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Pour l’amour de Robin, catégorie romance – Prix des Auteurs Inconnus

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2017, catégorie romance

Couverture Pour l'amour de Robin

A 16 ans, Cassie est amoureuse et rêve de devenir médecin. Son avenir lui semble tout tracé. Elle est chanceuse, David, son petit ami est un des garçons le plus populaire du lycée. Mais le prince charmant révèle son vrai visage quelques temps plus tard et la quitte. Son monde s’écroule quand elle découvre qu’elle est enceinte. Tout comme David, elle se retrouve abandonnée et rejetée par ses parents. Malgré un parcours semé d’embûches, elle trouve la force de réaliser son rêve et obtient son diplôme. Elle est médecin aux urgences de l’hôpital de la petite ville de Sonora, en Californie. Mais il lui faut une nounou pour son fils, Robin, qui se fait un malin plaisir à toutes les faire fuir. Jusqu’au jour où le séduisant Alan frappe à sa porte et bouscule leur vie. Alan saura-t-il apprivoiser le petit Robin ?

l'Afrique écrit

A la lecture des 10 premières pages, j’ai eu l’impression que le roman était psychologique puisque la narration allait à l’essentiel, se concentrait sur les personnages et leurs émotions. 

Un homme nounou ! Original, j’ai trouvé. Si les femmes font des métiers d’hommes, des hommes peuvent aussi faire des métiers de femmes. Quel joli monde, on aurait !
Alan et Cassie m’ont attirée. J’ai eu envie de savoir comment ils allaient s’en sortir sans leurs parents.

Etre mère à 16 ans, s’occuper d’un enfant et poursuivre ses études de médecine. Il faut une certaine dose de détermination pour le faire. Je salue le courage de ces femmes qui ont eu le même parcours que Cassie. Des femmes battantes comme je les aime. 

Cassie est subjuguée par le physique d’Alan. Il faut dire qu’il est parfait : grand et musclé.  Lui la trouve pas mal, elle ne se met pas assez en valeur. Quand elle le fait, la machine de la séduction se met en place. Très vite, leurs corps se rapprochent, fusionnent dans une sensualité décrite sans excès.

L’érotisme est présent mais on est très loin de Cinquante nuances. 

Alan est l’homme idéal : il est gentil, riche, s’occupe bien de Robin et c’est un cordon bleu ! Un parfait bookboyfriend ! Un homme que j’épouserais les yeux fermés mais ce n’est pas moi qu’il aime.

Cassie a des sentiments pour lui mais hésite. Il n’a aucune situation stable. De plus, elle a peur de faire à nouveau confiance à un homme. Elle a un très sale caractère. Elle démarre au quart de tour et a souvent des paroles humiliantes. Elle m’a agacée, à toujours être en colère, chercher des occasions de dispute.

 

Pour l’amour de Robin explore la relation parent-enfant et montre l’amour imparfait, les erreurs, les blessures, les réconciliations. J’ai apprécié cette mise en avant de la famille, l’un des plus beaux dons de cette vie.

Le cancer s’est invité dans ce récit et vient jeter un voile de tristesse. J’ai eu une forte pensée pour ces mères célibataires qui se retrouvent seules et doivent accompagner leurs enfants sur ce chemin de douleur.

La tristesse ne dure pas longtemps. L’équilibre revient, les petits mensonges sont dévoilés, pardonnés. L’amour est magnifié, célébré. Comme dans toute romance qui se respecte, la fin heureuse est au rendez-vous.

Que dire de la forme de l’oeuvre ?

La plume de l’auteure est simple, accessible, douce, un peu fébrile par moment. Certaines formulations ont le caractère d’un enfant. Cela montre toute l’innocence et la sincérité de la plume de l’auteure.

Il y a cependant quelques bémols.

  • Au début du chapitre 1, j’ai eu une petite confusion. C’est écrit 12 ans plus tard mais Robin n’a que 9 ans. J’ai eu des doutes sur la durée de la grossesse, ces doutes se sont dissipés. 10 ans se sont écoulés au lieu de 12.
  • Une autre confusion au milieu de l’histoire. Un Chris apparaît dans une description où il s’agit d’Alan. Sûrement une erreur.
  • « Je le détaille de la tête au pied. Un bon mètre quatre-vingt pour quatre-vingt kilos. » : ils viennent de se rencontrer,  a-t-elle le compas dans l’œil pour deviner exactement son poids ?

J’ai noté plus d’une quinzaine de coquilles, des fautes de conjugaison, d’accord qui altèrent la qualité du roman :

« Qu’en penses Robin ? – page 34

« Moi qui aie passé » – page 35

« Il me salut » -page 69

« A la façon dont je lui ai parlée, je doute qu’elle ne me le dise un jour  » (page 83)

« Les filles faciles ne n’attirent pas » – page 83

« Non, ne me dit rien » -page 96

« Nous ne la laisseront pas faire » – page 165

« Ne dit pas ça mon fils » page 184

« Comment un enfant de neuf ans peut concevoir rester enfermer«  – page 186

« Chaque semaine, il va chercher ses devoirs et les travaillent aussi avec lui » – page 187

« S’il te plaît, ne fait pas les mêmes erreurs » – page 204

« Le professeur a accéder à ma requête » – page 211

« Tous les événements ce sont enchaînés »- page 214

« Tu ne pourras rien changé«  – page 224

« Mes yeux se promène«  – page 228

« A la tombé de la nuit » – page 236

« Je n’ai pas pu dormi « – page 257

des-details-sur-loeuvre

Éditeur : Editions Maïa

Date de publication : avril 2017

Existe en version numérique et papier

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Pour découvrir le jour 13 du Calendrier de l’Avent littéraire, c’est par ICI

 

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Voyageuse, sélection romance – Prix des Auteurs Inconnus

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2017 dans la catégorie romance

 

À 18 ans, Kanyin vient de terminer son lycée avec brio et ne tient plus en place à l’idée d’entrer enfin à l’université.
Toutefois, lorsque sa mère lui annonce qu’elle doit passer ses vacances au Bénin, auprès de son père, sa bonne humeur s’évapore. Ce dernier étant constamment accaparé par son métier de chirurgien, la jeune fille s’attend à deux mois d’ennui et de solitude.
Elle ne prévoyait certainement pas retrouver un vieil ami d’enfance dans une situation plus qu’inattendue : dans le coma.
Et elle s’attendait encore moins à ce qu’en le touchant, elle se retrouve projetée dans un endroit des plus étranges…

 

l'Afrique écrit

Quel plaisir de retrouver les terres de l’Afrique dans un roman ! L’Afrique et ses chaleurs excessives, ses mets, ses animations.

Au Bénin, l’auteure nous construit un univers fantastique. Avec un style fluide, un ton dynamique, une maîtrise de la langue française et de la culture chinoise, elle nous convainc de participer à l’aventure de Kanyin. On se coupe donc du monde réel, se laisse transporter jusqu’à la prison des âmes.

Là-bas, Kanyin retrouve son ami et amoureux secret Jun. Il n’est pas le seul prisonnier. Comment libérer toutes ces âmes perdues ? Kanyin parvint à trouver la solution. On est plongé dans l’astrologie chinoise, initié à l’art des runes. N’ayant jamais entendu parler des runes, j’étais un peu perdue au début.

Les turbulences s’annoncent. Il y a de l’action. Impossible de fermer l’œil avec de telles secousses. Tout ne se passe pas comme prévu. La tristesse pointe le bout de son nez lorsque des compagnons de Jun disparaissent.

L’histoire se focalise sur l’héroïne principale : Kanyin qui d’ailleurs est une fille forte, déterminée. J’aurais voulu en savoir plus sur Jun, Kaido, Xin Yi, Alisha. Vu qu’on en est qu’au premier tome, je pense que mon envie sera satisfaite dans la suite.

Voyageuse est classé dans la romance. Il y a effectivement une relation d’amour mais elle n’est pas très développée. Elle n’est restée qu’au stade des prémices. La relation n’est pas vécue. Le récit prend fin au moment où Kanyin et son amoureux se retrouvent. Je suis restée sur ma faim.

Voyageuse est un roman presque parfait tant sur le fond que sur la forme. Je n’ai noté en effet qu’une coquille, une faute de conjugaison : nous nous mirent (page 160/379)

Il aurait été un coup de cœur s’il avait rempli tous mes critères comme être submergé par les émotions, me séparer difficilement des personnages, ressentir un grand vide à la fin. 

C’est une lecture très divertissante, prenante. L’auteure a réussi à créer l’envie de lire le Tome 2. N’hésitez pas à réserver votre place sur le prochain vol !

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Éditeur : Createspace Independant platform
Date de parution : 12 Juillet 2017
Nombre de pages246 

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Une raison d’espérer – Prix des Auteurs Inconnus sélection romance

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2017 dans la catégorie romance.

Couverture Une raison d'espérer

Il lui a tout pris. Pourra-t-elle tout lui reprendre ?
Lily est une femme maltraitée par son mari.
Depuis cette grossesse que Denis ne voulait pas.
Depuis Charlotte…
Et si en public le couple Châtelain fait rêver, derrière les portes closes, la réalité est tout autre. Non seulement Lily subit la brutalité de son mari, mais elle doit aussi supporter de vivre sans sa fille qu’elle aime pourtant désespérément.
Jusqu’à cette soirée où tout bascule, et cet accord qui conduit les époux en Australie.
A Perth, Lily fait la connaissance de Tate, un vendeur de Harley Davidson.
Son attirance pour lui est immédiate, irrésistible ; elle tourne vite à l’obsession.
La jeune femme osera-t-elle braver l’interdit ultime et tromper Denis ?
De plus en plus jaloux et possessif, celui-ci lui, ne reculera devant rien pour la garder sous son contrôle. Ira-t-il jusqu’à commettre l’irréparable ? Lily aura-t-elle le courage de relever la tête et de l’affronter ? 
Et si en Australie, la jeune femme trouvait enfin une raison d’espérer ?

l'Afrique écrit

Ce roman est arrivé en quatrième position dans ma sélection. 

Les 8 premiers chapitres de ce roman ont été une lecture difficile. Il m’a été difficile de supporter la brutalité et les égards méprisants de Denis. Difficile de lire les maltraitances physiques et psychologiques de Lily. Comment peut-on vivre dans ce climat de peur constante ?

Lily reste aux côtés de Denis pour sa fille atteinte d’un handicap, fille que Denis refuse d’accepter. C’est fou comment cet homme fait attention aux apparences, combien il supporte mal les imperfections.

L’auteure aborde un thème délicat : vivre avec un enfant handicapé. Lily a refusé de mettre un terme à la vie de son enfant, a considéré son handicap comme une simple différence. 

Lily est très courageuse mais jusqu’à quand va-t-elle supporter cette emprise ? Pourquoi ne divorce-t-elle pas ? Sa passivité m’a lassée mais on ne peut pas comprendre tant qu’on n’a pas emprunté ce chemin de manipulation mentale, de violence conjugale.

Heureusement, il y a Tate. Nuage de douceur dans la vie de Lily. Véritable gentleman, l’opposé de Denis. Avec lui, Lily renaît, espère. Leur relation est pleine de tendresse, c’est un baume, un instant de répit pour le lecteur dans ce paysage de brutalité dessiné par Denis.

Poussée par la curiosité, j’ai tourné avec entrain les pages, aidée par la fluidité du style de l’auteure. Je voulais découvrir la manière dont Lily se sortirait de ce mariage oppressant. 

Je m’étais imaginée un scénario alambiqué digne d’un scénario de création originale CANAL+ , l’auteure a faussé mes plans. Lily ne s’est pas libérée, « on » l’a libérée. J’ai trouvé que le trépas était une voie de facilité. Cette voie soulage mais je pense que l’auteure avait la capacité d’aller plus loin. 

Que dire de la forme de l’oeuvre ? 

Le style descriptif de l’auteur est accessible, le vocabulaire employé varié. Les descriptions des lieux et des personnages sont suffisamment claires pour que le lecteur se les représente. 

Le niveau de langue est approprié au contexte de l’oeuvre, aucune digression ne coupe le fil du récit. J’ai noté 5 coquilles dans le récit mais elles n’entachent pas sa qualité. Les scènes de sexe présentes sont brutales du côté de Denis, sensuelles quand il s’agit de Tate.

Une raison d’espérer est une découverte loin d’être quelconque. Une écriture délicate et dure à la fois qui aborde des thématiques intéressantes comme la violence conjugale, l’handicap d’un enfant, le culte de la perfection. 

 

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Formats disponibles : ebook Kindle / broché

Nombre de pages : 572 pour la version imprimée

Dates de sortie : 21 janvier 2017 / 8 mars 2017

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Site de l’auteure : http://maude-perrier.com/
Réseaux sociaux : Facebook et YouTube
Interview de l’auteure : ICI

 

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Forever, sélection romance Prix des Auteurs Inconnus

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2017, catégorie romance.

 

Couverture Forever

Il y a quatre ans, j’ai fui le New Jersey, aussi bien pour échapper à l’autorité paternelle qui me poussait dans une voie professionnelle contraire à mes objectifs, que pour tirer un trait sur Tyler Braxton, l’homme qui m’a humiliée sans le moindre état d’âme. 
Aujourd’hui, Jerry McBride, mon père, brigue un second mandat de gouverneur et exige ma présence afin de jouer la carte de la famille soudée et épanouie durant sa campagne électorale. 
Entre ses adversaires politiques, prêts à tout pour remporter la victoire, un climat familial des plus tendus et le mépris blessant de Tyler, mes nerfs vont vite être mis à rude épreuve, sans compter qu’un secret de famille vient se greffer à une situation déjà suffisamment éprouvante…

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Ce roman est arrivé 3e dans ma sélection. En Callie, j’ai retrouvé l’adolescente que j’ai été. L’adolescente amoureuse qui attendait que son tendre amour obtienne une réponse mais se fait rabrouer … 

Callie a fui le New Jersey après la terrible humiliation que lui a fait subir le beau ténébreux Tyler mais ce qu’on fuit nous rattrape souvent. Elle le retrouve quatre ans plus tard et ses sentiments à son égard n’ont pas changé. Callie est une jeune femme au caractère bien trempé mais face à l’amour elle s’incline. Elle espère, désespère, attend, se résigne. On est dans une romance alors les plus beaux rêves finissent par se réaliser.

Grande fut ma surprise de découvrir que Tyler aimait Callie depuis bien longtemps. J’ai trouvé que cela faisait trop cliché, trop romanesque. Après lecture des 10 premières pages, je m’étais imaginée que Tyler tomberait amoureux quand ils se retrouveraient, que Callie lui aurait mené la vie dure avant de succomber. J’aurais voulu qu’il y ait une petite histoire de vengeance. Il m’a manqué cette note de conquête, de séduction. 

J’aurais aimé que la petite amie de Tyler soit douce, qu’il y ait un dilemme. Quand on la présente comme une fille artificielle, le choix est vite fait.

Tyler ferait un bon bookboyfriend : beau, intelligent, mature, franc, charismatique. Il n’approuve pas l’homosexualité mais cela ne veut pas dire qu’il veut éradiquer les homosexuels de la planète.

Au sujet du secret de famille, je m’attendais à un fait plus sensationnel. Pour une famille de républicains, ça l’est mais pas pour moi. Je m’attendais à un fait surprenant qui me mettrait une claque.

Le style est très fluide ;  les descriptions des lieux, des décors et même des mets sont bien construites. Molière peut reposer en paix, je n’ai noté qu’une seule coquille.

J’ai noté quelques intrus dans la description de quelques scènes de sexe :

Tandis qu’il continuait son massage lingual, il enfonça lentement son index dans mon con (page 201)

Je trouve totalement déplacé et pas du tout esthétique d’écrire ce groupe nominal dans cette phrase pleine de délicatesse. 

Apparemment dans la littérature actuelle de l’éros, il faut tout dire, tout montrer du coup mon cher ami que j’aime pas trop voir est encore apparu : testicules

Je pris de l’assurance et déposai de légers baisers tout le long de sa verge en massant délicatement ses testicules. (page 204)

 

Dans cette romance, il est aussi question de fraternité et d’amitié. L’auteure a rajouté de l’action à travers les stratagèmes des adversaires politiques de Jerry et a abordé des sujets d’actualité. 

CONCLUSION : Forever est le prototype de la romance. Si vous aimez le genre, ce livre est fait pour vous.

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Existe au format KINDLE et Broché

Date de parution : 30 juillet 2016

Nombre de pages de l’édition imprimée : 414 pages

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Entre Chiens et Loups – Tome I ou la suprématie du Noir

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin.

l'Afrique écrit

J’ai terminé deux romans avant Entre chiens et Loups et je me sentais lasse d’écrire les chroniques. Malade, j’ai décidé de les remettre à plus tard et de stopper mon activité sur le blog.

J’ai lu Entre Chiens et Loups durant ma convalescence et aussitôt terminé, j’ai eu envie d’écrire les émotions ressenties lors de ma lecture.

Cette lecture restera longtemps dans ma mémoire et je vous dis pourquoi.

Et si le monde tournait à l’envers ? Et si le monde n’était pas dominé par les Etats-Unis, l’Europe mais par l’Afrique, les Noirs ? Et si les dominants devenaient les dominés ?

Et si les immigrants devenaient ceux qui refusaient l’asile ? Je me suis posée ces questions à chaque fois que l’Afrique tendait la main pour une quelconque aide humanitaire, à chaque fois que la belle France s’ingérait dans notre politique oubliant que l’Afrique n’est plus une colonie, à chaque fois que le hashtag #Blacklivesmatter apparaît sur Twitter.

J’ai rêvé d’un monde où les blancs subiraient tout ce que les noirs ont subi pendant des siècles et expérimenteraient ce qu’on appelle le racisme vu qu’ils pensent souvent qu’on exagère. J’ai rêvé d’un monde où ils pourraient enfin marcher dans nos chaussures. Malorie Blackman m’a dessiné ce monde dans cette dystopie.

Dans cet univers, les Primas (les noirs) sont les chefs, la race élue, les Nihils (blancs) sont le néant, la race inférieure.

Les blancs sont méprisés. Leur sont réservés les jobs de bas niveau (femmes de ménage, chauffeurs) Ils n’ont aucun droit, sont suspectés d’être des voleurs à chaque fois qu’ils passent dans les magasins. J’avoue, j’ai souri. Les Noirs ont un instant de répit, dans ce livre, le mal ne les poursuit pas….

Etant noire, j’aime que le mauvais rôle soit enfin attribué à une autre race mais face à tant d’injustices subies par les Nihils, je m’arrête. Je dépasse le stade de race, je redeviens humaine et je me dis qu’aucun Homme peu importe sa race ne doit subir autant d’humiliation, être privé des choses élémentaires comme l’accès à une bonne éducation, la dignité, la confiance. Tous les hommes doivent être égaux peu importe leur couleur de peau.

J’ai éprouvé beaucoup de peine pour Callum, ce Nihil qui ne demandait qu’une meilleure vie et le respect de ses droits humains, j’ai eu de la peine pour sa mère privée de sa famille, j’ai eu de la peine pour Jude, le fils rebelle qui en avait assez de tous les mauvais traitements des Primas et qui à sa manière a tenté de renverser l’ordre établi par la société. 

J’ai éprouvé de la haine pour le père de Sephy, cet homme qui abuse de son pouvoir.

J’ai été attendrie par l’amitié entre Sephy et Callum, émue par leur amour interdit par leur société.

Ce roman est bouleversant, j’ai eu la larme à l’œil à la fin. J’ai eu tellement de mal pour Callum. L’auteure a traduit fidèlement sa détresse comme tous les sentiments présents dans le roman.

De plus, la lecture est très rapide. Je vous la recommande avec une vive énergie.

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Version originale : anglaise
Titre : Noughts & Crosses
Éditeur : Doubleday
Date de parution : 2001

Version française
Éditeur : Milan
Existe en format numérique et papier

L’origine de l’histoire racontée par Malorie Blackman

J’avais eu l’idée d’écrire une histoire sur l’esclavage pendant un certain temps, mais la réaction de mes amis était pour le moins tiède.
« L’esclavage est dans le passé », « Pourquoi voulez-vous ressasser quelque chose de si douloureux? », « Pourquoi les noirs parlent-ils toujours de l’esclavage? »

Presque tout le monde à qui j’ai parlé à ce sujet était du point de vue «Passons à autre chose.» Mais je voulais écrire une histoire sur l’héritage de l’esclavage. Je crois vraiment que le sujet de l’esclavage est terriblement important – surtout de nos jours. Je pense que cela donne un contexte à la pensée et aux attitudes occidentales modernes concernant d’autres races et cultures.

Mais les commentaires que j’ai reçus ont semé la graine de l’idée de morpion dans mon esprit. Il m’est venu à l’esprit que l’histoire que j’avais en tête serait plus difficile à écrire et, je l’espère, à lire si je jouais avec les perceptions que les gens avaient de la société présentée dans l’histoire. Je voulais transformer la société telle que nous la connaissons en tête dans mon histoire, avec de nouveaux noms pour les grandes divisions de la société, c’est-à-dire Noughts (la sous-classe) et Crosses (la majorité, la société dominante). La race et le racisme sont des problèmes émotionnels que la plupart des gens détestent aborder mais je pense qu’ils devraient, aussi douloureux soient-ils. Je voulais que la société de mon livre soit vue de deux points de vue différents (Callum et Sephy) pour montrer comment nos perspectives colorent notre pensée. L’adage, «vous ne pouvez pas vraiment connaître quelqu’un jusqu’à ce que vous ayez marché dans leurs chaussures», est comme tous les clichés la plupart du temps vrai. Je pense que c’était l’idée que j’avais en tête quand je me suis mis à écrire Noughts and Crosses. Je pense que c’est Nietzsche qui a dit: « Il n’y a pas de vérité, seulement des perspectives. » Et plus vous avez de perspectives, plus vous vous rapprochez de la vérité.

Pour en savoir plus sur cette interview de l’auteure en anglais, cliquez ICI

 

GM signature

 

 

Publié dans Ma poésie

Cet amour que tu tiens qu’en naîtra-t-il demain ?

Mes gens ! Je vous ai déjà parlé de l’admiration que je porte à la plume d’Esther Granek. Aujourd’hui j’aimerais vous présenter ATTENTE.

Attendre quelqu’un, quelque chose ; compter sur quelqu’un, sur quelque chose….

Attendre en silence, dans la peur, en vain…

Dans ce poème de ma tendre Esther, il y a deux strophes. L’une parle du devenir d’une graine, l’autre du devenir d’un amour. Graine et amour ont besoin d’être dans un environnement sain pour croître.

Trêve de bavardages, je vous laisse découvrir ces vers.

Attente

Cette graine que je tiens
dans le creux de ma main,
qu’en naîtra-t-il demain ?
Un roseau ou un chêne ?
Quelque plante de jardin ?
J’ignore et ne m’en plains.
Mais le cœur me palpite,
sachant qu’en elle habite
une vie qui attend
mon plaisir du moment
et qui dira : présent
pourvu que je lui trouve
bonne terre qui la couve.
Ainsi, bonne graine attend.

Cet amour que tu tiens
dans le creux de ta main,
qu’en naîtra-t-il demain ?
Mon bonheur, ou ma peine ?
Ou mes regrets sans fin ?
Je l’ignore, ô combien.
Mais là, mon cœur se glace
de ne savoir ma place
au destin qui attend
ton plaisir du moment.
Car c’est toi qui choisis,
et c’est moi qui subis.
Bonne chienne qui attend.
Et bon chien s’y entend.

Esther Granek, Portraits et chansons sans retouches, 1976

 

“C’est bien affreux d’être une femme, rien d’autre n’est permis que l’attente.” Madeleine Chapsal
Aviez-vous des attentes en début de semaine ? Ont-elles été concrétisées ? 
Quels sont vos plans pour ce week-end ? Dites-moi tout.
fleur v1
Publié dans Interviews

Quand on est poète, on est peintre, scénariste, musicien

Mes amis bien le bonjour ! Ma douce mémoire m’a rappelé une situation énigmatique. Il y a deux ans, ça ne m’avait fait pas rire du tout. J’ai été tellement peinée que j’ai écrit un article sur le sujet.

J’avais contacté le magazine AMINA pour que Chimères de verre apparaisse dans leur magazine. Ils avaient accepté à ma grande surprise de lire l’oeuvre. M R, l’une des journalistes a apprécié l’oeuvre et m’a proposé une interview pour le magazine. J’avais sauté de joie ! Deux mois après l’envoi de l’interview, je n’avais toujours pas de retour du magazine. Où l’interview a-t-elle été publiée ?

J’avais envoyé des mails de relance, j’avais aussi appelé. M R m’avait dit que cela avait été publié en septembre 2015 et qu’elle m’enverrait le PDF. Nous sommes en 2017 et je n’ai toujours rien reçu. 

Ayant beaucoup aimé l’interview, je vous la partage. N’hésitez pas à me laisser vos impressions. 


Parlez-nous un peu de vous. 

Je suis une jeune femme rêveuse et romantique. A 17 ans, j’ai quitté mon pays, la Côte d’Ivoire, pour poursuivre dans un premier temps des études de sciences économiques et de gestion au Maroc puis des études en gestion des risques financiers et contrôle de gestion-audit en France.

Je suis une fervente lectrice depuis mon enfance. A l’adolescence, la lecture a dû partager sa place dans mon cœur avec une autre dame: l’écriture.


C’est avec talent que vous jouez avec la musicalité des mots. Pourriez-vous nous conter votre histoire avec la poésie ?

J’écrivais des chansons quand j’étais au collège mais elles ne comportaient pas de rimes. J’aimais bien les poèmes mais je n’avais jamais pensé en écrire.

A 15 ans, assise à mon poste de garde en tant que Scout lors d’un séminaire religieux à Divo (Côte d’Ivoire), des vers ont jailli de mon esprit. A la fois surprise et émerveillée, j’ai décidé d’écrire ces vers pour ne pas les oublier. En les écrivant, d’autres vers ont suivi; mon premier poème venait de voir le jour.

Au lycée, j’avais fait la connaissance de la poésie romantique et j’avais apprécié ce courant alors quand j’ai eu envie d’écrire pour me décharger des maux de la vie, la poésie s’est imposée comme le canal d’expression par excellence.  


Quelle est votre idée de ce genre littéraire ?

Il mérite d’être davantage promu dans la génération actuelle. C’est un genre riche et complet pour moi car il regroupe tous les arts. Quand on est poète, on est peintre, scénariste, chanteur, musicien et sculpteur à la fois.


Quels sont vos poètes préférés ?

Alphonse de Lamartine, Alfred de Musset et Esther Granek.


Votre père semble avoir été au cœur de votre démarche artistique en vous insufflant la fibre littéraire. Avez-vous un souvenir ou une anecdote à nous raconter à ce sujet ?

Mon père est professeur de français et il a trois grandes bibliothèques où livres, dictionnaires et encyclopédies débordent. Il les consultait régulièrement et je me demandais ce que ces grands livres contenaient. Pour satisfaire ma curiosité, je les ai feuilletés et mon intérêt pour la littérature a débuté ainsi.

Mes frères et moi avions l’habitude de dire «truc» pour nommer des objets et à chaque fois, mon père nous réprimandait. Il disait que chaque objet avait un nom bien précis dans le dictionnaire et qu’on devait le nommer correctement. Cela m’a permis de désigner avec précision chaque chose et de faire attention aux mots que j’emploie…

Pourrait-on dire que l’enfance est l’élément fondateur de votre écriture ?
Si on fait référence à l’enfance en tant qu’innocence, je dirais oui.  

«Chimères de verre» s’ouvre par une citation de voltaire « Il est beau d’écrire ce que l’on pense, c’est là le privilège de l’homme». Aviez-vous eu des réserves quant au fait de vous dévoiler de la sorte ?

Oui, j’ai longtemps hésité avant de publier ce recueil parce qu’il est très intime. Je suis une introvertie, mes peines, mes peurs, mes luttes, je les garde pour moi. En me dévoilant de la sorte, j’ai eu peur de changer le regard que me portent mes amis, ma famille et de livrer une part de moi à des inconnus.

Alfred de Musset a dit: «On naît poète, on devient prosateur». Qu’en pensez-vous ?

 Je pense qu’on naît ce qu’on doit devenir. Après on peut refuser de devenir ce pour quoi on est né. (Sourire)

 

Y a-t-il des lieux ou des moments particulièrement propices à l’écriture ?

 Quand j’écris un roman, il y a des lieux ou des moments qui sont particulièrement propices à mon inspiration. Pour écrire un poème, ce sont plutôt des événements qui sont particulièrement propices.  

Bâtissez-vous vos poèmes avec une architecture prédéfinie ?

Oui. Le nombre de vers d’un poème et les rimes utilisées ne sont pas fortuits. La structure de mes poèmes dépend du sentiment que je veux mettre en exergue.

En utilisant une rime en «an» par exemple, je fais allusion à mes gémissements de douleur.

Vous évoquez la fragilité du temps qui passe et les échecs que vous avez vécus. L’écriture vous a-t-elle conféré une force pour aller de l’avant ?

Oui, écrire a été pour moi une thérapie. Aujourd’hui, j’entrevois un avenir radieux parce qu’en écrivant, je me suis débarrassée de tous les ressentiments qui étaient en moi. Ecrire m’a permis de faire cette introspection qui était nécessaire, de laisser mon passé derrière moi et de me porter vers l’avant.

Toute femme a connu un jour dans sa vie une déception amoureuse. Quel message souhaitez-vous leur faire passer ?

Je souhaiterais leur dire d’éviter de sacraliser l’objet de leur amour, de tirer les leçons de leurs déceptions amoureuses et d’éviter de reprendre le chemin qui a conduit à la déception.  Comme a dit Einstein, il ne faut pas faire la même chose encore et encore et en attendre de différents résultats.

 

Dans le joli poème intitulé « Afrique noire », on ressent votre culpabilité d’avoir tourné le dos à l’Afrique mais également la peur d’en être rejeté. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 J’ai quitté l’Afrique noire parce que son instabilité politique, ses lacunes en matière d’éducation ne m’offraient pas les bases solides pour la construction de mon avenir. Je voulais le meilleur et l’Afrique ne me le donnait pas. En partant, je me disais que je reviendrais pour les vacances mais pas pour m’y établir. Mon retour définitif en Afrique noire, je le prévoyais dans les années 2020.

J’ai éprouvé de la culpabilité parce que ces pensées me donnaient l’impression d’avoir honte de celle qui m’a engendrée, de laisser l’Afrique noire à son triste sort et de mépriser tout ce qu’elle m’avait donné.  

J’ai acquis de nouvelles habitudes de vie, j’ai changé et j’ai peur que mon Afrique noire ne se reconnaisse pas à travers moi. J’ai peur qu’elle me considère comme une  étrangère, différente d’elle.

A travers ce poème, je m’interroge aussi sur ce qui caractérise un Africain. Est-on Africain parce que la couleur de notre peau est noire, qu’on décide de valoriser ses cheveux crépus ou qu’on s’habille en pagne?

Le thème central de votre recueil repose sur l’inconstance des hommes et leur capacité à vous laisser des stigmates au cœur. « Ne te confie pas à un homme. Garde toi de cette idole » « des autres n’attends rien tu seras déçue » Que répondriez-vous aux lecteurs qui vous taxerait de cynique ?

(Rires) J’ai foi en l’humanité mais cette foi n’est pas aveugle ou du moins elle ne l’est plus. J’ai été très naïve et cette naïveté a fait de moi une victime de la fourberie. A travers le récit poétique de mes mésaventures, je veux interpeller, dire qu’il faut user de vigilance, faire preuve de discernement dans nos rapports avec les autres. J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas accorder sa confiance au premier venu.

On dit souvent que le vague à l’âme et la nostalgie sont roi et reine de l’inspiration…

Effectivement, ils sont mes principales sources d’inspiration.  

 

A plusieurs reprises vous qualifiez la femme de « sexe faible ». Pourquoi de tels propos?
Je qualifie la femme de «sexe faible» quand elle cède à la tentation de la facilité, quand elle manque d’audace et laisse une tierce personne décider à sa place.

Quelle est votre idée du féminisme ?

Le féminisme c’est voir la femme comme un être indépendant, libre de pensée, libre d’agir, libre de se mouvoir ; c’est reconnaître la valeur de la femme, son potentiel et lui attribuer ce qu’elle est en droit d’avoir et de recevoir.  

Le féminisme est cette dynamique qui défait ce que j’appelle «l’homméisation», cette croyance ancrée dans les esprits qui fait croire à la femme que son épanouissement dépend strictement d’un homme et qu’elle est l’être qui doit sacrifier le maximum de son bien-être pour celui des autres.

Le féminisme ce n’est pas transformer une femme en un homme, c’est tout simplement valoriser sa féminité et tout ce qui s’y rattache.


Seriez-vous tentée de vous lancer dans l’écriture d’un roman ou d’une nouvelle ?
Oui, mon prochain projet de publication est un roman.

Si vous ne deviez retenir qu’un mot de la langue française?

Grâce (cela n’a rien à voir avec le fait que je m’appelle ainsi. Rires)

Un seul objet sur une île déserte ?

Un livre.



Un petit mot de fin ?

Une vie sans poésie est une cellule de prison sans fenêtre…

Merci infiniment au Magazine Amina pour cette interview.

Merci aux actuelles et futures lectrices de Chimères de verre.


Envie de prendre la place de M R ? Posez-moi toutes vos questions les amis 😉

 

GM signature

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Ma mère se cachait pour pleurer

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Ma mère se cachait pour pleurer (pour mourir pourrait-on dire) est un texte d’une théâtralité incroyable et aux rebondissements inattendus, qui invite à s’interroger, à s’offusquer, en même temps qu’à s’examiner sur les tabous de notre société tels que les grossesses précoces, l’inceste, l’adultère à l’intérieur des familles, le mauvais œil, le poids des échecs, l’exil forcé (du cœur et de l’âme)…

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J’ai entendu parler de ce livre via les réseaux sociaux, il y a 3 ans. Le titre et les retours positifs lus ici et là m’ont convaincue de le mettre dans ma wishlist. Le mois dernier a été le bon moment pour l’acheter.

A la lecture du titre, je m’attendais à voir étaler essentiellement les souffrances d’une mère causées par son homme. Ces souffrances sont exposées mais ne sont pas le point central du roman.

Le principal protagoniste est Fam, jeune élève de 16 ans. On découvre les conséquences de son 1er émoi amoureux. Sa copine Rita, de deux ans son aînée, est enceinte. Le père de Fam accuse la nouvelle avec sagesse mais pas celui de Rita. Il va jusqu’à proposer une solution drastique. 

Le père de Rita est un être taciturne, craint aussi bien dans le lycée où il dispense des cours que dans son quartier de Port-Gentil.

C’est un être démoniaque. Telle est la phrase que j’ai formulée après avoir découvert ses crimes sexuels contre des adolescentes et contre la chair de sa chair !

Qu’est-ce qui se passe dans la tête de ces pères qui abusent de leurs filles ? Je cherche une réponse à cette question.

Fam épaule sa copine comme il peut mais il fait aussi face à des problèmes familiaux. Son père que j’ai jugé sage dès les premières lignes me montre qu’il n’est qu’un Homme. Un Homme avec des qualités et des défauts. Je suis passée de l’admiration à la déception. J’ai plaint la mère de Fam, cette femme pieuse, dévouée à sa famille. Son mari n’avait pas à lui faire subir pareille trahison.

Me croyiez-vous si je vous disais que cette femme est aussi faillible ? Grande a été ma stupéfaction lorsque j’ai découvert sa trahison. Et oui, les gens bien sont aussi capables du pire. En l’Homme, le bien et le mal cohabitent. 

Ce roman avec son écriture soignée et ses rebondissements nous montre l’Homme dans ses imperfections. Il évoque également l’amour pur. 

Ma mère se cachait pour pleurer fut une intéressante découverte et je le propose dans la box littéraire du mois de Novembre : Portraits de femmes.

 

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Nombre de pages : 194

Sortie : 24 Septembre 2014 

Editeur : La Doxa Editions

 

Quel auteur avez-vous découvert récemment ?

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Dark Company, sélection romance- prix des auteurs inconnus

Roman concourant au  Prix des Auteurs Inconnus 2017  dans la catégorie romance.

Ce prix a été initié par Amélia Varin et Virginie Wicke, des blogs Les histoires d’Amélia culture geek et Beltane lit en secret.

Le prix des auteurs inconnus récompensera chaque année quatre auteurs issus de l’auto-édition ou publiés en petites maisons d’édition.

Pour en savoir plus sur le prix, rendez-vous sur FacebookTwitter, et Instagram.

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Aventurière livresque, je n’ai pas hésité à faire partie du jury. Pour cette première année, j’ai décidé de me consacrer à la catégorie romance. 

Je commence mes chroniques des finalistes par le roman qui m’avait le plus touchée à travers ses 10 premières pages : DARK COMPANY

« Un jeu. Un drame. Deux destins bouleversés. Ashton Pratt est sur le point d’intégrer l’université lorsque sa vie prend brusquement un autre tournant. Son avenir tout tracé vole en éclats après un accident de la route, laissant son corps à jamais meurtri. Après six ans d’absence, Emmy Jessen revient à Colorado City dans le seul but de réparer les torts causés à Ashton. Elle est bien décidée à l’aider à réaliser son rêve, même au détriment de sa propre vie ! Deux cœurs déchirés. Une erreur du passé. Une seconde chance. » Héloïse Cordelles vous propose une romance New Adult émouvante entre deux jeunes gens abîmés par la vie et prêts à tout l’un pour l’autre. Jusqu’où iront-ils par amour ?

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Dans cette romance, l’héroïne n’a aucune filiation avec Cendrillon, Blanche Neige ou Aurore. L’héroïne n’est pas innocente, elle est malsaine. Elle a été pour Ashton, la route qui l’a fait dévier du droit chemin. J’ai détesté son jeu et ses conséquences physiques et morales sur la vie d’Ashton mais j‘ai apprécié ce rôle qui lui a été attribué. Il nous change des romances aux airs de contes de fée. 

Ashton est un homme trop bon, il accorde le pardon très facilement. A sa place, j’aurais beaucoup fait baver Emmy. Elle aurait expérimenté  une vengeance phénoménale. 

Emmy n’est plus l’adolescente diabolique alors quand l’amour s’immisce dans leurs vies on ne peut qu’approuver. Cet amour réel ne renie pas le passé mais ne l’accuse pas non plus. 

Dans cette romance, il y a du suspense, on a peur que l’histoire ne s’achève pas comme on le souhaite. Nos protagonistes ont dû prendre de lourdes décisions et j’ai eu un pincement au cœur. J’aurais voulu qu’Ashton puisse réaliser son rêve d’enfant.

J’aurais également voulu que leur relation soit plus passionnelle.

Dans ce récit, j’ai trouvé du désir charnel à l’état brut, assez cru. Le récit comporte quatre scènes de sexe dont les 3/4 sont crues. La narratrice aurait pu nous éviter certains détails comme :

Je me cambre tandis que mes doigts encerclent par habitude la racine de ma queue dressée. Ils savent ce qu’ils ont à faire. Ils étirent sensuellement la peau mobile sur toute sa longueur. 

Je pense qu’on n’avait pas besoin de la dernière phrase. 

mes testicules se contractent (page 91) , 

mes testicules sont déjà en train de se contracter (page 118)

On n’avait pas besoin d’aller jusque dans ce niveau de détail surtout que ce n’est pas très plaisant à imaginer.

Que dire de la forme de l’oeuvre ?

Le style de narration est fluide, le niveau de langue est correct et approprié au contexte de l’oeuvre. Je n’ai noté qu’une seule coquille. 

 

CONCLUSION: Dark Company est une romance captivante qui se lit très vite. En participant à cette aventure, j’espérais tomber sur des lectures de ce genre avec des personnages mi-ange mi-démon. 

Si vous cherchez une romance à lire, pensez-y. 

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Auto-édition 

Date de publication : Juillet 2017

Existe en version Kindle et broché.

Lien d’achat : ICI

Pour contacter l’auteure

Blog d’auteure : http://heloisecordelles.blogspot.fr/
Page Facebook : https://www.facebook.com/HeloiseCordelles/

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Damoclès : chronique et interview de l’auteure Fatou Ndong

Je remercie Livraddict et l’auteure Fatou Ndong pour ce partenariat.

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Madelyn Johnson est une jeune afro américaine de dix-sept ans. Elle grandit à Jackson, dans le Mississippi, l’un des Etats le plus ségrégationniste d’Amérique. Tout va basculer lorsqu’elle se verra confier par sa mère, employée en tant que bonne au sein de la famille la plus riche de Jackson, la lourde tâche de donner des cours particuliers à leur fils. Une mission à garder secrète quoi qu’il en coûte. Les Johnson devront non seulement faire face à la vie quotidienne dans le ghetto noir, mais aussi à l’absence d’un père qui a dû fuir le Ku Klux Klan il y a plusieurs années. Car dans le Mississippi, la peine de mort est la seule sentence pour les noirs coupables de quelque préjudice qu’il soit…

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Lorsque je lis des livres traitant de la ségrégation, je prends assez de recul afin de ne pas me laisser envahir par la haine, ne pas voir en chaque blanc un descendant de marchand d’esclaves. 

Je vous recommande d’ailleurs cette belle vidéo d’une femme d’aujourd’hui que j’admire. Elle nous invite à nous réconcilier avec l’histoire.

 

Revenons à Damoclès. 

L’histoire se passe dans les années 40 – 60, l’auteure nous présente dans un style fluide le décor de ces années notamment en présentant quelques extraits des lois Jim Crow.

Toute personne qui sera reconnue coupable de l’impression, de l’édition ou de la circulation de tracts ou pétitions recommandant ou présentant au public des informations, des arguments ou des suggestions en faveur de l’égalité sociale ou en faveur du mariage entre Blancs et Noirs, sera coupable d’un délit et risquera jusqu’à cinq cents dollars d’amende ou six mois de prison.

 

On ressent encore plus ce que ces hommes et femmes noirs ont enduré. Qu’est-ce que ça a été difficile d’être Noir à cette époque ! J’ai eu le cœur serré pendant toute ma lecture. 

 

– Non, mais c’est vrai, cite-moi une personne qui aime la couleur noire.

– J’en suis fière, moi.

Tu dois bien être la seule alors ! s’esclaffa-t-il, il n’ y a pas une personne au monde qui voudrait devenir noir !

 

Lecteurs de race blanche, dans une autre vie accepteriez-vous de devenir Noir ? 

Lecteurs de race noire, dans une autre vie accepteriez-vous de devenir Blanc ?

 

Des hommes vont se lever, le bras tendu, pour réclamer le respect de leur humanité. Le combat n’est pas facile mais ils ne se résignent pas. Certains vont utiliser la violence, d’autres la non-violence.

Quand vient l’heure pour les noirs d’exploser, ils appellent ça de la violence. Mais les blancs peuvent exploser contre les noirs toute la journée, et ce n’est jamais appelé violence. Malcom X 

Il y a tant d’injustices raciales, franchement ça m’écœure. 

J’ai admiré Madelyn (encore ce prénom pour une héroïne !) pour son courage. J’ai beaucoup aimé Sébastien, son meilleur ami très protecteur, sa moitié toujours disponible pour elle. Je l’ai d’ailleurs inscrit sur ma liste de Book Boyfriend. 

J’ai détesté James comme je déteste tous ceux qui se croient supérieurs aux autres à cause de leur couleur de peau.

L’histoire est captivante, je n’ai pas voulu dormir sans avoir lu le point final. J’espère de tout cœur qu’il y aura une suite. Je suis restée sur ma faim. Non, Madelyn et Sébastien ne peuvent pas finir ainsi…

Petit bémol : certaines scènes sont présentées par plusieurs personnages à la fois. Le côté répétitif m’a un peu gênée. On aurait pu juste avoir les différents points de vue et non une reprise de toute la scène. 

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  • Broché : 336 pages
  • Éditeur : Anyway (30 août 2016)
  • Collection : Découverte
  • Lien d’achat : ICI

 

Lire un livre c’est bien, discuter avec son auteur c’est encore mieux. 

lauteur

1. Fatou Ndong, une petite présentation ? 
J’ai 39 ans, je vis à Cergy Pontoise où je suis assistante de direction. J’ai fait mes études à
l’université de Nanterre, j’ai une licence en sciences de l’éducation.

2. Comment vous est venu l’envie d’écrire ? 
J’ai toujours aimé lire, surtout les romans fantastiques et les romans à l’eau de rose. Je devais avoir 13 ans environ quand j’ai commencé à écrire. J’ai commencé par de petites histoires comme celles qu’on trouve à la fin de certains magazines. J’ai tenté l’expérience d’écrire un roman qui a d’ailleurs beaucoup plu à mon entourage (mon seul lectorat à l’époque).
Pendant une certaine période, j’ai été fan de bit-lit, c’est pour cette raison que le choix de mon premier roman s’est porté sur cette catégorie.

3.Pourquoi avoir changé de maison d’édition pour la publication de Damoclès ?
Tout simplement parce que mon ancienne maison d’édition fermait ses portes. Suite à cela, les Editions Anyway m’ont proposé de travailler avec eux et de publier Damoclès.

4. Un conseil pour les écrivains débutants dans le choix de la maison d’édition ?
D’un côté, je dirais de surtout privilégier les maisons d’éditions qui ont un certain nombre d’années de vie car toutes ne survivent pas. De l’autre, travailler avec les petites maisons d’éditions peut aussi être un tremplin. Pour ma part, j’ai fait mes débuts avec les Editions Sharon Kéna et c’est grâce à Cyrielle que j’ai vraiment pu me lancer. Au final, c’est à l’écrivain de se faire son propre avis et de décider de ce qu’il pense être le mieux pour lui.

5. D’où vous est venue l’idée ou l’inspiration pour ce roman ?
Mon tout premier livre, celui qui n’a jamais été publié traitait déjà de ségrégation raciale. La télévision, les médias, les films, les reportages et bien entendu tout ce qui nous entoure me donnent de l’inspiration. Aujourd’hui encore il y a toujours des victimes de ségrégation. Elle est toujours d’actualité. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai écrit Damoclès, pour que l’on n’oublie pas.

6. Quelles ont été vos difficultés pendant l’écriture ?
Je n’ai pas eu de difficultés particulières. Lorsque l’inspiration est là, les mots coulent de
source. Même les recherches que j’ai faites ont été un vrai plaisir.

7. Y a-t-il un message que vous désirez faire passer aux lecteurs à travers cette œuvre ?
Oui bien sûr, un message de respect d’autrui, d’unité et de tolérance.

8. L’histoire s’achève avec des points de suspension. Il y aura sans aucun doute un tome 2.  Quand paraîtra-t- il ? On peut avoir un avant-gout de son contenu ?
Effectivement il y aura un tome 2. J’espère qu’il pourra paraître l’année prochaine. Ce que je peux vous dire c’est que certains protagonistes laisseront leurs places à d’autres. De nouveaux personnages feront leurs apparitions.

9. Votre cours préféré au secondaire ?
Mon cours préféré était l’anglais.

10. Lecteur exclusif ou auteur exclusif, vous devez faire un choix, lequel choisissez-vous ?
Aucune idée !

11. Le dernier livre que vous avez lu et adoré ?
Il n’y a pas de livre que j’ai « adoré ». Il y en a évidemment que j’ai aimé plus que d’autres.
Dans tous les cas, mon dernier livre lu est « Les étoiles de Noss Head » de Sophie Jomain.

 

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