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Damoclès : chronique et interview de l’auteure Fatou Ndong

Je remercie Livraddict et l’auteure Fatou Ndong pour ce partenariat.

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Madelyn Johnson est une jeune afro américaine de dix-sept ans. Elle grandit à Jackson, dans le Mississippi, l’un des Etats le plus ségrégationniste d’Amérique. Tout va basculer lorsqu’elle se verra confier par sa mère, employée en tant que bonne au sein de la famille la plus riche de Jackson, la lourde tâche de donner des cours particuliers à leur fils. Une mission à garder secrète quoi qu’il en coûte. Les Johnson devront non seulement faire face à la vie quotidienne dans le ghetto noir, mais aussi à l’absence d’un père qui a dû fuir le Ku Klux Klan il y a plusieurs années. Car dans le Mississippi, la peine de mort est la seule sentence pour les noirs coupables de quelque préjudice qu’il soit…

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Lorsque je lis des livres traitant de la ségrégation, je prends assez de recul afin de ne pas me laisser envahir par la haine, ne pas voir en chaque blanc un descendant de marchand d’esclaves. 

Je vous recommande d’ailleurs cette belle vidéo d’une femme d’aujourd’hui que j’admire. Elle nous invite à nous réconcilier avec l’histoire.

 

Revenons à Damoclès. 

L’histoire se passe dans les années 40 – 60, l’auteure nous présente dans un style fluide le décor de ces années notamment en présentant quelques extraits des lois Jim Crow.

Toute personne qui sera reconnue coupable de l’impression, de l’édition ou de la circulation de tracts ou pétitions recommandant ou présentant au public des informations, des arguments ou des suggestions en faveur de l’égalité sociale ou en faveur du mariage entre Blancs et Noirs, sera coupable d’un délit et risquera jusqu’à cinq cents dollars d’amende ou six mois de prison.

 

On ressent encore plus ce que ces hommes et femmes noirs ont enduré. Qu’est-ce que ça a été difficile d’être Noir à cette époque ! J’ai eu le cœur serré pendant toute ma lecture. 

 

– Non, mais c’est vrai, cite-moi une personne qui aime la couleur noire.

– J’en suis fière, moi.

Tu dois bien être la seule alors ! s’esclaffa-t-il, il n’ y a pas une personne au monde qui voudrait devenir noir !

 

Lecteurs de race blanche, dans une autre vie accepteriez-vous de devenir Noir ? 

Lecteurs de race noire, dans une autre vie accepteriez-vous de devenir Blanc ?

 

Des hommes vont se lever, le bras tendu, pour réclamer le respect de leur humanité. Le combat n’est pas facile mais ils ne se résignent pas. Certains vont utiliser la violence, d’autres la non-violence.

Quand vient l’heure pour les noirs d’exploser, ils appellent ça de la violence. Mais les blancs peuvent exploser contre les noirs toute la journée, et ce n’est jamais appelé violence. Malcom X 

Il y a tant d’injustices raciales, franchement ça m’écœure. 

J’ai admiré Madelyn (encore ce prénom pour une héroïne !) pour son courage. J’ai beaucoup aimé Sébastien, son meilleur ami très protecteur, sa moitié toujours disponible pour elle. Je l’ai d’ailleurs inscrit sur ma liste de Book Boyfriend. 

J’ai détesté James comme je déteste tous ceux qui se croient supérieurs aux autres à cause de leur couleur de peau.

L’histoire est captivante, je n’ai pas voulu dormir sans avoir lu le point final. J’espère de tout cœur qu’il y aura une suite. Je suis restée sur ma faim. Non, Madelyn et Sébastien ne peuvent pas finir ainsi…

Petit bémol : certaines scènes sont présentées par plusieurs personnages à la fois. Le côté répétitif m’a un peu gênée. On aurait pu juste avoir les différents points de vue et non une reprise de toute la scène. 

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  • Broché : 336 pages
  • Éditeur : Anyway (30 août 2016)
  • Collection : Découverte
  • Lien d’achat : ICI

 

Lire un livre c’est bien, discuter avec son auteur c’est encore mieux. 

lauteur

1. Fatou Ndong, une petite présentation ? 
J’ai 39 ans, je vis à Cergy Pontoise où je suis assistante de direction. J’ai fait mes études à
l’université de Nanterre, j’ai une licence en sciences de l’éducation.

2. Comment vous est venu l’envie d’écrire ? 
J’ai toujours aimé lire, surtout les romans fantastiques et les romans à l’eau de rose. Je devais avoir 13 ans environ quand j’ai commencé à écrire. J’ai commencé par de petites histoires comme celles qu’on trouve à la fin de certains magazines. J’ai tenté l’expérience d’écrire un roman qui a d’ailleurs beaucoup plu à mon entourage (mon seul lectorat à l’époque).
Pendant une certaine période, j’ai été fan de bit-lit, c’est pour cette raison que le choix de mon premier roman s’est porté sur cette catégorie.

3.Pourquoi avoir changé de maison d’édition pour la publication de Damoclès ?
Tout simplement parce que mon ancienne maison d’édition fermait ses portes. Suite à cela, les Editions Anyway m’ont proposé de travailler avec eux et de publier Damoclès.

4. Un conseil pour les écrivains débutants dans le choix de la maison d’édition ?
D’un côté, je dirais de surtout privilégier les maisons d’éditions qui ont un certain nombre d’années de vie car toutes ne survivent pas. De l’autre, travailler avec les petites maisons d’éditions peut aussi être un tremplin. Pour ma part, j’ai fait mes débuts avec les Editions Sharon Kéna et c’est grâce à Cyrielle que j’ai vraiment pu me lancer. Au final, c’est à l’écrivain de se faire son propre avis et de décider de ce qu’il pense être le mieux pour lui.

5. D’où vous est venue l’idée ou l’inspiration pour ce roman ?
Mon tout premier livre, celui qui n’a jamais été publié traitait déjà de ségrégation raciale. La télévision, les médias, les films, les reportages et bien entendu tout ce qui nous entoure me donnent de l’inspiration. Aujourd’hui encore il y a toujours des victimes de ségrégation. Elle est toujours d’actualité. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai écrit Damoclès, pour que l’on n’oublie pas.

6. Quelles ont été vos difficultés pendant l’écriture ?
Je n’ai pas eu de difficultés particulières. Lorsque l’inspiration est là, les mots coulent de
source. Même les recherches que j’ai faites ont été un vrai plaisir.

7. Y a-t-il un message que vous désirez faire passer aux lecteurs à travers cette œuvre ?
Oui bien sûr, un message de respect d’autrui, d’unité et de tolérance.

8. L’histoire s’achève avec des points de suspension. Il y aura sans aucun doute un tome 2.  Quand paraîtra-t- il ? On peut avoir un avant-gout de son contenu ?
Effectivement il y aura un tome 2. J’espère qu’il pourra paraître l’année prochaine. Ce que je peux vous dire c’est que certains protagonistes laisseront leurs places à d’autres. De nouveaux personnages feront leurs apparitions.

9. Votre cours préféré au secondaire ?
Mon cours préféré était l’anglais.

10. Lecteur exclusif ou auteur exclusif, vous devez faire un choix, lequel choisissez-vous ?
Aucune idée !

11. Le dernier livre que vous avez lu et adoré ?
Il n’y a pas de livre que j’ai « adoré ». Il y en a évidemment que j’ai aimé plus que d’autres.
Dans tous les cas, mon dernier livre lu est « Les étoiles de Noss Head » de Sophie Jomain.

 

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Enfin lu Le convoi de Marijosé Alie – Prix Ivoire 2016

Le convoi a remporté le Prix Ivoire 2016. J’ai attendu qu’il sorte en livre de poche pour pouvoir le lire et je trouve d’ailleurs que la couverture du format poche représente mieux le décor de l’oeuvre.

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À Campan, minuscule fin fond de l’Amazonie, il y a Marie qui marche et prie pour sa mère qui n’a jamais souri. Félicité qui tient son bazar, aime les hommes et s’occupe de tous les enfants du quartier. Tiouca, le guerrier blanc qui cherche l’oubli, Jonathan le fils révolté du procureur, Suzanne et son histoire. Il y a la vieille, un peu de monde et la vie indolente et chaotique au rythme du soleil, de la grande forêt, du tumulte du fleuve. Il y a aussi le signal de Lulla, fils de chaman. Julie la Parisienne qui n’a peur de rien sauf d’elle-même et Maïla, mannequin sur le déclin, qui arrivent. Et ce frémissement dans l’air, les rumeurs terribles et persistantes qui viennent de partout. D’un convoi qui se déplace dans la brousse avec le pressentiment des vies qu’il va bouleverser. 

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En fermant ce roman, je me suis demandé quoi écrire dans ma chronique. Le convoi est un récit fantastique étrange. Il n’est pas fait pour être raconté, plutôt pour être vécu… 

Le paysage du récit m’est inconnu, les personnages sont nombreux et s’expriment tous. Ils sont amérindiens, brésiliens, français… De prime abord cela déconcerte mais leurs singulières histoires captivent. Chacun porte un fardeau, a un manque à combler. Chacun a une tristesse qui chante au fond de son âme. Une tristesse qui émeut et qui nous lie d’une certaine manière à eux. 

L’intrigue du roman est axé sur le convoi qui se déplace. Un convoi mystérieux pensé par Alakipou qu’on appelle le Poète. C’est lui qui a rassemblé toutes ces personnes venant des quatre coins du monde dans cette jungle amazonienne. Quel est son but ? Fait-il du trafic de drogue ou du trafic humain ? Les indices sont flous, voire complexes mais je n’ai pas lâché le livre parce que la plume de Marijosé Alie est envoûtante. 

Elle a une maîtrise parfaite de la langue de Molière. Son style est riche, poétique. En tant que jeune auteure, j’ai beaucoup appris. Les escales (chapitres) dans ce voyage sont courtes et permettent de ne pas s’ennuyer. 

Elle fait chanter les mots. Elle exprime le désir sexuel féminin, souligne le brassage des cultures, appelle à l’acceptation des différences, à la connaissance, au respect de l’autre et de la nature. 

Ce qui fait la force de cette oeuvre c’est la diversité des personnalités. Chaque personnage apporte un ingrédient indispensable : Alakipou apporte le mystère, Félicité apporte l’amour, Jonathan apporte la rébellion, etc…

J’ai beaucoup apprécié les personnages en particulier Félicité et Tiouca.

J’ai été un peu déçue par le contenu du convoi. Je m’attendais à quelque chose de plus grandiose.

Le convoi est un sympathique roman. Une lecture idéale pour ceux qui aiment l’étrangeté, les romans d’aventures, les histoires peu communes. 

 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

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  • Broché: 392 pages
  • Editeur : HC éditions (7 janvier 2016)
  • Collection : ROMAN

 

  • Poche: 448 pages
  • Editeur : Pocket (5 janvier 2017)
  • Collection : BEST

 

GM signature

 

 

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Vaudace Tome 2 : un conte de fée révolutionnaire

Alors que tout semblait enfin bien parti entre Mugusi et elle, Éloïse tombe sur une photo qui remet tout en question, une photo surgie du passé de Mugusi qui semble lié au sien. Quelle est la vraie raison de la présence de ce dernier à Libreville, pourquoi possède-t-il une photo de sa mère dans ses affaires ? Qui est l’homme à côté duquel pose cette dernière et surtout : comment cela va-t-il affecter leur relation naissante ? Le mutisme buté dans lequel Mugusi se retranche achève de briser la fragile confiance qui s’était établie entre eux après Tokyo, et sonne le glas de leur histoire.

De Libreville à Lagos, laissez-vous embarquer dans le dernier volet d’une saga mythique, où la quête d’ambition se confond à celle de l’amour, où la passion de la mode, du succès et l’audace nous entraînent au-delà de nous-mêmes, à la rencontre d’un nous qui nous pousse à puiser dans des réserves dont nous ne soupçonnions pas même l’existence.

 

l'Afrique écrit

 

Je remercie l’équipe de communication de l’auteure pour ce service presse. J’ai d’ailleurs été agréablement surprise que ma remarque sur la couverture du TOME 1 ait été prise en compte.  Pour en savoir plus cliquez ici

Nous sommes toujours dans l’univers impitoyable de la mode. Je salue d’ailleurs le travail de recherche de l’auteure pour décrire fidèlement cet univers.

Le ⅘ de l’histoire se déroule à Libreville. Pas question d’essayer de découvrir l’animation de la capitale gabonaise ou de contempler la nature, c’est un roman psychologique alors l’auteure est centrée sur la description de l’état intérieur de ses personnages. Cependant, on a un petit aperçu de la vie à Lagos, ville où l’histoire est transposée dans le ⅕ du récit.

Eloïse, la rebelle n’a pas changé. Sa franchise, son ambition, son courage, son envie de concrétiser ses rêves sont restés intacts. Idem pour l’amour qu’elle porte à Mugusi. A ses côtés, elle perfectionne son talent, fait grandir sa passion pour les beaux vêtements.

 

Mugusi également n’a pas changé. Il aime Eloïse à sa façon. Il est toujours aussi froid, asocial, mystérieux et obsédé par son succès.

Leur relation, elle, évolue et nos amoureux deviennent des concurrents. J’avoue que j’ai apprécié les voir s’accrocher, se détester. 

Leur rivalité est de courte durée, ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre est trop fort mais …. les zones d’ombre de Mugusi mettent à mal leur relation.

Cet homme fort a une grande faiblesse, une faiblesse qui émeut.

Cette faiblesse parce qu’elle est difficile à contrôler effraie. Eloïse, elle, n’a pas peur de l’affronter. J’ai admiré son courage. L’amour donne les ailes pour survoler le gouffre de la peur.

Vaudace est un conte de fée révolutionnaire. Ici, c’est la femme forte qui accourt sur son cheval blanc pour sauver son prince ! Son amour donne un nouveau souffle à sa relation avec Mugusi. Ils deviennent partenaires en affaires, partenaires en amour…

J’ai fermé ce livre avec cette pensée en tête : l’amour n’est qu’une question d’abandon….

Ce tome 2 est un roman de qualité même si des coquilles viennent gâcher sa clarté. Les personnages sont aboutis, les thèmes abordés sont travaillés, l’auteure ne survole ni les questions psychiatriques, ni celles liées au féminisme.

On sent bien que l’auteure veut encourager les femmes à être des working girl, des femmes indépendantes qui réussissent par elles-mêmes et les inciter à plus d’entraide entre elles.

Elle inspire l’audace aux entrepreneurs. A travers Eloïse, c’est le parcours semé d’embûches de l’entrepreneur lambda qu’elle dresse : les challenges, les peurs, les doutes, les réorientations, la volonté d’y arriver.

Et vous ne vouliez rien demander à personne c’est ça ?

Non. Je voulais épuiser mes propres ressources avant d’appeler à l’aide. Il faut d’abord essayer très fort soi-même, puis si on n’y arrive pas, appeler au secours.

Respire et dis-toi juste : j’avance car ce qui pourrait m’arriver de pire ce serait de baisser les bras.

Le succès dépend des autres. L’accomplissement personnel ne dépend que de nous-mêmes. Et je préfère ne dépendre que de moi-même. Je sais que vous aussi. Alors réfléchissez-y. Si c’est après le succès que vous courrez, vous le ferez toute votre vie.

Je recommande ce livre à ceux qui sont fans de romans psychologiques, de développement personnel, de romance moderne.

Il aurait été mon 1er coup de cœur de l’année si certains points de vue d’Eloïse ne m’avaient pas irritée. Ceux qui me connaissent sauront de quoi je parle. 😉

des-details-sur-loeuvre

BON A SAVOIR  : Des petits clins d’oeil sont faits à des  personnages d’autres histoires de l’auteure : Elle et Adrien, Alexander et Leila, Gabriel, Denis, Lola. Pour en savoir plus sur ces personnages, vous n’aurez qu’à lire leurs histoires sur la page Facebook de l’auteure.

Lien d’achat : ICI

Nombre de pages  : 352

Site internet : www.leilamarmelade.com

Page Facebook : Leila Marmelade

Instagram : @leilamarmelade

Muswada : Leila Marmelade

Twitter : @LeilaMarmelade

 

 

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Le langage des fleurs : chronique et interview de l’auteure

Résumé de l'oeuvre

 

Rose est dans une relation amoureuse qui ne la satisfait pas mais à laquelle elle ne parvient pas à mettre un terme. Elle supporte le comportement souvent abusif de son petit ami et se concentre sur ce qui a de l’importance pour elle, à savoir, la boutique qu’elle a héritée de son père. Mais le beau Ethan va venir mettre son cœur à l’envers et chambouler le faible équilibre de sa vie. Rose se laissera-t-elle cueillir par ce bel inconnu tatoué au charme indéniable ? Arrivera-t-elle enfin à se libérer de cette relation sans amour qui la lie à un homme dont elle pense être redevable ? Une chose est sûre, l’été s’annonce plein de promesses et les mystérieuses livraisons de fleurs dont la jeune femme est gratifiée seront aussi surprenantes que réconfortantes.

l'Afrique écrit

Je remercie Livraddict et l’auteure Erika Boyer pour ce service presse.

J’ai d’abord été attirée par la couverture puis le résumé. Je suis dans ma phase de romance alors je me suis laissé tenter par cette romance contemporaine.

Rose est dans une relation par reconnaissance, habitude. Sa rencontre avec Ethan, le casanova, est décisive, libératrice. Elle découvre l’amour, cocktail d’émotions assez différent de ce qu’elle a connu avec son petit ami.

Leur histoire d’amour est mignonne, elle les transforme. Ethan le détaché devient plus responsable.  Comme toute romance qui se respecte, il y a de légères turbulences (quiproquos, malentendus, disputes…). On devine aisément que leur histoire se terminera en gros happy end mais ce n’est pas lassant parce qu’Ethan et Rose ne sont pas dans une bulle romanesque. Il y a des personnages fort plaisants qui les accompagnent, nous livrent une part d’eux.

L’auteure a ajouté des mystères, des effets de surprise au récit qui ont donné du goût à ma lecture :

  • Qui est donc ce mystérieux livreur de fleurs au langage symbolique ? L’auteure a réussi à me surprendre.
  • Quels sont les secrets de famille de Stecy et Ethan ?
  • Quels sont donc les pavés qui forment le chemin ténébreux qu’a emprunté Lucas par le passé ?  

 

Je dois vous avouer une chose : j’ai préféré les personnages secondaires aux héros. Ethan et Rose sont sympathiques, Lucas et Stecy sont sensationnels. J’aime les histoires d’amour compliquées, limite impossibles. J’aime les histoires d’amour où les protagonistes ont une différence d’âge, doivent mettre de la distance au risque de se blesser gravement. J’ai trouvé ce que j’aime dans le bout d’histoire que m’ont livré Lucas et Stecy. J’aurais voulu en savoir encore plus sur eux. 😦

Quelques éléments m’ont un peu ennuyée : Rose et Ethan sont liés par un drame du passé. J’ai trouvé assez abracadabrant le retournement de situation et la décision de la grand-mère.

J’ai également eu quelques incompréhensions au niveau de la syntaxe comme :

Mon cœur saigne en imaginant l’homme que j’aime en prise avec le chagrin ⇒  J’ai déjà entendu en proie à, aux prises avec mais jamais en prise avec.

J’ai pu en discuter avec l’auteure qui d’ailleurs est très ouverte.

EN BREF : Le langage des fleurs est une sympathique histoire sur la fraternité, l’amitié et l’amour. J’ai apprécié la plume innocente de l’auteure et ses soupçons de poésie.

J’ai été envoûté par une étonnante sirène dont le chant me comble de bonheur. Elle m’a entraîné dans les profondeurs de l’océan mais je n’ai pas peur de m’y noyer car son amour me permet de respirer, même au fin fond de l’Atlantique.

Vous pouvez acheter  le roman ICI

 


Lire un livre c’est bien, discuter avec son auteur c’est encore mieux.

Erika Boyer a vingt-sept ans, habite dans la région bordelaise avec son conjoint et ses animaux. Après avoir écrit pendant des années pour elle et ses amis, elle s’est lancée dans l’auto-édition en 2016 avec son premier roman, ‘Pardon’. Elle a ensuite sorti ‘Le langage des fleurs’ en juin 2017, une romance contemporaine. Son troisième roman, ‘Sous le même ciel’, est une romance M/M forte qui sortira en novembre 2017.

 

Comment t’est venue l’envie d’écrire ? 

Comme beaucoup de personnes, je crois, j’écris depuis toute jeune. Enfant déjà j’avais beaucoup à dire et j’aimais coucher sur papier mes idées, mes rêves… Mais je n’ai commencé à écrire réellement des histoires qu’à la fin de mon adolescence, quand je me suis inscrite sur un forum d’écriture. Cela me permettait de me décharger d’un trop-plein de sentiments et d’être en paix avec moi-même.

Quel a été le déclic pour l’auto-édition ?

Je ne comptais pas devenir auteur, j’avais d’ailleurs du mal à utiliser ce mot pour parler de moi. Au début, je voulais juste voir si j’étais capable d’aller au bout du projet et ensuite, j’ai voulu l’imprimer pour mes proches et moi. Et finalement, les retours positifs m’ont poussée à me lancer.

 

Un conseil pour ceux qui veulent se lancer ?

Il faut avoir envie. Cela peut sembler un peu idiot mais je pense que dans la vie, beaucoup de choses marchent avec de la motivation. Quand on veut vraiment quelque chose, on obtient de meilleurs résultats. Alors si vous avez une idée, un sujet dont vous voulez parler, que vous êtes prêts à passer du temps dessus, foncez ! Il faut faire ce qui nous rend heureux.

D’où t’est venue l’inspiration pour ce roman ?

Je lisais beaucoup de romances (moins aujourd’hui) et autant je ne peux pas en lire trop à la suite sans me lasser, autant je trouve que c’est un genre littéraire qui fait parfois du bien. Je ne suis pas romantique dans la vraie vie mais j’aime l’être parfois dans mes lectures, notamment après avoir lu un livre très dur qui a mis mon cœur à rude épreuve. Après avoir écrit ‘Pardon’, je voulais écrire quelque chose de plus simple et rafraîchissant, c’est pour ça que je suis partie sur ce style d’histoire. Je voulais une romance estivale, j’avais en mémoire des étés parfaits à Lacanau, j’aimais la signification des fleurs… Et voilà, je me suis lancée.

Peut-on savoir pourquoi tu lis moins de romances aujourd’hui ? 

Je trouve malheureusement que beaucoup se ressemblent. (C’est peut-être aussi le cas de la mienne.) Et puis, dernièrement, je suis attirée par d’autres genres littéraires comme la fantasy. Je marche par phase. À Noël, par exemple, je vais sûrement relire pas mal de romances parce que c’est une période que je trouve propice aux histoires mignonnes et tendres.
Un auteur de romance que tu admires en particulier ?
Si on parle de romance, je mentionne forcément Colleen Hoover. C’est mon auteure préférée. Elle a un style d’écriture que j’adore et ses histoires sont un parfait équilibre entre l’amour, l’émotion et l’humour. Je ne suis jamais déçue par ses livres.

On note un soupçon de poésie dans ton écriture, pourquoi ce choix ?

Je ne saurais pas vraiment vous expliquer ça, car je n’ai pas choisi. C’est ma manière de m’exprimer. Si à l’oral je suis moins lyrique parce que cela ne ferait pas naturel, à l’écrit je « parle » toujours comme ça. Je m’exprime à coup de longs pavés et quand le sujet me passionne, j’en parle avec ce soupçon de poésie que vous mentionnez. J’ignore d’où ça vient.

 

Quelles ont été tes difficultés pendant l’écriture ?

Le personnage de Rose a été une épreuve à elle toute seule. Je ne suis pas comme elle, je n’aurais pas supporté sa relation avec Mikael et ça a donc été très dur d’empêcher mes mains d’écrire simplement qu’elle le quittait, sans plus de difficultés.

 

Y a t-il un message que tu désirais faire passer aux lecteurs ?

Je ne dirais pas que j’ai souhaité faire passer un message mais j’ai quand même espéré que certains y voient quelque chose. Par exemple, il y a cette différence entre l’amour et l’habitude dans une relation et combien il est difficile de se sortir d’un quotidien défini même quand il ne nous rend pas heureux. On se demande souvent « Pourquoi elle ne le quitte pas » (dans le cas de Rose et Mikaël, par exemple), en vérité, c’est bien plus dur qu’on ne le pense. J’ai aussi voulu montrer une facette différente de l’amour, celle qui est rapide et passionnelle. Je pense que beaucoup se diront que ce n’était pas possible, pas plus que les drames dont ils ont tous été victimes. Mais toutes ces choses que j’écris, elles ne viennent pas exclusivement de mon imagination, elles sont inspirées de ma réalité et de celle de mes proches. À travers mes livres, j’aimerais montrer aux gens qu’il n’y a pas qu’une seule façon de vivre et ressentir les choses, qu’il n’y a pas de vérité absolue, que même si cela ne leur est jamais arrivé, cela ne veut pas dire que c’est impossible. Et bien entendu, je mets l’importance de l’amour en avant. Ici, c’était l’amour romantique et familial, mais il en existe bien d’autres.

 

Stecy et Lucas auront-ils leur propre livre ?

Tout à fait ! Ils auront leur propre livre. Le spin-off de ‘Le langage des fleurs’ sortira en 2018 et il me permettra de vous en dire plus sur ces deux personnages.

 

Tu as écrit sur l’inceste. Pourquoi avoir choisi d’écrire sur un sujet aussi difficile ?

J’ai toujours aimé les sujets tabou car je pense qu’ils permettent d’entrer dans un aspect psychologique qui est fascinant. Le sujet de l’inceste (consenti, il faut le préciser) m’intéressait, et en faisant des recherches, je me suis rendu compte qu’il n’était pas fictif. J’ai lu des témoignages intéressants et j’ai été touchée par la situation de ces personnes. Je me suis demandé combien cela devait être dur d’aimer une des rares personnes que la société nous interdit d’aimer. J’ai imaginé ma réaction, celle de mes proches, celles d’inconnus… Je me suis souvenue de ma propre souffrance face à un amour impossible et pourtant autorisé, et j’ai été frappée par l’émotion. Alors j’ai écrit ‘Pardon’. Une fois encore, je voulais offrir une vision différente du sujet et le présenter autrement que comme un drame. Je voulais montrer qu’au fond, ce n’est que de l’amour.

Ton cours préféré au secondaire ?

Le français, sans hésitation.

Lecteur exclusif ou auteur exclusif, lequel choisis-tu ?

Auteur exclusif. Même si cela me fendrait le cœur, je me raconterai mes propres histoires comme je le fais chaque soir pour m’endormir. Mais je ne pourrai jamais arrêter d’écrire.

Le dernier livre que tu as lu et adoré ?

Vraiment adoré ? ‘The Wrath & The Dawn’ de Renée Ahdieh. (‘Captive’ en français.) Mais ma dernière lecture était ‘L’exquise clarté d’un Rayon de Lune’ de Sarah Morgan. Je l’ai bien aimé aussi.

 

Merci à l’auteure pour sa disponibilité et à vous de m’avoir lu jusqu’ici. Vous appréciez le concept chronique+ interview ?

 

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Désolée, je suis attendue – la working girl extrême

Yaël ne vit que pour son travail. Interprète dans une agence internationale, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaire sans jamais se laisser le temps de respirer. Juchée sur ses escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis de longue date qui s’inquiètent de son attitude. Peu tourmentée par les reproches qu’on lui adresse, elle a une volonté farouche de réussir. Jusqu’au jour où le passé ressurgit pour fragiliser ses certitudes.

l'Afrique écrit

 

En lisant la 4e de couverture, j’ai eu un air de déjà-vu. J’ai pensé que l’histoire ressemblerait à celle de Sarah. Ce n’était qu’une fausse impression…

Le chapitre 1 m’a fait sourire, repenser à mes années fac. J’ai apprécié le côté détaché, je-m’en-foustiste de Yaël. Elle aime la fiesta, les vadrouilles.

Au chapitre 2, revirement total. Cette Yaël a disparu. Dix ans ont passé et elle est devenue une véritable working girl qui ne vit que pour son travail. Quelle est la cause de ce brusque changement ? J’ai tenté de la découvrir en allant jusqu’au bout de ma lecture.

Etre une puissante femme d’affaires, toujours entre deux autres avions, enchaîner les dîners d’affaires, j’ai rêvé de l’être mais pas d’une façon aussi radicale que Yaël. Je peux me passer de l’amour d’un homme mais je ne pourrais jamais me passer de la présence constante de ma famille et de la folie de mes amis ! C’est vital !

Yaël a peur de ne pas pouvoir réussir à combiner vie professionnelle et vie de famille et/ou sociale. C’est une problématique à laquelle bon nombre de wonderwomen font face.

Désolée, je suis attendue y répond : tout est question d’organisation et de volonté. Ce n’est ni facile ni impossible. 

L’ambition ne doit pas être un frein à l’amour et au bonheur et en même temps celui qui partage notre vie doit comprendre notre ambition.

Quand je te disais que personne ne devait t’entraver, ça voulait simplement dire que tu ne devais pas renier tes ambitions à cause de la personne avec qui tu vis. Quand on fait ça, un jour ou l’autre on trinque, et on finit par rendre l’autre responsable de son échec. La question du choix ne doit pas se poser. 

Désolée, je suis attendue est une sympathique histoire d’amitié et d’amour. Ce roman est l’évolution d’une vie ou plutôt l’histoire d’une femme qui se retrouve. 

Le style d’écriture est très simple, les personnages sont vivants. 

J’ai refermé ce livre avec une note d’espoir. Je suis toujours à la recherche de mon coup de cœur de l’année et j’espère que le prochain livre que je m’apprête à ouvrir sera le bon…

Et vous, nobles gens, vivez-vous pour travailler ou travaillez-vous pour vivre ?

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Lola et les lettres de Rose

Coucou les amis ! Quel plaisir de vous retrouver ! 🙂

Toujours à la recherche de prix littéraires à lire, je suis tombée par hasard sur le Prix du Livre Romantique des éditions Charleston.

J’ai découvert qu’un roman que j’avais vu sur l’un des blogs que je suis avait été lauréat de ce prix. Il s’agit des Lettres de Rose de Clarisse Sabard.  

Vu qu’il y a un prequel à ce roman et qu’il est très court, j’ai commencé par celui-ci.

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Marianne et Thierry se rencontrent sur une plage à Nice, dans les années 70. C’est le coup de foudre. Très vite ils se marient et tentent d’avoir un enfant. Mais le sort en a décidé autrement. Jusqu’à ce qu’un coup de téléphone change à jamais leur vie…

En 30 pages, Marianne nous décrit brièvement son enfance, sa rencontre avec Thierry, l’homme de sa vie, son infertilité, le coup de téléphone qui va changer leur vie de couple et leur première rencontre avec Lola, la petite fille qu’ils ont adopté. L’écriture est assez fluide, on a envie de savoir si la venue de Lola va impacter positivement leur vie. 

 

cover les lettres de rose

 

Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. De nos jours, à presque 30 ans, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. Mais sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange testament : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres lui apprenant ses origines. Elle découvre ainsi la vie de son arriere grand-mère Louise, de sa grand mère Rose et de sa mère Nadège, ainsi que les dérangeantes circonstances de sa naissance. Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait. Réveiller les secrets du passé lui permettra-t-elle d’avancer vers son avenir ?

 

mon-avis-de-lecture

Lola mène une vie normale comme le commun des mortels. Son meilleur ami Tristan est homosexuel et ce cliché m’a exaspérée. Un homme et une femme tous les deux hétéro ne peuvent-ils pas être meilleurs amis ? Faut-il forcément pour qu’une relation amicale homme-femme tienne que l’un d’entre eux soit homosexuel ?

 

Son passé accourt vers elle lorsqu’elle reçoit un coup de fil de notaire. J’ai bien aimé le parcours que lui a tracé Rose pour reconstituer son passé.

Rose m’a embarquée dans sa saga familiale des années 1900 aux années 2000 où amour passionnel, mariage de convenance, petits et grands mensonges, secrets et drames se mêlent.

Les Lettres de Rose est comme une salle d’exposition où figurent différents portraits de femmes. J’ai beaucoup aimé la diversité de leurs personnalités : bonne sœur, femme masculine, femme romantique, femme ambitieuse, femme se reposant sur son homme…

J’ai pris plaisir à découvrir Louise, cette femme au caractère bien trempé qui a réussi à faire de sa vie ce qu’elle voulait, décidé bon nombre de fois de la tournure de la vie des autres. Je l’ai admirée, détestée également pour les amours avortés dont elle en est la cause.

J’ai plus été passionnée par l’histoire de Rose que par celle de Lola. J’étais d’ailleurs un peu déçue à chaque fois qu’on revenait au présent qui est l’histoire de Lola.

Jim n’aura pas l’immense honneur de faire partie de mes bookboyfriend. Le fait qu’il ressemble à Clovis Cornillac ne l’aide pas beaucoup.

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Les Lettres de Rose aborde l’effet domino de nos choix souvent égoïstes. Elle expose jusqu’où on est souvent prêt à aller pour satisfaire son ambition, assurer son ascension sociale, ce qu’on est prêt à accepter par amour ou pour sauver les apparences. 

J’ai découvert et trouvé intéressante la plume de Clarisse Sabard. Elle est légère, sans fioritures. Son premier roman est bon, pas extra. Je m’attendais à quelque chose de plus sensationnel, émouvant  après lecture des différents avis sur les réseaux sociaux… 

 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

fleur v1

 

 

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La reine de Saba – Marek Halter

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Elle était noire. Elle était belle. Elle subjuguait par son esprit. Guerrière, elle imposa la paix, neuf siècles avant notre ère, sur le fabuleux royaume de Saba, pays d’or et d’encens.
Mais sa plus belle bataille fut celle de l’amour et de l’intelligence mêlés. Elle défia le roi Salomon par le jeu des énigmes. Vaincue, elle se donna à lui pour trois éblouissantes nuits. Trois nuits que le chant du Cantique des Cantiques inscrira pour l’éternité dans la mémoire amoureuse de l’Occident.
L’histoire nous dit que Makéda, reine de Saba, et Salomon, roi de Juda et d’Israël, eurent un fils, Ménélik, le premier d’une longue lignée de rois africains.

l'Afrique écrit

 

En bonne chrétienne romantique, je porte une attention particulière aux amours dans la Bible. J’ai donc été heureuse d’apprendre que Marek Halter avait écrit sur la Reine de Saba. Je voulais vivre en fiction son histoire d’amour avec le Roi Salomon.

Mais l’oeuvre de Marek Halter n’est pas centrée sur cet amour. Il nous présente Makéda, fille d’Akébo le Grand, la petite princesse qui sait s’imposer.

Les 4 premières parties de l’oeuvre, Marek Halter nous transporte dans le royaume de Saba, ses villes Maryab, Axoum, Makka’h et Sabas, ses richesses naturelles comme l’or, l’encens et ses belles senteurs. On suit avec grande attention les complots, les combats de vengeance ou ceux qui font asseoir l’autorité.

Makéda est une princesse avec un fort caractère et elle ne perd pas ce caractère en accédant au trône. C’est une femme forte, une véritable combattante. J’ai apprécié son opiniâtreté, sa curiosité du monde qui l’entoure.

J’ai également admiré le dévouement de Kirisha envers Akébo le grand et Makéda. C’est une femme exceptionnelle qui aime sans rien attendre en retour.

J’ai beaucoup apprécié la cinquième partie, la rencontre de Makéda avec le roi Salomon, leur désir intense mais bref. 

La reine de Saba présente des femmes qui n’aiment qu’une fois, celles qui ne veulent pas vivre à travers les titres des hommes et n’ont besoin que de leur amour.

J’ai passé un bon moment de lecture.

 

Ainsi allait la vie des hommes : le chaud alternait avec le froid, l’obscur avec l’éblouissant. Et les larmes naissaient entre les dents du rire. La sagesse consistait à ne jamais oublier ce que la douleur nous enseignait.

 

L’amour se vole et s’emporte. Il est gravé dans mon corps. Ce que tu fais durer, tu le fais pourrir. Ce qui est dans notre chant est éternel.
Il protesta et menaça.
— Tu l’as reconnu, le désir du désir n’est qu’un frôlement de rien. Le plus grand pouvoir de l’amour, tes pères te l’ont enseigné, c’est la mémoire.

 

Sagesse des femmes : prendre et emporter l’amour avant que le temps le réduise en poussière.
Sagesse des femmes : ne demeure pas dans l’éclair qui te brûle le ventre. Le beau deviendra aigre comme le lait des chamelles trop longtemps restées dans les prés gras.

 

fleur v1

 

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La cueilleuse de thé, portrait d’une femme forte

Couverture Cueilleuse de thé

Au Sri Lanka, l’ancien Ceylan, Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation. Depuis dix ans déjà, elle ploie sous les lourds sacs de feuilles de thé et sous le joug des contremaîtres, mais, à l’aube de ses vingt ans, la jeune femme a d’autres rêves. Elle est bien décidée à partir, à échapper à la condition de celles qui, dans les théiers et dans les maisons, sont au service des hommes. Elle ne sera pas cueilleuse de thé toute sa vie, comme sa mère, comme toutes ces femmes asservies qui n’ont d’autres horizons que les interminables rangées de théiers…

Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d’un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d’autres personnes et surtout d’autres envies. La cueilleuse de thé qu’elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

l'Afrique écrit

J’ai éprouvé beaucoup de peine pour Pokonaruya, cueilleuse de thé, victime d’un mariage arrangé. Elle est brimée par sa belle-mère et son époux de pacotille Datu-Guemi, un homme détestable au plus haut point. J’ai adoré la punition qu’a réservé Shemlaheila à ce dernier. Cet homme méritait le pire, il a humilié tant de femmes !

J’ai admiré la force de Shemlaheila, son NON catégorique face à la fatalité. Elle sait qu’elle a le pouvoir de changer son destin, celui qu’on colle par facilité aux femmes. Elle veut vivre sa vie, ses rêves et elle s’en donne les moyens même quand le parcours est difficile.

C’est une femme attachée à ses racines, forte, courageuse, une féministe comme on les appelle aujourd’hui. Elle est déterminée et non bornée. Elle réajuste ses ambitions quand il le faut. 

Avec elle, j’ai revu mon aventure d’immigrée, le bonheur des rencontres, la richesse d’une culture différente de la mienne. 

Plus tard, viendraient l’exaltation du retour, la joie de son enrichissement, la gratitude pour ce qu’elle était devenue. Elle n’avait pas seulement appris la langue, elle n’avait pas seulement engrangé des connaissances, elle avait appris la liberté d’être femme.

Son histoire d’amour n’était pas évidente. L’auteure m’a mise sur une fausse piste, a réussi à créer la surprise. Eh oui, une histoire d’amour peut en cacher une autre.

Par contre, je suis restée sur ma faim. Il y a quelques instants d’amour mais ils sont brefs. J’aurais voulu en savoir plus sur l’histoire d’amour de Shelma et D.

J’ai moins aimé la fin, je l’ai trouvé très précipitée.

Le livre est plutôt axé sur la quête d’indépendance de Shelma que sur l’amour. Ce n’est pas de la romance mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas du romantisme. 

Cueilleuse de thé est très complet en terme de romantisme. Il en respecte les thèmes et principes à savoir la mélancolie, la nostalgie, le moi en souffrance, la nature, le désir de fuite, le voyage, le rêve et la spiritualité.

 

CONCLUSION : Ce livre nous rappelle les conditions des femmes dans le monde qui doivent être améliorées. Les femmes doivent pouvoir jouir de leurs droits, les hommes doivent arrêter de croire que le corps des femmes leur appartient, les jeunes filles doivent étudier et non se marier si tôt.

Ce roman est à lire et à faire lire à toutes les femmes qui luttent pour que d’autres femmes soient libres et heureuses. 

signature coeur graceminlibe

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Une bouteille à la mer, roman d’amour émouvant

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Seul sur son bateau, un homme lance une bouteille à la mer. Au gré des vapes et du hasard, la bouteille aurait pu finir sa course n’importe où, et le message qu’elle enfermait ne jamais être lu… Mais elle a échoué sur une plage de Cape Cod. Et transformé la vie de la jeune femme qui se trouvait là. Theresa, journaliste et mère de famille divorcée, découvre, bouleversée, la plus belle lettre d’amour qu’elle ait jamais lue, la lettre d’un homme à la femme de sa vie, qui vient de mourir. Dès lors, elle ne pense plus qu’à retrouver l’auteur de cette lettre. Connaître son histoire, voir quel visage se cache derrière ces mots qui ont éveillé au plus profond d’elle-même un sentiment qu’elle n’ose pas encore nommer… Mais lui, saura-t-il de nouveau aimer et être aimé ?

mon-avis-de-lecture

C’est l’été, la saison littéraire légère, le temps des histoires d’amour éphémères…. J’ai voulu découvrir l’un des auteurs de romances connus à savoir Nicholas Sparks. Dans le groupe Accro aux livres, une passionnée de lecture m’a recommandé Une bouteille à la mer et je lui en suis reconnaissante.

Theresa est une mère célibataire. Divorcée, seule avec son travail et son fils, elle a envie de renouer avec l’amour. Une bouteille lancée à la mer vient raviver cette envie. L’amour se présente avec une pointe de folie que j’aime bien. 

J’ai souri lorsque Theresa est allée à la rencontre de cet homme qui la charme sans qu’elle ne sache à quoi il ressemble.  Elle m’a rappelé mes audaces amoureuses. 😀

Leur rencontre est romantique, leur rapprochement se fait en délicatesse. L’auteur sait faire rêver. Garrett est un bel homme mais il a aussi ce côté sensible qui ferait chavirer n’importe quelle femme fleur bleue.

Theresa a fait le deuil de son divorce et l’infidélité du père de son fils, Garrett lui n’a pas fait le deuil de sa relation écourtée avec Catherine. Il ne s’est pas encore remis de la mort de celle qu’il a aimé plus que lui-même. Le fantôme de Catherine menace la croissance de cet amour naissant. 

Une rupture s’installe. Je pensais qu’elle aurait été de courte durée, je m’imaginais déjà comment se ferait la réconciliation mais l’auteur a déjoué mes plans. Le dénouement m’a fortement surprise, je ne m’attendais pas à une fin aussi déchirante. Elle m’a laissée pantoise. 

J’ai apprécié ma lecture car elle a réussi à me surprendre et à m’émouvoir. La narration de l’auteur est très descriptive, les néophytes apprendront beaucoup sur l’univers des bateaux et la plongée sous-marine. Le style de l’auteur est fluide. Les pages se tournent d’elles-mêmes.

 

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  • Broché: 285 pages
  • Editeur : Robert Laffont
  • Année de publication: 1999
  • Collection : Best-sellers

 

Vous avez d’autres œuvres de Nicholas Sparks à me recommander ?

 

fleur v1

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Opération séduction – Joëlle Anskey

Après la lecture de Terre Ceinte, je voulais une lecture légère. J’ai donc opté pour Opération Séduction. Aimant bien la plume de Joëlle Anskey (pseudonyme de Regina Yaou) j’étais sûre de passer un bon moment d’évasion livresque.

Operation séduction par [Anskey, Joëlle, Adoras .]

Sur son livre de mort, Manti, la mère de Jean-Claude fait jurer à car dernier qu’il épousera Anskey, la femme qu’elle lui a choisi depuis l’enfance. Mais voilà, Jean-Claude a un projet bien plus excitant que ce mariage forcé ! Lorsqu’elle apprend que, à la faveur d’une année sabbatique, Jean-Claude va passer du temps au village, Anskey s’y rend aussi. Elle va donc déployer la grande artillerie, une opération séduction, pour transformer son mariage « forcé » en mariage d’amour. Mais, et le fiancé ? Mordra-t-il à l’hameçon ?

l'Afrique écrit

 

L’auteure a dédicacé ce livre à celle qui était fiancée par sa famille à un inconnu. J’ai été touchée par cette dédicace. J’ai pensé à toutes ces femmes qui ont vécu des mariages forcés, arrangés. Le destin a été tendre envers certaines, dure envers d’autres. 

Au 21e siècle, ce genre de mariage perdure. Anskey, l’intellectuelle, va l’expérimenter mais elle ne s’en plaint pas. Elle est déjà amoureuse de Jean-Claude. Ce dernier qui ne la trouvait pas belle il y a plusieurs années a toujours refusé de la rencontrer.

Anskey, décidée à se faire aimer par son mari, met en place son Opération Séduction au village. Elle veille à distance au bien-être de son futur époux. Elle cuisine de beaux mets pour lui. Jean-Claude y est attentif mais il pense à une autre femme qu’il a rencontrée à l’aéroport : Bijou. Anskey fera son possible pour être cette Bijou….

Dans ce voyage vers l’amour, il y a des turbulences qu’on appelle Rokaya, l’ex de Jean-Claude. Heureusement, ces turbulences sont de courte durée.

La narration est à la 3e personne mais elle est vivante. Du coup, on arrive à ressentir les émotions des personnages. J’ai bien aimé la personnalité d’Anskey : elle est joviale, folle et déterminée. J’ai passé un bon moment de lecture en sa compagnie. 

Jean-Claude est un beau gentleman mais il ne m’a pas fait chavirer. Il n’arrive pas à la cheville de mon prince charmant imaginaire. ❤ ❤

Les descriptions sont également bien faites, celles sur les mets du pays m’ont donné l’eau à la bouche.

En lectrice exigeante, je m’attendais à plus de passion, plus de bouleversement mais il faut que je me rende à l’évidence :  les romances ADORAS étaient bouleversantes mais ça c’était avant…. 

 

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