Publié dans Ma poésie

Contours d’une vie difforme en 12 lignes

Avez-vous déjà éprouvé la frustration ? Avez-vous été fortement en proie à la confusion ? Avez-vous déjà connu cette détresse qui vous fait confondre mort et espérance ?

Avez-vous déjà eu l’impression que vous étiez en train de sombrer dans le vide ?

Vous êtes-vous déjà dit : qu’ai-je pu faire de mal pour expérimenter tout ceci ?

Vous êtes-vous déjà demandé : jusqu’à quand ?

Je l’ai expérimenté, il y a quelques années. Heureusement, cette période sombre est loin derrière moi. 😀

Je vous partage l’un des poèmes écrits pendant cette période grise. (J’ai décidé à partir de maintenant d’utiliser le gris pour désigner tout ce qui est mauvais au lieu du noir. 😛 )

 

Le chaos

Lendemain incertain
Présent qui n’est que néant
Passé handicapant
Contours d’une vie difforme…

Le froid me réchauffe
La chaleur me fait trembler
A l’automne, mes fleurs refleurissent
Contours d’une vie difforme…

Mon corps raisonne, ma pensée exécute
Je ne vais mieux qu’en état de plaintes
Cœur incirconcis, intelligence obscurcie
Contours d’une vie difforme…

© Grâce Minlibé 29/03/2015 _ 15h22

 

Comment réagissez-vous quand vous traversez une période difficile ? Vous pleurez tout le temps, vous vous gavez de sucreries et de programme télé pour fuir la réalité ? Vous écrivez votre peine ? Vous réclamez de l’aide ? 

Dites-moi tout. 🙂

 


 

En relisant tous les poèmes que j’ai écrits dans l’incertitude et la douleur, je souris et repense à cette locution : à quelque chose malheur est bon.

J’ai fait jaillir la beauté de la souffrance 😀

Comme l’a écrit l’éditeur, écrivain Yahn Aka, j’ai compris la pédagogie de la souffrance et des épreuves de la vie. 

Les chutes et les souffrances inhérentes au lieu d’être une tragédie, se transforment bien au contraire en force morale et spirituelle.

 

Je vous invite à découvrir sa chronique littéraire sur mon recueil de poèmes Chimères de verre.

Grace minlibe dans lintelligent dabidjan.jpg

 

Voici quelques-uns de ses mots : 

La majorité de ses textes sont faits de rimes et cela donne une musicalité dynamique  forte intéressante. L’on apprécie sa créativité et son imagination qui défend une thématique tout en respectant les rimes et la versification qui caractérisent son style d’écriture. Si certains textes étaient mis en musique, ils auraient du succès. Grâce développe également d’autres thématiques didactiques qui portent sur la société, la femme, les valeurs… quelques unes sur la satire politique. La force de la passion qui domine la majorité de ses textes donne une lecture appétissante de son recueil poétique. La folie d’amour qu’elle décrit, les images qu’elle utilise montrent sa culture et l’habitude de lecture des « poètes maudits » : Baudelaire, Ronsard, Rimbaud, Mallarmé… On y retrouve également un peu de style de Victor Hugo.  

Comme le disait l’artiste reggae Afrikaf ex Blacko, écrire semblait être pour Grâce une : nécessité, un besoin vital, c’est comme respirer, c’est fondamental… L’auteure écrit ses illusions, ses désillusions, ses peines, ses joies, ses tristesses, ses angoisses, ses doutes, ses craintes, ses espoirs, ses désespoirs, sa vision, ses valeurs …

Etes-vous aussi fan de la chronique que moi ? 😀

J’aimerais bien mettre mes textes en musique, j’espère de tout cœur que les grands compositeurs vont tomber un jour ou l’autre sur mes textes…

 

 

 

Publié dans Ma poésie

Où était passée la femme soumise ?

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Du rouge dans sa vie

Elle avait du rouge carmin aux lèvres
Du rouge alizarine au bout des doigts
Sur ses paupières brillait un rouge cramoisi
Elle n’était plus celle qui délaissait son apparence…

Ses talons aiguille étaient d’un rouge sang
Était-ce celui qui coulait dans ses veines
Ou celui de cet homme qui gisait à côté d’elle?
Elle l’ignorait, elle était une autre…

Qu’était-elle devenue ? Qui l’avait poussée jusqu’ici ?
Où était passée la femme soumise
Qui faisait du silence sa vertu ?
Qui disait en boucle: l’amour supporte tout ?
Où était passée la femme d’intérieur
Pour qui le couteau ne servait qu’à cuisiner ?
Elle l’ignorait, elle était une autre à présent…

D’où venait cette femme qui venait de mener
Un mauvais combat, celui d’être bourreau et non victime
Qui était cette femme désespérée, au bout du rouleau
Qui avait allumé le feu de l’interdit,
Avait choisi d’honorer la loi du talion ?

D’où venait cette femme haissant les hommes violents
Et déterminée à donner des coups au lieu d’en prendre ?
Qui était cette femme qui avait décidé de se rendre justice ?
Elle l’ignorait, elle était déjà partie…

© Grâce Minlibé 08/02/2015 _ 17h08

 

Vous avez apprécié ce poème ? Vous aimerez sûrement Chimères de verre. Sa version numérique vaut financièrement 1,99 euros mais la valeur sentimentale vaut bien plus. 

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Âmes sœurs – Tome I, Nous ?

Lara est une jeune étudiante souriante, vive, et pleine de vie. Elle dissimule pourtant un lourd secret, qui la handicape depuis l’enfance. Une fois tous les ans depuis onze ans, elle combat ses cauchemars, et se relève immanquablement, plus forte que la fois précédente.
Richard est un enseignant-chercheur passionné de mathématiques. Énigmatique, calme et imposant, il est tout ce que Lara déteste. C’est un homme, cette raison seule suffit.
Entre Lara et Richard, un duel s’engage. D’affrontements violents en affrontements sensuels, une corde se noue, un lien se tisse. Avec une inéluctabilité effrayante. Lara, la femme-enfant aux ailes brisées, et Richard, l’adulte froid et mystérieux, réussiront-ils à briser ce lien avant qu’il ne se noue irrémédiablement, établissant entre eux une chaîne indestructible ? Deux êtres aussi différents et torturés peuvent-ils trouver l’apaisement ensemble ? Peuvent-ils redéfinir le don de soi, le rapport à l’autre ?

« Un choc, un souffle qui se perd. Une chute, la peur, des mains, le soulagement. Des paupières qui frémissent, s’ouvrent sur un regard… Et s’y perdent.
Vous est-il déjà arrivé de rencontrer quelqu’un, et de vous dire que vous avez trouvé LA personne ? Vos yeux se croisent et vous savez, vous savez de manière certaine que cette personne va changer votre vie à jamais. De quelle façon ? Vous n’en avez aucune idée, mais il est plus qu’évident pour vous que vous êtes à un tournant de votre existence.
Ça aurait dû se passer comme ça. En théorie. J’aurais dû savoir que la collision -au propre comme au figuré- de nos deux vies allait provoquer un incendie. C’est comme ça que j’appelle le brasier incandescent qui surgit lorsque nous sommes en présence l’un de l’autre, un terme plus approprié me viendra sans doute à l’esprit un jour. Ou pas.
Mais vous devez vous demander de quoi je parle. Reprenons depuis le début, voulez-vous ? »

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L’auteur, à l’occasion de la sortie du 1er tome de sa saga l’automne dernier, avait lancé un jeu-concours sur son blog qui permettait de gagner un exemplaire du roman. N’étant pas très chanceuse en matière de jeu-concours, j’avais été très surprise de figurer parmi les gagnantes.

Âmes sœurs est un roman psychologique. Dans ce genre de littérature, le personnage et sa caractérisation sont plus développés et approfondis que dans un autre genre : l’auteur s’attache à l’analyse psychologique de ses personnages. Le roman psychologique peut ainsi s’appeler le roman de l’« homme intérieur ».

Dans de nombreux cas, l’écrivain utilise les techniques de courant de conscience ou de monologues intérieurs pour mieux illustrer le travail interne de l’esprit humain, ainsi que l’inclusion de flash-back. Une autre ressource utilisée pour rechercher à l’intérieur des personnages, est l’utilisation de textes émanant directement du personnage, comme des journaux intimes ou des correspondances.

 Bien ! Ne restons pas à la porte de ce roman, entrons dans le séjour.

Comment décrire ce livre ? C’est comme entrer dans un restaurant qu’on a découvert en faisant une balade dans le quartier. Un samedi soir, on se laisse tenter et on y entre. On consulte le menu, on tombe sous le charme d’un plat de résistance que l’on commande sans tarder. Un serveur nous apporte un plat, petite déception : c’est un apéritif offert par la maison, ce n’est pas le plat de résistance que l’on attendait.

Pas grave, notre estomac est assez grand. On consomme l’apéritif.

Le serveur revient avec une autre assiette, une entrée toujours offerte par la maison. Ok, on mange.

Le serveur vient à nouveau avec une autre entrée. Le taux d’impatience monte crescendo. Où est donc le plat de résistance ?

On projette de quitter le restaurant en se promettant d’avertir tous les internautes sur la qualité de celui-ci quand le plat de résistance arrive enfin …

Aux premières pages du roman, on découvre Lara, une jeune étudiante d’origine africaine et sa joyeuse bande d’amis : Aude, Xavier, Souma… On découvre comment ils se sont connus, leurs activités à la fac (on a en cet instant un peu de nostalgie) et en dehors de celle-ci.
On assiste à la première rencontre de Lara et Richard, leurs premiers échanges, leurs premières impressions. On s’attend à ce que l’histoire commence mais non. Les joyeux amis refont surface !
Ils sont sympathiques, je l’accorde, mais décrire leurs péripéties sur plus d’une centaine de pages alors qu’on s’attend à lire une histoire d’amour, c’est trop… La lecture devient lassante, on commence à lire en diagonale.
Le roman prend ensuite l’allure d’un entonnoir, nous fait pousser un cri de joie. Ça y est ! La multitude de personnages s’efface, adieu la bande d’amis ! Seuls restent en piste ceux qui nous intéressent vraiment : Lara et Richard, l’étudiante et le professeur, l’élève et le maître…

Richard est l’homme dont toute femme rêve. Quelle femme, en effet, n’aimerait pas être courtisée par le RIB : le Riche, Intelligent et Bel Homme ?

Richard est parfait, singulier dans sa façon d’être, sa façon de faire.

Je ne savais pas qu’embrasser quelqu’un pouvait être un acte aussi … Voluptueux. On aurait dit deux créatures majestueuses se battant pour la suprématie sur l’autre. Une bagarre mi-brutale, mi-lascive durant laquelle ils se mouvaient sans bruits, bougeant avec une grâce insolente pleine de violence contenue.

 

-Je vais t’apprendre à me vouloir autant que je te veux. Je vais t’apprendre à être aussi affamée que je le suis.

Je marque une pause, pour la laisser s’imprégner de mes exigences. Ses yeux s’agrandissent, effroi, avidité. Elle commence à prendre la mesure de ce que nous allons devenir. Nous. C’est troublant.

Je poursuis :

– Je vais t’apprendre à me dévorer. Et seulement ensuite, je t’apprendrai à m’aimer.

C’était son dernier souhait.

– Tu ne vas pas m’apprendre à te désirer ? demande-telle, les yeux vibrants d’un défi silencieux. Il ne s’agit pas d’inconscience, réalisé-je, il s’agit d’audace.

– C’est quelque chose que tu as appris toute seule. dis-je, définitivement conquis.

 

Lara et Richard… Quelle attraction ! Quelle passion ! Quelle dépendance !

Leur rapprochement se fait très vite, le besoin soutenu de l’autre s’accroît. Leur relation est particulière, caresse, sensualité mais pas sexualité. J’ai beaucoup apprécié cette possession non sexuelle. Ça change des  sagas érotiques.

Petit bémol : les échanges entre Lara et sa conscience m’ont un peu gênée. J’ai eu l’impression de retrouver Anastasia de 50 nuances de Grey.

 

Lara et Richard intriguent. Ils se dévoilent au compte-gouttes. J’ai été émue par les quelques bribes de son passé que Richard a dévoilées, sa part d’ombre m’a effrayée.

Ils multiplient aussi les points d’interrogation dans l’esprit du lecteur.

Quel est le lourd secret de Lara ? Qui est vraiment Richard ? A-t-il un dédoublement de personnalité ?

Lara veut une relation exclusive, un duo mais seront-ils réellement que deux dans leur couple ?  La fin du Tome I ne nous conforte pas…

En résumé, ai-je apprécié ma lecture ? Oui, à 70%.

L’auteur a une belle plume, ses descriptions sont très bien faites, l’ossature du roman respecte bien celui du roman psychologique.

Ce Tome I est un joli mélange de peur, d’incertitude, d’audace, de lutte, d’abandon, de passion, de rêve, de mystère, de mixage de culture.

Le décor de la saga est planté, on s’attend à ce que le tome II soit tumultueux, fort en rebondissements et qu’il résolve tous les mystères.

Envie de vous laisser charmer par le beau Richard ?  Cliquez ici

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Avant d’aller dormir

A la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune étudiante célibataire ayant  la vie devant elle, avant de découvrir à sa grande surprise qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis plus de vingt ans.

Tous les traitements ayant jusque-là échoué, son dernier espoir réside dans son nouveau neuropsychologue, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime pour l’aider à se remémorer son quotidien et ainsi rassembler peu à peu les fils de son existence. 

Quand Christine commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, elle est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite, elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent. 

Avant d'aller dormir

La surprise est le premier sentiment qui nous accueille au seuil de l’histoire. Quel est ce type d’amnésie qui réinvente le présent ? On plaint le mari de Christine qui chaque jour est obligé de lui raconter leur vie de couple et ce qui lui est arrivé. On l’admire parce qu’il le fait avec amour, avec dévotion, sans se plaindre. Ce mariage donne toute la signification à cette formule que l’on entend prononcer lors des bénédictions nuptiales : pour le meilleur et le pire…

On découvre le pire dans toutes ses dimensions, une vie inventée, reconstruite…

Ce thriller adhère au procédé narratif du thriller psychologique : l’auteur nous donne de fausses pistes, fait une rétention d’informations ;  il nous tient en haleine, nous mène de surprise en surprise, de mensonge en vérité, de vérité en mensonge …

Ce livre nous donne l’effet d’avoir délaissé l’entretien d’un frigo, de sentir l’odeur de pourriture qui s’y dégage et de découvrir quand on l’a ouvert des choses inimaginables.

J’ai apprécié ma lecture même si le tempo de plus en plus fiévreux s’est rompu à un certain moment pour moi. Par moment, je trouvais que les choses allaient au ralenti, j’ai même jugé le livre trop long.

Mis à part ce bémol, j’ai apprécié l’intrigue et surtout la fin pour ce bonheur qu’il instille et le mystère qu’il jette sur le lendemain de Christine.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre

Publié dans Histoires

Mon mari ne veut pas de moi

mon mari ne veut pas de moi

 » Toute femme est née pour un homme. Tu n’es pas une exception. C’est un mari qui donne de la valeur et un équilibre de vie à une femme. Le tien arrivera et il t’honorera. Il nous honorera également.  Les avantages qu’il te procurera t’apporteront le bonheur. Il te permettra de faire de grandes choses.

Il est très exigeant, fais donc ton possible pour répondre à ses exigences et être à sa hauteur. Sois la meilleure.  » M’avait dit ma mère.

Pendant 17 années, ma mère et mon père ont parfait mon éducation. Des sacrifices, ils en ont fait pour que mon homme soit fier de moi. Ils étaient modestes mais m’ont  donné au-delà de ce qu’ils possédaient  pour que je sois la meilleure.

Pendant 17 longues années,  j’ai nourri mon ambition. J’ai donné le meilleur de moi pour être la meilleure.

Pendant 17 ans, je me suis privée, j’ai fait des sacrifices, fui la distraction et la facilité.

Mon homme aimait les femmes studieuses alors je me suis appliquée aux travaux intellectuels, je n’ai rien négligé. J’ai embelli mes qualités, raccourci la liste de mes défauts.

Mon homme voulait que je lui suis dévouée alors j’ai fait la place dans mon cœur et mon esprit pour lui. Je ne pensais qu’à lui, jour et nuit.

A 23 ans, j’étais prête pour l’accueillir, toute excitée, j’attendais qu’il se présente à moi,  me prenne dans ses bras, fasse de moi son élue. 

A 25 ans, je l’attends toujours. Je suis toujours seule, en proie à la confusion. Chaque jour, ma confiance en soi diminue. L’absence de mon homme ne me donne aucune valeur. 

Pourquoi tarde-t-il ? Qu’ai-je fait de mal ? Je le désire trop fort, le sait-il ?

Je ne sors plus parce que j’ai honte. Toutes mes amies ont leurs hommes et moi je suis célibataire. J’ai éteint mon portable parce que je ne veux pas qu’on me demande où j’en suis et que je sois obligée de dire que je ne suis nulle part.

Je pense à mon père et mon cœur saigne. Je pense à ma mère et mon cœur pleure. Je me sens tellement mal, ils attendaient tellement de moi …

Mon homme le sait-il ? Pourquoi ne vient-il donc pas ? 

On m’a dit que je manque d’expérience mais ne doit-il pas être le premier ? 

Je m’interroge, où puis-je trouver des réponses ? 

 » Le premier mari d’une femme c’est son travail.  » Dit-on mais mon premier mari ne veut pas de moi. Il n’est pas pressé de me rejoindre, de m’honorer, de me donner l’équilibre de vie auquel j’ai droit.

Déjà deux ans que mon chômage dure, déjà deux ans que mes diplômes fièrement acquis ne servent pas.

Déjà deux ans que mon passé est plus proche de moi que mon futur. 

Je lutte pour ne pas sombrer dans la dépression. Je veux garder la tête haute, nourrir mon espoir.

J’ai fait mon possible, il ne me reste donc qu’une solution : demander à DIEU l’impossible …

© Grâce Minlibé

Publié dans Histoires, Vingt-trois

Mystère et boule de gomme

demande en mariage

Vingt-trois – Chapitre 2

Mention de tous les destinataires ? Ok
Objet du mail ? Ok
Contenu complet ? Ok
Case «Demander un avis de lecture» cochée ? Ok

C’est ma dixième vérification du mail, je n’ai rien détecté d’anormal après ma deuxième vérification mais j’aime la perfection, état qui nécessite minutie.
Je veille à ce que mon travail soit impeccable, gage pour obtenir une promesse d’embauche à la fin de ce stage.
Je n’ai pas envie d’expérimenter le stress de la recherche d’emploi et le chômage, j’ai une famille à nourrir !
J’exagère, je n’ai aucun enfant à charge quoique mes quatre petits frères résidant en Côte d’Ivoire me donnent l’impression d’en avoir… Bref ! J’ai des projets de vie : des lieux insolites à explorer, une garde-robe à renouveler, des associations à soutenir qui nécessitent que j’aie une situation financière fixe dans les six prochains mois…

J’ai manqué un appel de Meg, mon téléphone étant en mode silencieux et mon regard rivé sur mon écran. Danie et Solena, mes collègues, ne vont pas tarder à aller prendre une bouffée d’air. Je profiterai de leur absence du bureau que nous partageons à 3 pour discuter tranquillement avec Meg.

– Salut Magué ! Comment tu vas ? Allô ! Allô !

Comprenant la raison du silence à l’autre bout du fil, j’ajoute :

– Tu vas bien, Meg ?
– Il n’y a vraiment pas une autre voie pour me taquiner ? M’adresse-t-elle en soupirant
– Ok, je te promets d’arrêter de t’appeler ainsi…
– Bien !
– Jusqu’au début de l’automne.
– Tu es incorrigible. Soupire-t-elle. Alors, t’as trouvé l’identité de ton futur mari ?
– Ce n’est pas drôle.
– Excuse-moi, je n’ai pas en ma possession un autre moyen pour te taquiner.
– Rancunière, va !
– Tu sais qui t’a envoyé la lettre ?
– Non. Fais-je en lâchant un soupir. Mes connaissances masculines m’ont assuré que cela ne venait pas d’elles. Je ne connais personne à Vernon et le message que j’ai envoyé à l’adresse mentionnée sur la lettre m’a été retourné. Je crois qu’il n’a pas donné son adresse réelle.
– Eh ben, ton futur mari est un farceur !
– Et ses blagues sont de très mauvais goût. Dis-je en manipulant mon stylo. Ecoute, je ne vais pas me prendre la tête avec ça, il y a eu une erreur de destinataire : la lettre était sûrement pour l’ancienne locataire…
– Une ancienne locataire qui a la même identité que toi ? Ne te mens pas ma belle, ce mec te connaît.

Une idée me traverse l’esprit. Et si une femme se cachait derrière ce Sekongo Tiefigué ? Neîma et Méira, mes sœurs de l’église ? Non, elles sont trop spirituelles pour faire ça. Serait-ce alors Euphrasie, Marie-Paule ou Prisca, mes amies de fac ?

– Allô ! A quoi tu penses ?
– Ce sont peut-être mes amies de fac qui me font cette blague. J’investiguerai quand je quitterai le boulot ce soir.
– Tu m’impressionnes, Miss Marple ! Je n’y avais pas pensé. Tu me feras le compte-rendu de tes investigations, ce soir. Tu passes chez moi ?
– Je ne pourrais pas, ma belle. J’ai un afterwork avec mes collègues et je suis chargée du petit-déj demain ! Je vais préparer des cakes au citron.
– Des ? Eh ben, t’es une collègue dévouée !
– Mes collègues sont des ogres. En parlant d’elles, elles ne vont pas tarder à revenir. On se rappelle ce soir.
– Ok, j’espère qu’ils t’embaucheront ou te feront une belle recommandation.

– Espère !

***

Yona s’est gentiment proposée pour me raccompagner après notre afterwork. Je referme la porte de ma résidence et là, je lâche un cri. Mes mains tremblent, mes lèvres suivent le mouvement. Il est là…
Me suit-il ou est-ce moi qui suis toujours à sa recherche?
Il a toujours ce sourire empreint de tristesse et d’impuissance. Je le supplie de me laisser tranquille. Qu’il me permette de passer définitivement à autre chose ! Ma porte fermée à double tour, je me laisse glisser contre elle. C’est encore trop frais pour oublier, trop frais…
J’inspire longuement avant de rejoindre mon espace cuisine. Cuisiner apaisera mes tourments.

***

J’ai passé mon après-midi au cinéma en compagnie de Marie-Paule mais tout ce que je trouve à faire en rentrant chez moi c’est regarder un film nigérian sur YouTube: « A piece of Flesh ».
Des larmes tracent des sillons sur mes joues au moment où le fils succombe à sa maladie et qu’on l’annonce à la famille. Le sacrifice d’Ifeoma n’a servi à rien !

Mon regard quitte mon écran d’ordinateur, fixe ma porte ; on vient de presser ma sonnette. Un deuxième coup retentit.
Qui a tant envie de me voir ? M’interrogé-je intérieurement en me dirigeant vers la porte.

Mon rythme cardiaque s’accélère quand j’entends : Samuel.

Samuel, l’ami de Dan ?! Que fait-il chez moi ?

– Euh, tu n’acceptes pas de visites imprévues, j’ai l’impression. Désolé, je n’avais pas ton numéro. Enfin, je l’ai demandé à Meg mais je voulais te faire une surprise.

« Karlise, il est toujours derrière la porte ! Ouvre donc ! » M’exclamé-je intérieurement.

Polo – Jean – Tennis c’est ainsi vêtu qu’il se présente à moi. J’ai l’impression d’être propulsé dans un nuage de douceur quand il me dévoile son charmant sourire.
Et son regard est hypnotisant, l’expression fulgurante de ces beautés viriles et brutes qui remportent le suffrage universel…

– Ça fait plaisir de te revoir.
– Plaisir partagé. Entre, fais comme chez toi.

Il prend place sur mon canapé-lit pendant que je sors des rafraîchissements de mon mini-frigo.

– J’aurais fait un cake si tu m’avais informé de ta visite.
– Je tenais à te faire une surprise, tu es contrariée ?
– Absolument pas. Dis-je en souriant aimablement.
– Ton studio est coquet. Affirme-t-il en laissant son regard traîner sur les objets décoratifs de mon coin cuisine, mes luminaires et le sticker trompe l’œil collé sur ma porte d’entrée
– Merci.

Un ange passe. Le silence transporte son odeur prononcée très profonde, une odeur qu’on ne peut oublier tellement elle est intense et magnétique.

– Alors quel bon vent t’amène ? Dis-je pour ne pas me noyer davantage dans son effluve
– Je n’ai toujours pas eu de réponse. Fait-il en clignant de l’œil droit
– Euh… On a eu des questions en suspens à l’anniversaire de Meg et Dan ?

La façon qu’il a d’appuyer son regard sur moi m’embarrasse mais je n’ose lui dire de peur qu’il sache l’effet qu’il a sur moi.

Il avale une poignée de cacahuètes salées avant de dire :
– Non, je parle de l’accusé de réception que tu as reçu il y a un mois.
– L’accu… Non, ce n’est pas toi. Dis-je en ouvrant grand les yeux. Ne me dis pas que…

Il sourit.

– J’aime beaucoup les notes de ton parfum.
– La vie est belle de Lancôme. Attends, ajouté-je en remuant la tête. Ne change pas de sujet. Tu rigoles, n’est-ce pas ? Ce n’est pas toi, Sekongo Tiefigué.
– C’est mon patronyme et mon prénom Senoufo* que Meg ne connaît pas bien entendu.

Un rire soulève ma poitrine. Je suis totalement abasourdie.

– J’ai un tempérament joueur raison pour laquelle j’ai pensé à t’envoyer cette lettre. J’ai utilisé l’adresse d’un ami à Vernon pour brouiller les pistes. Fait-il en souriant
– Ce n’était pas drôle. Réponds-je légèrement énervée. J’ai passé des heures inutiles à réfléchir à qui ça pourrait être, j’ai même soupçonné mes amies de fac.
– Désolé. C’est la faute à mon tempérament joueur. Je ne le referai plus. Suis-je excusé ?
– Oui. Déclaré-je en lui rendant son charmant sourire. Tu es un beau farceur, merci pour la fausse demande de mariage.
– Euh… La demande n’était pas une farce. Je veux vraiment t’épouser.

Mon sourire s’éteint. Il pose son verre de Sprite et me regarde. Je détourne mon regard afin de pouvoir mieux réfléchir aux phrases que je vais énoncer dans les prochaines minutes.

– Comment tu peux vouloir m’épouser, Samuel ? On ne se connaît pas !
– Nous avons le temps pour nous connaître sauf si tu veux qu’on se marie le samedi prochain. Dit-il en me prenant les mains. Est-ce que tu as fixé une année pour ton mariage ?

Je le regarde, interdite. Sait-il de quoi il parle ?

– Ne me regarde pas comme si j’avais bu. Je ne suis pas en train de délirer.

Comme je n’ajoute rien, il met un genou à terre et sort un écrin de sa poche.

– Karlise Tié, veux-tu être l’unique objet de mes pensées, l’épaule sur laquelle je me reposerai quand je serai las des responsabilités qui incombent à l’homme ?

Mes yeux fixent un instant le solitaire qui scintille avant de se poser sur le visage de Samuel.

– Pourquoi moi ?
– Parce qu’il ne peut pas en avoir une autre. Je peux te passer la bague au doigt ?

Ses mots sont un murmure, une caresse. Karlise, il veut t’embobiner, ne chavire pas !

– C’est nécessaire pour que tu remportes le défi, n’est-ce pas ?
– Défi ? Fait-il en écarquillant les yeux. De quoi tu parles ?
– La demande en mariage c’est bien un défi lancé par tes potes, n’est-ce pas ?
– Personne ne m’a poussé à te faire cette demande. Soupire-t-il. Karlise, sans vouloir me vanter, je suis un homme sérieux. Le mariage est une institution que je respecte. J’ai 27 ans, j’ai connu bon nombre de femmes et à aucune d’elle je n’ai proposé de m’épouser parce que je ne me voyais pas passer le reste de mes années de vie avec elles.
– Je vois… Mmh… Tu le fais par bonté alors. Tu sais que je vais bientôt être diplômée, je serai en recherche d’emploi. Tu veux me donner un statut marital qui me permettra de rester en France.
– Oh là là, tu en as de l’imagination. Rit-il. Je le répète : le mariage est une institution que je respecte, ma demande n’est pas calculée.
– C’est impossible que ça vienne de ton cœur. On ne se connaît pas.
– Ok.

Il se lève, range l’écrin dans sa poche, reprend sa place à mes côtés.

– Désolée de te frustrer mais je ne peux pas. Je ne peux pas épouser un homme que je ne connais pas, Samuel.
– Tu as prévu quelque chose ce soir ? Ne fais pas cette tête, je ne vais pas t’emmener de force devant le prêtre.
– Le pasteur. Je suis protestante.
– Ah, je comprends mieux. Ça te dérange de te marier avec un catholique.
– Pas du tout ! J’ignorais que tu étais catholique. Ecoute, je n’accepte pas ta proposition parce que je ne sais pas qui tu es.
– Apprenons à nous connaître alors, passons plus de temps ensemble.
– Samuel, ça devient de l’acharnement. Fais-je lasse
– Non, c’est de la détermination. Tu es la femme qui doit porter mon nom. Affirme-t-il la mine sérieuse
– Tes parents ont une dette envers les miens ou quoi ?

Mon rire est communicatif. Quand nous retrouvons notre sérieux, il m’annonce qu’il a réservé une table pour deux à «Des Ronds dans l’eau», une crêperie péniche à côté de l’île de Versailles.

– Tu m’ouvres les portes de ton dressing ? Je vais choisir ce que tu vas mettre.

Décidément, cet homme ne finira pas de m’étonner.

– Je t’ai entendue… Me lance-t-il l’air amusé.

Zut ! J’ai parlé à haute voix.

– Pourquoi choisir ma tenue? Tu commences vraiment à me faire peur, là ! Je crois que je vais rester chez moi.
– Je rigolais. Je voulais juste voir apparaître encore une fois la stupeur dans tes yeux. Me lance-t-il en souriant. Tu sais que ton visage se déforme quand tu es étonnée ? Tu fais une tête de …
– C’est bon. On peut y aller ? Tu as réservé pour 20h30, non ?

***

Je suis complètement sous le charme quand nous faisons notre entrée dans cette crêperie flottante. Le décor coquet et sobre crée une envie d’évasion, un désir de voguer vers l’inconnu.
Voguer vers l’inconnu… N’est-ce pas ce que je suis en train de faire en ayant décidé de suivre Samuel ?

– Ça te plaît ? Meg et Dan y viennent souvent dîner en amoureux. M’annonce Samuel quand nous prenons place à notre table dressée au fond de la salle

J’opine de la tête, jette un regard aux autres occupants de l’établissement. Un duo se regarde amoureusement, un quatuor discute politique. Un enfant occu…

– Tu préférerais être avec eux plutôt qu’avec moi, j’ai l’impression.
– J’aime ta compagnie. Dis-je en le regardant droit dans les yeux

Une phrase, rien qu’une seule… une barrière, un pont qui cède… une limite entre un avant et un après.

Avant d’entamer le plat de résistance, j’ai de plus amples informations sur son parcours secondaire et supérieur, son poste d’agent immobilier et son désir de bâtir un puissant empire dans l’immobilier quand il rentrera pour de bon en Côte d’Ivoire, ses passions que sont la batterie et le basket-ball.
A la fin de notre copieuse crêpe au caramel et beurre salé, je sais qu’il est le benjamin d’une fratrie de 3 enfants, qu’il aimerait avoir un enfant mais pas avant les 3 premières années de son mariage. Il voudrait que sa lune de miel dure 3 ans.
Il n’a pas été le seul à parler de lui. J’en ai fait de même, lui ai confié ma phobie des chats, mes intérêts professionnels et personnels, mon envie de visiter le Brésil et l’Ethiopie.

Nous avons été volubiles pendant toute la soirée mais silencieux lors de notre marche aux bords de l’Erdre après avoir quitté le restaurant. Silencieux en apparence car je sais que nos pensées s’agitent enfin c’est mon cas.

« Qu’attends-tu de moi ? » C’est la question que je lui pose au moment où nous rejoignons l’habitacle de sa voiture.

– Que tu acceptes d’être ma femme.
– Comment tu peux vouloir épouser une femme juste après votre première rencontre ? Coup de foudre, coup de cœur, coup de tête ? Je veux comprendre, j’ai besoin de comprendre.
– Coup de cœur et d’esprit. Me répond-il en se tournant vers moi. Je t’ai vue et j’ai tout de suite reconnu ma femme comme Adam a reconnu Eve. Ecoute Karlise, je comprends que mon attitude te désarçonne mais crois-moi je n’ai aucune intention fausse envers toi. Prends le temps qu’il faut pour m’étudier, m’analyser et si après tout ça tu es convaincue que je ne suis pas l’homme avec qui tu voudrais passer le reste de ta vie, je respecterai ton choix mais sache que tu feras de moi un célibataire endurci parce que je n’épouserai aucune femme à part toi. La Providence m’en est témoin.

Il a réussi ! Il a touché ma côte sensible. Il a délicatement ouvert les portes de mon cœur et se dirige vers le point stratégique. Il m’est impossible d’ignorer ses mots empreints de finesse.

– Ça marche. Je t’accorde la permission de m’appeler régulièrement et de passer les week-ends à Nantes avec moi.
– Super !
– Avec moi mais pas dans mon lit. Soyons clairs. Ajouté-je sur un ton ferme. Je ne couche pas avant le mariage.
– Ça ne me fera pas fuir, Karlise. Je te veux avec tes convictions, tes valeurs, tes limites.

Il me veut…

Le trajet retour est ponctué d’anecdotes familiales et blagues à deux balles de tout genre. Mon cœur martèle ma poitrine quand il me raccompagne jusqu’à ma porte. Comment nous dirons-nous au revoir ? Bise légère sur la joue ou osera-t-il m’embrasser ?

Aucune de ces alternatives. Il me souhaite une excellente nuit avant de me serrer dans ses bras. Je ferme les yeux pour profiter entièrement de cette étreinte chaleureuse. J’ai envie qu’elle dure, je veux me délecter à outrance de ce plaisir : être dans les bras d’un homme avec une carrure d’athlète.
Une bise sur le front et il me quitte. En me laissant tomber sur mon canapé-lit, je n’ai qu’une envie : être à demain.

L’enthousiasme tombe au bout de quelques minutes, l’inquiétude monte. Pourquoi ce jeune homme veut m’épouser ?

Il n’est pas laid et je ne le suis pas non plus,

Il est issu d’une famille moyenne comme moi,

Je suis brillante mais je ne suis pas la seule femme noire en France à l’être.

Lit-il dans l’avenir ? A-t–il perçu que je deviendrai une référence dans le domaine du droit du travail ? Veut-il s’enorgueillir du fait d’être mon époux ?Je fixe le plafond comme si je peux y déchiffrer les réponses à mes questions.

J’ai le sentiment que sa demande cache quelque chose mais quoi ?
Je lâche un soupir d’effroi. Je crois savoir ce que cache cette subite demande en mariage…

*Senoufo : langue vernaculaire de la Côte d’Ivoire

© Grâce Minlibé – Tous droits réservés
Reproduction interdite sans autorisation de l’auteure

Publié dans Ma poésie

La coupe est pleine

la coupe est pleine

Qu’on ferme les volets et me laisse dormir.

Visiteurs du jour, n’ayez pas cet air abasourdi

Rassurez-vous, je ne couve aucune maladie.

Je n’ai pas un trop-plein d’alcool dans mon foie 

Juste un trop-plein de désillusion dans ma foi

Je ne veux pas m’épancher, laissez-moi dormir !

Éloignez-vous, la coupe est pleine,

J’ai besoin d’une longue accalmie,

Du silence de mes espérances et peines

Du gommage de la liste des souhaits émis.

S’il vous plaît, abandonnez mon intérieur

Continuez votre vie, allez donc à l’extérieur

Ne commettez pas l’erreur de dire que je suis une privilégiée,

Qu’il y a des gens qui vivent pire que moi et sont défavorisés.

Vous ai-je dit que je préfère être amblyope plutôt que non-voyant ?!

Si ça vous enchante, ajoutez-moi à la liste des ingrats et incroyants,

Je ne veux qu’une chose : qu’on éteigne la lumière, me laisse dormir !

Je ne m’éveillerai qu’au moment où le destin voudra bien me faire sourire…

© Grâce Minlibé 25/08/15 _ 01h00

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Se résoudre aux adieux

besson

Louise, Clément… Une relation d’amour, une séparation…

Une séparation décidée par Clément, une souffrance subie par Louise.

Cet homme, elle l’aime passionnément, elle n’arrive pas à se défaire de lui. Elle s’exile et part pour la Havane, un lieu où ils n’étaient jamais allés ensemble, pour être certaine de ne pas y croiser leurs souvenirs mais là encore la nostalgie la rattrape, l’absence de Clément la ronge.

Elle décide de lui écrire, de lui parler parce que le silence est peuplé de souvenirs impossibles à chasser. Elle évoque les instants partagés, la violence de ses sentiments pour lui et l’influence qu’il a eue sur sa vie.

Avec toi, quelle qu’aurait été la manière, je n’aurais pu échapper à la souffrance, à la pureté éclatante de la souffrance.

Son séjour à la Havane n’a pas l’effet escompté, elle n’est pas guérie, elle est encore obsédée par lui alors elle part à New-York puis Venise. Ses villes auront-elles l’effet d’un baume? Parviendront-elles à lui insuffler l’envie de refaire sa vie?

Tous les exils sont illusoires, paraît-il, l’éloignement ne règle rien, et on ne finit jamais très loin du point d’où on était parti.

En Amérique ou en Italie, elle est seule avec le souvenir de Clément, et son absence, et son silence, et l’écriture qui tente de les réduire. D’Amérique ou d’Italie, elle envoie des lettres à Clément parce que sa première lettre est restée sans réponse. Répondra-t-il aux suivantes?

Louise revient à Paris et là, un événement inattendu se produit. Clément décide-t-il de leur accorder une deuxième chance, un amour d’une autre forme fait-il irruption dans sa vie?

Au fur et à mesure qu’on avance dans notre lecture, on a envie de secouer Louise, de lui ordonner de se ressaisir, de lui faire comprendre qu’il y a une vie après un chagrin d’amour. On est offusqué de la voir si faible et puis on se rappelle que nous avons aussi connu cette faiblesse, la soumission à l’amour…

Ce roman parlera à tous ceux qui ont connu un amour passionnel, obsessionnel, une relation où l’être aimé ne se donnait qu’à moitié, un amour qui reste à jamais gravé dans le cœur bien que d’autres amours l’aient succédé.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre

Publié dans Ma poésie

Mon autre

6

Parce qu’on a tous une part de nous qu’on veut cacher, étouffer…

Ce poème révèle l’autre, celle que je pourrais être si je perds mon bon sens…

Je n’en dis pas plus. Plongez dans l’univers de Chimères de verre et découvrez votre autre…

Disponible en format papier et numérique, le recueil de poèmes est en vente sur Amazon.fr

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Grâce Minlibé

Auteure de Chimères de verre

Publié dans Ma poésie

Tout m’échappe

18

Il y a ces moments de la vie où on ne contrôle plus rien, où on a l’impression de subir, où nos convictions deviennent confusion.

On est perdu, l’avenir est brouillé, on ne sait où l’on va ni à quoi s’accrocher pour ne pas glisser.

Découvrez ce poème sans plus attendre.

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J’attends avec hâte vos commentaires.

Grâce Minlibé

Auteure de Chimères de verre