Publié dans Interviews

Quand un homme admire une femme

08 Mars, une journée pour célébrer les droits des femmes, leur lutte, leur victoire, leur détermination, leur courage.

Pour marquer cette journée, j’ai invité des hommes à parler de femmes assez connues qui les inspirent et les influencent.

Plusieurs hommes ont voulu célébrer leur mère mais elles ne sont malheureusement pas connues. 😀

Cyriac et Cédric veulent célébrer des femmes qui impactent le monde. Allons à leur rencontre.

Angélique Kidjo

A l’occasion de la journée de la femme, quelle femme connue voudrais-tu  célébrer le 08 mars ?

Cyriac : J’aurais répondu ma mère, ma femme ou ces femmes qui ont contribué à faire de moi, d’une façon ou d’une autre, l’homme que je suis mais elles ne sont pas connues ! (rires) Revenons dans le cadre de ta demande. La liste est longue mais je dirais Angélique KIDJO.

Pourquoi ce choix ?

Cyriac : Elle est connue mondialement pour son impact artistique mais elle reste pour moi un exemple de promoteur de la culture musicale africaine dans le monde entier. Elle m’a marqué dès l’enfance avec son chant « agolo » !

Pourquoi l’admires tu?

Cyriac : Je ne passerai pas par quatre chemins. Promouvoir la culture africaine, être une star mondiale et garder ses valeurs, c’est devenu rare. La mondialisation a bouffé le lien à nos racines, notre culture, notre musique, nos styles vestimentaires, nos langues ! J’admire cette dame, qui malgré la renommée, son parcours à Paris, New York, Brésil, etc… n’a rien oublié de ses origines ! Bien au contraire. J’en tiens pour  preuve, la récente remise de son 3ème trophée du vainqueur du Grammy Awards, elle était en ensemble pagne !

Son discours, parlant d’une Afrique qui va de l’avant, est admiratif. Elle chante en fon, yoruba, reprend de façon magistrale des classiques de Jazz, pop, le tout combiné aux chants typiques du Bénin, et du Nigeria en passant par l’Afrique du Sud.

Elle dirige sa fondation Batonga, qui lutte pour la scolarisation de la jeune fille africaine avec des bourses, des écoles. Elle agit et le fait en toute discrétion.

Ses récompenses sont également impressionnantes : Grammy Awards, Kora music, Crystal Award.

Comment elle t’influence ?

Cyriac : Son style vestimentaire pour commencer. Grâce à elle, je commence à apprécier la couture du pagne. J’ai beaucoup aimé son ensemble lors de la remise de son trophée au récent Grammy Awards.

Elle m’influence parce qu’elle croit en l’Afrique : une Afrique qui va de l’avant et qui est dynamique.

J’aime également ses coiffures qui sont aux antipodes de celles que portent la plupart des stars africaines.  

Sa fondation Batonga m’inspire un projet d’ONG dans le domaine du développement durable avec des amis.

Pour finir, elle a suscité en moi, un attrait pour la langue Fon. J’ai la chance d’avoir un professeur de fon à domicile : ma femme. 🙂

Bonne fête, superwoman Angélique Kidjo !

Irie Lou Colette

A l’occasion de la journée de la femme, quelle femme connue voudrais-tu  célébrer le 08 mars ?

Cédric : Je voudrais célébrer la superwoman Irie Lou Colette, présidente de la FENACOVICI. (Fédération Nationale des Coopératives Vivrières de Côte d’Ivoire)

Pourquoi ce choix ?

Cédric : Elle a été désignée à l’unanimité comme étant la première femme active de Côte d’Ivoire.  Elle est à la tête d’une fédération de 5000  productrices de vivrier.

Petite vendeuse de fruits et légumes qu’elle était autrefois, elle a très tôt compris que sa non scolarisation ne devait pas être un frein à ses ambitions.

Pourquoi l’admires tu ?

Cédric : Je l’admire pour son dynamisme à fédérer dès le début des années 2000 les femmes du vivrier. Elle a pris l’engagement de lutter contre la pauvreté et la sous-alimentation en nourrissant la population ivoirienne avec les produits du terroir.

Comment elle t’influence ?

Cédric :  Elle m’influence par sa patience, son  courage, son goût pour le travail acharné, sa volonté de réussir. Elle sert et servira de modèle à tous les ivoiriens et ivoiriennes qui veulent s’engager dans la lutte pour l’autosuffisance alimentaire du pays et une agriculture dynamique, performante à forte valeur ajoutée.

Bonne fête, superwoman Irie Lou Colette !

Et vous, quelle femme voulez-vous célébrer en ce jour ? 

Publié dans Panaché

Dis-moi ce que tu fais de ton week-end je te dirai qui tu es

J’ai envie de vous dire qui je suis, pour cela je parlerai de ce que j’ai fait de mon week-end…

Samedi 30/01/2016  

  • 9h – 11h30

Pas de grasse matinée pour moi qui adore dormir. J’ai un événement de taille à ne pas rater : #le café blogueurs CIV. 

blogueurs de Côte d'Ivoire

Qu’est-ce que c’est ? C’est une rencontre organisée par l’Association des Blogueurs de Côte d’Ivoire ouverte à tous pour présenter son programme d’activités 2016, accueillir officiellement ses nouveaux membres.

Participer à cet événement m’a permis d’en savoir davantage sur l’Association, ce qu’elle propose aux blogueurs en Côte d’Ivoire et rencontrer des blogueurs.

J’ai profité de l’occasion pour adhérer à l’Association. Ci-dessous mon écharpe de membre. N’est-elle pas belle ? 😀

écharpe_de_membre[1]

  • 15h-18h

atelier littéraire voyelles

J’ai un projet d’écriture avec mon association religieuse depuis 2014 qui n’a pas encore vu le jour parce qu’il me manque une chose : je ne sais pas écrire pour les enfants.

Quand j’ai eu vent de l’atelier littéraire Voyelles qui portait sur cette thématique, j’ai sauté sur l’occasion. Quand on est un apprenti écrivain comme moi, il faut courir après la connaissance.

Claire Porquet et Josué Guébo, des auteurs qui ont écrit des livres pour enfants nous ont partagé leurs expériences. De manière succincte, il faut quand on écrit pour un enfant :

  1. se mettre dans la peau d’un enfant
  2. être simple dans la forme et le fond
  3. éviter le côté cruel , de suggérer des choses négatives. Le rêve et le jeu doivent être préservés. 

Après ce partage d’expérience, nous avons eu un moment d’écriture. J’ai pour la première fois écrit un texte pour des enfants 🙂

Dimanche 31/01/2016

  • 15h-18h

 

livresque 15

 

Livresque est une rencontre littéraire organisée par une promotrice culturelle ivoirienne Yehni Djidji.

Tous les deux mois, un écrivain est invité à présenter son oeuvre. Pour cette 15ème édition, c’est l’auteur Miessan Akon Justin qui a fait l’honneur de parler de ses œuvres Tombe nuptiale et Le divorce de DIEU. Des œuvres qui dénoncent les mœurs sociales, des amours interdits.

Livresque c’est aussi un moment d’échange de livres. Un Book Blind Date est organisé, chaque participant est invité à venir avec un livre à offrir. Lors du Book Blind Date, chaque participant présente le livre qu’il a apporté sans dire le titre et le nom de l’auteur. Il est ensuite invité à choisir un livre qui a été présenté par les autres participants.

Voici le livre que j’ai choisi :

Drôle_de_printemps[1]

Je vous en dirai plus quand je l’aurai lu.

Livresque s’est terminé par un délicieux cocktail où nos papilles gustatives ont fait de belles rencontres.

cocktail_livresque[1]

Maintenant que vous en savez un peu plus sur moi, laissez-moi en savoir un peu plus sur vous. Qu’avez-vous fait de votre week-end ? 🙂

Publié dans Panaché

Surmonter la panne d’inspiration

Coucou les amis ! Je viens de lire un article sur le syndrome de la page blanche écrit par Stella Sanogoh. Ma devise est : quand on aime, on partage. J’ai apprécié l’article alors je le partage avec vous.

syndrome page blanche
Source de l’image Efficastyl.fr

Il nous est tous arrivé, à un moment ou à un autre de notre vie d’écrivain d’être confrontés à ce blocage.  Difficultés à trouver l’inspiration, peu de suite dans les idées ou de créativité, angoisse au moment de démarrer ou de poursuivre une œuvre, pas de doute, vous êtes face à au syndrome de la page blanche.

Cette semaine, j’ai voulu aborder ce sujet suite à l’appel au secours d’une amie qui désespérait de trouver l’inspiration. Je lui ai proposé des thèmes à aborder, sorte de stimuli, sans succès. Je lui ai alors suggéré de laisser couler le temps, affirmant que l’inspiration ne se force pas.

Si ce point de vue n’a pas varié depuis notre dernier entretien, je souhaite à travers cet article aborder un sujet qui reste parfois tabou au sein de la communauté d’écrivains.

Pourquoi tombons-nous en panne d’inspiration ?

En premier lieu, cette panne est généralement la conséquence d’une peur. Les scientifiques ont affublé cette dernière d’un nom à faire pâlir un dictionnaire : la leucosélophobie. Cette peur vient du fait que l’écrivain cherche tellement à réaliser une œuvre d’exception, débordante d’originalité qu’il a du mal à apprécier les idées qui lui viennent.

Elle peut aussi venir de l’état psychologique de l’écrivain. Une dépression, un long moment sans écrire, un environnement stressant, oppressant peuvent aussi altérer l’inspiration.

Il arrive aussi que l’écrivain positionne ses personnages dans un contexte complexe, duquel il a du mal à les sortir, ou encore qu’il désire imiter le style d’un autre écrivain, ou aborder des thèmes dont il n’a pas encore maîtrisé les tenants et les aboutissants.

Ces différentes causes conduisent toutes à un même résultat : le point mort.

Le syndrome de la page blanche engendre des frustrations, parfois même une remise en question et des doutes quant à la vocation d’écrivain. Trop y accorder de l’importance crée un sentiment de stress qui affaiblit la créativité entraînant ainsi un cercle vicieux dans lequel beaucoup peinent à sortir. Que cela vous rassure, la panne d’inspiration arrive à tous les écrivains à un moment ou à un autre, même les plus grands.

Alors on sèche les larmes, on souffle un bon coup puis on cherche comment s’en sortir.

Panne d’inspiration ? Même pas peur !

Premièrement, ne pas en faire tout un plat. Oui, on n’y arrive pas depuis deux semaines et alors ? A quoi servirait de déprimer ? Certainement pas à nous rendre plus productif. Il faut accepter le fait que ça arrive et laisser passer.

Ensuite, il ne faut rester oisif. Il est bon, lorsqu’on a du mal à écrire, de se poser et de trouver d’autres sujets d’occupation. Pourquoi ne pas tester un autre art, le dessin, la peinture, la danse, ou simplement cuisiner ? Il faut absolument utiliser ce temps « libre » pour en faire quelque chose de constructif.

Sortir, rendre visite à des personnes qui ont sur vous un effet positif, changez-vous les idées car cela peut être un excellent moyen de stimuler votre imagination.

Gardez des pensées positives quant à votre capacité à bien écrire. Ne laissez ni vos pensées, ni celles des autres altérer votre confiance en vous.

Ecrivez quand vous vous sentez prêts, surtout ne forcez pas. Je pourrais vous suggérer d’écrire quelques mots de temps à autre pour maintenir un rythme, mais cela est relatif, car si cet exercice peut s’avérer stimulant pour les uns, il peut tout aussi bien être un nouveau facteur de stress pour les autres.

Enfin, un dernier conseil très important que m’a donné un bon ami lorsque je traversais une période similaire : Lire.  Un écrivain ne s’améliore qu’en lisant.  Nourrissez-vous de livres, dévorez les histoires des autres, surtout des écrivains qui vous inspirent. Demandez conseils ou choisissez au pif des œuvres d’auteurs que vous ne connaissez pas. Lisez.

En conclusion : dédramatisez, positivez, aérez vous l’esprit et surtout évadez vous dans la lecture. En y mettant de la volonté et en demeurant positif, l’inspiration reviendra !

Cet article vous a plu ? Vous voulez en savoir plus sur son auteur ? Cliquez ici.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Odette Toulemonde _ Concerto à la mémoire d’un ange

Quand vous avez une forte envie de lire un recueil de nouvelles et qu’un auteur connu, assez apprécié par des bibliophiles en a écrit, que faites-vous ?

Comme moi, vous videz l’étagère de la médiathèque de votre ville qui abrite ses recueils. 🙂

J’ai lu Odette Toulemonde et autres histoires, Concerto à la mémoire d’un ange. De quoi parlent-ils? Les lignes ci-dessous vous en diront davantage.

Odette Toulemonde et autres histoires

Ce recueil de nouvelles compte 8 récits: récits qui peignent l’amour, récits singuliers et touchants.

Le premier récit est celui de Wanda Winnipeg, une milliardaire intransigeante qui a relooké aussi bien sa plastique que sa biographie, a su utiliser les hommes pour accéder à la gloire dès son adolescence. Bien des années plus tard, elle rencontre le premier homme dont elle s’est servie pour parvenir à ses fins. Que se passera-t-il ?

Cette histoire expose deux passions différentes: la passion pour l’ascension sociale et la passion pour l’art. L’histoire révèle de belles surprises comme la générosité sincère de la milliardaire intransigeante…

C’est un beau jour de pluie est l’histoire d’une trentenaire désabusée, incapable de ressentir des perceptions positives. L’imperfection, elle ne voit que ça; elle ne peut s’empêcher de mépriser, critiquer, vitupérer. Puis, un jour elle rencontre un homme à l’optimisme indécrottable…

J’ai bien aimé cette histoire parce qu’elle contient de l’inattendu et m’a fait réaliser une chose: dans un couple, on ne partage pas que l’intimité, on partage aussi le caractère…

L’intruse… une trentenaire appelle la police parce qu’une vieille femme s’est introduite chez elle et se cache dans le placard. Que fait-elle là ?

Après les 10 premières pages, on croit savoir comment se terminera l’histoire, aux dernières lignes on est « agréablement » surpris de sa tournure.

Le faux… un amant lâche, manipulateur, avare au point de donner des cadeaux sans valeur. Sauf pour un seul objet… On sait comment se terminera l’histoire et cette fois-ci on n’a pas tort…

Tout pour être heureuse c’est la formule qu’utilisait  les amies de notre héroïne à tout bout de champ. Elles l’affirmaient parce qu’elles ne voyaient que l’apparence, elles ignoraient son secret. Cette histoire est surprenante ! Elle rappelle combien de fois nos exigences envers l’autre sont égoïstes, irréalistes.

La princesse aux pieds nus…  Une nuit d’amour, une trace indélébile, une obsession, un désir aveugle, des apparences trompeuses… La fin de cette histoire est étonnante !

Odette Toulemonde… Une grande fan d’un romancier. C’est une histoire assez banale mais j’ai apprécié le fait que l’auteur souligne le point suivant: le but d’un auteur c’est de faire planer et non donner des maux de tête !

Le plus beau livre du monde… Des combattantes pour la liberté sous le régime soviétique, qui, prisonnières veulent rédiger des messages pour leurs filles. L’histoire ne m’a pas emportée malgré la fin inattendue.

Eric-Emmanuel Schmitt

Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ?

Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l’ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l’ont reçue, d’autres l’ont refusée, quelques-uns ne se sont aperçus de rien.

Quatre histoires liées entre elles. Sept personnages qui ont embrassé la bonté et la noirceur. Sept personnages qui sont passés du détachement à la passion, de l’admiration au dédain.

J’ai apprécié ces histoires_ surtout Concerto à la mémoire d’un ange_ pour l’effet inattendu qu’elles offrent mais aussi pour les questions qu’elles creusent: Passe-t-on radicalement du mal au bien ? Avons-nous un pouvoir complet de métamorphose ? Changeons-nous volontairement ?

Ces histoires peignent toute la complexité du genre humain. L’imperfection de l’Homme à aimer comme il faut, son regret qui survient trop tard, ses ambitions démesurées, son goût pour les reconnaissances posthumes.

L’auteur a pris d’adjoindre son journal d’écriture. On y retrouve des anecdotes et des jeunes auteurs comme moi auront plaisir à apprendre de l’expérience de l’auteur.

J’ai assez lu d’amour pour la saison. Prochaine lecture: un bon thriller!

A bientôt.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre