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TTL 102: Et d’un seul bras, la sœur balaie sa maison

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Vilains & Méchants

J’ai pensé à ce titre

Couverture        Et d'un seul bras, la soeur balaie sa maison

Lala vit chichement dans un cabanon de plage de la Barbade avec Adan, un mari abusif. Quand un de ses cambriolages dans une villa luxueuse dérape, deux vies de femmes s’effondrent. Celle de la veuve du propriétaire blanc qu’il tue, une insulaire partie de rien. Et celle de Lala, victime collatérale de la violence croissante d’Adan qui craint de finir en prison.
Comment ces deux femmes que tout oppose, mais que le drame relie, vont-elles pouvoir se reconstruire ?

J’ai choisi ce roman de Cherie Jones parce que la majorité des hommes dans ce roman sont vilains: moralement laids. Ce sont des hommes violents, particulièrement méchants envers des femmes, leurs femmes, leurs filles.

Il y a le vilain Carson qui abuse de sa fille,

Rainford, le vilain et jaloux fiancé, qui n’arrive pas à aimer la fille de sa fiancée et va tuer celle qu’il prétend aimer,

Il y a Adan, le géant, qui bat continuellement sa femme,

Il y a le vilain lieutenant Beckles qui va abuser d’une femme.

Elles s’appellent Esmé, Lala, Saba, Mira et elles subissent la violence du mâle.

A travers ce récit de plus de 300 pages, le lecteur fait face à la fureur de l’homme. Une violence qui ne peut s’expliquer, une violence qu’on croirait innée.

A travers les histoires personnelles et commune de Wilma, Esmé et Lala, l’on est tenté de se demander si la violence conjugale est un héritage transmis de génération en génération.

elle ne comprenait pas que, pour les femmes de sa lignée, le mariage était, d’une manière ou d’une autre, un meurtre.

Le lecteur assiste, impuissant, au relâchement de l’éducation parentale, à l’influence malsaine des adultes et à la naissance de monstres comme Adan.

Le récit se déroule à Baxter dans les années 80 et dans ce paradis pour touriste, les élites et riches noirs sont rares. Il n’y a presque pas de médecin. Les femmes cousent, tressent, font le ménage ou se prostituent. Les hommes sont des gigolos, des braqueurs ou dealers de drogue. J’ai grincé des dents face à ce portrait misérabiliste d’afro-descendants.

Il m’a manqué l’histoire économique de l’île de la Barbade pour justifier ce portrait.

Le style de l’auteure est entraînant, le ton assez mélancolique. Si j’ai eu de la compassion pour Lala, le seul personnage auquel je me suis attachée est Tone. Je n’ai d’ailleurs pas du tout aimé le sort qui lui est réservé à la fin.

Si j’ai apprécié ma lecture, de nombreuses questions restent sans réponse pour moi : pourquoi Wilma reste-t-elle avec son mari malgré tout ? Pourquoi Esmé et Saba se prostituent ? Pourquoi Tone a décidé de vivre cette vie? Qu’est-ce qui a déclenché cette Chose qu’il ne peut nommer ?

Un amour interdit Alyssa Cole

Que sont les secrets, si ce n’est des choses que l’on veut oublier ?

tu comprends qu’aimer un homme ne s’apprend pas, car si c’est le bon, l’apprentissage est inutile, l’amour est la chose la plus naturelle au monde. Tu comprends que si tu dois apprendre à aimer un homme, il n’est probablement pas celui que tu devrais aimer.

Avez-vous lu ce livre ?

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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Mama’s Boys, Book 1 : The Look of Love de Crystal B. Bright

Queen Elisabeth est une femme noire en Virginie qui dirige trois entreprises dont un salon de coiffure. Elle a adopté trois enfants blancs : Gunnar, Gideon et Thane. Ils deviennent tous des stars du sport. The look of love est le premier de la série et raconte l’histoire de Gunnar qui est le frère aîné.

Gunnar est un champion de MMA et rentre à la maison pour s’occuper de sa mère et par ricochet du salon de beauté de sa mère. Il n’était pas revenu depuis dix ans et ça sonne comme une incohérence pour un fils qui est très attaché à sa mère.

Il revoit son amour d’adolescence, Eboni qui travaille dans le salon de beauté. L’ancienne flamme va-t-elle se rallumer ?

Le récit est assez ennuyeux jusqu’à la 2nde moitié du livre. En parlant d’ennui, je fais plutôt référence à la romance car il ne se passe rien d’étincelant entre les héros. Gun et Eboni n’ont pas encore réglé leurs comptes avec le passé et l’on ressent dans leurs propos qu’ils s’en veulent énormément. Leur brusque rupture a laissé des déchirures.

Quand ils parviennent enfin à communiquer comme de vrais adultes, quand ils se rapprochent davantage et tissent leur toile d’amour, le récit devient encore plus plaisant. J’ai apprécié leur alchimie, ils ont réussi à transmettre au lecteur leur amour. Ma scène préférée ? La coupe de cheveux dans la salle de bains.

Ce premier tome de la série offre une lecture plaisante avec des personnages principaux et secondaires intéressants à suivre. Queen Elisabeth et les coiffeurs du salon de beauté donnent de l’attrait au récit avec leur humour.

Néanmoins, il existe quelques bémols dans la construction de l’intrigue notamment l’adoption de Gun et ses frères qui n’est pas très explicite. Où et quand Queen Elizabeth a-t-elle rencontré ces trois frères ? Comment s’est passée l’adoption ? Il ne faut surtout pas oublier que c’est une femme noire qui adopte trois garçons blancs.

Dans ce premier tome, on rencontre le frère cadet de Gunnar et j’avoue que je suis tombée sous son charme. Le second tome, qui lui est dédié, est dans ma PAL mais avant de le lire, il faut que je découvre J. J. Murray, celui qui écrit des romances et des comédies romantiques BWWM depuis la naissance du genre dans les années 1990.

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La nuit derrière la porte de Cédric Murphy

« N’ouvre surtout pas la porte, Véro ! Même si c’est moi. Je t’aime. »
Véronica Vidal reconnait la voix de son mari sur le répondeur, devine sa détresse et sa douleur, mais reste incapable de comprendre son message. Pourquoi doit-elle s’enfermer chez elle ? Que risque-t-elle à sortir ? Qui peut leur en vouloir ?
Et, surtout, qui vient de toquer à sa porte ?

À mesure que la nuit avance, le cauchemar se referme sur elle…

Comment ce livre a atterri dans mes envies de lecture ? Je ne m’en souviens plus. L’unique chose dont je suis sûre c’est que le résumé promettait du suspense.

Veronica Vidal est psychologue. Elle est l’épouse de Marcus et un soir, il lui laisse un message terrifiant sur le répondeur. Que se passe-t-il ? Où se trouve son mari ? De quoi ou de qui devrait-elle avoir peur ?

Quand quelqu’un finit par toquer à la porte, la tension s’amplifie. Débute une longue nuit d’effroi…

Le roman est composé de 3 parties où Veronica, Marcus et Luis prennent à tour de rôle la parole.

Le suspense est au rendez-vous à chaque page. J’ai énoncé mille et une hypothèses quant à la raison de ce déferlement de violence dans cette ville et la raison scientifique énoncée m’a un peu déçue. Je m’attendais à autre chose.

L’horreur est omniprésent dans ce roman. Le résumé indique bien que le livre est destiné à un public averti. Sur Livraddict, le tag horreur est mentionné mais je ne m’attendais pas à un tel déferlement de violence.

L’horreur avait atteint un tel niveau qu’elle ne l’ébranlait plus. Trop. Tout était trop. Trop horrible, trop terrible, trop !

Cette affirmation extraite du livre est un avis que je partage. J’ai trouvé que la violence des scènes était excessive.

Mon avis est mitigé pour ce roman. Certaines pièces du puzzle ont manqué pour que ça soit une lecture remarquable. Maria, le double de Veronica, évoqué lors de quelques scènes du récit n’a pas été assez exploité à mon sens. De plus, certains points de l’intrigue ne sont également pas assez clairs. Je fais notamment référence à la malédiction du chat, je n’ai pas saisi le pourquoi du comment.

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Clean love, tome 10 : Amanda et Jérémy

Amanda, institutrice maternelle, s’est prise d’affection pour le nouvel élève de sa classe, Ricky. Remarquant à quel point il est calme et renfermé, elle essaie à plusieurs reprises d’entrer en contact avec son père… Mais lorsqu’elle se rend enfin sur son lieu de travail et qu’elle rencontre le séduisant célibataire, son univers change du tout au tout… Elle se retrouve maintenant à vivre dans la maison de Jeremy en tant que nounou de Ricky !
Et chaque jour qui passe, elle tombe de plus en plus amoureuse de Jeremy. Et Jeremy ne peut pas résister à la femme qui est entrée dans son monde et a fait son chemin dans son cœur !
Mais alors que leur amour commence à s’épanouir, le passé de Jeremy revient en force pour repousser Amanda. Et le problème est peut-être trop lourd à porter pour elle…
Va-t-elle finir par faire ses valises et quitter Jeremy et Ricky pour toujours ?

Après mes lectures en romance axée sur les couples afro, je me suis axée sur les couples mixtes depuis un bout de temps. Je continue ma découverte des auteures du BWWM et ai débuté la saga clean love avec le tome 10.

Amanda et Jeremy sont les personnages principaux de cette romance. Amanda est une jeune femme de 27 ans, elle est en couple avec Ned mais leur relation n’est plus très épanouissante. J’ai grincé un peu des dents parce que les commentaires des amies d’Amanda sur les hommes noirs entretiennent un peu les préjugés sur ceux-ci.

Amanda est passionnée par son métier et sa relation avec ses élèves, en particulier Ricky, est attendrissante. Petite, elle rêvait de son prince charmant. Elle l’imaginait avec des yeux verts, une longue chevelure noire. Alors quand elle rencontre Jeremy, le père de Ricky, elle est sous le choc. S’il est le prince dont elle a toujours rêvé, elle n’est pas le genre de femmes avec qui Jeremy sort.

Jeremy est un chef d’entreprise qui est habitué aux mannequins. Il est également en couple et a appris récemment qu’il était le père de Ricky. La mère lui a laissé l’enfant pour aller on ne sait où. Il ne sait pas comment s’y prendre avec son enfant et Amanda va lui être d’une aide précieuse.

Le tandem Amanda/Jeremy est sympathique, leur rapprochement est mignon même si je trouve que Jeremy est un peu imbu de sa personne. J’aurais voulu que l’auteure nous offre quelques moments de ce duo en tant que couple.

Ce tome 10 est une lecture mitigée. Je n’arrivais pas à lâcher le livre jusqu’à la 1ere moitié puis mon enthousiasme s’est amoindri à la 2e moitié. L’intrigue a été sous-exploitée à mon sens. Il y avait matière à rendre cette histoire sensationnelle, à en faire un joli conte de fée moderne. Je trouve que les péripéties sont un peu précipitées vers la fin, on reste en surface. Certaines péripéties sont incongrues ou pas assez développées.

La couverture mentionne l’absence de foi en Dieu mais à aucun moment ça a un impact dans le récit, on ne parle même pas de ça. Aussi le portrait de Jeremy n’a rien à voir avec celui de la couverture.

Mon personnage coup de cœur: Ricky. Ce petit garçon est adorable.

J’ai lu le tome en anglais puisqu’il n’y a pas de version française disponible et j’ai trouvé le niveau de langue accessible. Je n’ai pas fait d’incessants aller-retour entre le livre et le dictionnaire.

J’ai deux autres livres de cette série dans ma PAL et j’espère qu’ils sont bien meilleurs que le tome 10.

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TTL 92 : Un assassin parmi nous de Shari Lapena

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: C comme…

Captivant. C’est le mot qui m’est venu à l’esprit après lecture du thème de la semaine. Et j’ai immédiatement relié ce mot à l’une de mes trois dernières lectures.

Couverture Un assassin parmi nous

Gwen et Riley, David Paley, Ian Beaton et Lauren Day, Beverly Sullivan et son mari Henry, Dana Hart et son fiancé Matthew, Candice White. Deux meilleures amies, deux célibataires, trois couples. Leur point commun ? Ils ont décidé de passer un week-end détente, loin du stress des occupations quotidiennes au Mitchell’s Inn, un élégant hôtel de 3 étages en briques rouges et beiges, encerclé par la forêt et géré par James et son fils Bradley.
Ces couples et ces voyageurs solitaires ont tous débarqué un vendredi et ce qu’ils ne savent pas c’est qu’ils vont vivre les 48 heures les plus stressantes de leurs existences. Il y a un assassin parmi eux…

J’ai découvert ce roman grâce au pendu littéraire, un jeu auquel je joue régulièrement sur Livraddict. J’ai débuté ma lecture un vendredi en fin d’après-midi et j’ai dû me faire violence pour dormir. Reprendre ma lecture a été l’une des premières choses auxquelles j’ai pensé au réveil.
Un assassin parmi nous est un thriller prenant. Assez lent au début mais le rythme s’accélère après le 1er meurtre. Le suspense est très présent, on n’est pas loin de l’ambiance des 10 petits nègres d’Agatha Christie.

Un assassin parmi nous est une lecture que je recommande. C’est d’ailleurs le livre de l’auteure qui a la meilleure note sur Livraddict. Shari Lapena a tellement su brouiller les pistes et manier les rebondissements qu’on en redemande encore lorsque l’identité du meurtrier est révélée.

Fleur bleue, j’ai apprécié l’histoire d’amour naissante et j’ai été déçue de sa tournure. Côté personnage, j’ai eu un coup de cœur pour David Paley, cet avocat quarantenaire, spécialisé en droit pénal et au passé intriguant. J’ai apprécié son aura. Il m’a été difficile de le quitter et j’espère que l’auteure va l’insérer dans l’une de ses prochaines parutions. 😀

Avez-vous déjà lu Shari Lapena ? Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 59: Pour un soupir- Liv Fox

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est : Evasion

 

Pour moi évasion est synonyme de romance. On met une pause au temps présent, on entre dans un monde parfait où tout finit bien.

J’ai donc choisi de vous présenter ce roman.

Couverture Pour un soupir

Quand la passion s’oppose au devoir… Pourront-ils surmonter les différences qui les séparent?

Emma
J’ai toujours su où était ma place au château royal : aux côtés de la Lady à qui je dois entière dévotion et en aucun cas auprès de quelque gentilhomme respectable. Toutefois, quand le Roi lui-même, le magnifique et Ô tellement séduisant Roi Arnald, montre des signes d’intérêt à mon égard, il est difficile de résister et encore plus dur de refouler des élans de passion.

Roi Arnald
Je ne veux pas me marier et, depuis que ma dernière maîtresse m’a trahi, je ne fais plus confiance aux femmes. Mais lorsque j’aperçois Emma pour la première fois, je sais que certaines choses sont vouées à se produire. L’attraction qui nous étreint semble trop difficile à supporter et je ne suis pas le genre d’homme capable de refréner ses ardeurs.

 

 

Mon avis de lecture

Les romances historiques sont rares dans mes lectures mais devant valider la case romance historique pour le challenge A la conquête de Westeros, cette courte romance m’a été conseillé par l’organisatrice du challenge.

Nos héros sont les narrateurs du récit. Ils prennent tour à tour la parole. J’ai d’ailleurs apprécié cette narration à la première personne qui nous permet de connaître les pensées profondes des personnages et se mettre dans la peau des personnages.

Emma est la 1ère à s’exprimer. Elle est au service de Lady Oscar, l’épouse de l’un des gentilshommes les plus fidèles de Sa Majesté.

Elle part au bal. Le bruit court que le roi est à la recherche de celle que son cœur choisira. Elle nous décrit ce dernier avec des adjectifs ancrés dans le superlatif : excessivement beau, voix douce, agréables manières.

Et on s’aperçoit qu’elle n’est pas en reste puisque le Roi Arnald en personne la trouve impressionnante de beauté. Il la désire et il ne va pas tarder à la mettre dans son lit…

Ma lecture a été rapide puisqu’elle ne fait qu’une centaine de pages et sans prise de tête. Pour moi, ce récit relève plus de l’érotico-historique qu’une romance historique. Bien sûr, il y a des mots d’amour et des promesses d’engagement échangés mais j’ai trouvé que l’histoire était vraiment basée sur l’attirance sexuelle.

La romance pour moi ne se limite pas qu’au sexe, il faut que les personnages partagent plus que ça et cela a manqué selon moi dans ce récit. 

 

 

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

 

fleur v1

 

 

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L’amour contre toute attente – T.S N’Guetta

Murielle Amian, après avoir surpris son fiancé dans les bras d’une autre, sur un coup de tête, passe une nuit d’amour avec Alexandre Djeket, un ami dont elle ne partage pas les sentiments.
Pauvre Murielle ! Elle est loin d’imaginer ce que le destin lui réserve comme tours !

 

l'Afrique écrit

Finir l’année en douceur, en ayant les paillettes dans les yeux et du rose bonbon dans le cœur…

J’étais en pleine crise d’overdose de romance, il y a deux ou trois mois mais grâce au soutien de Cupidon, la crise est derrière moi 😀 😀

J’ai retrouvé ce livre dans la bibliothèque familiale. Faisant moins de 120 pages, je me suis laissé tenter.

 

 

Alexandre Djeket est un homme épanoui professionnellement. Côté cœur, par contre, c’est la disette. Il est amoureux de Murielle depuis le lycée mais l’élue de son cœur est amoureux d’un autre.

Franchement, j’ai admiré son courage. Garder un amour de lycée aussi longtemps dans le cœur, il faut le faire. Moi, je serais passée à autre chose 😀 

Un soir, Murielle, le cœur choqué par l’infidélité de son fiancé, va s’abandonner dans les bras d’Alexandre. Vont s’ensuivre des péripéties auxquelles nos personnages ne s’attendaient pas…

C’est une romance classique et loin d’être originale par conséquent pas de grosse surprise en ce qui concerne les rebondissements. J’ai néanmoins pris plaisir à lire cette romance car elle a une trame que j’apprécie: le mariage de raison qui se transforme en mariage d’amour. Par ailleurs, j’aime beaucoup les récits où l’amour s’installe progressivement.

 

Les romances ADORAS ont une exigence : faire voyager le lecteur virtuellement. J’ai apprécié les excursions au Sénégal qui m’ont rappelé mon voyage à Dakar en 2017.

 


 

Cet article est le 656e du blog et le dernier de l’année. J’ai été ravie de partager cette année en lecture avec vous. Plaise à DIEU que cette joie perdure en 2020.

Je vous souhaite de passer de très belles fêtes de fin d’année. 

signature coeur graceminlibe

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Éros dans un train chinois – René Depestre

J’ai eu envie de découvrir ce roman après avoir assisté virtuellement aux cours au collège de France de Yanick Lahens.

eros train chinois

«Ce divertissement pourrait s’appeler « neuf histoires d’amour ». Le narrateur de ces fictions libertines a assez d’esprit et de malice pour commencer par le récit non d’un fiasco mais d’un échec : la jolie guide qui lui fait parcourir la Chine ne veut rien savoir. Toutes les autres rencontres se terminent à la joie contagieuse des deux participants. Il y a aussi la Haute-Savoie et les sports d’hiver, l’express Paris-Prague, la Yougoslavie, un Japon de rêve, et Cristina, ardente Brésilienne infidèle. La fête de l’érotisme solaire se termine à perte de vie en Haïti, comme il se doit, par le « conte de sorcier », feu d’artifice final.
Ces textes débordants d’ivresse de vivre, de rires et de conquêtes sont parallèlement nourris par les problèmes qui secouent notre pauvre univers : racisme, guerres, captivités, terrorismes et autres infamies d’État.»

l'Afrique écrit

Appétit, ivresse, passion, jouissance, plaisir habitent chaque page de ce recueil de nouvelles. 

10 nouvelles où des hommes en Haute-Savoie, à Haïti, au Brésil, en Yougoslavie, au Japon, en Chine racontent leur soif de désir, leur envie de jouissance avec des femmes qu’ils trouvent belles à l’extérieur comme à l’intérieur.

Des hommes convoitent des femmes dans des pays comme la Chine ou la Yougoslavie où les femmes n’ont pas le droit de se donner à des étrangers. Des couples partagent leurs biens érotiques. Un homme avec un roi-mage* a du mal à trouver une cheminée pour son ramoneur. 

Ces nouvelles sont érotiques mais on tombe rarement dans la vulgarité. L’auteur enrobe chaque mot de poésie, de subtilité. C’est pour moi la définition même de l’érotisme. L’érotisme suggère, il donne des pistes, il ne montre pas le chemin…

 

Voilà trente-six-mois que ma flamberge n’a pas fait oeuvre de chair – page 37

 

De plus en plus raide, il redescendit en marteau de plus en plus fou de son enclume de chair. Mais au lieu d’exercer son métier de forgeron, il caressa le somptueux bloc de vie, millimètre après millimètre carré, de toute sa force contenue. – page 70

 

Ces nouvelles sont racontées par des hommes, j’aurais également voulu quelques narratrices, lire le désir du point de vue des femmes.

 

Le glossaire des termes qui désignent les sexes masculin et féminin dans ces fictions m’a bien fait rire. Puisque vous le valez bien, je vous partage quelques termes :

 

Sexe de la femme

fourrure : c’est du belge pour désigner le sexe de la femme

Tigre : aime jouer avec le dragon

 

Sexe de l’homme

Alumelle : le sexe des bourgeois

Homme-de-bien : sexe du mâle en créole haïtien

Mat de cocagne : sexe d’homme dans le langage des marins

Roi-mage : quand la dimension du sexe inspire un respect religieux

 

 

Au-delà de l’érotisme, l’auteur évoque également l’atmosphère politique dans les années 40-50 en Chine et Yougoslavie ainsi que le racisme notamment au Brésil.

J’ai passé un sympathique moment de lecture et ai hâte de découvrir l’autre recueil de nouvelles érotiques de l’auteur.

 

GM signature

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Le tunnel – Ernesto Sabato

Juan Pablo Castel est artiste peintre et meurtrier. C’est son histoire qu’il va dépeindre depuis sa cellule. Un autoportrait tout en taches sombres, bardé par endroit de couleurs violentes, d’éclairs de lucidité, que ni sa conscience ni les faits ne peuvent contenir. Un autoportrait au fusain, noir et gris, avec du rouge. Ce rouge qui prendra bientôt plusieurs significations, au fil de son témoignage et de sa volonté de se comprendre : le rouge de la passion et le rouge du sang. Car, dès le départ, Juan Pablo Castel nous dévoile tout. Il est l’assassin de la femme qu’il continue à aimer, malgré la mort, plus que sa vie.

Derrière un pseudo roman policier à l’intrigue dévoilée se cache un ouvrage à l’ambition téméraire : nous donner à voir toute la pensée de l’auteur, son humanisme, sa vision du monde moderne, son existentialisme. À la fois réflexion sur la solitude de l’artiste et sur l’incapacité de son personnage à communiquer, cet livre est aussi une touchante mise en écriture de la passion amoureuse, lucide et cruelle.

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En 2017, j’ai voulu découvrir la littérature sud-américaine. J’ai dressé une liste de livres à découvrir dans laquelle figurait le Tunnel. J’ai enfin pu le lire grâce à ma binôme du swap mythologie grecque qui l’a inséré dans mon colis.

Lors d’un Salon à Buenos Aires où sont exposées ses œuvres, Juan Pablo remarque une jeune femme qui semble intriguée par un point de détail sur une de ses toiles, détail auquel personne n’avait jusqu’ici fait attention.

Enthousiasmé de savoir qu’enfin une personne puisse le comprendre véritablement, il fait de Maria, la jeune femme, une obsession et met tout en œuvre pour la retrouver. Maria devient le centre de son monde.

Il nous raconte la passion dévastatrice qui les a liés dans les rues animées de la capitale argentine. Passion folle, amour exclusif, drogue dure, relation abusive.

Maria est déjà en couple et il accuse de le tromper, de ne pas l’aimer, de lui mentir. Il essaie de trouver des preuves pour justifier sa jalousie maladive.

S’ensuivent des conflits réguliers qui vont déboucher sur le drame.

J’ai apprécié cette lecture rapide, ce récit bien narré où la jalousie mène la danse : le tango de la passion amoureuse puis la valse de la mort.

 

Le portrait de Juan Pablo est intéressant. Misanthrope, nihiliste, vaniteux, égocentrique, il est. Il analyse tout, sans arrêt. Le moindre geste, la moindre phrase, l’intonation de cette phrase, tout est passé à la loupe.

 

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Le portrait de Maria est quant à lui un mystère insondable. J’aurais aimé que le narrateur nous donne des pistes pour cerner sa personnalité, connaître ses sentiments. J’ai refermé le livre avec trop de points en suspens, de questions sans réponse.

Il y a  matière à interprétation, à discussion.  Etudier ce roman à l’école aurait été une  plus-value. J’en ai été convaincue après lecture de cette note de lecture. 

 

fleur v1

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TTL 47 – Take me anywhere avec Ernest J. Gaines

Le Throwback Thursday Livresque est officiellement en pause en ce mois d’août chez Carole du blog My Bo0ks. Pour ne pas perdre mon engouement à participer à ce rendez-vous, j’ai décidé de reprendre en ce mois d’août les thèmes de l’an dernier que je n’avais pas faits

1er août : Famille

8 août : Comme un oiseau en cage

15 août : La meilleure héroïne

22 août : Take me anywhere

29 août : Fantasy, fantastique, magie, SF, irréel, incroyable, miracle, au delà, anges et créatures…

Thème de cette semaine

Allez, venez, on part en Louisiane !

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Jim Kelly, la trentaine, vit dans une plantation de Louisiane. Narrateur du récit, il voit arriver un jour Marcus, jeune noir de Bâton Rouge, qui vient de tuer un type dans une bagarre. Pour éviter la prison, il est assigné à résidence en tant qu’ouvrier agricole.
Orgueilleux et violent, Don Juan devant l’Éternel, Marcus va vite s’opposer à Bonbon, le contremaître Cajun, et séduire sa femme…

Bonbon est amoureux de Pauline, domestique noire. Un amour interdit, connu des gens de la plantation et toléré mais la relation de Marcus avec Louise, la femme blanche du contremaître est jugée provocatrice et inacceptable.

Louise n’est pas heureuse dans son mariage. Comme Marcus, elle a envie de fuir la plantation. Leur fuite va provoquer une catastrophe. 

Un récit tragique où les secrets des uns deviennent chantage pour les autres. Entre désir de vengeance et soif de liberté, il y a de l’amour, du rire, de la beuverie, des coups de poing. 

J’ai apprécié ma lecture, les personnages tant principaux que secondaires sont attachants. 

La plume d’Ernest J. Gaines est une belle découverte. Une écriture limpide, très agréable, un style spontané et plein de fraîcheur.

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Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ? Faites-moi sortir des sentiers battus ! 

fleur v1