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Noir: entre peinture et histoire

Un beau-livre sur le blog ? Quelle nouveauté ! 😀

Avant de vous présenter le livre, j’aimerais bien vous dire comment je l’ai découvert.

Mon père a regardé un soir une émission sur une chaîne d’informations internationales. Quelques jours plus tard, il m’a demandé si je pouvais trouver Noir : entre peinture et histoire en librairie. J’ai sauté cette étape et ai commandé directement sur Amazon en passant par une très bonne amie. Je tiens à la remercier même si elle ne verra pas le message. Grâce à elle, j’ai accès quand elle fait des détours à Abidjan aux livres invisibles dans les librairies abidjanaises.

J’ai offert le livre à mon père puis je l’ai emprunté pour pouvoir vous dire ce qu’il contient 😀

 

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La démarche de ce livre consiste à s’intéresser à la perception des Noirs, exclusivement au prisme de leur représentation par les peintres européens. 

Les plus grands noms de la peinture européenne ont représenté des Noirs : Rembrandt, Picasso, Matisse, Cézanne, etc…

Dès le début, les auteurs indiquent pourquoi ils préfèrent le terme Noir aux autres termes utilisés pour désigner les africains ou afro-descendants. Lorsque j’étais en France, je détestais qu’on nous appelle Black au lieu de Noir. Appelle-t-on les blancs White ?

Dire Noir n’est pas une insulte mais dire nègre, négrillon, bamboula oui. 

 


 

Les auteurs de ce beau-livre d’art et d’histoire, Naïl Ver-Ndoye et Grégoire Fauconnier,  passionnés par l’histoire des Noirs ont choisi pour ce livre leurs coups de cœur d’amateur d’art. 

Les peintures sélectionnées s’organisent autour de dix thèmes :

  1. Allégorie d’un territoire
  2. Religion
  3. Corps
  4. Esclavage
  5. Figures politiques
  6. Domesticité
  7. Talents
  8. Guerre
  9. Scènes de vie
  10. Présence noire

Pour chacun de ces thèmes, les auteurs ont sélectionné cinq œuvres principales qui ont fait l’objet d’une analyse, complétée par une mise en relation avec d’autres peintures. 

Les analyses sont concises et suscitent l’intérêt d’aller plus loin dans la découverte des tableaux et personnages présentés. Une longue bibliographie est disponible en fin de livre et je compte y piocher de temps en temps mes lectures car j’ai envie d’approfondir l’étude des thèmes abordés.

Ces 240 pages sont très instructives. Saviez-vous que les Noirs étaient représentés dans l’art européen dès la plus haute antiquité ou encore qu’il était difficile à la Renaissance d’obtenir la couleur noire ?

 


 

Les Noirs ont été peints par les artistes européens pour représenter l’Afrique, incarner l’exotisme des Antilles. On y voit le reflet de la perception des Noirs par la société européenne. Les stéréotypes sur la force physique, la sexualité sont bien présents. 

Des figures religieuses comme le mage Balthazar, Saint Maurice, l’abbé Moussa, Séphora sont présentées.

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Les Européens ont été intrigués par le corps noir. Les hommes ont fantasmé sur le corps de la femme noire, en ont fait un objet sexuel, n’hésitant pas à la violer sans être incriminés (Voir le tableau ci-dessous de Christiaen van Couwenbergh)

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L’esclavage des Noirs a également fait l’objet de nombreux tableaux : les captures ont été peintes ainsi que la vie dans les plantations, le long chemin vers la liberté.

J’ai découvert deux hommes : Ayouba Diallo, imam sénégalais et William Ansah Sessarakoo, prince fante envoyé à Londres pour parfaire son éducation. Tous deux ont un point commun : ils ont été esclaves en Europe durant quelques années et ont pu revenir en Afrique. 

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De grandes figures politiques noires ont marqué l’Europe comme Jean-Baptiste Belley,  John Tockson qui a servi un roi de Suède. J’ai découvert ces personnages via ce livre et je lui suis reconnaissante d’avoir ôté un pan de mon ignorance.

Les Noirs ont joué toutes sortes de rôles au sein des foyers : des nègres de cour, des nègres de luxe. Ils ont été peints pour leurs talents. Peintres, acteurs, danseurs, mannequins, boxeurs, ils étaient.

Le parcours extraordinaire de certains personnages induit que la force d’une destinée peut parfois l’emporter sur le joug des normes sociales.

Les Noirs ont participé aux conflits armés menés par les puissances européennes. Des peintres ont immortalisé ces combattants.

Ce beau-livre est à lire et à faire lire. J’ai découvert des personnalités extraordinaires notamment celles de Samuel Coleridge-Taylor et Belle. J’ai écouté l’une des symphonies du premier et je compte regarder Belle, le film d’Amma Asante. 

 

 

Sarkozy disait en 2007 à Dakar que l’homme africain n’était pas assez entré dans l’histoire. Y aurait-il une âme bienveillante pour lui offrir Noir : entre peinture et histoire ?

Le lien d’achat par ICI

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Paludes d’André Gide ou le métier d’écrivain

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Paludes, ou la semaine au jour le jour d’un littérateur en mal de voyage. Dans le microcosme étrangement fidèle que nous restitue le récit d’André Gide, domine la figure de Tityre, berger de tous les temps, habitant des marécages où fourmille une vie insolite. Mais quel est au juste ce Tityre, qui se nourrit de vers de vase, faute de pêches plus consistantes ? Richard, peut-être, l’orphelin besogneux par nécessité et pauvre par vertu, dévoué jusqu’à épouser une femme par dignité, sans amour N. Ou bien Hubert, le rationnel, dont la spécialité est de chasser la panthère à l’escarpolette. Ou, plus simplement, le narrateur cet amoureux – fou du changement qui, le cœur en fête, part en voyage avec Angèle mais ne va pas plus loin que Montmorency. Puisque, quelle que soit la direction choisie, l’individu revient toujours sur soi-même. H Recommencer ma vie ? s’interrogeait Gide dans son journal. Je tâcherais tout de même d’y mettre un peu plus d’aventure. 

Sous le couvert d’un dilettantisme savant, d’une fantaisie contrôlée avec art, voici le journal d’un homme qui dirigeait ses journées avec un enchantement mesuré et le sens aigu de la cadence. Faussement négligent, le ton ne manque en effet ni d’harmonie ni d’humour. Au besoin, l’auteur se livre à une satire décapante des gens de lettres, du philosophe au bel esprit.

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De quoi parle votre histoire ? Une question à laquelle chaque auteur a droit. Parler de son oeuvre est un exercice parfois difficile. L’auteur de Paludes l’expérimente.  

Paludes est spécialement l’histoire de qui ne peut pas voyager, c’est l’histoire d’un homme qui, possédant le champ de Tityre, ne s’efforce pas d’en sortir, mais s’en contente. C’est l’histoire d’un marais, l’histoire de l’homme couché, l’histoire des animaux vivant dans les cavernes ténébreuses, et qui perdent la vue à force de ne pas s’en servir, l’histoire d’un célibataire dans une tour entourée de marais… L’auteur change la forme de l’histoire en fonction de son interlocuteur.

Paludes c’est l’histoire d’un homme qui pour s’occuper, sortir de la monotonie de son quotidien, faire quelque chose de plus que son ami Hubert écrit. C’est l’histoire d’un homme qui aimerait achever ce qu’il commence. C’est l’histoire d’un homme en quête d’imprévu, de surprise.

Paludes est difficile à cerner, on le juge inutile et fâcheux.

L’auteur juge lui-même son livre d’ennuyeux mais continue à l’écrire parce que personne d’autre ne l’écrirait.

Cet écrivain qui ne réussit ni vers ni drame selon ses compères tente d’écrire un roman qu’il finira par abandonner pour un autre projet littéraire.

L’auteur tient un agenda et c’est marrant de constater qu’il ne s’y tient pas.

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Pourquoi écrit-on ? Doit-on écrire pour distraire ou uniquement pour renseigner ? Doit-on nécessairement faire quelque chose pour se sentir vivre ?  Telles sont les questions qu’aborde cette oeuvre.

J’ai apprécié ma lecture parce que les personnages sont amusants, les réflexions sur la réussite, la routine, le métier d’écrivain sont intéressantes. Dans le salon d’Angèle (amie de l’auteur de Paludes), lors d’une soirée de littérateurs, l’un d’eux a affirmé que la maladie est un plus.  J’ai admiré son argumentation. Les philosophes sont des savants 😀

Si vous avez envie de quitter le sentier de vos lectures habituelles ne serait-ce qu’un instant, Paludes est fait pour vous.

Grand merci à Sarah du collectif Abidjan Lit qui me l’a fait découvrir lors du dernier Babi Bookdate

Que lisez-vous en ce moment ?

PS: Pour découvrir le jour 18 du calendrier de l’avent c’est par ICI

GM signature

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Et puis un jour, sélection romance Prix des Auteurs Inconnus

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2017 dans la catégorie romance

Sarah a trente ans et a oublié d’exister par elle-même. Plongée dans ses obligations, elle survit au lieu de vivre…
Gino enchaîne les conquêtes, ne touche plus aux sentiments. Il s’est forgé une carapace d’homme à femmes. Il a choisi de vivre à moitié plutôt que de tout donner…
Jamais ils n’auraient dû se croiser…
Et puis un jour…

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Ce roman d’amour est arrivé en numéro 2 dans ma présélection. J’ai apprécié la poésie qui se dégageait du récit, le goût d’interdit lié à la relation entre Sarah et Gino. J’ai pressenti beaucoup de passion, j’ai pensé qu’ils allaient s’aimer puis se désaimer. L’auteure a faussé mes plans. 

Sarah a une vie morose c’est le cas de le dire. Elle est épouse, mère mais pas femme. Son couple est devenu une habitude, son mari le pense aussi mais aucun n’engage le sujet. Les couples aujourd’hui ne perdent pas le sens de l’amour, ils perdent le sens de la communication. Chacun attend que l’autre change, évolue, redevienne ce qu’il était mais n’ose pas le dire ouvertement. Comme si un couple s’améliorait par télépathie. 

Avec Gino, Sarah ose afficher ce qu’elle est véritablement : une femme passionnée qui désire vivre intensément son présent. Elle découvre l’amour à l’italienne, l’amour sensationnel, gestuel. On est attendri par leurs gestes d’affection, leur passion, leur envie de goûter à l’instant interdit. Oui, l’Homme est fasciné par l’interdit.

Gino et Sarah vivent hors du temps conventionnel. Ils se considèrent comme des âmes jumelles. En quatre jours, ils vont s’aimer avec passion. Je me suis interrogé : était-ce vraiment de l’amour ? N’est-ce pas le goût de l’interdit mu en passion frénétique ?

Rattrapés par la réalité, ils vont devoir renoncer physiquement mais ces âmes jumelles restent liées. On se demande ce que deviendra cet amour dans X années.

Sarah et Gino ne sont pas les seuls à parler de la routine, l’amour inachevé, du bonheur qu’on n’attendait pas, qui se présente à nous et qu’on a peur de perdre. Jean-François, Adeline, respectivement collègue de Sarah et amie de Gino prennent la parole pour conter brièvement leurs expériences. 

L’écriture de l’auteure est soignée même si quelques fautes d’orthographe et de conjugaison viennent tâcher sa perfection. Fort heureusement, il n’y en a pas à profusion.

J’ai également apprécié ses phrases percutantes. 

Il y a ceux qui aiment un jour sur deux, ceux qui aiment l’idée d’aimer et même d’être aimé, il y a ceux qui aiment par habitude, ceux qui ne savent pas aimer, ceux qui qui ne savent pas être aimé. Et puis il y a ceux qui y croient toujours, malgré la déception, l’échec et l’abandon. Ce sont ceux-là les pires  car ils peuvent tout donner et reprendre.  Ce sont ceux -là qu’il faut craindre car tu sais qu’en les laissant entrer dans ta vie, ils vont tout chambouler, te faire sentir exister, et puis un jour ils partiront sans se retourner. Ce sont ceux qui s’esquintent, tombent, se relèvent et retombent encore, c’est le cercle vicieux, celui qui te noue le ventre, te cloue au sol.

Qu’est -ce que le bonheur d’une personne face à celui de plusieurs ?

Les scènes de sexe sont décrites avec grâce, les mots se mettent au service des sentiments  et non à celui des pulsions charnelles. 

J’ai apprécié cette brève lecture d’une centaine de pages. Si vous trouvez ce roman quelque part, allez à sa rencontre. Vous tomberez peut-être amoureux (se) de Gino, qui sait ? 

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  • Format PDF
  • 113 pages
  • Édition : 11 octobre 2016
  • Broché: 208 pages
  • Édition : 1 décembre 2016

Existe en format numérique et broché 

Lien d’achat : ICI

 

Etes-vous fan des amours impossibles ? Aimez vous l’interdit ?

signature coeur graceminlibe

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Les pêcheurs de Chigozie Obioma, triste histoire

Couverture Les pêcheurs

 

Un jour de janvier 1996, dans un village du Nigeria, quatre frères profitent de l’absence de leur père pour pêcher au bord du fleuve interdit Omi-Ala.
Le sorcier Abulu, qui les a vus, lance sur eux une terrible malédiction : l’aîné, Ikenna, mourra assassiné par l’un de ses frères.
La prophétie bouleverse les esprits, et hante la famille jusqu’au dénouement tragique.
Avec cet admirable récit dans lequel le tempo du conte africain accompagne la peinture du monde contemporain, Chigozie Obioma invente une forme nouvelle d’écriture romanesque.

l'Afrique écrit

 

Quand le pilier de notre fratrie s’écroule, tout s’écroule avec lui…

Ikenna, Boja, Obembe, Benjamin… Ce n’étaient que des enfants. L’aîné n’avait pas encore seize ans. Ils ne méritaient pas d’être autant acculés, emprisonnés par la fatalité.

Il y a des rencontres qui ne doivent jamais se faire, on n’en sort pas sain et sauf, des personnes qui ne doivent jamais croiser notre chemin au risque d’être engloutis dans leur chaos. 

Il y a des mots qui détruisent et ces mots-là jamais ne doivent être dits, jamais ne doivent être répétés parce qu’il est difficile de les négliger, oublier. 

Pourquoi as-tu répété ces mots, Obembe ? Pourquoi y as-tu cru, Ikenna ? Pourquoi ?

Telles sont les questions que j’ai posées aux personnages de cette fiction qui pour moi étaient plus que des personnages de papier. Leurs sentiments n’ont pas été inventés, ils sont si réels : le désespoir, l’effroi, la haine se ressentent avec une telle intensité. 

 

Quand un malheur nous tombe dessus, on le subit. Quand un malheur nous est annoncé, doit-on le préparer ? 

J’ai vu dans ce livre le pouvoir des superstitions et des croyances. J’ai vu comment elles peuvent soulager (prières de la mère, l’environnement de l’église) et comment elles peuvent détruire (prophétie d’Abulu).

J’ai assisté impuissante à leurs malheurs. J’ai cherché en vain des alternatives pour que ça s’arrête mais je n’étais pas le destin, cette force supérieure. L’Homme n’est pas l’infini, il est limité, il y a des choses qui lui échappent, je l’ai davantage compris en lisant ce roman. 

 

L’ambivalence a été l’une de mes compagnes pendant ce temps de lecture. J’en ai voulu au père qui n’a pas écouté à temps les signaux que lui envoyaient son épouse par rapport aux enfants mais je l’ai admiré pour sa maîtrise de soi, son courage, son espérance de jours meilleurs. Cet homme a voulu un avenir meilleur pour ses fils et il a fait le nécessaire pour que cela arrive. 

J’en ai voulu à Ikenna, Boja, Obembe mais des enfants en proie à l’effroi pouvaient-ils gérer autrement les circonstances ?

J’ai détesté Abulu mais cet homme était-il réellement lui-même ?

J’ai eu mal au cœur pour cette mère déstabilisée parce qu’elle n’arrive pas à éviter les maux qui menacent ses enfants. 

Les quelques événements comiques glissés dans le roman tombent à point. Ils allègent le poids de la tristesse que dégage ce roman. 

 

Les pêcheurs est un excellent roman psychologique. L’auteur nous a servi une belle analyse de ses personnages : la description des états d’âme, passions, conflits psychologiques, sentiment de fraternité est réussie.

 

C’est aussi un beau récit lyrique, très imagé. J’ai beaucoup aimé les comparaisons utilisées par le narrateur :

  • le père de famille est  l’aigle,
  • la mère est la  fauconnière,
  • Ikenna, le python, 
  • Boja, le parasite,
  • Obembé, le limier,
  • Benjamin, la phalène. 

 

La traduction de ce roman est sublime, j’imagine que la version originale doit être encore plus puissante. 

Ce roman restera longtemps dans ma mémoire. Je le recommande aux passionnés de roman psychologique et le déconseille à ceux qui sont déprimés.

Les auteurs nigérians sont à suivre de très près. Ils possèdent d’excellentes qualités de conteur.


Résultat de recherche d'images pour "chigozie obioma"Né en 1986 au Nigeria, Chigozie Obioma enseigne la littérature aux États-Unis. Son premier roman, Les Pêcheurs, publié dans 26 pays, a immédiatement connu un immense succès public et critique.

Pour en savoir plus sur le roman, cliquez ici

 

 

 

 

 

 

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Throwback Thursday Livresque 24 : Mon époque préférée

Cette semaine, notre rendez-vous préféré du jeudi a pour thème : Mon époque préférée.

J’aime bien l’époque de la monarchie française. Je m’imaginais souvent invitée au bal au palais du roi, faire les longs voyages en calèche 😀

Côté littérature ou peinture, mon époque préférée est celle du 19e siècle, celle qui a vu naître mon cher   Alfred de Musset et des peintres talentueux comme Van Gogh.

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J’ai été impressionnée par ses œuvres lors de ma visite au musée d’Orsay en 2011. J’ai même acheté une reproduction de son tableau la Nuit étoilée. Un ami cher à mon cœur m’a offert ce jour-là le livre qui regroupe les correspondances du peintre à son frère Théo.

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Quatrième de couverture

Traduit du néerlandais par Louis Roëdlant Introduction et chronologie par Pascal Bonafoux La première lettre de Vincent Van Gogh à son frère Théo, datée d’août 1872, est envoyée de La Haye. Il a dix-neuf ans. Il ne sait pas qu’il va peindre. La dernière lettre, inachevée, Théo la trouve dans la poche de Vincent qui s’est tiré une balle dans la poitrine le 27 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise. Des dizaines de toiles encombrent sa chambre. Presque quotidiennement, dix-huit ans, Vincent a écrit à Thëo. Et Vincent écrit à propos de tout à Théo comme il lui envoie toutes ses toiles. Il lui montre ce qu’il peint comme ce qu’il est. Ces lettres incomparables – des récits, des aveux, des appels – sont nécessaires pour découvrir le vrai Van Gogh devenu mythe… Il n’est pas un peintre fou. Au contraire, solitaire, déchiré, malade, affamé, il ne cesse d’écrire, lucide, comme il traque la lumière.

 

J’ai lu ce livre de plus de 500 pages avec beaucoup d’engouement. Je l’ai savouré à petites doses. Il m’a servi de compagnon lors de mes trajets en RER.

Il est émouvant.

Le souffle d’espérance qu’il porte est beau et touchant.

On devient l’intime du peintre. Van Gogh dévoile sa sensibilité, ses doutes, ses espoirs, ses sources d’inspiration, sa profonde mélancolie engendrée par les échecs, les vicissitudes de la vie, son envie de jours meilleurs. 

On est ébloui par sa nécessité d’être aimé, soutenu par ceux qui comptent pour lui, la puissance de son amour fraternel, l’importance qu’il accorde à une affection profonde, sérieuse.

J’ai refermé ce livre avec un pincement au cœur. 

Cette correspondance de plus de 652 lettres a été une source d’inspiration pour moi. L’un des poèmes de Chimères de verre a pour titre SORROW, le nom de l’un des tableaux du peintre.

Je recommande ce livre à tous les passionnés d’art, aux âmes sensibles, à ceux qui perçoivent la beauté dans la tragédie.

 

Contemple les belles choses le plus possible, la plupart n’y prêtent guère attention

 

Ayez plus d’espérance que de souvenirs ; ce qu’il y a eu de sérieux et de béni dans votre vie passée n’est pas perdu

 

Tenir le présent et ne pas le laisser s’envoler sans s’efforcer d’en extraire d’abord quelque chose

 

Il doit être bon de mourir avec la conscience d’avoir fait quelque chose de bien dans sa vie, d’être assuré de survivre au moins dans le souvenir de quelques personnes, et de léguer un exemple à ceux qui viendront ensuite

 

Il n’ y a rien de plus réellement artistique que d’aimer les gens.

 

Aimez-vous les tableaux de Van Gogh ? Quel roman auriez-vous proposé pour le thème de cette semaine ?

 

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Un appartement à Paris offert par Guillaume Musso

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« L’art est un mensonge qui dit la vérité… »

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

 

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Le dernier roman de Guillaume Musso  que j’ai lu date de 2012. C’est donc avec un réel plaisir que j’ai débuté ce roman. Mon plaisir s’est décuplé quand j’ai retrouvé Madeline de l’appel de l’ange. Elle n’est plus avec Jonathan Lempereur et même si j’ai eu un pincement au cœur parce que j’avais apprécié leur couple, leur séparation est « réaliste ». La vie n’est pas toujours un conte de fées. Dans la vraie vie, les couples se font et se défont souvent à la vitesse de la lumière. Un jour on aime et l’autre plus du tout.

Avec sa rencontre avec Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!), on pense que l’auteur va lui donner une nouvelle chance en amour, nous servir une belle comédie romantique. On pense que tout va se jouer dans cet appartement qu’ils doivent partager mais l’auteur déjoue nos plans et de fort belle manière.

Tout va se jouer dans cet appartement mais pas pour les raisons auxquelles nous pensons. Madeline et Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!) ne se retrouvent pas dans n’importe quel appartement. Il s’agit de celui d’un peintre mondialement connu : Sean Lorenz.

Un peintre mystérieux doté d’un génie déconcertant et dont la vie privée est une tragédie. Ce peintre va les reprocher, les mener vers un chemin sombre et faire d’eux un duo de choc. 

J’ai eu un peu de mal à trouver ma place dans les 200 premières pages. Il y avait trop de descriptions et de références à mon goût. J’ai eu l’impression de me retrouver dans un cours d’initiation à la peinture ou un cours prétentieux de sciences. J’ai reçu trop d’informations culturelles et j’ignorais quoi en faire. Musso voulait-il faire étalage de sa culture ? 

La suite du récit est plus addictive. On découvre la vraie histoire derrière les trois tableaux disparus. Il y a des cadavres dans le placard… On plonge dans l’abîme, la noirceur de l’âme humaine. On cherche comme Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!) une lueur d’espoir.

L’intrigue est prenante. Des rebondissements, du suspense, des surprises, il y en a. On s’associe au duo de choc pour résoudre l’enquête policière, élucider les mystères, faire jaillir la vérité. L’auteur brouille les pistes et on adore ça. On ne s’ennuie pas du tout.

Un appartement à Paris évoque l’amour déçu, l’amour déchu, la trahison de l’être qu’on chérit, idéalise. Il évoque les souffrances qu’on endure, qu’on cache et qui se métamorphosent, faute de lumière, en ténèbres. 

Le récit est sombre mais il s’achève avec une belle note d’espoir. J’ai beaucoup aimé cette fin « ensoleillée » qui annonce un renouveau. 

J’ai apprécié ces réflexions sur la paternité et la maternité. Le désir de maternité de Madeline m’a touchée, l’amour inconditionnel que portait Sean Lorenz à son fils également. 

Le récit a un caractère rocambolesque, il y a en effet certaines invraisemblances comme l’effraction à l’école mais ça n’ôte pas le caractère plaisant de l’oeuvre. Je n’irai pas jusqu’à le recommander parce que ce n’est pas un coup de cœur mais il offre un bon moment d’évasion.  

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  • Broché : 484 pages
  • Editeur : XO
  • Date de publication : 30 mars 2017

Pour lire l’interview de Guillaume Musso, cliquez ICI

Extrait : Mais notre vie de famille m’a fait comprendre quelque chose. Avoir un enfant estompe toute la noirceur que tu as dû endurer auparavant. L’absurdité du monde, sa laideur, la bêtise abyssale d’une bonne moitié de l’humanité et la lâcheté de tous ceux qui chassent en meute. Lorsque tu as un enfant, d’un seul coup, tes étoiles s’alignent dans le ciel. Toutes tes erreurs, toutes tes errances, toutes tes fautes sont rachetées par la simple grâce de la lumière dans un regard

Je me lance dans la fille de Brooklyn. A votre avis, est-ce une bonne idée ? 🙂

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Ma bibliothèque de rêve, elle sera au…

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Voici un TAG original que j’ai vu sur le blog d’Alouqua qui avait chroniqué Chimères de verre. Elle l’a vu chez My reading time with Kramik qui elle-même l’a vu sur un autre blog.

Ayant bien aimé les questions, j’ai décidé de me prêter au jeu. 

Avant d’avoir une bibliothèque, il faut avoir une maison (ou un appartement) où la mettre. Où serait la maison/l’appartement de tes rêves ?

Etant célibataire, j’aimerais avoir mon petit cocon à moi. Un appartement spacieux, lumineux, avec une décoration colorée et un balcon, situé dans un quartier calme m’irait très bien. 

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Maintenant que tu as la maison, où est la bibliothèque ?

Dans un coin aménagé du salon. Le salon est le cadre idéal de lecture pour moi. J’aimerais également que mes visiteurs puissent avoir accès à mes livres donc pas question de les mettre dans ma chambre.

 

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Source : Modern House

 

 

Quel type d’étagères utiliserais-tu ?

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Une étagère avec la carte de l’Afrique.  L’Afrique étant le berceau de l’humanité, elle abritera mes lectures passées, présentes et à venir.

 

Cite trois meubles que tu voudrais absolument voir dans cette bibliothèque (en dehors des étagères bien sûr)

Une table basse où je pourrai poser un thé/limonade fraîche et des friandises ou un gros bol de popcorn.

Table basse Disk, en bois, diamètres 32, 38 et 44 cm, H 34, 44 et 48 cm, 349 euros, Habitat.

 

Un pouf rond tressé en rotin

Pouf rond tressé Bisho La Redoute Interieurs

 

Et un fauteuil de lecture que vous pourrez découvrir juste en bas 🙂

 

Quel serait LE fauteuil de lecture que tu voudrais absolument avoir ?

 

Le fauteuil rond pour me lover !!! 

 

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Quel serait ton système de rangement idéal, si tu n’avais pas à te préoccuper de la pénibilité ?

Les livres seraient classés par année d’édition, par genre, par thème et par continent. Les livres que j’ai beaucoup aimés seront classés à droite et ceux que j’ai moins aimés à gauche. 

 

Quels sont tes indispensables pour égayer tes étagères ?

 

Des bocaux contenant mes citations préférées 

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Source Etsy

 

Mes photos avec des auteurs

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Marguerite Abouet et moi

 

    Des bougies design 

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Bougies design créatif
Source vivredemain.fr

 

 

Des cartes postales des pays que j’aurais visités. 

 

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Si ton budget était illimité, quel livre de luxe ajouterais-tu à tes étagères ?

Je n’y ai jamais pensé.

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Je dirais  Un spectacle dans un fauteuil d’Alfred de MUSSET, mon poète préféré. Il coûte 523 euros.

 

Un spectacle dans un fauteuil,: MUSSET (Alfred de),

 

 

 

Qui est autorisé à rentrer dans ton antre ?

La lecture doit être partagée, accessible à tous. Je donnerai donc libre accès à ma bibliothèque originale. Je me délecterai des compliments qu’on lui fera. Je réconforterai tous ceux qui auraient envie d’être à ma place.

Bien entendu, je veille sur mes bijoux. Aucun livre ne passera la porte sans mon autorisation. 😀

 

Pour finir, lâche toi, décris en un paragraphe (ou plusieurs si tu es inspiré) la bibliothèque de tes rêves.

Un espace convivial et singulier qui incite à la lecture et au voyage vers l’inconnu. Une antre qui appelle à l’ouverture d’esprit, où le temps s’arrête, où l’on ne trouve que des livres inédits et des histoires bouleversantes.

 

Et vous ? Quelle est votre bibliothèque de rêve ? Faites-moi rêver. 

 

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Cent sonnets insignes allant vers

A la différence du roman, un recueil de poèmes quel qu’il soit apporte toujours une agréable surprise au lecteur, TOUJOURS. 😀

Sansonnets, un cygne à l’envers de Pierre Thiry ne déroge pas à la règle. Ce recueil de 100 sonnets surprend tant par l’originalité de son contenu que par son architecture.

Petit rappel pour les novices en poésie : 

Un sonnet  est un écrit à forme fixe constitué de quatorze vers répartis en deux quatrains (strophes de 4 vers) et deux tercets (strophes de 3 vers) Il est généralement constitué d’alexandrins qui riment entre eux. Ce sont des écrits avec une technique exigeante.

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Ce recueil contient cent sonnets décalés, 1400 vers « qui sonnent un peu timbrés ». Impossible d’avoir la mine serrée ou d’être grincheux en le parcourant, il nous arrache des sourires.

« Ces sonnets sont des sourires en réponse à tes sourires qui me donnent encore et encore envie d’écrire et de sourire. » affirme l’auteur en début du recueil 

Ces cent sonnets ont tantôt l’allure d’une fable, tantôt l’allure d’un conte. Ils sont l’épiderme de cent histoires où interviennent des personnages farfelus comme le Senor Sonéklacique.

Ils évoquent nos situations du quotidien comme les scènes dans le métro, l’attente à la caisse, à l’arrêt d’autobus. Dans ces sonnets, l’auteur ne se met aucune restriction, il parle de tout et de rien. Pour lui, toutes les occasions sont bonnes pour faire des vers, des rimes, des sonnets.  

J’ai été impressionnée par le talent de l’auteur, c’est un penseur. Avec 3 sonnets, il fait une thèse, une antithèse et une synthèse philosophiques.

C’est un artiste. Il jongle avec les vers, manipule les rimes à sa guise, fait des acrostiches quand ça lui chante. 

C’est un styliste des mots. Il déshabille un sonnet pour en revêtir quatre autres en apportant ci et là des retouches. (sonnets 62,63,64,65,66) Le déjà-vu devient alors inédit…

Parce que vous le valez bien, je vous partage des sonnets que j’ai beaucoup aimés

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J’ai pris plaisir à lire ce recueil. Je le recommande à ceux qui veulent lire la Poésie autrement et qu’ils veulent s’amuser en lisant. 

Quelques détails de l’oeuvre…

124 pages 

Auteur: Pierre THIRY

Editeur: BoD  2015

Lien d’achat : ici ou là 

…et sur son auteur 

Né en 1962, Pierre Thiry a été administrateur de théâtre, vendeur de disques, programmateur de concerts. Il aime flâner chez les bouquinistes, jouer du violoncelle, écrire le soir à la lueur d’une chandelle. Il anime régulièrement des ateliers d’écriture. Pour consulter son site officiel, cliquez ici

Ps : Merci beaucoup à l’auteur pour ce service presse. Les milliers de kilomètres qui nous séparent ne l’ont  pas freiné. Le recueil a traversé l’Atlantique, il est venu en Côte d’Ivoire. Merci ! Merci ! Merci ! 

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Publié dans Panaché

La Nuit du Slam : ce que vous avez raté

J’avais deux choix pour ma soirée du samedi 22 Octobre 2016 : 

  • Assister à la célébration de la Journée du Manuscrit au Palais de la Culture 
  • Assister à la Nuit du Slam à l’Institut français de Côte d’Ivoire organisée par le Collectif Au Nom du Slam

Sans hésiter, j’ai opté pour le 2e choix. J’aime beaucoup le collectif Au Nom du Slam dont je vous avais présenté le 1er album, il y a quelques mois. Ce collectif vise à promouvoir le Slam, créer des plateformes d’expression pour le Slam et valoriser la culture ivoirienne par le Slam. Le Collectif au Nom du Slam est composé de onze membres dont trois femmes.

J’admire ces femmes et ces hommes qui font chanter les mots. J’aime ces artistes qui vivent leur passion avec détermination. 

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De 19 h 30 à 20 h 45, j’ai dévoré chacun des mots de Bee JoeKpegik,  l’Etudiant, Amee, Lyne, Philo, Roi Fort Malik, Noucy Boss… Tels des papillons, leurs mots ont voltigé et exécuté avec sincérité la danse des maux, de la mélancolie, de la persévérance, de la révolte… J’ai souri, j’ai ri, j’ai applaudi leur dextérité. 

La nuit du Slam a été un beau spectacle. Parce que vous le valez bien, je vous mets des extraits de ce que vous avez raté. 

Extrait 1 : Les mots du slameur Philo

Extrait 2 : Les mots d’Amee sur les effets contraignants de la célébrité 

Extrait 3 : les mots de Kpegik ou quand une femme change un homme. Kpegik s’exprime en nouchi, argot ivoirien. Ce texte est l’un de mes coups de cœur de cette soirée. 

Extrait 4 : « Christ est mort pour eux » est un texte de l’Etudiant. Ce texte est également l’un de mes coups de cœur de la soirée. L’étudiant est révolté, il dénonce l’injustice sociale. Pour lui, Jésus Christ fait du favoritisme sinon pourquoi n’accorde-t-il pas aux pauvres ce qu’il accorde aux riches ? 

J’espère de tout cœur que la route de ces artistes sera très longue et qu’ils vivront avec largesse de leur art. 

Et vous que leur souhaitez-vous ?

Avez-vous participé à des événements culturels ce weekend ?

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Publié dans Interviews

Komara Constance Mariam, une passion, une ambition, une vision

Inspecteur d’Education en poste au Ministère de l’Education Nationale et écrivain, KOMARA Constance Mariam, est passionnée de  lecture. Depuis une dizaine d’années, elle s’adonne à l’écriture. Elle a en librairie trois recueils de nouvelles qui méritent d’être lus dont Obsession que j’ai pris plaisir à chroniquer.

Cette passionnée a décidé de briguer la présidence de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) dont le VIe congrès se déroulera le 02 Avril 2016.

En quelques lignes, elle nous expose la raison de sa candidature, sa vision, son ambition.

constance

1. Pourquoi une femme à la tête de l’association ?

Une femme à la présidence de l’association pour créer une alternance et aussi pour redynamiser et faire rayonner la littérature ivoirienne.

Il y a seize ans qu’une femme a cédé les rennes de l’association à un homme et depuis lors, trois présidents se sont succédé.

2. Pensez-vous être capable de tenir les rênes de cette association ?

Oui. Je m’en sens capable. J’ai enseigné durant vingt ans dans des lycées et collèges. J’ai vu au fil des ans le désintérêt des élèves pour la lecture. Je suis écrivaine depuis une dizaine d’années et je constante que les adultes aussi lisent peu. Je connais donc parfaitement le mal de la littérature ivoirienne. Pour palier à cela, j’ai décidé de réunir tous les acteurs du livre pour ensemble sortir notre littérature de sa léthargie.

3. Quelle est votre vision pour l’association ?

Ma vision se résume dans mon slogan : «  RASSEMBLERREDYNAMISERRAYONNER »

4. Quels sont vos objectifs ?

Le premier objectif que je vise c’est de rassembler tous les écrivains au sein d’un siège digne de ce nom pour des échanges fructueux pour l’avenir de la littérature ivoirienne.

5. Concrètement qu’envisagez-vous pour améliorer la situation des écrivains en Côte d’Ivoire ?

Dans notre programme, il y a un volet socioprofessionnel pour défendre nos droits et créer un environnement où nos doléances sociales seront prises en compte. Pour se faire, nous allons prendre attache avec les autorités compétentes pour nous instruire et nous permettre de vivre mieux de notre art.

6. Qu’envisagez-vous pour inscrire la lecture aux habitudes des ivoiriens ?

Nous nous déplacerons vers les ivoiriens pour des échanges pour leur montrer les bienfaits de la lecture à eux et à leurs enfants.

Le programme de Komara Constance Mariam est disponible en intégralité via ce blog dédié : http://constancekomaraprsidente.wordpress.com/

Pour en savoir encore plus sur la candidature de Komara Constance Mariam, cliquez ici