Publié dans Psyché

Le blog a deux ans d’existence !

Le lundi 18 Mai 2015, en ouvrant ce blog éponyme, j’étais comme ça 

 

 

J’ai écrit mon 1er article, une revue d’un livre qui a été un coup de cœur : Ce que le jour doit à la nuit et j’attendais avec impatience les commentaires.

Aujourd’hui, je suis comme ça 

 

 

Le blog a 2 ans d’existence ! Plus de 39400 pages ont été vues, il y a eu 19500 visiteurs, 324 articles écrits. C’est peu pour certains mais pour moi c’est énorme !

J’ai pensé qu’avec mon boulot, j’aurais mis cette activité en stand-by mais non la passion me presse. L’envie de partager est toujours là même quand je n’ai pas de retour. 

J’ai eu parfois envie de laisser tomber mais je suis contente de n’avoir pas cédé au découragement. Je suis fière d’avoir mené le blog là où il est.

Je tiens à vous remercier, vous qui m’accompagnez dans cette belle aventure. Merci aux abonnés d’hier et d’aujourd’hui pour les visites, les like, les commentaires.

Un grand merci à mon ami, coach Serge Koukougnon qui m’a donné cette idée.

Un énorme merci aux premières femmes et au premier homme qui ont marché sur la lune Grâce Minlibé (mon amie Béné, Esther Carpediem, ma première abonnée au blog et mon frère). Grâce à eux, je me sentais moins seule aux débuts du blog 😀 

Grand merci aux fidèles abonnés :

  • Yasmine D. et sa douce humeur ;
  • ma belle Afrolyne et son franc-parler ;
  • Zélie, l’amoureuse des mots ;
  • Cyriac et son ton de sagesse ;
  • Anne-Ju et son côté tordu ;
  • Juliet et son grain d’humour ;  
  • Nindedelver, PirouetteCacahuètes et tous ceux dont le nom m’échappe. Je sais que je peux toujours compter sur votre présence.

 

Un anniversaire est l’occasion idéale pour se réjouir mais aussi pour faire un bilan. Vu que je ne suis pas seule dans cette aventure, j’aimerais vous associer au bilan du blog, recueillir vos suggestions et pistes d’amélioration.

Pourriez-vous m’accorder quelques minutes et répondre à ce sondage en cliquant ici ?

Et si vous avez une âme de joueur, pourriez-vous dresser le portrait chinois du blog ? Vous répondez aux questions qui vous parlent le mieux. J’ai hâte de vous lire 🙂

Si le blog de Grâce Minlibé était…

  1. Un prix littéraire, ce serait… ?
  2. Un épice, ce serait… ?
  3. Un arbre fruitier, ce serait… ?
  4. Un dessert, ce serait… ?
  5. Un sport collectif, ce serait… ?
  6. Une heure de la journée, ce serait… ?
  7. Une pièce de la maison, ce serait… ?
  8. Un personnage Disney, ce serait… ?
  9. Un signe de ponctuation, ce serait… ?
  10. Une langue, ce serait… ?
  11. Un jeu de société, ce serait… ?
  12. Une pierre précieuse, ce serait …
  13. Une couleur, ce serait… ?
  14. Une des sept merveilles du monde, ce serait… ?
  15. Une matière enseignée à l’école, ce serait… ?
  16. Un genre musical, ce serait… ?

 

 

portrait chinois blog grace minlibe
Portrait chinois du blog par Dame Juliet ! 

 

deuxieme portrait chinois du blog grace minlibe
Portrait chinois du blog par l’auteur Pierre Thiry

 

GM signature

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« Challenge un peu con mais pas trop » saison 1 épisode 2

Voici le 2e épisode du « Challenge un peu con mais pas trop » imaginé par la blogueuse une connasse parisienneWouhou !

J’ai choisi pour ce 2e épisode d’écrire sur le thème : une lettre à mon futur moi dans dix ans

C’est parti pour dix minutes de : je dis tout et n’importe quoi. 😀

Une lettre à mon futur moi grace minlibe

Ma chère Grâce qui se rapproche tout doucement de la quarantaine, 

Je voulais t’écrire une lettre manuscrite en gras mais je n’ai pas de stylo-feutre, du coup je le fais sur Word. 

J’espère que tu n’as pris aucune ride, que tu as quelques kilos en plus et que tu es comme sur un nuage quand tu mets des talons de plus de 10 cm.

Côté cuisine, j’ose espérer que tu as enfin eu la volonté d’apprendre à faire des gâteaux et des crêpes. 

Rassure-moi, tu écris des livres sensationnels, n’est-ce pas ? Tu sais, ces livres  poignants qui s’oublient difficilement.

Et Chimères de verre est reconnu mondialement, j’espère ! Dis-moi qu’il est étudié au secondaire et/ou à l’université, qu’on en fait des thèses d’étude.

Dis-moi qu’il se vend hyper bien, que tu as enfin des livres best-seller.  J’ai semé en pleurant, si tu peux moissonner en riant, ce serait hyper bien, non ?

Si tes poèmes passent toujours incognito, si aucun de tes livres n’est un best-seller,  ne me le dis surtout pas. Fais-moi croire le contraire s’il te plaît. Ta réalité me tuerait.

Oui, je veux que tu me mentes. Fais-moi rêver. Dis-moi que les artistes contemporains se battent  pour chanter tes poèmes.  Dis-moi que tu as au moins reçu un prix littéraire d’au moins 2000 euros et qu’il a financé ton safari au Kenya.

Mens-moi. Dis-moi que tu fais des conférences, que tu es invitée à des centaines d’ateliers d’écriture « all over the world » et que tu es toujours entre deux avions. L’expression m’a toujours fait rêver, j’ai toujours voulu l’expérimenter. 

Pas besoin de le demander, je sais que tu es toujours célibataire et que tu le vis très bien. Tu continues de partager ton expérience de femme épanouie et tu encourages les femmes à ne pas se laisser définir à travers un homme. Tu leur rappelles que leur bonheur est leur responsabilité. Oh là là, j’imagine toutes ces femmes qui pleurent en entendant tes mots. OMG !

Tu es invitée à plusieurs conférences sur le #womenempowerment, tu es l’invitée des talk-shows à l’américaine. La classe, que t’as ma chérie ! Tu es magnifiqueeeeeee (si tu lis la lettre à haute à voix, lis cette phrase avec l’accent de Cristina Cordula, ta grande amie)

As-tu enfin mis les pieds au Cap-Vert, au Gabon, en Afrique du Sud, en Égypte ? Etait-ce comme tu l’imaginais ? 

Le design du blog, tu l’as changé ? As-tu enfin ton propre nom de domaine ? Allez, ne sois pas si radine. 

Tu es enfin bilingue français-anglais, j’espère ! Depuis le temps que tu fais des cours 😀 

 

Dis-moi surtout que tu es hyper généreuse, que tu penses plus aux autres qu’à toi et que des milliers d’enfants dans le monde s’endorment chaque soir en  disant merci à Dieu de t’avoir créée. 

T’es une fille bien, je l’ai toujours su 🙂

signature coeur graceminlibe

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« challenge un peu con mais pas trop » saison 1, #épisode 1

Chers amis d’ici et d’ailleurs,

C’est avec une vive émotion que je vous écris. Vous savez, j’ai souvent envie de vous écrire mais pas pour parler de livres. Je ne savais pas trop comment vous l’annoncer et Encore une connasse parisienne a eu la brillante idée de lancer un challenge : le « Challenge un peu con mais pas trop ».

Il s’agit de 12 thèmes sur lesquels idéalement on écrira 300 mots minimum et c’est encore mieux si on peut accompagner son texte d’une photo. Ce challenge requiert une bonne dose d’humour, de dérision, de folie. 

J’ai découvert ce challenge grâce à la plus folle des blogueuses que je suis : Juliet595 ! Bisous ma belle même si tu te fais rare sur mon blog ces temps-ci. 😛

Parce que les premières fois doivent marquer, j’ai décidé de débuter ce challenge avec le thème qui me parle le plus : 

Deux ou trois célébrités à qui vous ne diriez pas « non » si vous les croisiez par hasard dans la vraie vie.

Pour ceux qui ont assisté au 3e award de ma vie de blogueuse, vous devinez sans doute le nom de cet homme à qui je chanterai volontiers : Prends moi cadeau oooo, emmène-moi où tu veux, fais de moi ce que tu veux, emmène-moi où tu veux, fais de moi ce que tu veux. (Seka Seka de Dj Marechal à partir de la 40e seconde)

Il s’agit de Keanu REEVES !   J’aime tout en lui même ce que j’ignore…. Pour rappel, nous étions déjà mariés dans une vie antérieure et je veux que ça se reproduise dans cette vie.

Grâce Minlibé en couple avec Keanu Reeves
Photo collée sur la porte des toilettes

Notre second mariage aura pour thème le Cinéma et deux beaux enfants viendront sceller notre union. Dans la vie antérieure, nous en avions eu quatre et qu’est-ce qu’ils étaient difficiles à gérer ! 

Thème cinema
Crédit photo : les filles de Gaia

Si je ne croise pas Keanu Reeves, j’aimerais bien pouvoir croiser MIKA ! mon Michael, mon nounours, mon instant douceur.

Mika en couple avec Grâce Minlibé

Je lui chanterai :

« Parce que c’est toi, j’oserais tout affronter
Et c’est toi à qui j’pourrais pardonner
Parce que c’est toi
Rien que pour ça
Parce que c’est toi, j’voudrais un jour un enfant
Et non pas parce que c’est le moment
Parce que c’est toi
Je veux te voir dedans
J’verrais dans ses yeux tous ces petits défauts
Parce que parfait n’est plus mon créneau
Parce que c’est toi »
Notre mariage aura pour thème la Musique et nous aurons quatre beaux  enfants dont trois adoptés en Afrique, en Asie. Notre famille sera universelle 😀
Source : mariage moderne
Le troisième à qui je ne dirai jamais non c’est Ryan Gosling. Il est trop canon ! 
Grâce Minlibé et Ryan Gosling
Voilà la chanson qu’il m’inspire.
« Des yeux qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voilà le portrait sans retouche
De l’homme auquel j’appartiens
Quand il me prend dans ses bras
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose
Il me dit des mots d’amour
Des mots de tous les jours
Et ça me fait quelque chose
Il est entré dans mon cœur
Une part de bonheur
Dont je connais la cause
C’est lui pour moi, moi pour lui dans la vie
Il me l’a dit, l’a juré pour la vie
Et dès que je l’aperçois
Alors je sens en moi
Mon cœur qui bat
Des nuits d’amour à ne plus en finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Des ennuis, des chagrins, s’effacent
Heureux, heureux à en mourir »
Notre mariage aura pour thème le champêtre chic. 
Theme Champêtre chic 1
Source : les filles de Gaia
Nous n’aurons qu’un seul enfant qui aimera beaucoup passer les week-end chez ses cousins pour que j’exploite au maximum celui avec qui je ne ferai qu’une seule chair 😀
Ah, ces hommes ! Je pourrais en parler toute la journée mais bon on est Lundi et il faut bien que je fasse ce pour quoi on me paie gracieusement. 
Dites-moi avec lequel je forme le plus beau couple et si vous avez envie de me confier le nom des célébrités à qui vous ne diriez pas « non », faites-le en commentaire 🙂

Excellente journée les amis ! Soyons fous, vivons heureux !

signature coeur graceminlibe

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Carnet d’écriture #1

carnet d'écriture 

17/05/2016

« Sois productive ma poétesse. » Ces mots de Cyriac m’alertent, m’interpellent. Niveau production, je ne suis pas très loin de 0. Ma motivation joue à la marelle, mon inspiration joue à cache-cache.

J’ai décidé de reprendre l’écriture, ressusciter mes bouts d’écrit qui gisent ici et là ; je commencerai par la réécriture de mes 3 romans que je veux faire éditer.  

Je débuterai par le dernier récit écrit. Il n’y a pas grand-chose à changer au fond, il faut juste revoir la forme.

C’est un peu difficile de se remettre dans un récit qu’on a achevé il y a 2 ans. Se remettre dans l’histoire, discerner l’excès de détails, recadrer les choses, aller à l’essentiel sans dénaturer le goût du livre.

Quel titre percutant donner à l’histoire ? Elle aborde des questions de différence religieuse ; les déboires amoureux, la trahison, et les désillusions sont au cœur du récit.

L’année dernière, j’ai lu une phrase dans « Inassouvies, nos vies » de Fatou Diome. Une phrase qui m’a séduite et qui résume à mon sens la quête de mon héroïne principale, Marica : « Il l’attendait pour l’aimer ». J’ai décidé de faire de cette phrase le titre du roman. 

Comment résumer l’œuvre : mettre un extrait ou la résumer entièrement ? Je ne sais pas encore. J’y reviendrai à la fin de la réécriture.

Vais-je garder le présent comme temps de narration ou passer au passé simple ?

Je décide de garder le présent, il est beaucoup plus facile à manier.

« Le coup de soleil de Marvin » en fond sonore, l’immersion dans « Il l’attendait pour l’aimer » peut enfin commencer.

Le 1er chapitre est corrigé, j’ai modifié les premières lignes du récit. J’ai également revu une partie du 2e chapitre. A chaque jour suffit sa peine, je continuerai demain.

****

18/05/2016

J’ouvre directement le dossier écriture de mon ordinateur dès que je rentre du travail. J’ai pensé à mes écrits tout l’après-midi.

J’ai besoin d’un environnement romantique pour faire émerger la romantique en moi. Quoi de mieux qu’une bonne playlist sentimentale ? 

J’écoute en boucle « I look to you »,  « Jus Right », « when you kiss me » (titre cité dans le récit)

Le roman compte 340 pages et je veux le ramener à 200 pages, 250 pages maxi. Il va falloir enlever les dialogues de trop, les phrases intermédiaires.

La fatigue se pointe 2 heures plus tard.  OJUELEGBA  de Wizikid  n’arrive pas à me garder éveillée. 

Je suis à la page 55. Je doute de mes modifications apportées. Je préfère ne pas relire, je ferai une énième relecture à la fin de la correction si besoin.

19/05/2016

Je commence ma relecture à 21h 44. J’ai corrigé un court texte que j’avais rédigé en 2013 et j’ai mis sur papier une inspiration que j’ai eue après ma prière. 

Pour me remettre dans mon roman, j’écoute « Paradis perdus » de Christine and the Queens 

Comme hier, j’enlève une bonne partie des dialogues, résume mes pensées. La fatigue se fait sentir à la page 62, je m’assure d’avoir bien enregistré le fichier avant de le fermer.

21/05/2016

Je prends conscience de mon amour pour les dialogues. Il y en a à profusion dans le texte. Je dois les réduire au maximum, c’est un roman que l’on lit, pas une pièce de théâtre. 😀

J’enlève, corrige, reformule. Une quinzaine de pages a sauté depuis le début de ma correction. Il me reste une centaine à modifier.

J’aime écrire en écoutant la musique. Ce soir, c’est Rihanna, Shontelle et Vitaa qui m’accompagnent. 

Il est minuit 5 et je suis à la page 97. Mes paupières sont lourdes. A chaque jour suffit sa peine.

22/05/2016

Relire, donner du sens, modifier, effacer.

J’enlève des paragraphes au fur et à mesure. Faut-il raccourcir l’histoire ? J’ai peur de dénaturer la romance, d’aller trop vite.

Page 115 : je constate qu’il manque un paragraphe. J’essaie de m’en rappeler le contenu. La lassitude me gagne. Arriverai-je à faire de cette chronique un roman ? Ne vaut-il pas mieux que je le propose à des journaux féminins pour des chroniques hebdomadaires ? Ça passerait mieux peut-être.

Les heures passent, demain n’est pas un jour férié. J’éteins tout et vais dormir. Je suis à la moitié du roman. J’espère pouvoir le terminer demain.

23/05/2016

J’ai beaucoup de manies en écriture que je dois corriger, les répétitions par exemple. Elles sont utiles en poésie mais pas au roman.

Je veux que ce roman soit un bouquet d’émotions, je décris méticuleusement chaque événement heureux ou malheureux. Certains passages me font sourire,rire.

Malgré toute ma bonne volonté, je ne peux terminer la correction aujourd’hui. Je suis assez satisfaite du rendu. Le roman compte jusqu’ici 268 pages. 

24/05/2016

Le roman fait 257 pages. J’ai atteint mon objectif, il ne me manque plus que la fin. Je veux modifier ma façon de terminer les histoires. C’est une romance et je veux que la fin garde ce goût.

Ok pour la fin, je reviens au résumé du roman. J’ai l’impression de faire un devoir de français, je désire tellement bien faire et montrer l’originalité de ma romance. 😀

Il est 22h 52, ma romance est prête à être envoyée aux différentes maisons d’édition en Côte d’Ivoire. Souhaitez-moi bonne chance.

Quelques extraits du roman 

Mes vêtements rejoignent le panier à linge. Je m’adosse au mur, lève des yeux mouillés vers le miroir de la salle d’eau. 

Je «pleus ». Cette pensée me fait sourire, me ramène à ces instants où petite fille, je courais vers ma mère en disant : maman, bébé xanne (Lex-anne) « pleut ». La pluie et les larmes étaient pareilles à mes yeux d’enfant. 

Ah ! Mon enfance… Pensé-je en fermant les yeux. Aujourd’hui plus que jamais, j’aimerais y retourner. Retourner à cette période où je n’aimais que le petit Jésus et ma famille, où j’ignorais ce lot de souffrance que renfermait l’amour lié à un homme. 
Les yeux toujours clos, j’évoque mes souvenirs d’enfant. Je me réfugie dans le passé pour fuir mon présent incompréhensible. Mes pleurs repartent de plus belle quand dans mon esprit se dessine mon futur. Nolan m’a tuée ! 

Elle ouvre la porte, me demande d’entrer. Je salue le praticien qui se retourne.
Je regarde le nom inscrit sur ma fiche avant de porter mes yeux sur lui. 

Oh ! Non ! Impossible que je me soigne ici. Je ne le laisserai pas voir ma bouche avec cette carie. Impossible que notre deuxième rencontre se fasse dans de telles conditions. Quelle honte !

Son regard fixe sur moi accentue ma gêne. Je ne peux pas rester là. 

– Où allez-vous ? 

Nos yeux se croisent à nouveau. 

– Je… je me suis trompée. 

L’assistante dentaire me sourit. A-t-elle perçu mon embarras ?

– Je vois. C’est un stomatologue qu’il vous faut. Vous avez sûrement un problème buccal vu la façon dont vous tenez votre bouche. 

– Je…

Un gémissement interrompt ma phrase. Des frissons me parcourent le dos. Oh ! Vais-je mourir à cause d’une carie ? Les mains aux tempes, je rejoins le fauteuil dentaire. Je vais abréger ma souffrance et trouver un autre homme sur qui jeter mon dévolu. 

Zut ! Et zut ! Pourquoi est-ce qu’il a fallu que l’on se rencontre à nouveau ici ?

J’ouvre grand la bouche à sa demande. Je ferme les yeux. Hors de question de croiser son regard ! 

– Oh ! Quelle vilaine carie nous avons là ! 

S’il veut me mettre mal à l’aise, c’est réussi ! Je vais me faire mal aux yeux à force de les fermer si fort.

J’imagine ses pensées : comment une aussi belle femme peut avoir une telle carie ? 
J’ai envie de me cacher. La honte !

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Quand sonnent les 8760 heures

Se souvenir, appeler le passé, attendre qu’il réponde….

A cette date  l’année dernière, mon blog venait de s’inscrire dans la longue liste des blogs sur WordPress. 

Après avoir été motivée par mon ami et frère Serge Koukougnon, appris les rudiments du blogging, je me lançais hésitante, un peu apeurée.

Qu’est-ce que j’écrirais ?

Est-ce que ce blog tiendrait sur la durée ?

Des gens allaient-ils me suivre ?

Allais-je arriver à  maîtriser les contours de WordPress et présenter un blog magnifique visuellement ? 

Des questions qui ont plus ou moins trouvé des réponses positives.

Je me félicite pour les 170 articles écrits avec passion, engagement. 

J’ai fait le bilan de cette première année d’activité et j’ai pris de bonnes résolutions :

  • M’améliorer afin de vous fournir des contenus de qualité

  • Vous faire découvrir davantage les pépites littéraires d’Afrique ( lire c’est voyager n’est-ce pas ? ) 

  • Ouvrir une nouvelle rubrique d’ici juillet (Laquelle ? Suspense 😀 )

  • Lire moins et me mettre sérieusement à la correction de mes 3 romans 

  • Continuer à sortir les femmes célibataires du dépit

  • Etre plus productive niveau écriture 

  • Faire vivre Chimères de verre dont le format numérique est à 1,99 euros depuis quelques jours

  • …. (projet secret n°1)

  • ….. (projet secret n°2)

  • …… (projet secret n°3)

 

Je suis infiniment reconnaissante à mon Créateur, source de mon inspiration. 

Je tiens à vous dire merci , vous les abonnés de la 1ère heure, de la 4000ème heure, de la dernière heure. Merci d’avoir attaché de l’importance à mes écrits. 

Tous ensemble, souhaitons un heureux blogniversaire à graceminlibe !!!

 

graceminlibe

Je célébrerai comme il se doit cette première année. Je prévois des concours avec une tasse magique Chimères de verre et des livres à gagner.

Je compte sur vous Julie, Manuella, Yasmine, Anne-Ju, Magali, Cyriac  pour être de bons jurys. 🙂

Le premier concours débutera vendredi !!!!

 En attendant, quels sont vos vœux pour graceminlibe ? Avez-vous des suggestions à  proposer ? Je vous lis. 

 

 

Je vous embrasse tous,

Affectueusement,

Grâce Minlibé.

Ps : Une vidéo retrace le parcours du blog. Vous pouvez la voir ici. J’aimerais bien savoir comment vous la trouvez. 

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Quand le vice séduit la vertu

le vice séduit la vertu

Elle m’attire… J’exprime mal mon ressentiment, « elle me dérange » sied mieux.

Je n’aime pas mon contraire et sa surface lisse. Je n’aime pas les louanges qu’on lui fait, je n’aime ni sa lumière, ni sa pureté.

Comment faire d’elle mon semblable ?

“Vice : plaisir que l’on n’a pas goûté.”

Non, si je lui parle de plaisir elle essaiera de me démontrer que la vertu en regorge. Vaut mieux que je ne joue pas cette carte.

“Le vice est toujours puni. La vertu aussi.”

Une autre carte à éliminer. Elle me dira qu’elle voudra être punie en ne se reprochant rien. Pfft ! Saleté de vertu ! Toujours à vouloir prôner le bien et à juger le mal !

Elle me dérange !

Que faire pour qu’elle embrasse ma nature et disparaisse à jamais ?

Comment l’approcher ? En lui faisant croire que tout ce qu’on dit sur moi n’est que mensonge ?

Et si …

Je suis peut-être sur la bonne piste. Il n’est pas bête de lui faire croire que je ne suis que le reflet du cœur de celui qui me juge. Je suis le bien pour ceux qui agissent bien et le mal pour ceux agissent mal. Mon argument tient-il la route ?

Ne serait-ce pas plus facile de lui dire que je voudrais être comme elle ? Cela marchera à coup sûr, elle a tellement envie de sauver des vies et rallonger sa liste de partisans !

Pfft ! Saleté de vertu ! Toujours à vouloir prôner le bien et à juger le mal !

Je lui dirai toutes mes bonnes intentions. Elle ne sera pas accompagnée de son ami « le discernement », je pourrai faire d’elle ce que je veux.

Je  ferai tomber ses défenses en louant ses qualités ;  je conterai, le visage attendri, toutes ses merveilles ;  les flatteries bloquent l’accès aux voies de la réflexion.

Je lui dirai de me hisser à son niveau, d’exercer toute son influence sur moi. Elle m’ouvrira ses bras, ensemble nous exécuterons la valse de l’illusion que le temps n’arrêtera pas. Nous fusionnerons, collé-serré, nous danserons. Je lui ouvrirai mon intimité pour effacer sa particularité.

J’épuiserai ses forces, je changerai son visage immaculé. Je lui donnerai ce qu’elle a toujours rejeté en moi.

Quand dans mes yeux, elle lira enfin le mal, son cœur sera déjà rempli de moi…

© Grâce Minlibé – Copie interdite sans autorisation de l’auteure.

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Atteinte du syndrome de besoin de reconnaissance

Et moi ? Et moi ?

Ce sont les mots que prononce silencieusement son âme.

Face triste, cœur serré, Elle aurait voulu… elle aurait voulu…

Elle aurait voulu que ces félicitations s’adressent à elle, que ces compliments lui reviennent, que ses actions soient louées.

compliment

Elle aurait voulu qu’on l’auréole, avoir la première place, être sous le feu des projecteurs. En elle, brûle ce désir d’être connue, reconnue, d’avoir son compte d’admiration sans cesse crédité.

syndrome du besoin de reconnaissance

Elle a besoin qu’on lui dise : merci d’exister !

Elle fait triste mine à chaque fois que les rayons de lumière sont projetés sur quelqu’un d’autre tandis que l’étau de l’obscurité se referme sur elle.

Elle ne voudrait pas que je vous le dise mais n’ayant signé avec elle aucun contrat de confidentialité, mes lèvres ne resteront pas scellées.

Je ne le chuchoterai pas à vos oreilles, ce que j’ai à vous dire n’a pas l’allure d’un secret.

Je ne le dirai pas avec une voix mielleuse, mère porteuse de l’hypocrisie.

Je ne le dirai pas d’un ton solennel, je ne suis pas amie avec le protocole.

Je le dirai avec le ton le plus normal qui existe dans ma panoplie vocale : elle a le syndrome du besoin de reconnaissance. 

Selon Lysiane Panighini, une psycho-praticienne, le besoin de reconnaissance ne se fait pas vis-à-vis de n’importe qui, mais plutôt par rapport à des personnes ou groupes « référents ». Des entités reconnues comme ayant une certaine valeur morale, éthique, hiérarchique, culturelle, ou affective, voire tout cela en même temps »

« Plus la personne ou le groupe a une importance pour nous, et plus le besoin de reconnaissance peut être grand. Être reconnu par ces derniers, c’est dans une certaine mesure être aimé et apprécié d’eux. » Sous entendu, « si ces personnes reconnaissent ce que je suis cela veut dire que j’ai une certaine « valeur » et que j’existe à leurs yeux. »

Pour Lysiane Panighini, cette problématique prend ses sources la plupart du temps dans l’enfance. Certains enfants sont survalorisés par leurs parents et deviennent ainsi dépendants de reconnaissance des personnes « référentes » qu’ils aiment le plus ».

Ce besoin devient handicapant lorsque la personne n’est plus apte à s’auto-évaluer à une juste mesure et lorsque la personne s’oublie elle-même au profit de cette quête d’approbation. Elle peut alors en arriver à perdre de vue ses propres valeurs, pour essayer de coller au plus près des personnes référentes. Il peut y avoir aussi une impression de rabaissement, de non respect de soi, et surtout un grand sentiment de tristesse lorsque la reconnaissance ne vient pas.

Comment se débarrasser de ce besoin de reconnaissance qui emprunte le même chemin que la jalousie ? 

Il faut  :

  • Avoir le sens du partage. Se dire sans cesse : je ne suis pas le soleil, la terre ne tourne pas autour de moi. Je ne suis pas le centre du monde, l’autre a autant besoin que moi de compliments.

 

  • Ne pas accorder trop d’importance aux compliments, l’excès nuit.

 

  • Travailler son estime de soi, se valoriser.

 

  • Développer une indépendance par rapport au regard ou aux dires des autres.

 

  • Développer l’humilité.

 

 

 

Ne quittez pas la page si vite ! Je vous soupçonne d’avoir ce syndrome. Faites vite ce test pour que je sois située ! 😀

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La 26ème étape de mon voyage sur terre

Coucou les amis ! J’espère que vous passez une belle journée dominicale. Je fête un événement spécial, une date qui a marqué mon entrée dans le monde : mon anniversaire.

Quel âge j’ai ?

Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps. » Alphonse Allais

anniversaire
(c) Sacha Light

Cet anniversaire compte beaucoup pour moi parce que je le célèbre avec ma famille. Je ne l’avais pas fait pendant 10 années consécutives.  

J’ai  reçu de jolis mots de la part de mes frères, neveux et amis, je les partage avec vous.

Ma nièce de 8 ans m’a dit : Joyeux anniversaire maman ! Je t’embrasse très fort. Ton sourire me fait penser au soleil, tes yeux me font penser aux nuages.

Ma sœur aînée  m’a dit : Une bougie de plus sur un gâteau, un printemps de plus dans une vie, un peu de soleil dans l’âme, un jour qui sort de l’ordinaire, mille sourires, joies et sentiments liés en une merveilleuse joie du cœur.
Que ce nouvel anniversaire apporte du bonheur, de la santé et de la joie en quantité ! Puisse la vie t’être douce et combler ton cœur de tout ce qu’il désir Non seulement aujourd’hui mais chaque jour de l’année.

J’aurais voulu t’offrir la lune, le tonnerre, le soleil, la mer et toutes les planètes de la terre, J’aurais voulu des mots extraordinaires, des poèmes en cascade et des rivières, Mais je n’ai que ces mots éphémères pour te souhaiter une belle journée pleine de surprises et de cadeaux! Si l’eau était des bisous, je te donnerais la mer…Si une planète était un câlin je te donnerais l’univers…Si un nuage représentait l’amour je te donnerais le ciel…Toi tu n’as pas besoin de me donner quelque chose, Car tu m’as offert le plus beau des cadeaux Soeurette : Ta réussite…
Encore une fois, Happy Birthday, Tanti Auguri, Joyeux anniversaire, Sorella Mia!!!

Ta Grande Sœur qui t’aime tellement…

J’aimerais en ce jour anniversaire de ta naissance, ma maman chérie, t’offrir un bouquet de fleurs parfumées ou un gâteau délicieux mais tu sais, cela ne serait qu’un plaisir éphémère.

C’est pourquoi, je préfère t’offrir mon cœur car mon amour pour toi maman Béné ne mourra jamais.

Belle,

Élégante,

Noble,

Émergente,

Douce,

Intelligente,

Calme,

Tendre,

Envoûtante,

Tu es l’une des personnes pour qui DIEU aimerait prolonger la date de la fin du monde.

Je  souhaite alors qu’il t’offre

la sagesse, la gentillesse, la richesse,

la longévité, la prospérité, la bonté

En un mot, tout ce que ton cœur désire.

L’année 2015 a été  éprouvante pour moi. Ça n’a pas été facile de faire la promotion de mon recueil de poèmes et de trouver mon 1er emploi.  J’ai eu de gros moments de doute, de tristesse, de découragement. J’ai eu envie d’abandonner mais j’ai la chance  d’avoir des amis qui me soutiennent et croient en mon potentiel.

L’année 2015 n’a pas été facile mais elle m’a apporté une leçon : s’accrocher à ses rêves  et résister peu importe les circonstances.

Pour cette nouvelle année, je veux passer à l’étape supérieure dans tous les domaines de ma vie, du professionnel en passant par le spirituel.

Cette année, je désire être rafraîchie et vivre davantage.

Cette année, j’irai au-delà de mes limites. Je veux que cette nouvelle année ne ressemble à aucune autre, je veux qu’elle soit exceptionnelle et je ferai ce qu’il faut pour que cela se réalise.

Je vous partage quelques citations sur l’anniversaire qui m’ont fait sourire.

« L’âge, c’est juste un chiffre. Il n’a aucune espère d’importance, sauf si tu es une bouteille de vin. » Joan Collins

“Chaque année, j’ai un an de moins que l’année d’après. Dieu sait comment ça va finir.” Tony Duvert

 » Il y a toujours quelque chose en nous que l’âge ne mûrit pas. » Bossuet

« Nous avons tous deux vies et la deuxième commence lorsque nous nous rendons compte que nous n’en avons qu’une. » Confucius

« Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir. » Raymond Radiguet

Quels sont vos souhaits pour moi ? J’ai hâte de vous lire.

Publié dans Psyché

En 2016, ne nous mentons pas à nous-même

Happy new year

Une nouvelle année fait son entrée  A vous mes abonnés d’Afrique, d’Amérique, d’Europe , d’Asie et d’Océanie, je vous souhaite :

  • d’avoir plus d’amour et d’estime pour vous-même

  • d’aller au-delà de vos limites.

  • de ne pas vous mentir à vous-même

  • de lire encore plus et principalement de la poésie 😀

  • d’avoir la quiétude de l’esprit, cette joie de cœur qui ne regarde pas aux circonstances

  • de créer de beaux écrits, de peaufiner votre côté artistique.

  • de réaliser vos objectifs

  • de ne jamais cesser d’apprendre

Ce sont de beaux vœux, n’est-ce pas ? Si vous n’êtes pas d’accord, je peux toujours les reformuler. 😉

Ces vœux que je viens de formuler à votre égard vont-ils se réaliser ?

De qui dépendent leurs réalisations : de vous, de moi ou de la Force ?

Notre épanouissement en 2016 dépend de nous ou de 2016 ?

J’ai mes réponses mais je ne vais pas vous les imposer.

En me baladant sur Facebook, je suis tombée sur un post de Pierre Nahoa, coach entrepreneur, que j’ai trouvé intéressant.

On n’attend pas 2016 pour changer.
Soyons réalistes, le 1er janvier 2016 n’est pas venu par hasard ou après un miracle.
C’est un jour qui remplace un autre.

Demain, tout ce qui sera nouveau chez toi c’est le calendrier dans ton salon. Sinon tout le reste ne va pas changer.

Ne cherchons pas à renouveler  quelque chose parce que demain c’est le 1er janvier mais à continuer ce qu’on a commencé.
Les nombreuses résolutions ne vont servir à rien.

Continuons à travailler pour atteindre pleinement nos objectifs pris en 2014, ou en 2015 et qui sont restés inachevés.

Ne nous mentons pas à nous-même.

On se fixe de nouveaux objectifs parce qu’on a atteint les premiers et non pas parce que demain va s’appeler le ‘1er Janvier’.

Ce n’est pas un jour qui annonce une nouvelle vie mais un objectif atteint et dépassé. Bref !

Restons concentrés, focus et réalistes.

Mes souhaits depuis 2010 sont encore valables pour vous si vous n’avez pas encore atteint un nouveau cap dans votre vie.

D’ailleurs ce ne sont pas mes vœux qui vont changer quelque chose dans votre vie.

Les résolutions ne changent pas une vie, ce ne sont que des mots. Ce qui une change une vie c’est l’action.

En 2016, passons à l’action, soyons en mouvement.

Publié dans Psyché

Ces trompe-l’œil qui font mal

On a envie que notre plume soit connue. On contacte un magazine renommé pour solliciter une interview. On nous répond favorablement. On lit notre oeuvre, on l’apprécie à sa juste valeur, on nous fait parvenir le questionnaire, on est heureux de sa pertinence, on y répond avec grand plaisir.

On nous dit qu’on nous fera signe très rapidement pour nous communiquer la date de publication. On remercie chaleureusement. On imagine l’interview sur papier glacé qui sera lue par des centaines de personnes. On attend avec impatience.

On attend,

On attend,

On attend,

Trois mois s’écoulent et on n’a toujours pas de réponse malgré nos multiples relances par mail et téléphone.

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On mène tranquillement sa vie d’auteur et un jour, on nous contacte pour une interview écrite. On est agréablement surpris. On nous vante les mérites de notre plume, on nous fait planer. On est impatient de recevoir les questions. On essaie de les imaginer et de prévoir nos réponses.

On attend,

On attend,

On attend

Et on nous apprend un jour que l’interview a été annulée.

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On passe un entretien avec les ressources humaines d’une boîte pour un emploi. L’entretien se passe bien, notre interlocuteur affirme qu’elle nous donnera une réponse dans minimum 3 semaines. Le délai s’écoule, on se permet de rappeler. On nous affirme que notre dossier est en bonne voie et qu’on nous donnera une réponse dans maximum un mois. En bonne voie signifie positif dans notre entendement alors on attend le nouveau délai.

On attend,

On attend,

On attend…

Le délai s’écoule à nouveau. On se permet de rappeler et là pas de réponse. De longues semaines plus tard, on nous donne une réponse négative sans s’excuser de la longue attente. On ne nous doit rien…

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On a fait la connaissance d’un jeune homme plutôt sympa. Nous sommes tous les deux célibataires et il veut plus que notre amitié. Il n’est pas notre type idéal d’hommes mais il n’en est pas l’opposé. On lui dit oui. On s’attache à lui, on l’aime. Il part pour l’étranger et nous affirme que ça nous changera rien entre nous. Il nous fait des promesses, on y croit. Le temps passe, il devient distant. On s’interroge, on sent qu’il y a un malaise mais notre bien-aimé nous rassure. Il affirme qu’il n’ y a aucune raison de s’inquiéter. On y croit même quand une année plus tard, on n’a plus aucune nouvelle de lui.

On espère qu’il reviendra.

On attend,

On attend,

On attend,

On devient l’attente…

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4 situations, 4 espérances, 4 trompe-l’œil, 4 peines. Comment fait-on pour cicatriser la plaie du ressentiment ?

  • On pleure un bon coup. C’est important d’extérioriser et de nettoyer. Ce qu’on laisse de néfaste en nous finit en « cancer », en gangrène.
  • La prochaine fois, on se réjouit parce qu’on nous propose une interview et non pas parce que l’interview va se faire. Notre joie s’appuie sur la proposition et non sur la réalisation. On se base sur le présent et non sur le futur. Mon père m’a une fois dit qu’il ne faut jamais faire de projet avec une somme d’argent qu’on n’a pas entre nos mains. 😀

Certains me diront qu’il faut avoir la foi. Je suis entièrement d’accord et je propose qu’on passe au point suivant.

  • Il faut prendre en compte les signes que nous renvoie notre attente. Certaines fois, en examinant les faits, on sent qu’il y a quelque chose qui cloche. On continue de nourrir notre foi mais on sent dans notre cœur qu’on est en train de se faire berner, que l’autre n’a pas mesuré l’ampleur de ses promesses. On voit bien que quelque chose ne tourne pas rond mais on continue d’espérer.

Ce que l’on voit, peut-on l’espérer encore ? Saint Paul

Il y a des signes qui ne trompent pas. Ne nous voilons pas la face au risque d’en ressortir plus amer et d’accuser la foi. La foi rend visible ce qui est invisible. Elle ne rend pas visible ce qui est déjà visible.

  • Se dire que le meilleur reste à venir.

On ne meurt pas des désillusions. Quand nous faisons face à ces situations, il ne faut pas se laisser engloutir par l’amertume, le regret. Il ne faut pas s’endurcir et perdre espoir en l’avenir. Il faut oublier, repartir à zéro et croire que de nouvelles opportunités se présenteront à nous et qu’elles ne seront pas des illusions.

Grosse pensée à tous ceux qui ont vécu l’une des expériences citées plus haut.

trompe-l'oeil