Publié dans Périple

Dubaï ou comment tomber amoureuse de l’Arabie

Cette année, je rêvais d’un Girls Trip au Cap-Vert. Les prix des billets d’avion nous ont découragées et Dubaï a commencé à danser sous nos yeux. Une ville qui figurait dans mes projets de voyage mais dans un ou deux ans. Le changement de décennie d’une amie a avancé ce voyage.

Pendant cinq mois, nous avons pensé, organisé, rêvé ce voyage. Nous y sommes allées en Août.

Durant une semaine, nous avons été éblouies par la splendeur de la ville. Dubaï est un gros coup de cœur. J’ai vécu un rêve éveillé.

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J’ai un pincement au cœur en écrivant cet article. Je revois photos et vidéos avec nostalgie. J’avoue, à Dubaï, j’aimerais être en ce moment. 

Visiter Dubaï devrait être l’un de vos souhaits à accomplir avant d’expirer votre dernier souffle, les amis. 

Voici les 10 commandements qu’il vous faudra respecter lorsque vous y serez.

 

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1. Ton voyage, tu organiseras à l’avance

Le temps passe très vite à Dubaï et il faut l’optimiser. Il est préférable de réserver vos activités à l’avance pour profiter des remises et avoir le temps de tout faire. 

Dubaï est aussi une ville où l’argent a envie d’être dépensé à chaque seconde. Il est impératif d’avoir un budget avant d’y aller. 

Apprenez également les basiques en anglais avant d’aller à Dubaï. 

 

  • L’expérience Emirates

Nous avons acheté nos billets trois mois à l’avance avec Emirates et avons bénéficié d’un bon prix : 400 mille francs CFA.

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Les vols ont été à l’heure au départ et arrivée d’Abidjan.

Le vol Abidjan-Dubaï dure près de 10 heures avec une escale d’une heure à Accra. C’est long mais il y a films, jeux et musique et les sièges sont confortables pour dormir ! 

J’ai découvert grâce à Emirates le dernier album de Dadju 

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Et celui de Zahara

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J’ai regardé Sans un bruit qui ne m’a pas totalement convaincue 

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  • L’expérience Emirates Holidays

Nous étions tellement surprises du prix du billet (Sur le site d’Emirates, le billet A/R devait nous coûter 577 mille francs CFA) qu’on a décidé de réserver l’hôtel et nos activités touristiques avec Emirates Holidays. 

Nous avions modifié quelques activités et avant de partir nous n’avions pas la dernière version. Ça nous a un peu perturbées durant les premiers jours mais tout est rentré dans l’ordre après. La hotline d’Emirates Holidays à Dubaï a été très réactive.

N’oubliez donc pas de demander la dernière version de votre réservation avant de voyager !

 

Emirates Holidays nous a fait un package Dubaï City Tour, Dhow Cruise et Safari dans le désert. Ils ont également acheté nos billets pour le Burj Khalifa et le Dolphin Bay. Cela nous a coûté environ 500 mille francs CFA (environ 760 euros), le retour à l’aéroport en voiture privée et 6 nuitées à l’hôtel ROVE CITY CENTRE y compris.

J’ai énormément apprécié ma semaine dans cet hôtel cosy. Il dispose d’une piscine, salle de gym et de jeux. Il n’est pas dans le centre de la ville mais il y a des navettes gratuites pour aller à Dubaï Mall et à la plage. Il y a également une station de métro à moins de 5 minutes de l’hôtel.

 

 

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  • Le budget

Ma compagne de voyage est une pro de l’organisation. Nos activités touristiques ont été planifiées via Excel, le budget également. Nous n’avions pas une idée approximative des prix alors nous avons pris une petite marge de sécurité.

A l’aéroport, elle m’a remis un classeur avec des enveloppes pour nos différents budgets (restaurant, transport, loisir, shopping), elle avait même imprimé mon visa électronique !

Je vous conseillerai de télécharger un convertisseur de devises sur votre smartphone. Cela vous évitera de faire des folies. 

Voici notre budget réel pour notre semaine de rêve 

  • Transport (taxi et métro) : 260 Dirhams AED ≅ 40 mille francs CFA
  • Restauration (fast food et restaurant) : 209 Dirhams AED ≅ 32 mille francs CFA
  • Shopping : 3000 Dirhams AED ≅ 460 mille francs CFA
  • Divers : 500 Dirhams AED ≅ 77 mille francs CFA

 

2. Un tour de la ville, tu feras

Visiter les quartiers riches, les maisons royales, apercevoir les grands hôtels, contempler les immeubles aux architectures époustouflantes.

 

 

Nous avons rejoint le groupe à la mosquée de Jumeirah.  

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Nous avons ensuite visité musée d’histoire et galerie d’art où nous avons appris un peu plus sur les vêtements des hommes (le Kandura que je trouve sexy) et des femmes (l’abbaya).

Kandura Dubaï

Nous avons aussi pu faire quelques emplettes. Je suis totally in love du parfum acheté à la galerie : Golden Girl. Nous avons bénéficié d’une remise d’environ 60%.

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Nous avons fait un tour à la plage de Jumeirah Beach où nous avons pu découvrir le Burj Al Arab et ensuite cap sur Palm Island, Dubaï Mall. 

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Burj Al Arab

 

3. Un dîner croisière tu testeras

Dîner sur l’eau, je découvre Dubaï by night. Il y a un buffet à volonté. Nous avons eu droit à un superbe spectacle traditionnel durant la croisière.

J’en ai profité pour faire mon premier tatouage au henné. Il m’a coûté 25 dirhams AED.

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4. Au Burj Khalifa, tu te rendras

C’est un incontournable. C’est quand même la plus grande tour du monde ! N’oubliez surtout pas de réserver à l’avance pour cette expérience unique. Choisissez d’aller jusqu’au 124e étage ou jusqu’au 148e étage !

 

 

 

 

5. Aux Mall et City Centre, ton shopping tu feras

Aller à Dubaï sans passer par Dubaï Mall c’est comme aller à Paris sans aller sur les Champs Elysées. Ce Mall est immense ! Vous pourrez trouver des enseignes comme H&M, Bershka, New Look et les marques de luxe.

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A Dubaï Mall, visitez l’aquarium

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et assistez au spectacle de la fontaine à partir de 18h 30. L’eau qui danse c’est magique ! 😀

 

 

Le Mall of The Emirates est également à faire.

Mall of the Emirates

Si vous avez un petit budget shopping, les City Centre sont faits pour vous. Vous y ferez de bonnes affaires. 

Le Meena Bazaar est également à faire pour l’achat des boubous à moindre coût. Il est situé à une quinzaine de minutes à pied de la station de métro Al Ghubaiba. A cette station, il y a également un City Centre.

 

 

6. Un Safari dans le désert

Etre à Dubaï sans découvrir le désert ? Impensable ! Il est impératif de faire le safari en 4×4. La conduite sur les dunes ressemble à un tour de manège.

Au camp, nous avons eu droit au buffet à volonté, l’essayage des tenues (l’abbaya pour les femmes), un tour à dos de chameau, un spectacle de la danse du ventre, du feu et une danse traditionnelle que font les hommes.

Soleil dans le désertSafari Desertdav

 

J’en ai profité pour faire un 2ème tatouage au henné qui m’a coûté 20 Dirhams AED.

henna painting in the desert

 

7. Au Kiza, tu te régaleras

Si l’Afrique vous manque lors de votre séjour à Dubaï ou si vous désirez manger et danser à l’Africaine, le KIZA est fait pour vous. Ce restaurant africain a été un véritable coup de cœur pour moi. J’ai apprécié l’ambiance et le repas. Nous avons eu droit à trois consommations gratuites.

Dîner restaurant KIZAnfd

 

8. Avec les dauphins, tu joueras

Rendez vous à Atlantis The Palm et inscrivez-vous pour le Dolphin Encounter ou Dolphin Aventure. Le Dolphin Adventure est en eau profonde (3 mètres). Avec mon amie, nous avons opté pour le Dolphin Encounter.

Nous avons passé des minutes uniques avec Central. C’était ma première fois de voir un dauphin si près et j’avoue que j’ai été émue. 🙂

 

 

 

 

Un photographe professionnel capture vos moments avec les dauphins. Une photo coûte 115 Dirhams AED 18 mille francs CFA. 

 

9. A la plage, tu te relaxeras

Nous avons passé deux heures à la plage de Jumeirah. Détente assurée ! L’eau est calme comparée à celle d’Abidjan. 

Jumeirah Beach Dubaï

N’oubliez pas la crème solaire à la plage et à chaque fois que vous sortez même si vous êtes noir. Le soleil à Dubaï en août, c’est du haut niveau.

 

10. A la Grande Mosquée tu t’émerveilleras

Dernière étape de notre circuit touristique : Abu Dhabi ! La capitale économique des Emirats Arabes Unis est à deux heures en bus de Dubaï. Le ticket aller-retour a coûté 60 Dirhams AED.

A la gare de bus, vous devez prendre un taxi qui vous emmènera à la grande mosquée « Sheikh Zayed»L’aller-retour en taxi vous coûtera environ 74 Dirhams AED. C’est un incontournable à visiter, les amis. Elle est raffinée, d’une pureté éclatante. Elle ressemble à un palais des mille et une nuits. Elle donne envie de prier, je vous assure !

C’est un lieu de prière, il est préférable d’être habillée décemment même s’il fait hyper chaud en août. Il y a des abbayas disponibles à la mosquée.

 

 

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Maintenant que vous avez vos 10 commandements en poche, et si je vous montrais le portrait chinois de cette belle ville ?

 

Si Dubaï était…

Une couleur ?

Le blanc pour la luminosité et la splendeur de la ville.

 

Un mot ?

Démesure ou grandeur ? J’hésite.

 

Une devise

Impossible n’est pas Emirati.

Burj Khalifa

 

 Une chanson ?

 

 

Une chanson découverte lors du Safari. Dubaï est une ville multiculturelle, une ville qui donne envie de bouger, s’amuser.

 

Un signe de ponctuation ?

Image associée

Il y a tant de raisons de s’exclamer à Dubaï ! Les immeubles aux hauteurs impressionnantes, le sentiment de sécurité, les monuments.

 

Un prix littéraire ?

Le Prix Nobel pour son prestige. 

 

Une planète ?

La planète Dubaï ! Cette ville est un univers à part entière !

 

Un des 7 péchés capitaux ?

L’orgueil. Dubaï est fière de ses immeubles, son histoire, son organisation et elle a bien raison. 😛

 

Un des cinq sens ?

Le goût. Un goût exquis.

 

Une pièce de la maison ?

Un salon VIP.  

 

Un moyen de transport ?

J’ai envie de mettre à l’honneur le métro de Dubaï. Il y a des règles strictes à observer. On ne mange pas de chewing-gum, on ne mange ni ne boit dans le métro. Résultat : on a l’impression qu’il est toujours neuf. Il y a une rame de métro dédiée aux femmes. Je trouve ça génial. 

métro à Dubaï

 

Un parfum ?

parfum masculin pour séduire

Chrome Pure.  Oriental – douceur – addictif.

Un épice ?

Le safran. Épice aux arômes enveloppants, délicats, très parfumés.

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Vous avez aimé l’escapade ?

Je prépare déjà mes prochaines vacances. Où faut-il que j’aille absolument selon vous ?

 

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Publié dans Revue cinéma

Girls Trip ou l’hommage à nos folles années, nos folles copines

Bientôt mon retour au boulot après 3 belles semaines de détente. Pour me donner de la pêche et dormir avec le sourire, je décide de regarder Girls Trip. 

 

 

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Copyright Allociné

Ryan Pierce (Regina Hall), auteure à succès de livres de développement personnel, invite ses trois meilleures amies de l’université – Dina (Tiffany Haddish), Lisa (Jada Pinkett Smith) et Sasha (Queen Latifah), – qu’elle n’a pas revues depuis plusieurs années, au festival Essence, organisé tous les ans à la Nouvelle-Orléans pour célébrer la diversité et la créativité afro-américaines. Alliances et discordes sont réactivées, le côté sauvage de chacune se réveille et la solidarité féminine est ressuscitée, le tout sous un flot d’alcool, de musique, de soirées, de grabuge et de flirts à en faire pâlir la ville de tous les vices.

 

l'Afrique écrit

 

J’ai adoré ce film pour plusieurs raisons :

 

  1. La mise en avant de la culture afro-américaine

A travers le festival Essence, la culture musicale afro-américaine, la beauté noire ont été mises en valeur.

 

2. L’humour est au rendez-vous

J’ai ri et qu’est-ce que ça fait du bien ! Il y a des scènes tellement comiques.

Mise en garde : l’humour est parfois cru.

Dina est une sauvage ! C’est une fêtarde insouciante au caractère bien trempé. Elle est vulgaire, son comportement est grossier mais on ne peut ne pas l’apprécier. Elle est toujours présente pour ses amies et leur rappelle toujours de mettre un peu de folie dans leur vie. 

 

2. J’ai eu la nostalgie de mes années estudiantines

Ce film m’a replongée dans mes années passées au Maroc, en France avec mes amis. A travers le « Flossy Posse » j’ai revu nos soirées, « nos dégamages », nos instants de commérage, nos douces folies. On avait hâte de travailler pour pouvoir avoir de l’argent mais aujourd’hui je peux affirmer que c’est l’une des meilleures saisons de la vie. Toi qui me lis, si tu es encore étudiant, profite bien.

 

3.  J’accorde une grande importance aux thématiques abordées

Girls Trip c’est la célébration de l’amitié. Une amitié avec des désaccords, des embrouilles, des mots blessants mais une amitié joyeuse, sincère, solide, fidèle qui traverse le temps. A travers le « Flossy Posse », j’ai vu ma bande de copines, les BADS. J’espère que le ciel nous permettra d’être aussi soudées dans 20 ans.

J’ai adoré les mots de Ryan à la fin du film :

Chaque bande d’amis vit un jour une expérience tellement forte que chaque membre la portera en elle jusqu’à la fin de sa vie. J’ignore ce que l’avenir nous réserve, de l’amour ou du chagrin, de la joie ou de la tristesse, la seule chose dont je suis certaine c’est que mes copines seront là. Peu importe qui se glissera dans le tableau, mes copines seront toujours ma toile de fond. Elles me permettent d’être moi-même. Nous serons nous-mêmes, affectueuses, rieuses, précieuses, merveilleuses, nous quoi !

 

Il est également question de l’honnêteté dans cette comédie. Honnêteté envers les autres, honnêteté envers soi-même.

Les coachs de vie sont-ils honnêtes ? Ils nous vendent des formules de bonheur qu’ils n’appliquent pas souvent eux-mêmes. 

Quant on parle d’honnêteté, l’authenticité n’est jamais bien loin.

A quoi ça sert de paraître ? De montrer aux autres une vie qui n’est pas réellement la nôtre ? Girls Trip souligne l’importance d’être soi-même.

 

Ce film est à voir avec ses meilleures copines, ceux qu’on aime. 

 

 

 

Bon dimanche les amis !

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Coup de cœur pour Rebecca de Daphné du Maurier

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Rebecca est comme un endroit où tous ceux qui en sortent sont ravis. Ils le recommandent. J’hésite, finis par entrer et là…

C’est le coup de cœur pour la plume de l’auteure. Les descriptions sont précises, abouties, animées, vivantes. J’ai apprécié l’usage récurrent du parallélisme.

Il avait la voix des docteurs de maison de santé quand les parents du malade viennent demander des nouvelles.

Le style est soutenu, il m’enchante. Il questionne ma plume, lui exige encore plus de rigueur.

 

L’intrigue emprunte le même chemin d’enchantement. La narratrice est une jeune demoiselle de compagnie de 21 ans. Elle ne donne pas son nom. Anonyme, elle n’a aucune famille. Elle manque cruellement de confiance en elle, un manque exacerbé par son mariage avec Maxim de Winter, un veuf de 42 ans qui selon les bruits qui courent est encore très affecté par la perte de sa femme. Rebecca était une belle et magnifique femme, aimée et admirée de tous. C’était une bonne vivante. Une femme qui avait marqué l’existence de ceux qui vivaient encore.

A Manderley, tout le monde est encore très affecté par la mort de Rebecca, la première Mme de Winter. Elle est irremplaçable selon Mrs danvers, la gouvernante. Le lecteur s’éprend de Rebecca. On regrette de ne pas l’avoir connue, côtoyée.

Notre héroïne a par conséquent du mal à trouver sa place. Timide, inexpérimentée, elle vit dans l’ombre de Rebecca. Elle est hantée par la personnalité ensoleillée de Rebecca.

Se souciant beaucoup de ce que pensent les autres, refusant de s’affirmer, perturber l’ordre préétabli par Rebecca, elle se fond dans le moule. Elle aime désespérément Maxim mais elle sent qu’il ne l’aime pas. Elle est persuadée qu’elle ne pourra pas lui donner un bonheur plus grand que celui qu’il a vécu avec Rebecca.

 

Je suis contente qu’on ne puisse l’avoir deux fois, la fièvre du premier amour. Car c’est une maladie et c’est un fardeau, quoi qu’en puissent dire les poètes.

 

 

Ce que j’avais cru de l’amour pour moi, n’était pas de l’amour.  Il était un homme, j’étais sa femme, et j’étais jeune, et il était seul, voilà tout. Il ne m’appartenait pas du tout, il appartenait à Rebecca.

Elle est prête à jeter l’éponge lorsqu’un secret vient changer la donne. Une grosse surprise à laquelle je ne m’attendais pas. Je vois alors l’histoire autrement. Mon attrait pour Maxim et notre héroïne s’accroît. Leur amour devient une urgence.

Et si Rebecca n’était pas celle qu’on croyait être ?

Les rebondissements s’enchaînent.

 

J’avoue, j’ai eu peur.

J’avoue, j’ai prié pour qu’un meurtre ne soit pas élucidé.

Sans vous en dévoiler davantage, Rebecca est un excellent roman psychologique.

Rebecca est un must-read. J’ai adoré ma lecture, surtout le dénouement. Je vous le recommande avec une vive énergie.

 

Lien d’achat : ICI

 

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Publié dans Panaché

Top Ten Tuesday 8 : les 10 critères qui font qu’un roman est un coup de cœur

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C’est l’heure du Top Ten Tuesday !
Le thème de cette semaine (Les 10 livres futuristes que vous aimeriez lire ou que vous avez lus)  ne m’inspirant pas trop, j’ai décidé de reprendre le TTT du
 8 septembre 2015

 

Les 10 critères qui font qu’un roman est un coup de cœur
 
J’ai observé les livres qui sont mes coups de cœur et j’en ai ressorti les critères suivants :
L’originalité : le livre doit être original dans sa forme comme Photo de groupe au bord du fleuve qui présente une narration à la deuxième personne du singulier.
Photo de groupe au bord du fleuve
Une source d’inspiration : ce livre doit m’inspirer, me donner envie d’écrire, de créer tout simplement. Ce fut le cas de On ne badine pas avec l’amour qui a été une source d’inspiration pour mes écrits datant de 2013. 
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L’enchantement : la plume de l’auteur doit m’émerveiller. J’aime les écritures soignées, les auteurs qui savent agencer les mots, les font chanter et construisent des phrases percutantes. Ce fut le cas avec Mémoire d’une tombe.
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Les thèmes : les thèmes abordés sont des thèmes auxquels je m’intéresse particulièrement : spiritualité, développement personnel, célibat, racisme, féminisme, amour impossible, situation sociale en Afrique, fatalité, etc…
Comment ne pas citer Ce que le jour doit à la nuit ?
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L’intrigue : elle n’est pas linéaire, plutôt bien ficelée. C’est ce qui s’est passé avec ça va être ta fête !
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Les rebondissements et effets de surprise : Les actions s’enchaînent. Le récit est plein de rebondissements et de surprise. C’est ce qui s’est passé avec Purgatoire des Innocents.
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Il me rend accro : Le récit est captivant au point de me rendre accro : je dois avoir du mal à arrêter ma lecture même pour une minute. Ça a été le cas avec Lagos Lady
Lagos lady par Adenle
Florilège d’émotions : peur, amour, tristesse, joie, colère. Les sentiments doivent me submerger. C’est ce qui s’est passé avec Lettres à son frère Théo
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Les personnages : Ils sont attachants, me donnent l’impression d’être de réelles personnes, des personnes que je côtoierai  dans la vraie vie avec joie. Ce fut le cas avec Onze minutes.
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Une séparation difficile : j’ai un pincement au cœur quand j’arrive à la fin ou je ressens un grand vide. Je prolonge l’instant en allant relire mes passages préférés. Ce fut le cas avec La fille de papier.
La fille de papier par Musso
Les critères en rouge sont les critères qui prédominent. Si l’un de ces critères manquent à l’appel, le livre est presqu’un coup de cœur. 😀
Et vous, vous avez des critères pour déterminer un coup de cœur ou ça marche au feeling ?
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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Les pêcheurs de Chigozie Obioma, triste histoire

Couverture Les pêcheurs

 

Un jour de janvier 1996, dans un village du Nigeria, quatre frères profitent de l’absence de leur père pour pêcher au bord du fleuve interdit Omi-Ala.
Le sorcier Abulu, qui les a vus, lance sur eux une terrible malédiction : l’aîné, Ikenna, mourra assassiné par l’un de ses frères.
La prophétie bouleverse les esprits, et hante la famille jusqu’au dénouement tragique.
Avec cet admirable récit dans lequel le tempo du conte africain accompagne la peinture du monde contemporain, Chigozie Obioma invente une forme nouvelle d’écriture romanesque.

l'Afrique écrit

 

Quand le pilier de notre fratrie s’écroule, tout s’écroule avec lui…

Ikenna, Boja, Obembe, Benjamin… Ce n’étaient que des enfants. L’aîné n’avait pas encore seize ans. Ils ne méritaient pas d’être autant acculés, emprisonnés par la fatalité.

Il y a des rencontres qui ne doivent jamais se faire, on n’en sort pas sain et sauf, des personnes qui ne doivent jamais croiser notre chemin au risque d’être engloutis dans leur chaos. 

Il y a des mots qui détruisent et ces mots-là jamais ne doivent être dits, jamais ne doivent être répétés parce qu’il est difficile de les négliger, oublier. 

Pourquoi as-tu répété ces mots, Obembe ? Pourquoi y as-tu cru, Ikenna ? Pourquoi ?

Telles sont les questions que j’ai posées aux personnages de cette fiction qui pour moi étaient plus que des personnages de papier. Leurs sentiments n’ont pas été inventés, ils sont si réels : le désespoir, l’effroi, la haine se ressentent avec une telle intensité. 

 

Quand un malheur nous tombe dessus, on le subit. Quand un malheur nous est annoncé, doit-on le préparer ? 

J’ai vu dans ce livre le pouvoir des superstitions et des croyances. J’ai vu comment elles peuvent soulager (prières de la mère, l’environnement de l’église) et comment elles peuvent détruire (prophétie d’Abulu).

J’ai assisté impuissante à leurs malheurs. J’ai cherché en vain des alternatives pour que ça s’arrête mais je n’étais pas le destin, cette force supérieure. L’Homme n’est pas l’infini, il est limité, il y a des choses qui lui échappent, je l’ai davantage compris en lisant ce roman. 

 

L’ambivalence a été l’une de mes compagnes pendant ce temps de lecture. J’en ai voulu au père qui n’a pas écouté à temps les signaux que lui envoyaient son épouse par rapport aux enfants mais je l’ai admiré pour sa maîtrise de soi, son courage, son espérance de jours meilleurs. Cet homme a voulu un avenir meilleur pour ses fils et il a fait le nécessaire pour que cela arrive. 

J’en ai voulu à Ikenna, Boja, Obembe mais des enfants en proie à l’effroi pouvaient-ils gérer autrement les circonstances ?

J’ai détesté Abulu mais cet homme était-il réellement lui-même ?

J’ai eu mal au cœur pour cette mère déstabilisée parce qu’elle n’arrive pas à éviter les maux qui menacent ses enfants. 

Les quelques événements comiques glissés dans le roman tombent à point. Ils allègent le poids de la tristesse que dégage ce roman. 

 

Les pêcheurs est un excellent roman psychologique. L’auteur nous a servi une belle analyse de ses personnages : la description des états d’âme, passions, conflits psychologiques, sentiment de fraternité est réussie.

 

C’est aussi un beau récit lyrique, très imagé. J’ai beaucoup aimé les comparaisons utilisées par le narrateur :

  • le père de famille est  l’aigle,
  • la mère est la  fauconnière,
  • Ikenna, le python, 
  • Boja, le parasite,
  • Obembé, le limier,
  • Benjamin, la phalène. 

 

La traduction de ce roman est sublime, j’imagine que la version originale doit être encore plus puissante. 

Ce roman restera longtemps dans ma mémoire. Je le recommande aux passionnés de roman psychologique et le déconseille à ceux qui sont déprimés.

Les auteurs nigérians sont à suivre de très près. Ils possèdent d’excellentes qualités de conteur.


Résultat de recherche d'images pour "chigozie obioma"Né en 1986 au Nigeria, Chigozie Obioma enseigne la littérature aux États-Unis. Son premier roman, Les Pêcheurs, publié dans 26 pays, a immédiatement connu un immense succès public et critique.

Pour en savoir plus sur le roman, cliquez ici

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque 24 : Mon époque préférée

Cette semaine, notre rendez-vous préféré du jeudi a pour thème : Mon époque préférée.

J’aime bien l’époque de la monarchie française. Je m’imaginais souvent invitée au bal au palais du roi, faire les longs voyages en calèche 😀

Côté littérature ou peinture, mon époque préférée est celle du 19e siècle, celle qui a vu naître mon cher   Alfred de Musset et des peintres talentueux comme Van Gogh.

Self-portrait with Felt Hat by Vincent van Gogh.jpg

 

J’ai été impressionnée par ses œuvres lors de ma visite au musée d’Orsay en 2011. J’ai même acheté une reproduction de son tableau la Nuit étoilée. Un ami cher à mon cœur m’a offert ce jour-là le livre qui regroupe les correspondances du peintre à son frère Théo.

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Quatrième de couverture

Traduit du néerlandais par Louis Roëdlant Introduction et chronologie par Pascal Bonafoux La première lettre de Vincent Van Gogh à son frère Théo, datée d’août 1872, est envoyée de La Haye. Il a dix-neuf ans. Il ne sait pas qu’il va peindre. La dernière lettre, inachevée, Théo la trouve dans la poche de Vincent qui s’est tiré une balle dans la poitrine le 27 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise. Des dizaines de toiles encombrent sa chambre. Presque quotidiennement, dix-huit ans, Vincent a écrit à Thëo. Et Vincent écrit à propos de tout à Théo comme il lui envoie toutes ses toiles. Il lui montre ce qu’il peint comme ce qu’il est. Ces lettres incomparables – des récits, des aveux, des appels – sont nécessaires pour découvrir le vrai Van Gogh devenu mythe… Il n’est pas un peintre fou. Au contraire, solitaire, déchiré, malade, affamé, il ne cesse d’écrire, lucide, comme il traque la lumière.

 

J’ai lu ce livre de plus de 500 pages avec beaucoup d’engouement. Je l’ai savouré à petites doses. Il m’a servi de compagnon lors de mes trajets en RER.

Il est émouvant.

Le souffle d’espérance qu’il porte est beau et touchant.

On devient l’intime du peintre. Van Gogh dévoile sa sensibilité, ses doutes, ses espoirs, ses sources d’inspiration, sa profonde mélancolie engendrée par les échecs, les vicissitudes de la vie, son envie de jours meilleurs. 

On est ébloui par sa nécessité d’être aimé, soutenu par ceux qui comptent pour lui, la puissance de son amour fraternel, l’importance qu’il accorde à une affection profonde, sérieuse.

J’ai refermé ce livre avec un pincement au cœur. 

Cette correspondance de plus de 652 lettres a été une source d’inspiration pour moi. L’un des poèmes de Chimères de verre a pour titre SORROW, le nom de l’un des tableaux du peintre.

Je recommande ce livre à tous les passionnés d’art, aux âmes sensibles, à ceux qui perçoivent la beauté dans la tragédie.

 

Contemple les belles choses le plus possible, la plupart n’y prêtent guère attention

 

Ayez plus d’espérance que de souvenirs ; ce qu’il y a eu de sérieux et de béni dans votre vie passée n’est pas perdu

 

Tenir le présent et ne pas le laisser s’envoler sans s’efforcer d’en extraire d’abord quelque chose

 

Il doit être bon de mourir avec la conscience d’avoir fait quelque chose de bien dans sa vie, d’être assuré de survivre au moins dans le souvenir de quelques personnes, et de léguer un exemple à ceux qui viendront ensuite

 

Il n’ y a rien de plus réellement artistique que d’aimer les gens.

 

Aimez-vous les tableaux de Van Gogh ? Quel roman auriez-vous proposé pour le thème de cette semaine ?

 

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Throwback Thursday Livresque 20 : Summer Party

Le jeudi sur le blog c’est le jour du Throwback Thursday Livresque créé par BettieRose !

 

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Le thème de cette semaine est : Summer Party, un roman qui se déroule en été ou parfait à lire en été

 

 

J’ai lu un livre un hiver en France et en le lisant j’ai eu l’impression d’avoir pris un aller simple, direction la Côte d’Ivoire, mon beau pays. J’ai retrouvé ma patrie chaude et accueillante, la joie éternelle de Yopougon et ses maquis, les commérages, le nouchi (l’argot ivoirien), nos proverbes ivoiriens, notre bonne bouffe si chère à mon cœur, les histoires cocasses, la solidarité, la place importante de la famille, l’insouciance, l’optimisme ivoirien. Il y a d’ailleurs un proverbe ivoirien qui dit : « Découragement n’est pas ivoirien ».

Ce livre ou plutôt ces livres, c’est la saga….

 

Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie. 

 

Fin des années soixante-dix, à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan rebaptisé Yop City « pour faire comme dans film américain », vivent Aya et ses deux amies, Adjoua et Bintou. Elles ont dix-neuf ans, l’âge où tout est possible, mais si Aya souhaite devenir médecin, les deux autres sont plus versées dans les soirées au maquis et la chasse au mari. Autour de ce trio choc on croise des personnages aux destins divers, comme Ignace, le père volage d’Aya qui jongle entre plusieurs « bureaux », Moussa, le fils du puissant Bonaventure Sissoko, qui compte sur sa Toyota pour emballer les filles, Fanta et Koro, les mamans qui s’efforcent de protéger leurs filles ou Grégoire, le « Parisien », qui flambe son magot au fameux hôtel Ivoire…

Couverture Aya de Yopougon, tome 1

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 2

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 3

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 4

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 5

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 6

L’album est parfait pour une lecture d’été. C’est un album ensoleillé, rafraîchissant comme un verre de gnamakoudji, plein d’énergie, divertissant, comique. Avec lui, aucune prise de tête, on se laisse porter par les aventures palpitantes des personnages truculents, pleins de vie. 

L’album traite de sujets sérieux comme la condition féminine, la sexualité mais ils sont évoqués avec humour.

Bref ! Aya de Yopougon est un pur moment de détente, à savourer lentement…

 

BONUS : ma photo avec l’auteure Marguerite ABouet. Elle est hyper sympa ! 🙂

marguerite-abouet-et-grace-minlibe

 

Vous avez déjà lu la saga ? Pour ceux qui répondent non, j’aimerais bien savoir pourquoi 😀

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Panaché

Throwback Thursday livresque 17: ce livre que j’aurais voulu écrire

Ravie de vous retrouver pour le Throwback Thursday Livresque ! Pour ceux qui ont déjà oublié, ce rendez-vous permet de ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres, de se faire plaisir à parler de livres !

 

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Je n’ai pas participé depuis très longtemps pour deux raisons principales :

  1. Les thèmes proposés ne m’inspiraient pas.
  2. Je ne me souviens plus des livres lus bien avant la création du blog et je tiens à vous présenter que des livres dont je n’ai pas encore parlé sur le blog.

Vu que ce rendez-vous hebdomadaire me plaît bien, j’ai décidé de trouver une solution alternative. J’ai donc pensé aux chroniques africaines que j’ai lues de 2012 à 2015 sur Facebook.

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Les chroniques africaines ce sont des histoires écrites par des jeunes africains. L’histoire se déroule souvent en Afrique et les personnages sont majoritairement africains.

Ces histoires ont d’abord été publiées sur des pages Facebook et maintenant elles sont publiées sur plusieurs plateformes comme Muswada.

Revenons à notre Throwback Thursday Livresque. Le thème du jour est :  Dans la poche (un livre lu en version poche)

Il ne m’inspire pas du tout du coup je vous ramène dans un ancien Throwback, celui du Jeudi 11 mai 2017 que je n’ai pas eu le temps de faire : ce livre que j’aurais voulu écrire.

 

 

 

La chronique africaine que j’ai eu envie d’écrire est : JE T’AI DANS LA PEAU de LEILA  MARMELADE.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, gros plan et texte

Jenifer Elle Oyane moi est à la tête de l’une des plus grandes fondations du Gabon : la fondation Khan qui donne une seconde chance à celles qui veulent bien la saisir. Divorcée et mère de famille, elle se pose des questions sur le devenir de sa vie amoureuse. 
Elle est le pilier de sa famille, celle qui a toujours pris soin des autres mais dont personne ne prend jamais soin.

Sa vie n’a rien de très excitant jusqu’à l’instant qui précède sa rencontre avec Adrien, le docteur tatoué beau comme un dieu. Ils s’apprivoisent, luttent contre leurs sentiments, se laissent vaincre. 

Mais dans la vie, il y a des luttes bien plus féroces que celle de l’amour et Jenifer y sera confrontée…

J’ai lu cette histoire en 2014. A l’époque, je profitais de chaque instant de répit au boulot pour lire un chapitre. Je passais mes soirées sur mon téléphone à parcourir avec avidité les chapitres et à chaque fois j’étais émerveillée. Je me disais :  » waouh ! comment elle fait pour écrire comme ça ? Comment elle fait pour donner l’impression de ne pas lire une histoire mais de la vivre ?

Comment elle fait pour écrire avec tant d’élégance,  d’intensité, de profondeur ?

Comment elle fait pour mêler avec tact le romantisme à des sujets si durs comme le cancer ?

Cette histoire, j’aurais voulu l’écrire parce que je veux créer chez mes lecteurs cette intensité d’émotions.

Ce n’est qu’une histoire mais j’ai eu l’impression de regarder un film puissant, plein d’émotions. Cette chronique mérite d’être un livre et même d’être adaptée. 

Leila Marmelade est une auteure africaine à suivre. Si vous lui envoyez un message, rappelez-lui qu’elle me « doit » une interview. 😀

Et vous, quel livre auriez-vous voulu écrire ?

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Publié dans Ma poésie

A force d’aimer trop, souvent on…

Tout excès nuit. L’excès d’amour nuit-il ? Si oui, à qui ? A celui qui aime ou celui qu’on aime ? L’amour peut-il être destructeur ? L’amour peut-il étouffer ?

La passion est-elle différente de l’amour ? Quand on se donne à corps perdu dans une relation, est-ce qu’on en récolte vraiment les fruits ?

Peut-on aimer sans rien attendre en retour ?

En attendant de trouver réponse à ces questions, je vous propose la lecture d’un poème de Corneille, un coup de cœur. Savourez ses doux mots. 

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Jalousie

N’aimez plus tant, Phylis, à vous voir adorée :
Le plus ardent amour n’a pas grande durée ;
Les nœuds les plus serrés sont le plus tôt rompus ;
A force d’aimer trop, souvent on n’aime plus,
Et ces liens si forts ont des lois si sévères
Que toutes leurs douceurs en deviennent amères.
Je sais qu’il vous est doux d’asservir tous nos soins :
Mais qui se donne entier n’en exige pas moins ;
Sans réserve il se rend, sans réserve il se livre,
Hors de votre présence il doute s’il peut vivre :
Mais il veut la pareille,
et son attachement
Prend compte de chaque heure et de chaque moment.
C’est un esclave fier qui veut régler son maître,
Un censeur complaisant qui cherche à trop connaître,
Un tyran déguisé qui s’attache à vos pas,
Un dangereux Argus qui voit ce qui n’est pas ;
Sans cesse il importune, et sans cesse il assiège,
Importun par devoir, fâcheux par privilège,
Ardent à vous servir jusqu’à vous en lasser,
Mais au reste un peu tendre et facile à blesser.
Le plus léger chagrin d’une humeur inégale,
Le moindre égarement d’un mauvais intervalle,
Un sourire par mégarde à ses yeux dérobé,
Un coup d’œil par hasard sur un autre tombé,
Le plus faible dehors de cette complaisance
Que se permet pour tous la même indifférence ;
Tout cela fait pour lui de grands crimes d’état ;
Et plus l’amour est fort, plus il est délicat.
Vous avez vu, Phylis, comme il brise sa chaîne
Sitôt qu’auprès de vous quelque chose le gêne ;
Et comme vos bontés ne sont qu’un faible appui
Contre un murmure sourd qui s’épand jusqu’à lui.
Que ce soit vérité, que ce soit calomnie,
Pour vous voir en coupable il suffit qu’on le dit ;
Et lorsqu’une imposture a quelque fondement
Sur un peu d’imprudence, ou sur trop d’enjouement,
Tout ce qu’il sait de vous et de votre innocence
N’ose le révolter contre cette apparence,
Et souffre qu’elle expose à cent fausses clartés
Votre humeur sociable et vos civilités.
Sa raison au dedans vous fait en vain justice,
Sa raison au dehors respecte son caprice ;
La peur de sembler dupe aux yeux de quelques fous
Etouffe cette voix qui parle trop pour vous.
La part qu’il prend sur lui de votre renommée
Forme un sombre dépit de vous avoir aimée ;
Et, comme il n’est plus temps d’en faire un désaveu,
Il fait gloire partout d’éteindre un si beau feu :
Du moins s’il ne l’éteint, il l’empêche de luire,
Et brave le pouvoir qu’il ne saurait détruire.
Voilà ce que produit le don de trop charmer.
Pour garder vos amants faites-vous moins aimer ;
Un amour médiocre est souvent plus traitable :
Mais pourriez-vous, Phylis, vous rendre moins aimable ?
Pensez-y, je vous prie, et n’oubliez jamais,
Quand on vous aimera, que l’amour est doux ; mais…

Pierre Corneille, Poésies diverses

Ce beau poème m’a fait penser à cette chanson d’Eminem et Rihanna. Bonne écoute et surtout aimez comme il faut. 😉

Publié dans Psyché

« challenge un peu con mais pas trop » saison 1, #épisode 1

Chers amis d’ici et d’ailleurs,

C’est avec une vive émotion que je vous écris. Vous savez, j’ai souvent envie de vous écrire mais pas pour parler de livres. Je ne savais pas trop comment vous l’annoncer et Encore une connasse parisienne a eu la brillante idée de lancer un challenge : le « Challenge un peu con mais pas trop ».

Il s’agit de 12 thèmes sur lesquels idéalement on écrira 300 mots minimum et c’est encore mieux si on peut accompagner son texte d’une photo. Ce challenge requiert une bonne dose d’humour, de dérision, de folie. 

J’ai découvert ce challenge grâce à la plus folle des blogueuses que je suis : Juliet595 ! Bisous ma belle même si tu te fais rare sur mon blog ces temps-ci. 😛

Parce que les premières fois doivent marquer, j’ai décidé de débuter ce challenge avec le thème qui me parle le plus : 

Deux ou trois célébrités à qui vous ne diriez pas « non » si vous les croisiez par hasard dans la vraie vie.

Pour ceux qui ont assisté au 3e award de ma vie de blogueuse, vous devinez sans doute le nom de cet homme à qui je chanterai volontiers : Prends moi cadeau oooo, emmène-moi où tu veux, fais de moi ce que tu veux, emmène-moi où tu veux, fais de moi ce que tu veux. (Seka Seka de Dj Marechal à partir de la 40e seconde)

Il s’agit de Keanu REEVES !   J’aime tout en lui même ce que j’ignore…. Pour rappel, nous étions déjà mariés dans une vie antérieure et je veux que ça se reproduise dans cette vie.

Grâce Minlibé en couple avec Keanu Reeves
Photo collée sur la porte des toilettes

Notre second mariage aura pour thème le Cinéma et deux beaux enfants viendront sceller notre union. Dans la vie antérieure, nous en avions eu quatre et qu’est-ce qu’ils étaient difficiles à gérer ! 

Thème cinema
Crédit photo : les filles de Gaia

Si je ne croise pas Keanu Reeves, j’aimerais bien pouvoir croiser MIKA ! mon Michael, mon nounours, mon instant douceur.

Mika en couple avec Grâce Minlibé

Je lui chanterai :

« Parce que c’est toi, j’oserais tout affronter
Et c’est toi à qui j’pourrais pardonner
Parce que c’est toi
Rien que pour ça
Parce que c’est toi, j’voudrais un jour un enfant
Et non pas parce que c’est le moment
Parce que c’est toi
Je veux te voir dedans
J’verrais dans ses yeux tous ces petits défauts
Parce que parfait n’est plus mon créneau
Parce que c’est toi »
Notre mariage aura pour thème la Musique et nous aurons quatre beaux  enfants dont trois adoptés en Afrique, en Asie. Notre famille sera universelle 😀
Source : mariage moderne
Le troisième à qui je ne dirai jamais non c’est Ryan Gosling. Il est trop canon ! 
Grâce Minlibé et Ryan Gosling
Voilà la chanson qu’il m’inspire.
« Des yeux qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voilà le portrait sans retouche
De l’homme auquel j’appartiens
Quand il me prend dans ses bras
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose
Il me dit des mots d’amour
Des mots de tous les jours
Et ça me fait quelque chose
Il est entré dans mon cœur
Une part de bonheur
Dont je connais la cause
C’est lui pour moi, moi pour lui dans la vie
Il me l’a dit, l’a juré pour la vie
Et dès que je l’aperçois
Alors je sens en moi
Mon cœur qui bat
Des nuits d’amour à ne plus en finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Des ennuis, des chagrins, s’effacent
Heureux, heureux à en mourir »
Notre mariage aura pour thème le champêtre chic. 
Theme Champêtre chic 1
Source : les filles de Gaia
Nous n’aurons qu’un seul enfant qui aimera beaucoup passer les week-end chez ses cousins pour que j’exploite au maximum celui avec qui je ne ferai qu’une seule chair 😀
Ah, ces hommes ! Je pourrais en parler toute la journée mais bon on est Lundi et il faut bien que je fasse ce pour quoi on me paie gracieusement. 
Dites-moi avec lequel je forme le plus beau couple et si vous avez envie de me confier le nom des célébrités à qui vous ne diriez pas « non », faites-le en commentaire 🙂

Excellente journée les amis ! Soyons fous, vivons heureux !

signature coeur graceminlibe