Publié dans Arrêt sur une oeuvre

J’ai lu IMATIVE A de June Cilgrino

Dans la sélection des 10 finalistes de la catégorie Romance du Prix des Auteurs Inconnus, j’ai été triste de ne pas voir y figurer IMATIVE A. Je ne suis pas fan de Science-Fiction mais j’ai été séduite par les 10 premières pages de cette oeuvre.

J’ai sauté de joie lorsque les initiatrices du Prix nous ont demandé de choisir notre coup de cœur. UN roman qui figurait dans notre classement, mais qui n’a pas été sélectionné.

Les « Coups de cœur » resteront néanmoins hors concours, et ne pourront être désignés lauréats du Prix des Auteurs Inconnus.

J’ai choisi IMATIVE A et je remercie June Cilgrino qui me permet de découvrir son oeuvre.

Survivre, c’est l’unique combat de Lisor. Mais comment le remporter alors qu’elle vit dans un monde où le seul fait d’être humaine est passible de mort ? Et si elle échappait à la sentence des azras et des hybrides, ces êtres stupéfiants qui dirigent la terre, en se faisant passer pour l’une de ces créatures ? C’est ce que l’Imative A semble rendre possible : une gorgée suffit pour devenir une autre et goûter à une existence merveilleuse. Pour Lisor qui n’a connu que la traque et la peur, les distractions sont nombreuses et sa différence attire et attise bien des curiosités. Toutefois, parce que son secret protège sa vie, elle ne doit surtout pas se laisser séduire par le monde de ses ennemis, ou pire, par l’un d’entre eux…

 

l'Afrique écrit

Fuir – se cacher – survivre voici les mots que conjuguent sans cesse les derniers humains sur terre dont Lisor en fait partie. L’humanité est vouée à disparaître. L’imperfection et la perfection ne peuvent cohabiter. Les seuls êtres à posséder la terre demeurent les azra (humains génétiquement modifiés) et les hybrides (nés d’azra et d’hybride ou de deux hybrides).

La grand-mère de Lisor lui donne une opportunité de vivre en lui donnant une fiole d’Imative A. Avec cette potion, Lisor devient une hybride. Elle est débarrassée de ses maux physiques. Elle rejoint Olyméa, la cité de ses ennemis.

Cette cité est fascinante par sa haute technologie, sa beauté renversante, son éternité enviable. Les fines descriptions de l’auteure nous permettent de visualiser ce monde sans difficulté. J’ai été subjuguée par ce monde parfait, où tout semble si facile. 

Lisor est aussi captivée par cette cité, ce nouveau mode de vie. Elle est sans cesse dans un effet de contemplation de la ville et de ses habitants. On ne compte pas le nombre de fois où les mots « beauté », « beau », « parfait » apparaissent dans le récit.

Son bonheur est teinté de mélancolie, d’un sentiment de trahison. Peut-on être heureux sans nos êtres chers, parmi ceux qui leur ont ôté la vie ?

Lisor est en sécurité dans cette ville mais cette sécurité est à surveiller comme le lait sur le feu. L’Imative A n’est pas en quantité illimitée et des hybrides s’approchent dangereusement d’elle. J’avoue, j’ai eu peur pour elle, peur qu’on découvre qu’elle est une humaine. Quand cela s’est produit, j’ai eu peur pour sa vie. 

Cette science-fiction a une touche d’amour. Une rencontre entre l’imparfait et la perfection, le limité et l’éternel. Elle ne prend réellement forme que dans les dernières pages du livre. Je suis un peu restée sur ma faim.

Des rebondissements interviennent également dans la dernière partie du roman. Un humain qu’on croyait mort a été gardé en vie. Les perrestres (humains génétiquement modifiés) sont une menace potentielle pour Olyméa. Des ébauches de stratégie sont faites. J’imagine que le tome 2 IMATIVE B sera un feu d’artifice. 

IMATIVE A a été une belle découverte, un culte à la beauté, l’amour et l’amitié qui se fout des différences. J’ai apprécié ce parfum de peur, de mélancolie, d’amour, de séduction qui flottait dans ce roman.

J’ai noté quelques bémols. L’auteure s’appesantit beaucoup trop sur la description d’Olyméa, ce qui m’a parfois lassée. Des fautes rebelles ont réussi à se faire remarquer tout au long de ma lecture.  

 

Envie de tenter l’expérience IMATIVE A ? Cliquez ICI

 

GM signature

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Le meilleur reste à venir de Sefi Atta

 

Résultat de recherche d'images pour "le meilleur reste à venir sefi atta"

Enitan et Sheri sont deux jeunes filles en rupture contre l’ordre et le désordre d’un Nigeria à peine sorti de la guerre du Biafra, un pays où se succèdent coups d’état militaires et régimes dictatoriaux. Deux jeunes filles puis deux femmes qui, du début des années 1970 au milieu des années 1990, veulent échapper à l’enfermement d’une société oppressive et machiste. Sheri, belle et effrontée mais blessée à jamais choisira l’exubérance et la provocation. Enitan tentera de trouver son chemin entre la dérive mystique de sa mère, l’emprisonnement de son père, sa carrière de juriste et le mariage lui imposant, en tant que femme, contraintes et contradictions. Et c’est à travers la voix de ce personnage inoubliable que Sefi Atta compose ici un roman initiatique d’une remarquable puissance, un livre dans lequel le destin personnel dépasse le contexte historique et politique du Nigeria pour se déployer dans le sensible jusqu’au cœur même de l’identité et de l’ambiguïté féminines.

l'Afrique écrit

 

Les parents d’Enitan n’ont pas facilité son engouement pour le mariage. Des parents qui se disputent tout le temps, demandent à leur enfant d’une dizaine d’années de se ranger de leurs côtés, qu’est-ce que ça doit être éprouvant pour un enfant !

Enitan vit tant bien que mal dans cet environnement, la nature lui donne une aide, une bouée de sauvetage : Sheri. Une fille très belle qui fait plus grande que son âge, très drôle aussi qui vit dans un foyer polygame où les femmes s’entendent plutôt bien avec leur mari. 

Toute l’attention du lecteur se porte sur l’amitié entre ces deux jeunes filles et les atmosphères différentes de leurs maisons. A la pointe de l’adolescence, la vie de Sheri prend un mauvais tournant, la jeune fille devient brutalement femme puis une « moitié de femme« , incapable de devenir mère. 

Enitan part à Londres. De retour au pays, elle fait son service civique, fait une première rencontre avec l’amour qui se solde par un échec. Elle ose une deuxième rencontre avec l’amour et finit par se marier.

Son amie Sheri, reine de beauté, refait surface. Sa vie a complètement changé. Son père mort, la famille de celui-ci les spolie. Sheri et sa famille se battent pour subvenir à leurs besoins. La première action de son guide de survie : se faire entretenir par un « sugar daddy » polygame.

 

Ne te fais d’illusion sur personne. Et prie pour ne jamais te trouver dans une situation où tu as besoin des autres. C’est là que tu vois vraiment combien ça fait, deux plus deux.

 

En partant, je me dis soudain que j’étais heureuse de ne pas être belle. La beauté d’une femme incitait parfois les gens à la traiter comme une poupée; ils jouaient avec, ils la trimbalaient, la tripotaient, la démembraient, puis s’en débarrassaient. La beauté pouvait aussi rendre une femme paresseuse, si elle était trop souvent félicitée et trop longtemps rémunérée pour ça.

 

Les deux amies de longue date se retrouvent, s’épaulent face aux divers tremblements qui vont secouer leurs vies. Il y a eu une mutation dans leurs caractères. Sheri est devenue réservée, Enitan est devenue la rebelle. Rebelle à la soumission qu’une femme doit à son mari. Enitan n’est pas un as de la cuisine comme Sheri, elle voudrait un partage des tâches domestiques dans son foyer mais son mari et sa belle-mère ne l’entendent pas de cette oreille.

Enitan aimerait pouvoir dire haut et fort ce qui la contrarie mais c’est chose presqu’interdite dans une société où la femme a vocation à se taire. Elle aimerait que les femmes s’intéressent plus aux questions sociétales, que leurs yeux voient bien au-delà de leurs foyers, qu’elles expriment leurs opinions, prennent part à la tribune politique.

Une politique bancale où les élus cupides ne pensent qu’à leurs ventres, usent et abusent de leurs pouvoirs pour brimer ceux qui se révoltent, osent dire non à leurs débordements.  

Ce récit initiatique expose la politique dictatoriale en Afrique, la complexité des rapports homme-femme. Il questionne sur le choix de la polygamie / monogamie, le poids de la belle-famille dans un foyer, le rôle de la femme dans la société, notre rapport à la beauté. 

J’ai eu quelques moments de lassitude, l’impression de tourner en rond mais je ne regrette pas d’avoir effectué ce voyage au Nigéria. Les notes d’humour présentes dans ce roman y sont beaucoup pour quelque chose.

des-details-sur-loeuvre

  • Broché : 429 pages
  • Editeur : Actes Sud
  • Date de parution : 5 janvier 2009
  • Collection : Lettres africaines
  • Traduit de l’anglais par : Charlotte Woillez

 

fleur v1

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La reine de Saba – Marek Halter

Résultat de recherche d'images pour "la reine de saba marek halter"

Elle était noire. Elle était belle. Elle subjuguait par son esprit. Guerrière, elle imposa la paix, neuf siècles avant notre ère, sur le fabuleux royaume de Saba, pays d’or et d’encens.
Mais sa plus belle bataille fut celle de l’amour et de l’intelligence mêlés. Elle défia le roi Salomon par le jeu des énigmes. Vaincue, elle se donna à lui pour trois éblouissantes nuits. Trois nuits que le chant du Cantique des Cantiques inscrira pour l’éternité dans la mémoire amoureuse de l’Occident.
L’histoire nous dit que Makéda, reine de Saba, et Salomon, roi de Juda et d’Israël, eurent un fils, Ménélik, le premier d’une longue lignée de rois africains.

l'Afrique écrit

 

En bonne chrétienne romantique, je porte une attention particulière aux amours dans la Bible. J’ai donc été heureuse d’apprendre que Marek Halter avait écrit sur la Reine de Saba. Je voulais vivre en fiction son histoire d’amour avec le Roi Salomon.

Mais l’oeuvre de Marek Halter n’est pas centrée sur cet amour. Il nous présente Makéda, fille d’Akébo le Grand, la petite princesse qui sait s’imposer.

Les 4 premières parties de l’oeuvre, Marek Halter nous transporte dans le royaume de Saba, ses villes Maryab, Axoum, Makka’h et Sabas, ses richesses naturelles comme l’or, l’encens et ses belles senteurs. On suit avec grande attention les complots, les combats de vengeance ou ceux qui font asseoir l’autorité.

Makéda est une princesse avec un fort caractère et elle ne perd pas ce caractère en accédant au trône. C’est une femme forte, une véritable combattante. J’ai apprécié son opiniâtreté, sa curiosité du monde qui l’entoure.

J’ai également admiré le dévouement de Kirisha envers Akébo le grand et Makéda. C’est une femme exceptionnelle qui aime sans rien attendre en retour.

J’ai beaucoup apprécié la cinquième partie, la rencontre de Makéda avec le roi Salomon, leur désir intense mais bref. 

La reine de Saba présente des femmes qui n’aiment qu’une fois, celles qui ne veulent pas vivre à travers les titres des hommes et n’ont besoin que de leur amour.

J’ai passé un bon moment de lecture.

 

Ainsi allait la vie des hommes : le chaud alternait avec le froid, l’obscur avec l’éblouissant. Et les larmes naissaient entre les dents du rire. La sagesse consistait à ne jamais oublier ce que la douleur nous enseignait.

 

L’amour se vole et s’emporte. Il est gravé dans mon corps. Ce que tu fais durer, tu le fais pourrir. Ce qui est dans notre chant est éternel.
Il protesta et menaça.
— Tu l’as reconnu, le désir du désir n’est qu’un frôlement de rien. Le plus grand pouvoir de l’amour, tes pères te l’ont enseigné, c’est la mémoire.

 

Sagesse des femmes : prendre et emporter l’amour avant que le temps le réduise en poussière.
Sagesse des femmes : ne demeure pas dans l’éclair qui te brûle le ventre. Le beau deviendra aigre comme le lait des chamelles trop longtemps restées dans les prés gras.

 

fleur v1

 

Publié dans Ma poésie

Journée internationale de la femme africaine

Bonjour mes nobles amis !
Je ne comptais pas faire de tour sur le blog aujourd’hui mais une amie sur Facebook m’a rappelé qu’aujourd’hui c’était la journée internationale de la femme africaine.

Le 31 juillet a été consacré « Journée de la femme africaine » à l’occasion du premier congrès de l’Organisation Panafricaine des Femmes (PAWO en anglais) qui s’était tenu à Dakar, au Sénégal, le 31 juillet 1974.

La date historique souvent retenue pour cette journée est le 31 juillet 1962. Ce jour là, à Dar es Salaam (Tanzanie), des femmes de tout le continent africain s’étaient réunies pour la première fois et avaient créé la première organisation de femmes, la « Conférence des Femmes Africaines » (CFA).

Le rôle historique joué par les femmes en Afrique témoigne de leur capacité de réaliser et conduire les changements sur le continent. Souvenons-nous que les peuples africains se libéraient alors peu à peu de la tutelle des pays colonisateurs.

La libération totale du continent africain, l’élimination de l’apartheid et l’instauration d’une justice commune qui défend les droits de l’Homme en tant qu’être humain, devenaient alors les objectifs prioritaires du mouvement.

Il y a encore un long chemin à parcourir pour les droits des femmes en Afrique. Il y a des progrès mais d’énormes défis à relever pour que les femmes africaines soient ce qu’elles doivent être.

Aujourd’hui, je ne veux pas m’attarder sur les luttes à mener mais admirer la femme africaine, sa beauté, sa force, son abnégation. Je veux la célébrer en reprenant les vers de Léopold Sedar Senghor, poète africain émérite.

 

Femme nue, femme noire

Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté

J’ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux

Et voilà qu’au cœur de l’Été et de Midi,

Je te découvre, Terre promise, du haut d’un haut col calciné

Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l’éclair d’un aigle

Femme nue, femme obscure

Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche

Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d’Est

Tam-tam sculpté, tam-tam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur

Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée

Femme noire, femme obscure

Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux flancs des princes du Mali

Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.

Délices des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire

A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire

Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Éternel

Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

Femme noire de Léopold Sédar SENGHOR / Recueil : « Chants d’ombre »

 

Je veux dire merci à toutes ces femmes africaines qui montrent un autre visage de l’Afrique, celle que les médias ne montrent pas toujours.

Je veux célébrer toutes ces Ewa, ces femmes qui ne renient pas leurs origines et sont de véritables sources d’inspiration : Fatou Diome, Chimamanda Ngozi Adichie, Angelique Kidjo, Marguerite Abouet

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Vous avez envie de célébrer la femme africaine en lecture ? Je vous conseille les titres suivants :

 

Y a-t-il des femmes africaines qui vous inspirent ? Si vous n’en trouvez aucune, vous pouvez citer mon nom, pas de souci 😀

signature coeur graceminlibe

Publié dans Panaché

RDVBAM 5 en mode portrait chinois

Coucou les amis ! Je renoue avec le challenge RDVBAM 

J’ai sauté de joie quand le thème du mois a été annoncé : le portrait chinois !

 

Vous savez combien j’aime le portrait chinois, je le propose lors des interviews, je le fais pour les villes que je découvre. Tiens, je devrais même le faire pour les livres que je lis. Vous allez faire une overdose 😀

Parmi les 73 questions proposées, il fallait en choisir 10. Prêts pour découvrir ma sélection ?

 

1. Si j’étais un vêtement ?

Résultat de recherche d'images pour "robe de mariée"

La robe. Pour sublimer les princesses lors des galas, les mariées innocentes, les fleurs bleues pour leurs premiers rendez-vous ou donner une allure classe et élégante aux superwomen.

 

2. Si je devais changer de prénom ?

 

J’opterai pour Tanydia. J’ai découvert ce prénom dans une romance quand j’étais ado et ça a été le coup de foudre. Je l’ai utilisé comme pseudo sur les réseaux sociaux. C’est ce prénom que je donnais aux dragueurs qui ne me plaisaient pas du tout.

 

3. Si j’étais un chiffre ?

Image associée

C’est le chiffre de la grâce. Je m’appelle Grâce et je suis une grâce pour le monde. Dixit la fille qui ne se prend pas du tout pour de la merde.

 

4. Si j’étais un jeu de société ?

Image associée

Le jeu d’échecs parce que j’aime faire réfléchir, j’aime les analyses.

 

5. Si j’avais un super-pouvoir ?

Résultat de recherche d'images pour "lire dans les pensées"
Lire dans les pensées. Savoir ce que les gens pensent réellement, devancer certains désirs de mes proches. Connaître les secrets, le kiff total.

 

6. Si j’étais la devise d’un pays ?

Résultat de recherche d'images pour "luxembourg drapeau"

Je serai la devise nationale  du Luxembourg : « Mir wëlle bleiwe wat mir sinn »
En français, ça donne : « Nous voulons rester ce que nous sommes »

Je veux rester ce que je suis et je ne veux pas qu’on m’enlève ou qu’on essaie de travestir ce que je suis ou mes convictions. Je veux rester noire, chrétienne, célibataire 😀
J’attache une grande valeur à l’authenticité. 

 

7. Si j’étais une bande dessinée ?

Résultat de recherche d'images pour "aya de yopougon"
Aya de Yopougon of course ! Cette BD est gaie, pleine d’humour et de folie. Tout comme moi !

 

8. Si j’étais une pièce de la maison ?

Résultat de recherche d'images pour "belle chambre à coucher"

La chambre. Une pièce à l’abri du regard. N’ont accès à cette pièce que les intimes. Comme la chambre, je ne me dévoile qu’à ceux que j’appelle mes intimes.

 

9. Si j’étais un parfum ?

 

Image associée
Trésor de Lancôme parce que j’aime laisser dans le sillage une empreinte fraîche et légère.
Je suis une femme-enfant gourmande. J’aime le calme et la douceur. Dans mes parfums, j’ai besoin de retrouver une âme, un souvenir qui me tient à cœur.

 

10. Si j’étais un produit de beauté ?

Résultat de recherche d'images pour "mascara"

Le Mascara pour sublimer le regard. 

 

Pour lire les portraits chinois des membres de la communauté, vous n’avez qu’à cliquer sur leurs liens. 

 

Trndy Shades : https://trndyshades.com/
Lilisha Brown : https://lilishabrown.wordpress.com/
HSE-CI : http://hse-ci.com/
That’s so Mouss : https://thatsomouss.blog/
Kto Style : https://www.youtube.com/channel/UCj_UOt3SEB8Udlrl6zR0Xaw?app=desktop
Elisamodish : http://elisamodish.fr/
Cendrine Small : http://cendrinesmall.blogspot.fr/
2 hands + 1 backpack : http://www.2hands1backpack.com/
Afrolyne : http://www.afrolyne.com/
Curly Cinnamon : https://curlycinnamon.com/
Curves, Cupcakes et Stilettos : https://curvescupcakesetstilettos.blogspot.fr/
Le Carnet de Cerise : http://lecarnetdecerise.com/
Pirouette Cacahuètes : https://pirouettecacahuetes.wordpress.com/
PramsLove2 : https://www.youtube.com/pramslove2
Xandrine LAhttps://www.youtube.com/channel/UCT_3dusApwn9oSmDUTlXwkQ?disable_polymer=true

 

 

Bonne découverte et à mardi prochain ! J’ai une belle surprise pour vous 😉

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque #3 : Retour en enfance

Print

 

Hyper contente de vous retrouver pour ma 3e participation au TTL entendez par là Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initié par BettieRose Books.

Le but est de parler d’une « ancienne » lecture (pas la toute dernière ou l’actuelle) autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.

 

Le thème de cette semaine est : Retour en enfance

retourenenface

 

L’enfance, l’innocence, l’insouciance… la plus belle période de la vie.

J’ai immédiatement pensé à  NAN LA BOSSUE écrit par Micheline Coulibaly  qui n’est malheureusement plus de ce monde. C’est l’un de mes premiers livres lus et relus.

Ce livre était encore entier dans la bibliothèque familiale il y a deux semaines jusqu’à ce que mes neveux en décident autrement. De Nan la bossue, il ne me reste plus que quelques pages.  Mes neveux ont pris un malin plaisir à  le déchirer 😦

A chaque fois que je le voyais, je retombais en enfance. Je revoyais la petite fille frêle toute émerveillée, subjuguée par l’histoire. 

 

happy-2

Nan est une jeune fille dotée de nombreuses qualités mais hélas, elle est affligée d’une vilaine bosse. Cette bosse éloigne d’elle tout prétendant sauf Kalou, le vaillant chasseur, qui n’hésite pas à faire d’elle sa femme. Il fait son possible pour la rendre heureuse, hélas ! La bosse empêche Nan d’être heureuse.

Un jour, une petite biche est prise par l’un  des collets de Kalou, le grand chasseur. Cette biche parle ! C’est une vieille femme qui se change la nuit pour se promener. En échange de sa liberté, elle ôte l’infirmité de Nan mais à une condition : elle ne devra jamais brutalement à terre tout fardeau qu’elle porterait.

Nan est maintenant la plus belle des femmes de Balodji. Semi, un riche commerçant la convoite. Nan ne veut plus être qu’une simple paysanne et pour ce faire, elle va jusqu’à commettre l’irréparable. 

La petite fille que j’étais a bien noté les leçons de morale de l’histoire : ne pas juger sur les apparences, être toujours reconnaissant et prompt à pardonner. 

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Edition : Centre d’édition et de diffusion africaines (CEDA)

Collection : Histoires Merveilleuses

Nombre de pages : 32

Parution : janvier 1988

Et vous, quel livre vous fait retomber en enfance ?

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Coup de cœur pour Alchimie d’émaux ?

Rendre hommage à Mère Afrique, aux grands hommes comme Mandela ; évoquer l’amitié, l’amour filial et éros ; inciter au patriotisme en utilisant le canal poétique…

Chants altruistes, Invocation des Muses, Symphonie d’encres, Architecture de mots, piliers d’un même édifice : Alchimie d’émaux...

Nul n’entre dans ce recueil de poèmes s’il n’est adepte de l’esthétique, s’il n’aime les calligrammes, les sonnets classiques et néoclassiques, les ballades, les acrostiches, mésostichestélestiches et terza rima. Ils sont omniprésents dans le recueil. 

Maodho Ba est un virtuose et s’il ne l’affirme peut-être pas ouvertement, la qualité de ses poèmes l’atteste. Il maîtrise l’art poétique, la rhétorique n’a aucun secret pour lui. Il mérite bien son pseudonyme d’architecte des mots.

Les poètes comme Marcus Da Writer, James Denis, Lunastrelle ont bien raison de lui rendre des hommages poétiques. Ses poèmes pourraient être l’objet d’étude d’universitaires. 

Ce recueil est un coup de cœur pour moi au niveau de la forme. Ma vue s’est régalée avec ces calligrammes et acrostiches.

calligramme-fleur-alchimie-demaux
Poème : pan-d’or des souvenirs

 

 

 

alchimie-demaux-maodo-bah

 

Mais ce que l’œil a admiré, le cœur l’a-t-il ressenti ?

Je n’ai malheureusement pas été emportée par les poèmes. Je n’ai pas eu de coup de cœur sur le fond. Je n’ai pas été émue. Les poèmes sont beaux, traitent de sujets que je juge intéressants comme l’amitié et l’amour mais ils ne m’ont pas charmée. Ils ont fait un tour rapide dans mon cœur. J’ai en mémoire le souvenir de leurs corps mais pas de leurs âmes. Peut-être parce qu’ils sont trop sérieux, revêtis du langage soutenu, légèrement complexes. Peut-être…

 

Un extrait de poème qui ne m’a pas ravie :

Extrait 1 : A la Croisée de notre Cristal d’Amour

Pierre de lune en aplomb
Irisés, tes yeux diamant – saphir
Émeraude dans lequel je me noie ici
Rient d’un rayon d’apparat, un jaloux soleil si flou
Énorme rubis pourpre chuté du ciel et altier
Vautour trop enrobé d’onyx issu d’aa fut cet angora
Émérite pour un seul reflet pur persan piqueté de safran
Renégat ou bien encore Ange d’As-Pic aux effluves de safari.
Inhumain d’ailleurs qui ranimé le fol crépuscule ingénu
Évangélise ces ers pour un requiem
Enchanté de grands labeurs
Numérisant l’air déchu.
Fin des croisées pour rugir
Utérus à l’univers éternel

Gémit son chant en aria, Val en
Usure de ce leitmotiv Yang,
Engendre la fatale dune
Ambre à adorer. Pour
Un lapis-lazuli, une
Feue gemme à pot
Ame, Obscur tue
C’est un accord
Beau tiré à vie
De lire L’
Etre-fa ailé sans
Gram jouer
En Ra et puis
Loin encore
Est cette
Eris.

Des extraits de poèmes que j’ai appréciés :

Poème : Battement de plume (1)

Quand le cœur chaviré veut déchaîner sa flamme,
Que le verbe subtil, s’avère florissant,
Faudrait-il dans ce cas, sous l’auspice naissant
Dépeindre cet amour en long épithalame ?

Lorsque si réceptifs, l’âme et « l’esprit sésame »
Sont vivement touchés par de l’Art ravissant ;
Et que les sens conquis, tanguent au vent moussant,
Faudrait-il imprimer l’Instant divin en trame ?

La passion en soi bouillonne d’imploser,
Captive d’un Soupir qui voudrait imposer
De ne plus ouïr la voix de la charmante Muse…

Poème :  Dans l’en-nui, une voix susurre – 3e strophe 

Entre l’illusion d’un bonheur qui s’esquisse
Et l’indolence d’un cœur, qui tangue et déplisse
À quel cours se vouer… par quel fil les nouer ?

Dans l’un des calligrammes, il y a une énigme de décryptage.

Dans un premier temps, il faut trouver les anagrammes dont les lettres en majuscules sont dissimulées dans chacun des petits calligrammes en couleurs essentiellement. Ainsi vous devez trouver d’abord les anagrammes au nombre de 4. Je précise que chaque mot trouvé a un rapport direct avec l’image tantôt évident, tantôt moins évident. Ces 4 indices devront permettre de déterminer les 3 notions pouvant résumer la Vie de l’Homme.
Dernier indice :
Le premier mot compte 9 lettres
Le deuxième mot compte 9 lettres
Le troisième mot compte 11 lettres
A vous de jouer ! 🙂

enigme-alchimie-demaux

Pour acheter le recueil, cliquez ICI

fleur v1

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Anthologie – Penser les mots

 

penser les mots

A quoi comparerai-je « Penser les mots » ?

J’ai l’impression d’être Jésus en énonçant cette phrase. Il disait souvent à quoi comparerai-je le royaume des cieux en parlant à la foule. Ok, je m’égare, revenons donc à notre ouvrage du jour.

Je comparerai ce recueil d’histoires en vers rimés à un manoir. Un manoir à l’architecture originale avec du caractère qui regorge de salles de trésors que l’on peut visiter en une heure ou en une journée selon notre humeur, notre attachement au lieu.

Un manoir où on aurait envie de demeurer parce qu’il connaît notre histoire, il l’a vécue avant nous.

Un manoir qui abrite nos espoirs, il les a possédés avant nous.

Ce manoir contient 50 salles de trésors que l’on retrouve à différents paliers. Au premier palier, vous trouverez A la découverte des mots. Au second palier, A L’EGERIE, au 3ème ECRITS EN VRAC, au 4ème AUX CHERS DISPARUS, au 5ème ECRITS AMERS, au 6ème DUOS. 

J’ai ôté mes souliers de verre, pénétré sans faire de bruit dans « A la découverte des mots« .

Lisez les mots qui m’ont accueillie :

« A toi qui veut être un poète fort excellent,
L’art te requiert l’usage d’un habile talent ;
Lorsque tu te passionneras pour les beaux mots,
Et que tu voudras en produire même à flot.
Sache, petit, que toute poésie sans méthode,
Est laide comme la Méduse et incommode.
Tous ceux pour qui la robe et le sens du vers
Doivent être purs tels un repas dépourvu de vers.

Sois donc plus sévère lecteur qu’un simple écrivain,
De peur d’être sans critique trompé par ta main ;
Ne te laisse pas piéger par tes acrostiches,
Sois veillant au repos de tes hémistiches.

Offre à ton cher public une agréable musique,
Mais aussi un beau paysage à chaque distique,
A travers la riche composition de tes rimes,
Qui à l’oreille et l’œil se perçoivent et s’expriment.

Évite enfin une poétique catastrophe,
En te gardant loin des vers secs à ta strophe;
Au public, œuvre à donner l’aimable envie,
D’écouter ce que tu chantes dans ta poésie.

Dites-moi, comment éviter de se laisser séduire par ces mots ? Comment éviter de ne pas s’installer dans le canapé moelleux à souhait de cette salle de trésor et écouter la musique qui émane de son sein ?

Comment ne pas se laisser emporter par la mélodie, la simplicité et la véracité des mots, ne pas interroger son statut de poète ? 

Je n’ai pu m’empêcher de lire ces textes à haute voix, d’en faire du slam, d’imaginer Grand Corps Malade les déclamer.

J’écris pour dire que la vie vaut la peine qu’on s’y lance ;
J’écris, car cela me permet aussi de croire,
J’écris l’espoir, ce qui m’empêche de choir.
J’écris, car j’ai vu la couleur de la douleur,
J’écris les épines, mais je n’oublie pas la fleur,
J’écris beaucoup la haine, et quelques fois l’amour,
Car j’ai connu trop de peines, et très peu de beaux jours.
J’écris des textes auxquels je mêle des métaphores,
Depuis que j’ai su que la solitude peut être un confort,
J’écris, car je rêve qu’un jour nouveau se lève,
Et je ne ferai pas de trêve, jusqu’à ce que je crève.

 

Écrire,
C’est aussi s’adonner aux lettres,
Donner la chance aux piètres êtres,
De chasser leur mal être.
J’écris, car écrire c’est aussi offrir,
Je donne mes mots à ceux qui ne savent que souffrir.
J’écris et je cris les mots sourds de mes entrailles,
Je ris de mes joies, et pleurs de mes entailles.
J’écris pour réunir, j’écris pour abonnir
J’écris pour tenir, car ce n’est pas prêt de finir.

 

Ô mer, combien à moi tu ressembles !

Pleine de mystères, débordante de secrets ;

N’ébruitant jamais que ces vagues que tu rassembles,

Messagers laconiques, ténébreux et discrets.

Comme avec toi, les hommes n’ont pu,

Sonder le fond de mes sombres abîmes,

Alors, avec moi, certains ont rompu,

Les relations filiales comme celles intimes.

J’ai couru jusqu’ A l’EGERIE et là j’ai contemplé mon reflet dans le miroir, ressorti mes souvenirs :  amours en point de suspension, en point d’interrogation, en point final. 

Mes amours précoces, mes amours tardifs, mes amours avortés, tout était là… dans cette anthologie. 

« Loin des yeux, loin du cœur »

En voici un proverbe bien menteur,

La distance a attisé mes sentiments,

Son absence a accentué mes tourments.

 

Pourquoi si loin d’elle je ne pense qu’à elle ?

Et pourquoi brille si fort cette chandelle ?

Pourquoi dans mon sommeil, je la hèle ?

Et pourquoi j’entends ce chant d’elle ?

 

Après ton départ, les lendemains auraient dû jouer leur rôle,
Tout aurait dû s’effacer, et la vie aurait dû redevenir drôle ;
Hélas, depuis lors elle me semble perdue, ma vie d’antan,
Il m’en coûte de tout oblitérer, de reprendre mon envol,
Aujourd’hui encore, je stagne… alors, j’arrête le temps.

J’avoue être passée comme une flèche au palier ECRITS EN VRAC. Quelques-uns des textes écrits dans cette partie n’ont pas retenu mon attention.

Idem pour le palier AUX CHERS DISPARUS. Un léger vent de tristesse a soufflé en mon âme en lisant ces hommages aux disparus proches ou inconnus de l’auteur mais il a été de courte durée. J’ai un rapport assez étrange avec la mort mais n’en parlons pas ici.  (rires) 

Une orange, des bonbons, un repas sans surprise

Une horloge, une chanson, celle qu’on chante à l’église

Tel est le décor de chez moi, tous les soirs de Noël

Ah ! J’oubliais les omelettes qui dorment dans la poêle

 

Oh Dieu ! Dis au père Noël et à tous, que je suis un bon garçon

Et qu’ici aussi, on aime les cadeaux et pas que des p’tits pains

Que toute l’année on a été sage, et qu’on mérite une rançon

Je ne le dis pas que pour moi, mais aussi pour mes copains

J’ai trouvé ces strophes dans l’une des salles de trésor du palier 5 : ECRITS AMERS. Ai-je besoin d’indiquer qu’ils m’ont émue ? 

Dans cette salle de trésor, il est question de manque, d’attente déçue, de jugement de valeur, d’amour impossible, de destin cruel. 

Au paliers des DUOS, j’ai admiré la profondeur des échanges entre l’auteur et Kiné, l’auteur et Dija.

Dija :

J’ai connu ce sentiment amer, cette dépendance à l’autre
Celui-là qui nous laisse perplexe, et qui nous fait son apôtre
J’ai connu ces liens dits durs comme fer, et je les ai vus s’envoler
Et j’en ai appris que l’on ne peut, si on ne le veut, en être condamné

Marcus :

Dija, il est de ces événements qui surpassent notre pensée
De ces réalités que l’on ne peut hélas rejeter dans le passé
Il restera, entre elle et moi, toujours ce même contentieux
Que nous n’aurons réglé, avant qu’elle ne rejoigne les cieux

L’auteur part à la quête des peines du monde, revient aux siennes sans oublier de nous apporter notre lot. Il écrit comme il le sent, comme il l’entend, comme lui viennent les mots, librement. Et cette liberté  séduit, émeut. Les métaphores dont il use sont si bien pensées. 

Il y a tant de choses à dire sur cette anthologie, je préfère m’arrêter là. Penser les mots est une anthologie à lire, à relire et à faire lire. L’amoureuse des mots et des rimes que je suis s’est régalée. J’espère qu’il en sera de même pour vous. 

Biographie de l’auteur 

Auteur, entrepreneur, consultant et conférencier, Marcus da Writer est l’une des nouvelles voix de la
littérature africaine. Porte-parole de la jeunesse, c’est autour de thématiques relatives aux jeunes que s’inscrit la plus grande partie de ses oeuvres. Marcus, Ibuka Gédéon Ndjoli de son vrai nom, est l’auteur de « La Jeunesse Africaine a une voix », « Jeunesse & Education », « Sur les traces de MJ », et « Les Histoires de vos vies ».

Kusoma Group, la start-up africaine qu’il dirige, ambitionne de démocratiser l’édition et la lecture. Elle accompagne les auteurs indépendants et éditeurs d’œuvres africaines dans la démocratisation de leurs livres, grâce à une plateforme web et mobile qui comprend un Editeur, une Librairie et une Bibliothèque numériques.

Quelques détails de l’ouvrage

Nombre de pages  : 97

Date de publication : juin 2014.

Format : E-book  

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Interviews

Interview d’un poète, Kessé Marc-Antoine BROU

Kessé Marc-Antoine BROU est un jeune ivoirien étudiant en 7ème année de médecine qui s’intéresse à énormément de choses dont la littérature et ce jusqu’à devenir écrivain. Auteur de Mes précieuses laudatives, il pose ses valises juste quelques minutes sur le blog pour parler de …. poésie. 

Quelle est votre définition du « poète » ? 

Pour moi, le poète est la voix des émotions. Il est celui dont les mots se doivent de donner relief à tout ce que peut ressentir l’humanité ; des sensations les plus légères au sentiments les plus profonds et de toute sorte. Le seul impératif de sa plume : la recherche du beau.

Comment êtes-vous arrivé à la poésie ?

Collège St Jean Bosco, classe de 5eme 3 . Un professeur enseigne aux élèves la versification. Pour l’un d’eux c’est une révélation. Il estime qu’il est beau d’avoir des « phrases »_les vers_ qui ont le même nombre de « syllabes » _les pieds_  et qui se terminent par des sons similaires : les rimes. Il trouvait que ceux  qui étaient capables de construire de telles phrases étaient des virtuoses du verbe. Il voulut en faire partie alors il se mit à griffonner des vers dans un cahier volé à son oncle. Cet élève, c’était moi.

«La poésie doit être faite par tous. Non par un. Toutes les tours d’ivoire seront démolies, toutes les paroles seront sacrées et l’homme s’étant enfin accordé à la réalité qui est sienne, n’aura plus qu’à fermer les yeux pour que s’ouvrent les portes du merveilleux. » Que pensez-vous de cette citation de Paul Éluard ? La poésie doit être vraiment faite par tous ?

Oui mon analyse est que rêver c’est déjà créer et que créer c’est déjà faire de la poésie. Puisque poésie vient du grec « poïen » qui signifie créer. Par nature donc tout être humain est poète. Il lui faut alors prendre conscience de cette nature. Ainsi il n’écrira pas forcément afin de publier mais pour avant tout s’exprimer.

La poésie n’est pas un genre très plébiscité aujourd’hui. Quelle est la raison selon vous et que faut-il faire pour y remédier ?

La raison en est que la poésie traîne comme un boulet la réputation d’être incompréhensible. Pour certains même la poésie c’est l’art de parler pour ne rien dire.

Pour y remédier il faut d’abord faire comprendre au lecteur que la poésie est d’abord faite pour séduire par sa beauté. Il  se laissera alors toucher par son charme au point de désirer profondément en connaître le sens. L’exemple de la musique illustre mon idée : lorsqu’un francophone entend une chanson dont les paroles sont en anglais, bien qu’il n’en perçoive pas le sens il est touché par les émotions qui y sont transmises et c’est justement cela qui l’amène secondairement à s’interroger sur la signification. Plus concrètement, je pense qu’il faut d’abord mettre plus de poésie à étudier dans le système scolaire pour familiariser l’apprenant à la poésie. Il faut aussi que les poètes aillent vers leurs lecteurs car la poésie est d’autant plus belle quand elle est déclamée. Le succès que rencontre le slam _ qui est une forme de poésie_ en est une preuve. Enfin je pense que les poètes devraient faire en sorte que tout lecteur puisse saisir l’essence de chaque poème sans trop d’effort.

Quels sont vos auteurs et livres préférés, les poètes qui influencent votre écriture ?

J’aime beaucoup Paulo Coelho, Bernard Dadié, Senghor. La liste pourrait se rallonger mais ce sont là je pense les préférés. Les livres, il y’en a une flopée que j’aime.

Pour les romans je dirais :

« L’alchimiste » de Paulo Coelho,

« Le cheval de Troie » de Colleen Mc Cullough,

« l’odyssée » d’Homer, 

«Le grand masque a menti » d’Attita Hino ;

« Climbié » de Bernard Dadié,

« Même au paradis on pleure quelque fois » de Maurice Bandama…

Pour les œuvres théâtrales disons « la tragédie du roi Christophe » d’Aimé Césaire et « Les voix dans le vent » de Bernard Dadié.

Les œuvres poétiques que je préfère sont :

« Chants d’ombre » de Senghor,

« Les fleurs du mal » de Baudelaire,

« L’or n’a jamais été un métal » de Josué Guébo,

« tréfonds de cœur de pierre » de Marshall Kissy.

Pour tout vous dire je suis plus influencé par des textes précis que des auteurs. « femme noire» tiré de « chants d’ombre » en est le premier. Les autres sont :

« le dormeur du val »,

« L’albatros »,

« l’or n’a jamais été un métal ».

Un roman peut aussi m’influencer. C’est le cas de « l’alchimiste », « Yassoi refusa l’orange mûre de Nianga » de Charles Nokan…

Comment qualifierez-vous votre poésie ? (engagée, classique, romantique, poésie d’évasion…)

Ma poésie je la veux classique et moderne à la fois ; engagée et romantique ; d’évasion toujours. Référez-vous à la définition que je fais de la poésie.  S’il faut exprimer tout ce que peut ressentir l’humanité il faut être libre de choisir la métrique des vers classiques ou le rythme des vers libre ; de choisir de s’engager ou de rêver ; et si l’on recherche le beau il est normal que l’esprit s’évade à la lecture des poèmes. C’est là tout ce que j’ai voulu mettre dans « Mes précieuses laudatives ».

 

 

Pouvez-vous nous parler de votre œuvre « mes Précieuses laudatives » ? 

« Mes précieuses laudatives » c’est une tranche de vie servie sous forme de louanges. C’est un recueil des meilleurs poèmes que j’ai pu écrire de mon adolescence jusqu’à l’âge d’adulte jeune. Il aborde les thèmes de l’Afrique, de la femme, du divin, de la nature, de l’amour.

Cette œuvre regroupe des louanges dont l’objectif est de raviver la fierté et la positivité du lecteur en lui faisant voir la beauté qui l’entoure et qui peut résider dans les potentialités de son continent, la force de l’amour, la magnanimité de Dieu etc… Je  vous propose par cette œuvre un véritable voyage à la redécouverte du quotidien, d’un quotidien bien meilleur. Ce n’est pas un livre, c’est un antidépresseur littéraire sans effet indésirable.

Quel est le poème que vous avez écrit et préféré ? 

Question difficile. Il serait plus aisé pour un lecteur d’y répondre.

Puisqu’il faut jouer le jeu je dirais « Danse de nuit »* parce qu’il est écrit dans un rythme particulier et avec une énergie créatrice. Il fait beaucoup jouer les sonorités. Son sens laisse libre cours à mille interprétations mais il exprime assurément le contraste entre l’émerveillement et le détachement.

Si vous ne deviez retenir qu’un mot de la langue française ?

Amour

Un petit mot de fin ?

Je voudrais vous remercier de l’opportunité que vous me donner de m’exprimer par cette interview. Ce que je voudrais qu’on retienne c’est que la poésie a de beaux jours devant elle. Particulièrement en Côte d’Ivoire. Car des plumes s’affirmeront indéniablement.  J’espère en être.

Aux lecteurs, je conseille de lire toujours de la poésie car elle est la mère de tous les arts, l’essence même de la création.

DANSE DE NUIT*

Tel un cygne son corps s’élance

Plein de charmes, de grâces immenses.

Tel un feu dans l’ombre intense,

Dans la nuit silhouette qui danse.

Qui danse, qui danse et s’éparpille;

S’ébranle, flammèche qui vacille;

Qui brille, dilate la pupille;

Fait naître en l’oeil des papilles.

O femme, délice que goute ma vue;

Extase, ô harmonie charnue;

Pétales des fleurs qui, disparues,

Revivent et luisent au coin de ma rue.

Autour d’elle la nuit s’efface

Et ma rue devient sa place;

Le théâtre d’ydille, de farce,

De ses facéties éparses.

Elle danse, dans l’onde ses bras serpentent;

Elle tremble, agite ses hanches qui hantent;

Qui domptent, franchissent les voies béantes

Qui mènent aux envies malséantes.

Mais froid, frigide est son public;

Ces murs, cette assistance mystique.

Sa faille, son point sensible unique

Je suis, Spectateur atonique.

Kessé Marc-Antoine BROU, in « Mes précieuses laudatives« .

Vous pouvez suivre l’auteur sur sa page Facebook Kessé Marc-Antoine BROU.

Vous pouvez vous procurer son recueil en cliquant sur  Mes précieuses laudatives

 

Montage créé avec bloggif
Belle journée poétique à chacun !

 

fleur v1

Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Tout est question de saison

Aurélie vit à Montréal au Canada. Passionnée et visionnaire, elle a une mission : aider d’autres femmes à découvrir leur identité, développer une intimité avec le Seigneur, vivre un célibat épanoui, bâtir des relations saines qui glorifient Dieu et faire la différence dans leur génération. Elle le fait en partie travers de son blog créé en mars 2012, Le Carnet de Lily. Elle a particulièrement à cœur les femmes célibataires. Etant elle-même célibataire depuis des années, elle connaît et comprend les défis qui vont avec !

Rencontre avec cette femme humble, ouverte et précieuse que j’ai découverte en mars dernier via l’une de ses publications postées sur Facebook qui parlait de compagnie. 

 

aurelie nseme
Source : Le carnet de Lily

1. Un verbe qui caractérise l’amour selon toi ?

J’en ai plutôt trois: Donner, Servir, Pardonner.

2. Pour toi, c’est quoi la solitude ?

Un état d’esprit.

 

3. Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Aucunement, car célibataires ou mariées nous sommes toutes des perles aux Yeux de Dieu !

 

4. Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ?

C’est quelque chose de normal pour eux, une étape de la vie, ils n’y pensent pas constamment, on ne se parle pas en se disant « Oh aujourd’hui tu es encore célibataire ! » Mes amis me disent parfois « J’ai hâte de voir ton mari, il sera vraiment exceptionnel ! »

 

5. Qu’est-ce que tu apprends pendant cette période de célibat ?

J’ai appris la patience, mais aussi à me garder, que ce soit physiquement ou émotionnellement. J’ai appris que je ne devais pas donner un accès à tout homme qui venait vers moi. J’ai énormément grandi, appris des choses sur moi-même et surtout, cela m’a rapprochée de Dieu. J’ai développé une plus grande intimité avec Lui. Je suis devenue plus douce, patiente, ferme dans mes choix et mes décisions. Et j’ai découvert mon appel. J’avais une vague idée en venant au Seigneur il y a quelques années mais au fil du temps, au travers des expériences vécues et de ma relation avec Dieu, elle s’est précisée.

 

6. Quelle est ta fierté en tant que femme ?

D’être capable de m’accomplir et de faire une différence dans ma génération !

 

7. Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

Travailler sur mes projets. Je suis une grande rêveuse et j’ai toujours mille idées à concrétiser alors je profite de cette saison de ma vie pour le faire !

 

8. Quel est ton secret pour  ne pas envier les personnes en couple en étant célibataire ?

La Présence de Dieu 😉  Parce qu’au travers de notre intimité de Père et fille, Il me sécurise constamment dans mon identité et Il me complète. Aussi, je dirais d’éviter de se comparer. Nous sommes toutes à des étapes différentes de nos vies. C’est comme si une chenille enviait sa sœur papillon ! Tout est question de saison.

 

 

9. Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Je leur dirais de fixer leurs yeux à la bonne place, d’amener constamment leur cœur devant le trône de grâce. Mal le vivre, être dans l’inquiétude, le stress, la frustration, l’envie ou la jalousie ne va pas accélérer le processus, au contraire ça retarde les choses. Ton attitude détermine ton altitude ! Tu dois savoir qui tu es et ne pas attendre d’être dans une relation pour te sentir bien. Jésus est l’objet de notre affection.

 

10. Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Saison.

 

11. Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que  lui dirais-tu ?

Jésus a payé un grand prix pour toi, Il veut guérir toutes tes blessures du passé et te restaurer, afin que tu n’aies plus besoin de chercher l’amour dans les bras/le lit d’un homme mais de le trouver dans les bras de Ton Sauveur. Tu es Belle et tu as du prix aux Yeux de Dieu. Tu as une destinée qui t’attend. Dieu a un plan pour ta vie, comme Il te le dit dans Jérémie 29:11.

 

 

Pour aller plus loin avec Aurélie,

La solitude 

Croissance et préparation

Découvrir et entrer dans son appel

Rendez-vous et flirt

Comment bien vivre l’abstinence

 Avoir des standards

En cette saison, garde ton coeur