Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Throwback Thursday Livresque 31 – Cycle 2 – Nuances

Attention, les amis ! Le second cycle du Throwback Thursday Livresque fait son entrée !

NOUVEAU CYCLE : COULEURS 
Pour l’interprétation, vous êtes totalement libres à nouveau. Il peut s’agir de la couleur de la couverture, de celle dont le personnage se revêt toujours, d’une couleur qui revient sans cesse dans l’histoire (exemple le rouge de roses… ), la couleur d’un lieu d’action qui ressort… Pas de limites ! J’ajoute les nuances de gris, noir et blanc. À noter que vous pouvez aussi vous baser sur la signification de la couleur pour votre choix. Facile, non ?

On débute ce cycle avec les nuances de gris, noir et blanc. J’ai immédiatement pensé à BIS ?  d’Alex Akah. Les héros sont noirs, le noir domine la photo de couverture.

L’image contient peut-être : une personne ou plus et gros plan

Humiliée, trompée, meurtrie, brisée. C’est ainsi que Paule sort de son mariage. En représailles, elle choisit de fermer son cœur à l’amour et de ne vivre que pour elle. C’est sans compter Charles, un bel homme qui n’a pas froid aux yeux. Charles Traoré est tout ce que Paule abhorre ; beau, trop sûr de lui, franc à l’excès et… Sénégalais musulman par dessus le marché ! Faisant fi de son attirance pour lui, elle le repousse brutalement, préférant un cœur froid mais intact à une relation inter religieuse difficile. Mais Charles n’est pas homme à baisser les bras, il veut Paule-Emmanuelle Kipré et rien ni personne ne l’empêchera de l’avoir, surtout pas elle !

Ce roman s’inscrit dans la « Chick lit « , le ton de narration est désinvolte, habillé d’effets comiques. L’atmosphère familiale et amicale règne dans le roman.
Jusqu’aux 70 premières pages, j’avais l’impression de lire un journal d’infos, n’eut été la touche d’humour de Paule-Emmanuelle, j’aurais décroché. C’était un peu linéaire pour moi.
Heureusement l’auteur a pressenti ma pensée, la suite de l’histoire a été beaucoup plus dense. L’histoire d’amour en elle-même est banale, deux êtres qui se rencontrent, s’apprivoisent, s’aiment, des éléments perturbateurs qui mettent des freins à cette histoire, on en rencontre dans toutes les histoires d’amour.
Alex Akah apporte une touche de singularité en misant sur sa facilité à apporter une touche de comédie, à créer une atmosphère familiale et bon enfant.
« Bis ?  » offre une lecture légère, sans prise de tête et vous savez quoi ? 

Il ne faut pas craindre un « bis » lorsqu’on entre dans une nouvelle relation et que la précédente a capoté.

 

Quel livre auriez-vous choisi ?

Rendez-vous la semaine prochaine pour les couleurs chaudes. 🙂

 

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Publié dans Histoires

Je t’avais choisie entre plusieurs

Image associée

Tu es au coin et tu boudes.

Tu boudes parce que je t’ai délaissée. J’ai laissé un autre regard que le mien se poser sur toi, te désirer, te posséder. Je n’ai posé aucune objection à ce qu’il te prenne. Je n’ai pas hésité à ce qu’il t’emporte loin de moi, je n’ai été ni jaloux, ni possessif. Je t’ai laissé partir avec lui.

Et pourtant, plusieurs heures plus tôt, je t’avais choisie entre plusieurs. Sourire aux lèvres, ta propriétaire m’avait affirmé que tu étais sa préférée. Elle m’avait donné avec fierté les avantages dont je bénéficierais si je te prenais : tu m’aiderais à lutter contre la fatigue et le froid, comblerais mes besoins quotidiens. Elle m’avait assuré que tu participerais à mon équilibre, que je retrouverais avec toi mon dynamisme.  

Ma curiosité attisée, j’avais tourné mon regard vers toi. Blonde, tu brillais de mille feux. Tu étais si pulpeuse, ma tendre, tu excitais mes papilles. En contemplant ta robe, je n’avais qu’une envie : te l’enlever à toute hâte, goûter ton exquise peau. 

Je n’avais pas négocié ton prix d’achat. Pour moi, tu méritais amplement le prix que m’avait annoncé ta propriétaire. Il traduisait parfaitement ta valeur.

J’avais promis t’honorer comme tu le méritais et ton silence n’était pas synonyme de refus. J’avais imaginé mille façons de te goûter, hélas mes occupations ne me donnèrent pas l’occasion de mettre mes projets gourmands à exécution. Mon téléphone n’arrêta pas de sonner sur le chemin qui me menait à mon lieu de travail. Les tâches à accomplir au bureau s’étaient enchaînés, ne me laissant aucun répit. 

Mes préoccupations professionnelles ont diminué mon envie pour toi, elles t’ont chassée de ma mémoire. Je t’ai oubliée au point de te donner à un autre. Pardonne-moi. J’avais vu dans son regard qu’il t’apprécierait à ta juste valeur, qu’il tirerait le meilleur de toi. Ne m’en veux pas, je t’ai donné à un gourmand digne de ce nom. 

N’aie pas peur, ma douce orange. Il t’honorera avec délicatesse. Je ne serai pour toi qu’un lointain souvenir…

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 What do you expect ? 😀

Vous pensiez qu’il s’agissait d’une femme, d’une voiture ? 

L’idée de ce texte m’est venue en cherchant le sujet d’un article pour ma collaboration BYNF . J’espère qu’il vous a plu.  🙂

© Grâce Minlibé

GM signature

Publié dans Ma poésie

Où était passée la femme soumise ?

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Du rouge dans sa vie

Elle avait du rouge carmin aux lèvres
Du rouge alizarine au bout des doigts
Sur ses paupières brillait un rouge cramoisi
Elle n’était plus celle qui délaissait son apparence…

Ses talons aiguille étaient d’un rouge sang
Était-ce celui qui coulait dans ses veines
Ou celui de cet homme qui gisait à côté d’elle?
Elle l’ignorait, elle était une autre…

Qu’était-elle devenue ? Qui l’avait poussée jusqu’ici ?
Où était passée la femme soumise
Qui faisait du silence sa vertu ?
Qui disait en boucle: l’amour supporte tout ?
Où était passée la femme d’intérieur
Pour qui le couteau ne servait qu’à cuisiner ?
Elle l’ignorait, elle était une autre à présent…

D’où venait cette femme qui venait de mener
Un mauvais combat, celui d’être bourreau et non victime
Qui était cette femme désespérée, au bout du rouleau
Qui avait allumé le feu de l’interdit,
Avait choisi d’honorer la loi du talion ?

D’où venait cette femme haissant les hommes violents
Et déterminée à donner des coups au lieu d’en prendre ?
Qui était cette femme qui avait décidé de se rendre justice ?
Elle l’ignorait, elle était déjà partie…

© Grâce Minlibé 08/02/2015 _ 17h08

 

Vous avez apprécié ce poème ? Vous aimerez sûrement Chimères de verre. Sa version numérique vaut financièrement 1,99 euros mais la valeur sentimentale vaut bien plus. 

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Histoires

Que l’orange perdure #BYNF Challenge

Orange is the new black

Ce mois, la sympathique communauté des bloggeuses/youtubeuses noires francophones a choisi comme thème  pour le  BYN French Challenge : « Orange is the New black ». 

Fidèle à moi-même, j’ai décidé de participer en vous proposant un texte. Bonne lecture.

 

Mon doux Michaël,

Tu t’es certainement demandé pourquoi Alessa t’a remis ce bout de papier avec cette mine triste. N’aie surtout pas peur, n’imagine aucune scène dramatique. Je ne vais ni t’annoncer une mauvaise nouvelle ni annuler notre mariage. 

« Quand on aime quelqu’un, on a toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire jusqu’à la fin des temps. »*

Aujourd’hui sera le début d’une nouvelle vie pour nous. Une vie dont on ne maîtrise pas tous les contours. Comme un bébé faisant son entrée dans le monde, tel nous sommes.

Il nous faudra apprendre le langage de la vie à deux, il nous faudra penser à deux ; aller dans la même direction, souvent prendre des chemins différents sans jamais nous éloigner l’un de l’autre. 

Phileo et Eros devront être un parfait duo, alterner leur lead. Quel beau challenge à réaliser n’est-ce pas ? 

Il y a 3 mois tu m’as demandé quelle couleur je préférais pour l’unique mariage de notre vie et je t’ai répondu sans détour : l’orange.

Te rappelles-tu de l’audace dont tu as fait oeuvre pour m’approcher moi, la fille inaccessible et totalement épanouie dans mon célibat ? C’était l’orange

Te rappelles-tu de l’intelligence avec laquelle tu as fait voler en éclats les fenêtres de ma méfiance ? C’était l’orange

Te rappelles-tu  comment tu m’éblouissais à chacune de nos rencontres ? C’était l’orange

J’ai choisi l’orange parce que je voudrais qu’elle soit la couleur de nos années de mariage, je voudrais que nos années de couple s’habillent de cette couleur chaude.

Je ne veux pas qu’on ait des nuits froides, des discussions froides. Je voudrais qu’on garde intact la flamme. Je suis consciente que tout ne sera pas comme au premier jour parce que nous sommes des êtres amenés à évoluer mais je ne voudrais pas que notre flamme vacille.

Te souviens-tu de cette chanson, celle qui a été le témoin de ton entrée officielle dans mon cœur ? Je la chante pour toi. 

« Honey, you get me, you get me
Like a beautiful song
You’ve heard a million times
Like that rainbow’s end
That you can never find

It’s hard to ignore
Undeniable too
This feeling inside
When I look at you

You get me, you get me »

Je t’aime mon Mike. Jusqu’à mon dernier souffle, je dirai et t’écrirai :

Je t’aime, tu es mon ange,

Je te désire, mon orange.

Hâte d’avancer vers l’autel et de dire oui à une vie meilleure avec toi. 

Signé Bénédicte,

Ta fleur d’orange. 

 

© Grâce Minlibé

 

*Citation de Christian Bobin 

 

Découvrez les participations des autres membres de la communauté en cliquant sur les différents liens :

Nuellasource – AfrolifedeChacha Black in styleDi hair BoxMlle Paker

Publié dans Histoires

Couleurs automnales – #BYNFRENCHCHALLENGE

pour byn

Ce mois, la sympathique communauté des bloggeuses/youtubeuses noires francophones a choisi comme thème  pour le  BYN French Challenge : « Couleurs automnales». 

J’ai eu peu de temps pour me préparer et ma muse partait dans tous les sens.

Après mille et une interpellations, elle s’est enfin canalisée et a choisi UNE voie. J’espère que c’était la bonne. 😀

 

Elle s’appelait Harmonie

 

2 et 2 ne font pas 4

2 et 2 font 22

22 secondes, 22 jours …

22 janvier ? 22 février ? 22 mars ? Aucune de ces dates n’a autant de valeur que le 22 septembre, le début de la fin, le plaisir de la souffrance…

 

 

En entrant dans ce magasin en début d’après-midi pour fuir la pluie diluvienne qui s’abattait sur la ville, jamais je n’aurais cru frôler mon double, découvrir mon autre.

Devant nos penderies respectives, nous avions opté de porter ce jour-là les mêmes couleurs : un haut rouge marsala et un pantalon bleu foncé. Notre stupéfaction, ton doux rire mêlé au mien si saccadé, nos sourires et numéros échangés, tout me revient en mémoire. Les souvenirs sont permanents et quand je refuse de leur ouvrir la porte, ils s’évertuent à entrer par la fenêtre.

 

Nous avions les même attitudes automnales : nous prenions un café chez Starbucks, toi à la gare du Nord, moi à la gare de l’Est.

Notre pause déjeuner s’effectuait dans les parcs pour profiter de cette nature qui laisse tomber sa robe classique verte pour une robe moulante rouge et jaune.

 

Nous étions sur la même longueur d’ondes. Nos tenues vestimentaires étaient en harmonie :

 

Le lundi, nos tenues se teintaient de gris souris lumineux

 

Le mardi de vert kaki

 

Le mercredi de jaune moutarde

 

Le jeudi de rouge marsala et bleu foncé

 

Le vendredi du chic rouge vif

 

Le samedi  de vert d’eau

 

Le dimanche de gris foncé  parce qu’à notre entendement le dimanche n’était que l’ombre du lundi.

 

Nous étions sur la même longueur d’ondes : nous projetions de faire un  doctorat dans l’une des prestigieuses écoles américaines, désirions découvrir l’Afrique Australe, avoir notre seul et unique enfant à 33 ans.

 

Tant de goûts similaires auraient effrayé le commun des mortels mais moi, cela m’enchantait. Je n’étais plus seule, j’avais trouvé mon autre.

Octobre est passé et dans mes yeux a disparu le regard d’amie que je posais sur toi. Tu étais devenue la sœur jumelle que je désirais, qui ne m’avait jamais été donnée par la providence.

L’automne apportait la monotonie aux autres habitants de Paris, à nous, elle apportait de la vivacité, de l’énergie. Je n’avais pas besoin de faire le plein de magnésium, de calcium et de vitamine C, tu étais là…

Notre harmonie était si puissante, si intense !

Nous étions la matinée et l’après-midi, pile et face d’une pièce de monnaie , nous étions UN

A peine, une pensée formulée à ton égard que tu m’appelais. Je partageais tes migraines, mes règles étaient devenues douloureuses. J’étais toi… jusqu’à ce mardi où tu es arrivée avec ce manteau orange tangerine.

J’avais respecté notre code couleur et je me trouvais ridicule. Tu étais assise à ma droite mais j’avais l’impression d’être à ta gauche, d’être différente, d’être une autre personne. Quand je t’avais demandé la raison de ce changement de code couleur, tu m’avais dit que tu avais besoin de fuir la routine, de changer tes habitudes. Ton regard doux et triste me disait bien que j’en faisais partie.

Nos rencontres se sont espacées dans le temps, la durée de nos appels s’est rétrécie. La lumière de nos échanges a faibli, notre relation a pris froid.

Tu avais décidé de faire un MBA en Afrique du Sud, fini notre projet de doctorat.

Tu avais décidé de faire un enfant maintenant, fini le projet de donner mon prénom à ta fille.

Tu avais trouvé ton autre, ton semblable. L’énergie que tu me donnais, tu la fournissais maintenant à celui que je ne serais jamais : un homme…

 

© Grâce Minlibé

 

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