Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Et ne t’avise pas de m’embrasser ! – Mhairi McFarlane

Quand on joue avec l’amour, il faut s’attendre à quelques surprises… Se faire quitter après dix ans d’amour, c’est dur. Se faire quitter par son collègue après dix ans d’amour et de cohabitation professionnelle, c’est très dur. Pour sauver sa réputation et son image, Laurie n’a pas le choix : elle doit vite trouver le moyen de montrer à tous – à commencer par son ex et sa nouvelle copine – qu’elle a tourné la page et rayonne de bonheur.
Problème : elle ne sait plus draguer. Heureusement, la solution est livrée directement à son bureau en la personne de Jamie , nouvel employé très séduisant. Car il se trouve que Jamie a besoin d’une couverture pour redorer son image de cadre dynamique et bien sous tous rapports. Adjugé vendu : ils vont mettre en scène leur (fausse) idylle sur les réseaux sociaux pour convaincre (et faire baver d’envie) tout le monde de la beauté de leurs sentiments.
Et si l’illusion devenait réalité ?

Mon prochain voyage romance ? Je l’avais prévu sur Amazon en mars prochain. Et puis, j’ai découvert grâce à la Booktillaise, le blog de Grande lectrice. L’un de ces articles évoquait des romances dont l’une avait pour héroïne une femme noire.

Couverture Et ne t'avise pas de m'embrasser !

Une héroïne noire chez Harlequin! Impossible de rater cet événement exceptionnel. 2e surprise, l’héroïne noire est même représentée sur la couverture ! Je suis tombée des nues. C’est tellement rare chez Harlequin.

Le titre anglais est If I Never Met You et je trouve qu’Harlequin pour la traduction française aurait pu faire mieux. Et ne t’avise pas de m’embrasser, c’est pas mal mais n’a rien à voir avec l’histoire.

Je vais garder le meilleur pour la fin et d’emblée évoquer le grand bémol de l’histoire.

Le début… Il est long! OMG! C’est intéressant de commencer le récit par la rupture d’avec Dan mais c’était trop long avec des détails qui ne m’ont pas vraiment intéressée. Laurie est très marquée par sa rupture et on comprend son choc. Une histoire d’amour qui s’achève après 18 ans, ça doit être dur à encaisser mais j’avais envie de passer rapidement à autre chose. Il faut patiemment attendre le 12e chapitre pour que les prémices de la nouvelle vie soient introduites.

Aussi, j’ai trouvé le personnage du père de Laurie trop caricatural.

Passons maintenant aux points forts.

Laurie est noire. Métisse pour être plus précise. Elle ressemblerait d’ailleurs à Angela Griffin (photo ci-après pour ceux ou celles qui comme moi n’ont jamais entendu parler de cette actrice et présentatrice de télévision britannique.)

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Elle vit à Manchester. J’ai apprécié découvrir cette ville à travers cette histoire.

Le racisme n’est pas l’une des thématiques de l’histoire mais l’auteure évoque malgré tout les remarques parfois désobligeantes sur la couleur de peau, la façon de parler. J’ai beaucoup apprécié la mise en avant de ces cheveux frisés. Cheveux qu’elle lissait pour passer inaperçue dans un monde majoritairement blanc et qu’elle va assumer plus tard.

En romance, l’important, ce n’est pas la destination, mais le voyage en lui-même comme dirait notre vieil ami Robert Stevenson. 😀

Le voyage que nous offre Laurie et Jamie est fort plaisant. Un voyage qui commence en fakemance mais avec plein d’écoute, d’humour, d’ouverture à l’autre et d’amitié. Ils sont mignons ensemble et nous font passer un bon moment. J’ai eu beaucoup de mal à les quitter 😀

J’ai apprécié qu’il y ait une différence d’âge et que ce soit l’homme qui soit le plus jeune. Autre élément que j’ai beaucoup aimé: l’absence de détail approfondi sur les scènes de sexe. A bas, le voyeurisme. L’auteure nous évite de longs paragraphes convenus sur l’orgasme et qu’est-ce que ça fait du bien. Ca change vraiment des lectures habituelles.

Jamie est mon nouveau bookboyfriend. Il est beau, adorable, authentique. Que demande le peuple ?

Et ne t’avise pas de m’embrasser est une romance tendre qui donne envie d’en lire plusieurs à la chaîne.

L’auteure met également en avant l’importance capitale de l’amitié dans une vie, de s’affirmer quand on est en couple et de se faire sa propre opinion des gens.

Le récit montre à quel point les gens sont attirés par ce qui se passe dans la vie des autres notamment sur les réseaux sociaux. J’ai été choquée par le niveau de clabauderie au sein du cabinet de Laurie et Jamie. J’espère ne jamais entrer dans un tel univers professionnel où les vies privées des uns et des autres sont scrutées, épiées.

Un amour interdit Alyssa Cole

La phrase sur laquelle j’ai buggé pendant cinq minutes (façon de parler bien entendu)

Elle n’avait pas exploité son potentiel professionnel, parce qu’elle trouvait son bonheur dans sa vie personnelle.

Le moment où l’auteure a dû s’oublier

Etait-ce si difficile d’identifier une personne de couleur à la lueur d’une bougie ?

En 2020, cette expression n’a plus lieu d’être. Je refuse de la voir davantage dans les romans contemporains pour désigner des personnages noirs.

Publié dans Panaché

Swap Le livre qui voulait faire le tour du monde

Holà ! 

Il y a presque deux ans, j’ai souhaité embarquer dans l’aventure d’un swap plutôt original sur Livraddict: le livre qui voulait faire le tour du monde.
Le principe: faire voyager un livre autour du monde. Ce livre sera accompagné d’un carnet dans lequel chaque personne rédigera son avis sur sa lecture. Et, petit plus, ajoutez une photo du livre quelque part dans votre ville (devant l’hôtel de ville, dans un parc, etc.) afin de faire de ce carnet un véritable carnet de voyage. Vous pouvez même vous amuser à écrire une partie journal où le livre nous racontera ses plus beaux souvenirs en votre compagnie. 

En plus du livre et du carnet (que vous ne garderez pas), le colis doit contenir au moins :
– Des marque-pages
– 1 ou 2 surprises
– 1 ou 2 gourmandises
– Un petit mot

Le livre ET le carnet voyagent ensemble, d’une personne à l’autre.

L’aventure s’est étirée dans le temps pour diverses raisons mais le livre et le carnet ont enfin marqué une halte à Abidjan en décembre dernier !

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J’ai reçu de Tshuna du thé vert bio et une bougie qu’elle a confectionnée.

Le carnet

J’ai été ravie d’en savoir un peu plus sur les participantes à ce swap et de découvrir leurs avis sur le livre. 

Le livre 

Couverture Le restaurant de l'amour retrouvé

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.

Mon avis

Vous désirez me poser une colle? Posez-moi une question sur la littérature japonaise. Comme auteur japonais, je ne connais qu’Aki Shimazaki et encore je n’ai lu qu’une œuvre de cette auteure.

C’est ce presque vide qui m’a poussé à découvrir le restaurant de l’amour retrouvé à travers le swap.

Dès les premières lignes, on se laisse porter par la douceur de la plume de la narratrice qui a perdu la voix depuis un chagrin d’amour. On assiste à son retour chez sa mère, avec qui la relation n’est pas au beau fixe. On est curieux de voir comment les choses vont évoluer entre sa mère et elle et surtout pour le restaurant qu’elle veut ouvrir.

L’Escargot est un restaurant très spécial. La cuisine de Rinco, notre héroïne, est personnalisée en fonction du client. Elle ne sert qu’un repas par jour. Et les repas cuisinés avec discernement, de façon généreuse ont un certain pouvoir sur les convives: ils soignent l’âme.

Rinco nous entraîne dans une aventure thérapeutique culinaire. La lecture est très gourmande. Les plats imaginés, concoctés mettent l’eau à la bouche.

Le rythme de narration est très lent mais les pages se tournent grâce à la fluidité de la plume de l’auteure.

J’ai apprécié les divers thèmes abordés notamment le partage, la confiance en soi. L’amour est au centre du récit et sous ses diverses formes. Amour de la cuisine, premier amour, amour filial etc…

J’ai passé un bon moment avec ce livre.

Ma lecture terminée et après avoir rempli le carnet de voyage, j’ai passé la main à Julie qui vit en Allemagne. Elle m’avait suggéré de lui faire découvrir mon beau pays à travers le colis. Je crois que c’est chose faite. 🙂

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En bonus numérique, elle a reçu un autre exemplaire du magazine cordon bleu

L’image contient peut-être : nourriture

Si vous avez envie de découvrir ces incontournables, faites-le moi savoir 😉

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’amour contre toute attente – T.S N’Guetta

Murielle Amian, après avoir surpris son fiancé dans les bras d’une autre, sur un coup de tête, passe une nuit d’amour avec Alexandre Djeket, un ami dont elle ne partage pas les sentiments.
Pauvre Murielle ! Elle est loin d’imaginer ce que le destin lui réserve comme tours !

 

l'Afrique écrit

Finir l’année en douceur, en ayant les paillettes dans les yeux et du rose bonbon dans le cœur…

J’étais en pleine crise d’overdose de romance, il y a deux ou trois mois mais grâce au soutien de Cupidon, la crise est derrière moi 😀 😀

J’ai retrouvé ce livre dans la bibliothèque familiale. Faisant moins de 120 pages, je me suis laissé tenter.

 

 

Alexandre Djeket est un homme épanoui professionnellement. Côté cœur, par contre, c’est la disette. Il est amoureux de Murielle depuis le lycée mais l’élue de son cœur est amoureux d’un autre.

Franchement, j’ai admiré son courage. Garder un amour de lycée aussi longtemps dans le cœur, il faut le faire. Moi, je serais passée à autre chose 😀 

Un soir, Murielle, le cœur choqué par l’infidélité de son fiancé, va s’abandonner dans les bras d’Alexandre. Vont s’ensuivre des péripéties auxquelles nos personnages ne s’attendaient pas…

C’est une romance classique et loin d’être originale par conséquent pas de grosse surprise en ce qui concerne les rebondissements. J’ai néanmoins pris plaisir à lire cette romance car elle a une trame que j’apprécie: le mariage de raison qui se transforme en mariage d’amour. Par ailleurs, j’aime beaucoup les récits où l’amour s’installe progressivement.

 

Les romances ADORAS ont une exigence : faire voyager le lecteur virtuellement. J’ai apprécié les excursions au Sénégal qui m’ont rappelé mon voyage à Dakar en 2017.

 


 

Cet article est le 656e du blog et le dernier de l’année. J’ai été ravie de partager cette année en lecture avec vous. Plaise à DIEU que cette joie perdure en 2020.

Je vous souhaite de passer de très belles fêtes de fin d’année. 

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Avant toi de Jojo Moyes ou la question de la fin de vie

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

 

l'Afrique écrit

Avant toi est un coup de cœur pour bon nombre de lecteurs. Inconditionnelle fan de la romance, j’ai décidé pour une fois de faire comme tout le monde et de m’embarquer dans cette histoire.

Pour être honnête, le gros point positif que je trouve à l’histoire est le thème du handicap, de la fin de vie et de l’aide au suicide. Jojo Moyes nous fait vivre le quotidien d’un handicapé et on voit combien il reste à faire pour que celui-ci se sente à l’aise en dehors de sa maison : dans les transports en commun, dans les restaurants et lieux publics.

J’ai découvert l’existence de Dignitas, une association en Suisse dont l’une des activités est l’accompagnement en fin de vie et aide au suicide (suicide accompagné).

 

« Nous connaissons tous des passages difficiles à un moment ou un autre de notre vie. Peut-être votre ami en est-il là. Ne le laissez pas vous repousser. Restez positive. Et rappelez-lui que ce n’est pas à lui de décider de l’instant où il vient en ce monde et où il le quitte. Cette décision appartient au Seigneur. Dans Sa sagesse, Il a décidé de changer la vie de votre ami, et sans doute y a-t-il un enseignement… »

J’ai souri en lisant cette réponse chrétienne sur le forum que consulte Lou. Une réponse incompréhensible quand la personne en souffrance n’est pas chrétienne.

Mes valeurs chrétiennes me donnent comme but de défendre la vie mais je respecte les décisions de ceux qui veulent mettre fin à leurs jours en raison de problèmes médicaux lourds comme c’est le cas de Will. Parfois, la mort est un soulagement lorsque les souffrances sont intenables.

Comme dirait le Docteur Karma, respecter ne veut pas dire adhérer.

 

Parlons de Will. Il est attachant avec son humour, son pragmatisme et son authenticité mais je ne peux pas en dire autant de Lou. Elle m’a fait rire par moment mais je l’ai trouvé assez passive et je déteste les gens mous, ceux qui refusent de se bouger, ceux qui n’ont pas d’ambitions. 

 

Il y a assez de longueurs dans le récit et vous savez combien ça me fait lever les yeux au ciel. On passe de longs moments sur la préparation des activités de Will pour lui redonner le goût de vivre et je suis désolée de le dire mais ce n’est pas intéressant. J’avais hâte d’arriver à la fin émouvante.

Quant aux autres personnages, je les ai trouvés attachants pour certains, agaçants pour d’autres. J’ai eu beaucoup de peine pour la mère de Will mais Patrick et sa passion dévorante pour le sport ainsi que Katrina et son foutu égoïsme m’ont agacée.

 

La romance, on en parle ?

Je ne m’attendais pas à une histoire d’amour classique. Je voulais une romance qui sorte des clichés mais la romance que j’espérais a germé aux 3/4 du récit et elle a été très furtive pour moi. Elle n’a pas été à la hauteur de mes attentes. Pour moi, ce livre n’est pas de la romance mais un roman contemporain avec une tentative d’histoire d’amour.

 

Conclusion ?

Lecture mitigée pour moi. Je ne lirai pas les autres tomes. Il n’y avait que Will que je jugeais digne d’intérêt. 

 

Avez-vous lu ce roman ? Faites-vous partie de ceux qui l’ont adoré ?

 

GM signature

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Devine qui est mort – Frédérique Hoy

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2019, catégorie « littérature blanche »

 

Devine qui est mort ? par [HOY, Frédérique]

La flûtiste renommée Albane de Morange a tout pour être heureuse : un homme qui l’aime et qui partage sa passion, un appartement chic à Paris, une vie réglée comme du papier à musique. Si elle n’a pas d’enfant, c’est pour une raison bien précise : cette raison même qui fait qu’elle a rompu avec la famille de Morange il y a plusieurs années.
Le jour où, en plein concert, la musicienne frôle la mort, son monde intérieur est bouleversé. Albane éprouve le besoin de renouer les liens, et surtout de régler ses comptes avec les acteurs de ce passé douloureux qu’elle n’a jamais eu le courage d’affronter. 

 

l'Afrique écrit

J’ai l’habitude de donner mon avis en commençant par le fond mais ce roman m’intime l’ordre de changer l’habitude. 

La plume de Frédérique Hoy est très travaillée et nous rappelle que l’écriture est un art. Chaque phrase est ciselée, soutenue par la poésie. Peut-on d’ailleurs se passer de poésie lorsque l’âme tourmentée décide de s’épancher ? 

L’auteure l’a bien compris et cite un vers de Baudelaire dès les premières pages :

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.

Poème Recueillement

 

Douleur, mélancolie, sombre, triste sont les maîtres-mots de ce roman. Il y règne une atmosphère lugubre qui amène un malaise durant la lecture.

L’hiver qui me traverse et qui ne me quitte plus, j’apprends à faire sa connaissance : c’est le signe de l’amour qui s’en va.

 

Albane a eu un choc émotionnel en plein concert suite à une rencontre inopinée. Cette dernière l’oblige à faire un saut dans le passé, 36 ans plus tôt.

 

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Adolescente, Albane a connu l’amour. Un amour que ses parents, des aristocrates froids et distants ont interdit. 

Dans l’insouciance que favorise l’émoi amoureux, la jeune fille commet une imprudence. Je lui en ai voulu pour ce manque de vigilance mais aurais-je eu la même réaction que ses parents ? Je les ai trouvés assez sévères.

Albane va recevoir une lourde punition, connaître la solitude, perdre une partie d’elle-même. Malgré les événements bouleversants endurés, elle va tenter de se reconstruire en couvrant ses blessures.

Le passé devient muet jusqu’au jour où le présent lui exige des comptes…

Quand la blessure ne nous tue pas, son souvenir revient finir le travail.

 

Je pensais avoir toutes les clés du coffre-fort du passé d’Albane. Je pensais que ce n’était qu’une histoire d’amour juvénile qui avait mal tourné. Loin de là, l’histoire d’Albane est beaucoup plus profonde. Elle est faite d’abus, de trahisons, de malentendus, de mensonges. J’ai été choquée par toutes les révélations. Maquillées à outrance par Albane et sa famille, je n’ai su les discerner. 

Devine qui est mort ?

Le titre du livre prend tout sens au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture.

Si j’ai éprouvé de la peine pour Albane, je n’ai pu m’empêcher de la trouver égoïste envers son mari. Elle fait ses choix sans se soucier de lui, se rend justice elle-même. Est-ce un besoin de revanche sur le passé, un moyen d’affirmation ? 

En conclusion

Devine qui est mort est un roman bien écrit qui aborde des thèmes percutants. Il s’inspire d’événements réels ayant eu lieu en Flandre entre 1950 et 1980 et fait réfléchir sur la protection des enfants. 

 

 

Christmas

Date de publication : Mai 2018

Existe en version kindle et broché.

Lien d’achat : ICI

GM signature

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Throwback Thursday Livresque 33 – Cycle 2 – Rose, violet

Attention, les amis ! Le second cycle du Throwback Thursday Livresque fait son entrée !

NOUVEAU CYCLE : COULEURS 

Cette semaine, le rose et le violet sont à l’honneur. 

Rose pour l’innocence, la douceur, le romantisme, le sucré.
Violet pour le mystère, le romantisme, l’idéalisme, la mélancolie.

A la signification de ces deux couleurs, j’ai voulu associer L’aigle solitaire de Danielle Steel

 

1940. La belle Kate Jamison rencontre au bal des débutantes Joe Allbright, célèbre pilote d’avion poussant toujours plus loin les records de vitesse. Elle ne le sait pas encore, mais cet homme réservé et élégant sera au centre de sa vie pendant plus de trente ans… Dès le début de leur relation, Kate ne rêve que d’une chose : épouser Joe alors que ce dernier est plutôt réticent au mariage et que la perspective d’avoir des enfants le terrifie. Malgré son amour pour Kate, il la néglige et passe la plupart de son temps à tenter de nouvelles expériences aériennes, sa grande passion. Kate finit par rompre et fonder une famille elle semble heureuse, comblée par un mari attentionné. Mais un jour, Joe réapparaît dans sa vie… Pour le meilleur ou pour le pire

J’ai lu ce roman en 2010 à Nantes, je l’ai trouvé dans la bibliothèque de ma tante. C’est mon 1er Danielle Steel si mes souvenirs sont intacts.

Je ne me souviens plus exactement des rebondissements de l’oeuvre ni du dénouement final mais je me rappelle avoir ressenti de la mélancolie au fil de ma lecture. J’ai en mémoire les désillusions de Kate, l’idéal de vie de Joe et sa détermination à le conserver. C’est une belle histoire d’amour mais en dents de scie. Nos héros vont s’aimer, se blesser, se séparer, se retrouver…

 

Quel livre auriez-vous associé aux couleurs de cette semaine ?

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Romance à l’occidentale ou à l’africaine ?

Beau mois de février ! Que l’amour soit votre partage.

i love you hearts GIF by Shurly

 

Février est la bonne excuse pour lire des romances. Je vous en suggère donc deux aujourd’hui.

Après avoir voulu le tome 4 de la dynastie des Danforth, ma curiosité a lu les autres titres de la saga et s’est arrêtée sur le tome 12. Même si je préfère maintenant ne lire que des romances de couples mixtes/noirs qui ne sont pas assez représentés dans le genre, j’ai décidé de lire ce tome car il y est fait mention de différence d’âge du couple.

Couverture La Dynastie des Danforth, tome 12 : Le serment du bonheur

Après une campagne électorale riche en rebondissements, Abraham Danforth a remporté les élections sénatoriales et s’apprête à quitter Savannah pour s’installer à Washington dans ses nouvelles fonctions. Il ne fait aucun doute pour lui que Nicola Granville, sa jeune et séduisante directrice de relations publiques, va accepter de l’accompagner. Ainsi pourront-ils enfin vivre au grand jour leur liaison tenue cachée, le temps de la campagne, pour ne pas attirer l’attention des journalistes. Mais face au refus catégorique de Nicola, Abraham s’interroge : serait-ce parce qu’il ne lui propose pas de l’épouser, lui qui est convaincu qu’il n’est pas fait pour le mariage ? Ou parce que la jeune femme estime que leur différence d’âge est trop importante ? Ce qu’il ne peut pas deviner c’est que Nicola, malgré l’amour qu’elle lui porte en secret, vient tout juste d’apprendre une information qui bouleverserait leurs vies si jamais elle venait à la partager avec lui… 

 

Entre Abraham et Nicola, la relation professionnelle a pris une tournure charnelle, le désir en majuscule. Ils tiennent l’un à l’autre mais est-ce de l’amour ? Leur relation tiendra-t-elle lorsque Nicola lui partagera l’information capitale ?

Le serment du bonheur est une histoire bien écrite, au style fluide. On est axé sur la relation d’Abraham et Nicola même si l’auteure fait intervenir les membres de la famille Danforth.

J’ai apprécié le fait que l’auteure aborde l’adoption dans le cas d’une jeune mère isolée et sans ressources. J’ai pensé à toutes ces femmes qui ont été un jour dans cette situation. Une décision courageuse à prendre.

Il y a également le cas de la parentalité tardive qui est mentionnée. Des choix pas toujours évidents à faire.

La question de la différence d’âge est développée mais pas assez à mon goût. 😦

 


 

Aussitôt terminé cette romance à l’occidentale, j’ai voulu une romance de chez moi. J’ai donc emprunté Sur le chemin de notre amour.

Sarah Mandza, jeune gabonaise de 26 ans quitte un soir Libreville pour la province de Mouila afin d’y décrocher un emploi. C’est son ultime chance de retrouver un équilibre de vie, redonner un souffle financier à sa famille après son divorce avec Pascal. Sa famille n’a pas très apprécié son divorce avec ce dernier. Ils lui en veulent d’avoir rompu avec le blanc qui assurait l’aisance financière de la famille.

Ce soir-là donc, Sarah fait une crevaison sous une pluie battante. Heureusement, un homme s’arrête. Sarah jure que le Ciel lui en veut lorsqu’elle découvre l’identité de cet homme : Michael Boulingui. L’homme qu’elle a lâchement abandonné huit ans plus tôt pour épouser le riche blanc.

soul food cooking GIF by WE tv

Le chemin de Sarah ne cessera de rencontrer celui de Michael depuis cette nuit. Sarah aura envie de revivre leur doux passé. Est-ce le vœu de Michael qui a une fiancée et une maîtresse ?

L’histoire de Sarah m’a réellement émue. Des livres publiés par Mady que j’ai lus, celui-ci m’a le plus touchée. J’ai versé une larme dès les débuts, j’ai retrouvé l’émotion des chroniques de Mady.

Le récit met en évidence ces familles sans scrupule qui vendent leurs filles au plus offrant afin d’être à l’aise financièrement.

Les scènes d’amour sont sensuelles sans tomber dans le vulgaire. L’auteure nous évite les détails scabreux et c’est appréciable.

Sur le chemin de notre amour est une histoire à découvrir même si quelques péripéties  supplémentaires pour étoffer l’histoire n’auraient pas été de trop. L’histoire est trop courte, elle ne tient qu’en 148 pages. Certaines péripéties ne sont pas assez développées, d’autres un peu tirées par les cheveux. 😦

 

signature coeur graceminlibe

 

 

 

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RDVBAM 6 : Je t’aime… moi non plus

Que vois-je ? Mais c’est le retour du RDVBAM ! 

Cette 5e participation à ce rendez-vous des blogueuses afro métissées est spéciale parce que c’est mon thème qui a été retenu !!!

Je voulais « déconstruire » la traditionnelle saint-valentin. Sans rire, je voulais faire un clin d’œil à tous ceux qui vivent une relation d’amour compliquée comme le chante Rihanna

 

Pour ce thème, je vous partage des extraits de ma troisième publication Dieu voulant. Je dois le retravailler alors n’hésitez pas à me dire si un passage vous gêne ou est incompréhensible.

Je t'aime moi non plus

 

**Je t’aime… moi non plus**

Le lieu le mieux indiqué pour torturer un autre être humain l’air de rien, en continuant d’inviter la famille au repas du dimanche et en souriant aux voisins, l’espace idéal pour le briser en morceaux, lui faire crier grâce et étouffer ses cris, c’était à l’intérieur du mariage. Hemley Boum

J’ai soupçonné le désir de mon mari de s’éloigner des chemins de notre vie commune dès la 10ème année de notre mariage. Cette année-là, il avait oublié notre anniversaire de rencontre. Ce n’était pas anodin pour lui et chaque année il se soumettait au même rituel : m’envoyer un message d’amour et me dédier une chanson sur l’une des stations radios ivoiriennes. Cette année-là, je ne reçus ni l’un, ni l’autre.

Je ne lui avais rien dit, préférant fermer les yeux et ne pas donner de suite à mes suspicions. «J’avais choisi de ne pas me plaindre de ces légers nuages qui détruisent tout dès qu’on les regarde, et qui n’étaient rien quand on les laissait passer.»

L’année d’après, il s’en était souvenu,  j’avais donc conclu que je m’étais fait un sang d’encre pour rien et que ce n’était qu’une fausse alerte.

Hélas, ça n’en était pas une. Ce n’était pas qu’une étourderie, cet oubli était un signal, il était là pour sonner le glas. Au fil des mois qui passaient, je le sentais de plus en plus désintéressé de ma personne. Il était  de plus en plus absent.

Il ne s’enquérait plus des nouvelles de ma journée au boulot. Pour ne pas l’enquiquiner, je ne faisais aucune remarque, je continuais à lui demander si tout allait bien de son côté, il me répondait toujours de la même façon : « oui et j’espère qu’il en est de même pour toi ». 
Cédric avait toujours aimé bavarder, parler de lui. S’il ne me parlait plus de lui, il devait sûrement en parler à une tierce personne. Mon intuition me disait qu’il y avait anguille sous roche mais je ne voulais pas m’installer dans la spirale du doute.
J’ai continué à être la femme qui l’aimait, celle qui se vouait à son couple. J’avais une cuisinière mais je cuisinais les plats de mon mari. Je ne voulais pas que son odorat perde la trace de mes fumets. Je le massais quand il rentrait, fatigué du boulot. Je faisais abstraction de ma fatigue pour prendre soin de lui. Je veillais à sa satisfaction sexuelle. Je faisais mon devoir et lui remplissait-il le sien ? Le respect du devoir conjugal était-il assigné uniquement aux femmes ? Les hommes ne devaient-ils pas aussi respecter leur engagement ?

                                                                           ****

Ma robe fourreau cousu dans un pagne wax « l’œil de ma rivale » et mon chignon headband me sublimaient. Mon mari me regarda avec une lueur de désir quand je le rejoignis dans le salon. Nous n’arrêtâmes pas d’échanger durant tout le trajet. Cela faisait si longtemps que nous n’avions pas eu ce genre de conversation. Nous franchisâmes la porte du restaurant bras dessus, bras dessous.
Il commanda du Moët & Chandon Brut Impérial. Les yeux pétillants, nous trinquâmes à nos 11 ans de mariage. De belles années de mariage se profilaient à l’horizon. J’avais espoir.
– L’année prochaine, ce serait bien qu’on se fasse un petit voyage, peut-être le Sénégal ou le Cap Vert. suggérai-je enjouée
– Pourquoi pas.
– Déjà 11 ans, tu te rends compte ! Deux adorables garçons et deux parents qui s’aiment encore malgré le poids du temps.

J’évoquai nos souvenirs de jeunesse, nos projets. Je parlais et il n’y avait que moi que cela émoustillait. Je le voyais sur son visage, il avait envie d’être ailleurs. La lueur de désir avait disparu.

Il me souhaita à nouveau un heureux anniversaire de mariage quand nous rentrâmes sans me prendre dans ses bras, m’embrasser. Tellement de choses commençaient à manquer dans notre vie. J’ai enroulé mon corps autour du sien en attendant que le sommeil vienne alourdir mes paupières.
En pleine nuit, mes yeux se mirent à me démanger, l’envie de prolonger mon sommeil était forte mais j’avais l’impression que mes pores ne respiraient pas. Je devais me démaquiller.
J’allai dans la salle de bain, je m’aperçus en sortant que Cédric n’était pas dans la chambre. Il était peut-être au salon en train de regarder un match de foot en différé.

Je passai toutes les pièces de la maison au peigne fin, Cédric n’était dans aucune pièce. Il s’était éclipsé durant la nuit. Était-ce une nouvelle habitude ?
Une nuit engendrant une autre, une sortie furtive en pleine nuit en engendrait une autre. C’était la même chose chaque soir, je connaissais le scénario par cœur. Il allumait sa lampe torche, mettait sa chemise et son jean, portait ses chaussures, prenait sa clé et partait. Y avait-il encore un nous ?
Un soir, il n’était pas rentré du tout. C’était la première fois qu’il le faisait. Ce soir-là, je partageai mon lit avec mes souvenirs de femme mariée, aimée, épanouie et heureuse. Je parcourus notre album de mariage, relus les quelques lettres qu’il m’écrivait à l’époque où il me faisait encore la cour. Mon Cédric allait me revenir, ce n’était qu’une passade. On ne pouvait pas oublier un si bel amour comme le nôtre, impossible. Le mariage était une course d’endurance, on rencontrait beaucoup d’obstacles mais il ne fallait pas cesser de se battre pour préserver ce que l’on chérissait. Ma décision était prise, j’allais reconquérir le cœur qui était à moi.

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La maison était plongée dans un silence total, je voulais qu’on ait l’impression de n’être que tous les deux, seuls au monde. J’avais étalé les bougies odorantes sur le sol de la chambre, mis une nouvelle nuisette. Il sortit de la douche, sa serviette nouée autour de ses solides reins. Il était sexy mon Cédric du haut de ses 37 ans. Je m’étais allongée dans une position assez provocante et il me regardait abasourdi.
– Comment tu me trouves ?
– Magnifique… euh… Je veux dire que tu es séduisante. bredouilla-t-il
– Tu es sûr ?
Comme il ne répondait pas, je m’avançai de manière langoureuse vers lui
– Ça te dit de vérifier de plus près ? chuchotai-je à son oreille en détachant sa serviette.

Il ne se fit pas prier à mon grand bonheur… mais ce bonheur ne fut pas éternel.
Les jours s’étaient succédé emportant avec eux nos moments de tendresse, de caresse, me laissant avec mon cœur meurtri et l’esprit rempli d’incompréhension.
Nous étions passés du statut de couple à celui de colocataire. J’avais mal mais je tenais le coup. J’avais toujours été une femme forte, celle qui ne montrait jamais ce qu’elle avait au fond du cœur. J’avais des morceaux de verre dans le cœur mais à la face du monde il baignait dans un lit de roses sans épine.

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Son silence m’énervait, pressait mon cœur. Je luttai en vain. Des larmes descendirent lentement sur mes joues.

– Je vais demander le divorce, Cédric. Je ne peux plus continuer comme ça.

Il quitta prestement son siège quand il entendit ma voix tremblotante, vit les larmes qui ruisselaient sur mes joues.

– Désolé de t’embarquer dans cette situation. Je ne vais pas te promettre que je vais arrêter de la voir mais je ferai tout pour préserver notre foyer.
Je le repoussai de toutes mes forces.

– Il te manque un boulon ou quoi ? Tu me trompes et c’est tout ce que tu trouves à me dire !

– Je t’ai déjà dit que c’est compliqué !

– Rien à foutre ! Tu arrêtes ou on divorce !

– Je ne divorcerai jamais Laeti.

– Alors je dois te regarder me tromper ? demandai-je éberluée. Mais oui, vous avez sûrement besoin de quelqu’un pour tenir la chandelle. Tu n’as pas de cœur, Cédric. Je ne représente rien pour toi.

– Mon attitude peut te pousser à penser le contraire mais je t’aime Laeti. Ma vie ne sera plus la même sans toi.

– Tu as une drôle de façon de m’aimer. Tu es en train de rechercher mon bien-être quand tu entretiens cette relation ?

– Tout ce que je sais c’est que je t’aime.

– Mais pas assez pour la laisser elle ! Que vous vivez-vous de si singulier pour que tu la préfères à notre couple ? Qu’est-ce qui vaut la peine de détruire 11 années de mariage ! criai-je la voix étranglée

– Je ne suis pas en train de détruire notre mariage. Je suis embrouillé, Laeti. Tu peux comprendre ça ? J’ai l’impression de vivre dans deux mondes parallèles. Je suis tombé sous le charme de sa personnalité et je n’arrive pas à m’en défaire.

Je l’ai giflé et je n’ai pas retiré ma main de sa joue. Combien j’aurais aimé que ce toucher soit une caresse et non la conséquence de sa maladresse, le signe de ma détresse.

Je n’étais plus celle dont il avait besoin. Je devais rendre les armes. L’amour que j’avais pour lui devait se soustraire, se retirer pour le laisser vivre. 

 


Allez les amis, donnez-moi vos impressions.

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Du chocolat amer servi par Laura Esquivel

Excellent mois de février à tous, je vous souhaite de belles découvertes littéraires.

Mon challenge « littérature sud-américaine » continue. Je reviens au Mexique avec Laura Esquivel.

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Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion. À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d’étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L’amour de la vie est exalté dans ces pages d’un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes œuvres de la littérature latino-américaine. Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s’est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde.

 

l'Afrique écrit

12 recettes gourmandes à souhait pour chaque mois de l’année. J’ai été au début un peu déboussolée, ayant eu l’impression que l’histoire ne se déroulait que sur une année.

Tita, notre héroïne, est une experte en cuisine. Qu’est-ce qu’elle m’a fait saliver avec ses différents plats comme le « mole » de dindon aux amandes et au sésame, son bouillon de queue de bœuf et ses gâteaux ! Quelques-unes de ses recettes ont d’ailleurs un côté aphrodisiaque. J’ai ri de cet effet sur les personnes qui dégustaient ses repas.

Chaque recette introduit un morceau de l’histoire de Tita. Benjamine d’une fratrie féminine, elle se voit attribuer de force un rôle par sa mère autoritaire : s’occuper de cette dernière jusqu’à sa mort. C’est un métier à plein temps, une fonction exclusive. Tita ne pourra donc jamais se marier. Elle doit se consacrer à sa mère. Quelle tradition familiale aberrante !

Comme Tita, on s’insurge contre cette mère égoïste. Comme Tita, on finit par capituler. On plaint cette jeune fille qui ne pourra pas vivre son amour. On partage la soupe de sa colère, sa tristesse. Mélange amer !

Quel supplice de voir chaque jour l’amour de sa vie et ne pas pouvoir le toucher ! On espère voir défaire cette stupide coutume mais elle a été gravée dans le roc.

 

Observant longuement les formes délicates de la figurine, Tita songeait combien il était aisé de désirer des choses durant l’enfance. Rien n’est impossible alors. Quand on grandit, on comprend qu’on ne peut pas avoir envie de tout, que certains désirs sont interdits, coupables. Indécents. 

 

On aurait aimé que Tita naisse d’une autre mère. Mamá Elena n’a pas l’air d’aimer sa fille. Intransigeante, elle ne lui montre aucun signe d’affection.

Tita noie sa solitude dans la cuisine. Cuisiner devient un moyen d’expression d’amour entre son bien-aimé et elle. Il met dans les compliments qu’il lui adresse tout l’amour qu’il ressent pour elle. Tita s’acharne à cuisiner encore mieux, invente de nouvelles recettes afin de bénéficier davantage de ses marques d’amour.

On se remet à sourire lorsqu’apparaît le médecin John Brown. Il aide Tita à tenir tête à sa mère. C’est un homme en or. J’ai eu un coup de cœur pour ce personnage. J’ai apprécié sa gentillesse, sa loyauté, son amour pur envers Tita. Je pensais qu’ils vieilliraient ensemble mais l’auteure a déjoué mes plans.

J’ai apprécié les retournements de situation, la plume poétique de l’auteure, ses touches d’humour et manifestations paranormales, ses astuces de grand-mère et analogies de la cuisine et l’amour. 

Elle tourna la tête et ses yeux croisèrent ceux de Pedro. Elle comprit parfaitement à cet instant ce que devait ressentir la pâte d’un beignet au contact de l’huile bouillante.

 

Tita sut dans sa propre chair pourquoi le contact avec le feu altère les éléments, pourquoi une poitrine qui n’est pas passée par le feu de l’amour est une poitrine inerte, une boule de pâte sans utilité.

 

Ses flashforward m’ont par contre un peu perdue. 

Chocolat amer c’est la lutte d’une femme pour faire cesser une tradition qui n’a aucun sens et vivre la vie qu’elle a choisie. C’est une tendre élégie qui exalte l’amour frustré, déçu et interdit. Il évoque les relations mère-fille parfois compliquées, les rivalités fraternelles.

C’est un roman à mettre dans les mains des passionnées d’amour et de cuisine.

 

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Publié dans Ma poésie

Il n’ y a pas d’amour heureux, clin d’œil à Tristesse au paradis

Il n’y a pas d’amour heureux. Un poème de Louis Aragon que j’aime bien pour son ton mélancolique, sa façon de décrire le bonheur insaisissable. Il plaira sans aucun doute à Cyrielle, l’héroïne de mon roman Tristesse au paradis.

 

Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son cœur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Il n’y a pas d’amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désœuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes

Il n’y a pas d’amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

Il n’y a pas d’amour heureux

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare

Il n’y a pas d’amour heureux

Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs

Il n’y a pas d’amour heureux
Mais c’est notre amour à tous les deux

 

Ce poème de Louis Aragon décrit toute la trame de son histoire. Cyrielle est heureuse d’aimer mais… son histoire d’amour explose en plein vol. Dans une rare violence dont elle a du mal à se remettre… Un bonheur devenu malheur, une histoire pleine de douleur mais qui débouche sur une note d’espoir…

Owali Antsia, auteure gabonaise, a lu l’histoire de Cyrielle et lui a dédié cette chanson 😀

 

 

Elle a aussi donné son avis sur cette belle histoire d’amour, de passion, de vie :

Tristesse au paradis !

Le ton est donné, ne vous attendez pas à lire une belle comédie romantique. Que nenni ! Mélancolie, chagrin et regrets dans un cadre enchanteur, tel est le cocktail auquel on s’attend d’entrée de jeu à la découverte de la couverture. Si les premières gorgées de ce breuvage peu avenant ne nous prennent pas en traître, très vite des sauveurs plus douces, plus suaves donc plus agréables chassent de notre visage, la grimace causée par l’amertume.

Voyez comme je me surprends à faire des pirouettes lyriques, tel est l’effet de la gracieuse plume de Grâce…

 

Vous pourrez lire son avis intégral ICI

(c) Owali Antsia

Si elle vous a donné l’envie de lire le roman et si vous ne résidez pas en Côte d’Ivoire vous pouvez vous inscrire ICI pour qu’on organise l’envoi de Tristesse au paradis vers votre pays de résidence. 

 

Hâte de lire votre avis sur l’oeuvre. 

 

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