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TTL 114: Black star Nairobi

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est P comme…

Et le premier mot qui m’est venu à l’esprit est Policier

J’ai reçu un roman policier dans ma Kube d’août. C’est Camille K, libraire Kube qui l’a choisi pour moi.

Elle a répondu à mon envie qui était formulée comme suit : Je remplis ma carte des auteurs africains et j’aimerais lire un roman (ou recueil de nouvelles) en français de moins de 350 pages d’un auteur de l’une des nationalités suivantes: sierra-léonais, cap-verdien, namibien, libérien centrafricain, kenyan ou gambien. Quant aux genres, autobiographies/biographies/essais/livres de développement personnel à éviter.

Bon l’édition reçue fait 386 pages mais c’est un auteur kenyan. 🙂

Un cadavre dans la forêt de Ngong, cela n’augure rien de bon. Ishmael et O le savent bien. Surtout quand un ­attentat survient au même moment dans un grand hôtel de la capitale. Surtout quand cela se produit quelques jours avant l’élection présidentielle, dans un contexte terriblement tendu qui n’est pas sans rappeler celui ayant précédé le génocide rwandais. Nos deux détectives vont devoir suivre la piste d’un étrange groupe de Blancs ­américains, quand certains voudraient leur faire voir la signature d’islamistes. Dans cette enquête menée tambour ­battant, Mukoma Wa Ngugi nous emmène du Kenya aux États-Unis en passant par le Mexique, des bidonvilles de Nairobi aux plus hautes sphères du pouvoir politique international.

Black Star Nairobi est la deuxième enquête menée par le détective américano-kenyan Ishmael Fofana et son compère Odhiambo. Pas besoin de lire le tome 1 pour mieux cerner nos deux partenaires. Ce tome 2 se suffit à lui seul.

Au niveau du cadre spacio-temporel, le récit débute au Kenya. Nous sommes dans les années 2006-2007 après des élections présidentielles ayant entraîné des massacres inter-ethniques rappelant le génocide rwandais.

Le cadavre retrouvé dans la forêt est celui d’un noir américain. A-t-il un lien avec l’attentat qui aura lieu dans un grand hôtel dans le centre de Nairobi ?

Nos deux enquêteurs se lancent dans la traque des supposés terroristes de Nairobi à San Francisco en passant par Tijuana.

Ce thriller politique m’a permis de découvrir le Kenya de l’intérieur avec sa gastronomie, ses groupes ethniques.

L’enquête est plutôt complexe, il est difficile de croire au mobile du meurtre et des attentats terroristes. Je n’ai pas été entièrement convaincue par l’aspect géopolitique.

J’ai apprécié le rythme de l’histoire même si le suspense n’est pas régulier tout au long du récit. Il y a également beaucoup de violence dans le récit.

J’ai beaucoup apprécié suivre ce duo d’enquêteurs ainsi que Muddy, la fiancée d’Ishmael. Ils sont crédibles dans leurs craintes, leurs colères, leurs souffrances. C’est ma première fois avec l’auteur et ça a été une sympathique découverte. Mais me donne-t-elle envie de découvrir le 1er tome ?

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Chico & Rita -Fernando Trueba et Javier Mariscal

La Havane, 1948. Chico, jeune pianiste de génie, rêve de se faire une place parmi les grands du jazz. Rita, à la voix sans pareille, fascine tous ceux qui l’entendent et la voient. Au rythme du Cubop, le be-bop sauce Cuba, l’inévitable idylle se noue. Et se complique tandis que leurs carrières s’envolent et que les malices du destin les égarent sur les sentiers de la gloire. De leur île à Manhattan, de Las Vegas à Paris et Hollywood, ils se connaîtront, se reconnaîtront, se perdront de vue, se retrouveront dans un tourbillon d’afro-jazz, la bande-son de ce boléro amoureux couvrant un demi-siècle de chagrins, de luttes et de triomphes…
Sous ses airs dansants, lumineux et sexy, Chico & Rita, le roman graphique de Mariscal et Trueba, fidèle écho de leur film animé qui connaît le succès dans le monde entier, aborde des thèmes graves, l’âpreté de la réussite, l’aveuglement des sentiments, les conflits de race, de classe, politiques…

Si mes souvenirs sont bons, j’ai ajouté cette BD à ma wishlist en début d’année. Comment pouvais-je résister à la BD, genre que j’explore depuis deux ans et à la romance, ce genre dans lequel je suis tombée il y a plus de deux décennies ?

Le récit débute en 2008, l’on découvre un homme âgé qui s’appelle Chico, cireur de chaussures à la Havane. Un jour, en rentrant du travail, il écoute à la radio, une chanson qui a remporté, il y a 60 ans, le concours de radio cadena azul  » Sabor a mi » interprétée par Chico et Rita.

Ses souvenirs le mènent en 1948 et l’on découvre le jeune pianiste Chico et Rita la chanteuse. Des jeunes noirs qui vont s’aimer, se décevoir, se séparer…

La fan de romance que je suis a bien apprécié suivre ce couple entre passion et déchirement. Hélas, j’ai trouvé que les actions s’enchaînaient un peu trop vite. Certaines péripéties sont éludées notamment ce qu’il advient de Chico quand il retourne à la Havane, ce qu’il advient de Rita entre-temps.

Etourdis-moi de baisers, fais-moi vite oublier que ces lèvres un jour, je les perdrai…

Combien de temps te faudra-t-il pour pouvoir oublier l’amour que je t’ai donné

Chico & Rita c’est de la romance mais pas que. On découvre le jazz, les problématiques raciales sont évoquées brièvement.

La lecture de ce roman graphique m’a donné envie de découvrir le film d’animation éponyme. En espérant encore être plus séduite.

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TTL 110: Until I saw your smile

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Lecture de Noël

Pour moi, romance rime avec Noël. Par ailleurs, certaines péripéties du livre que je vous présente se passent durant la période de Noël.

Chez Smith’s Sweet Treats and Coffee, vous trouverez le meilleur café de Brooklyn et les pâtisseries maison les plus fraîches. C’est plus qu’un commerce pour la propriétaire Angela Smith. C’est sa maison et son refuge, qu’elle risque de perdre à cause de l’arnaque de son propriétaire. Mais un nouvel habitué de son café propose de couvrir l’augmentation de son loyer si Angela le laisse y rencontrer ses clients. Si Matthew McConnell n’était pas un avocat aussi persuasif – et aussi gentil, drôle et sexy – elle ne songerait pas à le laisser entrer.

Depuis qu’il a quitté un cabinet d’avocats très bien payé pour se mettre à son compte, Matthew n’a pas réussi à s’en sortir, tant sur le plan professionnel que personnel. Ce qu’il préfère dans sa vie amoureuse, c’est régaler Angela avec ses histoires de rencards foirés autour d’un café fumant et parfumé. Derrière son sourire captivant se cache une femme intelligente et sensuelle dont il aimerait se rapprocher. Et lorsqu’un douloureux secret de son passé est soudainement dévoilé, il a l’occasion de prouver qu’il est l’homme qu’il lui faut, dans tous les domaines…

Comment ce livre est arrivé dans ma PAL ?

Les couples mixtes étant très peu représentés en littérature francophone, j’ai jeté mon dévolu depuis quelques années sur la littérature anglo-saxonne.

Ayant obtenu un abonnement de 6 mois à la plateforme Youscribe après avoir été lauréate de la plume de l’amour, j’ai fait une petite recherche sur la littérature sentimentale. J’ai découvert une dizaine de titres dont Until your smile de J.J. Murray.

J’ai apprécié l’humour de certaines scènes notamment les rencards foirés de Matt. Après, je pense que 2 ou 3 rencards foirés auraient suffi. Malheureusement, il y en a plus et on se lasse de ces rencards foirés qui ont tous la même conclusion.

Je ne suis pas une adepte des coups de foudre. J’aime quand les sentiments s’installent progressivement mais dans cette romance, l’auteur a un peu trop forcé sur le progressif. Au chapitre 10, il n’y avait toujours pas de rapprochement amoureux entre Angela et Matt et cela a entrainé mon désintérêt pour certaines péripéties de l’histoire. J’avoue avoir survolé certaines parties parce que je voulais atterrir assez vite dans le vif du romantique, de la romance.

Matt & Angela sont attendrissants. Ils forment un joli couple, j’ai aimé leur complicité, le soutien mutuel qu’ils se portent mais je n’ai pas été éblouie. J’en attendais beaucoup plus de la construction de leur idylle. Je vais néanmoins poursuivre ma découverte de la bibliographie de l’auteur car un homme qui écrit du BWWM, c’est un événement exceptionnel.

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TTL 104: Forget me not, Mama’s Boys-tome 2

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Gentils

Le 1er personnage qui m’est venu à l’esprit en découvrant le thème de la semaine est Gideon, Gid pour les intimes 😀

Gideon est un joueur de football américain et est le frère cadet de Gunnar. Lorsque sa mère adoptive a un problème de santé assez grave, il n’hésite pas à mettre sa carrière entre parenthèses pour courir à son chevet et s’occuper de son magasin de fleurs.

Gideon depuis le jour où il a été adopté, s’est fait la promesse de ne jamais causer de souci à sa mère. Il a tenu à être un enfant qui fait la joie de sa mère et lui cause le moins de souci possible.

Gideon est disponible pour ses frères, ses amis. C’est un gentil gars, un mec bien. Lorsque sa célébrité va commencer à mettre à mal la boutique de fleurs de Jannelle, il ne va pas hésiter à poser des actes pleins de bienveillance envers elle. C’est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Il est d’ailleurs mon nouveau bookboyfriend. Il est romantique, gentleman, protecteur et beau gosse. ❤

Pour parler de la romance dont il est le héros, elle met du temps à s’installer. L’accent est mis sur l’environnement familial de Gid et la suite de sa carrière. Son duo avec Janelle m’a ravie de façon éphémère ; le comportement puéril de cette dernière m’a ôté tout éblouissement. J’ai trouvé qu’elle manquait de caractère, d’audace. Une héroïne trop lisse à mon goût.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 103: Soprano pour Pane

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Ton genre préféré

Le choix a été difficile parce que j’aime autant le contemporain que la romance. Le contemporain pour être consciente des réalités de ce monde, la romance pour m’évader et faire le plein d’optimisme.

Mes stats de lecture indiquent que le contemporain l’emporte sur la romance mais pour ce Throwback, je vais parler romance. Un titre découvert via Youscribe et qui a été une très bonne lecture.

Elle est belle, élégante avec à la clé une situation professionnelle des plus enviables, pourtant sa vie personnelle n’est que désillusion. Pane Diokhané doit soutenir la forte pression de ses proches, qui aspirent à la voir toucher enfin le bonheur conjugal. Elle se réfugie alors dans son travail, au point d’oublier que l’amour peut la surprendre au détour d’un chemin et qu’il peut revêtir une forme insolite, inédite.

A 43 ans, Pane Diokhané, ingénieure polytechnicienne est coordinatrice du Programme National de Réhabilitation et de Construction des Infrastructures Routières et Maritimes. C’est une femme accomplie au niveau professionnel mais pas au niveau sentimental. Son célibat dérange et elle subit la pression de ses proches, les sarcasmes et moqueries de collègues.

Marc Alfred Turpin est un saxophoniste sopraniste et trompettiste fort renommé. A 47 ans, il n’est pas prêt à quitter son célibat et enchaîne les conquêtes.

Ces deux vies évoluant dans des univers différents vont se croiser et la rencontre sera explosive. Un début chaotique, une drague insistante avec des scènes drôles, un rapprochement affectueux, des malentendus, des temps d’hésitation…

En moins de 200 pages, les héros, aux forts caractères, de cette romance réussissent à nous faire vibrer. J’ai passé un très bon moment de lecture et n’eût été quelques détails de l’intrigue qui m’ont chiffonnée, Soprano pour Pane aurait été mon 1er coup de cœur de 2021.

Cette romance, pour ceux aiment voyager, est aussi l’occasion de découvrir des bourgades du Sénégal et le Carnaval de Guadeloupe.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 100: Passion dévorante – Luisiano N’dohou

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est:  Péchés capitaux

J’ai tout de suite pensé à Passion dévorante de Luisiano N’Dohou

Depuis qu’il a obtenu une promotion, Karelle ne reconnait plus Olivier, son compagnon depuis 5 ans. Prétextant la célébration de sa réussite professionnelle, Olivier renoue peu à peu avec ses anciennes habitudes de célibataire: virées nocturnes, soirées alcoolisées, brochettes de conquêtes féminines…
Pour couvrir ses incartades, Olivier invente mensonges sur mensonges qui sont autant de coups de poignard dans le cœur de Karelle. Rongée par la jalousie et la colère, elle est bien décidée à répliquer. Alors, quand le romantique Mustafa lui déclare sa flamme, Karelle se dit qu’elle tient enfin sa vengeance.

La vie de couple est loin d’être un long fleuve tranquille. Karelle Doguéi et Olivier Djoman vont en faire l’expérience.

Olivier est un père célibataire lorsqu’il rencontre Karelle. Très vite le courant passe entre eux. Ils s’installent ensemble, vivent passionnément leur amour jusqu’à ce qu’Olivier soit promu au rang de chef du département commercial. Dès cet instant, Olivier redevient l’homme qu’il était avant sa rencontre avec Karelle.

Il multiplie les virées nocturnes, s’éloigne de Karelle. Cette dernière tente de sauver son couple, sans obtenir de résultats durables.

Elle prenait toutes sortes d’initiatives, le gratifiant de toutes les caresses imaginables, à la limite de la luxure.

Lorsque Mustafa, jeune cadre dynamique commence à lui faire la cour, Karelle se jette dans ses bras, avide d’attention et habitée par la colère envers Olivier.

Passion dévorante expose les tourments de la vie de couple, là où l’infidélité des hommes est tolérée et celle de la femme condamnée. J’ai un peu grincé des dents face à la justification de l’infidélité de l’homme par certains personnages. L’infidélité n’est pas normale, elle n’a pas de genre.

Le cheminement du couple et leurs travers sont intéressants à suivre. Côté psychologie des personnages, j’aurais voulu que le tempérament de Karelle soit plus affirmé.

Le récit est sentimental mais pas romantique à souhait. J’ai plus lu un livre avec une histoire d’amour qu’une romance. Les mâles ne m’ont pas fait vibrer. Je n’ai pas eu d’étoiles dans les yeux. A aucun moment, je n’ai envié Karelle, rêvé d’être à sa place.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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Nouvelles du monde #13 : Guadeloupe

Aux Antilles, « identité » est un terme souvent utilisé. Il en est souvent question dans les écrits ou les discours des Antillais, des Guadeloupéens en particulier, ce dont témoigne la riche littérature de l’île. D’identité, d’âme, de l’île et de son peuple, chacune des nouvelles ici réunies s’en fait l’écho. L’appel de l’île et ses sortilèges parcourent ces textes de l’un à l’autre, que tel personnage soit à Paris ou que tel autre revienne de Montréal.

Ta mission de Gisèle Pineau

Marny, une jeune Guadeloupéenne vait été rondelette dans le passé. Au collège, on la surnommait Bouboule. A Pointe-à-Pitre, elle avait appartenu à un groupe : les Pretty Girls qui aimaient remplir la bouche qu’on voit et aussi celle qu’on ne voit pas.

Lors d’une nuit de carnaval, Marny entend des voix, commence à regarder la nourriture d’un autre œil. Trois ans plus tard, elle se retrouve en métropole. Devenue anorexique, elle entend toujours ces voix mystérieuses qui semblent lui indiquer une mission…

Le coq rouge Jaffar ou le maléfice de Satan de Fortuné Chalumeau

Croyances populaires et rites chrétiens se répondent sous l’œil soi-disant maléfique du coq Jaffar.

Du fond des casseroles de Simone Schwarz-Bart

L’âme de la Guadeloupe s’exhale du fond des casseroles. L’auteur évoque ce que représente la cuisine créole, cuisine de partage, acte de communion avec la nature et les hommes. Une nouvelle bien trop courte. J’aurais voulu saliver, avoir un réel dépaysement culinaire.

La femme-fleuve d’Ernest Pépin

Koan l’orphelin à la patte folle, constructeur de pirogues aime en silence Moimanman, une jeune élève qui s’est rapprochée de lui dans le cadre d’un exposé sur la construction de pirogues. Koan lui apprend qu’il y a science et science, que l’on peut connaître avec d’autres yeux que ceux de l’école. Koan raconte la mémoire du fleuve.

Le récit évoque la Guyane notamment à travers les Boni et les différents peuples de la Guyane. Je n’ai pas saisi la place de ce récit dans un recueil de nouvelles évoquant la Guadeloupe.

L’odeur de la terre humide de Dominique Deblaine

C’est la nouvelle la plus longue du recueil. Elle est subdivisée en 5 parties. Honoré, un peintre exilé à Montréal, retourne en Guadeloupe. Il est en pleine quête de soi, du retour à sa terre, et à soi-même. En racontant son parcours de vie, il nous présente ceux qui l’ont côtoyée. Des personnes qui ont pour commun le fait d’être affranchis du regard de l’autre. La parentalité est également évoquée.

Dominique Deblaine utilise un langage imagé qui plaira sûrement aux amateurs des belles lettres.

Cette 13e étape dans mon tour du monde littéraire à travers la collection miniatures a été intéressante mais pas mémorable. Je suis encore à la recherche de la perle rare, de la lecture éblouissante.

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Mama’s Boys, Book 1 : The Look of Love de Crystal B. Bright

Queen Elisabeth est une femme noire en Virginie qui dirige trois entreprises dont un salon de coiffure. Elle a adopté trois enfants blancs : Gunnar, Gideon et Thane. Ils deviennent tous des stars du sport. The look of love est le premier de la série et raconte l’histoire de Gunnar qui est le frère aîné.

Gunnar est un champion de MMA et rentre à la maison pour s’occuper de sa mère et par ricochet du salon de beauté de sa mère. Il n’était pas revenu depuis dix ans et ça sonne comme une incohérence pour un fils qui est très attaché à sa mère.

Il revoit son amour d’adolescence, Eboni qui travaille dans le salon de beauté. L’ancienne flamme va-t-elle se rallumer ?

Le récit est assez ennuyeux jusqu’à la 2nde moitié du livre. En parlant d’ennui, je fais plutôt référence à la romance car il ne se passe rien d’étincelant entre les héros. Gun et Eboni n’ont pas encore réglé leurs comptes avec le passé et l’on ressent dans leurs propos qu’ils s’en veulent énormément. Leur brusque rupture a laissé des déchirures.

Quand ils parviennent enfin à communiquer comme de vrais adultes, quand ils se rapprochent davantage et tissent leur toile d’amour, le récit devient encore plus plaisant. J’ai apprécié leur alchimie, ils ont réussi à transmettre au lecteur leur amour. Ma scène préférée ? La coupe de cheveux dans la salle de bains.

Ce premier tome de la série offre une lecture plaisante avec des personnages principaux et secondaires intéressants à suivre. Queen Elisabeth et les coiffeurs du salon de beauté donnent de l’attrait au récit avec leur humour.

Néanmoins, il existe quelques bémols dans la construction de l’intrigue notamment l’adoption de Gun et ses frères qui n’est pas très explicite. Où et quand Queen Elizabeth a-t-elle rencontré ces trois frères ? Comment s’est passée l’adoption ? Il ne faut surtout pas oublier que c’est une femme noire qui adopte trois garçons blancs.

Dans ce premier tome, on rencontre le frère cadet de Gunnar et j’avoue que je suis tombée sous son charme. Le second tome, qui lui est dédié, est dans ma PAL mais avant de le lire, il faut que je découvre J. J. Murray, celui qui écrit des romances et des comédies romantiques BWWM depuis la naissance du genre dans les années 1990.

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TTL 97 : Le mal de peau – Monique Ilboudo

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Scolaire.

Ce thème m’a fait penser au mal de peau de Monique Ilboudo pour deux raisons. La première: l’un des personnages principaux part faire ses études universitaires en France, la vie estudiantine est évoquée. La seconde, vous la découvrirez dans mon avis.

Couverture Le mal de peau

Le Mal de peau met en parallèle le destin de deux femmes, Sibila, la mère, et Cathy, la fille. Ces deux femmes vont, chacune dans leur époque, se trouver confrontées au colonisateur blanc. A l’image de son peuple, Sibila sera violée par le commandant de cercle. Née de ce viol, Cathy a du mal à vivre sa différence, et n’a qu’un rêve : retrouver son géniteur. A vingt ans, elle traverse la mer et vient étudier en France. Elle découvre Paris et sa banlieue, l’université, et tombe amoureuse d’un jeune Blanc. Mais après la mère, le destin de la fille sera à son tour marqué par les forces sombres de la colonisation.

Deux femmes, une lignée. Le mal de peau c’est leur histoire commune et leurs parcours de vie. On suit de façon alternée la vie de Sibila, la mère de Cathy au Tinga et Cathy qui part faire ses études universitaires en France.

Alternance de lieux mais aussi d’époque. Le Tinga colonial et post-colonial.

Dressons d’abord le portrait de la mère. Une femme que la vie n’a pas épargnée. Son père tente de la marier de force, elle est ensuite violée par un colon. Ces événements ont-ils conditionné sa vie sentimentale ? C’est l’impression qu’on a car Sibila enchaîne les déboires sentimentaux. J’ai eu de la peine pour cette mère célibataire qui tente à travers les hommes qu’elle rencontre de trouver un père pour ses enfants.

Cathy est le fruit d’un acte sexuel non consenti. Métisse, elle subit des rejets à l’école. Elle rêve de connaître son père. Ses études universitaires la mènent en France et elle y rencontre un jeune homme blanc issu d’une famille où le mélange des races ne fait pas partie des vœux.

Dans ce pays qui n’est pas le sien, elle se frotte au racisme, au rejet. Le mal de peau refait surface.

Défis de mère célibataire, racisme dans les années post-coloniales, métissage et sentiment d’entre-deux sont les thématiques de ce roman.

Thématiques intéressantes mais j’ai eu du mal au bout d’un certain temps avec la narration académique, le ton didactique. J’ai hélas trouvé que certaines descriptions étaient inutiles à mon sens.

Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. J’ai trouvé que l’histoire de Sibila était plus vivante que celle de sa fille.

Et que dire du dénouement ? Une véritable déception ! Quel était le but de l’auteur: choquer le lecteur, déclencher une avalanche de larmes, rendre son histoire inoubliable ? D’autres péripéties auraient été nettement judicieuses. Oui, une vie qui commence et s’achève dans le malheur, c’est un fait, mais qu’elle nous présente un clap de fin de ce genre, ça n’a aucun sens pour moi.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

Publié dans Psyché

La plume de l’amour, c’est moi

Ecrire…
Un acte de temps, de patience
Un cheminement
Ecrire…
Un acte d’indulgence, d’intransigeance
Ajouter, supprimer, effacer, repartir de zéro
Analyser, soupeser, jauger, reformer
Garder l’équilibre entre la vue de l’esprit et la voix du cœur.
De la page blanche à la page noircie, il y a de la sueur, des doutes, des interrogations, des convictions qui deviennent incertitudes.
De la page blanche à la page noircie, le cri se mue en silence et vice versa
Ecrire…
Courir, ralentir…
S’arrêter, demander son chemin
Partir, revenir
Laisser l’œuvre bouillir, se construire
Passer des ténèbres à la lumière

J’ai écrit ces lignes durant l’écriture d’un roman que je tenais à proposer pour un concours d’écriture organisé par Frat Mat Editions .

Ecrire… Qui a dit que c’était facile ? Que ce n’était pas un plaisir mêlé de souffrance ? Et après, la soumission du manuscrit, il a fallu attendre les résultats.

J’avais une furieuse envie de gagner et mercredi dernier, la joie était à son paroxysme quand j’ai vu ça

Je suis la 1ere lauréate du concours et mon manuscrit « Ultime amour » sera publié d’ici la fin de l’année!

Comme dirait l’Ecclésiaste, la fin d’une chose vaut mieux que son commencement et je suis bien heureuse que ce mois de Juillet s’achève sur cette belle note.

J’ai maintenant hâte de tenir mon 3e bébé dans les mains.