
Paraît que pour être serein
faut pas jouer au p’tit malin.
N’hésitons pas à exposer
ce qui en nous fut enterré
dans les entrailles du non-dit
depuis peu, ou des décennies,
et qui pourtant respire encore
causant en nous le plus grand tort.
Ché pas si j’ai bien expliqué.
P’têt’ qu’un ajout peut y aider…

*
Paraît que pour tourner le dos
aux dépressions et autres maux,
faut réparer là où ça craque.
Si vous pensez : “J’en ai ma claque.
Je me croyais hier un génie
et moins qu’une merde aujourd’hui”,
pour vous sortir de ce micmac
au plus tôt videz votre sac.
Ché pas si j’ai bien expliqué.
P’têt’ qu’un ajout peut y aider…

*
Paraît que pour s’équilibrer,
en soi autant qu’en société,
les procédés courent les rues.
Y’a qu’à mettre son âme à nu
et décortiquer sa substance.
L’implication de mille traits
s’entremêlant en permanence
ne devrait pas vous affoler…
Ché pas si j’ai bien expliqué.
P’têt’ qu’un ajout… ?

Esther Granek, Synthèses, 2009

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Vous sentez-vous bien dans votre peau ? Il y a quelques années, j’avais des complexes. Je voulais avoir des bras avec plus de chair que d’os, je voulais des courbes. Et puis, un beau jour tous ces complexes ont cessé d’être une obsession. 

Je dédie cette chanson à toutes celles qui se sentent encore mal dans leur peau. Vous êtes belles, telle que vous êtes.

Publié dans Ma poésie

Un parfum, une invitation, une possession

Dis-moi quel parfum tu mets, je te dirai qui tu es… Le parfum révèle l’identité de celui qui le porte. 

Je suis sensible à beaucoup de choses en particulier le parfum. Chez un homme, c’est son parfum qui suscite mon intérêt, me séduit, me donne envie d’être dans ses bras et d’y rester le plus longtemps possible.  

Vu que j’écris tout ce que je ressens, je vous dévoile les mots que m’inspirent les parfums  frais, boisés, sensuels, mystérieux,  subtils et forts à la fois. 

Les meilleurs parfums pour homme en 2016

Portée du sillage

Une eau de parfum
Une présence qui s’annonce
On ferme les yeux et on est séduit
On inhale un peu et on est envahi

Une eau de toilette
Des émotions qui se dénoncent
Douceur, ardeur et frénésie
Déclinaison d’une fantaisie

Une eau de Cologne
Des pulsions qui s’activent
Des certitudes qui dérivent
Un mythe qui s’établit

Un parfum, une invitation,
Une surprise, une révélation
Un interdit, une évasion
Une goutte, une possession

© Grâce Minlibé 29/03/15 _ 17h16

 

Gentlemen Only Casual Chic de Givenchy

 

La Nuit de L'Homme d'Yves Saint Laurent

 

Des poètes plus talentueux que moi ont aussi écrit sur le parfum :

 

Le parfum par  Charles BAUDELAIRE (les fleurs du mal)

Lecteur, as-tu quelquefois respiré

Avec ivresse et lente gourmandise

Ce grain d’encens qui remplit une église,
Ou d’un sachet le musc invétéré ?

Charme profond, magique, dont nous grise
Dans le présent le passé restauré !
Ainsi l’amant sur un corps adoré
Du souvenir cueille la fleur exquise.

De ses cheveux élastiques et lourds,
Vivant sachet, encensoir de l’alcôve,
Une senteur montait, sauvage et fauve,

Et des habits, mousseline ou velours,
Tout imprégnés de sa jeunesse pure,
Se dégageait un parfum de fourrure.

Je vous laisse avec quelques publicités de parfum, laquelle vous charme le plus ? Quels parfums masculins  vous font chavirer ?

 

INVICTUS 

 

 

 

 

COTON CHIC 

 

 

 

AZZARO pour Homme

 

 

 

BLEU DE CHANEL

 

 

Bon lundi de pâques à tous ! 

 

signature coeur graceminlibe

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Ouvrez vos cadeaux, aujourd’hui en fait partie

Chaque jour est un présent, un don du Ciel. Les circonstances ne sont pas toujours favorables à la bonne humeur mais c’est une grâce incroyable d’être encore en vie et de voir le jour comme nous le rappelle Esther Granek dans l’un de ses poèmes 

Regrets

Tu vois,
Un jour est passé.
Quel beau jour c’était !
Mais tu l’ignorais.
Tu vois,
Bien qu’à ta portée,
Tu l’as laissé là
Car tu ne savais.
Tu vois,
Ce jour-là s’offrait.
Fallait lui parler.
Et qu’en as-tu fait ?
Tu vois,
Il resta muet
et terne d’aspect
comme tant de journées.
Tu vois,
Fallait l’inviter.
Fallait le bercer
Et t’y réchauffer.
Tu vois,
Fallait t’y lover
Et t’en imprégner.
Il t’appartenait.
Tu vois,
Il s’en est allé
Et trop tard tu sais
Qu’il ensoleillait.
Tu vois,
Un jour est passé.
Et tu regrettas.
Quel beau jour c’était ! …

Esther Granek, Ballades et réflexions à ma façon, 1978

good-day

Qui est Esther Granek ?

C’est une poétesse belge de langue française. Auteur-compositeur de chansons, poèmes, ballades, textes d’humeur et d’humour, elle a publié plusieurs recueils. Vous pouvez lire ses poèmes ici

Publié dans Ma poésie

Mots d’une mère à son fils et vice versa

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C’est parfois si…

Entre lui et moi, il y a
Une fusion et des abandons
De la fierté et du déshonneur
Une attente et des absences

Entre lui et moi, il y a cet amour
Sincère mais parfois si…

Résultat de recherche d'images pour "mère noire et adolescent noir"

Entre elle et moi, il y a
Berceuses et éclats de voix
Lourdes exigences et indulgence
Cris de peine et larmes de joie

Entre elle et moi, il y a cet amour
Authentique mais parfois si…

Entre mère et fils, il y a
Des étreintes et des mésententes
Du soutien et de l’affection
Des coups et des réconciliations

Entre mère et fils, il y a cet amour
Indéfinissable mais parfois si…

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© Grâce Minlibé 14/02/2015

J’ai écrit ce texte suite à un appel de textes sur un texte. Il s’agissait d’une demande d’une chanteuse (la cinquantaine) qui aurait aimé avoir une chanson parlant de la relation entre elle et son fils ou sa fille. J’avais également un autre texte que vous pourrez lire ici.

Je les ai écrits avec beaucoup d’entrain mais je n’ai eu aucun retour. J’ai été un peu peinée mais je ne regrette pas. Je compte m’exercer à être une parolière. Qu’en pesnez-vous ? Comment trouvez-vous le texte ? Aidez une parolière en devenir 😀

Publié dans Ma poésie

Retournes-tu souvent au passé ?

 

Au passé

Je retourne souvent au passé
Terre aride qui m’a transformée,
Et a fait de moi un esprit esseulé.

Je revisite tes endroits préférés
Îles désertes où tu m’aimais en secret,
Où ma dignité fut soigneusement dérobée…

Je retrouve tes mots sucrés
Tes promesses au goût acidulé,
Ah ! Combien je les ai vénérées !

L’âme abîmée, le cœur épuisé
Je retourne souvent au passé
Qui pour toi n’a jamais existé…

© Grâce Minlibé 27/03/2015_ 03h59

Publié dans Ma poésie

Mon père, un être unique

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon tendre papounet d’amour. Je l’aime tellement cet homme ! Je suis infiniment reconnaissante à Dieu qui me permet de jouir de sa présence encore et encore. 

Pour son entrée dans une nouvelle décennie, je lui avais écrit un poème.

Si vous l’aimez, vous pouvez le dédier à vos pères mais n’oubliez pas de mentionner l’auteur. Vous savez combien c’est important. 😀

 

anniversaire-de-mon-pere

Data

A celui qui a accueilli ma naissance
Avec douceur et reconnaissance
A mon père qui m’a soignée et nourrie
Et qui de son cœur ne m’a jamais bannie

Il ne m’a jamais caché la réalité
De la vie et toutes ses difficultés
Il me disait toujours : sois courageuse
Poursuis la vérité et tu seras victorieuse

Il m’a inculqué de vraies valeurs
Je puise en elles mon espoir et mon ardeur
Il m’a appris à ne jamais gaspiller le temps
Avec parcimonie, à l’utiliser à bon escient

C’est à lui que je dois mon parcours
Il m’a tenu la main avec tant d’amour

Je ne le dis pas assez souvent
Mais je l’aime énormément
Je ne fais pas de cela une habitude
Bien plus, c’est une attitude

Mon seul désir c’est te rendre heureux
Car tu m’as permis de l’être
Mon bonheur c’est toi et je peux le reconnaître
Il est bien visible dans le blanc de tes yeux

Je prendrai soin de toi
Aussi longtemps que Dieu voudra
Je recueillerai tes cheveux blancs
Avec respect et pas autrement

A celui qui observe ma maturité
Avec confiance et fierté
A cet homme qui m’a éduquée
Dans la foi et la sobriété

A toi papa, être unique
Je dédie ces notes féeriques

© Grâce Minlibé

 

Joyeux anniversaire papa ! Tu es le visible de mon essentiel. Bisous !

 

Pour ceux qui préfèrent écouter plutôt que lire, vous êtes servis ! 🙂

 

Publié dans Ma poésie

Sœurs ennemies

 

soeurs-ennemies

 

 

Ont-elles oublié…

L’une pleure et aussitôt l’autre rit
L’une plante, illico l’autre arrache
L’une arrive et aussitôt l’autre part
L’une a des plans, illico l’autre les défait

L’une aime et l’autre hait ? Non ! La haine est partagée
Quelqu’un discrédite l’une ? Eh bien ! L’autre renchérit
«Elle est mauvaise » affirme Clara avec véhémence
«C’est une hypocrite » dit Elisabeth pleine d’aversion

Clara compte avec soin toutes les fautes d’Elisabeth
Elle se rappelle du jour où elle l’a traitée de voleuse
Elisabeth relève précieusement toutes les offenses de Clara
Elle se souvient du jour où elle l’a traitée de sorcière

Elles se regardent sans se voir
Dans leurs yeux a disparu la lueur
De l’affection

Elles se parlent sans s’entendre
Dans leurs cœurs s’est éteinte la flamme
De l’indulgence

Clara et Elisabeth sont assises côte à côte
Malheur à celle qui osera effleurer l’autre !
Bonté divine ! Ont-elles oublié qu’elles sont des sœurs ?

© Grâce Minlibé 07/03/2015_ 02h45

Publié dans Ma poésie

Douces ou amères, les larmes soulagent toujours

Mes textes reflètent souvent mon état d’esprit à l’instant T. 

Les douleurs m’inspirent plus. Les mots coulent à flot  quand je suis triste, en colère, déboussolée, désespérée. J’ai besoin de me libérer et je le fais plus à l’écrit qu’à l’oral.

J’ai écrit le texte que vous découvrirez quelques lignes plus bas un soir de juillet 2014 si mes souvenirs sont bons. Une date fatidique approchait et je me sentais impuissante. J’ai pleuré parce que…

« Douces ou amères, les larmes soulagent toujours. » Alfred de Musset, mon poète préféré

… mais je ne me suis pas apitoyé sur mon sort. J’ai décidé de relever la tête et de continuer mon chemin avec force et courage. La vie continue, elle doit continuer… 

je-pleure

Pleure

Pleure tes multiples douleurs
Pleure tes nombreuses erreurs
Pleure ton versatile bonheur
Pleure sans compter les heures

Pleure parce que ton cœur saigne
A l’intérieur le désespoir y règne
Pleure pour que ton âme s’apaise
Qu’elle oublie ses maux qui lui pèsent

Pleure ce que tu as perdu
Pleure ce qui ne t’est pas dû
Pleure et sors tes frustrations
Pleure et rejette tes privations

Pleure pour te purifier
Pleure pour te lénifier
De ses blessures.
Ah ! La vie et ses morsures

Pleure pour attester
Pleure pour évacuer
Pleure pour rejeter
Pleure pour oublier

Vide toi de tes larmes
Puis prends tes armes
Espoir, confiance et courage
La vie est un long voyage

Avec patience continue ton chemin
Et que ces larmes te servent pour demain

 

 

Alors comment vous trouvez ce texte ? A vos claviers ! 🙂

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Ma poésie

Deux femmes penchées sur un berceau

Enveloppées dans un silence, elles l’observent de la tête aux pieds. Elles ne perdent rien de ses mouvements. Elles écoutent ses pleurs, ses cris. Son visage n’est pas très gai mais elles le trouvent si mignons !

Elles ont le regard fixé sur un bébé, mon bébé. Ce bout de chou qui représente ce que j’étais, ce que je ne suis plus.

Fruit de révolte intérieure, fruit des peurs, fruit du rejet ; cartographie d’une période adolescente, ce bébé  est le souvenir d’une page qui a été tournée. 

De très près ou de loin, elles le fixent, s’interrogent. Elles me regardent, sourient. Elles m’ont reconnue à travers lui. 

Deux femmes pétillantes ont lu Chimères de verre, mon gros bébé et elles ont apprécié leur lecture. Jusqu’ici, je n’ai eu aucun retour négatif de lecteurs et qu’est-ce que ça me fait plaisir ! 

 

L’avis d’Audrey, blogueuse littéraire 

« Quand je lis un recueil de poésie, je réalise toujours une première lecture suivant scrupuleusement l’ordre établi par l’auteur puis, je m’en remets au hasard ou à mon humeur du moment pour picorer un poème par-ci, un poème par-là.

Le cerveau humain a cette horreur du vide et son corollaire, ce besoin de réponses qui font que, presque miraculeusement, cette lecture anarchique est souvent porteuse de sens. On découvre un sens caché derrière les mots ou l’on s’aperçoit d’une profondeur dans l’enchaînement des vers qu’une lecture plus superficielle ne nous avait pas permis de saisir…

Les poèmes de Grâce Minlibé en sont un parfait exemple. D’un abord très simple, ils offrent un agréable moment de lecture d’autant que la plume de l’auteure se révèle fluide et plaisante. Puis, si l’on prend le temps de relire attentivement les poèmes, on découvre toute la sensibilité et la profondeur qui s’en détachent.

Au final, en fonction de son vécu, de sa personnalité et du moment où l’on parcourt l’ouvrage, chacun ressentira ces poèmes différemment, mais la plupart du temps, avec une certaine intensité émotionnelle. En effet, à la lecture de ses vers, on se rend compte que la poétesse se met à nu pour nous confier, comme elle le ferait au creux de l’oreille d’une confidente ou en couchant ses pensées sur un journal intime, tous ses maux en mots. On devine ainsi une femme sensible, à fleur de peau… En d’autres termes, une femme touchante. »

Vous pouvez lire son avis complet ici

 

 

L’avis de Zélie, blogueuse littéraire

« Que de musicalité dans les poèmes de Grâce Minlibé, l’auteur a réussi son pari de produire des poèmes avec des rimes à chaque vers et une lecture aisée et aérienne.

J’ai aimé lire ce recueil, je l’ai savouré par petites touches. Les poèmes sont très longs pour certains et ils racontent à chaque fois une histoire ou un sentiment. Et ça, j’aime beaucoup dans les poèmes. Ils restent obscurs mais s’expriment.

82 pages de poèmes, de belles rimes bien construites, des poèmes tristes, des poèmes pleins d’espoir, des poèmes sombres.

Un livre de qualité du début à la fin, les poèmes sont d’une intensité incroyable et m’ont obligé à reprendre mon souffle à de nombreuses reprises.

J’ai trouvé dans ce recueil Chimère de verre des poèmes écrits avec le cœur, de la plus simple des manières mais avec un contenu et une identité très riche. »

 

Vous pouvez lire son avis complet ici

Voilà les amis, vous savez ce qui vous reste à faire. Agréable journée et je vous souhaite en avance un excellent week-end. 

 

good-day