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Crazy in Love de Crystal B. Bright

La chanteuse R&B Chantel Evans avait tout pour elle, jusqu’à ce que la princesse des ballades d’amour perde tout. D’abord, une trahison très publique de son amant et la mort de sa mère entraînent une dépression nerveuse qui met fin à sa carrière. Puis, au même moment, son avocat s’empare de toute la fortune qu’elle a durement gagnée. La seule chance qu’elle a de relancer sa carrière se trouve dans le studio d’enregistrement que sa mère a laissé à son nom….

Lorsque la star de la musique country Truman Woodley voit son duo d’enregistrement avec une jeune chanteuse sulfureuse tomber à plat dans le studio de Chantel, cette dernière se retrouve face à une rare seconde chance – jusqu’à ce que l’ex-petite amie vindicative de Truman transforme les débuts étincelants du duo en un motif de bataille pour la garde de leur fils. Mais Chantel a découvert plus qu’une douce harmonie vocale avec Truman. Elle a trouvé quelque chose qui vaut la peine de se battre…

C’est le 1er tome de la saga A Love & Harmony Romance de Crystal B. Bright. De l’auteure, j’ai déjà lu les 2 premiers tomes de la saga Mama’s Boys.

Lire une romance qui a pour décor l’univers musical est une première pour moi et j’ai apprécié l’ambiance musique country/R&B.

Chantel est entourée de ses cousins qui par leur grain de folie apportent un plus au récit. Par contre, je n’ai pas compris qui était réellement Craig pour Chantel. Son oncle biologique ou de cœur ? Je pensais que c’était peut-être dû à mon niveau d’anglais mais l’un des commentaires sur Goodreads m’a rassurée.

La personnalité de Craig n’est pas facile à cerner. J’ai eu du mal à savoir si je devais le détester ou non. Il agit dans ses intérêts propres au détriment de Chantel mais affirme qu’il œuvre toujours pour le bien de cette dernière.

Nos protagonistes Chantel & Truman (on aurait pu avoir un prénom masculin plus sexy) sont tendres. Ils partagent des moments doux, ils sont présents l’un pour l’autre dans les moments difficiles notamment quand l’ex de Truman veut récupérer son fils mais leur histoire d’amour manque de passion. Et quand je parle de passion, je ne fais pas référence au sexe. Je parle de ce sentiment qui fait que l’autre devient vital pour nous, ce sentiment fort qui nous unit à l’autre, cette passion qui nous fait envier l’héroïne et accorde une place de choix à l’héros dans la liste très restreinte des bookboyfriend.

Le rythme du récit est parfois lent mais ça n’a pas un réel impact sur l’attrait de l’histoire. La romance est légère, on passe un moment sans prise de tête mais je ne suis pas très sûre de poursuivre la saga.

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Ancien feu – Nathalie Amani N’Guessan-Gbalou

Robert et Natacha se sont aimés pendant leurs années collège. Follement. La vie les a malheureusement séparés: après le baccalauréat, Robert part étudier en France quand Natacha, elle, reste en Côte d’Ivoire et intègre l’Ecole Supérieure de Commerce à Yamoussoukro.
Cinq ans plus tard, Robert est embauché par la multinationale spécialisée en prospection pétrolière, Petroleum Regional. Basé en Côte d’Ivoire, il découvre que son ancien amour est sa nouvelle collègue.
Chacun ayant refait sa vie, seuls des liens d’amitié unissent Robert et Natacha désormais. Mais la braise sous la cendre peut-elle expirer si facilement lorsque l’on s’est aimé avec autant de passion par le passé?

Ancien feu est une expression utilisée en Côte d’Ivoire pour désigner un ex. Et l’on dit souvent qu’il faut éviter d’être trop proche de son ex car l’ancien feu peut renaître de ses cendres.

Robert et Natacha en sont une illustration. Robert est divorcé, Natacha, fiancée. Ils se côtoient professionnellement, sont devenus de bons amis mais un voyage professionnel va raviver les sentiments du passé.

Les protagonistes offrent quelques moments de douce rêverie mais ils n’ont pas réussi à me faire envier ce qu’ils partagent. Il m’a manqué des étincelles, de la passion, des moments de surprise.

J’ai trouvé certaines réactions de l’héroïne plutôt puériles, certaines péripéties un peu tirées par les cheveux. De plus, j’ai trouvé que l’auteure a un peu facilité le choix de Natacha en attribuant à son fiancé tous les défauts du monde.

En bonus : Ancien feu, un titre d’un chanteur ivoirien : Gadji Celi.

Belle soirée dominicale à tous !

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The real thing – J.J Murray

C’est la Saint-Valentin ! Et pour marquer l’événement de façon littéraire, quoi de mieux que de parler de romance ?

Jusqu’à la fin de ce mois, je ne vous présenterai que des romances, histoire de célébrer l’amour et de voir la vie en rose.

La romance à l’honneur aujourd’hui est écrite par un homme. Je vous avais déjà présenté l’un de ses livres, ici.

L’ancien champion de boxe Dante « Blood and Guts » Lattanza fait l’objet d’un article dans le numéro « Sexiest Men Alive » du magazine Personality, et la journaliste Christiana Artis a le scoop. Il n’y a qu’un seul hic : elle doit se rendre au Canada, chez son sujet insaisissable. Mais une fois qu’elle a posé les yeux sur le physique ciselé de Dante et son allure italienne sulfureuse, elle décide que chaque kilomètre en valait la peine. Dommage que son comportement glacial ne corresponde pas à son corps sexy.

Depuis qu’il a perdu son dernier combat il y a dix ans, Dante ne donne jamais d’interviews. Mais maintenant, il est prêt à prouver au monde entier – et à son ex-femme – qu’il peut encore gagner un championnat. Il lance un ultimatum à Christiana : si elle réussit les cinq challenges qu’il lui lance, elle pourra lui poser cinq questions. Et ensuite, elle pourra partir. Pourtant, Dante a toujours eu un faible pour les belles femmes noires, et voir Christiana tous les jours suffit à faire fondre ses défenses. Bientôt, elle fait partie intégrante de l’histoire qu’elle est venue écrire…

J’ai découvert ce roman grâce à Youscribe. Je suis tout de suite tombée sous le charme de la personnalité de Christiana. C’est une femme noire de 35 ans, pétillante et comique ! Elle a surtout confiance en elle, elle fonce quand elle désire quelque chose et c’est un point que j’ai largement apprécié dans cette romance. On est très loin des clichés.

L’autre point positif: la narration interne. On a le point de vue de Christiana et ça m’a fait du bien de lire une romance du point de vue du personnage.

Nos protagonistes ont du vécu sentimental, surtout Dante, le beau brun italien de 42 ans. Il est séparé de sa femme, la mère de son fils, mais il ne l’a pas oubliée. Il semble très lié à elle. Cet homme a des valeurs. Pour lui, le mariage c’est pour la vie. Il veut d’ailleurs remonter sur le ring pour elle.

Christiana a donc un adversaire de taille à écarter de son chemin pour atteindre le cœur de Dante mais elle ne va pas s’avouer vaincue, non sans avoir joué toutes ses cartes…

Au niveau de la romance, ce n’est pas le romantisme à l’état pur mais l’essentiel s’y trouve: quelques moments de tendresse, de la séduction. Un kudos à l’auteur pour la scène de flirt.

Dante et Christiana forment une belle paire.

The real thing est une sympathique histoire d’amour même si j’ai noté quelques imperfections: quelques mots vulgaires, des descriptions dont on aurait pu se passer…

J’ai lu le livre en VO et le niveau de langue est accessible.

Sur ce, je vous laisse avec quelques doux extraits

‘I’m giving you my heart, Dante. Freely, and with no reservation. It’s yours. »
That actually felt right. Thirty-five years I’ve waited to give my heart away, and here it is, on an outcropping at Aylen Lake, Ontario, Canada, to a man whose ex-wife is watching us from the kitchen window.

I will still fight, though, » Dante says.
The Garden becomes silent.
He winks at me. « Christiana, I will fight you for the remote control. I will fight you for the covers. I will fight you for the right to cook in my own kitchen. I will fight for air when we …  » He raises his eyebrows.
« I will fight you when we work out together and make our daughter, » Dante continues. « I will fight to hold back my tears when we are married and when I hold my daughter for the first time. » He hugs me fiercely. « See, we are fighting already. It is the sure sign of a healthy marriage. Whatever fights you get into, make sure they end in a tie. »

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Les lumières d’Oujda-Marc Alexandre Oho Bambe

Une épopée chorale lumineuse dans laquelle M.-A. Oho Bambe donne corps et voix aux récits de l’exil.

Le narrateur est rapatrié au Cameroun après avoir tenté d’émigrer à Rome. Malgré l’affection de sa grand-mère Sita, il accuse le coup de ce retour, perçu comme un échec. En quête de sens, il s’engage dans l’association d’Aladji, qui lutte pour éviter les départs « vers les cimetières de sable et d’eau ». Il rencontre ainsi, à Oujda, au Maroc, le père Antoine, qui prend en charge d’autres candidats à l’exil, et Imane, sous le charme de laquelle il tombe immédiatement. Imane et lui vont nouer un lien indéfectible, avec pour ciment leur combativité et les drames de leurs frères et sœurs d’exil.

Au rythme de cette épopée chorale lumineuse, les parcours de personnages tous attachants et bouleversants s’enchevêtrent, entre l’Afrique mère fondamentale et l’Europe terre d’exil qui cristallise une mosaïque de rêves d’ailleurs. La voix et le phrasé uniques de Marc Alexandre Oho Bambe abattent les cloisons entre les genres pour naviguer entre roman, récit et poésie avec une étonnante fluidité.

« L’homme libre est celui qui choisit son exil. » Mahmoud Darwich

Cet épigraphe donne le ton à ce roman poétique.

Pourquoi partent-ils ? Ce roman donne la voix à ceux qu’on appelle migrants, ceux qui veulent un ailleurs à eux.

Je prends conscience pendant l’atelier, que nous n’avons jamais donné la parole à ces jeunes, nous parlons toujours pour eux. Dans les colloques et toutes les instances de décision.
Même au sein de l’association, entre nous, militants pourtant rompus aux questions migratoires, nous avons souvent imaginé les raisons pour lesquelles Elles et Ils partaient.

Le lecteur est invité à tendre l’oreille et à écouter pourquoi ils partent

Pourquoi on part ?
Parce qu’on a tellement cramé
Au soleil de la misère
Qu’on a peur de caner
Si on reste proie docile à l’amer
Alors on part
On traverse la vallée des ombres de la mort
On prend la porte du désert ou la mer
On prend toutes les routes vers l’amour
De nous-mêmes vivants
On part
Parce que
Nos vies ici
Ne valent rien
Rien qui vaille
Rien qui vaille
La peine
De ne pas mourir
En essayant
De partir
Partir
Là-bas
Eldorado qui chante
Faux
On le sait

on part se chercher ailleurs parce qu’on ne se trouve pas chez nous.

Une obsession est une obsession.
Et certaines obsessions.
Ne meurent jamais.

Ils évoquent leur traversée du désert ou de la mer. Fragments de vie entre Conakry et Oujda.

Yaguine et Fodé ont payé.
Ce qu’ils devaient aux passeurs.
Et ce qu’ils ne devaient à personne.
Ils ont payé.
Cher.
Très cher.
De toute leur innocence.
Presque chaque jour.
Et chaque nuit.

J’ai apprécié que ce roman mette en exergue ces associations en Afrique qui œuvrent pour exhorter les jeunes à éviter de prendre la mer et de l’autre côté de l’Atlantique, celles qui leur apprennent à lire, les accueillent.

Ce roman est écrit comme un texte à déclamer. Il est à mi-chemin entre le roman et la poésie. L’écriture est fluide, agréable à lire, le thème abordé d’actualité.

Il y a également des thèmes secondaires comme la liberté d’être de la femme et son indépendance.

Les lumières d’Oujda est finaliste du Prix les Afriques 2021.

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TTL 104: Forget me not, Mama’s Boys-tome 2

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Gentils

Le 1er personnage qui m’est venu à l’esprit en découvrant le thème de la semaine est Gideon, Gid pour les intimes 😀

Gideon est un joueur de football américain et est le frère cadet de Gunnar. Lorsque sa mère adoptive a un problème de santé assez grave, il n’hésite pas à mettre sa carrière entre parenthèses pour courir à son chevet et s’occuper de son magasin de fleurs.

Gideon depuis le jour où il a été adopté, s’est fait la promesse de ne jamais causer de souci à sa mère. Il a tenu à être un enfant qui fait la joie de sa mère et lui cause le moins de souci possible.

Gideon est disponible pour ses frères, ses amis. C’est un gentil gars, un mec bien. Lorsque sa célébrité va commencer à mettre à mal la boutique de fleurs de Jannelle, il ne va pas hésiter à poser des actes pleins de bienveillance envers elle. C’est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Il est d’ailleurs mon nouveau bookboyfriend. Il est romantique, gentleman, protecteur et beau gosse. ❤

Pour parler de la romance dont il est le héros, elle met du temps à s’installer. L’accent est mis sur l’environnement familial de Gid et la suite de sa carrière. Son duo avec Janelle m’a ravie de façon éphémère ; le comportement puéril de cette dernière m’a ôté tout éblouissement. J’ai trouvé qu’elle manquait de caractère, d’audace. Une héroïne trop lisse à mon goût.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 103: Soprano pour Pane

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Ton genre préféré

Le choix a été difficile parce que j’aime autant le contemporain que la romance. Le contemporain pour être consciente des réalités de ce monde, la romance pour m’évader et faire le plein d’optimisme.

Mes stats de lecture indiquent que le contemporain l’emporte sur la romance mais pour ce Throwback, je vais parler romance. Un titre découvert via Youscribe et qui a été une très bonne lecture.

Elle est belle, élégante avec à la clé une situation professionnelle des plus enviables, pourtant sa vie personnelle n’est que désillusion. Pane Diokhané doit soutenir la forte pression de ses proches, qui aspirent à la voir toucher enfin le bonheur conjugal. Elle se réfugie alors dans son travail, au point d’oublier que l’amour peut la surprendre au détour d’un chemin et qu’il peut revêtir une forme insolite, inédite.

A 43 ans, Pane Diokhané, ingénieure polytechnicienne est coordinatrice du Programme National de Réhabilitation et de Construction des Infrastructures Routières et Maritimes. C’est une femme accomplie au niveau professionnel mais pas au niveau sentimental. Son célibat dérange et elle subit la pression de ses proches, les sarcasmes et moqueries de collègues.

Marc Alfred Turpin est un saxophoniste sopraniste et trompettiste fort renommé. A 47 ans, il n’est pas prêt à quitter son célibat et enchaîne les conquêtes.

Ces deux vies évoluant dans des univers différents vont se croiser et la rencontre sera explosive. Un début chaotique, une drague insistante avec des scènes drôles, un rapprochement affectueux, des malentendus, des temps d’hésitation…

En moins de 200 pages, les héros, aux forts caractères, de cette romance réussissent à nous faire vibrer. J’ai passé un très bon moment de lecture et n’eût été quelques détails de l’intrigue qui m’ont chiffonnée, Soprano pour Pane aurait été mon 1er coup de cœur de 2021.

Cette romance, pour ceux aiment voyager, est aussi l’occasion de découvrir des bourgades du Sénégal et le Carnaval de Guadeloupe.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 102: Et d’un seul bras, la sœur balaie sa maison

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Vilains & Méchants

J’ai pensé à ce titre

Couverture        Et d'un seul bras, la soeur balaie sa maison

Lala vit chichement dans un cabanon de plage de la Barbade avec Adan, un mari abusif. Quand un de ses cambriolages dans une villa luxueuse dérape, deux vies de femmes s’effondrent. Celle de la veuve du propriétaire blanc qu’il tue, une insulaire partie de rien. Et celle de Lala, victime collatérale de la violence croissante d’Adan qui craint de finir en prison.
Comment ces deux femmes que tout oppose, mais que le drame relie, vont-elles pouvoir se reconstruire ?

J’ai choisi ce roman de Cherie Jones parce que la majorité des hommes dans ce roman sont vilains: moralement laids. Ce sont des hommes violents, particulièrement méchants envers des femmes, leurs femmes, leurs filles.

Il y a le vilain Carson qui abuse de sa fille,

Rainford, le vilain et jaloux fiancé, qui n’arrive pas à aimer la fille de sa fiancée et va tuer celle qu’il prétend aimer,

Il y a Adan, le géant, qui bat continuellement sa femme,

Il y a le vilain lieutenant Beckles qui va abuser d’une femme.

Elles s’appellent Esmé, Lala, Saba, Mira et elles subissent la violence du mâle.

A travers ce récit de plus de 300 pages, le lecteur fait face à la fureur de l’homme. Une violence qui ne peut s’expliquer, une violence qu’on croirait innée.

A travers les histoires personnelles et commune de Wilma, Esmé et Lala, l’on est tenté de se demander si la violence conjugale est un héritage transmis de génération en génération.

elle ne comprenait pas que, pour les femmes de sa lignée, le mariage était, d’une manière ou d’une autre, un meurtre.

Le lecteur assiste, impuissant, au relâchement de l’éducation parentale, à l’influence malsaine des adultes et à la naissance de monstres comme Adan.

Le récit se déroule à Baxter dans les années 80 et dans ce paradis pour touriste, les élites et riches noirs sont rares. Il n’y a presque pas de médecin. Les femmes cousent, tressent, font le ménage ou se prostituent. Les hommes sont des gigolos, des braqueurs ou dealers de drogue. J’ai grincé des dents face à ce portrait misérabiliste d’afro-descendants.

Il m’a manqué l’histoire économique de l’île de la Barbade pour justifier ce portrait.

Le style de l’auteure est entraînant, le ton assez mélancolique. Si j’ai eu de la compassion pour Lala, le seul personnage auquel je me suis attachée est Tone. Je n’ai d’ailleurs pas du tout aimé le sort qui lui est réservé à la fin.

Si j’ai apprécié ma lecture, de nombreuses questions restent sans réponse pour moi : pourquoi Wilma reste-t-elle avec son mari malgré tout ? Pourquoi Esmé et Saba se prostituent ? Pourquoi Tone a décidé de vivre cette vie? Qu’est-ce qui a déclenché cette Chose qu’il ne peut nommer ?

Un amour interdit Alyssa Cole

Que sont les secrets, si ce n’est des choses que l’on veut oublier ?

tu comprends qu’aimer un homme ne s’apprend pas, car si c’est le bon, l’apprentissage est inutile, l’amour est la chose la plus naturelle au monde. Tu comprends que si tu dois apprendre à aimer un homme, il n’est probablement pas celui que tu devrais aimer.

Avez-vous lu ce livre ?

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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Mama’s Boys, Book 1 : The Look of Love de Crystal B. Bright

Queen Elisabeth est une femme noire en Virginie qui dirige trois entreprises dont un salon de coiffure. Elle a adopté trois enfants blancs : Gunnar, Gideon et Thane. Ils deviennent tous des stars du sport. The look of love est le premier de la série et raconte l’histoire de Gunnar qui est le frère aîné.

Gunnar est un champion de MMA et rentre à la maison pour s’occuper de sa mère et par ricochet du salon de beauté de sa mère. Il n’était pas revenu depuis dix ans et ça sonne comme une incohérence pour un fils qui est très attaché à sa mère.

Il revoit son amour d’adolescence, Eboni qui travaille dans le salon de beauté. L’ancienne flamme va-t-elle se rallumer ?

Le récit est assez ennuyeux jusqu’à la 2nde moitié du livre. En parlant d’ennui, je fais plutôt référence à la romance car il ne se passe rien d’étincelant entre les héros. Gun et Eboni n’ont pas encore réglé leurs comptes avec le passé et l’on ressent dans leurs propos qu’ils s’en veulent énormément. Leur brusque rupture a laissé des déchirures.

Quand ils parviennent enfin à communiquer comme de vrais adultes, quand ils se rapprochent davantage et tissent leur toile d’amour, le récit devient encore plus plaisant. J’ai apprécié leur alchimie, ils ont réussi à transmettre au lecteur leur amour. Ma scène préférée ? La coupe de cheveux dans la salle de bains.

Ce premier tome de la série offre une lecture plaisante avec des personnages principaux et secondaires intéressants à suivre. Queen Elisabeth et les coiffeurs du salon de beauté donnent de l’attrait au récit avec leur humour.

Néanmoins, il existe quelques bémols dans la construction de l’intrigue notamment l’adoption de Gun et ses frères qui n’est pas très explicite. Où et quand Queen Elizabeth a-t-elle rencontré ces trois frères ? Comment s’est passée l’adoption ? Il ne faut surtout pas oublier que c’est une femme noire qui adopte trois garçons blancs.

Dans ce premier tome, on rencontre le frère cadet de Gunnar et j’avoue que je suis tombée sous son charme. Le second tome, qui lui est dédié, est dans ma PAL mais avant de le lire, il faut que je découvre J. J. Murray, celui qui écrit des romances et des comédies romantiques BWWM depuis la naissance du genre dans les années 1990.

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La nuit derrière la porte de Cédric Murphy

« N’ouvre surtout pas la porte, Véro ! Même si c’est moi. Je t’aime. »
Véronica Vidal reconnait la voix de son mari sur le répondeur, devine sa détresse et sa douleur, mais reste incapable de comprendre son message. Pourquoi doit-elle s’enfermer chez elle ? Que risque-t-elle à sortir ? Qui peut leur en vouloir ?
Et, surtout, qui vient de toquer à sa porte ?

À mesure que la nuit avance, le cauchemar se referme sur elle…

Comment ce livre a atterri dans mes envies de lecture ? Je ne m’en souviens plus. L’unique chose dont je suis sûre c’est que le résumé promettait du suspense.

Veronica Vidal est psychologue. Elle est l’épouse de Marcus et un soir, il lui laisse un message terrifiant sur le répondeur. Que se passe-t-il ? Où se trouve son mari ? De quoi ou de qui devrait-elle avoir peur ?

Quand quelqu’un finit par toquer à la porte, la tension s’amplifie. Débute une longue nuit d’effroi…

Le roman est composé de 3 parties où Veronica, Marcus et Luis prennent à tour de rôle la parole.

Le suspense est au rendez-vous à chaque page. J’ai énoncé mille et une hypothèses quant à la raison de ce déferlement de violence dans cette ville et la raison scientifique énoncée m’a un peu déçue. Je m’attendais à autre chose.

L’horreur est omniprésent dans ce roman. Le résumé indique bien que le livre est destiné à un public averti. Sur Livraddict, le tag horreur est mentionné mais je ne m’attendais pas à un tel déferlement de violence.

L’horreur avait atteint un tel niveau qu’elle ne l’ébranlait plus. Trop. Tout était trop. Trop horrible, trop terrible, trop !

Cette affirmation extraite du livre est un avis que je partage. J’ai trouvé que la violence des scènes était excessive.

Mon avis est mitigé pour ce roman. Certaines pièces du puzzle ont manqué pour que ça soit une lecture remarquable. Maria, le double de Veronica, évoqué lors de quelques scènes du récit n’a pas été assez exploité à mon sens. De plus, certains points de l’intrigue ne sont également pas assez clairs. Je fais notamment référence à la malédiction du chat, je n’ai pas saisi le pourquoi du comment.

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Clean love, tome 10 : Amanda et Jérémy

Amanda, institutrice maternelle, s’est prise d’affection pour le nouvel élève de sa classe, Ricky. Remarquant à quel point il est calme et renfermé, elle essaie à plusieurs reprises d’entrer en contact avec son père… Mais lorsqu’elle se rend enfin sur son lieu de travail et qu’elle rencontre le séduisant célibataire, son univers change du tout au tout… Elle se retrouve maintenant à vivre dans la maison de Jeremy en tant que nounou de Ricky !
Et chaque jour qui passe, elle tombe de plus en plus amoureuse de Jeremy. Et Jeremy ne peut pas résister à la femme qui est entrée dans son monde et a fait son chemin dans son cœur !
Mais alors que leur amour commence à s’épanouir, le passé de Jeremy revient en force pour repousser Amanda. Et le problème est peut-être trop lourd à porter pour elle…
Va-t-elle finir par faire ses valises et quitter Jeremy et Ricky pour toujours ?

Après mes lectures en romance axée sur les couples afro, je me suis axée sur les couples mixtes depuis un bout de temps. Je continue ma découverte des auteures du BWWM et ai débuté la saga clean love avec le tome 10.

Amanda et Jeremy sont les personnages principaux de cette romance. Amanda est une jeune femme de 27 ans, elle est en couple avec Ned mais leur relation n’est plus très épanouissante. J’ai grincé un peu des dents parce que les commentaires des amies d’Amanda sur les hommes noirs entretiennent un peu les préjugés sur ceux-ci.

Amanda est passionnée par son métier et sa relation avec ses élèves, en particulier Ricky, est attendrissante. Petite, elle rêvait de son prince charmant. Elle l’imaginait avec des yeux verts, une longue chevelure noire. Alors quand elle rencontre Jeremy, le père de Ricky, elle est sous le choc. S’il est le prince dont elle a toujours rêvé, elle n’est pas le genre de femmes avec qui Jeremy sort.

Jeremy est un chef d’entreprise qui est habitué aux mannequins. Il est également en couple et a appris récemment qu’il était le père de Ricky. La mère lui a laissé l’enfant pour aller on ne sait où. Il ne sait pas comment s’y prendre avec son enfant et Amanda va lui être d’une aide précieuse.

Le tandem Amanda/Jeremy est sympathique, leur rapprochement est mignon même si je trouve que Jeremy est un peu imbu de sa personne. J’aurais voulu que l’auteure nous offre quelques moments de ce duo en tant que couple.

Ce tome 10 est une lecture mitigée. Je n’arrivais pas à lâcher le livre jusqu’à la 1ere moitié puis mon enthousiasme s’est amoindri à la 2e moitié. L’intrigue a été sous-exploitée à mon sens. Il y avait matière à rendre cette histoire sensationnelle, à en faire un joli conte de fée moderne. Je trouve que les péripéties sont un peu précipitées vers la fin, on reste en surface. Certaines péripéties sont incongrues ou pas assez développées.

La couverture mentionne l’absence de foi en Dieu mais à aucun moment ça a un impact dans le récit, on ne parle même pas de ça. Aussi le portrait de Jeremy n’a rien à voir avec celui de la couverture.

Mon personnage coup de cœur: Ricky. Ce petit garçon est adorable.

J’ai lu le tome en anglais puisqu’il n’y a pas de version française disponible et j’ai trouvé le niveau de langue accessible. Je n’ai pas fait d’incessants aller-retour entre le livre et le dictionnaire.

J’ai deux autres livres de cette série dans ma PAL et j’espère qu’ils sont bien meilleurs que le tome 10.