Publié dans Interviews

Quand on est poète, on est peintre, scénariste, musicien

Mes amis bien le bonjour ! Ma douce mémoire m’a rappelé une situation énigmatique. Il y a deux ans, ça ne m’avait fait pas rire du tout. J’ai été tellement peinée que j’ai écrit un article sur le sujet.

J’avais contacté le magazine AMINA pour que Chimères de verre apparaisse dans leur magazine. Ils avaient accepté à ma grande surprise de lire l’oeuvre. M R, l’une des journalistes a apprécié l’oeuvre et m’a proposé une interview pour le magazine. J’avais sauté de joie ! Deux mois après l’envoi de l’interview, je n’avais toujours pas de retour du magazine. Où l’interview a-t-elle été publiée ?

J’avais envoyé des mails de relance, j’avais aussi appelé. M R m’avait dit que cela avait été publié en septembre 2015 et qu’elle m’enverrait le PDF. Nous sommes en 2017 et je n’ai toujours rien reçu. 

Ayant beaucoup aimé l’interview, je vous la partage. N’hésitez pas à me laisser vos impressions. 


Parlez-nous un peu de vous. 

Je suis une jeune femme rêveuse et romantique. A 17 ans, j’ai quitté mon pays, la Côte d’Ivoire, pour poursuivre dans un premier temps des études de sciences économiques et de gestion au Maroc puis des études en gestion des risques financiers et contrôle de gestion-audit en France.

Je suis une fervente lectrice depuis mon enfance. A l’adolescence, la lecture a dû partager sa place dans mon cœur avec une autre dame: l’écriture.


C’est avec talent que vous jouez avec la musicalité des mots. Pourriez-vous nous conter votre histoire avec la poésie ?

J’écrivais des chansons quand j’étais au collège mais elles ne comportaient pas de rimes. J’aimais bien les poèmes mais je n’avais jamais pensé en écrire.

A 15 ans, assise à mon poste de garde en tant que Scout lors d’un séminaire religieux à Divo (Côte d’Ivoire), des vers ont jailli de mon esprit. A la fois surprise et émerveillée, j’ai décidé d’écrire ces vers pour ne pas les oublier. En les écrivant, d’autres vers ont suivi; mon premier poème venait de voir le jour.

Au lycée, j’avais fait la connaissance de la poésie romantique et j’avais apprécié ce courant alors quand j’ai eu envie d’écrire pour me décharger des maux de la vie, la poésie s’est imposée comme le canal d’expression par excellence.  


Quelle est votre idée de ce genre littéraire ?

Il mérite d’être davantage promu dans la génération actuelle. C’est un genre riche et complet pour moi car il regroupe tous les arts. Quand on est poète, on est peintre, scénariste, chanteur, musicien et sculpteur à la fois.


Quels sont vos poètes préférés ?

Alphonse de Lamartine, Alfred de Musset et Esther Granek.


Votre père semble avoir été au cœur de votre démarche artistique en vous insufflant la fibre littéraire. Avez-vous un souvenir ou une anecdote à nous raconter à ce sujet ?

Mon père est professeur de français et il a trois grandes bibliothèques où livres, dictionnaires et encyclopédies débordent. Il les consultait régulièrement et je me demandais ce que ces grands livres contenaient. Pour satisfaire ma curiosité, je les ai feuilletés et mon intérêt pour la littérature a débuté ainsi.

Mes frères et moi avions l’habitude de dire «truc» pour nommer des objets et à chaque fois, mon père nous réprimandait. Il disait que chaque objet avait un nom bien précis dans le dictionnaire et qu’on devait le nommer correctement. Cela m’a permis de désigner avec précision chaque chose et de faire attention aux mots que j’emploie…

Pourrait-on dire que l’enfance est l’élément fondateur de votre écriture ?
Si on fait référence à l’enfance en tant qu’innocence, je dirais oui.  

«Chimères de verre» s’ouvre par une citation de voltaire « Il est beau d’écrire ce que l’on pense, c’est là le privilège de l’homme». Aviez-vous eu des réserves quant au fait de vous dévoiler de la sorte ?

Oui, j’ai longtemps hésité avant de publier ce recueil parce qu’il est très intime. Je suis une introvertie, mes peines, mes peurs, mes luttes, je les garde pour moi. En me dévoilant de la sorte, j’ai eu peur de changer le regard que me portent mes amis, ma famille et de livrer une part de moi à des inconnus.

Alfred de Musset a dit: «On naît poète, on devient prosateur». Qu’en pensez-vous ?

 Je pense qu’on naît ce qu’on doit devenir. Après on peut refuser de devenir ce pour quoi on est né. (Sourire)

 

Y a-t-il des lieux ou des moments particulièrement propices à l’écriture ?

 Quand j’écris un roman, il y a des lieux ou des moments qui sont particulièrement propices à mon inspiration. Pour écrire un poème, ce sont plutôt des événements qui sont particulièrement propices.  

Bâtissez-vous vos poèmes avec une architecture prédéfinie ?

Oui. Le nombre de vers d’un poème et les rimes utilisées ne sont pas fortuits. La structure de mes poèmes dépend du sentiment que je veux mettre en exergue.

En utilisant une rime en «an» par exemple, je fais allusion à mes gémissements de douleur.

Vous évoquez la fragilité du temps qui passe et les échecs que vous avez vécus. L’écriture vous a-t-elle conféré une force pour aller de l’avant ?

Oui, écrire a été pour moi une thérapie. Aujourd’hui, j’entrevois un avenir radieux parce qu’en écrivant, je me suis débarrassée de tous les ressentiments qui étaient en moi. Ecrire m’a permis de faire cette introspection qui était nécessaire, de laisser mon passé derrière moi et de me porter vers l’avant.

Toute femme a connu un jour dans sa vie une déception amoureuse. Quel message souhaitez-vous leur faire passer ?

Je souhaiterais leur dire d’éviter de sacraliser l’objet de leur amour, de tirer les leçons de leurs déceptions amoureuses et d’éviter de reprendre le chemin qui a conduit à la déception.  Comme a dit Einstein, il ne faut pas faire la même chose encore et encore et en attendre de différents résultats.

 

Dans le joli poème intitulé « Afrique noire », on ressent votre culpabilité d’avoir tourné le dos à l’Afrique mais également la peur d’en être rejeté. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 J’ai quitté l’Afrique noire parce que son instabilité politique, ses lacunes en matière d’éducation ne m’offraient pas les bases solides pour la construction de mon avenir. Je voulais le meilleur et l’Afrique ne me le donnait pas. En partant, je me disais que je reviendrais pour les vacances mais pas pour m’y établir. Mon retour définitif en Afrique noire, je le prévoyais dans les années 2020.

J’ai éprouvé de la culpabilité parce que ces pensées me donnaient l’impression d’avoir honte de celle qui m’a engendrée, de laisser l’Afrique noire à son triste sort et de mépriser tout ce qu’elle m’avait donné.  

J’ai acquis de nouvelles habitudes de vie, j’ai changé et j’ai peur que mon Afrique noire ne se reconnaisse pas à travers moi. J’ai peur qu’elle me considère comme une  étrangère, différente d’elle.

A travers ce poème, je m’interroge aussi sur ce qui caractérise un Africain. Est-on Africain parce que la couleur de notre peau est noire, qu’on décide de valoriser ses cheveux crépus ou qu’on s’habille en pagne?

Le thème central de votre recueil repose sur l’inconstance des hommes et leur capacité à vous laisser des stigmates au cœur. « Ne te confie pas à un homme. Garde toi de cette idole » « des autres n’attends rien tu seras déçue » Que répondriez-vous aux lecteurs qui vous taxerait de cynique ?

(Rires) J’ai foi en l’humanité mais cette foi n’est pas aveugle ou du moins elle ne l’est plus. J’ai été très naïve et cette naïveté a fait de moi une victime de la fourberie. A travers le récit poétique de mes mésaventures, je veux interpeller, dire qu’il faut user de vigilance, faire preuve de discernement dans nos rapports avec les autres. J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas accorder sa confiance au premier venu.

On dit souvent que le vague à l’âme et la nostalgie sont roi et reine de l’inspiration…

Effectivement, ils sont mes principales sources d’inspiration.  

 

A plusieurs reprises vous qualifiez la femme de « sexe faible ». Pourquoi de tels propos?
Je qualifie la femme de «sexe faible» quand elle cède à la tentation de la facilité, quand elle manque d’audace et laisse une tierce personne décider à sa place.

Quelle est votre idée du féminisme ?

Le féminisme c’est voir la femme comme un être indépendant, libre de pensée, libre d’agir, libre de se mouvoir ; c’est reconnaître la valeur de la femme, son potentiel et lui attribuer ce qu’elle est en droit d’avoir et de recevoir.  

Le féminisme est cette dynamique qui défait ce que j’appelle «l’homméisation», cette croyance ancrée dans les esprits qui fait croire à la femme que son épanouissement dépend strictement d’un homme et qu’elle est l’être qui doit sacrifier le maximum de son bien-être pour celui des autres.

Le féminisme ce n’est pas transformer une femme en un homme, c’est tout simplement valoriser sa féminité et tout ce qui s’y rattache.


Seriez-vous tentée de vous lancer dans l’écriture d’un roman ou d’une nouvelle ?
Oui, mon prochain projet de publication est un roman.

Si vous ne deviez retenir qu’un mot de la langue française?

Grâce (cela n’a rien à voir avec le fait que je m’appelle ainsi. Rires)

Un seul objet sur une île déserte ?

Un livre.



Un petit mot de fin ?

Une vie sans poésie est une cellule de prison sans fenêtre…

Merci infiniment au Magazine Amina pour cette interview.

Merci aux actuelles et futures lectrices de Chimères de verre.


Envie de prendre la place de M R ? Posez-moi toutes vos questions les amis 😉

 

GM signature

Publié dans Interviews, Ma poésie

Rencontre avec … Grâce Minlibé

Si j’étais contée…
J’aime les interviews encore plus quand c’est moi qu’on interviewe. 🙂
Grand merci à Afro Plumes d’avoir permis que je m’exprime sur son blog. Si vous voulez en savoir plus sur moi, n’hésitez pas à lire mon interview.

Afro plumes

Jeune poétesse bien malheureusement méconnue de beaucoup, Grâce Minlibé, se livre aux lecteurs d’Afro Plumes sur sa passion pour l’écriture, à travers cet interview que j’ai eu l’honneur de mener il y a quelques mois. Rencontre …

1. Bonsoir Grâce, comme il est de coutume sur AP, je vais te demander de te présenter.
Je suis une jeune femme d’origine ivoirienne rêveuse et introvertie qui a plongé dans la mer de la lecture en enfance et dans celle de l’écriture dans l’adolescence. Je suis l’auteure enchantée du recueil de poèmes Chimères de verre et co-auteur du recueil de nouvelles Une nuit avec Baker.

2. D’accord. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta plongées dans le monde de l’écriture? Qu’est-ce qui t’as fait faire le grand plongeon, passer de lecteur à écrivain ?
Je ne vais pas parler du journal intime que toute jeune fille introvertie tient de manière…

Voir l’article original 2 271 mots de plus

Publié dans Ma poésie

Avec Chimères de verre, on est satisfait ou remboursé

« Tu es bien gentille mais la poésie et moi ça fait deux. Je n’aime pas la poésie, j’y suis indifférente. Je n’y comprends rien, c’est trop confus pour moi. »

Nos préjugés nous font passer à côté de beaucoup de merveilles…

Je vous invite encore une fois à dépasser vos préjugés sur la poésie et découvrir une poésie qui vous ressemble

Voici 2 bonnes raisons de lire Chimères de verre :

1. Vous retrouverez les événements qui ont marqué votre adolescence et votre vie sentimentale.

La première fois, le premier amour, le premier sourire, le premier rendez-vous, les premières larmes… Chimères de verre est votre voyage dans le passé, votre miroir. Dans Chimères de verre, je parle de moi en parlant de vous…

« Elle se livre à nous comme elle le ferait dans un journal intime et cette façon qu’elle a d’écrire, qui s’inspire de faits réels et d’émotions ressenties, la rapproche de ses lecteurs et nous touche en plein coeur tant ses mots sonnent justes. » Manou, blogueuse littéraire

2. Vous ne vous ennuierez pas 

Dans Chimères de verre, les thèmes abordés sont variés. Je parle d’amour mais pas que… Je parle de racisme, de mauvaise gouvernance, de paternité, d’identité culturelle, de secrets de femme.  

Vous aurez droit à un florilège d’émotions : peur, surprise, joie, tristesse, colère.

« Ses poèmes, très rythmés, sont parsemés de pointes d’humour, d’espérance, et de rêves. Un joli recueil à découvrir ou à offrir qui saura toucher tous les publics dès l’adolescence… » Manou, blogueuse littéraire

La version numérique de Chimères de verre coûte 1,99 euros. Laissez-vous tenter et si vous n’êtes pas satisfait, vous serez remboursé 🙂 

Pour lire l’avis complet de Manou, cliquez ici

Pour acheter le recueil, cliquez ici

Petit bonus : un extrait audio du poème L’homme caméléon. 

 

Publié dans Panaché

Lecture musicale d’Ewa, votez pour votre préféré

Coucou les amis,

Ils ont été nombreux à trouver le concours  complexe. Mais que voulez-vous ? Ma tasse, elle a de la valeur, je ne pouvais quand même pas la brader. 😀

Trois amazones et un guerrier ont voulu relever le défi.

Pourriez-vous s’il vous plaît écouter leurs propositions et voter pour votre préféré ?

 

els

 

  1. La proposition de B’Né  

 

2. La proposition de Cina

 

3. La proposition d’Hervé

 

 

4. La proposition de Lorie

 

Je vous remets le poème pour que vous puissiez voir si la musique proposée peut être jouée en lisant le poème.

 

Ewa

Elle vient des tropiques
Elle, mon amour idyllique
Elle n’a aucune manière rustique
Celle qui me rend euphorique

Je ne peux m’empêcher de frissonner
En découvrant sa douceur cutanée
Chocolat qui s’allie au beurre de karité
Respecter sa peau, telle est sa priorité

Impossible de ne pas bénir le sein qui l’a tissée
Quand elle me fait découvrir ses trésors amassés
Et entassés à sa gorge et son admirable postérieur

Mais votre dame n’est belle que de l’extérieur
Me diriez-vous. Chers amis, détrompez-vous
Cette étincelle à qui je me dévoue

L’Isis dont je me suis épris
Marque par sa grandeur d’esprit
Douce et humble de cœur
En elle ne vit aucune rancœur

Elle n’est ni jalouse ni étouffante
Elle demeure ma source abondante
De chaleur, de joie et de tranquillité
Avec elle, le quotidien revêt de simplicité

Émancipée, elle n’épuise pas ma bourse
Ma princesse se charge aussi des courses
Je ne lui dois rien, elle n’exige rien de moi
Son plus beau cadeau est d’être près de moi

L’Isis dont je me suis épris
Me chérit pour ce que je suis
Elle a la solidité indispensable
Pour construire un foyer durable

© Grâce Minlibé 11/02/2015 _ 18h02

J’ai fait l’exercice et je vous avoue que j’ai l’embarras du choix.

Il n’y a qu’une seule tasse et quatre propositions. A qui la donneriez-vous ?

Fin des votes : 28 Mai à 23h59 GMT

Publié dans Ma poésie

Lire la poésie à petit prix

avis sur chimeres de verre

Bonjour les passionnés. J’ai une bonne nouvelle à partager avec vous.

La version numérique de Chimères de verre est à 1,99 euros !!!! Foncez les amis, ne ratez pas l’occasion de lire Chimères de verre à petit prix. 

 Je sais en lisant vos différentes publications sur vos blogs que la poésie n’est pas votre genre préféré mais je vous invite à découvrir ma poésie.

« Je parle de moi en parlant de vous »

Stevy Opong a dit : La poésie (voire même la littérature en général) doit sortir de son cadre un peu trop intello, coincé et snob pour se faire une place dans le monde actuel. Le monde bouge, la poésie devrait bouger avec lui. Le temps des discours sophistiqués, pédants et complexes est révolu. Les gens ont besoin d’une poésie qui leur parle, dans laquelle ils se retrouvent. Sans forcément avoir à verser dans une forme de simplisme, la poésie peut s’adapter en demeurant correcte tant dans la forme que dans le fond. L’heure n’est plus à faire l’étalage de son habileté à manier la langue française ou de son vocabulaire nanti. Poète, redescend sur terre. Les gens ne veulent que voyager dans l’imaginaire de ta muse. Mais pour cela, il faut que vous parliez le même langage.

C’est ce que j’ai fait de Chimères de verre : un recueil loin des discours sophistiqués, un recueil qui sait tout de vous.  

 

 

 

Vous hésitez encore à acheter ? Lisez donc les avis de

  1. Manou

  2. Alouqua

  3. Afro Plumes

  4. Zélie

  5. Light and Smell

 

Publié dans Interviews

Le goût des premières fois

Graceminlibe à la radio

Un article à cette heure ?! Grâce que t’arrive-t-il ? 

Rien de grave les amis, je suis juste dans un état d’euphorie, un état d’accomplissement. La date d’aujourd’hui restera gravée dans ma mémoire. Il est vrai que je suis heureuse parce que ma nièce et homonyme fête sa 8ème année aujourd’hui mais l’euphorie qui m’anime a une autre source, celle des premières fois…

J’ai été invitée à l’émission « Honneur aux dames » sur Abidjan 1, une station de radio abidjanaise. C’était ma première fois à la radio et je peux vous assurer que j’ai adoré !

L’animatrice radio, Carole Konan m’a mise à l’aise. J’ai eu l’impression d’être chez moi, de discuter avec une vieille amie.

Pendant une heure, nous avons parlé de mon parcours académique, notamment mes passages au Maroc et en France,  de ma vie d’analyste risque dans une société de téléphonie mobile de la place, de mon parcours en tant qu’écrivain et mon blog. 

Les auditeurs ont appris que mon écriture a commencé avec la tenue d’un journal intime comme le font toutes les collégiennes. J’ai ensuite écrit quelques romances et j’ai découvert la poésie à 15 ans. 

J’ai fait découvrir mes premiers vers à mes frères et sœurs qui les ont appréciés. Galvanisée, j’ai écrit une dizaine de poèmes que j’ai présentée à mon père pour qu’ils soient publiés. 

« Une dizaine de poèmes, ce n’est pas suffisant pour publier un recueil de poèmes, ma chérie » M’avait-il dit.

J’ai donc continué à étoffer le recueil, les déboires amoureux, les vicissitudes de la vie m’ ont beaucoup aidée. 

« Les occasions de larmes sont des chemins vers la poésie ». J’approuve à 100% cette citation. Le vague à l’âme et la nostalgie ont été de puissants moteurs d’inspiration pour moi. 

La poésie n’est pas le genre préféré mais j’ai décidé de publier mon recueil parce que j’aime les challenges, la singularité. J’aimerais aussi montrer un autre visage de la poésie : la poésie simple, accessible  qui donne autant de charge émotionnelle qu’un thriller ou un roman général. 

Carole Konan a lu trois poèmes de l’oeuvre : « L’absence d’un père », « Norah, Aïda et Carole » et « Mon pauvre cœur » dont quelques vers figurent en 4ème de couverture de l’oeuvre. 

Elle a été touchée par mes vers et ça m’a fait énormément plaisir de savoir que ma plume touche autant. 

J’ai profité de l’occasion pour rendre hommage à ma famille qui me soutient tant, à mon grand frère à qui je dois la couverture de Chimères de verre

J’ai également parlé de ma rubrique sur le célibat et j’ai été heureuse d’avoir des retours juste après l’émission de femmes qui vivaient difficilement leur célibat et avaient envie que je les aide. Ça fait du bien de savoir qu’on influence, qu’on est utile à sa génération.

Je vais m’endormir heureuse ce soir parce que j’ai passé un superbe vendredi, une porte a été ouverte que nul ne pourra fermer.

Bonne nuit les amis, rêvez de poésie

 

 

 

Publié dans Ma poésie

Heureux anniversaire Chimères de verre

Grâce Minlibé

10 Décembre 2014: un mail, une confirmation, un rêve devenu réalité, une publication : Chimères de verre accessible au public.

Je me rappelle encore de l’état euphorique dans lequel j’étais après ma première publication sur la page Facebook du livre, ma première communication auprès de mes amis et connaissances…

10 Décembre 2015 : Premier anniversaire de ma vie d’auteure encore inconnue. Il y a eu des hauts et des bas. De la foi et des doutes, des instants de découragement et des instants de motivation.

Chimères de verre n’est pas encore au niveau où il devrait être mais je suis infiniment reconnaissante pour le chemin qu’il a parcouru et ses succès.

La poésie n’est pas le genre préféré des lecteurs mais je ne l’abandonnerai pas pour autant. Je ne veux pas ce qui marche, je ferai marcher ce que je veux. 😀

Grand merci à tous ceux qui ont pris plaisir à découvrir ma plume, pris la peine de lire le recueil malgré le fait qu’ils ne soient pas trop portés vers la poésie.

Grand merci à Mipat, AGS, Johnny, JYCOL, Mankan, Hervé, Didier, Fleuratte, Stéphanie B.E, Sue, Annessy, Marie-Jocelyne, Serge K., Tahi C, Mlk Fn, Marie-Dominique, Taman et tous ceux qui les imitent en participant à la promotion de l’oeuvre.

Je souhaite à Chimères de verre de ne cesser de grandir, d’avoir des millions de lecteurs, d’inspirer des poètes en devenir et d’être le premier d’une importante bibliographie.

Et vous, que souhaitez-vous à Chimères de verre ?

Ps 1: J’ai réalisé une petite vidéo pour marquer le coup, pour la voir, cliquez ici

Ps 2: Envie de participer à la promotion de Chimères de verre ? Cliquez ici

Ps 3: Le programme de réjouissance s’étalera du 17 Janvier au 09 décembre 2016. Restez connectés !!!!! 😉

Chimères de verre fête un an

Publié dans Psyché

Parlons de moi : Neuf sensations préférées

La blogueuse Rouquinesenjean a eu l’idée d’énumérer ses 15 sensations préférées. J’ai trouvé son article original et ai eu envie de partager non pas 15 mais 9 de mes sensations préférées avec vous.

Pourquoi pas 15 ? Parce qu’il  faut garder un peu de mystère, voyons ! Sans rire, j’ai choisi le chiffre 9 parce qu’il est le symbole de l’idéal, de sensibilité. Alors vous êtes prêts ? C’est parti !

  1. Un compliment

Entendre des gens me dire que Chimères de verre est un chef d’œuvre, que je les ai réconciliés avec la poésie et leur ai donné envie d’en écrire est l’une de mes sensations préférées. Ces mots me donnent un infime et précieux avant-goût du paradis.

Chimères de verre

  1. La voix d’un ange

Une sensation particulière : entendre mon neveu de 2 ans me parler distinctement, me dire ce qu’il a fait de sa journée, m’envoyer des bisous. Je suis émerveillée d’entendre la voix du petit bout d’homme que je berçais il y a deux ans, à chaque fois je suis émue et pourtant ce n’est pas mon 1er neveu.

Noe mon petit ange

  1. Une odeur dans l’air

Humer l’air de la pièce dans laquelle je me trouve et reconnaître ce mélange pétillant de bergamote, de citron et de mandarine.

De longues minutes plus tard, sentir le jasmin et  la fleur d’oranger.

Une heure après, sentir la vanille et les muscs blancs.

C’est l’effet Shalimar – Souffle de parfum, qu’est-ce que j’adore mon eau de parfum !

souffle de parfum

  1. Des achats

Pouvoir refaire du shopping après des mois de crise financière ! C’est le sourire aux lèvres que j’entre dans les magasins, je m’adresse d’une voix douce et fière aux vendeuses, l’air de leur dire : aujourd’hui pas de lèche-vitrine, J’ACHETE !!!!!

La sensation de bonheur quand j’emmène les vêtements sélectionnés à la caisse, le rire que je contiens quand la carte est débitée, la joie indicible que j’ai en m’admirant chez moi. Ce ne sont plus les vêtements de telle ou telle boutique, ILS SONT A MOI !!!

refaire du shopping

  1. Un verre

Boire de l’eau fraîche quand je suis assoiffée. Me détendre au fur et à mesure que l’eau continue sa descente dans mon œsophage. C’est en de tels moments que je me rends compte que l’eau est vitale !

eau source de vie

  1. Une intrigue

Ressortir de la Médiathèque ou de la librairie avec un bon livre en main.  Aller vers l’inconnu, connaître plusieurs sentiments à la fois, m’évader, me retrouver …

Envie de découvrir mon dernier coup de cœur ?

Photo de groupe au bord du fleuve

  1. Une mélodie

Ecouter en boucle JAMB Question de Simi. J’adore la mélodie à la fois douce et traînante. Pour partager ma sensation, cliquer ici

SIMI

  1. Une noisette

Juste une noisette de mon gel nettoyant purifiant visage Inell me procure une intense sensation de fraîcheur. J’ai l’impression que mon visage se renouvelle à chaque application. Mon gel est composé d’extraits d’Aloe Vera et Bambou, composants que j’apprécie énormément.

gel nettoyant

  1. Une cuillère

Porter délicatement une cuillère de céréales LION à mes lèvres, l’engloutir, fermer les yeux et savourer…

Caramel & Chocolat : qui a pensé à ce savant mélange ? C’est juste explosif !

céréales LION caramel&chocolat

Alors quelles sont vos neuf sensations préférées ? Dites-moi tout !

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre

Publié dans Quand on est célib'

Futur partenaire de vie: ma wishlist

Il y a quelques jours, je suis tombée sur lui en classant des dossiers, je l’ai revu et j’ai souri. Il n’avait pas pris une ride, il était resté le même: celui qui prenait plaisir à garder mes vœux.

Lui, c’est mon cahier de vie affective et il a 6 ans!!!!! 😀

Dans quelles circonstances est-il né? Après la grande vague de mes déboires amoureux que vous pouvez lire dans Chimères de verre.

Je voulais redonner une seconde vie à mon cœur, lui dire qu’il avait encore de bonnes raisons de croire en l’amour.

Mes désillusions amoureuses ont eu l’avantage de me permettre d’identifier les qualités que je voudrais retrouver chez mon partenaire non d’une nuit mais de toute une vie.

Ma wishlist se présentait de cette façon:

Ce que je veux  

  • Un homme passionné de DIEU

C’est mon premier désir basé sur la vérité universelle qui est: « notre vie doit être partagée avec quelqu’un qui a des besoins identiques aux nôtres. »

  • Un homme intelligent

Un homme qui fait preuve de discernement, de jugement et de bon sens.

  • Un homme drôle

Parce que rire c’est bon pour la santé.

  • Un doux

Rien ne vaut un homme affectueux avec un petit air de candeur.

wishlist

  • Un leader demandeur

J’avoue: je ne sais pas ce que je mettais derrière ces mots. A 19 ans, je trouvais ces mots très classes. 😀

Comme quoi on émet souvent  des qualités qu’on n’a pas vraiment creusées.

Aujourd’hui je pourrais dire un homme avec de l’ambition mais qui est d’un caractère simple, sans prétention.

  • Un homme qui fait attention à lui

Pas un homme qui a plus de produits de beauté que moi, juste un homme soigné, faisant attention à sa santé (ce qui inclut une non-consommation de tabac, une consommation sobre d’alcool. Eh oui, on ne va pas boire que de l’eau au dîner!!!)

  • Plus âgé que moi (différence limitée à 10 ans)

J’ai toujours eu un faible pour les hommes plus âgés que moi parce que je les juge plus matures.

Ce que je ne veux pas 

  • Un homme négligent

Qui néglige son apparence, son âme, sa santé parce qu’il faut bien mourir de quelque chose.

  • Autoritaire

Celui qui a une mauvaise conception de la soumission, celui qui veut me priver de ma liberté.

  • Timide et mou

Un homme hésitant, qui manque de caractère ?! Non, merci!

J’ai écrit ces mots avec toute la candeur d’une jeune fille de 19 ans.  Avouez que je n’étais pas trop exigeante, je n’ai pas désigné son niveau d’études, le nombre d’enfants qu’il voudrait ;  je n’ai pas évoqué les critères physiques 😛

Physiquement, je voulais un homme avec un visage charmant qui serait bien plus grand que moi mais pas comme Taylor.

Ma liste faite, j’attendais que l’homme qui possède ces traits de caractère se présente à moi. Il s’est  présenté avec mais ça a été la catastrophe!!!

Il m’a au moins permis d’ajuster ma wishlist:

Ce que je veux

  • Plus âgé que moi (différence limitée à 5 ans)

Ce que je ne veux pas

  • Plus attaché à sa confession religieuse qu’au Christianisme

Ma liste mise à jour, j’attendais mon homme idéal. Puis un jour, j’ai fait une rencontre qui m’a permis de reconsidérer mon célibat. Cette rencontre m’a bouleversée et je me suis rendu compte que je ne devrais pas attendre l’amour pour être heureuse, le bonheur se trouvait dans ce que j’avais déjà.

J’ai cessé de courir après l’amour. Je cours maintenant après moi. 🙂

Je me plais dans mon célibat mais la vie nous réserve bien des surprises. Il se pourrait qu’elle mette quelqu’un sur mon chemin.

Quelqu’un qui satisfera aux exigences de ma wishlist ? Oui et non.

Je m’explique.

Personne ne peut prétendre se connaître parfaitement, connaître précisément ce qui est meilleur pour lui. Par méconnaissance,  j’ai sûrement omis des qualités essentielles que mon partenaire devrait avoir.

La Providence  connaissant  parfaitement ce qui est meilleur pour moi, je décide donc de lui faire confiance  et de me laisser surprendre par elle.

Mandy Hale

Ainsi s’achève le récit de l’évolution de ma wishlist.

Avez-vous une wishlist, mes chers amis célibataires? A-t-elle évolué dans le temps?

Pour celles qui sont mariées, aviez-vous une wishlist? Êtes-vous tombée sur votre homme idéal?

Publié dans Interviews

Interview de Grâce Minlibé, auteur de Chimères de verre

Une interview réalisée par l’auteur de « Âmes sœurs « .
Je vous souhaite une bonne lecture.
Merci LC pour l’honneur accordé.

Âmes Soeurs

Elle a aimablement accepté d’inaugurer notre série d’interview, elle est ivoirienne, elle a publié un recueil de poèmes. Vous voyez de qui je parle? Non? Vous allez le découvrir dans un instant. Grâce Minlibé est poétesse, ses auteurs préférés sont Alphonse de Lamartine et Alfred de Musset et aujourd’hui, elle accorde une interview à LC.

Grâce Minlibé, auteur de Chimères de verre

Pourquoi et depuis quand écris-tu?

J’écris depuis l’adolescence. A cette époque, j’écrivais parce que j’aimais rêver, élaborer des histoires d’amour. A l’aube de ma vie d’adulte, j’ai écrit pour me décharger de mes maux, exprimer mes révoltes externes et internes.

Que représente l’écriture pour toi?

Un moyen d’expression: Il y a des mots que je n’arrive pas à formuler alors je les écris. Une confession: Il y a des fautes que je ne peux pas garder en moi alors je les écris. Une guérison : Il y a des maux que je ne peux conserver…

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