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TTL 96 : J’écris de profil – Placide Konan

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: E comme…

Ecrire. Ca tombe bien, je connais un poète ivoirien qui écrit de profil.

Couverture J'écris de profil

Alors, tour à tour, sont convoqués dans un cri-oxymore Césaire et Soyinka, Négritude et Tigritude, Oralité et Ecriture pour dire une nouvelle histoire, une scripto-oralité, dans laquelle l’écrit, l’oral et la négrité s’embrassent en ECRITUDE:
J’écris au secours
En jetant cette canne à vers
Avec l’espoir
De repêcher une lettre
Au moins
De notre histoire
La vraie
De notre alphabet
De notre alphabet nègre
Qui compte quatre lettres
N-O-I-R
(…) Ces mots, ces vers, ces paroles sont tirés de J’écris de profil, le livre-poème de Placide Konan, l’eau dormante qui sait devenir un volcan impétueux.

Le poète évoque en 81 pages l’aventure ambiguë, l’étrange destin de l’homme Noir qui se décline en douloureuses séquences: le drame des étudiants noirs, les souffrances de la jeunesse noire, les misères du monde noir, et cet incroyable sentiment d’échec du monde noir.

Au bord des routes

Rouge sables

Nos pères

Semblent être morts

Nègres

Pour rien

Ou peut-être

Pour quelques Euros

On ressent dans ce poème-fleuve, le bouillonnement intérieur du poète.

Mais je sais qu’un jour Dieu me dira

Pourquoi je suis noir

Pourquoi

J’ai tout le soleil de la terre

Et que Mon soleil est une étoile

Qui tarde à briller

Dans l’Ombre blanc ciel

Fumant ma vie

J’écris de profil a été une intéressante découverte mais pas mémorable.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 79: Le secret des christiantins – Khioud Sakanoko

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque.
 
TTL grâce minlibé
 
Pour ce dernier Throwback de l’année, le thème est : Bonnes résolutions pour 2021
 
Cette année, j’ai lu 3 Thriller/Policier et je compte en lire beaucoup plus l’an prochain. J’apprécie ces genres et j’espère en tant qu’écrivaine, pouvoir en écrire un, un de ces jours.
 
Petit bonus en rapport avec ma résolution : un roman policier lu l’an dernier
 
 

secret des christiantins

J’ai lu la majeure partie des romans policiers de Sakanoko Khioud. Une promotrice culturelle ivoirienne m’avait suggéré la lecture de ce roman car supérieur à tout ce qu’il avait déjà écrits. J’avais donc hâte de lire cette œuvre.

Le récit s’étale sur 206 pages. Akim Abobayé, ivoirien d’origine nigériane, se rend à Ibadan afin de rencontrer Raymonde Ugwu. Dans quel but? Le narrateur répond à la question en retraçant le parcours d’Akim. 

Akim et son épouse appartiennent à la secte des Christiantins, une secte fondée en 1952 à Ibadan et qui s’était rapidement répandue en Afrique de l’Ouest. 

Lorsque sa femme délaisse le foyer et part s’installer chez l’un des frères de la communauté, Akim voit rouge. Peter Ugwu lui suggère de se rendre à Ibadan et de rencontrer Ladélé Rufaï, par l’intermédiaire de sa sœur cadette Raymonde Ugwu. 

Hélas, Ladélé Rufaï n’aura pas le temps d’aider Akim à récupérer sa femme. Il est assassiné et Akim, accusé de meurtre.

Wamba Pétio Xavier, détective privé à Abidjan, est chargé de l’enquête. 

Le secret des Christiantins est un polar à l’africaine entre Abidjan et Ibanda avec de l’action. Par contre, le dénouement de l’intrigue est assez simpliste, la lectrice exigeante que je suis s’attendait à un scénario plus corsé, un mobile plus complexe, des effets de surprise. Je voulais m’interroger longtemps sur l’identité du tueur et tomber des nues. Cela n’a malheureusement pas été le cas.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année. A l’an prochain, si DIEU le veut. 

❤ ❤ ❤

fleur v1

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Le fils de-la-femme-mâle de Maurice Bandaman

La littérature n’est pas une parole qui peut ou doit être fausse, à l’opposé de la parole des sciences ; c’est une parole qui, précisément, ne se laisse pas soumettre à l’épreuve de vérité ; elle n’est ni vraie, ni fausse, poser cette question n’a pas de sens : c’est ce qui définit son statut de fiction. Todorov

L’épigraphe situe le lecteur. L’univers dans lequel il entre n’est ni vrai ni faux. Plus loin, le narrateur tel un griot s’écrie : « Ecoutez ! Ecoutez ! Gens d’ici. Et gens d’ailleurs. Ecoutez ma voix. Je vais vous dire une histoire. Cette histoire est un conte. Cette histoire est comme un conte ! Elle dit vrai. Elle dit faux. Le vrai n’est pas forcément vrai. Et le faux n’est pas forcément faux ! Le vrai et le faux sont un couple !

Averti, le lecteur se laisse embarquer dans ce long conte et d’autres contes mis en abyme. Ce conte romanesque est l’histoire de trois générations d’homme portant le même nom : Awlimba Tankan.

Awlimba Tankan 1er du nom, vit à Glahanou, petit village des pays de la forêt et de la savane. Sa femme attend un enfant. Un soir, pris d’une furieuse envie d’aller chasser, il vivra une aventure d’où il en sortira avec un enfant hermaphrodite.

Awlimba Tankan 2e du nom refusera le savoir de l’occident et partira pour une quête initiatique de 7 ans où 7 maîtres lui apprendront divers enseignements

De retour de sa quête, il s’unira à une femme-mâle et donnera naissance à Awlimba Tankan 3e du nom qui instaurera un climat de justice, de paix et de solidarité dans le village.

Le fils de-la-femme-mâle est un texte polymorphe. Les codes du récit romanesque et de la tradition orale africaine se mêlent. Il a également l’allure du mythe, de la légende.

C’est un récit audacieux où l’invraisemblance, l’extravagance, le surnaturel et l’insolite construisent un monde parallèle. Un monde où l’on rencontre des personnages mythiques à l’instar de Mami Wata et des personnages contemporains comme Nelson Mandela.

Si le texte est empreint de poésie, il est également marqué par le langage cru, très vulgaire. Les personnages n’éprouvent aucune gêne à appeler un sexe un sexe et tout le champ lexical qui va avec. Je n’ai pas compris ce choix dans un récit qui je pense se veut esthétique.

Le fils de-la-femme-mâle, grand prix littéraire d’Afrique noire en 1993, offre une lecture détente. Grand merci à Youscribe et Canal+ qui m’ont permis de le lire 🙂

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TTL 64 : MILLE MYSTÈRES D’AFRIQUE / SÉDUCTIONS

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est : Illustré

Il y a quelques mois, j’aurais longuement réfléchi pour trouver un livre qui correspond. Grâce à Youscribe et Canal+, j’ai pu faire le plein de BD ces derniers mois.

La Bande Dessinée que je vous présente aujourd’hui est une BD en noir et blanc de l’auteur ivoirien Koffi Roger N’guessan. C’est un album en deux volets : un récit long d’un côté et de l’autre côté des histoires courtes.

Séductions

seductions

Anaïs est amoureuse de Rémi, son nouveau voisin de palier, mais ce dernier la considère comme une simple amie. Il ne fait pas attention aux jeux de phare qu’elle lui lance, expression utilisée à Abidjan pour dire qu’il est insensible à ses techniques de charme. Une amie lui conseille d’utiliser des produits éclaircissant. Il parait que les hommes raffolent des femmes à la peau claire. Anaïs réussira-t-elle à charmer Rémi ?

A travers cette BD, le lecteur suit les péripéties amoureuses d’Anaïs et tous les stratagèmes utilisés par les femmes pour séduire les hommes.

J’ai apprécié le thème central évoqué à savoir la dépigmentation. J’aurais aimé que cette BD soit en couleurs afin que les effets ravageurs de la dépigmentation sur la peau soient nettement visibles pour le lecteur.

Mille mystères d’Afrique

Mille mystères d'Afrique - Koffi Roger N'Guessan - Harmattan Bd ...

L’Afrique et ses traditions. L’Afrique et son mysticisme. Même si je n’apprécie pas cet aspect qui nourrit bien de préjugés à l’égard de mon continent, ces mystères et choses surnaturelles existent.

Cette BD évoque les pratiques magiques, mystérieuses et inquiétantes. Sortilèges, incantations, métamorphoses pour être riche, avoir un homme, se prémunir des accidents, etc…

Des rêves prémonitoires à la nature qui reprend ses droits, cette BD est une véritable plongée dans l’obscur. J’ai apprécié la lecture de ces histoires courtes et percutantes. Elles distillent la frayeur à petites doses.

fleur v1

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TTL 63 : Carnet d’un facteur – Anders Tenor

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est : Un genre que vous lisez peu.

J’aime beaucoup la poésie mais il faut dire que ces dernières années j’en ai lu rarement. Plus focalisée sur les romans contemporains, les romances et les nouvelles.

En octobre dernier, j’ai lu ce recueil, fruit de l’esprit d’un collègue

carnet dun facteur

Carnet d’un facteur regroupe des courriers restés en possession de ce monsieur qui devait les transmettre à des personnes à travers le monde entier. Il a relié ces feuilles et maintenant il en fait la distribution.
Vous trouverez certainement ici, les mots que quelqu’un aurait voulu vous dire. Des paroles qui vous feront du bien, vous conseilleront et vous guideront.

J’ai été séduite par le titre. Le résumé m’a donné envie d’entrer dans l’univers de ce poète et découvrir ces lettres devenus poèmes. 

Ces poèmes qui s’étalent sur 32 pages évoquent divers thèmes. L’auteur de chaque lettre s’adresse à une femme, un enfant, ses condisciples.

Il exhorte face à l’impatience, la paresse.

Les souvenirs d’amour, les regrets, les pertes sont rappelés. Moments de joie et de chagrin s’alternent dans ce roman.

Ma lecture de ces poèmes a été mitigée. Si j’ai été sensible à l’histoire racontée par certains vers tels que ceux-là

La nuit a ôté son drap d’étoile,

Mais un corps reste allongé

Sur le rêve d’une fortune

Qu’il n’a jamais amassé.

Sa douce main caresse les champs d’autrui

Puis, dans son cœur, il dit: « je suis dans l’abondance »

Ce corps reste tous jours étendu

Car pense-t-il:  » la gloire viendra à moi »

Et il sourit constamment face aux illusions de sa richesse;

Pauvre de force, d’habileté et de sagesse,

Dormant et ronflant de paresse,

Grande sera sa détresse !

A l’enfant qui a peu vécu

Tu es venu et tu es parti comme la pluie qui annonce les semailles,

Tu t’es éteins comme un clin d’œil,

Un sourire qu’on avale.

Petit être inconnu,

Tu aurais, peut-être, été un Gédéon

Mais tu es parti sans dire ton nom.

Tu as fait le voyage sans retour,

Et les larmes des grands départs t’ont suivi

Une grande partie des poèmes m’a laissée indifférente. Je les ai lus avec l’exigence de la poétesse que je suis et j’ai été un peu déçue car je m’attendais à être émerveillée par la construction des vers et des histoires qu’elles imagent.

J’aurais voulu des vers plus travaillés. Ce recueil a manqué de fougue et d’audace pour moi. 

fleur v1

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Légère amertume (une histoire du thé) -Koffi Roger Nguessan

Dans le désert, les Touaregs boivent toujours trois verres de thé à la menthe. Et ils ont un dicton qui dit que le premier verre est aussi fort que la vie le deuxième aussi amer que l’amour et le troisième aussi suave que la mort

 

Couverture Légère amertume (une histoire de thé)

J’ai découvert cette BD à la 7e fête du livre de Kinshasa. J’ai été attirée par le titre, thème d’un swap que je prépare sur Livraddict. La 4e de couverture étant prometteuse, j’ai fini par l’acheter. 

 

4eme Légère amertume (une histoire du thé)

 

Aussi fort que la vie, aussi amer que l’amour, aussi suave que la mort sont les 3 chapitres de la Bande-Dessinée mais aussi les 3 pans de la vie de notre héroïne Adjoua. 

 

Abidjan, 1954 – Freetown, 1983 – Pékin, 2019

3 dates décisives dans la vie d’Adjoua. De sa découverte de l’origine du thé au Maroc au goûter du thé selon la méthode typiquement chinoise appelée « Gong fu cha ».

La bande-dessinée ne s’étalant que sur 60 pages, les auteurs ne s’appesantissent pas en long et en large sur l’histoire du thé. Ils en disent l’essentiel et ça reste instructif.

 

Saviez-vous qu’en 1754, la marchandise la plus convoitée était le thé ?

Saviez-vous que pour avoir la main mise sur le thé les anglais décidèrent de développer le commerce de l’opium en Chine ?

 

J’ai apprécié ce court voyage entre les continents africain, européen et asiatique sur les traces du thé. Une double-page documentaire est consacrée à la culture du thé en Afrique en fin de BD. 

A Freetown où Adjoua est reporter, elle s’infiltre dans une mine de diamant que le gouvernement cherche à cacher. Un chapitre très intéressant qui aurait mérité d’être plus développé même s’il est hors de la thématique du thé. 

J’ai découvert l’illustrateur Koffi Roger N’Guessan à travers cette BD. J’ai apprécié la colorisation choisie (la bande-dessinée est en couleur, je ne suis pas fan des dessins en blanc et noir), les plans sont variés, les planches ne sont pas surchargées. 

 

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Pour acheter la BD, cliquez ICI

A part Cueilleuse de thé, avez-vous déjà lu des romans où le thé est au cœur du récit ?

 

GM signature

 

 

 

 

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TTL 57: Douleur intime – Fatou Diomandé

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est : Virage à 180° (Un personnage qui évolue ou change radicalement)

Pour ce thème, j’ai pensé à un roman jeunesse d’une auteure ivoirienne.

Douleur intime VALLESSE

 

Pourquoi ce choix ?

1997, ville imaginaire de Talla.

La famille Botiga y vit depuis 10 ans après leur fuite de Duna pour échapper aux affres de la guerre. Myra, l’aînée, a 18 ans et est en classe de Terminale.

Myra a deux amis : Yaël et Chloé, deux jeunes issus de la classe aisée qui obtiennent tout ce qu’ils veulent de leurs parents. Au Lycée, on les surnomme le trio d’enfer.

Yaël comble les deux jeunes filles de cadeaux et d’attention. Il est sympathique, brillant à l’école. Alors comment comprendre que ce jeune homme à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession soit l’auteur d’un acte de violence sexuelle et de surcroît sur Myra sa meilleure amie ?

Pourquoi ce brusque changement d’attitude ? Ou faisait-il semblant d’être doux comme un agneau pour cacher le loup en lui, tapi dans l’ombre ?

Après son acte de lâcheté, Yaël va présenter ses excuses. Des excuses dont la sincérité reste à prouver puisqu’il va complètement abandonner Myra au moment où elle aura le plus besoin de lui….

 

Mon avis de lecture

Ce roman a clairement choisi son public : la jeunesse. Format court, structure narrative fluide, ton simple. 

Les thèmes abordés sont percutants : le viol et l’absence de soutien psychologique de la victime, la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH SIDA. J’ai admiré le courage de Myra face à toutes ces épreuves qui lui sont tombées dessus si brusquement. J’ai admiré sa détermination à ne pas se laisser vaincre par les vicissitudes. Un bel exemple de résilience. 

 

Douleur intime offre un sympathique moment de lecture. Les événements sont racontés de manière brève et évitent qu’on tombe dans le pathos mais ils s’enchaînent trop vite à mon goût. 

J’aime les romans de moins de 200 pages mais je suis restée un peu sur ma faim avec ce roman qui n’en compte que 104. J’aurais voulu qu’il y ait plus de péripéties. 

 

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

 

 

 

fleur v1

 

 

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Affection partagée – Mamadou Koblé Kamara

Un recueil de nouvelles qui présente de manière imaginaire, des circonstances dans lesquelles des personnes ont contractées le vih-sida. Les personnages mis en situation dans ce texte, dès qu’ils ressentent les effets de l’infection se retrouvent à revisiter les moments de faiblesse ou de manque de vigilance devant les tentations de l’amour (affection) ou de l’amour en tant qu’acte sexuel où ils ont contracté le virus.

 

l'Afrique écrit

J’ai acheté ce livre au SILA 2019 en mai dernier. Une sympathique commerciale de Vallesse m’a dit que c’était l’une des nouveautés de la maison d’édition. La couleur vive de la couverture m’a attirée, le résumé a attisé ma curiosité. J’ai donc sauté le pas.

Il a attendu trois mois dans ma Pile à Lire avant d’être lu. Il doit sa sortie au challenge Bookineurs en Couleurs sur Livraddict. Ce challenge consiste à lire des livres qui ont en commun la couleur de leurs couvertures pendant une session de deux mois. Le choix de la couleur est fait à l’issu d’un vote. En août dernier, la couleur choisie était l’orange. 

 


 

Infection partagée, la fête dans le bidonville, infortunes économiques, nosogomiase (la maladie que donne l’hôpital), la route qui tue autrement, haut les cœurs ! hôtesse de cérémonies, l’inspecteur de l’enseignement sont les 8 nouvelles qui se partagent les 135 pages de ce recueil. 

Zrantian, Yah Ngnan, Lesseuka, Mehdo, Glome, Dezon, Minkanin, Montonba sont les personnages principaux de ces nouvelles. Ils racontent tour à tour, en exécutant un ballet sinistre, les circonstances au cours desquelles ils ont contracté le VIH-SIDA.

Pour l’une c’est à la suite d’un viol, pour l’autre c’est à la suite de faveurs sexuelles en échange de médicaments pour soigner l’un des membres de sa famille…. 

Pour l’un, c’est lors d’un voyage routier, pour l’autre c’est lors d’une fête bien arrosée…  

 

Au-delà de la présentation de circonstances au cours desquelles ces personnages ont contracté le VIH-Sida, ce recueil expose les manquements de la société en Côte d’Ivoire : droit de cuissage, corruption qui devient une seconde nature chez les forces de l’ordre, absence de  politique sanitaire ; le corps des femmes considéré comme un objet, le viol des femmes passé sous silence.

Affection partagée a été une sympathique lecture même s’il m’a manqué un je-ne-sais quoi.

J’ai apprécié les références à la culture Dan en commençant par les prénoms des personnages.

Pour votre information, Medho signifie l’amour d’autrui, Dhewa Gui les femmes souffrent et Yah Gnan, je ne pensais pas que cela m’arriverait un jour. 

 

Je vous souhaite en avance un bon week-end en lecture. Qu’avez-vous prévu de lire ?

 

fleur v1

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Lettre au futur lauréat du Prix Horizon

En découvrant cette photo sur le compte Facebook de l’Association Akwaba Culture, j’ai eu l’impression d’être la miss côte d’ivoire en titre ou une miss littérature. 😀

Cette photo a ravivé les souvenirs de cette nuit où j’ai reçu ce prix qui vise à révéler de nouveaux talents littéraires afin de nourrir, au plan qualitatif, la chaîne des générations d’écrivains de Côte d’Ivoire.

 

Le 23 novembre 2019, nous connaîtrons le lauréat du Prix Horizon 2019. J’ai eu envie de lui adresser quelques mots…

 

Cher futur lauréat du Prix Horizon,

 

Dans quelques jours, tu seras le 3e. Le 3e à recevoir le Prix Horizon après Essie Kelly et moi. Es-tu un talent au masculin ou au féminin ? As-tu écrit un roman, une pièce de théâtre, un recueil de nouvelles ? J’ai hâte de découvrir ton identité. 🙂

 

Dans quelques jours, tu seras au milieu d’illustres invités, d’écrivains talentueux et expérimentés. Tu vas côtoyer le Prix Ivoire 2019. Comme lui, tu recevras un prix. Un prix qui va souligner la qualité de ton ouvrage, encourager les efforts de ta plume et faire de toi un (e) ambassadeur (drice) des lettres ivoiriennes.

 

Quand tu recevras ce prix, sois fier (e) du chemin que tu as parcouru jusqu’ici et pense au chemin qui te reste à parcourir en tant qu’auteur (e) .

Nous avons du talent et un patrimoine littéraire à valoriser. Quand tu recevras ce prix, pense à tous nos pères et mères de la littérature ivoirienne et donne-toi comme mission de marcher dans leurs pas. D’écrire des ouvrages de qualité, des ouvrages percutants qui feront la fierté des lecteurs ivoiriens et africains.

 

Quand tu recevras ce prix, pense à l’émulation que tu devras susciter autour de toi afin que les lettres ivoiriennes aient du poids dans la littérature mondiale. N’oublie pas : nous avons un patrimoine littéraire à valoriser.

 

Quand tu recevras ce prix, réjouis-toi de la dotation que tu recevras. Fais-toi plaisir et n’oublie pas d’acheter un livre en souvenir de ce prix. J’ai oublié de le faire 😀

 

Je ne vais pas être longue en espérant qu’on pourra discuter de vive voix.

A toi, le futur lauréat, je te souhaite de vivre le 23 novembre 2019 l’une des plus belles soirées de ta vie.

Je te souhaite un très bel avenir en tant qu’auteur (e) et d’être à la hauteur de ce que ce prix incarne.

Grâce Minlibé

Lauréate Prix Horizon 2018

 

 

PS : quand tu recevras le prix, n’oublie pas qu’il y a également un autre prix qu’il faudra que tu remportes dans les prochaines années : le Prix Ivoire. Et puisqu’on ne finit jamais d’apprendre, n’oublie pas d’acheter les ouvrages nominés cette année. 😉

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Top Ten Tuesday 14 : Les 10 romans dont l’histoire se déroule dans mon pays 

 
 
Photo

 

 
 
 
Le thème de cette semaine est : 
 
 
Les 10 romans dont l’histoire se déroule dans mon pays 
 
 
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tchat sous un toit brûlant
 
Le lecteur ne connaissant rien de la Côte d’Ivoire trouvera en ce livre un véritable guide touristique. L’auteur s’est attelé à faire des descriptions fines de chaque endroit visité par les personnages.
 
 
 
 
 
 
Le tueur du remblai
 
 
Le Remblai battait tous les records de criminalité en Côte d’Ivoire depuis quelques années. Tous les jours, des habitants étaient cambriolés. Certains y perdaient la vie. Les jeunes filles qui habitaient seules dans des studios étaient l’objet de violences sexuelles et de mises à mort. […] Mais tout cela n’inquiétait pas Madeleine Groh Zieu. « De toutes les façons, il y a l’insécurité dans tous les quartiers d’Abidjan », se disait-elle. Il suffit d’être prudente et c’est tout. »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L'irréversible sortilège
 
 
L’intrigue se passe au village de Gbêpleu dans l’ouest montagneux de la Côte d’Ivoire en 1897.
 
 
 
 
 
 
 
 
le-fou-un-dechet-recuperable
 
 

Nous sommes en pleine époque coloniale en Côte d’Ivoire plus particulièrement en pays alladian. Benoît Gnanva entre en classe de CP1 à 16 ans. Cette entrée tardive est due à son père qui voulait son fils aîné près de lui pour les travaux champêtres et les petites emplettes.

Tout va bien jusqu’au CE2, jusqu’à l’accident mystérieux de sa mère. Cette épreuve familiale lui fait accumuler du retard à l’école, perdre une année scolaire.

A 20 ans, Benoît ne peut doubler de classe. Il retourne au village, le moral affecté. Son père pour lui remonter le moral, lui propose d’aller pêcher avec son cousin Matthieu. Là s’ouvre une autre porte des tourments de Benoît. La pêche en haute mer est éprouvante, Benoit n’en sort pas indemne… Est-ce parce qu’il n’a pas respecté les dernières volontés de sa mère ?

 
 
 
 
 
Histoires si étranges
 
Trente-sept histoires étranges… Régina Yaou signe ici un recueil de récits où se mêlent atmosphères étranges et faits troublants selon une approche originale, plus proche du conte que du simple récit fantastique. Dans un surréalisme et avec un regard singulièrement décapant. Le tout exprimé dans un style simple et limpide.
 
J’ai aimé lire ces histoires, parcourir à travers elles les contrées de la Côte d’Ivoire.
 
 
 
 
 
 
7. Les Frasques d’Ebinto, un classique de la littérature ivoirienne
 
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L’histoire d’un jeune garçon brillant qui rêve d’une réussite éclatante et voit son rêve brisé après une aventure d’une nuit avec Monique, une jeune fille très douce qui l’aime terriblement. La jeune fille étant enceinte, les parents optèrent pour l’union entre les deux enfants.
Ebinto voit s’envoler deux rêves, celui d’avoir une position sociale respectable et celui d’épouser Muriel une fille de bourgeois qu’il aime d’un amour fou.
Obligé d’abandonner ses études pour s’occuper d’une famille qu’il n’avait pas prévue sitôt, Ebinto se transforme en une espèce de monstre. Monique devient son souffre-douleur. 
 
 
 
 
 
le grand masque a menti
 
 
 
Le grand masque a menti est un bon roman du terroir, il nous rappelle nos us et coutumes, ce passé culturel que l’on oublie ou renie, il jette un regard critique sur nos traditions africaines.
 
 
 
 
littérature ivoirienne
 
 
Amsterdam, 1980. Un enfant d’immigrés est élevé par ses parents communistes. Sa vision du monde, son vocabulaire, en portent la marque. Le jour où sa mère disparaît, il est envoyé en Afrique pour retrouver sa grand-mère et ses racines, avec une « mission » : observer le monde post-colonial, tout en restant fidèle à son éducation révolutionnaire. Là, il croise les traces d’un de ses ancêtres, Dabilly, parti cent ans plus tôt de La Rochelle tenter l’aventure coloniale. Dans une « côte de l’Ivoire » désertée par l’armée française, les maisons de commerce forment alors le dernier bastion contre les Anglais, négociant avec les tribus locales et explorant progressivement l’intérieur de terres presque inexplorées, avec leurs légendes, leurs rituels et leurs mystères… 
 
 
 
 
 
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Séka Joëlle n’avait pas d’enfant. Un jour, dans une rue de Treichville, elle trouva une fillette abandonnée et l’adopta. Quelques années plus tard, Séka Joëlle rencontra un homme qui devint son époux. Mais elle ignorait que son époux était le père biologique de sa fille adoptive.
 
 
 
 

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