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Tristan – Dans le cœur d’un gigolo

Tiré à quatre épingles, ce jeune homme charmant sur la première photo de couverture du roman attire l’attention. Il semble s’appeler Tristan et être un gigolo.

La quatrième de couverture confirme ces impressions.

Résumé de l'oeuvre

Tristan Nkowet alias TnK est connu du tout Libreville. Célèbre pour sa débauche, il est amateur de voitures luxueuses et de femmes mûres. C’est aussi l’un des meilleures amis de la mystérieuse Angela Demona, une jeune entrepreneure flirtant avec la sphère du pouvoir dans la Capitale gabonaise.

Au début, Nuria Yabavi, fraîchement débarquée à Libreville pour des raisons professionnelles, n’est qu’un défi pour notre gigolo. Mais très vite, le jeune homme se rend compte qu’il y a un mystère au fond des yeux de la belle, en essayant de le découvrir cependant, ce sont ses propres secrets qu’il se verra obligé de dévoiler.

l'Afrique écrit

Pour quelles raisons un homme qui a effectué des études supérieures à l’étranger, vit chez sa mère et se fait entretenir par des femmes plus âgées que lui ?

Que cache Tristan ? Son activité professionnelle intrigue. Il bosse avec l’intrigante Angela Demona mais des missions lui sont confiées par un certain NX. 

Est-ce un espion ? Pour qui travaille-t-il ? Quel est son but ? Le mystère règne. Corruption, sorcellerie, concupiscence, révélation des secrets du passé s’invitent au bal du mystère et nous montrent ce qu’une femme est prête à faire pour sortir de la pauvreté, garder l’homme qu’elle aime.   

L’auteure adore la littérature sentimentale. La romance intervient dans ce roman et c’est la première fois qu’une histoire d’amour écrite par Mady Remanda ne fait pas vibrer ma corde sensible.  

Tristan et Nuria ne m’ont pas touchée. J’ai trouvé leur histoire assez basique. Leurs histoires personnelles ont eu plus d’attrait pour moi que leur histoire commune.

Le personnage qui m’a hautement intéressée c’est Angela Demona. Belle, sûre d’elle, véritable femme d’affaires avec les qualités et défauts rattachés au statut. Mi-ange, mi-démon, elle semble cacher de lourds secrets.

Tristan, dans le cœur d’un gigolo a posé les bases de la Saga Double face. Ça a été une lecture fluide, assez rythmée. J’ai maintenant de grosses attentes concernant le tome 2. J’espère que les mystères seront éclaircis, qu’il y aura encore plus de rebondissements et qu’un focus sera fait sur Angela Demona. Je veux percer son mystère.

Christmas

Nombre de pages : 201

Éditeur : Amazon

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La mariée rebelle de Mady Remanda

Un voyage littéraire en terre gabonaise, ça vous dit ? Accordez-moi quelques minutes d’attention et allons ensemble à la découverte de la mariée rebelle de Mady Remanda.

 

La première de couverture

Une photo portrait d’une belle jeune femme en robe de mariée. Pour un jour censé être le plus beau de sa vie, elle n’a pas l’air très heureuse. Son visage est renfrogné. Mon neveu dirait : “la tata est fâchée.”

Sur qui ou quoi son regard est-il fixé ? Vers qui ou quoi ses pensées sont-elles tournées ?

Ces questions ont-elles leurs réponses dans la quatrième de couverture ?

La quatrième de couverture

C’est un extrait de dialogue. La femme qui s’exprime est l’épouse d’un docteur qui se prénomme Christian. Leur couple a sans doute un souci au niveau du devoir conjugal. Ils ne peuvent coucher ensemble et elle lui interdit d’aller voir ailleurs.

La femme en a gros sur le coeur. Elle en veut terriblement aux parents de son époux. Que s’est-il donc passé ?

Etes-vous assez curieux pour découvrir le contenu du roman ? Moi, je l’ai été et je vous dis ce que j’ai pensé de mes deux heures de lecture.

mon-avis-de-lecture

Gina Ngoma est une jeune femme gabonaise aux formes généreuses, passionnée de la décoration intérieure. Quelques jours la séparent de son entretien à la CNSS. Elle espère décrocher son premier CDD d’un an.

Elle avait tout planifié sauf ce mariage arrangé avec Christian Adiéhénot, 3e de la famille Adiéhénot, l’ancien employeur de ses parents.

Gina s’insurge. Un mariage forcé (ou arrangé c’est selon)  au 21e siècle avec ce Christian qu’elle trouve arrogant ? Jamais de la vie !

Sa mère l’implore, elle finit par accepter et jure qu’elle va mener la vie dure à Christian.

Pauvre Christian, trentenaire au physique de folie qui ferait chavirer le cœur de toute femme. Ce médecin chirurgien issu d’une famille respectable a dû rompre avec sa fiancée américaine Sandy pour obéir à ses parents. Gina est insupportable, elle l’épuise moralement. C’est une mariée rebelle.

L’intrigue est donc basée sur la vengeance de Gina. On sourit des actes qu’elle fomente. A un moment, j’ai trouvé qu’elle en faisait trop.

Ne se supportant plus, les malheureux mariés décident de divorcer. C’est à ce moment que leur vie commune va basculer. L’intrigue sentimentale entre en scène…

La particularité de l’auteur en romance c’est de sublimer le banal, le déjà-vu. Mady y arrive. Ce n’est ni extatique, ni bouleversant mais on passe un bon moment de lecture. Le style fluide de l’auteure aide beaucoup.

J’ai apprécié le couple Christian – Gina. Leur histoire m’a captivée. Une fois la dernière page tournée, j’ai eu envie de lire une autre histoire d’amour. Que voulez-vous ? Les gens qui s’aiment, ça me fait rêver !

C’est le premier roman de Mady que je lis après avoir lu ses chroniques captivantes sur Facebook. Mady Remanda maîtrise l’art de conter mais dans ce roman j’ai eu l’impression qu’elle avait dicté l’histoire à quelqu’un. Je n’ai pas reconnu sa plume ensorcelante dans les lignes. J’ai été choquée par les 18 fautes repérées, les incohérences au niveau de la taille de Christian, les dates, mois de mariage.

J’en ai discuté avec elle, elle m’a assuré que le manuscrit n’avait pas été recorrigé et qu’il l’est actuellement. Je vous invite à le lire et à vous faire votre propre idée de cette mariée rebelle au Gabon.

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Coup de cœur pour un amour interdit ?

En pleine guerre de Sécession, Ellen Burns, une affranchie qui sert la cause abolitionniste, accepte une mission d’infiltration dans le Sud. Se faisant passer pour une esclave, elle est envoyée dans une riche plantation de Virginie où elle rencontre Malcolm McCall. Bien qu’il porte l’uniforme confédéré tant haï, Ellen se rend vite compte qu’ils sont du même bord. Peu à peu l’étau se resserre sur les deux espions que lie un amour passionné et interdit. Coûte que coûte, ils défendront leur idéal, même s’ils doivent se séparer à jamais.

 

l'Afrique écrit

On part à la rencontre des livres mais il y a certains livres qui sûrs de l’émoi qu’ils susciteront en vous viennent à votre rencontre.

C’est le cas d’un amour interdit d’Alyssa Cole, romance historique découverte grâce à une lectrice sur Livraddict. Aussitôt son commentaire lu, aussitôt le livre téléchargé.

Ce livre est addictif, je ne l’ai lâché qu’à la dernière ligne et encore… Je n’avais pas envie que ça finisse, je voulais lire Ellen et Malcom s’aimer encore et encore. J’ai relu quelques passages avec la même frénésie.

J’ai adoré leur tendresse passionnée, leur détermination à protéger l’autre. Ils réveillent en l’autre ce qu’il y a de meilleur. Ils sont émouvants, des personnages tels que je les aime. Ils sont rentrés dans ma liste très restreinte de couples favoris. Ellen est une femme déterminée, une femme au caractère bien trempé.

Un amour interdit est une très belle romance, pas très loin du coup de cœur. Le style de l’auteur est captivant. Une écriture maîtrisée avec des descriptions précises, un choix affiné des mots saupoudrés de poésie.

Ce n’est pas une romance mièvre, il y a de l’action, du suspense et de l’érotisme. Un érotisme non vulgaire, c’est un plaisir sensuel. Le mot plaisir apparaît environ 25 fois, le mot désir environ 30 fois.

 

Je n’oublie pas le côté historique qui rappelle une période importante des USA : la guerre de sécession.

Un amour interdit se situe temporellement dans la première année de cette guerre. Je ne m’y étais jamais intéressée avant la lecture de ce roman. Ce dernier m’a donc permis d’en savoir plus sur les stratégies de l’Union et de la Confédération.

L’esclavage et toutes les horreurs subies par les noirs transparaissent dans le récit. C’est douloureux et révoltant de savoir qu’un esclave valait trois cinquièmes d’un Américain libre (Compromis des trois cinquièmes, inscrit dans l’article premier de la Constitution des États-Unis)

Des individus qu’on a longtemps jugés comme des animaux, des êtres inférieurs, dépourvus d’intelligence. Nous sommes au 21e siècle, la perception des Noirs a-t-elle  véritablement changé ?

Je recommande vivement ce roman. J’aimerais bien qu’il soit adapté au cinéma.

J’aime beaucoup le titre en anglais car il s’agit en effet d’une union extraordinaire.

Ce roman est le premier tome d’une trilogie (The Loyal League) déjà publiée en anglais. J’attends impatiemment la traduction du 2eme tome. Le personnage principal est Ewan, le frère de Malcom.

 

Un amour interdit Alyssa Cole

 

Les extraits mignons

— Si j’avais seulement envie d’enfreindre le tabou, si j’étais ce genre d’homme, il y aurait des moyens plus simples d’assouvir ce désir. Je n’y mettrais pas toute mon âme. Je ne serais pas complètement chamboulé par ta seule présence. Figure-toi, Ellen, que j’ai passé tout un après-midi à me demander quel serait le son de ta voix si tu parlais. Et ensuite, quand tu m’as parlé, comment sonnerait mon nom dans ta bouche. Et j’en voulais toujours plus.

— Tu voulais mon corps, rétorqua-t-elle platement.

— Je te veux tout entière. Mais je me contenterai des miettes que tu accepteras de me donner.

 

— Ne vous méprenez pas, Ellen, murmura-t-il. Ce n’est pas pour braver un interdit que je vous désire. Vous êtes tout ce dont un homme rêve : intelligente, courageuse, et si belle. Voilà pourquoi je vous désire.

 

Durant toute sa vie, elle avait mis ses sentiments de côté pour encourager son peuple à se battre. Mais ce soir, elle ne renoncerait pas.

 

 

L’extrait qui ferait bondir une féministe

 

Sans un mari, que te réservera la vie, selon toi ? poursuivit Mme Caffrey. Ne crois pas que j’ignore tes… exploits. On peut s’amuser mais, sans mari, on est impuissante.

 

L’extrait qui fait réfléchir

Tous ceux que je rencontrais étaient très aimables, mais être entouré de gens qui vous ressemblent ne suffit pas pour se sentir chez soi.

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Le collier de paille ou Coup de foudre à Niakhane

Dakar. Dans une cour baignée de soleil, une jeune femme laisse errer son regard, ailleurs. Depuis quelques jours, elle ne dort plus, ne s’alimente plus. Depuis son retour de Niakhane, en fait. Depuis cette rencontre qui a tout balayé. Cadre dans une ONG, citadine refusant la polygamie, elle a su lutter avec tact contre les carcans, nationaux et familiaux. S’imposer dans un monde d’hommes et nouer un mariage d’amour. Pourtant, là-bas, dans ce village de brousse où elle devait superviser la construction d’un dispensaire, elle a goûté au plaisir animal. Amours interdites, histoire impossible : entre tradition et modernité, l’abîme est trop grand. L’Afrique écartelée crie son tourment dans sa chair de femme…

 

l'Afrique écrit

Un roman sans dialogue, un récit au style indirect. Chose admirable pour une auteure comme moi, mon 1er roman comprend bon nombre de dialogues. J’ai besoin de faire parler mes personnages mais apparemment c’est une vilaine qualité 😀

Ce roman aurait pu avoir comme titre Coup de foudre à Niakhane. en hommage à  coup de foudre à Manhattan. A Niakhane, deux mondes différents se croisent sur le pont de l’amour. Une urbaine et un homme des champs.

Notre héroïne est mariée et se surprend à ressentir de l’amour pour un homme qui n’est nullement libre, un homme de campagne qui a femmes et enfants.

Un amour qui s’installe dans la chair de nos amants d’un jour. Un amour qui ne peut s’inscrire dans la durée. Notre héroïne n’a pas le courage de dire non à sa vie de la ville et au mariage qu’elle a désiré, obtenu, construit. Alors elle s’éloigne et souffre en silence.

Silence temporel puis éternel ?

Je n’ai pas adhéré à cet amour interdit. J’ai douté. Était-ce de l’amour ou de l’attirance sexuelle ?

J’ai été spectatrice. Je n’ai malheureusement pas ressenti, vécu, envié jusqu’à son paroxysme leur relation.

Si ce couple ne fera pas partie de la liste très restreinte de mes coups de cœur, j’ai beaucoup apprécié que l’auteure ne se contente pas d’exposer un amour interdit. Elle dépeint en effet les mœurs sociales du Sénégal et ses contradictions.

Le recours incessant aux marabouts alors qu’on est monothéiste, le second rôle toujours associé aux femelles, le remariage de la veuve avec l’un de ses beaux-frères, les dots aux montants exorbitants, l’obsession de la virginité de la jeune mariée, virginité dont on ne se soucie nullement chez le jeune marié.

Elle aborde également les difficultés du mariage : sarcasmes de la belle-famille, infidélité du mari, la polygamie qui est une menace constante.

le collier de paille khadi hane

Ce roman conviendra aux fans des amours impossibles, des questions féministes et de la sociologie.

 

GM signature

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La parisienne et le highlander, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant au Prix des auteurs inconnus 2017, catégorie romance.

Anaïs de Malincourt, jeune femme de 24 ans, vient de perdre son grand-père, l’unique famille qui lui restait. Entourée de sa bande d’amis, la tribu du 54 Ter, ces habitants de l’immeuble situé dans la rue du Cherche-midi à Paris, elle essaie de ne pas broyer du noir. Côté amour, c’est le néant. Elle n’a connu que des flirts.

Iain Mac Kelloch’, jeune homme de 32 ans, aîné d’une dynastie écossaise, est heureux en affaires, en amour par contre c’est autre chose. Une passion a refroidi ses rapports avec les femmes. Il est le maître de Thuata, l’un des plus beaux et des plus mystérieux domaines écossais.

Une femme et un homme, deux mondes distincts qui vont s’entremêler pour une mission commune : retrouver le Stùr Rionnag, la vie sur Terre en dépend. Une mission qui n’est pas sans embûches puisqu’une société secrète, la SEO le recherche également. D’après la légende, le Stùr Rionnag aurait des vertus thérapeutiques insoupçonnables. La société aimerait l’analyser et faire breveter leurs recherches. 

Anaïs et Iain vont alors devoir déchiffrer des mystères pour découvrir des secrets vieux de plusieurs siècles, remonter leurs arbres généalogiques, décrypter les armoiries et biens rares de leurs familles, exercer leurs dons singuliers pour localiser le Stùr Rionnag. Le lecteur est embarqué dans une folle aventure et il ne s’en plaint pas. On remonte le temps, on découvre des faits historiques. Ésotérisme et fantastique se joignent. Mélange intéressant mais on se perd un peu dans les mystères et les longueurs.

Ce roman obéit docilement aux clichés de la romance. Notre héros est riche et beau comme un dieu, il n’a qu’un léger défaut physique, notre héroïne n’est pas en reste. Elle est belle comme une sirène. Elle a des courbes voluptueuses. Homme comme femme salivent à leur passage. La jalousie va d’ailleurs être leur compagne attitrée. Les crises de jalousie du highlander m’ont un peu agacée. 

L’attirance est palpable dès leur première rencontre. On assiste à un coup de foudre “sexuel”, l’amour vient par la suite. L’érotisme est très présent, rêves érotiques et ébats sensuels peuplent le récit et tombent parfois dans le vulgaire. Je déteste le mot « baiser » dans le sens d’ébats sexuels. Je ne le trouve pas poétique.

Je redoutais ma lecture vu que je déteste les gros pavés mais j’ai finalement passé un bon moment de lecture. J’ai beaucoup apprécié le mélange romance / aventure. Le cliffhanger m’a légèrement ennuyée parce que c’est un vieux scénario des novelas. L’auteure a manqué d’originalité sur ce coup selon moi mais ça ne m’a pas ôté l’envie de découvrir le tome 2.  

Que dire de la forme de l’oeuvre ?

Le registre soutenu est utilisé et convient bien au contexte de l’oeuvre. On croise quelques mots familiers et désuets. J’ai ajouté de nouveaux mots à mon dictionnaire personnel.  Les descriptions sont nombreuses et lassent par moment.

Quelques coquilles ont résisté avec force et détermination à l’épreuve de la correction :

  • Si tu tiens à garder ton job dans ton journal, saches que je suis prêt – page 218
  • Tes yeux lancent des éclairs vert – page 389
  • Tu as été notre raison de survivre, ne l’oublies jamais -page 656
  • Ne la perd pas – page 764

 

Christmas

Existe en format Kindle et Broché

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Avez-vous des recommandations  de romans qui mêlent aventure et romance à me faire ?

Merci d’avance.

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Mélodie Éternelle, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant au Prix des auteurs inconnus 2017, catégorie romance

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Je m’appelle Elena Kartachov, je suis médecin comme je l’ai toujours rêvé. Je suis arrivée à Paris à mes dix huit ans avec un seul objectif : faire des études de médecine.

Mais voilà, la vie nous réserve souvent des surprises et c’est sans m’en rendre compte qu’aujourd’hui, soir de la St Valentin, j’attends mon cher Sébastien. Un garçon qui pourtant avait tout pour me dégoûter et qui a fini par devenir mon âme sœur. Comment cela est-il possible ?

Laissez-moi vous conter cette histoire…

 

mon-avis-de-lecture

Ce roman ne figurait pas dans ma sélection personnelle lors des présélections. J’ai été déçue de le voir parmi les finalistes. Comment les autres membres du jury avaient pu me faire ça ?!

J’ai longtemps retardé ma lecture. J’ai profité récemment d’un voyage en car pour le lire.

 

Elena, notre héroïne et narratrice, fait des allers-retours entre le passé et le présent. Je n’ai aucun souci avec les flash-back, je préfère juste qu’ils soient présents dans le récit à petite dose. Dans Mélodie éternelle c’est continuel et ça a fini par me lasser surtout que le moment présent ne comporte que quelques lignes.

Explorons donc le passé d’Elena, cette étudiante en médecine de 18 ans très studieuse. A l’école Paris Descartes, elle fait la connaissance du beau Sébastien et son groupe d’amis : Paul, Marie, Tatiana. Sébastien est un jeune homme vulgaire et fainéant qui ne pense qu’à s’amuser. On ressent bien que ses cours de médecine l’ennuient.

Il agace Elena, ce n’est pas son genre de mec. Elle préfère Paul, le meilleur ami depuis l’enfance de Sébastien. Paul est studieux, sympa, respectueux, réfléchi, sérieux. De belles qualités qui vont la jeter dans ses bras. Malheureusement, ce ne sera qu’une amourette. Nos personnages pratiquent la liberté sexuelle, nous sommes bien au 21e siècle. 

Le temps passe et elle va découvrir Sébastien sous une autre facette. L’attirance naît, elle est réciproque. Ça a d’ailleurs été un coup de foudre au premier regard pour Sébastien.

Ils ont des personnalités très différentes mais décident de vivre l’amour qu’ils ressentent l’un pour l’autre. Leur histoire est sensuelle, les ébats sexuels sont décrits sans vulgarité.

Sébastien a une passion, la musique. La médecine est un choix imposé par son père lui-même médecin. Avec le soutien d’Elena, il va abandonner ses études de médecine pour vivre sa passion. J’ai salué son courage, sa détermination. Avec son père, les relations ne sont pas au beau fixe et sa décision va empirer les choses.

J’ai été choquée par l’impolitesse de Sébastien envers son père. Qu’importe le comportement de son père, on lui doit du respect.

L’étoile de Sébastien se met à briller, son talent est reconnu, la célébrité frappe à sa porte et menace son couple. J’ai apprécié les hauts et les bas que ce couple va expérimenter. J’ai apprécié le réalisme de leur couple.

Puisqu’on est dans une romance, leur amour va triompher mais un événement va changer le cours de leurs vies. J’ai apprécié la tournure qu’a prise cette romance. Ça change des romances teintées de rose. La tournure aurait été plus surprenante s’il n’y avait pas eu les flash-back qui alertent le lecteur.

Mélodie Éternelle est une romance Carpe Diem, une lecture tendre que j’ai appréciée pour les thématiques abordées : les enjeux de la célébrité, l’avortement, les relations parent-enfant, l’amitié.

Que dire de la forme ?

Le langage courant emprunte quelques mots au registre soutenu. La narration est fluide. L’auteure nous offre de brefs bonus où le narrateur est Sébastien et nous permet ainsi de connaître ses états d’âme.

 

Quelques coquilles ont résisté à la correction :

Et Marie mets son grain de sel – page 72

Elle souit – page 151

La culpabilité m’envahie / Son parfum m’envahie pages 151/ 217

J’ai un large sourire que j’ai du mal contenir – page 195

car le le propriétaire – page 257

les désaper pour leur faire croire qu’ils ont baisés comme des bêtes – page 339

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Première édition : Angel Editions en juin 2016

Deuxième édition : Pandorica Editions en juillet 2017

Existe en version intégrale et sous forme de feuilleton

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lauteur

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Publié dans Revue cinéma

Girls Trip ou l’hommage à nos folles années, nos folles copines

Bientôt mon retour au boulot après 3 belles semaines de détente. Pour me donner de la pêche et dormir avec le sourire, je décide de regarder Girls Trip. 

 

 

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Copyright Allociné

Ryan Pierce (Regina Hall), auteure à succès de livres de développement personnel, invite ses trois meilleures amies de l’université – Dina (Tiffany Haddish), Lisa (Jada Pinkett Smith) et Sasha (Queen Latifah), – qu’elle n’a pas revues depuis plusieurs années, au festival Essence, organisé tous les ans à la Nouvelle-Orléans pour célébrer la diversité et la créativité afro-américaines. Alliances et discordes sont réactivées, le côté sauvage de chacune se réveille et la solidarité féminine est ressuscitée, le tout sous un flot d’alcool, de musique, de soirées, de grabuge et de flirts à en faire pâlir la ville de tous les vices.

 

l'Afrique écrit

 

J’ai adoré ce film pour plusieurs raisons :

 

  1. La mise en avant de la culture afro-américaine

A travers le festival Essence, la culture musicale afro-américaine, la beauté noire ont été mises en valeur.

 

2. L’humour est au rendez-vous

J’ai ri et qu’est-ce que ça fait du bien ! Il y a des scènes tellement comiques.

Mise en garde : l’humour est parfois cru.

Dina est une sauvage ! C’est une fêtarde insouciante au caractère bien trempé. Elle est vulgaire, son comportement est grossier mais on ne peut ne pas l’apprécier. Elle est toujours présente pour ses amies et leur rappelle toujours de mettre un peu de folie dans leur vie. 

 

2. J’ai eu la nostalgie de mes années estudiantines

Ce film m’a replongée dans mes années passées au Maroc, en France avec mes amis. A travers le « Flossy Posse » j’ai revu nos soirées, « nos dégamages », nos instants de commérage, nos douces folies. On avait hâte de travailler pour pouvoir avoir de l’argent mais aujourd’hui je peux affirmer que c’est l’une des meilleures saisons de la vie. Toi qui me lis, si tu es encore étudiant, profite bien.

 

3.  J’accorde une grande importance aux thématiques abordées

Girls Trip c’est la célébration de l’amitié. Une amitié avec des désaccords, des embrouilles, des mots blessants mais une amitié joyeuse, sincère, solide, fidèle qui traverse le temps. A travers le « Flossy Posse », j’ai vu ma bande de copines, les BADS. J’espère que le ciel nous permettra d’être aussi soudées dans 20 ans.

J’ai adoré les mots de Ryan à la fin du film :

Chaque bande d’amis vit un jour une expérience tellement forte que chaque membre la portera en elle jusqu’à la fin de sa vie. J’ignore ce que l’avenir nous réserve, de l’amour ou du chagrin, de la joie ou de la tristesse, la seule chose dont je suis certaine c’est que mes copines seront là. Peu importe qui se glissera dans le tableau, mes copines seront toujours ma toile de fond. Elles me permettent d’être moi-même. Nous serons nous-mêmes, affectueuses, rieuses, précieuses, merveilleuses, nous quoi !

 

Il est également question de l’honnêteté dans cette comédie. Honnêteté envers les autres, honnêteté envers soi-même.

Les coachs de vie sont-ils honnêtes ? Ils nous vendent des formules de bonheur qu’ils n’appliquent pas souvent eux-mêmes. 

Quant on parle d’honnêteté, l’authenticité n’est jamais bien loin.

A quoi ça sert de paraître ? De montrer aux autres une vie qui n’est pas réellement la nôtre ? Girls Trip souligne l’importance d’être soi-même.

 

Ce film est à voir avec ses meilleures copines, ceux qu’on aime. 

 

 

 

Bon dimanche les amis !

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Coup de cœur pour Rebecca de Daphné du Maurier

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Rebecca est comme un endroit où tous ceux qui en sortent sont ravis. Ils le recommandent. J’hésite, finis par entrer et là…

C’est le coup de cœur pour la plume de l’auteure. Les descriptions sont précises, abouties, animées, vivantes. J’ai apprécié l’usage récurrent du parallélisme.

Il avait la voix des docteurs de maison de santé quand les parents du malade viennent demander des nouvelles.

Le style est soutenu, il m’enchante. Il questionne ma plume, lui exige encore plus de rigueur.

 

L’intrigue emprunte le même chemin d’enchantement. La narratrice est une jeune demoiselle de compagnie de 21 ans. Elle ne donne pas son nom. Anonyme, elle n’a aucune famille. Elle manque cruellement de confiance en elle, un manque exacerbé par son mariage avec Maxim de Winter, un veuf de 42 ans qui selon les bruits qui courent est encore très affecté par la perte de sa femme. Rebecca était une belle et magnifique femme, aimée et admirée de tous. C’était une bonne vivante. Une femme qui avait marqué l’existence de ceux qui vivaient encore.

A Manderley, tout le monde est encore très affecté par la mort de Rebecca, la première Mme de Winter. Elle est irremplaçable selon Mrs danvers, la gouvernante. Le lecteur s’éprend de Rebecca. On regrette de ne pas l’avoir connue, côtoyée.

Notre héroïne a par conséquent du mal à trouver sa place. Timide, inexpérimentée, elle vit dans l’ombre de Rebecca. Elle est hantée par la personnalité ensoleillée de Rebecca.

Se souciant beaucoup de ce que pensent les autres, refusant de s’affirmer, perturber l’ordre préétabli par Rebecca, elle se fond dans le moule. Elle aime désespérément Maxim mais elle sent qu’il ne l’aime pas. Elle est persuadée qu’elle ne pourra pas lui donner un bonheur plus grand que celui qu’il a vécu avec Rebecca.

 

Je suis contente qu’on ne puisse l’avoir deux fois, la fièvre du premier amour. Car c’est une maladie et c’est un fardeau, quoi qu’en puissent dire les poètes.

 

 

Ce que j’avais cru de l’amour pour moi, n’était pas de l’amour.  Il était un homme, j’étais sa femme, et j’étais jeune, et il était seul, voilà tout. Il ne m’appartenait pas du tout, il appartenait à Rebecca.

Elle est prête à jeter l’éponge lorsqu’un secret vient changer la donne. Une grosse surprise à laquelle je ne m’attendais pas. Je vois alors l’histoire autrement. Mon attrait pour Maxim et notre héroïne s’accroît. Leur amour devient une urgence.

Et si Rebecca n’était pas celle qu’on croyait être ?

Les rebondissements s’enchaînent.

 

J’avoue, j’ai eu peur.

J’avoue, j’ai prié pour qu’un meurtre ne soit pas élucidé.

Sans vous en dévoiler davantage, Rebecca est un excellent roman psychologique.

Rebecca est un must-read. J’ai adoré ma lecture, surtout le dénouement. Je vous le recommande avec une vive énergie.

 

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Service presse : Carambole et le secret de Kabriol

Couverture Carambole et le secret de Kabriol

Grand merci à Publishroom pour ce service presse. Je me suis laissé tenter par ce livre après lecture du résumé qui annonçait une folle aventure, des rencontres merveilleuses ou inquiétantes.

mon-avis-de-lecture

 

Carambole est une jeune fille de 20 ans qui a reçu de son grand-père un don : celui de parler aux animaux. Elle vit avec sa mère, son frère jumeau Marcus, sa sœur aînée Loli et sa chienne Mazale à Luksandrou. La jeune fille est passionnée de chant. Un soir, elle fait la rencontre de Matis qui l’encourage à partir à Kabriol et vivre de sa passion.

Je connais un endroit merveilleux, à nul autre pareil, 

Où tous les arts du monde s’expriment librement.

Chacun participe, d’une façon ou d’une autre, à la force créatrice

Qui fait battre le cœur de ce royaume des artistes.

Ceux qui, comme toi, ont un don particulier, y sont attendus.

Ta place est parmi eux, à Kabriol.

Il te faudra emprunter un long voyage,

Et surmonter toutes tes craintes,

Mais sur le chemin de Kabriol,

Tu trouveras les réponses à tes questions.

Et lorsque tu seras certaine d’être arrivée à la Cité des Arts,

N’oublie pas de planter une olive de cet arbre, 

A la place qui lui est destinée

Avant que le sort ne soit à jamais scellé.

 

Carambole fait confiance à Matis et débute un voyage initiatique vers Kabriol. A chaque étape de son voyage, elle va rencontrer des personnes très aimables :  Ora, Yrone, Seb, Michel, Virgil, Crystal, César qui vont lui donner petit à petit les pièces pour reconstituer le puzzle de son destin et comprendre le but de sa vie.

Carambole rencontre des obstacles sur son chemin mais ils sont très vite résolus. Ses peines sont légères comme si les auteurs voulaient ménager l’héroïne. 

Les forces du mal ne restant pas au chômage bien longtemps, elle va rencontrer sur son chemin de vilains méchants comme Dialo, le magicien, et Tony le cupide. Ils ne commettent pas des actes monstrueux. Tout est cadré pour ne pas choquer le lecteur. 

Je suis restée insensible au surnaturel présent dans le récit : les sortilèges, les rencontres avec les créatures fabuleuses comme les fées ne m’ont pas subjuguée. 

 

Carambole va aussi rencontrer l’amour. Un coup de foudre trop mielleux pour moi. J’aime la romance mais je préfère des histoires d’amour où le couple est confronté à de réelles difficultés. La romance de Carambole est trop belle, trop rose. C’est un conte de fée pour princesse. 

Le récit est gentillet, rempli de bons sentiments : l’amour, l’entraide, la générosité, de bonnes leçons de vie mais son côté enfantin, trop lisse m’a ennuyée à plusieurs reprises.   

J’aurais voulu que l’intrigue soit plus corsée mais je respecte le choix du duo d’auteurs. Elles ont taillé un univers sur mesure pour enfants et adolescents. N’étant clairement pas la cible, je conseillerai cette oeuvre aux 11-15 ans et aux adultes fans de littérature jeunesse. 

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

En souvenir du passé ou le privilège d’être parent

Sept ans plus tôt, alors qu’elle traversait une crise douloureuse, Deanna s’était liée avec Stacy, une jeune femme aussi perturbée qu’elle l’était à cette époque. Puis elle l’avait perdue de vue.
Ambitieuse et déterminée, Deanna a fait son chemin, en dépit des obstacles que peut rencontrer une jeune Noire. Documentaliste en chef d’une station de télévision new-yorkaise, elle entretient une liaison agréable avec Richard, sans se soucier des reproches de sa mère qui voit d’un mauvais œil les couples mixtes. Peu importe ! Cette situation convient parfaitement à Deanna, qui n’a jamais voulu avoir d’enfants.
C’est alors que Stacy réapparaît inopinément dans sa vie, lorsqu’un policier lui téléphone pour lui demander d’aller identifier le corps de son amie à la morgue. Effarée, Deanna apprend que Stacy l’a nommée tutrice de Jade, sa fille, une petite métisse de six ans…

 

l'Afrique écrit

Deanna m’a fait penser à Kenya dans Something New. C’est une Buppie : femme noire trentenaire, diplômée, urbaine et carriériste, toujours élégante et soucieuse de son apparence.

Deanna ne veut pas d’enfant, elle a d’ailleurs refusé d’être mère il y a sept ans mais Stacy en a décidé autrement. Elle lui offre l’occasion de découvrir à quoi cela ressemble d’être mère. Deanna accepte de relever le défi, découvre les joies et les peines d’être parent.

Grâce à elle, Deanna avait compris qu’être parent n’était pas seulement une responsabilité mais un privilège.

 

Jade est métisse et à travers elle, l’auteure pose les challenges des métis, ceux qui possèdent une double culture, à qui l’on demande toujours de choisir un camp

 

Le roman est axé sur les relations parent-enfant, la responsabilité parentale, les interrogations mêlées de doute et de peur des personnages. Le lecteur se sent concerné par ces interrogations.

Avoir des enfants ne fait plus partie de mes projets mais j’aime leur compagnie. Je suis une tata gaga et être entouré d’enfants c’est le meilleur cadeau qu’un humain puisse avoir. Ils sont éreintants mais le bonheur qu’ils donnent est inquantifiable ! 

 

 

Deanna est en couple avec un homme blanc et on se rend bien compte à travers les avis de sa mère que la mixité des couples n’est pas si évidente que ça. 

La relation qu’entretient Deanna avec Richard est confortable mais elle n’est pas amoureuse. Ce sentiment qui fait chavirer, elle va le connaître avec un autre homme. S’ils ont la même couleur de peau, leurs statuts sociaux sont différents. Il se sent inférieur à elle et cela se ressent dans les prémices de leur relation.

 

– Tu as raison. Je suis un peu snob. Je suis sélective quant au choix de mes partenaires. Mais j’en vaux la peine. Et je t’ai choisi parce que tu en vaux la peine. Nous nous sommes choisis, Patterson. Nos histoires respectives n’ont rien à voir là-dedans. Tu n’as pas pris plus de risques que je n’en ai pris. Je continue à penser, que ça en vaut la peine. 

 

Leur histoire d’amour est  ordinaire (mis à part le lieu de rencontre qui était très original pour le coup), finit comme on s’y attend mais ce qui est intéressant dans cette rencontre c’est le passé des deux protagonistes, la manière dont petit à petit ils commencent à compter l’un sur l’autre. 

 

L’auteure a réussi à nous faire voir au-delà de la romance. Deanna n’a pas qu’un enfant à gérer ou un amant, elle a des challenges au bureau auxquels elle doit faire face. 

J’ai apprécié ma lecture tant sur le fond que sur la forme. Les descriptions sont abouties, la traduction est réussie.  

 

Tapons un peu la causette. Avez-vous déjà été en couple avec une personne d’une autre race ? Quels ont été vos défis ?

 

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