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Code Rebecca, ma première fois avec Ken Follett

Couverture Le code Rebecca

En 1942, l’Africakorps du général Rommel vient d’investir Tobrouk. À son tour, l’Égypte est menacée par les Nazis qui disposent au Caire d’une « taupe » chargée de les renseigner sur les défenses britanniques. Cet espion allemand, Alex Wolff, caché chez Sonja El-Aram, une danseuse égyptienne devenue sa maîtresse, adresse quotidiennement des messages par radio à Rommel en utilisant un code secret contenu dans un exemplaire de Rebecca, le roman de Daphné du Maurier. Un major du contre-espionnage britannique, décidé à neutraliser définitivement l’espion nazi, se lance à sa recherche en compagnie d’une jeune et belle juive égyptienne. Une formidable course poursuite s’engage.

 

l'Afrique écrit

C’est Telesia qui m’a fait découvrir ce livre dans le cadre de notre swap. Je la remercie car j’ai passé un bon moment de lecture.

Deux camps sont opposés : le duo Sonja/Alex et le duo Elene/Vandam.

Chaque camp a un objectif : empêcher l’autre d’atteindre son but.

Chaque camp a une stratégie particulière avec un point commun : le corps de la femme est considéré comme un appât. J’ai grincé des dents face à cette image de la femme-objet que renvoie le roman mais cela est conforme au contexte social.

Chaque camp fait monter notre adrénaline à chaque point remporté dans ce duel et nous offre une belle histoire d’espionnage avec de nombreux rebondissements. Il n’y a pas de temps mort dans l’histoire, le rythme est haletant.

 

Adepte de la romance, je n’ai pas laissé passer la discrète romance d’Elene et William. Ils ont légèrement le profil de Max de Winter et sa deuxième épouse, je trouve. Ils m’ont fait sourire et rire notamment lors de leur première fois 

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Les personnages du roman sont bien construits, une vraie personnalité qui les rend vivants. Par contre, j’ai jugé le dénouement assez rocambolesque, la fin assez hâtive. L’auteur a coûte que coûte voulu faire triompher le gentil.

Un autre bémol noté : Je n’ai pas assez ressenti la présence de Rebecca dans le roman. On y fait allusion, la clé du code est expliquée et c’est là que j’ai été un peu déçue. Je m’attendais à lire quelques morceaux de messages codés et jouer un peu au détective, essayer par moi-même de déchiffrer le code en faisant le parallèle avec le roman.  😦

 

En conclusion ? 

Quelques bémols qui n’engloutissent pas tout le plaisir que procure ce roman. J’ai maintenant envie de découvrir un autre one-shot de l’auteur. Lequel me recommandez-vous ?

 

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N’être – Ma première fois avec Charline Effah

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Qu’est-ce que l’amour ? Doit-il être ou paraître ? Comment le reconnaît-on ? Comment le vit-on ? Telles sont les questions implicites que pose ce roman à travers l’épanchement de Lucinda, notre héroïne.

Fruit d’une relation adultérine, elle est rejetée par sa mère à la naissance. Lorsqu’elle rejoint la maison rouge, celle où habite sa mère et le Père, elle n’est pas à sa place. L’amour dans cette maison est invisible, il ne fait pas de bruit.

Lucinda ignore ce qu’est l’amour maternel, elle sait néanmoins ce qu’il n’est pas lorsqu’elle analyse la relation avec sa mère. Elle vit dans l’ombre de cet amour qu’elle aurait aimé expérimenter.

L’amour fraternel, Lucinda ne le connaît pas non plus. Sa fratrie la met à l’écart, elle, l’enfant noir.

L’amour se présentant à tout être humain sous différentes facettes, il se présente à Lucinda sous la forme de l’Éros. Elle va connaître l’amour charnel avec un homme marié.

 

Malgré les conseils de son ami et soupirant Elvis, elle va se perdre dans les bras d’Amos. Un homme qui n’est pas fier d’être noir vu qu’il se décape.

L’amour propre est ainsi évoqué. On en vient à s’interroger sur l’amour qu’on a pour soi.

La polygamie, la condition féminine sous les tropiques sont des thèmes également abordés.

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Je ne sais plus comment est né le désir de lire ce livre. Une chose est sûre, j’ai apprécié ma lecture même si j’ai trouvé quelques réflexions assez redondantes. Charline Effah est une plume à découvrir si vous aimez les belles lettres. La narration passe du « je » au « tu ». Son écriture est soignée, maîtrisée, poétique. La langue de Molière dans toute sa splendeur.

J’ai particulièrement apprécié le format du livre : il est tout petit et a cette couleur que j’affectionne tant.

A glisser dans vos poches ! Pour l’acheter, cliquez ICI

 

fleur v1

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Serments interdits – Brenda Jackson

J’ai des romans contemporains à lire et les thèmes qu’ils abordent sont durs. De plus, il me manque ma dose de romance. Oui, je suis une junkie. J’ai donc appelé mon fournisseur qui m’a donné Serments interdits, le tome 2 de la saga des Elliott.

Serments interdits (Saga) : T2 - La saga des Elliott par [Jackson, Brenda]

Renee Williams a 28 ans. Assistante sociale à l’hôpital universitaire de Manhattan, elle a en charge le dossier médical de Karen Elliott, belle-fille de Patrick Elliot, le magnat de la presse. Atteinte d’un cancer du sein, Karen doit se faire opérer. Teagan, son fils le plus proche d’elle a décidé de rencontrer Renee afin de savoir ce qu’elle compte faire pour elle.

Le portrait physique de Teagan nous fait oublier son arrogance : Avec son mètre quatre-vingt, toujours tiré à quatre épingles, ses traits fins, ses yeux azur expressifs, ses lèvres bien dessinées, son accent du nord raffiné, sa ressemblance avec Pierce Brosnan, comment ne pas le trouver  extrêmement séduisant ?

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Renee est attirée par cet homme mais tout les sépare : leurs couleurs de peau, leurs milieux, leurs origines… Lui, l’un des richissimes héritiers du groupe Elliot. Et elle, l’assistante sociale qui a grandi dans une petite ville de l’Ohio.

Elle se refuse à imaginer une histoire entre eux mais Teagan n’est pas de son avis. Elle voit les montagnes d’obstacles qui se dresseront contre eux s’ils osent s’aimer, Teagan lui ne voit qu’un sentier de la passion. Cet homme qui pense toujours davantage au travail qu’à la romance est sous le charme de Renee. C’est une vraie beauté, il y a quelque chose d’apaisant chez elle qui le réconforte.

Renee refuse de s’engager à cause du qu’en dira-t-on. Elle revient inlassablement sur leurs différences sociales et ethniques. Cela m’a fait sourire dans le texte, le fait que ethnique soit plus utilisé que race. 

Renee geint sur leur relation et cela peut agacer. On a envie de la secouer, de lui dire d’affronter le monde. Son comportement sert l’intrigue. Sans sa peur, le roman n’aurait fait que 30 pages.  

Renee craint que la puissante famille, en apprenant la vérité, s’oppose à cet impossible amour. Je m’attendais à des remous, des coups bas mais je n’ai rien vu. J’ai été un peu déçue.

Teagan est mon nouveau book boyfriend. Désolée Sébastien et Tyler mais je ne pouvais pas résister. Son charisme, sa beauté sa bienveillance à l’égard de Renee, sa détermination à vivre leur amour m’ont fait craquer. J’ai apprécié toutes les premières fois expérimentées avec Renee.

Ce couple mixte m’a fait passer un bon moment de tendresse, de rêverie, d’amour. C’est une lecture divertissante. Pensez-y si vous avez envie de vous évader.

 

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Un dimanche à Kigali : Le film VS le livre

En cherchant une romance de couple mixte à regarder sur Youtube, je suis tombée sur Un Dimanche à Kigali. Un film de Robert Favreau produit en 2006.

Kigali, printemps 1994. Nous sommes à quelques mois après le début du génocide des Tutsis. Le journaliste québécois Bernard Valcourt, après avoir été bloqué à la frontière tente de retrouver Gentille.

Qui est-elle ? Une jeune femme de 22 ans serveuse à l’Hôtel des Milles Collines où Bernard logeait. Le journaliste réalisait depuis quelques mois un reportage sur le Sida.

Avant de devoir quitter le pays, Valcourt la cherche chez leurs amis communs, dans différents lieux dévastés. Sous forme de flash-back, on découvre leur histoire.

Bernard tombe amoureux de cette jeune femme qui pourrait être sa fille. Elle est belle, élancée. Une romance mixte naît au milieu des tensions croissantes entre les communautés Hutus et Tutsis.

Gentille a une carte d’identité Hutu mais elle a le physique raffiné des Tutsis. La menace d’extinction des Tutsis ne l’exclut pas. Valcourt cherche des moyens de la sauver du génocide. Hélas !

Le film est à la fois doux et violent. Il est intense, poignant et relate l’horreur du génocide rwandais, la cruauté de l’humain. J’ai vu l’ampleur de la folie, de la haine et la beauté de l’amour. Je n’ai pas pu retenir mes larmes jusqu’à la fin.

Le film s’est focalisé sur le silence du Canada, on survole le silence coupable de l’ONU, des Belges et Français ce qui est un peu dommage lorsqu’on veut cerner tous les contours de ce génocide.

Le casting est convaincant, les personnages attachants, les décors simples. Le film n’est pas visuellement époustouflant, il n’est pas comparable à Hôtel Rwanda mais il vaut le détour pour l’émotion qu’il suscite.

 


LE LIVRE

A la fin du film, j’ai fait des recherches sur les acteurs et ai découvert qu’il est une adaptation cinématographique du livre Un dimanche à la piscine à Kigali de Gil Courtemanche. Je me suis hâtée de le lire.

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284 pages de lecture. Le récit débute autour de la piscine de l’hôtel des Mille-Collines avec sa clientèle de coopérants, d’experts internationaux, de bourgeois rwandais. C’est un dimanche tranquille. Ils parlent, rient et boient. Ils ont une vie paisible.

On découvre Valcourt, codirecteur d’une télévision, initiative du gouvernement du Canada dont la première mission devrait être éducative, en particulier dans les domaines de la santé communautaire et du sida. Un projet auquel Valcourt ne croit plus deux ans après son arrivée au Rwanda. Il tourne maintenant un documentaire sur le Sida et ces héros à Kigali.

Valcourt a une obsession : Gentille. Leur attirance est d’abord sexuelle. Dans le film, c’était enrobé, moins brut.

Le sexe est très présent dans le livre. Il y a beaucoup de scènes lubriques. Le sexe est perçu comme un moyen pour se soustraire aux souffrances, c’est également un instrument de domination, de vengeance.

Au fil des pages, on ressent la haine des hutus envers les tutsis et on en connaît l’origine.

Lentement, le narrateur nous dirige vers le génocide, la violence des massacres. Ce génocide a été minutieusement préparé. Des listes avaient été préparées : politiciens de l’opposition, hommes d’affaires, journalistes, curés activistes.

On tuait les hommes d’un coup de feu ou d’un coup de machette, savant et précis. Mais les femmes n’avaient pas droit à une mort claire et nette. On les mutilait, on les torturait, on les violait, mais on ne les achevait pas. On les laissait aller au bout de leur sang, crachat par crachat, pour les punir d’avoir mis au monde tant de Tutsis…

Le scénario du  film s’inscrit à 70% dans la logique du roman. Certains faits du livre ont été modifiés notamment :

  • la peau couleur de café au lait de Gentille. Dans le film, elle est plutôt chocolat noir
  • le mariage de nos tourtereaux et l’adoption de la fille de Cyprien
  • le journal de bord de Gentille…

J’ai apprécié ma lecture. L’auteur a respecté la chronologie du génocide, a mis en évidence la non-implication de la communauté internationale, le silence des journalistes. J’ai moins apprécié les longueurs et la fin que j’ai jugée trop rapide.

Ai-je plus aimé le film que le livre ? Je trouve qu’ils sont complémentaires.

 

Un amour interdit Alyssa Cole

 

Chacun possède dans ses gènes tout le Bien et tout le Mal de l’humanité. L’un et l’autre peuvent toujours surgir comme une tornade apparaît et détruit tout, là où quelques minutes auparavant ne soufflaient que des brises chaudes et douces.

 

Tu vois chaque pays possède une couleur, une odeur et aussi une maladie contagieuse. Chez moi, la maladie c’est la complaisance. En France, c’est la suffisance, et aux Etats-Unis, l’ignorance.

Et au Rwanda ?

Le pouvoir facile et l’impunité. Ici, c’est le désordre absolu.

J’ai le corps long des Tutsis et la détermination paysanne des Hutus. Je me regarde et je sais que je fais un heureux mélange. Et si tous les sangs qui s’entrecroisent dans mes veines ne me font pas de maladies, c’est peut-être qu’ils peuvent s’entendre.

 

Quel livre / film avez-vous découvert cette semaine ? 

 

fleur v1

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Tristan – Dans le cœur d’un gigolo

Tiré à quatre épingles, ce jeune homme charmant sur la première photo de couverture du roman attire l’attention. Il semble s’appeler Tristan et être un gigolo.

La quatrième de couverture confirme ces impressions.

Résumé de l'oeuvre

Tristan Nkowet alias TnK est connu du tout Libreville. Célèbre pour sa débauche, il est amateur de voitures luxueuses et de femmes mûres. C’est aussi l’un des meilleures amis de la mystérieuse Angela Demona, une jeune entrepreneure flirtant avec la sphère du pouvoir dans la Capitale gabonaise.

Au début, Nuria Yabavi, fraîchement débarquée à Libreville pour des raisons professionnelles, n’est qu’un défi pour notre gigolo. Mais très vite, le jeune homme se rend compte qu’il y a un mystère au fond des yeux de la belle, en essayant de le découvrir cependant, ce sont ses propres secrets qu’il se verra obligé de dévoiler.

l'Afrique écrit

Pour quelles raisons un homme qui a effectué des études supérieures à l’étranger, vit chez sa mère et se fait entretenir par des femmes plus âgées que lui ?

Que cache Tristan ? Son activité professionnelle intrigue. Il bosse avec l’intrigante Angela Demona mais des missions lui sont confiées par un certain NX. 

Est-ce un espion ? Pour qui travaille-t-il ? Quel est son but ? Le mystère règne. Corruption, sorcellerie, concupiscence, révélation des secrets du passé s’invitent au bal du mystère et nous montrent ce qu’une femme est prête à faire pour sortir de la pauvreté, garder l’homme qu’elle aime.   

L’auteure adore la littérature sentimentale. La romance intervient dans ce roman et c’est la première fois qu’une histoire d’amour écrite par Mady Remanda ne fait pas vibrer ma corde sensible.  

Tristan et Nuria ne m’ont pas touchée. J’ai trouvé leur histoire assez basique. Leurs histoires personnelles ont eu plus d’attrait pour moi que leur histoire commune.

Le personnage qui m’a hautement intéressée c’est Angela Demona. Belle, sûre d’elle, véritable femme d’affaires avec les qualités et défauts rattachés au statut. Mi-ange, mi-démon, elle semble cacher de lourds secrets.

Tristan, dans le cœur d’un gigolo a posé les bases de la Saga Double face. Ça a été une lecture fluide, assez rythmée. J’ai maintenant de grosses attentes concernant le tome 2. J’espère que les mystères seront éclaircis, qu’il y aura encore plus de rebondissements et qu’un focus sera fait sur Angela Demona. Je veux percer son mystère.

Christmas

Nombre de pages : 201

Éditeur : Amazon

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fleur v1

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La mariée rebelle de Mady Remanda

Un voyage littéraire en terre gabonaise, ça vous dit ? Accordez-moi quelques minutes d’attention et allons ensemble à la découverte de la mariée rebelle de Mady Remanda.

 

La première de couverture

Une photo portrait d’une belle jeune femme en robe de mariée. Pour un jour censé être le plus beau de sa vie, elle n’a pas l’air très heureuse. Son visage est renfrogné. Mon neveu dirait : “la tata est fâchée.”

Sur qui ou quoi son regard est-il fixé ? Vers qui ou quoi ses pensées sont-elles tournées ?

Ces questions ont-elles leurs réponses dans la quatrième de couverture ?

La quatrième de couverture

C’est un extrait de dialogue. La femme qui s’exprime est l’épouse d’un docteur qui se prénomme Christian. Leur couple a sans doute un souci au niveau du devoir conjugal. Ils ne peuvent coucher ensemble et elle lui interdit d’aller voir ailleurs.

La femme en a gros sur le coeur. Elle en veut terriblement aux parents de son époux. Que s’est-il donc passé ?

Etes-vous assez curieux pour découvrir le contenu du roman ? Moi, je l’ai été et je vous dis ce que j’ai pensé de mes deux heures de lecture.

mon-avis-de-lecture

Gina Ngoma est une jeune femme gabonaise aux formes généreuses, passionnée de la décoration intérieure. Quelques jours la séparent de son entretien à la CNSS. Elle espère décrocher son premier CDD d’un an.

Elle avait tout planifié sauf ce mariage arrangé avec Christian Adiéhénot, 3e de la famille Adiéhénot, l’ancien employeur de ses parents.

Gina s’insurge. Un mariage forcé (ou arrangé c’est selon)  au 21e siècle avec ce Christian qu’elle trouve arrogant ? Jamais de la vie !

Sa mère l’implore, elle finit par accepter et jure qu’elle va mener la vie dure à Christian.

Pauvre Christian, trentenaire au physique de folie qui ferait chavirer le cœur de toute femme. Ce médecin chirurgien issu d’une famille respectable a dû rompre avec sa fiancée américaine Sandy pour obéir à ses parents. Gina est insupportable, elle l’épuise moralement. C’est une mariée rebelle.

L’intrigue est donc basée sur la vengeance de Gina. On sourit des actes qu’elle fomente. A un moment, j’ai trouvé qu’elle en faisait trop.

Ne se supportant plus, les malheureux mariés décident de divorcer. C’est à ce moment que leur vie commune va basculer. L’intrigue sentimentale entre en scène…

La particularité de l’auteur en romance c’est de sublimer le banal, le déjà-vu. Mady y arrive. Ce n’est ni extatique, ni bouleversant mais on passe un bon moment de lecture. Le style fluide de l’auteure aide beaucoup.

J’ai apprécié le couple Christian – Gina. Leur histoire m’a captivée. Une fois la dernière page tournée, j’ai eu envie de lire une autre histoire d’amour. Que voulez-vous ? Les gens qui s’aiment, ça me fait rêver !

C’est le premier roman de Mady que je lis après avoir lu ses chroniques captivantes sur Facebook. Mady Remanda maîtrise l’art de conter mais dans ce roman j’ai eu l’impression qu’elle avait dicté l’histoire à quelqu’un. Je n’ai pas reconnu sa plume ensorcelante dans les lignes. J’ai été choquée par les 18 fautes repérées, les incohérences au niveau de la taille de Christian, les dates, mois de mariage.

J’en ai discuté avec elle, elle m’a assuré que le manuscrit n’avait pas été recorrigé et qu’il l’est actuellement. Je vous invite à le lire et à vous faire votre propre idée de cette mariée rebelle au Gabon.

Pour réserver votre billet d’avion, cliquez ICI

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Coup de cœur pour un amour interdit ?

En pleine guerre de Sécession, Ellen Burns, une affranchie qui sert la cause abolitionniste, accepte une mission d’infiltration dans le Sud. Se faisant passer pour une esclave, elle est envoyée dans une riche plantation de Virginie où elle rencontre Malcolm McCall. Bien qu’il porte l’uniforme confédéré tant haï, Ellen se rend vite compte qu’ils sont du même bord. Peu à peu l’étau se resserre sur les deux espions que lie un amour passionné et interdit. Coûte que coûte, ils défendront leur idéal, même s’ils doivent se séparer à jamais.

 

l'Afrique écrit

On part à la rencontre des livres mais il y a certains livres qui sûrs de l’émoi qu’ils susciteront en vous viennent à votre rencontre.

C’est le cas d’un amour interdit d’Alyssa Cole, romance historique découverte grâce à une lectrice sur Livraddict. Aussitôt son commentaire lu, aussitôt le livre téléchargé.

Ce livre est addictif, je ne l’ai lâché qu’à la dernière ligne et encore… Je n’avais pas envie que ça finisse, je voulais lire Ellen et Malcom s’aimer encore et encore. J’ai relu quelques passages avec la même frénésie.

J’ai adoré leur tendresse passionnée, leur détermination à protéger l’autre. Ils réveillent en l’autre ce qu’il y a de meilleur. Ils sont émouvants, des personnages tels que je les aime. Ils sont rentrés dans ma liste très restreinte de couples favoris. Ellen est une femme déterminée, une femme au caractère bien trempé.

Un amour interdit est une très belle romance, pas très loin du coup de cœur. Le style de l’auteur est captivant. Une écriture maîtrisée avec des descriptions précises, un choix affiné des mots saupoudrés de poésie.

Ce n’est pas une romance mièvre, il y a de l’action, du suspense et de l’érotisme. Un érotisme non vulgaire, c’est un plaisir sensuel. Le mot plaisir apparaît environ 25 fois, le mot désir environ 30 fois.

 

Je n’oublie pas le côté historique qui rappelle une période importante des USA : la guerre de sécession.

Un amour interdit se situe temporellement dans la première année de cette guerre. Je ne m’y étais jamais intéressée avant la lecture de ce roman. Ce dernier m’a donc permis d’en savoir plus sur les stratégies de l’Union et de la Confédération.

L’esclavage et toutes les horreurs subies par les noirs transparaissent dans le récit. C’est douloureux et révoltant de savoir qu’un esclave valait trois cinquièmes d’un Américain libre (Compromis des trois cinquièmes, inscrit dans l’article premier de la Constitution des États-Unis)

Des individus qu’on a longtemps jugés comme des animaux, des êtres inférieurs, dépourvus d’intelligence. Nous sommes au 21e siècle, la perception des Noirs a-t-elle  véritablement changé ?

Je recommande vivement ce roman. J’aimerais bien qu’il soit adapté au cinéma.

J’aime beaucoup le titre en anglais car il s’agit en effet d’une union extraordinaire.

Ce roman est le premier tome d’une trilogie (The Loyal League) déjà publiée en anglais. J’attends impatiemment la traduction du 2eme tome. Le personnage principal est Ewan, le frère de Malcom.

 

Un amour interdit Alyssa Cole

 

Les extraits mignons

— Si j’avais seulement envie d’enfreindre le tabou, si j’étais ce genre d’homme, il y aurait des moyens plus simples d’assouvir ce désir. Je n’y mettrais pas toute mon âme. Je ne serais pas complètement chamboulé par ta seule présence. Figure-toi, Ellen, que j’ai passé tout un après-midi à me demander quel serait le son de ta voix si tu parlais. Et ensuite, quand tu m’as parlé, comment sonnerait mon nom dans ta bouche. Et j’en voulais toujours plus.

— Tu voulais mon corps, rétorqua-t-elle platement.

— Je te veux tout entière. Mais je me contenterai des miettes que tu accepteras de me donner.

 

— Ne vous méprenez pas, Ellen, murmura-t-il. Ce n’est pas pour braver un interdit que je vous désire. Vous êtes tout ce dont un homme rêve : intelligente, courageuse, et si belle. Voilà pourquoi je vous désire.

 

Durant toute sa vie, elle avait mis ses sentiments de côté pour encourager son peuple à se battre. Mais ce soir, elle ne renoncerait pas.

 

 

L’extrait qui ferait bondir une féministe

 

Sans un mari, que te réservera la vie, selon toi ? poursuivit Mme Caffrey. Ne crois pas que j’ignore tes… exploits. On peut s’amuser mais, sans mari, on est impuissante.

 

L’extrait qui fait réfléchir

Tous ceux que je rencontrais étaient très aimables, mais être entouré de gens qui vous ressemblent ne suffit pas pour se sentir chez soi.

Pour acheter le roman, cliquez ICI

 

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Le collier de paille ou Coup de foudre à Niakhane

Dakar. Dans une cour baignée de soleil, une jeune femme laisse errer son regard, ailleurs. Depuis quelques jours, elle ne dort plus, ne s’alimente plus. Depuis son retour de Niakhane, en fait. Depuis cette rencontre qui a tout balayé. Cadre dans une ONG, citadine refusant la polygamie, elle a su lutter avec tact contre les carcans, nationaux et familiaux. S’imposer dans un monde d’hommes et nouer un mariage d’amour. Pourtant, là-bas, dans ce village de brousse où elle devait superviser la construction d’un dispensaire, elle a goûté au plaisir animal. Amours interdites, histoire impossible : entre tradition et modernité, l’abîme est trop grand. L’Afrique écartelée crie son tourment dans sa chair de femme…

 

l'Afrique écrit

Un roman sans dialogue, un récit au style indirect. Chose admirable pour une auteure comme moi, mon 1er roman comprend bon nombre de dialogues. J’ai besoin de faire parler mes personnages mais apparemment c’est une vilaine qualité 😀

Ce roman aurait pu avoir comme titre Coup de foudre à Niakhane. en hommage à  coup de foudre à Manhattan. A Niakhane, deux mondes différents se croisent sur le pont de l’amour. Une urbaine et un homme des champs.

Notre héroïne est mariée et se surprend à ressentir de l’amour pour un homme qui n’est nullement libre, un homme de campagne qui a femmes et enfants.

Un amour qui s’installe dans la chair de nos amants d’un jour. Un amour qui ne peut s’inscrire dans la durée. Notre héroïne n’a pas le courage de dire non à sa vie de la ville et au mariage qu’elle a désiré, obtenu, construit. Alors elle s’éloigne et souffre en silence.

Silence temporel puis éternel ?

Je n’ai pas adhéré à cet amour interdit. J’ai douté. Était-ce de l’amour ou de l’attirance sexuelle ?

J’ai été spectatrice. Je n’ai malheureusement pas ressenti, vécu, envié jusqu’à son paroxysme leur relation.

Si ce couple ne fera pas partie de la liste très restreinte de mes coups de cœur, j’ai beaucoup apprécié que l’auteure ne se contente pas d’exposer un amour interdit. Elle dépeint en effet les mœurs sociales du Sénégal et ses contradictions.

Le recours incessant aux marabouts alors qu’on est monothéiste, le second rôle toujours associé aux femelles, le remariage de la veuve avec l’un de ses beaux-frères, les dots aux montants exorbitants, l’obsession de la virginité de la jeune mariée, virginité dont on ne se soucie nullement chez le jeune marié.

Elle aborde également les difficultés du mariage : sarcasmes de la belle-famille, infidélité du mari, la polygamie qui est une menace constante.

le collier de paille khadi hane

Ce roman conviendra aux fans des amours impossibles, des questions féministes et de la sociologie.

 

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La parisienne et le highlander, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant au Prix des auteurs inconnus 2017, catégorie romance.

Anaïs de Malincourt, jeune femme de 24 ans, vient de perdre son grand-père, l’unique famille qui lui restait. Entourée de sa bande d’amis, la tribu du 54 Ter, ces habitants de l’immeuble situé dans la rue du Cherche-midi à Paris, elle essaie de ne pas broyer du noir. Côté amour, c’est le néant. Elle n’a connu que des flirts.

Iain Mac Kelloch’, jeune homme de 32 ans, aîné d’une dynastie écossaise, est heureux en affaires, en amour par contre c’est autre chose. Une passion a refroidi ses rapports avec les femmes. Il est le maître de Thuata, l’un des plus beaux et des plus mystérieux domaines écossais.

Une femme et un homme, deux mondes distincts qui vont s’entremêler pour une mission commune : retrouver le Stùr Rionnag, la vie sur Terre en dépend. Une mission qui n’est pas sans embûches puisqu’une société secrète, la SEO le recherche également. D’après la légende, le Stùr Rionnag aurait des vertus thérapeutiques insoupçonnables. La société aimerait l’analyser et faire breveter leurs recherches. 

Anaïs et Iain vont alors devoir déchiffrer des mystères pour découvrir des secrets vieux de plusieurs siècles, remonter leurs arbres généalogiques, décrypter les armoiries et biens rares de leurs familles, exercer leurs dons singuliers pour localiser le Stùr Rionnag. Le lecteur est embarqué dans une folle aventure et il ne s’en plaint pas. On remonte le temps, on découvre des faits historiques. Ésotérisme et fantastique se joignent. Mélange intéressant mais on se perd un peu dans les mystères et les longueurs.

Ce roman obéit docilement aux clichés de la romance. Notre héros est riche et beau comme un dieu, il n’a qu’un léger défaut physique, notre héroïne n’est pas en reste. Elle est belle comme une sirène. Elle a des courbes voluptueuses. Homme comme femme salivent à leur passage. La jalousie va d’ailleurs être leur compagne attitrée. Les crises de jalousie du highlander m’ont un peu agacée. 

L’attirance est palpable dès leur première rencontre. On assiste à un coup de foudre “sexuel”, l’amour vient par la suite. L’érotisme est très présent, rêves érotiques et ébats sensuels peuplent le récit et tombent parfois dans le vulgaire. Je déteste le mot « baiser » dans le sens d’ébats sexuels. Je ne le trouve pas poétique.

Je redoutais ma lecture vu que je déteste les gros pavés mais j’ai finalement passé un bon moment de lecture. J’ai beaucoup apprécié le mélange romance / aventure. Le cliffhanger m’a légèrement ennuyée parce que c’est un vieux scénario des novelas. L’auteure a manqué d’originalité sur ce coup selon moi mais ça ne m’a pas ôté l’envie de découvrir le tome 2.  

Que dire de la forme de l’oeuvre ?

Le registre soutenu est utilisé et convient bien au contexte de l’oeuvre. On croise quelques mots familiers et désuets. J’ai ajouté de nouveaux mots à mon dictionnaire personnel.  Les descriptions sont nombreuses et lassent par moment.

Quelques coquilles ont résisté avec force et détermination à l’épreuve de la correction :

  • Si tu tiens à garder ton job dans ton journal, saches que je suis prêt – page 218
  • Tes yeux lancent des éclairs vert – page 389
  • Tu as été notre raison de survivre, ne l’oublies jamais -page 656
  • Ne la perd pas – page 764

 

Christmas

Existe en format Kindle et Broché

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Avez-vous des recommandations  de romans qui mêlent aventure et romance à me faire ?

Merci d’avance.

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Mélodie Éternelle, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant au Prix des auteurs inconnus 2017, catégorie romance

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Je m’appelle Elena Kartachov, je suis médecin comme je l’ai toujours rêvé. Je suis arrivée à Paris à mes dix huit ans avec un seul objectif : faire des études de médecine.

Mais voilà, la vie nous réserve souvent des surprises et c’est sans m’en rendre compte qu’aujourd’hui, soir de la St Valentin, j’attends mon cher Sébastien. Un garçon qui pourtant avait tout pour me dégoûter et qui a fini par devenir mon âme sœur. Comment cela est-il possible ?

Laissez-moi vous conter cette histoire…

 

mon-avis-de-lecture

Ce roman ne figurait pas dans ma sélection personnelle lors des présélections. J’ai été déçue de le voir parmi les finalistes. Comment les autres membres du jury avaient pu me faire ça ?!

J’ai longtemps retardé ma lecture. J’ai profité récemment d’un voyage en car pour le lire.

 

Elena, notre héroïne et narratrice, fait des allers-retours entre le passé et le présent. Je n’ai aucun souci avec les flash-back, je préfère juste qu’ils soient présents dans le récit à petite dose. Dans Mélodie éternelle c’est continuel et ça a fini par me lasser surtout que le moment présent ne comporte que quelques lignes.

Explorons donc le passé d’Elena, cette étudiante en médecine de 18 ans très studieuse. A l’école Paris Descartes, elle fait la connaissance du beau Sébastien et son groupe d’amis : Paul, Marie, Tatiana. Sébastien est un jeune homme vulgaire et fainéant qui ne pense qu’à s’amuser. On ressent bien que ses cours de médecine l’ennuient.

Il agace Elena, ce n’est pas son genre de mec. Elle préfère Paul, le meilleur ami depuis l’enfance de Sébastien. Paul est studieux, sympa, respectueux, réfléchi, sérieux. De belles qualités qui vont la jeter dans ses bras. Malheureusement, ce ne sera qu’une amourette. Nos personnages pratiquent la liberté sexuelle, nous sommes bien au 21e siècle. 

Le temps passe et elle va découvrir Sébastien sous une autre facette. L’attirance naît, elle est réciproque. Ça a d’ailleurs été un coup de foudre au premier regard pour Sébastien.

Ils ont des personnalités très différentes mais décident de vivre l’amour qu’ils ressentent l’un pour l’autre. Leur histoire est sensuelle, les ébats sexuels sont décrits sans vulgarité.

Sébastien a une passion, la musique. La médecine est un choix imposé par son père lui-même médecin. Avec le soutien d’Elena, il va abandonner ses études de médecine pour vivre sa passion. J’ai salué son courage, sa détermination. Avec son père, les relations ne sont pas au beau fixe et sa décision va empirer les choses.

J’ai été choquée par l’impolitesse de Sébastien envers son père. Qu’importe le comportement de son père, on lui doit du respect.

L’étoile de Sébastien se met à briller, son talent est reconnu, la célébrité frappe à sa porte et menace son couple. J’ai apprécié les hauts et les bas que ce couple va expérimenter. J’ai apprécié le réalisme de leur couple.

Puisqu’on est dans une romance, leur amour va triompher mais un événement va changer le cours de leurs vies. J’ai apprécié la tournure qu’a prise cette romance. Ça change des romances teintées de rose. La tournure aurait été plus surprenante s’il n’y avait pas eu les flash-back qui alertent le lecteur.

Mélodie Éternelle est une romance Carpe Diem, une lecture tendre que j’ai appréciée pour les thématiques abordées : les enjeux de la célébrité, l’avortement, les relations parent-enfant, l’amitié.

Que dire de la forme ?

Le langage courant emprunte quelques mots au registre soutenu. La narration est fluide. L’auteure nous offre de brefs bonus où le narrateur est Sébastien et nous permet ainsi de connaître ses états d’âme.

 

Quelques coquilles ont résisté à la correction :

Et Marie mets son grain de sel – page 72

Elle souit – page 151

La culpabilité m’envahie / Son parfum m’envahie pages 151/ 217

J’ai un large sourire que j’ai du mal contenir – page 195

car le le propriétaire – page 257

les désaper pour leur faire croire qu’ils ont baisés comme des bêtes – page 339

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Première édition : Angel Editions en juin 2016

Deuxième édition : Pandorica Editions en juillet 2017

Existe en version intégrale et sous forme de feuilleton

Lien d’achat : ICI

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