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Vaudace – Fighting Temptation – Tome I

Eloïse Valentine, riche héritière gabonaise de 32 ans, fume des cigarillos à la vanille, jure comme un charretier et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Bien qu’assumant pleinement sa féminité, Eloïse, comme tant d’autres jeunes femmes africaines modernes, ne veut avoir pour destinée celle qui lui est imposée par la société. Lorsque son père, à la veille de la retraite, refuse de lui confier la gestion de l’entreprise familiale, sous prétexte qu’il est grand temps pour elle de fonder une famille, Eloïse refuse d’entendre le tic-tac de l’horloge biologique et voit rouge. Elle quitte l’entreprise sur un coup de tête et intègre une école de stylisme, faisant ainsi sien le rêve de sa mère disparue. Eloïse y retrouve l’énigmatique Monsieur Mugusi, un professeur que la rumeur présente comme un talentueux styliste nigérian déchu, venu cacher sa disgrâce aux raisons mystérieuses au Gabon. Dur, froid et cynique, le séduisant M. Mugusi, ainsi que ses costumes à la coupe irréprochable, ne laissent pas indifférente notre impétueuse héroïne. Entre deux personnalités aussi fortes, l’atmosphère ne peut être qu’électrique, totalement torride. Il suffirait d’un instant d’abandon, d’une étincelle, pour tout enflammer.

Vaudace

Eloïse, tu es ma petite princesse et tu le sais mieux que quiconque. Je t’ai donné tout ce qu’un père peut offrir à son enfant, et bien plus encore. Mais les princesses sont destinées à se marier avec des rois, ma chérie pas à gouverner ou à succéder surtout lorsqu’il y a des héritiers.

Des phrases qui ne laisseraient aucune féministe indifférente. En débutant le récit sur ces notes, l’auteur joue une belle carte et pique l’intérêt du lecteur sensible à tout ce qui touche au féminisme et à l’image de la femme.

J’ai apprécié tout au long du roman ces réflexions sur la définition de la valeur intrinsèque de la femme. Ces réflexions ont parlé à la jeune « célibatante » que je suis et qui croit de tout son cœur qu’un statut matrimonial ne peut en aucune manière constituer la base de la définition de la femme.

Oups ! L’engouement pour le sujet me fait oublier ma routine générale pour les chroniques. Je reviens donc à ces vieilles habitudes qui ne me font pas de mal.

L’histoire est une romance et rien qu’en y pensant, on est tenté de dire qu’on va encore retrouver le schéma classique  du genre harlequin  :

  1. Rencontre des héros
  2. Répulsion – Attirance
  3. Lutte contre les sentiments – Aveu des sentiments
  4. Obstacle sur le chemin – Résolution des obstacles
  5. Happy End

Ces histoires à l’eau de rose insipides, sans aucune surprise et originalité où on connait déjà la fin avant même d’avoir commencé à lire.

En découvrant les profils des personnages principaux, on est tenté de dire qu’on va encore retrouver les clichés de la fille riche qui ne sait rien des difficultés de la vie, du mec riche mais qui n’est pas né avec une cuillère en or dans la bouche. On soupire d’ennui puis de plaisir en découvrant le mets plein de saveur que l’auteur a su concocter à partir d’ingrédients basiques.

Tout commence avec la personnalité d’Eloise, son côté rebelle, pas lisse, indépendante qui ne colle pas à celui de Blanche-Neige ou Cendrillon. Son caractère bien trempé, son audace, ses répliques cinglantes donnent du peps à l’histoire, on est sûr de ne pas s’ennuyer.

Vaudace

Le point de départ de la romance m’a agréablement surprise. N’ayant pas lu la 4ème de couverture, je pensais que Mugusi serait le nouveau Directeur Général de Savannah et qu’on aurait eu droit à un amour de bureau. (mon scénario est carrément tombé à l’eau)

J’ai adoré la toile de fond de l’oeuvre : l’univers de la mode et pourtant je suis loin d’être une fashionista. Ce qui a suscité mon admiration c’est la passion qu’on pouvait lire dans les mots de Mugusi, l’esprit artistique et créateur qui planait au-dessus de cette oeuvre.

Cette oeuvre est inspirante pour tous ceux qui n’ont pas confiance en eux, ceux qui doutent de leur potentialité, ceux  qui ont peur de vivre leur rêve.

Et la romance en elle-même, qu’en ai-je pensé ?

La relation de Mugusi et Eloïse est physique, très érotique. Mugusi est la version très légère du cher Christian Grey.

Je ne suis pas tombée amoureuse de Mugusi, je n’ai pas jalousé Eloïse. Il a une forte personnalité, ce brin mystérieux qui me fait d’habitude chavirer mais je n’ai pas succombé à son charme. Il a manqué ce quelque chose pour que je désire m’abandonner à lui. Vu qu’il n’est pas né pour moi, concentrons-nous sur sa relation avec Eloïse.

Ils forment un duo de feu dynamique et très touchant, leur romance est un beau spectacle. On en vient à se demander si ce couple connaîtra un jour la routine.

Que dire de la forme de l’oeuvre ? Il obéit aux règles du roman psychologique. L’auteur s’est attachée à l’analyse psychologique de ses personnages, a mis en second plan la narration pour favoriser la description des états d’âme, passions et conflits psychologiques des personnages.

Leila Marmelade a un style limpide, ne fait aucune digression, use d’un vocabulaire varié, les dialogues sont présents en quantité suffisante.

En résumé, Vaudace est une oeuvre très agréable à lire pour les sujets qu’elle aborde. Je n’ai pu rester indifférente au passé de Mugusi et à la violence domestique qu’a connue Eloïse.

Ce Tome I s’achève sur des questions en suspens qui font germer en nous le désir de lire avec hâte le tome II.

Laissez-vous séduire par Fighting Temptation, cliquez ici.

vaudace tome I

Ps : j’aurais vu une autre couverture pour ce tome I, un cigarillo qui brûle légèrement pour évoquer la tentation, le danger 😀

Et vous, quel aurait été votre choix de couverture pour ce tome I ?

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Publié dans Interviews

Quand un homme admire une femme

08 Mars, une journée pour célébrer les droits des femmes, leur lutte, leur victoire, leur détermination, leur courage.

Pour marquer cette journée, j’ai invité des hommes à parler de femmes assez connues qui les inspirent et les influencent.

Plusieurs hommes ont voulu célébrer leur mère mais elles ne sont malheureusement pas connues. 😀

Cyriac et Cédric veulent célébrer des femmes qui impactent le monde. Allons à leur rencontre.

Angélique Kidjo

A l’occasion de la journée de la femme, quelle femme connue voudrais-tu  célébrer le 08 mars ?

Cyriac : J’aurais répondu ma mère, ma femme ou ces femmes qui ont contribué à faire de moi, d’une façon ou d’une autre, l’homme que je suis mais elles ne sont pas connues ! (rires) Revenons dans le cadre de ta demande. La liste est longue mais je dirais Angélique KIDJO.

Pourquoi ce choix ?

Cyriac : Elle est connue mondialement pour son impact artistique mais elle reste pour moi un exemple de promoteur de la culture musicale africaine dans le monde entier. Elle m’a marqué dès l’enfance avec son chant « agolo » !

Pourquoi l’admires tu?

Cyriac : Je ne passerai pas par quatre chemins. Promouvoir la culture africaine, être une star mondiale et garder ses valeurs, c’est devenu rare. La mondialisation a bouffé le lien à nos racines, notre culture, notre musique, nos styles vestimentaires, nos langues ! J’admire cette dame, qui malgré la renommée, son parcours à Paris, New York, Brésil, etc… n’a rien oublié de ses origines ! Bien au contraire. J’en tiens pour  preuve, la récente remise de son 3ème trophée du vainqueur du Grammy Awards, elle était en ensemble pagne !

Son discours, parlant d’une Afrique qui va de l’avant, est admiratif. Elle chante en fon, yoruba, reprend de façon magistrale des classiques de Jazz, pop, le tout combiné aux chants typiques du Bénin, et du Nigeria en passant par l’Afrique du Sud.

Elle dirige sa fondation Batonga, qui lutte pour la scolarisation de la jeune fille africaine avec des bourses, des écoles. Elle agit et le fait en toute discrétion.

Ses récompenses sont également impressionnantes : Grammy Awards, Kora music, Crystal Award.

Comment elle t’influence ?

Cyriac : Son style vestimentaire pour commencer. Grâce à elle, je commence à apprécier la couture du pagne. J’ai beaucoup aimé son ensemble lors de la remise de son trophée au récent Grammy Awards.

Elle m’influence parce qu’elle croit en l’Afrique : une Afrique qui va de l’avant et qui est dynamique.

J’aime également ses coiffures qui sont aux antipodes de celles que portent la plupart des stars africaines.  

Sa fondation Batonga m’inspire un projet d’ONG dans le domaine du développement durable avec des amis.

Pour finir, elle a suscité en moi, un attrait pour la langue Fon. J’ai la chance d’avoir un professeur de fon à domicile : ma femme. 🙂

Bonne fête, superwoman Angélique Kidjo !

Irie Lou Colette

A l’occasion de la journée de la femme, quelle femme connue voudrais-tu  célébrer le 08 mars ?

Cédric : Je voudrais célébrer la superwoman Irie Lou Colette, présidente de la FENACOVICI. (Fédération Nationale des Coopératives Vivrières de Côte d’Ivoire)

Pourquoi ce choix ?

Cédric : Elle a été désignée à l’unanimité comme étant la première femme active de Côte d’Ivoire.  Elle est à la tête d’une fédération de 5000  productrices de vivrier.

Petite vendeuse de fruits et légumes qu’elle était autrefois, elle a très tôt compris que sa non scolarisation ne devait pas être un frein à ses ambitions.

Pourquoi l’admires tu ?

Cédric : Je l’admire pour son dynamisme à fédérer dès le début des années 2000 les femmes du vivrier. Elle a pris l’engagement de lutter contre la pauvreté et la sous-alimentation en nourrissant la population ivoirienne avec les produits du terroir.

Comment elle t’influence ?

Cédric :  Elle m’influence par sa patience, son  courage, son goût pour le travail acharné, sa volonté de réussir. Elle sert et servira de modèle à tous les ivoiriens et ivoiriennes qui veulent s’engager dans la lutte pour l’autosuffisance alimentaire du pays et une agriculture dynamique, performante à forte valeur ajoutée.

Bonne fête, superwoman Irie Lou Colette !

Et vous, quelle femme voulez-vous célébrer en ce jour ? 

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Saint Valentin – BYNF CHALLENGE

En ce doux mois de février, la sympathique communauté des blogueuses/youtubeuses noires francophones a choisi comme thème  pour le  BYN French Challenge : «Saint Valentin». 

La Saint Valentin est la fête des amoureux. Je ne participe donc pas à l’ effervescence populaire puisque je suis célibataire.

Mais être célibataire veut-il dire qu’on n’a personne à aimer ou personne qui nous aime ? Le célibataire manque-t-il d’amour ? Je ne le crois pas. Il donne et reçoitde l’amour de ses proches.

Le célibataire apprend à s’aimer soi-même parce qu’il a compris qu’il faut pouvoir s’aimer avant de pouvoir aimer l’autre.

En cette Saint–Valentin, j’aimerais célébrer une personne : moi. J’aimerais dire à mon être que je l’aime. 

 « Non, l’amour de soi, n’est ni de l’égoïsme, ni du nombrilisme, ni de la prétention, mais l’indispensable condition pour être à l’aise dans la vie et … aimer les autres. »

Ma Grâce,

Je t’ai vue ce matin et j’ai failli ne pas te reconnaître tant tu dégageais de l’assurance. Tu n’es plus l’adolescente naïve et frêle que j’ai connue, tu as grandi.

Je suis fière de la femme que tu es devenue, je suis émerveillée par tes aspirations, ta détermination, tes convictions. Tu n’as pas peur de ramer à contre-courant.

Cette jeune femme qui veut être un modèle, a envie d’être éternelle à travers ses écrits et ses actes me fascine.

Mille et une douleurs ont transpercé ton âme mais tu as décidé de ne pas être l’ éternelle victime, tu t’es relevée, tu as continué ton chemin de vie. Tu ne gémis plus sur ces choses que tu espérais et qui ne sont toujours pas venues. Tu as compris qu’il faut de la patience, de la persévérance et que toute chose se fait au bon moment.

La femme menue que tu es apprend à ne plus gémir sur son corps, à ne plus en avoir honte. Tu as appris à rire des remarques déplacées, tu as pris de la hauteur concernant les moqueries. Tu as appris à t’accepter. Je me rappelle encore de toutes ses paroles positives que tu disais devant le miroir de ta salle de bains. Tu n’as pas tout mais tu as quelque chose. Ce quelque chose, tu le mets en valeur.

J’oublie un truc, laisse moi quelques instants… Ah oui, je me souviens ! Comment ai-je fait pour oublier l’essentiel : tous ces moments de qualité que tu passes en Sa Présence ? Tu le cherches et tu ne t’arrêteras pas tant que tu ne l’auras pas trouvé. Tu sais que « la beauté est vaine, la grâce trompeuse, seule la femme qui craint l’Éternel sera louée ».

J’ai tant de choses à célébrer en toi mais je m’arrêterai là. Dire « je t’aime » c’est bien, le montrer par les actes c’est encore mieux.

Je t’offre donc :

  • Une escapade impériale au Spa Odena
  • 10 boîtes de chocolat
  • Un week-end à Praia.
  • Une Bague en or blanc et diamants poire et diamants Signé Constant

Profite au maximum de cette journée et à chaque instant sois consciente de mon amour pour toi.

Laisse-moi te dire une dernière chose : je t’estime, je t’admire, je t’aime. Je suis heureuse d’être toi.

SAINT VALENTIN

Retrouvez les participations des autres membres de la communauté ci-dessous :

Chacha

NuellaSource

MllePaker

Lilirose

Madebymechristelle

Be Black’N’Pretty

Des fleurs et des fraises

Amsapourelles

Les mignonneries de Malika

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Faire danser le cerveau

Au nom du slam

Poèmes chantés,

Slam

Art oratoire

Ma première rencontre avec le Collectif « Au Nom du Slam » a eu lieu lors de la journée de l’Ecrivain Africain à l’INSAAC qui rendait hommage au premier auteur ivoirien  Bernard B. Dadié.

Quelques-uns des membres du collectif  étaient présents, ont déclamé des poèmes  et j’ai été percutée de plein fouet par leurs prestations. Ils ont une manière singulière de donner vie aux mots immatériels, de nous communiquer leur envie, leur passion.

Quand ils ont annoncé leur soirée slam en honneur à Bernard Dadié, j’y ai couru. Dans la salle, dansaient allègrement des notes de slam accompagnées d’une douce musique. Ces notes, faisant partie du 1er album du collectif « Au nom du Slam », m’ont donné la chair de poule. Transportée par la musique et les textes, je n’ai pu m’empêcher de sortir 3000 francs CFA  de mon portefeuille et d’acheter ledit album.

En quelques lignes, je vous dévoile son contenu.

 

Piste 1 : «Mon choix » par Philo

Djo*, J’ai fait mon choix

J’aime le slam et je veux vivre

Quoi !  A l’heure-là ?

Djo, slam là demain

 

Demain ? C’est bien mais demain c’est loin.

….

Vivre de coups de main

Vivre à forcer des mains

Je dois choisir aujourd’hui pour de bon le bon chemin

Un chemin qui me permette de détenir mille comptes

Un chemin qui me permette de vivre une vraie liberté…

Connaître une vie sans acomptes

Mais par-dessus tout vivre à mon propre compte

 

Philo veut être slameur et en vivre aujourd’hui. «Mon choix» est une gracieuse introduction à l’album.

Piste 2 : «Pasteur Billy Kobra» par Destou Popou

Ah ! Quand un homme utilise la foi des autres pour se remplir les poches, ça donne le prototype de Billy Kobra. J’ai bien aimé le refrain de ce slam. J’ignore en quelle langue il est écrit alors je ne peux vous le transcrire. 🙂

Piste 3 : «Le Bon Dieu n’est pas une femme»  par Sergeph

J’écris des livres et pour elle ce n’est rien

Comment pourrait-elle voir un trésor dans ma plume

Si pour elle la vie n’est que marteau et enclume

J’ai rejoué cette piste plusieurs fois parce que je n’arrivais pas à capter l’essence du texte chanté. J’ai fini par comprendre et je vous dis que :

Le Bon Dieu n’est pas une femme

Le Bon Dieu est un poète

Qu’on le veuille ou pas, la poésie nous accompagne, elle porte nos pas…

Piste 4 : «Pensées» par Roi Fort Malick

Pour marier une personne, il faut la connaître

Pour connaître une personne, il faut la marier

 

Quand les larmes coulent c’est que l’amour est vrai

Mais si l’amour est vrai pourquoi les larmes coulent ?

 

Chacun veut être meilleur sans faire d’erreur

Pourtant c’est en corrigeant ses erreurs qu’on devient meilleur

 

Roi Fort Malick questionne son environnement. Il fait tout au long du texte ce jeu des duos de phrase où l’une remet en question la véracité de l’autre.

Piste 5 : «Victoire» par Noucyboss

Songer à être l’acheveur et non l’achevé….

Noucyboss veut  la liberté, dénoncer les coups louches. Il veut la victoire de la lumière sur les ténèbres.

 

Piste 6 : « Mon vié Môgô » par Kapegik

Sa vie est une aventure

Chaque jour est un épisode

Ses deux mains et sa sueur

Voici ses seuls diplômes

Sa vie n’est pas douce comme une mélodie de rumba

Donc comme il se gère comme il peut

 

En nouchi (argot ivoirien), Kapegik parle d’un homme déterminé et brave qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il a pour assurer son quotidien.

 

Piste 7 : «Il est comme ça» par Lyne

La voix de Lyne séduit, renverse ; c’est un vrai délice. Sur un smooth jazz, Lyne raconte l’histoire de ce mec dont toute femme rêverait seulement si elle est allergique au bonheur.

Piste 8 : «Seul tu resteras» Bee Joe

Quand les temps seront roses

Tu connaîtras beaucoup d’amis

Mais quand les temps deviendront moroses

Pause… Observe et tu verras

Au moindre coup de pétard

Seul tu resteras

Pire comme ce sans-abri que nos regards tuent sur un boulevard

Tu ne crois pas, tu verras

 

Un très beau texte qui évoque l’ingratitude. Les notes jouées au piano ont été bien choisies. Elles accompagnent parfaitement le texte.

Piste 9 : «Adam & Eve » par Amee

La femme n’est pas le sexe faible, Amee le proclame haut et fort. Ce texte est riche. Je vous donne l’info du siècle si je vous dis que j’ai aimé ce texte pour l’élévation de la femme qu’il chante ?

Adam, si tu étais le plus fort

Le tout-puissant n’aurait pas jugé opportun de t’envoyer du renfort.

Adam, si la force n’appartenait qu’aux hommes

Tu n’aurais certainement pas eu la faiblesse de manger cette pomme

Piste 10 : «Gbangban** est trop» par L’Etudiant

On a confié notre sort à DIEU

Parce que nos dirigeants ont mal aux yeux

On est  fatigué de crier, personne ne nous entend

Nos dirigeants ont plastifié leurs tympans

Le chômage continue de grimper dans les sondages

Est-ce que vous pouvez contre sa popularité ?

En nouchi (argot ivoirien), l’Etudiant dénonce la piètre condition dans laquelle les étudiants vivent. Ils sont riches de leurs soucis…

Piste 11 : «Au nom du Slam » – Le collectif 

Parce qu’on vit encore dans l’anonymat

Certains esprits nous prennent de haut

Parce que eux, ils veulent ce qui marche

Nous, on a décidé de faire marcher ce qu’on veut

 

L’apothéose de l’album, chaque artiste chante son amour du slam. Un véritable coup de cœur pour moi, l’amoureuse de la poésie, ce genre oublié, délaissé…

Ces talentueux slameurs m’ont enchantée. Ils ont fait chanter mon cœur, ils ont fait danser mon cerveau. J’espère que vous ne passerez pas à côté de ce joli coffret d’esprits qui ont souscrit à l’espérance.

Quand l’écouter ?  Lors des embouteillages, dans une file d’attente interminable, au réveil, avant la sieste, au coucher.

Ah oui, j’ai failli oublier de souligner un petit bémol à l’album :

Il

Est

Trop

Court 🙂

*Djo : mec en nouchi (argot ivoirien)

**Gbangban : problème, conflit en nouchi (argot ivoirien)

Voulez-vous écouter un extrait de l’album ?

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Demain j’arrête!

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Au début, c’est à cause de son nom rigolo que Julie s’est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu’il semble cacher…

Parce qu’elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants…

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour attirer l’attention de l’homme qui nous plaît ?!

Je me suis complètement retrouvée dans le profil de Julie. J’en ai fait des trucs idiots comme…

Ah non ! Ne comptez pas sur moi pour le dire, concentrons-nous sur les bienfaits à lire l’histoire de Julie.

La narration est vivante, l’intrigue soutenue, le style d’écriture frais, l’histoire est réaliste, folle et drôle.

Imaginez les expressions suivantes et assurez-moi que ça ne vous fait pas sourire :

« Dégainer un sourire comme quand on s’électrocute »

« Elle agite sa poitrine comme une danseuse du ventre électrocutée »

J’ai apprécié la douce fin de ce livre, cette image de la femme qui empêche l’homme de tomber. J’ai surtout apprécié l’exaltation de la vie faite par l’auteur. Malgré les épreuves et les injustices que nous pouvons connaître, rappelons-nous que c’est une chance d’être encore en vie.

«N’oublie jamais ma petite, que quels que soient tes malheurs, tu as de la chance parce que tu es vivante et que tout est possible. »

 

Si vous avez lu l’œuvre, je serais ravie de savoir ce que vous en avez pensé 🙂

Grâce Minlibé