Publié dans Interviews

A la rencontre de Carole Boucly

Hello my world !

Après avoir lu la formule du Nez, j’ai voulu en savoir plus sur l’auteure. Elle a gentiment accepté de se prêter au jeu de mes questions. 

 

Carole Boucly est-il votre vrai nom ou un pseudonyme ?

Carole Boucly est mon véritable nom. Je n’ai jamais souhaité prendre un pseudonyme, et c’est également une façon de rendre hommage à mon père qui est décédé quand j’étais enfant.

Si vous deviez vous définir en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?

Imagination, douceur et maladresse.

 

Y a-t-il des auteurs qui vous ont influencée ?

Je lis énormément depuis mon enfance, et chaque auteur s’inspire bien sûr de ses lectures, de ce qu’il voit, ressent, expérimente. Cela dit, je ne saurais citer des auteurs en particulier. Même si j’aime beaucoup Christelle Dabos, Mathias Malzieu, Yoko Ogawa ou encore Carole Martinez dont j’ai découvert les œuvres récemment, mon univers reste différent des leurs.

Sur quels thèmes auriez-vous du mal à écrire ?

Sans aucun doute, la violence, la brutalité, le viol… Je peux écrire des scènes sombres, mais traitées à ma façon et en évitant d’être crue, d’entrer dans le sordide.

 

Dévoilez-nous les coulisses du roman : quand avez-vous commencé à l’écrire ? Pourquoi ce focus sur l’odorat, les parfums ? Le choix des personnages ? Des difficultés rencontrées pendant l’écriture ?

J’ai écrit ce roman en 2015 pendant une période de chômage. Je voulais me lancer depuis longtemps mais sans trouver le temps et le recul nécessaire. J’avais notamment le personnage du Nez en tête et c’est autour de lui que j’ai pu construire toute l’histoire de mon roman.

J’ai toujours été fascinée par les créateurs de parfums, un métier qui s’apparente un peu à de la magie pour moi. Les odeurs ont un pouvoir très puissant, celui de vous plonger instantanément dans des souvenirs, précieux ou terribles.

En ce qui concerne Zoé, j’admire les longues chevelures rousses, c’est une couleur si lumineuse, bien que longtemps décriée. J’ai moi même été rousse un moment, et il faut bien avouer que les auteurs mettent une part d’eux-mêmes dans leurs personnages.

Je m’attendais à des difficultés durant l’écriture, mais finalement j’en ai affronté moins que ce que je pensais. J’ai simplement du faire face à une période un peu compliquée une fois arrivée à la moitié du roman, à peu près. Je me sentais comme essoufflée, bloquée, sans comprendre pourquoi. Et ça a duré le temps que je réalise que je devais changer une partie de la fin que j’imaginais. A partir de là, j’ai pu reprendre l’écriture sans aucun souci !

Avez-vous déjà été victime de la fameuse page blanche ? 

Je n’ai jamais vraiment été confrontée à ce problème. Le plus dur est effectivement de trouver la première phrase, mais ensuite les mots s’enchaînent assez naturellement.

 

Avez-vous d’autres projets de roman ?

Oui, je suis en train de travailler sur mon second roman. Il est d’un genre différent, une enquête à la frontière du réel et l’imaginaire, mais plus sombre que « La formule du Nez ».

 

On vous propose d’écrire un roman à quatre mains. A quel auteur diriez-vous oui sans hésiter ?

Si je ne devais en citer qu’une, ce serait Christelle Dabos. Son travail est tout simplement extraordinaire !

Si vous le voulez bien, parlons maintenant de vos sept péchés capitaux en lecture

  1. L’avarice

Quel est le livre le moins cher dans votre bibliothèque ?

Je ne saurais pas en citer un en particulier, mais j’ai de nombreux livres de poche dans ma bibliothèque, ils sont tellement plus abordables que les grands formats !

 

  1. La gourmandise

Quel livre avez-vous dévoré ?

« La maîtresse des épices » de Chitra Banerjee Divakaruni. J’ai été fascinée par cette histoire à l’imaginaire envoûtant.

 Résultat de recherche d'images pour "La maîtresse des épices"

  1. La paresse

Quel livre avez-vous mis du temps à lire ?

 « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson. Un livre magnifique mais qui nécessite de la concentration et du recul.

Dans les forêts de Sibérie par Tesson

4.La luxure

Quel livre érotique vous a marqué ?

C’est un genre que j’avoue ne pas lire. Cela dit, j’ai été séduite par le résumé du « Le Manuscrit proscrit de Nur Jahan » et je l’ai lu sans savoir qu’il n’était pas seulement un roman fantastique, mais aussi érotique ! Et comme l’histoire était vraiment bonne, j’ai passé outre ma surprise et au final, c’était un bon roman.

Le manuscrit proscrit de Nur Jahan par Correia

5. L’orgueil

Quel personnage avez-vous trouvé orgueilleux ?

C’est une question difficile ! Le personnage qui me vient en tête est Lord Asriel, de la saga « A la croisée des mondes ».

6. L’envie

Quel livre vous fait envie en ce moment ?

« Les filles de l’astrologue » de Laurence Schaack et Françoise de Guibert. Je trouve l’histoire originale.

Les filles de l'astrologue, tome 1 par Schaack

7.  La colère

Quel livre vous a mis en colère ?

« Un bûcher sous la neige » de Susan Fletcher. Ce n’est pas le livre en lui même qui a suscité cette colère, mais bien de penser à toutes ces femmes assassinées pour sorcellerie, alors qu’elles étaient juste des femmes libres, fortes, avec pour toute magie des connaissances médicinales ! Des femmes qui faisaient peur à l’époque.

 Un bûcher sous la neige par Fletcher

Merci pour toutes ces belles découvertes, Carole. Dressons maintenant votre portrait chinois

 

Si vous étiez

Un épice, ce serait… ?

Résultat de recherche d'images pour "La vanille"Pour sa douceur.

 

Un arbre fruitier, ce serait… ? 

Image associée

 

Un dessert, ce serait… ?

Résultat de recherche d'images pour "Les crêpes Suzette"

Un délice !

 

Une heure de la journée, ce serait… ?

Image associée

L’heure magique où tout est possible.

 

Un personnage Disney, ce serait… ?

Résultat de recherche d'images pour "belle personnage disney en train de lire"

Pour son amour de la lecture.

 

Une des sept merveilles du monde, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "Les pyramides de Gizeh"

J’ai toujours été attirée par la mythologie égyptienne.

 

Merci Carole ! 😉 Avez-vous déjà lu les livres qu’elle a cités ?

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé – Copie interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewée.

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La formule du nez, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant dans la sélection romance, prix des auteurs inconnus 2017. 

Couverture La formule du nez

Quand Zoé se voit offrir un emploi, elle est loin d’imaginer ce qui l’attend.

Plongée au cœur de l’étrange quotidien de Jules et du Nez, Zoé cherche à comprendre le mystère qui entoure les deux amis. De quel mal souffre Jules, enfermé dans sa prison de verre ?

Dans l’atelier du Nez, des sifflements résonnent… De surprises en fascinantes découvertes, Zoé aura fort à faire pour démêler les secrets d’une famille marquée par le drame. Mais parviendra-t-elle à trouver sa place auprès de ces deux inconnus sans perturber les liens qui les unissent ?

 

l'Afrique écrit

Lire ce roman m’a fait penser à une tarte aux fraises qu’on me propose de dévorer.

N’étant pas fan de fraise, j’hésite, repousse le moment de croquer la tarte. Je me dis que je ne vais pas apprécier mais je me décide finalement à la manger et là…

Je me laisse envahir par le goût délicat de cette tarte. Je la mange lentement mais sûrement, mes papilles apprécient le voyage. 

Ce roman ne figurait pas dans ma sélection, je remercie les autres membres du jury qui ont voté pour ce roman. Sans elles, je serais passée à côté de cette belle découverte.

Le titre du roman est intriguant tout comme le pseudonyme de l’ami de Jules : le Nez. il attise la curiosité. Une fois, le prologue débuté, les pages se tournent d’elles-mêmes. Les chapitres sont courts, le style poétique et fluide, les descriptions bien faites. On aimerait nous aussi faire une halte à Seyrac. L’âme de Molière peut esquisser un sourire face à la maîtrise de la langue de l’auteure. 

L’histoire est plutôt linéaire mais les secrets révélés et la quête de la guérison de Jules tiennent en haleine. 

C’est une lecture sensorielle. L’odorat est mis en avant d’une belle manière. On inhale le parfum sucré de l’amitié, amer de la culpabilité, acide de l’amour non réciproque.

Les odeurs se matérialisent. On les voit, on les entend, on les touche, on les goûte. 

La maladie de Jules m’a légèrement fait penser à celle de Madeline dans Everything everything  Son mal est plutôt fantasque, il ne supporte aucune odeur. 

Le Nez, son ami de longue date, s’est donné pour mission de le guérir. Grâce à lui, je sais enfin le nom scientifique des troubles de l’odorat en particulier l’hyperosmie. Par contre, j’ai trouvé la source de guérison assez farfelue.

Je me suis attaché au Nez. J’ai été déçu qu’il ne soit pas l’amoureux de Zoé. 

En parlant d’amour, je ne classerai pas ce livre dans la romance. C’est un récit avec une touche d’amour. La romance ne représente qu’une petite partie du récit.

La relation amoureuse n’est pas au cœur de l’ouvrage, elle n’est pas développée. Il m’a manqué de la passion, de la séduction, des obstacles dans l’évolution de la relation. Aucun « je t’aime » n’est prononcé. Jules et Zoé se rendent compte de leurs sentiments, décident de le vivre. POINT FINAL

Il sont touchants mais ne m’ont pas fait rêver à travers leur histoire d’amour. 

La formule du Nez a été un bon moment de lecture. J’espère que les deux romans qu’il me reste à lire pour le prix me raviront encore plus. 

 

Christmas

Editeur : Éditions Calepin

Date de publication : 23 novembre 2016

Lien d’achat : ICI

En attendant l’interview de l’auteure sur le blog, vous pouvez en savoir plus sur elle ICI

 

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