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TTL 113: Ci-gisent nos dieux de Falia

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Un roman qui se déroule en France

Je triche un peu car le roman que je vais présenter ne se déroule qu’en partie en France.

L’héroïne, Sally, originaire d’Adiyo, pays fictif de l’Afrique de l’Ouest, participe au festival International des Lettres qui devait se tenir pour la première fois depuis une décennie à Paris en période de vacances. A ce festival, elle fera une rencontre qui va bouleverser sa vie.

Avec cet homme, Alfred, elle découvre Paris

« Si vous avez eu la chance d’avoir vécu à Paris lorsque vous étiez un jeune homme, alors, où que vous alliez pour le reste de votre vie, elle reste avec vous, Paris est une fête. » Ernest Hemingway

Soir après soir, nous nous étions revus, rarement le jour, parcourant Paris à pied, en métro et en train.

Je me joignis à eux et sans me faire trop prier, leur décrivis un Paris enchanteur où les lumières étaient plus brillantes qu’au Soubel, aussi brillantes que les étoiles.

je leur parlai de Paris où les gens se pressaient, faisaient la queue, et payaient l’équivalent d’un repas pour voir une exposition de livres et des auteurs. Je leur parlai aussi du climat froid qui vous donnait l’impression de plonger votre visage dans un réfrigérateur, je leur parlai de Notre-Dame et de la tour Eiffel, du Louvres et de Montmartre.

Maintenant que j’ai justifié le choix de ce roman, et si je vous en parlais un peu plus en profondeur ? 😀

À Adiyo, pays fictif de l’Afrique de l’Ouest, des gisements de pétrole et de gaz viennent d’être découverts dans la région la plus enclavée et la plus instable du pays : le Soubel. Sally, jeune Soubeloise, issue d’une famille de hauts dignitaires religieux, rencontre Alfred, écrivain à succès, lors d’un séjour en France et l’embarque dans une odyssée qui à la fin, créera des remous tels que leurs deux vies en seront à jamais bouleversées. Et tandis qu’à Adiyo, c’est la ruée des gouvernants et des compagnies étrangères vers cette région isolée, un mouvement indépendantiste se réveille et s’allie aux islamistes d’un pays voisin, leurs objectifs : faire du Soubel un État islamique indépendant.

Si l’idylle entre Sally et Alfred peut donner à ce roman, une allure de pause romantique, l’intrigue est encore plus sombre.

Une fois la parenthèse enchantée à Paris terminée, Sally, qui vit au Soubel, va découvrir les affres de l’obscurantisme religieux, le terrorisme et les secrets de famille qui brisent…

Le récit a à plusieurs endroits une allure très intellectuelle, philosophique. J’avoue avoir survolé les références et explications religieuses qui donnaient un effet didactique au roman.

L’auteure nous interroge sur la violence qu’accompagne le terrorisme: la violence cache-t-elle de la souffrance?

Elle s’interroge sur le droit musulman qui donne plus de liberté à l’homme qu’à la femme notamment sur le fait pour un musulman de pouvoir épouser une non-musulmane quand le contraire est proscrit.

Les 2 protagonistes principaux et quelques personnages secondaires s’expriment à tour de rôle. Les noms sont indiqués ce qui évite toute confusion au lecteur.
Les personnages sont intéressants à suivre. On prend plaisir à découvrir leurs noirceurs, leurs parts d’humanité.
La plume est très soignée, le langage soutenu demande un surplus d’attention. Les références littéraires sont omniprésentes. J’ai surligné pas mal de passages durant ma lecture.

Il savait qu’il n’y avait pas que le bien et le mal, chacun dans une limite bien précise et bien distincte. Il savait que l’un et l’autre existaient, mais qu’il existait également un endroit où ils se rejoignaient, s’entremêlaient et s’embrouillaient, et cet endroit, ce quelque part, c’était le cœur des êtres humains, dans leur lutte perpétuelle et désespérée avec eux-mêmes, contre eux-mêmes dans la fuite de leur pire et la quête de leur meilleur.

Celui-ci disait : « Je t’aime et made in China sont les phrases les plus répandues au monde, les deux n’offrent aucune garantie ».

C’était ma première fois avec l’auteure et ça a été une sympathique découverte.

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TTL 55: Le sel et le miel de Candi Miller

Salut les amis ! J’espère que vous avez passé un joyeux Noël !

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est : Un livre reçu en cadeau

J’aurais pu vous parler des livres reçus en cadeau de mes Pères Noël secret au travail et sur Livraddict mais je ne les ai pas encore lus. 😀

Je vous présente donc un livre reçu lors d’un swap cette année. 

 

Couverture Le sel et le miel

1958. Alors que l’apartheid règne en Afrique du Sud, la jeune Koba, onze ans, membre d’une tribu nomade du Kalahari, assiste au meurtre de ses parents par deux chasseurs blancs. Recueillie par Marta et Deon, un couple d’Afrikaners, Koba s’adapte peu à peu à sa nouvelle vie, tout en ayant conscience qu’elle est source de conflit entre les époux, dont les opinions divergent sur l’éducation à lui donner. Mannie, leur fils, éprouve d’abord un sentiment de culpabilité à l’égard de Koba, qui n’empêche pourtant pas une amitié de naître entre eux, jetant un pont fragile par-delà les différences raciales. Mais la réalité les rattrapera lorsque cette amitié – qui s’est au début forgée grâce au troc :  » Je te donne du sel ; tu me donnes du miel  » – se transformera en amour…

Pour rédiger ce roman, comparé outre-Manche à ceux de Karen Blixen et de Nadine Gordimer, Candi Miller a passé de longues semaines dans le désert du Kalahari, à la rencontre de ses habitants, afin de s’imprégner de leur culture. Un texte dont l’écriture sensible et poétique fait ressentir le charme envoûtant de l’Afrique.

 

Si mes souvenirs sont bons, j’ai découvert ce livre via Babelio. J’y cherchais en effet des livres sur la ségrégation raciale. C’est un thème dur mais j’aime quand il est évoqué en littérature. 

 

J’ai apprécié la relation d’amitié puis d’amour entre Koba, jeune fille issue d’une tribu nomade et Mannie, jeune afrikaner. Ces adolescents de culture différente vont être amenés à cohabiter suite au meurtre des parents de Koba. 

Marta, la mère de Mannie, va prendre la jeune fille sous son aile en dépit du qu’en dira-t-on. J’ai apprécié sa force de caractère, sa facilité à accepter l’autre peu importe sa couleur. 

Koba déteste le miel, elle préfère le sel contrairement à Mannie. Les deux adolescents vont donc se les échanger régulièrement. Ils vont s’apprivoiser, voir au-delà des leurs différences culturelles. J’aurais voulu une autre fin à leur histoire mais celle proposée par l’auteure reste logique.

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Koba en vivant avec la famille de Mannie va faire son possible pour garder son identité de Bochimane. Elle met un point d’honneur à ne pas oublier qui elle est, d’où elle vient et à perpétuer la tradition et les coutumes de sa tribu. J’ai été touchée par son authenticité. 

 

Le sel et le miel est une histoire très captivante, je n’ai pas voulu lâcher le livre jusqu’à la fin. On voit comment la race donne des avantages et des privilèges, on découvre les préjugés et lois ségrégationnistes de l’époque.

Je suis avocat, mais pour eux, ajouta-t-il en montrant du pouce le contrôleur, je ne suis qu’un babouin en costume.

 

Avant la lecture de ce roman, j’ignorais l’existence de la loi de 1957 (Act No. 23 of 1957; devenu ensuite Sexual Offences Act) et sa clause interdisant les rapports sexuels et les « actes indécents ou immoraux » entre les blancs et toute personne non-blanche. 

 

Ce roman est également dépaysant. On découvre de beaux paysages et la culture des Ju/’hoansi.

 

Le seul bémol trouvé à ce récit est la traduction des mots en langue étrangère à la fin du livre qui oblige le lecteur à jongler entre le récit et le glossaire en fin de livre. Mettre les significations de ces mots en bas de page aurait été plus pratique à mon sens. 

 

Quels livres avez-vous reçu à Noël ? Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

 

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Mon étincelle de Ali Zamir

Étincelle est une jeune fille qui se retrouve à bord d’un avion qui relie deux îles de son pays, les Comores. Prise dans les turbulences du vol, et tenaillée entre deux liaisons amoureuses, elle va se remémorer certaines des histoires que lui contait sa mère, à commencer par celle, somptueuse et tragique, qui devait un jour lui donner naissance.

« Bien que je n’avais pas entendu maman évoquer la formule populaire « il était une fois », cette histoire résonnait dans ma tête comme un conte de fées : c’est une histoire de deux étudiants qui commence à Madagascar dans la ville de Mahajanga. La ville aux baobabs. Je me rappelle toujours cette histoire à chaque fois que j’affronte une épreuve. C’est l’histoire d’une adolescente de dix-huit ans, timide, réservée, prénommée Douceur et d’un jeune homme courageux de dix-neuf ans, Douleur. Douleur et Douceur s’aimaient éperdument. »

 

Couverture Mon étincelle

 

Me revoilà aux Comores ! En attendant de visiter l’Archipel physiquement, je l’explore à travers la littérature. Après Vert Cru, voici Mon étincelle !

Ce livre était dans ma wishlist depuis l’an dernier. Je remercie RedPanda, ma binôme du Swap des Livres et des thés qui l’a mis dans mon colis.

Dans ce roman de 280 pages, vous lirez non pas une mais une multitude d’histoires : celles de Douceur, Douleur et leurs amis Dafalgan et Effaralgan, d’Étincelle, de Vitamine et Calcium.

Étincelle nous conte l’histoire de ses parents, Douceur et Douleur, leur jeu d’amour, leur passion et les refus qu’ils rencontrent.

Douleur est un personnage dont le destin marque. Il m’a rappelé cette description que fait le prophète Esaïe de Jésus :

Homme de douleur et habitué à la souffrance (Esaïe 53:3)

Ce jeune homme a connu divers épreuves. Je lui aurais tout prédit comme destin sauf celui que décrit la fin du roman.

Ce roman est également un triangle d’amour. Étincelle est partagée entre deux jeunes hommes dont la littérature nourrit la vie.  Quand deux hommes semblent bien pour nous, lequel choisir ?

En amour, le mot « danger » perd son sens : il ne fait que pimenter le degré de passion qui anime le cœur

 

Peut-on parler d’amour sans parler d’amitié ? 

Dafalgan et Effaralgan sont deux hommes unis depuis l’enfance. L’un est un coureur de jupons et l’autre couvre ses fautes. Effaralgan nous fait rire avec ses malversations amoureuses.

Ce roman évoque également les imperfections de la vie aux Comores : le chômage des jeunes diplômés, la promotion canapé, les mariages arrangés par la famille, l’influence des immigrés comoriens.

Ces histoires qui s’entremêlent sont contées avec un tempo lent, un zeste de poésie et de philosophie. Ça a été une sympathique lecture mais elle ne m’a pas émerveillée au point de vouloir lire un autre livre de l’auteur.

Etes-vous déjà allé (e) aux Comores que ce soit virtuellement via la littérature ou physiquement ? 

 

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Les couleurs de l’espoir de Julie KIBLER

Couverture Les couleurs de l'espoir

Au Texas, Dorrie, coiffeuse noire, a noué une relation tendre et complice avec l’une de ses clientes, Isabelle, vieille dame blanche de quatre-vingt-neuf ans. C’est donc tout naturellement qu’elle accepte de la conduire jusqu’à Cincinnati pour de mystérieuses funérailles. Au fil des kilomètres, Isabelle va lui dévoiler les secrets de son histoire : à seize ans, dans une ville régie par la ségrégation, elle est tombée amoureuse de Robert, le fils de sa gouvernante noire…

 

l'Afrique écrit

 

L’amitié de Dorrie et Isabelle m’a attendrie. J’ai pensé avec regret à toutes mes amitiés avec des filles de race différente de la mienne qui n’ont pas perduré. 

Dorrie et Isabelle sont les deux narratrices de ce roman. Dorrie nous raconte principalement sa vie de maman et de femme qui espère tomber sur un gentleman tandis qu’Isabelle nous raconte son passé.

Isabelle est tombée amoureuse de Robert et va vouloir vivre cet amour. A cette époque, une race est considérée supérieure à l’autre. A cette époque, un mariage entre blancs et noirs est illégal. Une relation sexuelle entre une blanche et un noir est une lourde faute pour le noir mais pas quand c’est l’inverse.

Cela m’a fait penser à l’attitude des libanais en Côte d’Ivoire. Je dis ça, je dis rien…

 

Robert est plus craintif mais il se laisse porter par les sentiments d’Isabelle. Leur volonté de s’aimer va engendrer les ennuis…

Ce livre est bouleversant. Que d’émotions ! Larmes et désespoir, sourire et amour, colère et déchirement.

Instants de bonheur non abouti, écourtés à cause du qu’en dira-t-on.

On sait en avançant dans la lecture que cet amour impossible finira mal mais on ne peut s’empêcher d’espérer le meilleur. Quand ce que l’on craint finit par arriver on ne peut que maudire cette société oppressante qui a considéré une race supérieure à l’autre pendant de nombreuses années.

Je n’imagine pas combien ça a été difficile pour les blancs et noirs amoureux à cette époque. 

J’ai eu beaucoup d’admiration pour Isabelle. C’est une femme courageuse. Elle n’a pas laissé les terribles malheurs qui ont succédé dans sa vie l’empêcher d’avancer. Elle fait des choix et les assume.

L’histoire d’Isabelle et Robert restera longtemps dans ma boîte à souvenirs de lecture. Je recommande vivement la lecture de ce roman plein de sensibilité. Une lecture fluide, captivante.

 

Connaissez-vous des livres qui abordent ce thème ?

 

Un amour interdit Alyssa Cole

 

J’ignorais encore que, quand on est amoureux, les raisonnements les plus sensés s’envolent par cette nouvelle fenêtre ouverte dans le cœur. 

 

Un homme bien, a répété Mlle Isabelle. Pour commencer, il doit vous traiter avec égards. Comme il doit aussi traiter les autres. — Que voulez-vous dire par les autres ? Ses enfants ? Sa mère ? — Bien sûr, mais pas seulement. Quand vous allez au cinéma, par exemple, est-ce qu’il remercie l’ouvreuse ? Quand vous êtes en voiture, est-ce qu’il se croit tout permis ? Au bout de quinze jours ou de deux mois, est-ce que vous remarquez s’il respecte son prochain, quelle que soit sa position vis-à-vis de cette personne ?

 

 

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Love is Power ou quelque chose comme ça

Prenez deux vieilles femmes abandonnées à leur sort, un jeune homme dont l’unique ambition est d’être un arnaqueur du web, des enfants de 14 et 12 ans livrés à eux-mêmes, une mère ivrogne, un professeur qui a une relation extra-conjugale avec l’une de ses élèves, une épouse violentée par son mari dès qu’il endosse son uniforme de policier, un homme qui souffre de mauvaise haleine, des agents des forces de l’ordre corrompus, un couple qui se dispute l’amour de leur unique enfant, un cousin épris de sa petite cousine, un couple interracial qui s’aime sans engagement. Placez les au Nigéria en faisant une escale rapide à Nairobi. Donnez à ces hommes et femmes le temps de s’exprimer et vous obtiendrez Love is Power ou quelque chose comme ça.

Adrian Igoni Barrett fait une étude captivante des mœurs au Nigéria et nous montre les multiples facettes de ce pays. Le Nigéria et son instabilité politique des années 70, ses bandits de grand chemin, ses arnaqueurs, sa population en proie à la misère.

L’amour occupe une grande place dans ce recueil et est exposé avec ses multiples visages : amour interdit, possessif, exclusif. L’amour est interrogé, éprouvé.

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Le sexe est monnaie d’échange, moyen de pression ou plaisir tout simplement.

La plume d’Adrian Igoni Barrett a été une belle découverte. J’ai trouvé son écriture succulente. J’ai eu l’impression à chaque nouvelle de découvrir un auteur différent. Les nouvelles sont de longueur variée et chacune d’elles possède un style singulier.

Mes nouvelles préférées sont : Ce qui était arrivé de pire, le problème de ma bouche qui sent, Godspeed et Perpetua, une histoire d’allées et venues à Nairobi.

 

Ce qui était arrivé de pire

Veuve, Maa Bille se sent abandonnée par ses enfants qui vivent pour la plupart à l’étranger. Elle doit aller au CHU pour une énième opération des yeux mais il n’y a personne pour l’accompagner. 

Cette nouvelle plaisante aborde le “devoir” des enfants envers leurs parents. Des parents qui se sont pliés en quatre pour leurs enfants et qui attendent un peu le retour de l’ascenseur. Leurs enfants doivent-ils toujours être présents pour eux ? Doivent-ils leur rendre tout le bienfait ? J’ai bien aimé la réponse de Maa Bille

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Le problème de ma bouche qui sent

Une nouvelle pleine d’humour où un homme nous confie son problème de mauvaise haleine.

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Godspeed et Perpetua

Une différence d’âge entre un homme et une femme. Un mariage arrangé où va naître lentement l’amour. Puis l’enfant vient et l’amour devient exclusif. Père et fille s’installent dans un monde où la mère n’est pas conviée. Cette dernière se réfugie momentanément dans la religion. Des années s’écoulent et la politique entre en jeu.

Il y a du rire, des larmes dans cette nouvelle. La chute m’a émue.

 

Une histoire d’allées et venues à Nairobi

Un couple mixte où l’homme veut vivre un amour sans engagement, un amour au présent, n’a pas envie de se nourrir de promesses. J’ai apprécié l’interpellation de Leo dans ce magasin où des indiennes ont fait preuve de racisme. Les Indiens et leurs castes de merde !

Ces petites phrases sur l’amour m’ont fait sourire :

« L’amour, c’est revenir même quand tu ne peux pas »

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J’ai reçu ce livre lors du Colore ton swap. Pour en savoir plus, cliquez ICI

L’image mise en avant a été prise au restaurant POINT BARRE au Plateau (Abidjan), un restaurant cosy avec une décoration très littéraire. 

 

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Passion interrompue, passion cannelle, amour noir

Aujourd’hui, c’est trois romans en une seule note de lecture. Ils ont deux points communs:

  • Ils évoquent une relation amoureuse  
  • Je n’ai pas grand chose à dire sur eux 😀

 

 

Couverture Une passion interrompue

 

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Couverture Un amour noir


Une passion interrompue de Yehni Djidji

Virginie a connu une existence malheureuse. Contrainte à l’exil en Europe après une relation amoureuse qui a mal tourné, elle rencontre enfin l’amour en la personne du beau Samuel Vianney. Décidés à se marier, ils reviennent à Abidjan pour sceller leur union devant Dieu et les hommes. Cependant, tout bascule quand elle découvre à quelle famille il appartient.

J’ai imaginé mille et un scénarios en lisant la dernière phrase: famille rivale à la sienne, famille appartenant à la mafia, à une secte, etc… Aucun ne s’est révélé être le bon. Virginie est dans un imbroglio, je n’aurais pas aimé être à sa place. Son passé va la rattraper et elle va l’assumer quitte à perdre l’amour de sa vie. 

Yehni Djidji nous offre une romance classique très pudique. Ce n’est pas la romance de l’année mais elle reste agréable à lire. J’ai apprécié l’humour de Brigitte, l’amie de Virginie. Le couple Virginie et Samuel est intéressant mais ils ne m’ont pas vendu assez de passion, de rêve. J’ai également eu du mal avec la narration à la 3e personne qui ne me permet pas de m’insérer dans la peau des personnages. 

 

Merci à l’auteure qui m’a offert son livre lors de mon passage à Livresque

Pour l’acheter, cliquez ICI


 

Passion cannelle – Kimberley Kaye Terry

Veuf depuis sept ans, Davis Strong, trentenaire de race blanche, peine à élever seul sa fille Angelica. Enfant rebelle, elle fait les quatre cents coups, et il se sent dépassé. Il a bien une petite idée de la personne qui pourrait l’aider: Candy Cain, la directrice du centre de loisirs. Compétente et très appréciée des enfants, elle est aussi très belle et très sexy. A tel point qu’il n’est pas certain de pouvoir rester de marbre s’il était amené à la côtoyer. Car toutes les nuits, Davis rêve de Candy…

Davis fait des rêves érotiques depuis 9 mois. Avec sa défunte femme, il ne pouvait pas se laisser aller sexuellement. Leurs ébats restaient dans la norme.

Davis n’est pas le seul à avoir des rêves érotiques, Candy en a également. Le roman débute par l’un de ses rêves et annonce les couleurs : nul n’entre ici s’il n’est pudique.

Avant de convoquer Eros, voyons de plus près le portrait de Candy : trentenaire, libre d’esprit, indépendante, intelligente, belle. Elle a des piercings, tatouages, s’habille de façon excentrique, ne se prive pas de plaisir solitaire.

Elle est différente des héroïnes noires croisées dans mes lectures.

Entre Davis et Candy, il y a un feu dévorant et ils ne vont pas tarder à l’attiser et le laisser les consumer. Ces amants au corps parfait vont livrer des instants charnels très explicites, torrides avec parfois des mots crus.  

J’ai apprécié l’immersion dans le centre de loisirs, l’encadrement des jeunes filles issues de milieux défavorisés. J’aurais voulu que les actions envers ces jeunes filles soient plus développées.

J’ai perçu beaucoup d’attirance sexuelle entre les héros. L’amour est implicite, il n’est annoncé qu’aux dernières pages et fait de ce livre à mon avis un roman érotique plutôt qu’une romance. Il m’a manqué des liens forts entre nos deux personnages, une intrigue plus étoffée.

En outre, certaines de ces informations étaient incomplètes. La femme de Davis lui a demandé avant de mourir qu’une femme noire prenne soin de sa fille. Pourquoi ? Était-elle noire, métisse ?

 

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Un amour noir de Joyce Carol Oates

La narratrice retrace le parcours de Calla Honeystone, la mère de sa mère. Enfant rebelle, son comportement étrange lui attire l’hostilité de tous, elle est considérée comme « une bête sauvage ». Après avoir perdu ses parents, elle se retrouve bien vite mariée à George Freilicht avec lequel elle aura trois enfants en trois ans.

Le couple n’est pas heureux. C’est à peine si Calla s’occupe de ses enfants. La vie de Calla est monotone jusqu’à sa rencontre avec Tyrell Thompson, un sourcier noir.

Calla découvre l’amour passionnel, se dévoue à cet amour qu’elle a choisi. Calla a en effet l’envie de faire ce qu’elle veut. Les instants charnels apparaissent comme une lutte, un rapport de force.  

Cet amour adultérin va être confronté au racisme des années 1900. Symphonie scandaleuse dont la dernière note sera brutale, tragique.

Ce petit livre d’une centaine de pages aborde la condition féminine en 1912 : les femmes n’ont pas le droit de choisir leurs voies, tout est imposé du mariage à la maternité. J’ai apprécié ma lecture mais j’aurais voulu que la relation entre Calla et Tyrell soit plus développée.

 C’est ma première rencontre avec l’auteure. L’avez-vous déjà lu ? Lequel de ses livres est votre préféré ?

 

Lequel des trois livres présentés aujourd’hui vous intrigue le plus ?

 

 

GM signature

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La saison des fleurs de flamme – Abubakar Adam Ibrahim

Je suis parfois lasse d’écrire des chroniques après mes lectures. En pareille circonstance, un livre arrive, me choque et me donne l’envie d’écrire. Ça a été le cas avec La saison des fleurs de flamme.

L’oeuvre est scindée en deux parties aux proportions différentes. Des proverbes parfois comiques introduisent chaque chapitre.

Si on n’avait rien su des origines du vautour, il aurait prétendu qu’il venait de Médine, proverbe introductif du chapitre 25

 

Hajiya Binta Zubaïru vit avec sa nièce Fa’iza et sa petite fille Ummi dans un faubourg du Nigéria. Veuve depuis dix ans, elle est cambriolée un jour par Reza, un voyou aux cheveux hérissés. Ce jour-là, Binta renaît. Ses désirs longtemps réprimés au cours de son mariage sont libérés au contact de cet homme.

Binta répond à l’appel des sens, se laisse emporter par la passion. Une idylle érotique et secrète naît entre une bonne musulmane, respectable mère de famille et l’un des seigneurs à San Siro, immeuble inhabité qui est le repaire des dealers.

 

A San Siro, l’herbe était reine. En marge de ce trafic, certains garçons revendaient aussi d’autres produits : codéine, sirops divers, Tramadol et autres mixtures, mais pour le voyou aux cheveux hérissés, l’herbe était le summum

 

Une idylle naît entre une femme de 55 ans et un homme de 25 ans. Trente ans d’écart choquant la bienséance mais minimisés par la passion.

La passion fait fi des différences et de la perception qu’on a de ceux qu’elle possède. Elle ne distingue ni le bien ni le mal.

Pourquoi il faudrait que les choses soient bien ou mal ? Pourquoi elles seraient pas tout simplement comme elles sont ?

Ce qui lie Binta à Reza m’a gênée. Au-delà de leur grande différence d’âge, il flotte entre eux un parfum d’inceste. Binta voit en Reza le fils aîné qu’elle a perdu, celui à qui elle n’a pu témoigner de l’affection à cause de cette tradition arabe qu’est la kunya. Reza voit en Binta la mère absente, celle qui l’a délaissé.

Dans ce roman, il n’est pas que question d’amour illicite. L’auteur dépeint l’atmosphère politique du Nigéria : manipulations et menées pour acquérir le pouvoir, corruption de la police, échecs des politiques sociales, économiques. C’est désolant de voir ces jeunes hommes à qui l’on donne des diplômes sans leur garantir un avenir professionnel.

L’auteur évoque les conséquences des conflits religieux à Jos à travers le traumatisme de Fai’za. Il pointe du doigt le poids des traditions, traditions parfois sordides. J’avoue n’avoir rien compris de la kunya. Le concept est resté flou dans mon esprit. J’ai déploré le fait que l’auteur ne le décrive pas assez. Google est mon meilleur ami mais il n’a pas pu me donner de plus amples informations.

L’histoire se compose de plusieurs drames bouleversants. Au milieu de ces drames, la flamme de l’espoir persiste.

Leila, même si tu sais que le monde doit finir demain, plante un arbre.

 

Les voix de Binta, Leila, Fai’za nous somment de continuer à croire en l’humanité, croire que l’homme est encore capable du meilleur et non du pire. J’ai beaucoup apprécié la pluralité des portraits de femmes dans l’oeuvre.

 

Je découvre la plume de l’auteur et elle est agréable à lire. Le ton employé est mélancolique, tragique. Le langage est souvent imagé, le style logique (phrase enrichie de subordonnés). Quelques longueurs ralentissent la fluidité de la lecture mais n’entachent pas la qualité du roman

La saison des fleurs de flamme est à mettre entre les mains des passionnés de la morale, de la passion, de la politique. Ils risquent d’aimer. 

 

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L’auteur, Abubakar Adam Ibrahim, est journaliste. Il a 39 ans. Son premier roman, Season of Crimson Blossoms, a été publié en 2015 par Parrésia (Nigeria) et Cassava Republic (Royaume-Uni). Il lui a valu le prix de littérature NLNG, le plus important prix littéraire nigérian, représentant 100 000 dollars. Il est publié en traduction française en 2018 par les Éditions de l’Observatoire sous le titre La Saison des fleurs de flamme.

 

Pour plus d’informations sur le livre, cliquez ICI

 

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Le collier de paille ou Coup de foudre à Niakhane

Dakar. Dans une cour baignée de soleil, une jeune femme laisse errer son regard, ailleurs. Depuis quelques jours, elle ne dort plus, ne s’alimente plus. Depuis son retour de Niakhane, en fait. Depuis cette rencontre qui a tout balayé. Cadre dans une ONG, citadine refusant la polygamie, elle a su lutter avec tact contre les carcans, nationaux et familiaux. S’imposer dans un monde d’hommes et nouer un mariage d’amour. Pourtant, là-bas, dans ce village de brousse où elle devait superviser la construction d’un dispensaire, elle a goûté au plaisir animal. Amours interdites, histoire impossible : entre tradition et modernité, l’abîme est trop grand. L’Afrique écartelée crie son tourment dans sa chair de femme…

 

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Un roman sans dialogue, un récit au style indirect. Chose admirable pour une auteure comme moi, mon 1er roman comprend bon nombre de dialogues. J’ai besoin de faire parler mes personnages mais apparemment c’est une vilaine qualité 😀

Ce roman aurait pu avoir comme titre Coup de foudre à Niakhane. en hommage à  coup de foudre à Manhattan. A Niakhane, deux mondes différents se croisent sur le pont de l’amour. Une urbaine et un homme des champs.

Notre héroïne est mariée et se surprend à ressentir de l’amour pour un homme qui n’est nullement libre, un homme de campagne qui a femmes et enfants.

Un amour qui s’installe dans la chair de nos amants d’un jour. Un amour qui ne peut s’inscrire dans la durée. Notre héroïne n’a pas le courage de dire non à sa vie de la ville et au mariage qu’elle a désiré, obtenu, construit. Alors elle s’éloigne et souffre en silence.

Silence temporel puis éternel ?

Je n’ai pas adhéré à cet amour interdit. J’ai douté. Était-ce de l’amour ou de l’attirance sexuelle ?

J’ai été spectatrice. Je n’ai malheureusement pas ressenti, vécu, envié jusqu’à son paroxysme leur relation.

Si ce couple ne fera pas partie de la liste très restreinte de mes coups de cœur, j’ai beaucoup apprécié que l’auteure ne se contente pas d’exposer un amour interdit. Elle dépeint en effet les mœurs sociales du Sénégal et ses contradictions.

Le recours incessant aux marabouts alors qu’on est monothéiste, le second rôle toujours associé aux femelles, le remariage de la veuve avec l’un de ses beaux-frères, les dots aux montants exorbitants, l’obsession de la virginité de la jeune mariée, virginité dont on ne se soucie nullement chez le jeune marié.

Elle aborde également les difficultés du mariage : sarcasmes de la belle-famille, infidélité du mari, la polygamie qui est une menace constante.

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Ce roman conviendra aux fans des amours impossibles, des questions féministes et de la sociologie.

 

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Du chocolat amer servi par Laura Esquivel

Excellent mois de février à tous, je vous souhaite de belles découvertes littéraires.

Mon challenge « littérature sud-américaine » continue. Je reviens au Mexique avec Laura Esquivel.

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Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion. À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d’étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L’amour de la vie est exalté dans ces pages d’un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes œuvres de la littérature latino-américaine. Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s’est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde.

 

l'Afrique écrit

12 recettes gourmandes à souhait pour chaque mois de l’année. J’ai été au début un peu déboussolée, ayant eu l’impression que l’histoire ne se déroulait que sur une année.

Tita, notre héroïne, est une experte en cuisine. Qu’est-ce qu’elle m’a fait saliver avec ses différents plats comme le « mole » de dindon aux amandes et au sésame, son bouillon de queue de bœuf et ses gâteaux ! Quelques-unes de ses recettes ont d’ailleurs un côté aphrodisiaque. J’ai ri de cet effet sur les personnes qui dégustaient ses repas.

Chaque recette introduit un morceau de l’histoire de Tita. Benjamine d’une fratrie féminine, elle se voit attribuer de force un rôle par sa mère autoritaire : s’occuper de cette dernière jusqu’à sa mort. C’est un métier à plein temps, une fonction exclusive. Tita ne pourra donc jamais se marier. Elle doit se consacrer à sa mère. Quelle tradition familiale aberrante !

Comme Tita, on s’insurge contre cette mère égoïste. Comme Tita, on finit par capituler. On plaint cette jeune fille qui ne pourra pas vivre son amour. On partage la soupe de sa colère, sa tristesse. Mélange amer !

Quel supplice de voir chaque jour l’amour de sa vie et ne pas pouvoir le toucher ! On espère voir défaire cette stupide coutume mais elle a été gravée dans le roc.

 

Observant longuement les formes délicates de la figurine, Tita songeait combien il était aisé de désirer des choses durant l’enfance. Rien n’est impossible alors. Quand on grandit, on comprend qu’on ne peut pas avoir envie de tout, que certains désirs sont interdits, coupables. Indécents. 

 

On aurait aimé que Tita naisse d’une autre mère. Mamá Elena n’a pas l’air d’aimer sa fille. Intransigeante, elle ne lui montre aucun signe d’affection.

Tita noie sa solitude dans la cuisine. Cuisiner devient un moyen d’expression d’amour entre son bien-aimé et elle. Il met dans les compliments qu’il lui adresse tout l’amour qu’il ressent pour elle. Tita s’acharne à cuisiner encore mieux, invente de nouvelles recettes afin de bénéficier davantage de ses marques d’amour.

On se remet à sourire lorsqu’apparaît le médecin John Brown. Il aide Tita à tenir tête à sa mère. C’est un homme en or. J’ai eu un coup de cœur pour ce personnage. J’ai apprécié sa gentillesse, sa loyauté, son amour pur envers Tita. Je pensais qu’ils vieilliraient ensemble mais l’auteure a déjoué mes plans.

J’ai apprécié les retournements de situation, la plume poétique de l’auteure, ses touches d’humour et manifestations paranormales, ses astuces de grand-mère et analogies de la cuisine et l’amour. 

Elle tourna la tête et ses yeux croisèrent ceux de Pedro. Elle comprit parfaitement à cet instant ce que devait ressentir la pâte d’un beignet au contact de l’huile bouillante.

 

Tita sut dans sa propre chair pourquoi le contact avec le feu altère les éléments, pourquoi une poitrine qui n’est pas passée par le feu de l’amour est une poitrine inerte, une boule de pâte sans utilité.

 

Ses flashforward m’ont par contre un peu perdue. 

Chocolat amer c’est la lutte d’une femme pour faire cesser une tradition qui n’a aucun sens et vivre la vie qu’elle a choisie. C’est une tendre élégie qui exalte l’amour frustré, déçu et interdit. Il évoque les relations mère-fille parfois compliquées, les rivalités fraternelles.

C’est un roman à mettre dans les mains des passionnées d’amour et de cuisine.

 

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Publié dans Ma poésie

Huit raisons d’acheter Tristesse au paradis

J’ai un nouveau membre dans ma famille nucléaire littéraire, mes amis : Tristesse au paradis.

C’est mon premier roman et vous devez absolument l’acheter. Besoin d’être convaincus ? Je vous donne huit raisons de l’avoir :

1. Sa belle couverture ajoutera une touche de beauté à votre bibliothèque 

Ma maison d’édition a fait du bon boulot. La couverture est parfaite, attrayante. Un véritable délice pour les yeux. 

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2. Vous ferez un agréable voyage entre Abidjan et Paris

Cyrielle vous fera découvrir la perle des lagunes et la ville lumière. 

 

3. C’est une histoire d’amour pas comme les autres

Le critique littéraire Adiaffi Jean Brunel dans sa préface de l’oeuvre dit :

L’intrigue empruntée à la littérature sentimentale fait apparaître l’étendue de ce que peut être le jeu de l’amour. Le récit de Grâce Minlibé ne verse pas pour autant dans le folklore populaire des histoires d’amour, tel qu’on les lit souvent. Son oeuvre vise à cerner les délices  de l’amour, mais aussi en souligner les ravages.

Ce n’est pas seulement de la littérature. C’est la vie.

 

4. C’est aussi une belle histoire d’amitié

Vous découvrirez le quatuor et toutes leurs manigances de jeunes adolescentes. Vous vous rappellerez sûrement des vôtres.  🙂

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5. L’histoire émeut à tout point de vue

Comme l’a attesté une lectrice, Tristesse au paradis est une lecture touchante, une histoire poignante. Vous vivrez chacune des émotions des personnages.

 

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6. L’élégance de la forme de l’oeuvre

Ils sont plusieurs à avoir été subjugués par l’écriture : éditeur, comité de lecture, critique littéraire, lecteurs. 

Voici quelques retours que j’ai eu depuis la publication de l’oeuvre, il y a une semaine :

J’ai déjà lu quelques pages, un vrai régal. beaucoup de force dans les mots et un mélange de poésie savamment dosé. Chapeau !

 

La grâce et la science des écrivains c’est de savoir traduire en mot les pensées les plus insaisissables quand il s’agit de les rendre visibles par l’écrit, en dévorant les premières lignes de ton roman, je peux te dire avec joie et émerveillement que tu es promise à un bel avenir.

 

« Rarement oeuvre romanesque emporte aussi impétueusement. L’écriture de Grâce Minlibé est d’une exquise délicatesse. Fluide et ferme. Nerveuse par moments, mais ne se laisse ni affaiblir ni corrompre. C’est une écriture pleine de tendresse et de réalisme. »

 

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7. Vous y trouverez des citations percutantes 

Une citation introduit chaque chapitre. Des citations sélectionnées avec grand soin. Comme vous le valez bien, je vous dévoile cinq citations d’auteurs qui apparaissent dans mon roman :

« Peut-être y a-t-il deux sortes d’amour : celui qui attend et celui qui donne ? » Gilbert Choquette

 

« Qu’es-tu donc, toi qui m’aimes ? Le miroir où je me regarde ou l’abîme où je me perds ? » Gustave Thibon

 

« Deux moins un, en amour, c’est égal à zéro. » Hervé Bazin

 

« La fin du monde : ta mort. Et dans le même temps, j’éprouvais à quel point le monde allait continuer sans toi. » Charles de Gaulle

 

« Une rencontre, c’est quelque chose de décisif, une porte, une fracture, un instant qui marque le temps et crée un avant et un après. » Eric-Emmanuel Schmitt

 

« A chaque instant de nos existences, nous avons un pied dans le conte de fées et l’autre dans l’abîme » Paulo Coelho 

 

8. Soutenir une jeune auteure

Grâce à votre achat du roman, vos recommandations, j’aurai de nouveaux lecteurs, des retours de lecture pour améliorer mon style d’écriture et je pourrai devenir best-seller, passer à la Grande Librairie, avoir des prix littéraires.  😀

 

Si vous résidez à Paris, vous pourrez recevoir votre exemplaire en dix jours. Le livre et les frais d’envoi vous coûteront 15 euros. Si vous êtes intéressés, faites-moi signe pour qu’on organise tout ça.

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Je compte sur vous. Merci à tous !

 

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