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Souvenirs d’enfance avec Petit pays de Gaël Faye

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l’harmonie familiale s’est disloquée en même temps que son «  petit pays  », le Burundi, ce bout d’Afrique centrale brutalement malmené par l’Histoire.
Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d’orage, les jacarandas en fleur… L’enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

mon-avis-de-lecture

J’ai tenu à lire ce livre pour trois raisons :

  1. Il a reçu des prix (mon challenge de lecture en 2017)
  2. Je le classe dans la littérature africaine
  3. J’en ai entendu beaucoup de bien

Gaby est un homme mûr mais avant il a été un enfant. Franco-rwandais, il est né à Bujumbura. Il raconte avec douceur ses souvenirs d’enfant avant la guerre et pendant celle-ci. Il m’a fait découvrir le Burundi : ses allées, ses odeurs, les habitudes des Bujumburais. 

J’ai souri en lisant ses bêtises d’enfant, les moments passés avec ses amis : les jumeaux, Gino, Armand.

J’ai fini par perdre mon sourire quand les conflits politiques ont débuté. Au Burundi comme au Rwanda, ils trouvent leurs sources dans la haine que se vouent les Hutu et les Tutsi. 

J’ai quitté le climat doux, innocent, insouciant de l’enfance, j’ai été projetée dans le monde violent des adultes où le pardon est un art difficile, la rancune tenace. 

Dans ce roman, tous nos sens sont sollicités :

  • On voit des familles unies et des familles ravagées 
  • On sent le parfum de la joie et l’effluve de la mélancolie,
  • On entend les éclats de rire et les gémissements de souffrance,
  • On touche l’espoir et le désespoir,
  • On goûte au temps du bonheur et du malheur. 

Le narrateur évoque avec retenue l’horreur du génocide rwandais et de la guerre civile burundaise. Guerre civile dont j’en sais un peu plus grâce à ce livre. 

L’attrait de ce livre réside dans l’alliage parfaitement dosé de la douceur et de la violence, du comique et du drame.

Ce fut une belle lecture sur l’Histoire de la région des Grands Lacs, le devoir de mémoire, l’amitié, l’éloignement de sa terre natale. Il est temps pour moi de découvrir l’auteur en tant que chanteur. Avez-vous des titres à me proposer ?

Christmas

  • Broché: 224 pages
  • Éditeur : Grasset (24 août 2016)
  • Collection : Littérature Française
  • Poche: 224 pages
  • Éditeur : Le Livre de Poche (23 août 2017)
  • Collection : Littérature & Documents

Extrait

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Je vous ai préparé un joli calendrier de l’Avent littéraire. ❤ Pour découvrir le jour 1, cliquez ici

 

 

fleur v1

 

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Le meilleur reste à venir de Sefi Atta

 

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Enitan et Sheri sont deux jeunes filles en rupture contre l’ordre et le désordre d’un Nigeria à peine sorti de la guerre du Biafra, un pays où se succèdent coups d’état militaires et régimes dictatoriaux. Deux jeunes filles puis deux femmes qui, du début des années 1970 au milieu des années 1990, veulent échapper à l’enfermement d’une société oppressive et machiste. Sheri, belle et effrontée mais blessée à jamais choisira l’exubérance et la provocation. Enitan tentera de trouver son chemin entre la dérive mystique de sa mère, l’emprisonnement de son père, sa carrière de juriste et le mariage lui imposant, en tant que femme, contraintes et contradictions. Et c’est à travers la voix de ce personnage inoubliable que Sefi Atta compose ici un roman initiatique d’une remarquable puissance, un livre dans lequel le destin personnel dépasse le contexte historique et politique du Nigeria pour se déployer dans le sensible jusqu’au cœur même de l’identité et de l’ambiguïté féminines.

l'Afrique écrit

 

Les parents d’Enitan n’ont pas facilité son engouement pour le mariage. Des parents qui se disputent tout le temps, demandent à leur enfant d’une dizaine d’années de se ranger de leurs côtés, qu’est-ce que ça doit être éprouvant pour un enfant !

Enitan vit tant bien que mal dans cet environnement, la nature lui donne une aide, une bouée de sauvetage : Sheri. Une fille très belle qui fait plus grande que son âge, très drôle aussi qui vit dans un foyer polygame où les femmes s’entendent plutôt bien avec leur mari. 

Toute l’attention du lecteur se porte sur l’amitié entre ces deux jeunes filles et les atmosphères différentes de leurs maisons. A la pointe de l’adolescence, la vie de Sheri prend un mauvais tournant, la jeune fille devient brutalement femme puis une « moitié de femme« , incapable de devenir mère. 

Enitan part à Londres. De retour au pays, elle fait son service civique, fait une première rencontre avec l’amour qui se solde par un échec. Elle ose une deuxième rencontre avec l’amour et finit par se marier.

Son amie Sheri, reine de beauté, refait surface. Sa vie a complètement changé. Son père mort, la famille de celui-ci les spolie. Sheri et sa famille se battent pour subvenir à leurs besoins. La première action de son guide de survie : se faire entretenir par un « sugar daddy » polygame.

 

Ne te fais d’illusion sur personne. Et prie pour ne jamais te trouver dans une situation où tu as besoin des autres. C’est là que tu vois vraiment combien ça fait, deux plus deux.

 

En partant, je me dis soudain que j’étais heureuse de ne pas être belle. La beauté d’une femme incitait parfois les gens à la traiter comme une poupée; ils jouaient avec, ils la trimbalaient, la tripotaient, la démembraient, puis s’en débarrassaient. La beauté pouvait aussi rendre une femme paresseuse, si elle était trop souvent félicitée et trop longtemps rémunérée pour ça.

 

Les deux amies de longue date se retrouvent, s’épaulent face aux divers tremblements qui vont secouer leurs vies. Il y a eu une mutation dans leurs caractères. Sheri est devenue réservée, Enitan est devenue la rebelle. Rebelle à la soumission qu’une femme doit à son mari. Enitan n’est pas un as de la cuisine comme Sheri, elle voudrait un partage des tâches domestiques dans son foyer mais son mari et sa belle-mère ne l’entendent pas de cette oreille.

Enitan aimerait pouvoir dire haut et fort ce qui la contrarie mais c’est chose presqu’interdite dans une société où la femme a vocation à se taire. Elle aimerait que les femmes s’intéressent plus aux questions sociétales, que leurs yeux voient bien au-delà de leurs foyers, qu’elles expriment leurs opinions, prennent part à la tribune politique.

Une politique bancale où les élus cupides ne pensent qu’à leurs ventres, usent et abusent de leurs pouvoirs pour brimer ceux qui se révoltent, osent dire non à leurs débordements.  

Ce récit initiatique expose la politique dictatoriale en Afrique, la complexité des rapports homme-femme. Il questionne sur le choix de la polygamie / monogamie, le poids de la belle-famille dans un foyer, le rôle de la femme dans la société, notre rapport à la beauté. 

J’ai eu quelques moments de lassitude, l’impression de tourner en rond mais je ne regrette pas d’avoir effectué ce voyage au Nigéria. Les notes d’humour présentes dans ce roman y sont beaucoup pour quelque chose.

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  • Broché : 429 pages
  • Editeur : Actes Sud
  • Date de parution : 5 janvier 2009
  • Collection : Lettres africaines
  • Traduit de l’anglais par : Charlotte Woillez

 

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Lecture commune Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

Dans le cadre de la sortie du film tiré du roman le 25 octobre prochain, Ma toute petite culture  nous a proposé sur Livraddict une lecture commune autour du roman de Pierre Lemaître, Au revoir là-haut !

Nous étions 18 livraddicticiennes à participer à cette lecture commune.

Cette LC (Lecture Commune) a été une très bonne raison pour faire sortir ce livre de ma PAL. Il me faisait de l’œil depuis longtemps car cette année, l’un de mes challenges personnels était de lire des livres ayant reçu des prix. 

Résumé de l'oeuvre

 

Sur les ruines du plus grand carnage du XXesiècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts…
Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.
Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

l'Afrique écrit

Une guerre ne fait pas que de dégâts pendant, elle en fait également après. Souvent c’est l’après-guerre qui est le plus difficile. 

Que deviennent les anciens combattants, comment les réinsère-t-on dans la vie civile ? Cette question est d’actualité surtout dans mon pays, où la réinsertion des démobilisés après la crise socio-politique de 2011 est un désastre.

Comment vit-on avec l’absence cruelle des morts ? Comment vit-on avec les séquelles de cette guerre ?

En lisant ce roman, j’ai pensé à tous ces jeunes qui ont perdu leurs vies pour l’honneur de leurs patries, aux mutilés à vie et à tous ceux qui profitent des guerres pour s’enrichir à l’instar d’Henri d’Aulnay-Pradelle. 

Dans mes lectures, j’ai rarement rencontré un homme plein de morgue comme ce lieutenant manipulateur, cet égoïste hors pair. Si l’on faisait des awards des fictions littéraires, ce personnage en remporterait au moins un. Il est exécrable mais il faut avouer que son caractère donne du goût à l’histoire. Ses manigances, ses répliques cuisantes, son avarice m’ont bien fait rire, sa déchéance aussi. 

Henri n’est ni le seul avare ni le seul égoïste du roman. Le Père d’Edouard Péricourt a été avare mais pas financièrement. Son avarice est émotionnelle. Il n’y a pas eu de véritable relation père-fils la faute à des priorités autres que familiales, l’impression d’avoir un enfant « anormal ». Entre père et fils, il n’y a pas eu d’amour, il n’y a que des regrets.

 

Édouard Péricourt, le genre de type qui a de la chance.
Dans les écoles qu’il fréquentait, tous étaient comme lui, des gosses de riches à qui rien ne pouvait arriver, qui entraient dans l’existence bardés de certitudes et d’une confiance en soi sédimentée par toutes les générations d’ascendants fortunés qui les avaient précédés. Chez Édouard, ça passait moins bien que chez les autres parce qu’en plus de tout ça, il était chanceux. Or on peut tout pardonner à quelqu’un, la richesse, le talent, mais pas la chance, non, ça, c’est trop injuste.

Edouard Péricourt, quel enfant gâté ! Un enfant rebelle, insouciant, écorché par la guerre qui a fini par entraîner son ami Albert dans cette insouciance. 

Mon cher Albert ! J’ai eu l’impression qu’il était mon enfant, un enfant qu’il fallait protéger. C’est un gros timide, il a peur de tout ! J’ai eu maintes fois envie de le secouer, lui flanquer des gifles. C’est pas possible qu’un garçon soit aussi mou !

Il a ses défauts mais d’énormes qualités. J’ai été attendrie par son attachement à Edouard, son don de soi.

Il  y a également un autre personnage qui a attiré mon attention. Un personnage qui mérite qu’on ne l’oublie pas : Merlin. Sa description physique fait de lui un être répugnant mais quelle belle âme il a. Chaque homme a un prix mais on ne connaîtra jamais celui de Merlin. C’est un homme solitaire, méprisé qui va rester droit jusqu’à la fin.

Merlin tenta de reprendre ses esprits. Bien sûr, il le connaissait par cœur, ce chiffre, mille quarante-quatre francs par mois, douze mille francs par an, avec lesquels il avait végété toute sa vie. Rien à lui, il mourrait anonyme et pauvre, ne laisserait rien à personne, et de toute manière, il n’avait personne. La question du traitement était plus humiliante encore que celle du grade, circonscrite aux murs du ministère. La gêne, c’est autre chose, vous l’emportez partout avec vous, elle tisse votre vie, la conditionne entièrement, à chaque minute elle vous parle à l’oreille, transpire dans tout ce que vous entreprenez. Le dénuement est pire encore que la misère parce qu’il y a moyen de rester grand dans la ruine, mais le manque vous conduit à la petitesse, à la mesquinerie, vous devenez bas, pingre ; il vous avilit parce que, face à lui, vous ne pouvez pas demeurer intact, garder votre fierté, votre dignité.

 

Ce qui fait la force de ce roman ce sont ses personnages hauts en couleurs et ce parfum d’ironie qui y flotte. Pendant ma lecture, j’avais l’impression que le narrateur externe riait de ses personnages. 😀

L’écriture de l’auteur est également réussie. Le style est accessible, recherché sans tomber dans l’excès.

J’ai appris quelques mots : Déliquescence – Prévarication –Edile

SEUL BÉMOL : Les longueurs incessantes dans ce roman. L’intrigue devient linéaire en plein milieu. Heureusement, l’histoire redouble d’intensité dans les 100 dernières pages. 

Au revoir là-haut est un bon roman picaresque, une belle représentation de l’après-guerre.  Elle est réaliste jusque dans les rapports hommes-femmes. 

C’est un roman pour ceux qui aiment les personnages de roman pittoresques, les ambiances réalistes dans des histoires totalement fictives.

Christmas

Date de publication : 21 Août 2013
Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 576

 

Adaptations

En bande dessinée : (2015) Au revoir là-haut, adaptation de l’auteur, dessins de Christian De Metter

Au cinéma : (2017) Au revoir là-haut, film français joué et réalisé par Albert Dupontel, avec Laurent Lafitte et Nahuel Pérez Biscayart

 

 

Envie de connaître les avis des autres participants à la LC ? Découvrez les avis de Ana Lire – Le blog de YukoMetreya 

 

Avez-vous déjà lu le livre ? Irez-vous voir son adaptation cinématographique ?

GM signature

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Damoclès : chronique et interview de l’auteure Fatou Ndong

Je remercie Livraddict et l’auteure Fatou Ndong pour ce partenariat.

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Madelyn Johnson est une jeune afro américaine de dix-sept ans. Elle grandit à Jackson, dans le Mississippi, l’un des Etats le plus ségrégationniste d’Amérique. Tout va basculer lorsqu’elle se verra confier par sa mère, employée en tant que bonne au sein de la famille la plus riche de Jackson, la lourde tâche de donner des cours particuliers à leur fils. Une mission à garder secrète quoi qu’il en coûte. Les Johnson devront non seulement faire face à la vie quotidienne dans le ghetto noir, mais aussi à l’absence d’un père qui a dû fuir le Ku Klux Klan il y a plusieurs années. Car dans le Mississippi, la peine de mort est la seule sentence pour les noirs coupables de quelque préjudice qu’il soit…

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Lorsque je lis des livres traitant de la ségrégation, je prends assez de recul afin de ne pas me laisser envahir par la haine, ne pas voir en chaque blanc un descendant de marchand d’esclaves. 

Je vous recommande d’ailleurs cette belle vidéo d’une femme d’aujourd’hui que j’admire. Elle nous invite à nous réconcilier avec l’histoire.

 

Revenons à Damoclès. 

L’histoire se passe dans les années 40 – 60, l’auteure nous présente dans un style fluide le décor de ces années notamment en présentant quelques extraits des lois Jim Crow.

Toute personne qui sera reconnue coupable de l’impression, de l’édition ou de la circulation de tracts ou pétitions recommandant ou présentant au public des informations, des arguments ou des suggestions en faveur de l’égalité sociale ou en faveur du mariage entre Blancs et Noirs, sera coupable d’un délit et risquera jusqu’à cinq cents dollars d’amende ou six mois de prison.

 

On ressent encore plus ce que ces hommes et femmes noirs ont enduré. Qu’est-ce que ça a été difficile d’être Noir à cette époque ! J’ai eu le cœur serré pendant toute ma lecture. 

 

– Non, mais c’est vrai, cite-moi une personne qui aime la couleur noire.

– J’en suis fière, moi.

Tu dois bien être la seule alors ! s’esclaffa-t-il, il n’ y a pas une personne au monde qui voudrait devenir noir !

 

Lecteurs de race blanche, dans une autre vie accepteriez-vous de devenir Noir ? 

Lecteurs de race noire, dans une autre vie accepteriez-vous de devenir Blanc ?

 

Des hommes vont se lever, le bras tendu, pour réclamer le respect de leur humanité. Le combat n’est pas facile mais ils ne se résignent pas. Certains vont utiliser la violence, d’autres la non-violence.

Quand vient l’heure pour les noirs d’exploser, ils appellent ça de la violence. Mais les blancs peuvent exploser contre les noirs toute la journée, et ce n’est jamais appelé violence. Malcom X 

Il y a tant d’injustices raciales, franchement ça m’écœure. 

J’ai admiré Madelyn (encore ce prénom pour une héroïne !) pour son courage. J’ai beaucoup aimé Sébastien, son meilleur ami très protecteur, sa moitié toujours disponible pour elle. Je l’ai d’ailleurs inscrit sur ma liste de Book Boyfriend. 

J’ai détesté James comme je déteste tous ceux qui se croient supérieurs aux autres à cause de leur couleur de peau.

L’histoire est captivante, je n’ai pas voulu dormir sans avoir lu le point final. J’espère de tout cœur qu’il y aura une suite. Je suis restée sur ma faim. Non, Madelyn et Sébastien ne peuvent pas finir ainsi…

Petit bémol : certaines scènes sont présentées par plusieurs personnages à la fois. Le côté répétitif m’a un peu gênée. On aurait pu juste avoir les différents points de vue et non une reprise de toute la scène. 

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  • Broché : 336 pages
  • Éditeur : Anyway (30 août 2016)
  • Collection : Découverte
  • Lien d’achat : ICI

 

Lire un livre c’est bien, discuter avec son auteur c’est encore mieux. 

lauteur

1. Fatou Ndong, une petite présentation ? 
J’ai 39 ans, je vis à Cergy Pontoise où je suis assistante de direction. J’ai fait mes études à
l’université de Nanterre, j’ai une licence en sciences de l’éducation.

2. Comment vous est venu l’envie d’écrire ? 
J’ai toujours aimé lire, surtout les romans fantastiques et les romans à l’eau de rose. Je devais avoir 13 ans environ quand j’ai commencé à écrire. J’ai commencé par de petites histoires comme celles qu’on trouve à la fin de certains magazines. J’ai tenté l’expérience d’écrire un roman qui a d’ailleurs beaucoup plu à mon entourage (mon seul lectorat à l’époque).
Pendant une certaine période, j’ai été fan de bit-lit, c’est pour cette raison que le choix de mon premier roman s’est porté sur cette catégorie.

3.Pourquoi avoir changé de maison d’édition pour la publication de Damoclès ?
Tout simplement parce que mon ancienne maison d’édition fermait ses portes. Suite à cela, les Editions Anyway m’ont proposé de travailler avec eux et de publier Damoclès.

4. Un conseil pour les écrivains débutants dans le choix de la maison d’édition ?
D’un côté, je dirais de surtout privilégier les maisons d’éditions qui ont un certain nombre d’années de vie car toutes ne survivent pas. De l’autre, travailler avec les petites maisons d’éditions peut aussi être un tremplin. Pour ma part, j’ai fait mes débuts avec les Editions Sharon Kéna et c’est grâce à Cyrielle que j’ai vraiment pu me lancer. Au final, c’est à l’écrivain de se faire son propre avis et de décider de ce qu’il pense être le mieux pour lui.

5. D’où vous est venue l’idée ou l’inspiration pour ce roman ?
Mon tout premier livre, celui qui n’a jamais été publié traitait déjà de ségrégation raciale. La télévision, les médias, les films, les reportages et bien entendu tout ce qui nous entoure me donnent de l’inspiration. Aujourd’hui encore il y a toujours des victimes de ségrégation. Elle est toujours d’actualité. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai écrit Damoclès, pour que l’on n’oublie pas.

6. Quelles ont été vos difficultés pendant l’écriture ?
Je n’ai pas eu de difficultés particulières. Lorsque l’inspiration est là, les mots coulent de
source. Même les recherches que j’ai faites ont été un vrai plaisir.

7. Y a-t-il un message que vous désirez faire passer aux lecteurs à travers cette œuvre ?
Oui bien sûr, un message de respect d’autrui, d’unité et de tolérance.

8. L’histoire s’achève avec des points de suspension. Il y aura sans aucun doute un tome 2.  Quand paraîtra-t- il ? On peut avoir un avant-gout de son contenu ?
Effectivement il y aura un tome 2. J’espère qu’il pourra paraître l’année prochaine. Ce que je peux vous dire c’est que certains protagonistes laisseront leurs places à d’autres. De nouveaux personnages feront leurs apparitions.

9. Votre cours préféré au secondaire ?
Mon cours préféré était l’anglais.

10. Lecteur exclusif ou auteur exclusif, vous devez faire un choix, lequel choisissez-vous ?
Aucune idée !

11. Le dernier livre que vous avez lu et adoré ?
Il n’y a pas de livre que j’ai « adoré ». Il y en a évidemment que j’ai aimé plus que d’autres.
Dans tous les cas, mon dernier livre lu est « Les étoiles de Noss Head » de Sophie Jomain.

 

signature coeur graceminlibe

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Le langage des fleurs : chronique et interview de l’auteure

Résumé de l'oeuvre

 

Rose est dans une relation amoureuse qui ne la satisfait pas mais à laquelle elle ne parvient pas à mettre un terme. Elle supporte le comportement souvent abusif de son petit ami et se concentre sur ce qui a de l’importance pour elle, à savoir, la boutique qu’elle a héritée de son père. Mais le beau Ethan va venir mettre son cœur à l’envers et chambouler le faible équilibre de sa vie. Rose se laissera-t-elle cueillir par ce bel inconnu tatoué au charme indéniable ? Arrivera-t-elle enfin à se libérer de cette relation sans amour qui la lie à un homme dont elle pense être redevable ? Une chose est sûre, l’été s’annonce plein de promesses et les mystérieuses livraisons de fleurs dont la jeune femme est gratifiée seront aussi surprenantes que réconfortantes.

l'Afrique écrit

Je remercie Livraddict et l’auteure Erika Boyer pour ce service presse.

J’ai d’abord été attirée par la couverture puis le résumé. Je suis dans ma phase de romance alors je me suis laissé tenter par cette romance contemporaine.

Rose est dans une relation par reconnaissance, habitude. Sa rencontre avec Ethan, le casanova, est décisive, libératrice. Elle découvre l’amour, cocktail d’émotions assez différent de ce qu’elle a connu avec son petit ami.

Leur histoire d’amour est mignonne, elle les transforme. Ethan le détaché devient plus responsable.  Comme toute romance qui se respecte, il y a de légères turbulences (quiproquos, malentendus, disputes…). On devine aisément que leur histoire se terminera en gros happy end mais ce n’est pas lassant parce qu’Ethan et Rose ne sont pas dans une bulle romanesque. Il y a des personnages fort plaisants qui les accompagnent, nous livrent une part d’eux.

L’auteure a ajouté des mystères, des effets de surprise au récit qui ont donné du goût à ma lecture :

  • Qui est donc ce mystérieux livreur de fleurs au langage symbolique ? L’auteure a réussi à me surprendre.
  • Quels sont les secrets de famille de Stecy et Ethan ?
  • Quels sont donc les pavés qui forment le chemin ténébreux qu’a emprunté Lucas par le passé ?  

 

Je dois vous avouer une chose : j’ai préféré les personnages secondaires aux héros. Ethan et Rose sont sympathiques, Lucas et Stecy sont sensationnels. J’aime les histoires d’amour compliquées, limite impossibles. J’aime les histoires d’amour où les protagonistes ont une différence d’âge, doivent mettre de la distance au risque de se blesser gravement. J’ai trouvé ce que j’aime dans le bout d’histoire que m’ont livré Lucas et Stecy. J’aurais voulu en savoir encore plus sur eux. 😦

Quelques éléments m’ont un peu ennuyée : Rose et Ethan sont liés par un drame du passé. J’ai trouvé assez abracadabrant le retournement de situation et la décision de la grand-mère.

J’ai également eu quelques incompréhensions au niveau de la syntaxe comme :

Mon cœur saigne en imaginant l’homme que j’aime en prise avec le chagrin ⇒  J’ai déjà entendu en proie à, aux prises avec mais jamais en prise avec.

J’ai pu en discuter avec l’auteure qui d’ailleurs est très ouverte.

EN BREF : Le langage des fleurs est une sympathique histoire sur la fraternité, l’amitié et l’amour. J’ai apprécié la plume innocente de l’auteure et ses soupçons de poésie.

J’ai été envoûté par une étonnante sirène dont le chant me comble de bonheur. Elle m’a entraîné dans les profondeurs de l’océan mais je n’ai pas peur de m’y noyer car son amour me permet de respirer, même au fin fond de l’Atlantique.

Vous pouvez acheter  le roman ICI

 


Lire un livre c’est bien, discuter avec son auteur c’est encore mieux.

Erika Boyer a vingt-sept ans, habite dans la région bordelaise avec son conjoint et ses animaux. Après avoir écrit pendant des années pour elle et ses amis, elle s’est lancée dans l’auto-édition en 2016 avec son premier roman, ‘Pardon’. Elle a ensuite sorti ‘Le langage des fleurs’ en juin 2017, une romance contemporaine. Son troisième roman, ‘Sous le même ciel’, est une romance M/M forte qui sortira en novembre 2017.

 

Comment t’est venue l’envie d’écrire ? 

Comme beaucoup de personnes, je crois, j’écris depuis toute jeune. Enfant déjà j’avais beaucoup à dire et j’aimais coucher sur papier mes idées, mes rêves… Mais je n’ai commencé à écrire réellement des histoires qu’à la fin de mon adolescence, quand je me suis inscrite sur un forum d’écriture. Cela me permettait de me décharger d’un trop-plein de sentiments et d’être en paix avec moi-même.

Quel a été le déclic pour l’auto-édition ?

Je ne comptais pas devenir auteur, j’avais d’ailleurs du mal à utiliser ce mot pour parler de moi. Au début, je voulais juste voir si j’étais capable d’aller au bout du projet et ensuite, j’ai voulu l’imprimer pour mes proches et moi. Et finalement, les retours positifs m’ont poussée à me lancer.

 

Un conseil pour ceux qui veulent se lancer ?

Il faut avoir envie. Cela peut sembler un peu idiot mais je pense que dans la vie, beaucoup de choses marchent avec de la motivation. Quand on veut vraiment quelque chose, on obtient de meilleurs résultats. Alors si vous avez une idée, un sujet dont vous voulez parler, que vous êtes prêts à passer du temps dessus, foncez ! Il faut faire ce qui nous rend heureux.

D’où t’est venue l’inspiration pour ce roman ?

Je lisais beaucoup de romances (moins aujourd’hui) et autant je ne peux pas en lire trop à la suite sans me lasser, autant je trouve que c’est un genre littéraire qui fait parfois du bien. Je ne suis pas romantique dans la vraie vie mais j’aime l’être parfois dans mes lectures, notamment après avoir lu un livre très dur qui a mis mon cœur à rude épreuve. Après avoir écrit ‘Pardon’, je voulais écrire quelque chose de plus simple et rafraîchissant, c’est pour ça que je suis partie sur ce style d’histoire. Je voulais une romance estivale, j’avais en mémoire des étés parfaits à Lacanau, j’aimais la signification des fleurs… Et voilà, je me suis lancée.

Peut-on savoir pourquoi tu lis moins de romances aujourd’hui ? 

Je trouve malheureusement que beaucoup se ressemblent. (C’est peut-être aussi le cas de la mienne.) Et puis, dernièrement, je suis attirée par d’autres genres littéraires comme la fantasy. Je marche par phase. À Noël, par exemple, je vais sûrement relire pas mal de romances parce que c’est une période que je trouve propice aux histoires mignonnes et tendres.
Un auteur de romance que tu admires en particulier ?
Si on parle de romance, je mentionne forcément Colleen Hoover. C’est mon auteure préférée. Elle a un style d’écriture que j’adore et ses histoires sont un parfait équilibre entre l’amour, l’émotion et l’humour. Je ne suis jamais déçue par ses livres.

On note un soupçon de poésie dans ton écriture, pourquoi ce choix ?

Je ne saurais pas vraiment vous expliquer ça, car je n’ai pas choisi. C’est ma manière de m’exprimer. Si à l’oral je suis moins lyrique parce que cela ne ferait pas naturel, à l’écrit je « parle » toujours comme ça. Je m’exprime à coup de longs pavés et quand le sujet me passionne, j’en parle avec ce soupçon de poésie que vous mentionnez. J’ignore d’où ça vient.

 

Quelles ont été tes difficultés pendant l’écriture ?

Le personnage de Rose a été une épreuve à elle toute seule. Je ne suis pas comme elle, je n’aurais pas supporté sa relation avec Mikael et ça a donc été très dur d’empêcher mes mains d’écrire simplement qu’elle le quittait, sans plus de difficultés.

 

Y a t-il un message que tu désirais faire passer aux lecteurs ?

Je ne dirais pas que j’ai souhaité faire passer un message mais j’ai quand même espéré que certains y voient quelque chose. Par exemple, il y a cette différence entre l’amour et l’habitude dans une relation et combien il est difficile de se sortir d’un quotidien défini même quand il ne nous rend pas heureux. On se demande souvent « Pourquoi elle ne le quitte pas » (dans le cas de Rose et Mikaël, par exemple), en vérité, c’est bien plus dur qu’on ne le pense. J’ai aussi voulu montrer une facette différente de l’amour, celle qui est rapide et passionnelle. Je pense que beaucoup se diront que ce n’était pas possible, pas plus que les drames dont ils ont tous été victimes. Mais toutes ces choses que j’écris, elles ne viennent pas exclusivement de mon imagination, elles sont inspirées de ma réalité et de celle de mes proches. À travers mes livres, j’aimerais montrer aux gens qu’il n’y a pas qu’une seule façon de vivre et ressentir les choses, qu’il n’y a pas de vérité absolue, que même si cela ne leur est jamais arrivé, cela ne veut pas dire que c’est impossible. Et bien entendu, je mets l’importance de l’amour en avant. Ici, c’était l’amour romantique et familial, mais il en existe bien d’autres.

 

Stecy et Lucas auront-ils leur propre livre ?

Tout à fait ! Ils auront leur propre livre. Le spin-off de ‘Le langage des fleurs’ sortira en 2018 et il me permettra de vous en dire plus sur ces deux personnages.

 

Tu as écrit sur l’inceste. Pourquoi avoir choisi d’écrire sur un sujet aussi difficile ?

J’ai toujours aimé les sujets tabou car je pense qu’ils permettent d’entrer dans un aspect psychologique qui est fascinant. Le sujet de l’inceste (consenti, il faut le préciser) m’intéressait, et en faisant des recherches, je me suis rendu compte qu’il n’était pas fictif. J’ai lu des témoignages intéressants et j’ai été touchée par la situation de ces personnes. Je me suis demandé combien cela devait être dur d’aimer une des rares personnes que la société nous interdit d’aimer. J’ai imaginé ma réaction, celle de mes proches, celles d’inconnus… Je me suis souvenue de ma propre souffrance face à un amour impossible et pourtant autorisé, et j’ai été frappée par l’émotion. Alors j’ai écrit ‘Pardon’. Une fois encore, je voulais offrir une vision différente du sujet et le présenter autrement que comme un drame. Je voulais montrer qu’au fond, ce n’est que de l’amour.

Ton cours préféré au secondaire ?

Le français, sans hésitation.

Lecteur exclusif ou auteur exclusif, lequel choisis-tu ?

Auteur exclusif. Même si cela me fendrait le cœur, je me raconterai mes propres histoires comme je le fais chaque soir pour m’endormir. Mais je ne pourrai jamais arrêter d’écrire.

Le dernier livre que tu as lu et adoré ?

Vraiment adoré ? ‘The Wrath & The Dawn’ de Renée Ahdieh. (‘Captive’ en français.) Mais ma dernière lecture était ‘L’exquise clarté d’un Rayon de Lune’ de Sarah Morgan. Je l’ai bien aimé aussi.

 

Merci à l’auteure pour sa disponibilité et à vous de m’avoir lu jusqu’ici. Vous appréciez le concept chronique+ interview ?

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Désolée, je suis attendue – la working girl extrême

Yaël ne vit que pour son travail. Interprète dans une agence internationale, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaire sans jamais se laisser le temps de respirer. Juchée sur ses escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis de longue date qui s’inquiètent de son attitude. Peu tourmentée par les reproches qu’on lui adresse, elle a une volonté farouche de réussir. Jusqu’au jour où le passé ressurgit pour fragiliser ses certitudes.

l'Afrique écrit

 

En lisant la 4e de couverture, j’ai eu un air de déjà-vu. J’ai pensé que l’histoire ressemblerait à celle de Sarah. Ce n’était qu’une fausse impression…

Le chapitre 1 m’a fait sourire, repenser à mes années fac. J’ai apprécié le côté détaché, je-m’en-foustiste de Yaël. Elle aime la fiesta, les vadrouilles.

Au chapitre 2, revirement total. Cette Yaël a disparu. Dix ans ont passé et elle est devenue une véritable working girl qui ne vit que pour son travail. Quelle est la cause de ce brusque changement ? J’ai tenté de la découvrir en allant jusqu’au bout de ma lecture.

Etre une puissante femme d’affaires, toujours entre deux autres avions, enchaîner les dîners d’affaires, j’ai rêvé de l’être mais pas d’une façon aussi radicale que Yaël. Je peux me passer de l’amour d’un homme mais je ne pourrais jamais me passer de la présence constante de ma famille et de la folie de mes amis ! C’est vital !

Yaël a peur de ne pas pouvoir réussir à combiner vie professionnelle et vie de famille et/ou sociale. C’est une problématique à laquelle bon nombre de wonderwomen font face.

Désolée, je suis attendue y répond : tout est question d’organisation et de volonté. Ce n’est ni facile ni impossible. 

L’ambition ne doit pas être un frein à l’amour et au bonheur et en même temps celui qui partage notre vie doit comprendre notre ambition.

Quand je te disais que personne ne devait t’entraver, ça voulait simplement dire que tu ne devais pas renier tes ambitions à cause de la personne avec qui tu vis. Quand on fait ça, un jour ou l’autre on trinque, et on finit par rendre l’autre responsable de son échec. La question du choix ne doit pas se poser. 

Désolée, je suis attendue est une sympathique histoire d’amitié et d’amour. Ce roman est l’évolution d’une vie ou plutôt l’histoire d’une femme qui se retrouve. 

Le style d’écriture est très simple, les personnages sont vivants. 

J’ai refermé ce livre avec une note d’espoir. Je suis toujours à la recherche de mon coup de cœur de l’année et j’espère que le prochain livre que je m’apprête à ouvrir sera le bon…

Et vous, nobles gens, vivez-vous pour travailler ou travaillez-vous pour vivre ?

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Publié dans Interviews, Quand on est célib'

L’amitié: une ressource pour vivre le célibat au quotidien

Attendre l’homme de sa vie… Et si l’on traversait les années sans le trouver ? Et si l’on se retrouvait seule jusqu’au dernier soir de la vieillesse ? Le célibat… et si c’était pour la vie ?

J’imagine déjà certaines femmes s’évanouir en lisant cela, d’autres toucheraient sûrement du bois. Le célibat, personne ne veut y rester mais… et si pour certaines c’était pour la vie ?

J’ai lu un article de Chantal en mai dernier sur TopChretien.

Chantal est une française de 61 ans et elle a toujours été célibataire. Son article sur ce thème m’a touchée et j’ai eu envie qu’elle partage avec nous son expérience de célibataire. Elle a accepté et je lui suis reconnaissante pour ce bout de chemin de vie qu’elle partage avec nous.

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Quels sont les 3 mots qui te décrivent parfaitement ?

Patiente, sociable, très ordonnée.

A quoi pourrais-tu associer le célibat ?
Une gestion à mettre en place.

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?
Solibataire.

Te retrouver seule, c’est… :
Un mode de vie épanouissant.

 

Peut-on être célibataire et heureuse ? 
Oui, sans aucun doute, on peut être célibataire et heureux(-se), en voyant les bons côtés de la solitude (grande liberté, plus grande disponibilité spirituelle, on est à l’abri des aléas du mariage).

Comment gères-tu le poids de la solitude ?
Pour moi, la solitude n’a jamais été un poids trop lourd à porter, même si j’ai parfois des regrets quand je vois des couples heureux d’être ensemble.

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?
Il m’arrive d’envier les femmes heureuses en ménage, mais la plupart du temps, je ne me sens pas différente des autres.

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent-ils ton célibat ? 
Je n’ai pas eu l’occasion de leur poser la question, mais je sais qu’ils voient en moi « une femme au cœur joyeux », et je pense que ça les étonne.

 

Qu’est-ce qui a changé en toi depuis que tu es célibataire ?
Mes longues années de solitude ont fait que je suis beaucoup plus introvertie que quand j’étais jeune, mais ça me convient bien, car j’ai découvert chez moi un côté contemplatif que je ne soupçonnais pas.

Qu’est-ce que tu apprends pendant cette période de célibat ?
À mieux goûter l’instant présent, à être reconnaissante de tout ce que Dieu me donne, à apprécier l’amitié à sa juste valeur.

Quel mot d’encouragement adresserais-tu aux femmes qui souffrent de la solitude, du célibat ?
Je suis convaincue que le mariage aussi comporte sa part de souffrances, elles sont seulement différentes de celles du célibat, pas forcément plus faciles à vivre. Souvenons-nous aussi qu’on sort du célibat plus facilement et plus agréablement que du mariage !

Y a-t-il une question que tu aurais envie que je te pose ? 
Oui : Y a-t-il quelque chose qui t’a aidée à bien vivre ton célibat ?

En 2002, j’ai participé à un camp chrétien pour les solos. Nous étions une trentaine et il s’est passé entre certains d’entre nous quelque chose qui tient du miraculeux : nous avons vécu une sorte de « coup de foudre collectif », si bien que des liens d’amitié très forts se sont tissés entre nous. Grâce au courrier électronique, un petit noyau est resté en contact. La composition du groupe s’est un peu modifiée au fil des ans : les uns sont partis (décès, mariage, etc…), d’autres se sont ajoutés. Seulement deux se sont mariés (en dehors du groupe, d’ailleurs) mais une est restée attachée à notre petite communauté et revient avec son mari chaque fois qu’elle le peut. Nous sommes très dispersés géographiquement mais, quinze ans plus tard, nous continuons à nous réunir une à deux fois par an : au moins une semaine l’été et quelques jours au Nouvel An.
La plupart d’entre nous sont (encore ? ou de nouveau) seuls, mais cette amitié nous aide à vivre le célibat au quotidien : nous nous soutenons moralement et prions les uns pour/avec les autres. Sans eux, je pense que ma solitude serait beaucoup plus difficile à supporter. Je remercie Dieu de les avoir mis sur ma route.

 

As-tu déjà pensé à avoir un enfant juste pour ne pas être vieille fille ?

Non, jamais ! En plus de transgresser la loi de Dieu (Deutéronome 22.21), il aurait fallu que j’élève un enfant toute seule… non merci !

 

Est-ce que tu as toujours en toi l’espérance du mariage ?

Le mariage ? Je ne sais pas. Le désir de connaître un jour un amour partagé est toujours là, mais j’envisage sans peine de finir ma vie seule.

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé – Reproduction interdite sans la permission de l’auteure et l’interviewée.

 

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Publié dans Psyché

« Challenge un peu con mais pas trop » saison 1 épisode 4

C’est l’heure du « Challenge un peu con mais pas trop » imaginé par une connasse parisienne

Pour ce dernier épisode de la saison 1, j’ai choisi le thème «Merci ».

Je ferai une liste de « merci » parce que la gratitude c’est so 2017.

 

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Merci à ceux qui font des promesses d’achat de mon recueil de poèmes sans jamais les tenir. Merci parce que vous me faites espérer pendant une semaine, un mois voire un an. L’espérance fait vivre, n’est-ce pas ? Alors, merci de me faire vivre.

 

 

Allez, je me reprends c’est la journée de la gratitude donc on sourit et on reste dans la joie 😀

 

Merci aux musulmans de mon pays pour le Ramadan, grâce à leur fête, il y aura un jour férié. Je pourrai donc faire la grasse mat demain. Le bonheur !

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Merci à notre Drogba national et au groupe Magic System. Grâce à eux, la plupart des personnes savent qu’il y a un pays en Afrique qui s’appelle la Côte d’Ivoire. Good Job les frères !

 

 

Merci aux initiateurs des innovations technologiques qui nous facilitent la vie. Merci pour votre créativité qui m’a débarrassée du téléphone qui faisait plus de 2 kilos, de l’écriture des sms pas discrète. Grâce à vous, ô hommes et femmes dont l’intelligence dépasse la normale prescrite par l’univers, j’ai accès à internet et mon téléphone est aussi mon porte-monnaie. Vive Mobile Money !

 

Merci à ceux qui ont eu l’idée géniale de créer les GIFS ! Vous agrémentez mes articles !

 

 

Merci à tous ceux qui ont salué la création de ma box littéraire. Merci à tous ceux qui m’ont fait confiance, ont commandé et sont satisfaits. 

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Merci à mon Dieu. Merci de m’avoir créé femme et de n’avoir pas fait de moi une descendante des singes comme la science le dit.

Cette semaine,  l’une de mes connaissances a emprunté le chemin du non-retour et je constate que je vis par pure grâce, ta grâce. 

Merci pour ton amour, ta bienveillance, la santé de fer que tu me donnes, l’intelligence que j’ai en quantité non négligeable, la richesse, la liberté de culte. Oui, je n’ai pas à craindre pour ma vie parce que je suis chrétienne.

 

Merci à mon beau-frère qui m’a hébergée pendant deux ans et qui a cuisiné 5 fois sur 7 pour moi. Tu es le meilleur ! Continue comme ça, tu es sur le bon chemin 😀

 

Je n’oublie pas la plus folle de mes alliées qui m’aide beaucoup dans les tâches ménagères quand j’ai la paresse de le faire (ce qui veut dire tout le temps 😀 😀 😀 )

 

A mes folles copines. Merci pour les discussions sans queue ni tête, les affairages, les fous rires, les délires. La vie est plus douce à vos côtés. 

 

Merci à mes collègues pour l’ambiance de dingue au boulot. Si je suis contente d’aller au boulot tous les jours, c’est bien grâce à vous.

 

Merci aux blogueurs et blogueuses qui ont récemment aimé mes articles : Alec, Didi, Au fil des livres, Anne-Ju, Kirsteen Duval, Audrey, Chris Poete, France fougere, Hervé, Ma lecturothèque, Et toi tu lis quoi, Léger badinage, Café littéraire gourmand, lemagdalexia, jeuneobservatrice, Yasmine

 

Merci à la blogueuse une connasse parisienne pour la création de ce challenge. J’ai pris un énorme plaisir à rire et faire rire. 

 

Ici s’achève le challenge un peu con mais pas trop. J’espère que vous avez apprécié mon brin d’humour. A très bientôt pour le challenge créatif du mois de Juin. 

signature coeur graceminlibe

 

 

 

Publié dans Histoires

RDVBAM 3 – Saint-Valentin

C’est l’heure du RDVBAM Challenge et pour ce mois le thème est la Saint-Valentin. 

Ayant déjà participé à un challenge sur ce thème l’année dernière, ma muse n’a pas voulu faire d’efforts cette année (ne la blâmez pas, c’est ELLE, mon boss). Je vous partage donc un partie d’un texte que j’avais publié sur le sujet en anonyme sur une page Facebook il y a quelques années.

L’amour  est …  

«L´amour, c´est quoi?
C´est une mélodie qui chante à l´imparfait
C´est te chercher toujours sans te trouver jamais
Ce n´est qu´un pas vers le regret
L´amour, c´est quoi?
Le tout petit espoir qui fait les grands chagrins
L´amour, c´est quoi?
L´amour, c´est toi »

J’arrête la piste de lecture et jette un œil à mon téléphone. J’ai envie de l’appeler comme à chaque fois que j’écoute cette chanson de Julio Iglesias. Loïc et moi sommes séparés le mois dernier après deux ans de relation.

Sur le chemin du boulot, les souvenirs de notre couple heureux refont surface. Nous étions amoureux et passionnés. Il y avait de l’étincelle dans nos yeux, de la douceur dans nos paroles. J’avais trouvé mon prince charmant mais le charme s’est effrité avec le temps. Les contradictions sont nées, les disputes incessantes ont fini par nous séparer. L’amour n’a pas tenu…

J’inspire un grand coup avant d’entrer dans les locaux du magazine « Femmes » à la Riviéra 3 (quartier d’Abidjan). Je papote avec quelques collègues à la machine à café quand Edna, notre chef, me convoque dans son bureau.

– Tu as l’air en pleine forme, Edna.

– Ça se voit tant que ça ? (elle fait un grand sourire) Mon mari me prépare une surprise pour la Saint-Valentin.

– La chance.

– Ton copain te prépare sûrement quelque chose.

– Oui oui.

Je grimace un sourire.  Pour mes collègues, je suis toujours en couple.  Je ne veux pas qu’elle me prenne en pitié. Je n’ai cessé pendant deux ans de leur dire que j’étais sûre de finir ma vie avec Loïc. Eh oui ! En amour, il n’y a pas de certitudes…

– Bon ! Parlons boulot. Jalisca ne pourra pas réaliser l’interview des seniors pour la Saint-Valentin. Je l’ai mise sur un autre projet.

– D’accord.

– J’aimerais que tu t’en charges.

– Moi ? Je ne suis pas dans la rubrique «Love»

– Et alors Stacey ? C’est bien des interviews que tu fais avec les stars non ?

– Oui mais…

Elle me supplie du regard et je finis par accepter. Elle me donne les coordonnées du couple, des instructions et je quitte son bureau mal à l’aise.

Rédiger une interview pour un couple d’amoureux alors qu’on sort d’une rupture, voilà la dernière chose dont j’avais besoin en ce moment.

J’appelle Madame Touré pour établir un rendez-vous pour l’interview. La chose faite, je rassemble toute ma bonne volonté pour rédiger les questions à poser.

***Une semaine plus tard***

Je descends du taxi et emprunte la rue qui mène à la villa du couple Touré. Ils habitent l’un des quartiers cossus de la capitale. Je presse la sonnette et une jeune fille vient m’ouvrir. Elle me conduit à la terrasse et m’apporte des rafraîchissements. Je grignote des cacahuètes quand Monsieur et Madame Touré me rejoignent.

Je me lève pour les saluer. Nous faisons rapidement connaissance et je sors mon magnétophone.

Moi : Cinquante années de mariage et six enfants. Comment on se sent après tant d’années passées auprès d’une personne ?

Mme Touré : Bénie (elle me sourit).

M. Touré : Chanceux (il regarde sa femme).

Moi : Qu’est-ce qui vous a poussés vers l’un vers l’autre ?

Mme Touré : Je le laisse répondre en premier.

M. Touré : Son secret. Quand nous nous sommes rencontrés, elle avait un air de mystère. Quelque chose en elle m’intriguait. Je ne savais pas quoi mais j’avais envie de le déceler. Je me suis lancé et je suis heureux de n’avoir pas encore saisi le mystère. Quand on n’est plus à la poursuite d’un but, on s’arrête. C’est pareil dans un couple.

Moi : Et vous Madame Touré ?

Mme Touré : Je dirais son charisme. En lui, je voyais un homme sur qui je pouvais compter.

Moi : Quel est votre geste d’amour quotidien ?

Mme Touré : Les repas partagés. Nos longues discussions avant de nous coucher.

M. Touré : Idem.

Moi : Aimer c’est quoi pour vous ?

Mme Touré : Dépasser le stade de l’émotion. L’amour doit être un acte. L’amour est tendresse et tension. Quand je dis tension, je pense à l’action de tendre vers l’autre, être attentif et attentionné.

M. Touré : La société dans laquelle nous vivons prône les solutions rapides, la satisfaction instantanée, les résultats sans effort, les recettes infaillibles et les assurances tous risques et elle fausse l’idée de l’amour. Quand on aime, on cesse d’incarner des rôles. Quand on aime, on oublie partiellement le moi et j’insiste sur le partiellement parce que si l’on s’oublie totalement, on met en péril la relation car il faut toi +moi pour faire le nous. L’amour vrai demande patience, persévérance, lucidité et lâcher-prise : toutes qualités qui se travaillent. L’amour vrai est un effort; l’amour vrai est un pari qui rend au centuple ce qu’il a reçu.

Moi : L’amour n’est pas toujours rose. Qu’est-ce qui permet de tenir ?

M. Touré : La foi en DIEU et la foi en notre engagement. Il faut apprendre à communiquer quand il y a des désaccords ou des frustrations. Si on cultive avec art le positif, l’amour, l’amitié, les sourires, si on en a en grande quantité, on peut très facilement supporter des désaccords même importants.

Mme Touré : Je suis entièrement d’accord. Il faut être conscient d’une chose : le mariage est  une œuvre commune et chacun doit mettre du sien pour le construire.

Moi : Beaucoup de couples font face à un moment ou à un autre d’infidélité. Quels conseils donnerez-vous ?

M. Touré : Se centrer sur son couple et oublier le reste du monde.

Moi : Concrètement ?

M. Touré : Nous nous sommes mariés parce qu’on s’aimait et qu’on avait envie de voir grandir cet amour. Nous l’avons donc entretenu. L’amour est corporel, spirituel et émotionnel et nous avons donné à chaque forme la place qui lui revient.

Mme Touré : J’ajouterais qu’il faut garder un esprit de curiosité pour l’être aimé. Ne pas se lasser de surprendre l’autre, se sentir encore et toujours un débutant dans la relation permet de laisser place à l’inattendu.

Moi : Qu’est-ce qui a fait durer votre mariage ? Quel est votre secret ?

Mme Touré : L’amitié. L’amour a besoin d’amitié pour perdurer. Il faut être conscient que l’amour évolue et pour faire face à ces changements qui s’opèreront tout au long de la vie de couple, il faut que l’amour soit amical. Beaucoup de couples sous-estiment le rôle de l’amitié au sein du couple.

M. Touré : L’amour peut ne pas être réciproque mais l’amitié l’est obligatoirement sinon il meurt. Plus l’amitié et la connaissance réciproques sont solides entre les partenaires, et plus elles les protègent contre des sentiments d’agressivité.

Moi : L’amour amical n’exclut-il pas la notion de désir ? (je me gratte la tête, ça me gêne de parler désir avec des gens qui peuvent être mes grands-parents)

M. Touré : Non. L’amour est amical, non parce qu’il exclut le désir, mais parce qu’il apprend à le découvrir, de part et d’autre, et à le dire.

Moi : Combien de Saint-Valentin avez-vous fêté ?

M. et Mme Touré, en riant : Zéro. Nous ne fêtons que notre anniversaire de mariage. 

Moi : Quels conseils donnerez-vous aux nouveaux couples / nouveaux mariés ?

Mme Touré : Se regarder au réveil, s’appeler en journée, manger ensemble, ne pas perdre le parfum de l’autre et s’enlacer au coucher.

M. Touré : Ne pas chercher à former le couple idéal, faire de son couple quelque chose d’unique et être attentif aux besoins de celui-ci.

Je les remercie et éteins le magnétoscope. Je demande la route et Mme Touré me raccompagne au portail.  Leurs mots m’ont touchée. Ils possèdent une grande sagesse et j’ai envie de me confier à elle. Je veux savoir si elle pense qu’il y a des chances que je me remette avec Loïc.

© Grâce Minlibé

 Sur une échelle de 10, quelle note donneriez-vous à mon texte ? 😀

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Publié dans Revue cinéma

Collateral Beauty, un film qui aurait pu être exceptionnel

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Avec les femmes de valeur de mon groupe de célibataires, nous avons décidé d’aller regarder Collateral Beauty (Beauté Cachée) . Il faut dire que le trailer donnait envie

 

 

SYNOPSIS 

Suite à une terrible tragédie, un publicitaire new-yorkais à la réussite exemplaire sombre dans la dépression. Ses collègues échafaudent alors un stratagème radical pour l’obliger à affronter sa souffrance de manière inattendue…
mon-avis-de-lecture
Howard Inlet, (Will Smith) un publicitaire a perdu sa fille depuis 2 ans et  ne s’en remet pas. Il décide d’envoyer des courriers à : l’amour, le temps et la mort. Inquiets pour son sort et le futur de l’entreprise, ses collaborateurs engagent un détective privé pour l’espionner. Ils vont ainsi intercepter ses courriers et avoir une idée: engager 3 acteurs, qui auront la lourde tache de personnifier ces abstractions, dans l’espoir de déclencher un processus de guérison radical chez le concerné, mais aussi… sauver l’entreprise !
 
Collateral Beauty est un film choral empreint de tristesse, de sensibilité et d’émotion. Nous rencontrons un homme et une femme qui ont perdu leur fille, un père divorcé qui essaie de maintenir sa relation avec sa fille, un homme atteint d’une maladie qui semble incurable, une femme rattrapée par son horloge biologique.
 
Ce film véhicule une philosophie de vie très importante : compter sur l’amour pour rebondir après le deuil, l’échec ;  protéger les liens qui nous unissent à ceux qu’on aime, prendre soin d’eux, utiliser le temps à bon escient. J’ai beaucoup aimé les réflexions et surtout cette phrase de Raffi  (Jacob Latimore)
Vos enfants n’ont pas besoin de sortir de vous, ils  peuvent passer par vous
On aime tellement posséder, pouvoir dire au monde qu’on a nos enfants qu’on oublie qu’on peut être les parents d’enfants qui n’ont que des géniteurs. On peut être parent de coeur. On peut inspirer et aider les enfants qui croiseront notre chemin.
 
 
La bande-son est superbe, les directeurs artistiques et photographes ont fait du bon boulot. Le jeu d’acteurs était aussi convaincant, leur interprétation était de qualité même si j’ai trouvé que Will Smith par moment en faisait un peu trop.
L’intrigue a son lot de surprises, j’ai beaucoup aimé ce retournement de situation, je n’y avais pas pensé (ma voisine de gauche, si. Elle était toute fière, si vous la voyiez)
 
Collateral Beauty est plein d’émotions mais il lui a manqué quelques trucs pour qu’il soit exceptionnel. Le rythme était très lent, l’histoire linéaire, je me suis ennuyée à certains moments. Le film manque de profondeur, d’intensité. J’ai trouvé dommage qu’on survole certaines histoires comme celles de Claire Wilson (Kate Winslet) et Simon Scott (Michael Peña)
 
Pour moi, ce film mérite un
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Quelques détails

 

Distribution

Avez-vous lu ou vu des livres et des films qui parlent d’une reconstruction après avoir vécu un deuil ? 

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