Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’affaire Bissi de Daté Atavito Barnabé-Akayi

Couverture L'affaire Bissi : Il y a mieux que la neige...

Fari, Funmi, Kadara, Rissi, Tobi, cinq personnages trempés dans de sulfureuses intrigues, confrontées chacune à des situations extrêmes où se mêlent visible et invisible, rationnel et irrationnel, naturel et para-naturel et où, sur fond d’humour noir, l’amour côtoie non seulement le religieux et le sacré mais aussi et surtout l’horreur et la mort.

Quatre points communs à chaque nouvelle :

  1. le personnage central est une femme,
  2. le mystique est présent à forte dose,
  3. Un poème est cité,
  4. la chute est tragique.

Le sort des héroïnes est malheureux et il ne leur est offert comme solution que la sollicitation de l’invisible, des ancêtres, devins, guérisseurs traditionnels. 

Dans la première nouvelle, Kemi se retrouve amnésique après avoir assisté à un spectacle horrible. Une cérémonie mystique va lui permettre de retrouver la mémoire, se souvenir de ce qui est arrivé à Fari, son amie. Fari est présentée comme une fille aux bonnes mœurs, intelligente. La chute de la nouvelle est imprévisible. Fari est retrouvée morte et l’auteur ne donne aucune indication au lecteur pour qu’il sache pourquoi cela est arrivé.

Dans la troisième nouvelle, Kadara rêve d’être mère. Elle espère se faire aider par les sciences ancestrales. Elle réalise son rêve mais son bonheur est de courte durée. La faute à la luxure de son époux. C’est la nouvelle que j’ai réellement appréciée. J’ai imaginé la suite de cette histoire. J’aurais tué son mari s’il se trouvait en face de moi. 

 

L’auteur à travers chaque nouvelle émet un plaidoyer pour les sciences occultes, les croyances africaines qu’on a tendance à diaboliser. Il milite pour un retour aux pratiques ancestrales. Ça m’a un peu gênée car je pense que tout n’est pas bon à prendre dans la tradition.

Il parle également du syncrétisme religieux et cela m’a rappelé une discussion avec une ancienne collègue. Des mots qui avaient été prononcés par un prêtre : « la foi des africains est fétichiste. »

img_20190604_133842

 

Cette lecture a été mitigée pour moi. L’auteur a une belle plume, une maîtrise de la langue française qu’il manie à sa guise mais l’ensemble des nouvelles ne m’a pas donné l’émotion que j’attendais.

Je vous partage cette préface du livre que j’ai beaucoup appréciée

dav

 

Bonne soirée à tous ! Que lisez-vous en ce moment ?

 

fleur v1