Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Forbidden Desires – B.D. Anderson

Angleterre, 1844

Stephen Harding, marquis de Rye âgé de 33 ans, est intrigué dès qu’il la voit. Sa mère avait demandé à l’American Negro Band dirigé par Roland Seymour d’animer une soirée musicale qu’elle parrainait, et il ne s’attendait pas à ce qu’une femme fasse partie de l’orchestre, surtout si jeune et si belle. Bien sûr, en tant que membre de l’aristocratie, il savait qu’il n’y avait rien de respectable à lui offrir. Après tout, non seulement elle était américaine, mais elle était aussi noire. Pourtant, une fois qu’il l’a vue jouer, il ne peut s’empêcher de penser à elle. Après un seul baiser, Stephen est déterminé à l’avoir dans sa vie en tant que maîtresse, même s’il sait qu’elle est sous l’œil vigilant de son père et que son offre va miner son rêve et ruiner sa position dans la société.

Allegra Seymour, jeune femme de 21 ans, est une violoncelliste douée. En tant que nègre américain libre, sa famille a quitté l’Amérique, où l’esclavage était encore en vigueur, pour se rendre en Angleterre afin d’y trouver une vie meilleure. Ils sont heureux que le duc et la duchesse de Stamford leur aient demandé de jouer à leur soirée musicale. Une rencontre fortuite avec le fils du duc, Stephen Harding, le soir après sa prestation, réveille une passion interdite entre eux. Allegra, cependant, est déterminée à poursuivre son rêve de jouer devant la Reine malgré l’attirance qu’elle ressent pour Stephen. Sachant que son père souhaite lui trouver un mari le plus rapidement possible après leur tournée, Allegra est déterminée à résister aux efforts de séduction de Stephen et à se concentrer sur son objectif ultime.

Entre Stephen et Allegra, il y a une attraction physique indéniable qui n’est pas du goût du père d’Allegra. Il sait que le duc à la peau blanche ne pourra jamais épouser sa fille qui est noire et non issue d’une famille noble. Il met en garde le duc, insiste pour que sa fille ait une chaperonne. Les obstacles se dressent entre nos deux protagonistes. On se demande par quel subterfuge, ils pourront obtenir des instants volés.

Leur différence d’âge ne leur pose aucun problème. Leur challenge est plutôt racial et social.

Allegra va-t-elle accepter d’être la femme de l’ombre de Stephen ? J’étais très curieuse d’avoir réponse à cette question et je remercie l’auteure d’avoir joué une légère note de suspense sur cette question.

Stephen et Allegra nous font oublier qu’ils sont des personnages de papier tant on ressent leur tendresse et leur passion. J’ai particulièrement apprécié 2 scènes : celle du dîner et celle où Stephen dévoile à Allegra ses blessures physiques et intérieures.

Dans Forbidden Desires il n’y a pas que l’amour, il y a aussi des problèmes familiaux à gérer. Sur ce point, j’ai constaté des longueurs à certains moments. Le livre évoque la trahison d’un frère, le droit de la femme de choisir sa carrière, se marier ou non.

Je l’ai lu en VO et j’ai plusieurs fois eu recours au dictionnaire.

En conclusion ?

Forbidden Desires est une mignonne romance BWWM qui prend place à l’époque victorienne. J’espère en lire d’autres dans un avenir proche.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

A Bundle of Joy, book 2: The baby proposal- Roxy Wilson

Elle va avoir un bébé…

Selene Alexis est une récente victime des mesures de réduction des coûts de son entreprise. Avec une sœur à charge et aucun parent proche pour lui prêter main forte, elle saisit l’opportunité de devenir mère porteuse. En tombant enceinte, elle pourra faire face à ses dépenses mensuelles et réduire un peu ses dettes, au moins pour les neuf prochains mois.

Il lui fait une proposition…

Triston Walker, un ancien soldat, a du mal à s’adapter à la vie civile après des périodes de service en Afghanistan et en Irak. Revoir Selene, la fille qu’il a laissée derrière lui pour servir son pays, est une bouffée d’air frais, jusqu’à ce qu’il réalise qu’elle est enceinte. Il n’a jamais cessé d’être amoureux d’elle, il veut renouer avec elle. Il propose donc une solution à long terme aux malheurs actuels de Selene: le mariage.

Une offre alléchante qu’elle ne peut refuser…

Alors que les hormones de Selene sont en ébullition, que la date de son accouchement approche à grands pas et qu’elle doute des sentiments de Triston à son égard, peut-elle se faire confiance pour prendre la bonne décision ? Va-t-elle faire le grand saut ou détruire les rêves de Triston de vivre avec elle pour toujours ?

Selene a 24 ans, diplômée depuis 2 ans, elle perd son job en tant qu’assistante éditoriale dans un magazine local que personne ne lit. Selene est orpheline, avec une petite sœur à charge.

Après une recherche infructueuse d’un nouveau poste, elle décide de répondre à l’annonce de Megan et Warren Stevens. Ce couple cherche une mère porteuse, tous deux ne pouvant concevoir.

Selene s’attendait à n’être qu’un ventre hôte mais elle va devoir donner en plus de son utérus, ses ovules. Elle sera liée biologiquement au bébé, elle se pose des questions mais très vite la pile de factures qui l’attend l’amène à dire oui à la proposition du couple Stevens.

Selene rentre complètement dans son rôle de mère porteuse quand Triston, son copain d’adolescence refait surface, six ans après l’avoir larguée pour entrer dans l’armée.

Il ne l’a pas oubliée et elle non plus. Leur relation a duré 4 ans même si elle a pris place dans le temps de l’insouciance.

Mais entre eux, il n’y a pas que le passé et la rupture douloureuse, il y a maintenant un bébé.

C’est cette inéquation qui m’a poussée à lire ce livre. Comment être un couple avec un enfant qui n’est pas le nôtre ?

J’ai passé un très bon moment de lecture à cause du thème traité à savoir la gestation pour autrui et ses conséquences mais aussi de l’histoire d’amour qui renaît de ses cendres. Selene et Triston sont un beau modèle de couple. Triston épaule son amoureuse durant sa grossesse et Selene le soutient dans ses troubles post-traumatiques causés par la guerre.

Il y a de l’émotion, quelques rebondissements causés par le couple Megan et Warren Stevens. J’ai eu envie de les étrangler !

Le suspense est léger car on sait qu’il y aura une issue heureuse. J’enlève quelques points à cette sympathique romance pour le langage cru au niveau des scènes de sexe.

Je ne continuerai pas la saga parce que j’ai déjà rencontré les intrigues dans mes lectures mais je suis ravie d’avoir découvert la plume de cette auteure.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

A Bundle of Joy, book 1: Baby Wanted – Roxy Wilson

Son horloge biologique fait tic-tac…

Heather Lovey a presque 35 ans, et elle veut ardemment un bébé. Sans perspective en vue, elle se tourne vers Sean Johnson, son meilleur ami depuis leur première année de lycée.

Ses sentiments pour elle sont durables…

Sean est amoureux d’Heather depuis toujours, mais elle l’a toujours maintenu dans la friendzone. Quand elle lui propose d’être le père de son enfant, il saute sur l’occasion, espérant qu’un bébé mènera à une romance durable. Il demande une faveur en retour : qu’ils aient un bébé en tant que couple marié. Elle est libre de divorcer après un an.

Le temps qu’ils passent ensemble est éphémère…

Le mariage est la dernière chose à laquelle pense Heather. Elle ne veut que l’amour inconditionnel qu’un enfant peut donner, ce qui lui a manqué pendant ses années de foyer d’accueil. Elle accepte de donner un an à Sean dans ce mariage fictif, sans penser que cela pourrait se transformer en quelque chose de bien plus important. Un an suffira-t-il à Sean pour changer la façon de penser d’Heather et faire de leur mariage un mariage durable ?

Heather est une enfant adoptée. Elle cherche quelqu’un à aimer et qui l’aimera de façon inconditionnelle : un enfant. Elle n’a pas besoin d’un homme dans sa vie sauf pour pouvoir la mettre enceinte. Son envie féroce d’avoir un bébé m’a attristée. Je trouve dommage qu’on en fasse une obsession mais à chacune ses envies et son horloge interne. 🙂

Heather et Sean ce sont d’abord des meilleurs amis. J’ai apprécié leur complicité. Leur amitié date d’il y a 20 ans mais j’ai eu l’impression qu’elle était récente. Il me manquait des habitudes. Je pense par exemple qu’Heather aurait dû deviner quand son meilleur ami lui cachait quelque chose.

Le mariage ne vient pas détruire leur complicité, il la renforce. Ils forment un couple mignon même si Heather ne les considère pas comme tels. Ils nous communiquent des émotions tendres et exposent des scènes torrides.

J’en profite pour parler de sexualité dans les romances, je trouve que consacrer presqu’un chapitre aux ébats sexuels, c’est inutile pour un couple, première fois ou pas.

Sean est un excellent compagnon. Il est à côté d’Heather, l’entourant de soins et de tendresse. Il essaie à sa manière de montrer son amour à Heather au-delà de l’amitié.

J’aurais aimé qu’Heather se rende progressivement compte des sentiments qu’elle éprouve pour Sean.

L’auteure évoque divers aspects de la maternité : l’enfant qu’on porte pour soi, un enfant qu’on porte pour les autres, le deuil d’un enfant.

Parlons de la couverture

Détail insignifiant mais l’héroïne a des cheveux courts selon Sean. J’aurais aimé que cela soit représenté sur la couverture.

Lecture en VO

La romance n’est pas encore traduite en français. J’ai découvert pas mal de mots à commencer par le titre de la saga qui signifie petit trésor ou petit ange en parlant des bébés.

La saga

La saga comporte 5 tomes et 3 héroïnes des prochains tomes sont présentées dans ce tome. Elles développent avec Heather des liens d’amitié. L’histoire de Selene est celle qui m’intéresse le plus. Une intrigue originale pour moi : j’ai rarement rencontré des mères porteuses dans mes lectures.

Vous lisez quoi aujourd’hui ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Oser ses rêves – Elizabeth Lim

Incapable de prouver qu’elle est la princesse que tout le royaume recherche, Cendrillon décide de tourner la page et de prendre un nouveau départ : elle n’acceptera pas plus longtemps d’être l’esclave de Lady Trémaine, sa marâtre. Cette période est révolue.

Portée par sa nouvelle résolution, elle laisse derrière elle sa vie passée et sillonne le royaume en quête d’une place de couturière dans une bonne maison. Le Grand-Duc lui donne sa chance et la met au service de la sœur du roi, en visite au château. Seulement, rien ne se passe comme prévu… Cendrillon devient malgré elle le témoin d’un complot visant à faire tomber le roi et le prince. Pire encore, elle comprend que les fées sont depuis longtemps les victimes d’une terrible injustice – et sa propre Marraine-fée en subit elle-même les conséquences…

Confrontée à de telles menaces, Cendrillon doit trouver un moyen de mettre un terme à toutes ces machinations… avant qu’il ne soit trop tard.

Ceci n’est pas l’histoire de Cendrillon telle que vous la connaissez. C’est une histoire de loyauté. De courage. D’amour. Une histoire où seul un détail peut tout changer.

Cendrillon est ma princesse Disney préférée. Je n’ai d’yeux que pour elle que ce soit en long métrage, comédie musicale et réécriture de conte.

La réécriture que propose l’auteure m’a intéressée car dans nos vies, il suffit d’un détail pour que notre vie bascule.

Cendrillon n’a malheureusement pas pu essayer la pantoufle de verre et sa marâtre veut la vendre ! Sa fée marraine ne peut pas intervenir à chaque fois pour la sortir de l’embarras car la magie est interdite dans le royaume. Cendrillon ne peut compter que sur elle-même et sur son chien Pataud.

Elle compte sur ses talents de couturière pour vivre et va se retrouver par la force du destin au château. Celui qui a fait battre son cœur le temps d’un instant la reconnaîtra-t-il ?

Ce fut un plaisir de retrouver ma préférée et de partager ses états d’âme. J’ai apprécié ses diverses rencontres avec le prince et la tendresse de leurs sentiments.

Cette réécriture compte sur un arrière-plan politique pour se démarquer. J’ai apprécié cette intrigue politique même si par moment j’ai trouvé que certaines péripéties étaient tirées par les cheveux. 

Autre bémol ? La redondance de certaines descriptions.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

TTL 123: The pastor’s dirty secret – Sherie Keys

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : S comme…

Secret

Aisha Williams a tout connu et tout vu lorsqu’il s’agissait de sortir avec des hommes.

Mais quand elle a commencé à tomber amoureuse du beau pasteur Daniel Lancaster, elle a senti qu’il était différent. C’était le premier homme blanc avec lequel elle sortait et, en plus, il était capable de parler à son âme et de la comprendre d’une manière qu’elle ne pourrait jamais expliquer.

Cependant, Daniel avait un secret. Un secret comme aucun autre. Un secret si incroyable qu’il était presque impossible à croire. Un secret si choquant qu’il allait changer leurs vies respectives de plus d’une façon.

La 4e de couverture est intrigante. Elle attise la curiosité. N’avez-vous pas, à la lecture du résumé, envie de découvrir quel est ce secret ?

Le rideau s’ouvre sur Aisha. Sa relation avec Sammy, son frère de dix ans son cadet, est décrite. Une relation à la fois maternelle et fraternelle qui a perdu de sa ferveur au fil des années.

Il y a quelques mois, son frère a été accusé de meurtre, il est recherché par la police. Aisha, impuissante face à cette situation, se réfugie dans la prière.

Le pasteur Daniel Lancaster est le nouveau pasteur de l’église que fréquente Aisha. Une position qu’il occupe temporairement le temps qu’un pasteur permanent soit trouvé.

Une attirance réciproque prend forme. D’abord tue, elle finit par apparaître au grand jour mais avec pudeur et retenue. J’ai apprécié leur rapprochement, cette relation amoureuse non charnelle mais l’éternelle romantique que je suis aurait aimé plus de moments romantiques entre nos héros. 

En ce qui concerne le secret du pasteur qui est l’une des pièces maîtresses du récit, j’ai imaginé les pires scénarios. Un pasteur qui avait volé ou tué par le passé ou qui avait eu une relation adultérine.

L’auteure a réussi à me surprendre. Elle n’entretient pas longuement le mystère autour du pasteur. Son secret est révélé dans les premiers chapitres du récit.

J’ai passé un bon moment avec cette histoire au goût de suspense et romance.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Ancien feu – Nathalie Amani N’Guessan-Gbalou

Robert et Natacha se sont aimés pendant leurs années collège. Follement. La vie les a malheureusement séparés: après le baccalauréat, Robert part étudier en France quand Natacha, elle, reste en Côte d’Ivoire et intègre l’Ecole Supérieure de Commerce à Yamoussoukro.
Cinq ans plus tard, Robert est embauché par la multinationale spécialisée en prospection pétrolière, Petroleum Regional. Basé en Côte d’Ivoire, il découvre que son ancien amour est sa nouvelle collègue.
Chacun ayant refait sa vie, seuls des liens d’amitié unissent Robert et Natacha désormais. Mais la braise sous la cendre peut-elle expirer si facilement lorsque l’on s’est aimé avec autant de passion par le passé?

Ancien feu est une expression utilisée en Côte d’Ivoire pour désigner un ex. Et l’on dit souvent qu’il faut éviter d’être trop proche de son ex car l’ancien feu peut renaître de ses cendres.

Robert et Natacha en sont une illustration. Robert est divorcé, Natacha, fiancée. Ils se côtoient professionnellement, sont devenus de bons amis mais un voyage professionnel va raviver les sentiments du passé.

Les protagonistes offrent quelques moments de douce rêverie mais ils n’ont pas réussi à me faire envier ce qu’ils partagent. Il m’a manqué des étincelles, de la passion, des moments de surprise.

J’ai trouvé certaines réactions de l’héroïne plutôt puériles, certaines péripéties un peu tirées par les cheveux. De plus, j’ai trouvé que l’auteure a un peu facilité le choix de Natacha en attribuant à son fiancé tous les défauts du monde.

En bonus : Ancien feu, un titre d’un chanteur ivoirien : Gadji Celi.

Belle soirée dominicale à tous !

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

TTL 118: Envers et contre tout de Fatou Bintou B Fall

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Amour

Couverture Envers et contre tout

Stupéfaction ! Malick Guèye, du groupe Sunu Meew a été retrouvé inanimé, au siège de la compagnie dont il est le PDG. Il semblerait qu’il soit tombé du balcon jouxtant son bureau. Aussitôt transféré à l’Hôpital Général, il a été admis en soins intensifs. Pour l’heure, une seule question obsède les esprits.
Aurait-il tenté de se suicider ou a-t-on voulu l’assassiner ?

Quand on lit le résumé, on se demande bien quel est le lien avec l’amour. Le roman a l’étiquette de roman policier sur Youscribe mais l’enquête est très légère ; le lecteur sait dès le 1/4 du livre qui sont les coupables. L’intérêt du récit ne se trouve pas dans la résolution de l’enquête mais dans la relation entre Malick et son épouse.

Malick n’aime plus sa femme, en fait, il ne sait plus comment l’aimer. Quand il a son accident au siège de son entreprise, des doigts accusateurs se tournent vers son épouse.

Sa famille, ses amis pensent qu’ils devraient se séparer. Pour eux, l’épouse de Malick lui fait plus de mal que de bien. Elle est son ennemie n°1. Et Malick commence à y croire. Il ne laisse passer aucune occasion pour la blesser, la rejeter mais son épouse reste à ses côtés, s’occupant de lui, veillant sur ses intérêts en particulier sur son entreprise. Elle ne ménage pas ses efforts pour démasquer les véritables ennemis de son mari.

J’ai trouvé admirable et émouvant l‘amour que cette femme porte à son mari. Et on ne souhaite qu’une chose : que Malick se rende compte de la perle qu’il a et qu’il la rende heureuse.

J’ai passé un sympathique moment de détente avec ce roman de moins de 150 pages. La plume est fluide, sans descriptions superflues.

Et vous, à quel livre pensez-vous quand on vous dit amour ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

The real thing – J.J Murray

C’est la Saint-Valentin ! Et pour marquer l’événement de façon littéraire, quoi de mieux que de parler de romance ?

Jusqu’à la fin de ce mois, je ne vous présenterai que des romances, histoire de célébrer l’amour et de voir la vie en rose.

La romance à l’honneur aujourd’hui est écrite par un homme. Je vous avais déjà présenté l’un de ses livres, ici.

L’ancien champion de boxe Dante « Blood and Guts » Lattanza fait l’objet d’un article dans le numéro « Sexiest Men Alive » du magazine Personality, et la journaliste Christiana Artis a le scoop. Il n’y a qu’un seul hic : elle doit se rendre au Canada, chez son sujet insaisissable. Mais une fois qu’elle a posé les yeux sur le physique ciselé de Dante et son allure italienne sulfureuse, elle décide que chaque kilomètre en valait la peine. Dommage que son comportement glacial ne corresponde pas à son corps sexy.

Depuis qu’il a perdu son dernier combat il y a dix ans, Dante ne donne jamais d’interviews. Mais maintenant, il est prêt à prouver au monde entier – et à son ex-femme – qu’il peut encore gagner un championnat. Il lance un ultimatum à Christiana : si elle réussit les cinq challenges qu’il lui lance, elle pourra lui poser cinq questions. Et ensuite, elle pourra partir. Pourtant, Dante a toujours eu un faible pour les belles femmes noires, et voir Christiana tous les jours suffit à faire fondre ses défenses. Bientôt, elle fait partie intégrante de l’histoire qu’elle est venue écrire…

J’ai découvert ce roman grâce à Youscribe. Je suis tout de suite tombée sous le charme de la personnalité de Christiana. C’est une femme noire de 35 ans, pétillante et comique ! Elle a surtout confiance en elle, elle fonce quand elle désire quelque chose et c’est un point que j’ai largement apprécié dans cette romance. On est très loin des clichés.

L’autre point positif: la narration interne. On a le point de vue de Christiana et ça m’a fait du bien de lire une romance du point de vue du personnage.

Nos protagonistes ont du vécu sentimental, surtout Dante, le beau brun italien de 42 ans. Il est séparé de sa femme, la mère de son fils, mais il ne l’a pas oubliée. Il semble très lié à elle. Cet homme a des valeurs. Pour lui, le mariage c’est pour la vie. Il veut d’ailleurs remonter sur le ring pour elle.

Christiana a donc un adversaire de taille à écarter de son chemin pour atteindre le cœur de Dante mais elle ne va pas s’avouer vaincue, non sans avoir joué toutes ses cartes…

Au niveau de la romance, ce n’est pas le romantisme à l’état pur mais l’essentiel s’y trouve: quelques moments de tendresse, de la séduction. Un kudos à l’auteur pour la scène de flirt.

Dante et Christiana forment une belle paire.

The real thing est une sympathique histoire d’amour même si j’ai noté quelques imperfections: quelques mots vulgaires, des descriptions dont on aurait pu se passer…

J’ai lu le livre en VO et le niveau de langue est accessible.

Sur ce, je vous laisse avec quelques doux extraits

‘I’m giving you my heart, Dante. Freely, and with no reservation. It’s yours. »
That actually felt right. Thirty-five years I’ve waited to give my heart away, and here it is, on an outcropping at Aylen Lake, Ontario, Canada, to a man whose ex-wife is watching us from the kitchen window.

I will still fight, though, » Dante says.
The Garden becomes silent.
He winks at me. « Christiana, I will fight you for the remote control. I will fight you for the covers. I will fight you for the right to cook in my own kitchen. I will fight for air when we …  » He raises his eyebrows.
« I will fight you when we work out together and make our daughter, » Dante continues. « I will fight to hold back my tears when we are married and when I hold my daughter for the first time. » He hugs me fiercely. « See, we are fighting already. It is the sure sign of a healthy marriage. Whatever fights you get into, make sure they end in a tie. »

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

TTL 117: La dernière reine de Philippa Gregory

Avec un jour de retard, voici mon Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Q comme…

Queen.

« Il veut que je meure. L’unique raison pour laquelle il m’accuse d’un crime passible de la peine de mort est qu’il veut me tuer. Henri, qui a fait exécuter deux de ses femmes et qui attendit qu’on lui annonce la mort de deux autres, entend désormais me faire subir le même sort. »

À trente et un ans, Catherine Parr est une jeune veuve et vie l’idylle parfaite avec Thomas Seymour. Mais lorsque Henri VIII, le souverain d’Angleterre qui a conduit quatre de ses femmes au tombeau, l’invite à l’épouser, elle doit se résigner à un choix qui n’en est pas un. Brillante et indépendante d’esprit, elle est une cible toute désignée pour ses adversaires politiques qui l’accusent d’hérésie, crime puni par le bûcher et dont l’ordre d’exécution est signé… par le roi. Catherine devra déjouer les pièges de la Cour si elle veut un jour retrouver son amant.

Je n’aurais jamais lu ce roman historique de plus de 600 pages s’il ne m’avait été offert dans le cadre du concours estival organisé par VendrediLecture il y a 3 ans. Et le lot était une surprise sinon je n’aurais pas participé. 😀

Je ne vous l’ai jamais caché, j’évite les pavés. Et j’ai d’ailleurs mis du temps avant de débuter le roman. Il m’a fallu une période de congés pour enfin le débuter et le terminer.

La dynastie des Tudor, je l’ai découverte à travers le film deux sœurs pour un roi. A part Catherine d’Aragon, les sœurs Boleyn, je ne savais rien des femmes d’Henri VIII. Ce roman axé sur sa dernière épouse m’a fait prendre quelques marches dans l’escalier du savoir.

Catherine Parr, veuve pour la 2e fois, pense enfin être libre de vivre un mariage d’amour avec Thomas Seymour. Mais le roi Henri VIII, qui a jeté son dévolu sur elle, en décide autrement.

Contre mauvaise fortune bon cœur, elle s’investit dans ce mariage et veut user de sa position de Queen pour permettre à la réforme de gagner du terrain en Angleterre. Mais les défenseurs de Rome ne sont pas bien loin…

Le lecteur est embarqué dans les intrigues de la cour avec les manipulations, les complots. Il y a du suspense, de la tension autour du sort de la reine. Il découvre Catherine Parr, une femme intelligente qui va réussir à survivre à ce mari qui a vu toutes ses femmes mourir.

J’ai beaucoup apprécié le volet religieux de ce roman. Les méditations de la Parole, les interprétations des saintes écritures. J’ai apprécié la mise en avant de l’érudition de la femme. Fleur bleue, l’histoire d’amour mise en sourdine ne m’a pas laissée indifférente.

Des bémols ? Je pourrais citer les redites et les longueurs. Ces éléments exclus, ce pavé reste une bonne découverte historique.

Avez-vous déjà lu la saga Tudor de cette auteure ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

TTL 116: Vivant ! Etser Emmanuel Kango

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : le livre le plus fin de votre bibliothèque.

Le livre le plus fin ayant déjà été présenté sur le blog, j’ai porté mon choix sur un autre livre qui est également fin: un recueil de poèmes de 86 pages d’un auteur auto-édité.

Qu’est-ce qui vous fait vous sentir VIVANT ? Ce recueil de poèmes, écrit avec une plume simple et légère, raconte toutefois avec profondeur toutes les choses qui nous font nous sentir fort, sensible, faillible… EN VIE ! Il parle d’amour, de liberté, de dépression, d’insouciance, du lâcher prise, du bonheur, du chagrin… de toutes les choses qu’on a tous une fois connues et qui font de nous des êtres vivants à part entière. Laissez-vous embarquer dans ce voyage avec l’auteur ; voyage qui vous rappellera forcément des choses que vous avez vécues ou des choses que vous désirez.

Le recueil est structuré en sept parties. 49 poèmes regroupés autour des thématiques suivantes : le travail, l’amour, les batailles, le bonheur, le lâcher-prise, la famille.

L’auteur nous partage ses bouts de vie, ses expériences de vie, ses rires et ses larmes, ses souvenirs et ses espérances.

Je suis fleur bleue mais étrangement, dans ce recueil, ce ne sont pas les poèmes autour de l’amour qui m’ont emportée.

Je me suis retrouvée dans les poèmes qui évoquent le travail. Ils traduisent des sentiments, des pensées que j’ai déjà eus. 🙂

J’ai également beaucoup apprécié les poèmes qui évoquent les batailles.

Les poèmes traduisent des réalités qu’on a déjà vécues avec des mots simples. J’ai bien aimé la fluidité de la plume de l’auteur.

Si vous voulez tenter l’expérience, cliquez ICI