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Du côté de Danielle Steel : Ambitions et Disparu

En 2017, j’avais décidé pour me remettre dans l’ambiance de l’écriture d’une romance de lire des romans de Danielle Steel. Douze de ses romans choisis avec soin ont débarqué dans ma PAL.

D’autres romans m’ont fait de l’oeil et leur ont fait de l’ombre. J’ai remis ma lecture spéciale Danielle Steel à plus tard jusqu’à ce que les challenges Des Gages ta PAL et Course contre la montre sur Livraddict m’amènent à lire Ambitions et Disparu

Mes avis de lecture étant très brefs, je les regroupe dans cet article. 

Couverture Ambitions

A la tête de l’une des plus grosses entreprises des Etats-Unis, Fiona Carson ne devrait plus avoir à prouver ses compétences de dirigeante : diplômée de Harvard et stratège hors-pair, chacune de ses décisions est savamment pesée, chaque risque évalué. Pourtant, certaines personnes continuent à penser qu’elle n’est pas à sa place et, pour survivre dans ce monde d’hommes, Fiona, mère célibataire dévouée, a dû laisser sa vie personnelle de côté. Marshall Weston est aussi un patron remarquable, à la vie exemplaire. Sa femme, Liz, a abandonné sa carrière pour élever leurs enfants. Mais elle est loin de se douter que son mari, aveuglé par sa soif de pouvoir et de conquête, joue au quotidien avec le danger et menace d’éclabousser sa société par un énorme scandale. Le moment est venu pour chacun de faire un choix décisif ; que seront-ils prêts à sacrifier pour cela ?

mon-avis-de-lecture

Le résumé de l’oeuvre situe le contexte de l’histoire sans en dire trop. Il garde précieusement au chaud les effets de surprise pour le lecteur. 

Vie secrète, recherche du prince charmant, sexualité des femmes de plus de quarante ans, conciliation vie de famille et vie professionnelle, tels sont les thèmes de ce roman.

Ce dernier thème me parle beaucoup en tant que jeune cadre d’entreprise ambitieuse et j’ai apprécié que l’auteure en ait parlé. On peut avoir une carrière brillante et une belle vie de famille. Tout est question d’organisation et surtout d’avoir un compagnon ouvert d’esprit. 

A travers Fiona et Marshall, c’est le comportement sexuel des femmes et hommes de pouvoir qui est décrypté. Quadragénaire, la femme PDG se consacre entièrement à son travail, l’homme quinquagénaire quant à lui profite de son aura de PDG pour avoir une vie sexuelle comme il l’entend. Il s’offre des jeunettes.

Chez les hommes, le pouvoir agit comme un aphrodisiaque, tandis que chez les femmes, c’est plutôt un anesthésiant. […] Elles prennent leur fonction trop au sérieux, deviennent des bourreaux de travail et se retrouvent seules.

On pense souvent que la sexualité des femmes de plus quarante ans s’amoindrit mais Jillian, la sœur de Fiona nous montre le contraire.

Côté romance, on est dans du classique, les couples sont sympathiques mais ils ne m’ont pas fait vibrer que ce soit du côté du vieux couple comme du jeune.

J’ai malgré tout passé un bon moment de lecture. La plume de Danielle Steel est fluide, dénuée d’artifices.

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Couverture Disparu

Marielle aura-t-elle droit, un jour, à sa part de bonheur sur terre ? Épouse frustrée et prisonnière d’un lourd passé, elle partage sans joie la vie de Malcolm Patterson, milliardaire autoritaire et insensible qui la trompe ouvertement.

Mais soudain, dans la pénombre de la cathédrale Saint Patrick, elle se trouve face à face avec Charles, son premier mari, son premier amour, écrivain en exil revenu à New York au chevet de son père mourant. Un regard et quelques mots échangés ont suffi pour faire renaître leurs sentiments.

C’est alors que le drame éclate ! Teddy, l’enfant des Patterson, est kidnappé ! Charles le proscrit est suspecté ! Des preuves formelles le font inculper et traduire en justice.

mon-avis-de-lecture

Danielle Steel nous livre une intrigue policière. On s’interroge, qui a bien pu kidnapper Teddy ? Quel est le mobile ? Le suspense est réel. Très vite, les soupçons envers Charles s’amenuisent. On regarde de près les domestiques. Serait-ce Marielle, la mère de Teddy ? N’est-elle pas dépressive, ne cache-t-elle pas un lourd secret ?

Quelques indices sont donnés et le lecteur a l’esprit fugace devine bien vite l’identité du coupable.

J’ai été agréablement surprise de ce roman. L’allure « roman policier » le rend très captivant !

La lecture est fluide, l’auteure ne se perd pas en description, le lecteur est concentré sur les faits et ressentis des personnages.

J’ai également apprécié le fait que la romance ne prenne pas le dessus sur l’intrigue. La romance n’intervient qu’à petites doses. Il est vrai que je m’attendais à ce qu’un couple bien précis soit formé mais l’auteure a été plus sage que moi et donne une belle leçon de morale. Notre bonheur ne devrait pas détruire celui d’une autre.

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Avez-vous lu des œuvres de Danielle Steel ? Laquelle est votre préférée ?

 

signature coeur graceminlibe

 

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Vaudace Tome 2 : un conte de fée révolutionnaire

Alors que tout semblait enfin bien parti entre Mugusi et elle, Éloïse tombe sur une photo qui remet tout en question, une photo surgie du passé de Mugusi qui semble lié au sien. Quelle est la vraie raison de la présence de ce dernier à Libreville, pourquoi possède-t-il une photo de sa mère dans ses affaires ? Qui est l’homme à côté duquel pose cette dernière et surtout : comment cela va-t-il affecter leur relation naissante ? Le mutisme buté dans lequel Mugusi se retranche achève de briser la fragile confiance qui s’était établie entre eux après Tokyo, et sonne le glas de leur histoire.

De Libreville à Lagos, laissez-vous embarquer dans le dernier volet d’une saga mythique, où la quête d’ambition se confond à celle de l’amour, où la passion de la mode, du succès et l’audace nous entraînent au-delà de nous-mêmes, à la rencontre d’un nous qui nous pousse à puiser dans des réserves dont nous ne soupçonnions pas même l’existence.

 

l'Afrique écrit

 

Je remercie l’équipe de communication de l’auteure pour ce service presse. J’ai d’ailleurs été agréablement surprise que ma remarque sur la couverture du TOME 1 ait été prise en compte.  Pour en savoir plus cliquez ici

Nous sommes toujours dans l’univers impitoyable de la mode. Je salue d’ailleurs le travail de recherche de l’auteure pour décrire fidèlement cet univers.

Le ⅘ de l’histoire se déroule à Libreville. Pas question d’essayer de découvrir l’animation de la capitale gabonaise ou de contempler la nature, c’est un roman psychologique alors l’auteure est centrée sur la description de l’état intérieur de ses personnages. Cependant, on a un petit aperçu de la vie à Lagos, ville où l’histoire est transposée dans le ⅕ du récit.

Eloïse, la rebelle n’a pas changé. Sa franchise, son ambition, son courage, son envie de concrétiser ses rêves sont restés intacts. Idem pour l’amour qu’elle porte à Mugusi. A ses côtés, elle perfectionne son talent, fait grandir sa passion pour les beaux vêtements.

 

Mugusi également n’a pas changé. Il aime Eloïse à sa façon. Il est toujours aussi froid, asocial, mystérieux et obsédé par son succès.

Leur relation, elle, évolue et nos amoureux deviennent des concurrents. J’avoue que j’ai apprécié les voir s’accrocher, se détester. 

Leur rivalité est de courte durée, ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre est trop fort mais …. les zones d’ombre de Mugusi mettent à mal leur relation.

Cet homme fort a une grande faiblesse, une faiblesse qui émeut.

Cette faiblesse parce qu’elle est difficile à contrôler effraie. Eloïse, elle, n’a pas peur de l’affronter. J’ai admiré son courage. L’amour donne les ailes pour survoler le gouffre de la peur.

Vaudace est un conte de fée révolutionnaire. Ici, c’est la femme forte qui accourt sur son cheval blanc pour sauver son prince ! Son amour donne un nouveau souffle à sa relation avec Mugusi. Ils deviennent partenaires en affaires, partenaires en amour…

J’ai fermé ce livre avec cette pensée en tête : l’amour n’est qu’une question d’abandon….

Ce tome 2 est un roman de qualité même si des coquilles viennent gâcher sa clarté. Les personnages sont aboutis, les thèmes abordés sont travaillés, l’auteure ne survole ni les questions psychiatriques, ni celles liées au féminisme.

On sent bien que l’auteure veut encourager les femmes à être des working girl, des femmes indépendantes qui réussissent par elles-mêmes et les inciter à plus d’entraide entre elles.

Elle inspire l’audace aux entrepreneurs. A travers Eloïse, c’est le parcours semé d’embûches de l’entrepreneur lambda qu’elle dresse : les challenges, les peurs, les doutes, les réorientations, la volonté d’y arriver.

Et vous ne vouliez rien demander à personne c’est ça ?

Non. Je voulais épuiser mes propres ressources avant d’appeler à l’aide. Il faut d’abord essayer très fort soi-même, puis si on n’y arrive pas, appeler au secours.

Respire et dis-toi juste : j’avance car ce qui pourrait m’arriver de pire ce serait de baisser les bras.

Le succès dépend des autres. L’accomplissement personnel ne dépend que de nous-mêmes. Et je préfère ne dépendre que de moi-même. Je sais que vous aussi. Alors réfléchissez-y. Si c’est après le succès que vous courrez, vous le ferez toute votre vie.

Je recommande ce livre à ceux qui sont fans de romans psychologiques, de développement personnel, de romance moderne.

Il aurait été mon 1er coup de cœur de l’année si certains points de vue d’Eloïse ne m’avaient pas irritée. Ceux qui me connaissent sauront de quoi je parle. 😉

des-details-sur-loeuvre

BON A SAVOIR  : Des petits clins d’oeil sont faits à des  personnages d’autres histoires de l’auteure : Elle et Adrien, Alexander et Leila, Gabriel, Denis, Lola. Pour en savoir plus sur ces personnages, vous n’aurez qu’à lire leurs histoires sur la page Facebook de l’auteure.

Lien d’achat : ICI

Nombre de pages  : 352

Site internet : www.leilamarmelade.com

Page Facebook : Leila Marmelade

Instagram : @leilamarmelade

Muswada : Leila Marmelade

Twitter : @LeilaMarmelade

 

 

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Désolée, je suis attendue – la working girl extrême

Yaël ne vit que pour son travail. Interprète dans une agence internationale, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaire sans jamais se laisser le temps de respirer. Juchée sur ses escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis de longue date qui s’inquiètent de son attitude. Peu tourmentée par les reproches qu’on lui adresse, elle a une volonté farouche de réussir. Jusqu’au jour où le passé ressurgit pour fragiliser ses certitudes.

l'Afrique écrit

 

En lisant la 4e de couverture, j’ai eu un air de déjà-vu. J’ai pensé que l’histoire ressemblerait à celle de Sarah. Ce n’était qu’une fausse impression…

Le chapitre 1 m’a fait sourire, repenser à mes années fac. J’ai apprécié le côté détaché, je-m’en-foustiste de Yaël. Elle aime la fiesta, les vadrouilles.

Au chapitre 2, revirement total. Cette Yaël a disparu. Dix ans ont passé et elle est devenue une véritable working girl qui ne vit que pour son travail. Quelle est la cause de ce brusque changement ? J’ai tenté de la découvrir en allant jusqu’au bout de ma lecture.

Etre une puissante femme d’affaires, toujours entre deux autres avions, enchaîner les dîners d’affaires, j’ai rêvé de l’être mais pas d’une façon aussi radicale que Yaël. Je peux me passer de l’amour d’un homme mais je ne pourrais jamais me passer de la présence constante de ma famille et de la folie de mes amis ! C’est vital !

Yaël a peur de ne pas pouvoir réussir à combiner vie professionnelle et vie de famille et/ou sociale. C’est une problématique à laquelle bon nombre de wonderwomen font face.

Désolée, je suis attendue y répond : tout est question d’organisation et de volonté. Ce n’est ni facile ni impossible. 

L’ambition ne doit pas être un frein à l’amour et au bonheur et en même temps celui qui partage notre vie doit comprendre notre ambition.

Quand je te disais que personne ne devait t’entraver, ça voulait simplement dire que tu ne devais pas renier tes ambitions à cause de la personne avec qui tu vis. Quand on fait ça, un jour ou l’autre on trinque, et on finit par rendre l’autre responsable de son échec. La question du choix ne doit pas se poser. 

Désolée, je suis attendue est une sympathique histoire d’amitié et d’amour. Ce roman est l’évolution d’une vie ou plutôt l’histoire d’une femme qui se retrouve. 

Le style d’écriture est très simple, les personnages sont vivants. 

J’ai refermé ce livre avec une note d’espoir. Je suis toujours à la recherche de mon coup de cœur de l’année et j’espère que le prochain livre que je m’apprête à ouvrir sera le bon…

Et vous, nobles gens, vivez-vous pour travailler ou travaillez-vous pour vivre ?

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Lola et les lettres de Rose

Coucou les amis ! Quel plaisir de vous retrouver ! 🙂

Toujours à la recherche de prix littéraires à lire, je suis tombée par hasard sur le Prix du Livre Romantique des éditions Charleston.

J’ai découvert qu’un roman que j’avais vu sur l’un des blogs que je suis avait été lauréat de ce prix. Il s’agit des Lettres de Rose de Clarisse Sabard.  

Vu qu’il y a un prequel à ce roman et qu’il est très court, j’ai commencé par celui-ci.

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Marianne et Thierry se rencontrent sur une plage à Nice, dans les années 70. C’est le coup de foudre. Très vite ils se marient et tentent d’avoir un enfant. Mais le sort en a décidé autrement. Jusqu’à ce qu’un coup de téléphone change à jamais leur vie…

En 30 pages, Marianne nous décrit brièvement son enfance, sa rencontre avec Thierry, l’homme de sa vie, son infertilité, le coup de téléphone qui va changer leur vie de couple et leur première rencontre avec Lola, la petite fille qu’ils ont adopté. L’écriture est assez fluide, on a envie de savoir si la venue de Lola va impacter positivement leur vie. 

 

cover les lettres de rose

 

Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. De nos jours, à presque 30 ans, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. Mais sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange testament : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres lui apprenant ses origines. Elle découvre ainsi la vie de son arriere grand-mère Louise, de sa grand mère Rose et de sa mère Nadège, ainsi que les dérangeantes circonstances de sa naissance. Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait. Réveiller les secrets du passé lui permettra-t-elle d’avancer vers son avenir ?

 

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Lola mène une vie normale comme le commun des mortels. Son meilleur ami Tristan est homosexuel et ce cliché m’a exaspérée. Un homme et une femme tous les deux hétéro ne peuvent-ils pas être meilleurs amis ? Faut-il forcément pour qu’une relation amicale homme-femme tienne que l’un d’entre eux soit homosexuel ?

 

Son passé accourt vers elle lorsqu’elle reçoit un coup de fil de notaire. J’ai bien aimé le parcours que lui a tracé Rose pour reconstituer son passé.

Rose m’a embarquée dans sa saga familiale des années 1900 aux années 2000 où amour passionnel, mariage de convenance, petits et grands mensonges, secrets et drames se mêlent.

Les Lettres de Rose est comme une salle d’exposition où figurent différents portraits de femmes. J’ai beaucoup aimé la diversité de leurs personnalités : bonne sœur, femme masculine, femme romantique, femme ambitieuse, femme se reposant sur son homme…

J’ai pris plaisir à découvrir Louise, cette femme au caractère bien trempé qui a réussi à faire de sa vie ce qu’elle voulait, décidé bon nombre de fois de la tournure de la vie des autres. Je l’ai admirée, détestée également pour les amours avortés dont elle en est la cause.

J’ai plus été passionnée par l’histoire de Rose que par celle de Lola. J’étais d’ailleurs un peu déçue à chaque fois qu’on revenait au présent qui est l’histoire de Lola.

Jim n’aura pas l’immense honneur de faire partie de mes bookboyfriend. Le fait qu’il ressemble à Clovis Cornillac ne l’aide pas beaucoup.

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Les Lettres de Rose aborde l’effet domino de nos choix souvent égoïstes. Elle expose jusqu’où on est souvent prêt à aller pour satisfaire son ambition, assurer son ascension sociale, ce qu’on est prêt à accepter par amour ou pour sauver les apparences. 

J’ai découvert et trouvé intéressante la plume de Clarisse Sabard. Elle est légère, sans fioritures. Son premier roman est bon, pas extra. Je m’attendais à quelque chose de plus sensationnel, émouvant  après lecture des différents avis sur les réseaux sociaux… 

 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

fleur v1

 

 

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La cueilleuse de thé, portrait d’une femme forte

Couverture Cueilleuse de thé

Au Sri Lanka, l’ancien Ceylan, Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation. Depuis dix ans déjà, elle ploie sous les lourds sacs de feuilles de thé et sous le joug des contremaîtres, mais, à l’aube de ses vingt ans, la jeune femme a d’autres rêves. Elle est bien décidée à partir, à échapper à la condition de celles qui, dans les théiers et dans les maisons, sont au service des hommes. Elle ne sera pas cueilleuse de thé toute sa vie, comme sa mère, comme toutes ces femmes asservies qui n’ont d’autres horizons que les interminables rangées de théiers…

Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d’un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d’autres personnes et surtout d’autres envies. La cueilleuse de thé qu’elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

l'Afrique écrit

J’ai éprouvé beaucoup de peine pour Pokonaruya, cueilleuse de thé, victime d’un mariage arrangé. Elle est brimée par sa belle-mère et son époux de pacotille Datu-Guemi, un homme détestable au plus haut point. J’ai adoré la punition qu’a réservé Shemlaheila à ce dernier. Cet homme méritait le pire, il a humilié tant de femmes !

J’ai admiré la force de Shemlaheila, son NON catégorique face à la fatalité. Elle sait qu’elle a le pouvoir de changer son destin, celui qu’on colle par facilité aux femmes. Elle veut vivre sa vie, ses rêves et elle s’en donne les moyens même quand le parcours est difficile.

C’est une femme attachée à ses racines, forte, courageuse, une féministe comme on les appelle aujourd’hui. Elle est déterminée et non bornée. Elle réajuste ses ambitions quand il le faut. 

Avec elle, j’ai revu mon aventure d’immigrée, le bonheur des rencontres, la richesse d’une culture différente de la mienne. 

Plus tard, viendraient l’exaltation du retour, la joie de son enrichissement, la gratitude pour ce qu’elle était devenue. Elle n’avait pas seulement appris la langue, elle n’avait pas seulement engrangé des connaissances, elle avait appris la liberté d’être femme.

Son histoire d’amour n’était pas évidente. L’auteure m’a mise sur une fausse piste, a réussi à créer la surprise. Eh oui, une histoire d’amour peut en cacher une autre.

Par contre, je suis restée sur ma faim. Il y a quelques instants d’amour mais ils sont brefs. J’aurais voulu en savoir plus sur l’histoire d’amour de Shelma et D.

J’ai moins aimé la fin, je l’ai trouvé très précipitée.

Le livre est plutôt axé sur la quête d’indépendance de Shelma que sur l’amour. Ce n’est pas de la romance mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas du romantisme. 

Cueilleuse de thé est très complet en terme de romantisme. Il en respecte les thèmes et principes à savoir la mélancolie, la nostalgie, le moi en souffrance, la nature, le désir de fuite, le voyage, le rêve et la spiritualité.

 

CONCLUSION : Ce livre nous rappelle les conditions des femmes dans le monde qui doivent être améliorées. Les femmes doivent pouvoir jouir de leurs droits, les hommes doivent arrêter de croire que le corps des femmes leur appartient, les jeunes filles doivent étudier et non se marier si tôt.

Ce roman est à lire et à faire lire à toutes les femmes qui luttent pour que d’autres femmes soient libres et heureuses. 

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Attention polar : L’esquinte – Edwige Decoux-Lefoul

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Et tout chavirement entraîne les autres dans une tornade dévastatrice…
De Louise qui parcourt le monde pour se reconstruire. De l’obsession de Sacha Malowsky pour elle, qui le conduira à passer un point de non-retour. Il emportera dans une spirale infernale Joy, la sensuelle cambodgienne, Beth Vian-Zerger, le sosie de Louise et tous ceux qui l’approchent. Son pouvoir de séduction, allié à celui de la manipulation va se conjuguer pour alimenter une machination diabolique : manipuler les gens pour arriver au crime parfait. Sonia Conti, la bombe sexuelle qui vit de ses charmes, Arno Bruchini le mafieux, Pauline Lagarde la jeune attachée de clientèle de la banque et Mady Lebolzec, vieille dame riche et élégante, lui serviront de pions pour arriver à ses fins. Et quelles fins !

Trahison et vengeance, amour et humour, rebondissements et retournements, sexe ; la nature humaine dans tous ses états, bons et mauvais.

l'Afrique écrit

La 4e de couverture m’a fait de l’oeil, j’ai succombé.

Le récit débute avec l’arrière plan familial de Louise. On découvre Katia-la-Russe, sa mère qui  était soit merveilleuse de tendresse envers ses enfants, soit terrifiante de colère. 

Louise a pris sa vie en main très jeune, elle aime sa liberté, le mariage ne fait pas partie de son vocabulaire. C’est une femme qui aime la simplicité contrairement à son copain Sasha. Bel homme, matérialiste et carriériste, il aime les femmes qui lui résistent. 

Sasha, très porté sur le sexe rompt son pacte d’harmonie avec Louise. Cette trahison rappelle à Louise, les mots de sa mère :  « Les histoires d’amour finissent toujours mal. » 

Pour s’oxygéner, Louise décide de partir découvrir de nouveaux horizons. L’auteure a eu la délicatesse de ne pas nous plonger dans un cours ennuyeux de géographie. 🙂

Son détour à Paris lui révèle l’existence de son sosie. Là, mon imagination se met en marche, je me demande qui ça peut bien être et comment cela peut affecter l’intrigue de l’histoire. 

Louise s’éclipse et Sasha entre en scène. Au lecteur, il se présente sans masque. Il ne renie pas son obsession dévorante pour Louise, son égoisme, sa détermination à avoir ce qu’il veut sans penser aux autres. 

J’éprouvais de la pitié pour lui lorsqu’il cherchait à retrouver Louise et se faire pardonner mais j’ai fini par le mépriser lorsqu’il a dévoilé son caractère manipulateur en utilisant Sonia Conti, pour arriver à ses fins. Il s’y connaît en stratagème, c’est un personnage effrayant. 

Dans cette oeuvre, les personnages principaux comme secondaires prennent la parole ne serait-ce que sur quelques lignes. Rassurez-vous ce n’est pas un foutoir, le lecteur ne s’y perd pas. C’est d’ailleurs une belle occasion pour mieux comprendre les motivations des personnages. 

J’ai apprécié les retournements de situation, l’enquête méthodique des policiers. J’ai apprécié la nouvelle vie amoureuse de Louise même si je juge la rencontre très romanesque

J’ai moins apprécié le portrait du commandant Justin Braque que j’ai trouvé un peu caricatural. Il y a également quelques moments de l’histoire qui sont un peu tirés par les cheveux comme la visite de Sonia Conti à Ker Barbouille. 

Ce roman policier n’est pas le top des polars mais l’histoire est assez plaisante à lire. C’est un excellent moyen pour découvrir la Bretagne sans se déplacer, observer sans conséquence la nature humaine avec ses bons et mauvais côtés. 

Merci à Publishroom pour ce service presse. 

Un mensonge c’est une part de liberté qui disparait disait Louise

Beth regarda l’accoutrement de Lilou avec consternation. Beth pensait qu’il fallait aider la nature à embellir les choses, Louise trouvait que la nature était naturellement belle pour la repecter telle qu’elle s’offrait. Elle portait donc un Jean propre, un pull-over irlandais en laine blanc cassé et des courtes bottes en peau de mouton retournée. Contrairement à Beth, elle ne se maquillait pas et ne portait aucun bijou. Louise ne s’encombrait jamais de superflu.

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Maison d’édition : Publishroom

Format : Kindle, Epub

En vente sur Amazon, Publishroom.

Nombre de pages : 247

l'auteur du mois

Née à Combourg, au pied du château de François-René de Chateaubriand, Edwige Decoux-Lefoul vit en Bretagne les trente-cinq premières années de sa vie. C’est dans le Pays bigouden, à Pont-l’Abbé et Loctudy qu’elle ancre sa vie et sa famille. C’est également là qu’elle découvre la joie de faire du bateau et qu’elle en fera sa première source d’inspiration.

Le goût de la lecture et de l’écriture par son lieu de naissance, celui de la mer pour ses loisirs, et ses voyages en Asie et en Indes, l’on conduit, au fil des années, à écrire des récits de voyages, des récits de croisières à bord de la Marie-Madeleine, des biographies privés et des romans meurtriers.

Une œuvre importante et privée est réservée à ses trois petits-enfants. Avant, pendant et après leurs naissances. Elle écrit leurs vies, leurs œuvres, leurs familles, le monde dans lequel ils évoluent, avec ses bonheurs et ses malheurs. Des histoires dont ils sont les héros, des contes, des spectacles et autres carabistouilles.

Elle a fait de la communication et de la formation, son principal métier, l’écriture est devenue sa passion.

Elle partage sa vie entre la Bretagne sa terre natale, la Normandie sa terre d’adoption, Paris où elle habite et Saint-Vaast-La-Hougue, port d’attache de la Marie-Madeleine et de ses amis depuis plus de trente ans.

fleur v1

Publié dans Histoires

24 heures d’une vie de Working Girl

Ce mois, la sympathique communauté des bloggeuses/youtubeuses noires francophones a choisi comme thème  pour le  BYN French Challenge : « Working Girl ». 

J’ai la flemme d’écrire en ce moment mais pour l’occasion, j’ai eu envie de vous présenter l’une de mes Working Girl : Aissata Bah. Elle est l’héroïne d’une histoire que j’ai commencé en 2014. Elle est en stand-by parce qu’il me manque l’inspiration. 😦

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5 heures,

Silence du jour naissant… Joie quotidienne d’avoir accompli mon devoir : la prière de Fajr, porteuse des meilleurs mérites macha Allah. Elle m’assure la protection d’Allah, ma vitalité et ma bonne humeur. Elle prépare ma posture mentale  de la journée.

Je ne quitte pas mon tapis. Les yeux fermés,  je répète une dizaine de fois :

 »Il n’y a pas d’autre divinité à part Allah, l’Unique, sans aucun associé, à Lui la royauté et à Lui les louanges; Il donne la vie, comme Il donne la mort; et Il est le Plus Puissant sur toutes choses ».

Je souris. Allah a préparé ma journée, ses bénédictions m’accompagnent.

6 heures 30,

Mon regard est complètement hypnotisé par les informations économiques et financières qui s’enchaînent en boucle sur l’écran de la télévision. Je suis une passionnée du monde financier, j’en ai fait mon métier. Je me déconnecte quelques minutes de mon univers favori quand Daoud pose son sac d’école devant moi.

7h 30,

Ma voiture garée à l’emplacement réservé à la Directrice Générale Adjointe, je rentre dans les locaux de la CIBA. Déjà deux ans que j’occupe cette fonction. Le temps passe si vite ! Les salutations respectueuses s’enchaînent à mon arrivée dans le hall de la banque, elles me rappellent mes pas effectués, mes routes empruntées pour atteindre ce niveau de responsabilité. J’ai pensé comme un homme et agi comme une femme…

12h 30,

Ma 1ère réunion hebdomadaire avec les directeurs fonctionnels de la Banque vient de s’achever. J’ai quelques minutes devant moi avant ma vidéoconférence avec Laurence Peyraut Bertier, co-présidente de la fédération sectorielle Financi’elles, parrainée par Christine Lagarde et qui regroupe 12 réseaux internes de femmes cadres du secteur de la banque, de la finance et de l’assurance. Son but est d’accélérer l’accès des femmes au sommet des organisations de la finance. Laurence est une grande amie, elle m’a été d’une grande aide dans ma carrière à la Banque Pictet, une banque privée Suisse. Nos moments d’échange sont de puissants viviers d’informations. L’ignorance est une menace que je gère au quotidien et avec beaucoup de tact. Je suis membre de plusieurs réseaux, en faire partie est un pilier essentiel d’une carrière réussie.

Je jette un coup d’œil à la suite de mon agenda aussitôt mon entrevue, avec Laurence, terminée. Je dois déjeuner avec Honorine Guikahue, Rédactrice en chef du magazine féminin Femm’ Essentielles. Je dois ensuite rencontrer toutes les femmes de la direction clientèle. J’ai lancé, il y a deux semaines, un projet : amener toutes les femmes à tous les niveaux de l’organisation à prendre une part au développement de la banque. En atelier, nous échangeons sur la banque de demain. J’aime les voir s’impliquer dans ce projet, considérer leur emploi non pas comme une source de revenus mais comme une solution au changement. 

Les rendez-vous d’affaires s’enchaînent : rendez-vous de négociation, rendez-vous de réflexion. Les heures défilent, essayant d’emporter avec elles mon énergie mais je tiens bon. Heureusement que le café existe. 

19 heures,

Je prends la route du Sofitel Ivoire où un afterwork entre Directeurs Généraux des entreprises installées en Côte d’Ivoire se déroule. Je ne refuse aucune invitation qui pourrait m’aider à avancer les bons pions sur l’échiquier de ma carrière.

Je suis accueillie par le Directeur Général d’une banque concurrente, Martial NGUEPI, un homme franc avec un sens aigu des affaires. En gentleman, il me tend un verre de cocktail sans alcool, tient une assiette de biscuits salés d’où je pioche quelques biscuits salés, me présente aux autres directeurs généraux avec qui il discutait intelligence économique avant que je n’arrive. Nous échangeons de longues minutes avant que je ne rejoigne les directrices générales présentes. Nous travaillons actuellement à la création d’un réseau professionnel féminin en Côte d’Ivoire. Je ressens le besoin d’impacter le féminin à l’ivoirienne. 

Je sens à plusieurs reprises sur moi le regard plein de convoitise de certains hommes, je suis une gazelle exposée à la vue de plusieurs lions.

On ne peut empêcher les hommes d’être ce qu’ils sont. Mon  tailleur pantalon marsala n’est pourtant pas  affriolant et je n’ai pas la forme de rêve tant convoitée en Afrique. 

  • Comment allez-vous Mme Bah ?
  • Je vais bien, merci. réponds-je en me tournant vers mon interlocuteur, M. Assangni, Directeur Général d’une entreprise de télécommunications de la place.
  • Ces afterwork devraient se faire plus régulièrement. Une fois par mois, ce n’est pas suffisant, n’est-ce pas ?
  • Oui mais nos agendas sont bien souvent trop remplis.
  • En effet… J’ai été très heureux d’apprendre qu’une femme prenait les rennes de la BACI. déclare-t-il en accrochant son regard au mien. Votre mari a dû être très content. Tous les hommes rêvent d’avoir une femme comme vous.
  • Je suis divorcée. dis-je avec un léger sourire.
  • Vu ce que vous dégagez comme charisme et le charme de votre beauté juvénile, vous ne tarderez pas à être une épouse à nouveau.
  • Peut-être… Cela ne figure pas dans mes objectifs de l’année. 
  • Vous ne me ferez pas croire ça. affirme-t-il en portant son verre à ses lèvres charnues. Toute femme a besoin d’amour. Et quand on n’a pas l’occasion de le vivre en tant qu’épouse on le vit en tant que maîtresse.
  • Je ne suis pas contre le fait de partager des parts de marché avec un concurrent mais partager un homme, non.
  • Ah !
  • Je vous prie de m’excuser. Je dois rejoindre ma famille.
  • Déjeunez-vous avec votre famille demain ?  Ça me ferait plaisir de déjeuner en votre compagnie. exprime-t-il le sourire aux lèvres, la main caressant son ventre bedonnant. 

Il n’est absolument pas le genre d’homme qui me fait craquer et il est marié. Pour rester professionnelle, je lui demande sa carte. Je l’appellerai pour lui donner mes disponibilités. 

Je quitte avec soulagement mes escarpins, conduire avec est souvent un supplice surtout quand ils sont neufs. Je visualise le contenu de ma soirée : appeler ma mère et mes sœurs, vérifier les devoirs de Daoud, faire la …  

Ma sonnerie Skype retentit. Le nom d’Amos s’affiche à l’écran. Il veut sûrement me faire le compte-rendu de sa journée. Nous menons un projet de participation financière dans la Banco Caboverdiano de Negócios à Praia. 

Je lui expose mes doutes sur certains points, promets de le rappeler demain après ma réunion avec notre équipe d’audit.

J’écoute Lucky Dube durant le trajet pour me détacher du boulot, achève mon processus de relaxation avec une bonne douche froide.  Je noue la serviette à ma poitrine, la défais aussitôt. J’ai 41 ans et mon corps a changé.

Les souvenirs de ma vie de femme mariée affluent à mon cerveau. Je les chasse d’un geste de la main. Pas besoin de vivre au passé quand de belles choses meublent le présent. J’ai vécu ma saison de l’amour, aujourd’hui, il est temps de vivre pleinement la saison de ma carrière.

J’enfile un boubou, chausse mes sandales d’intérieur. Je vais rejoindre mon fils, l’unique homme pour qui mon amour jamais ne tarira.

GM signature

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Pour le bonheur des miens

Issue d’une famille pauvre, Fleury est décidée à réussir ses études. Intelligente et studieuse, elle pensait avoir tous les atouts pour réaliser ses rêves. Mais c’était sans compter avec les contingences existentielles. Fleury découvre qu’elle doit sacrifier sa dignité de jeune fille pour se faire une place au soleil et sortir les siens de l’indigence. Entre son honneur et le bonheur de sa famille, quel sera son choix ? Macaire Etty, à travers un récit vivant, porté par une écriture splendide, nous accompagne sur le parcours atypique d’une jeune fille piégée par la vie.

Pour le bonheur des miens

« – Papa, quand vais-je commencer les cours ? »

Première phrase du récit que bon nombre de personnes ont eu la chance de ne pas poser à leur père.

Il est difficile de ne pas avoir un pincement au cœur en lisant les premières lignes du récit, en se mettant à la place de ce père pour qui il est difficile d’assurer la pitance de la famille et l’éducation académique de ses enfants.

On ne peut s’empêcher de penser à tous ces lycéens qui mettent fin à leur parcours scolaire faute de moyens, des lycéens livrés à eux-même et qui sont souvent obligés de suivre le chemin crasse et ténébreux de l’existence.

Grâce à l’aide financière de sa tante, Toto Ama Fleury, notre héroïne arrive à s’inscrire en classe de terminale. Mais cette aide se renouvellera-t-elle à l’université ? Fleury ne veut pas se soucier de cette question qui étouffe le présent. Elle désire se concentrer sur ses études et l’amour qu’elle éprouve pour Khigaly ;  un feu ardent qui hélas s’éteint très vite, la faute à ….

L’amour qui s’en va brutalement, un frère qui se fait arrêter, des études universitaires à payer poussent Fleury à dévaluer son corps et sa dignité. Une situation qui ne sera pas sans conséquences sur sa vie.

J’ai passé un bon moment de lecture et ce grâce à l’écriture vivante et entraînante  de l’auteur. La destination du voyage qu’il nous propose n’est pas originale (des histoires de jeunes filles obligées de se prostituer pour survivre et s’occuper de leurs familles, il y en a par centaines dans le monde de l’écriture) mais le confort du moyen de transport utilisé, le paysage qui s’offre à notre vue et l’ambiance nous interdisent d’interrompre le voyage avant l’heure.

J’ai apprécié à sa juste valeur les descriptions élégamment élaborées des personnages .

Sa démarche disgracieuse lui donnait l’allure d’un chasseur traditionnel. Il avait un visage singulièrement déplaisant où se distinguaient hideusement deux balafres impitoyables ; un visage au milieu duquel s’était formé un certain nez, un nez brutal, un nez indiscret et inutilement généreux. Pour tout dire, Monsieur Bonké était la laideur dans sa forme la plus achevée.

Le niveau de langue est approprié au contexte de l’oeuvre, aucune digression ne coupe le fil du récit.

Les clins d’œil faits aux différents présidents de la République de Côte d’Ivoire m’ont fait sourire : Adodougou, Boignikro, Gbagbokaya.

J’ai apprécié le parcours de Fleury avec ses hauts et ses bas, une vie imparfaite qui sert de leçon de morale à toutes les jeunes filles et femmes : on ne peut espérer de bénéfices et un rendement à long terme d’un corps qu’on a dévalué….

Biographie de l’auteur 

Macaire Etty est critique littéraire. Il anime par ailleurs, depuis plusieurs années des chroniques littéraires dans des quotidiens ivoiriens et collabore avec des maisons d’édition qui sollicitent son expertise. Il est depuis le 02 Avril 2016, le président de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire. (AECI) Pour le bonheur des miens est son 3ème roman.

Quelques détails sur l’oeuvre

Nombre de pages : 140

Editeur : Vallesse Editions

Collection :  Yenian

Publié dans Interviews

Komara Constance Mariam, une passion, une ambition, une vision

Inspecteur d’Education en poste au Ministère de l’Education Nationale et écrivain, KOMARA Constance Mariam, est passionnée de  lecture. Depuis une dizaine d’années, elle s’adonne à l’écriture. Elle a en librairie trois recueils de nouvelles qui méritent d’être lus dont Obsession que j’ai pris plaisir à chroniquer.

Cette passionnée a décidé de briguer la présidence de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) dont le VIe congrès se déroulera le 02 Avril 2016.

En quelques lignes, elle nous expose la raison de sa candidature, sa vision, son ambition.

constance

1. Pourquoi une femme à la tête de l’association ?

Une femme à la présidence de l’association pour créer une alternance et aussi pour redynamiser et faire rayonner la littérature ivoirienne.

Il y a seize ans qu’une femme a cédé les rennes de l’association à un homme et depuis lors, trois présidents se sont succédé.

2. Pensez-vous être capable de tenir les rênes de cette association ?

Oui. Je m’en sens capable. J’ai enseigné durant vingt ans dans des lycées et collèges. J’ai vu au fil des ans le désintérêt des élèves pour la lecture. Je suis écrivaine depuis une dizaine d’années et je constante que les adultes aussi lisent peu. Je connais donc parfaitement le mal de la littérature ivoirienne. Pour palier à cela, j’ai décidé de réunir tous les acteurs du livre pour ensemble sortir notre littérature de sa léthargie.

3. Quelle est votre vision pour l’association ?

Ma vision se résume dans mon slogan : «  RASSEMBLERREDYNAMISERRAYONNER »

4. Quels sont vos objectifs ?

Le premier objectif que je vise c’est de rassembler tous les écrivains au sein d’un siège digne de ce nom pour des échanges fructueux pour l’avenir de la littérature ivoirienne.

5. Concrètement qu’envisagez-vous pour améliorer la situation des écrivains en Côte d’Ivoire ?

Dans notre programme, il y a un volet socioprofessionnel pour défendre nos droits et créer un environnement où nos doléances sociales seront prises en compte. Pour se faire, nous allons prendre attache avec les autorités compétentes pour nous instruire et nous permettre de vivre mieux de notre art.

6. Qu’envisagez-vous pour inscrire la lecture aux habitudes des ivoiriens ?

Nous nous déplacerons vers les ivoiriens pour des échanges pour leur montrer les bienfaits de la lecture à eux et à leurs enfants.

Le programme de Komara Constance Mariam est disponible en intégralité via ce blog dédié : http://constancekomaraprsidente.wordpress.com/

Pour en savoir encore plus sur la candidature de Komara Constance Mariam, cliquez ici

Publié dans Quand on est célib'

Je veux être maman !

je veux être maman

Le célibat à durée indéterminée ne me fait pas peur. 

Connaissant ma position, un ami m’a demandé si je n’avais pas envie d’avoir des enfants.

Je lui ai dit que je considérais que j’en avais déjà (je considère mes neveux comme mes bébés) et ne pas avoir d’enfant possédant mes traits ne me gênait absolument pas.

C’est un homme alors il n’est pas allé plus loin dans le débat.

J’ai une amie qui est allée plus loin dans le débat. Comprenez que les hommes et les femmes ne voient pas la chose de la même façon. 😀

Mes propos l’ont choquée ! Comment je pouvais ne pas vouloir être femme jusqu’au bout, ne pas vouloir d’enfant à moi et m’accaparer ceux de mes sœurs ? L’enfant de l’autre dira à un moment ou à un autre que je ne suis pas sa mère !

Je lui ai dit ceci :  » il y a des enfants qui renient leur propre mère. Lequel de ces deux cas te ferait le plus mal : être renié par un enfant que tu considères comme ton enfant ou un enfant qui est sorti de tes entrailles ? »

Je ne voulais pas qu’elle s’arrête à une comparaison mais qu’elle prenne de la hauteur dans sa façon de voir les choses, qu’elle dépasse sa logique de possession.

Je ne considère pas un enfant comme une propriété, quelque chose qui est à moi et que je pourrai chanter sur tous les toits. Un enfant n’est pas un trophée, il ne naît pas pour flatter notre ego. Un enfant n’est pas une porte de salut face à la solitude. 

Pour moi, l’envie d’un enfant est la combinaison de deux désirs : celui d’un homme et d’une femme, et non une envie personnelle. Pour employer des termes poétiques, il est la réponse à un amour qui ne veut pas s’évanouir, un amour qui a rempli l’intérieur de notre être et veut maintenant s’exposer.

Si je suis célibataire, quel amour cet enfant viendra-t-il matérialiser ? 

Je ne veux pas avoir un enfant parce que je dois perpétuer la race ou encore pour éviter que la société me regarde bizarrement.

Je veux avoir un enfant pour les bonnes raisons et dans de bonnes conditions. Je veux avoir un enfant parce que je veux matérialiser un amour et  pas parce que la société décide que toute femme doit respecter son horloge biologique et avoir son enfant. 

Ça ne me gênerait pas de ne pas avoir d’enfant. Ce qui est vital pour moi ce n’est pas de donner la vie mais de l’entretenir. 

Ça ne me gêne pas de ne pas être mère mais ça me gênerait de ne pas être maman.

Une mère c’est celle qui porte et donne la vie. Une maman c’est celle qui entretient cette vie.

On peut être uniquement mère, uniquement maman, être mère et maman à la fois.

Moi, je veux être une maman et d’une multitude d’enfants !!!!

Je veux donner la vie aux enfants qui m’entourent. Je veux les impacter, les inspirer, les encourager, les consoler, les rendre joyeux. Je veux leur être utile. 

C’est mon but et je suis satisfaite de l’orientation que j’ai donné à ma vie. Le monde d’aujourd’hui nous incite à posséder, moi, je m’inscris dans une logique de dépossession. 

Une question vient de naître dans mon esprit : la possession ne s’acquiert-elle pas dans la dépossession ? 

Grâce Minlibé

Célib’ épanouie