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Rags to Romance, book 8: The Duke and the Maid

Angelica Cumberbatch est une fillette afro-américaine de 11 ans. Elle est née en France, en 1837 d’une mère chanteuse. Elle n’a jamais connu son père. Tout ce qu’elle sait de lui : sa profession de militaire. Avant de mourir, sa mère la confie à son amoureux John Dreston qui est également musicien et va avoir l’excellente idée de la confier à son tour à sa famille à Londres.

Angelica n’est pas évidemment pas la bienvenue. Quelle famille blanche, à cette époque accepterait de s’occuper d’une enfant noire ? La famille accepte pour une pension annuelle de 300 livres. La vie d’Angelica change à commencer par son prénom. Elle s’appelle désormais Ann. Elle devient femme de chambre, puis femme de chambre assistante.

A 20 ans, la vie d’Ann prend un autre tournant : elle devient la bonne de Patita Dreston qui a été recrutée comme gouvernante par William Herbert Thornbeck, 6e duc de Duncaster.

Patita a une mission : devenir l’épouse du duc et j’ai suivi avec attention son plan d’actions pour y parvenir. Comme dirait le duc : « big beauty and little brains »

William n’a jamais été amoureux, les femmes lui permettent d’assouvir ses besoins naturels. Mais ça c’était avant qu’il ne rencontre Ann.

J’ai apprécié sa façon de la traiter, de la protéger.

He knew he not only had to show her that he loved her, but he also had to show her how love behaved.

J’ai surkiffé cette phrase.

Contrairement au duc de Forbidden Desires, il ne lui est jamais venu à l’idée de prendre Ann comme maîtresse. A part sa mère qui s’y oppose et relève ce fait, William ne l’évoque même pas. C’est beau mais je me demande si c’est réaliste, surtout à cette époque, de ne pas considérer la race de son amoureuse comme un écart vis-à-vis de la noblesse anglaise.

Une chose que j’ai beaucoup appréciée dans cette romance : les scènes sexuelles qui ne sont pas à foison, on en a une seule et elle ne s’étale pas sur dix pages. Merci à l’auteure. Oui, il faut respecter l’intimité des personnages même s’ils sont de papier 😀

L’auteure a ajouté quelques actions à suspense à la romance mais je n’y ai pas été très réceptive.

The duke and the maid, est le tome 8 de la saga Rags to romance. Etant la seule romance historique interraciale de la saga, je ne pense pas découvrir les autres tomes.

Quelle est votre lecture du moment ?

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Forbidden Desires – B.D. Anderson

Angleterre, 1844

Stephen Harding, marquis de Rye âgé de 33 ans, est intrigué dès qu’il la voit. Sa mère avait demandé à l’American Negro Band dirigé par Roland Seymour d’animer une soirée musicale qu’elle parrainait, et il ne s’attendait pas à ce qu’une femme fasse partie de l’orchestre, surtout si jeune et si belle. Bien sûr, en tant que membre de l’aristocratie, il savait qu’il n’y avait rien de respectable à lui offrir. Après tout, non seulement elle était américaine, mais elle était aussi noire. Pourtant, une fois qu’il l’a vue jouer, il ne peut s’empêcher de penser à elle. Après un seul baiser, Stephen est déterminé à l’avoir dans sa vie en tant que maîtresse, même s’il sait qu’elle est sous l’œil vigilant de son père et que son offre va miner son rêve et ruiner sa position dans la société.

Allegra Seymour, jeune femme de 21 ans, est une violoncelliste douée. En tant que nègre américain libre, sa famille a quitté l’Amérique, où l’esclavage était encore en vigueur, pour se rendre en Angleterre afin d’y trouver une vie meilleure. Ils sont heureux que le duc et la duchesse de Stamford leur aient demandé de jouer à leur soirée musicale. Une rencontre fortuite avec le fils du duc, Stephen Harding, le soir après sa prestation, réveille une passion interdite entre eux. Allegra, cependant, est déterminée à poursuivre son rêve de jouer devant la Reine malgré l’attirance qu’elle ressent pour Stephen. Sachant que son père souhaite lui trouver un mari le plus rapidement possible après leur tournée, Allegra est déterminée à résister aux efforts de séduction de Stephen et à se concentrer sur son objectif ultime.

Entre Stephen et Allegra, il y a une attraction physique indéniable qui n’est pas du goût du père d’Allegra. Il sait que le duc à la peau blanche ne pourra jamais épouser sa fille qui est noire et non issue d’une famille noble. Il met en garde le duc, insiste pour que sa fille ait une chaperonne. Les obstacles se dressent entre nos deux protagonistes. On se demande par quel subterfuge, ils pourront obtenir des instants volés.

Leur différence d’âge ne leur pose aucun problème. Leur challenge est plutôt racial et social.

Allegra va-t-elle accepter d’être la femme de l’ombre de Stephen ? J’étais très curieuse d’avoir réponse à cette question et je remercie l’auteure d’avoir joué une légère note de suspense sur cette question.

Stephen et Allegra nous font oublier qu’ils sont des personnages de papier tant on ressent leur tendresse et leur passion. J’ai particulièrement apprécié 2 scènes : celle du dîner et celle où Stephen dévoile à Allegra ses blessures physiques et intérieures.

Dans Forbidden Desires il n’y a pas que l’amour, il y a aussi des problèmes familiaux à gérer. Sur ce point, j’ai constaté des longueurs à certains moments. Le livre évoque la trahison d’un frère, le droit de la femme de choisir sa carrière, se marier ou non.

Je l’ai lu en VO et j’ai plusieurs fois eu recours au dictionnaire.

En conclusion ?

Forbidden Desires est une mignonne romance BWWM qui prend place à l’époque victorienne. J’espère en lire d’autres dans un avenir proche.

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A Bundle of Joy, book 2: The baby proposal- Roxy Wilson

Elle va avoir un bébé…

Selene Alexis est une récente victime des mesures de réduction des coûts de son entreprise. Avec une sœur à charge et aucun parent proche pour lui prêter main forte, elle saisit l’opportunité de devenir mère porteuse. En tombant enceinte, elle pourra faire face à ses dépenses mensuelles et réduire un peu ses dettes, au moins pour les neuf prochains mois.

Il lui fait une proposition…

Triston Walker, un ancien soldat, a du mal à s’adapter à la vie civile après des périodes de service en Afghanistan et en Irak. Revoir Selene, la fille qu’il a laissée derrière lui pour servir son pays, est une bouffée d’air frais, jusqu’à ce qu’il réalise qu’elle est enceinte. Il n’a jamais cessé d’être amoureux d’elle, il veut renouer avec elle. Il propose donc une solution à long terme aux malheurs actuels de Selene: le mariage.

Une offre alléchante qu’elle ne peut refuser…

Alors que les hormones de Selene sont en ébullition, que la date de son accouchement approche à grands pas et qu’elle doute des sentiments de Triston à son égard, peut-elle se faire confiance pour prendre la bonne décision ? Va-t-elle faire le grand saut ou détruire les rêves de Triston de vivre avec elle pour toujours ?

Selene a 24 ans, diplômée depuis 2 ans, elle perd son job en tant qu’assistante éditoriale dans un magazine local que personne ne lit. Selene est orpheline, avec une petite sœur à charge.

Après une recherche infructueuse d’un nouveau poste, elle décide de répondre à l’annonce de Megan et Warren Stevens. Ce couple cherche une mère porteuse, tous deux ne pouvant concevoir.

Selene s’attendait à n’être qu’un ventre hôte mais elle va devoir donner en plus de son utérus, ses ovules. Elle sera liée biologiquement au bébé, elle se pose des questions mais très vite la pile de factures qui l’attend l’amène à dire oui à la proposition du couple Stevens.

Selene rentre complètement dans son rôle de mère porteuse quand Triston, son copain d’adolescence refait surface, six ans après l’avoir larguée pour entrer dans l’armée.

Il ne l’a pas oubliée et elle non plus. Leur relation a duré 4 ans même si elle a pris place dans le temps de l’insouciance.

Mais entre eux, il n’y a pas que le passé et la rupture douloureuse, il y a maintenant un bébé.

C’est cette inéquation qui m’a poussée à lire ce livre. Comment être un couple avec un enfant qui n’est pas le nôtre ?

J’ai passé un très bon moment de lecture à cause du thème traité à savoir la gestation pour autrui et ses conséquences mais aussi de l’histoire d’amour qui renaît de ses cendres. Selene et Triston sont un beau modèle de couple. Triston épaule son amoureuse durant sa grossesse et Selene le soutient dans ses troubles post-traumatiques causés par la guerre.

Il y a de l’émotion, quelques rebondissements causés par le couple Megan et Warren Stevens. J’ai eu envie de les étrangler !

Le suspense est léger car on sait qu’il y aura une issue heureuse. J’enlève quelques points à cette sympathique romance pour le langage cru au niveau des scènes de sexe.

Je ne continuerai pas la saga parce que j’ai déjà rencontré les intrigues dans mes lectures mais je suis ravie d’avoir découvert la plume de cette auteure.

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TTL 133: Le SIDA tue, et alors ?

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : V comme…

Virus, celui du SIDA.

C’est le thème central de la bande-dessinée John Koutoukou de l’écrivain ivoirien Benjamin Kouadio.

Abstinence, fidélité à son partenaire ? Complètement démodé. Le sexe libre est à l’honneur. John Koutoukou, le moralisateur, avertit les hommes et les femmes qu’il croise des dangers des rapports sexuels non protégés mais personne ne veut manger le bonbon avec son emballage.

Il interpelle à cor et à cri mais autour de lui n’est perceptible que la voix des rapports sexuels non protégés. Le SIDA se propage comme une traînée de poudre dans la cité. Des victimes font d’autres victimes.

Il est scandalisé par ces jeunes filles qui troquent leurs corps contre de l’argent, encouragés par des parents qui ne voient que le gain facile. John Koutoukou est choqué et le lecteur aussi.

Cette BD est intéressante pour sensibiliser contre le SIDA. Par contre, j’ai trouvé inutile l’introduction de l’aspect religieux à travers l’évangélisation.

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?

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TTL 132: Un noël sur l’équateur

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Une romance.

Forte d’une solide expérience acquise auprès des plus grands chefs étoilés français et auteure d’un blog culinaire à succès, Sandra décide du jour au lendemain de tout plaquer pour réaliser son vœu le plus cher : exercer son art dans son pays d’origine, le Gabon. Une promesse d’embauche dans un restaurant gastronomique et hop elle saute dans le premier avion avec un billet aller simple. Hélas, la (re)découverte des réalités locales contrecarrent ses grandes espérances. Au terme de longs mois de disette, d’échecs, et de doutes, un hôtel huppé de la capitale lui accorde enfin sa chance. Élaborer une carte spéciale fêtes de fin d’année, facile. Le seul hic, c’est de devoir le faire en étant le second d’un otangani*, qui ne connaît pratiquement rien à la cuisine. Sandra qui s’est toujours battue pour être reconnue à sa juste valeur ne compte pas laisser passer cette injustice. Elle a un plan pour évincer ce bel imposteur aux yeux gris-vert. Mais parviendra-t-elle seulement à faire la part des choses entre ses ambitions et ses sentiments ?

D’habitude, je ne laisse pas la couverture d’un livre me guider dans l’achat d’un livre mais pour ce roman d’Owali Antsia, ça a été le cas.

Je l’ai lu en décembre dernier. Composé d’une vingtaine de chapitres et un épilogue, je comptais en faire un calendrier de l’avent spécial lecture mais j’ai vite oublié l’idée. Les chapitres étaient bien trop courts pour me limiter à un chapitre par jour.

J’ai mis un peu de temps à m’habituer au langage courant/familier utilisé. J’ai apprécié qu’au-delà de la romance, la vie de nos héros soit décrite ainsi que leurs challenges personnels. Sandra retourne dans son pays et fait face à la dure réalité de la recherche d’un emploi, Enzo doit s’intégrer dans un pays qu’il ne connaît pas.

J’ai apprécié le couple Enzo/Sandra. Ils ne révolutionnent pas le genre mais offrent un sympathique moment de lecture. J’ai trouvé leurs instants d’amour trop courts. J’aurais voulu qu’il y ait plus de péripéties romantiques.

Par contre, j’ai souligné pas mal de coquilles. J’espère que l’auteure pourra les corriger afin d’offrir au lecteur un ouvrage de qualité.

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?

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Crazy in Love de Crystal B. Bright

La chanteuse R&B Chantel Evans avait tout pour elle, jusqu’à ce que la princesse des ballades d’amour perde tout. D’abord, une trahison très publique de son amant et la mort de sa mère entraînent une dépression nerveuse qui met fin à sa carrière. Puis, au même moment, son avocat s’empare de toute la fortune qu’elle a durement gagnée. La seule chance qu’elle a de relancer sa carrière se trouve dans le studio d’enregistrement que sa mère a laissé à son nom….

Lorsque la star de la musique country Truman Woodley voit son duo d’enregistrement avec une jeune chanteuse sulfureuse tomber à plat dans le studio de Chantel, cette dernière se retrouve face à une rare seconde chance – jusqu’à ce que l’ex-petite amie vindicative de Truman transforme les débuts étincelants du duo en un motif de bataille pour la garde de leur fils. Mais Chantel a découvert plus qu’une douce harmonie vocale avec Truman. Elle a trouvé quelque chose qui vaut la peine de se battre…

C’est le 1er tome de la saga A Love & Harmony Romance de Crystal B. Bright. De l’auteure, j’ai déjà lu les 2 premiers tomes de la saga Mama’s Boys.

Lire une romance qui a pour décor l’univers musical est une première pour moi et j’ai apprécié l’ambiance musique country/R&B.

Chantel est entourée de ses cousins qui par leur grain de folie apportent un plus au récit. Par contre, je n’ai pas compris qui était réellement Craig pour Chantel. Son oncle biologique ou de cœur ? Je pensais que c’était peut-être dû à mon niveau d’anglais mais l’un des commentaires sur Goodreads m’a rassurée.

La personnalité de Craig n’est pas facile à cerner. J’ai eu du mal à savoir si je devais le détester ou non. Il agit dans ses intérêts propres au détriment de Chantel mais affirme qu’il œuvre toujours pour le bien de cette dernière.

Nos protagonistes Chantel & Truman (on aurait pu avoir un prénom masculin plus sexy) sont tendres. Ils partagent des moments doux, ils sont présents l’un pour l’autre dans les moments difficiles notamment quand l’ex de Truman veut récupérer son fils mais leur histoire d’amour manque de passion. Et quand je parle de passion, je ne fais pas référence au sexe. Je parle de ce sentiment qui fait que l’autre devient vital pour nous, ce sentiment fort qui nous unit à l’autre, cette passion qui nous fait envier l’héroïne et accorde une place de choix à l’héros dans la liste très restreinte des bookboyfriend.

Le rythme du récit est parfois lent mais ça n’a pas un réel impact sur l’attrait de l’histoire. La romance est légère, on passe un moment sans prise de tête mais je ne suis pas très sûre de poursuivre la saga.

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Ancien feu – Nathalie Amani N’Guessan-Gbalou

Robert et Natacha se sont aimés pendant leurs années collège. Follement. La vie les a malheureusement séparés: après le baccalauréat, Robert part étudier en France quand Natacha, elle, reste en Côte d’Ivoire et intègre l’Ecole Supérieure de Commerce à Yamoussoukro.
Cinq ans plus tard, Robert est embauché par la multinationale spécialisée en prospection pétrolière, Petroleum Regional. Basé en Côte d’Ivoire, il découvre que son ancien amour est sa nouvelle collègue.
Chacun ayant refait sa vie, seuls des liens d’amitié unissent Robert et Natacha désormais. Mais la braise sous la cendre peut-elle expirer si facilement lorsque l’on s’est aimé avec autant de passion par le passé?

Ancien feu est une expression utilisée en Côte d’Ivoire pour désigner un ex. Et l’on dit souvent qu’il faut éviter d’être trop proche de son ex car l’ancien feu peut renaître de ses cendres.

Robert et Natacha en sont une illustration. Robert est divorcé, Natacha, fiancée. Ils se côtoient professionnellement, sont devenus de bons amis mais un voyage professionnel va raviver les sentiments du passé.

Les protagonistes offrent quelques moments de douce rêverie mais ils n’ont pas réussi à me faire envier ce qu’ils partagent. Il m’a manqué des étincelles, de la passion, des moments de surprise.

J’ai trouvé certaines réactions de l’héroïne plutôt puériles, certaines péripéties un peu tirées par les cheveux. De plus, j’ai trouvé que l’auteure a un peu facilité le choix de Natacha en attribuant à son fiancé tous les défauts du monde.

En bonus : Ancien feu, un titre d’un chanteur ivoirien : Gadji Celi.

Belle soirée dominicale à tous !

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The real thing – J.J Murray

C’est la Saint-Valentin ! Et pour marquer l’événement de façon littéraire, quoi de mieux que de parler de romance ?

Jusqu’à la fin de ce mois, je ne vous présenterai que des romances, histoire de célébrer l’amour et de voir la vie en rose.

La romance à l’honneur aujourd’hui est écrite par un homme. Je vous avais déjà présenté l’un de ses livres, ici.

L’ancien champion de boxe Dante « Blood and Guts » Lattanza fait l’objet d’un article dans le numéro « Sexiest Men Alive » du magazine Personality, et la journaliste Christiana Artis a le scoop. Il n’y a qu’un seul hic : elle doit se rendre au Canada, chez son sujet insaisissable. Mais une fois qu’elle a posé les yeux sur le physique ciselé de Dante et son allure italienne sulfureuse, elle décide que chaque kilomètre en valait la peine. Dommage que son comportement glacial ne corresponde pas à son corps sexy.

Depuis qu’il a perdu son dernier combat il y a dix ans, Dante ne donne jamais d’interviews. Mais maintenant, il est prêt à prouver au monde entier – et à son ex-femme – qu’il peut encore gagner un championnat. Il lance un ultimatum à Christiana : si elle réussit les cinq challenges qu’il lui lance, elle pourra lui poser cinq questions. Et ensuite, elle pourra partir. Pourtant, Dante a toujours eu un faible pour les belles femmes noires, et voir Christiana tous les jours suffit à faire fondre ses défenses. Bientôt, elle fait partie intégrante de l’histoire qu’elle est venue écrire…

J’ai découvert ce roman grâce à Youscribe. Je suis tout de suite tombée sous le charme de la personnalité de Christiana. C’est une femme noire de 35 ans, pétillante et comique ! Elle a surtout confiance en elle, elle fonce quand elle désire quelque chose et c’est un point que j’ai largement apprécié dans cette romance. On est très loin des clichés.

L’autre point positif: la narration interne. On a le point de vue de Christiana et ça m’a fait du bien de lire une romance du point de vue du personnage.

Nos protagonistes ont du vécu sentimental, surtout Dante, le beau brun italien de 42 ans. Il est séparé de sa femme, la mère de son fils, mais il ne l’a pas oubliée. Il semble très lié à elle. Cet homme a des valeurs. Pour lui, le mariage c’est pour la vie. Il veut d’ailleurs remonter sur le ring pour elle.

Christiana a donc un adversaire de taille à écarter de son chemin pour atteindre le cœur de Dante mais elle ne va pas s’avouer vaincue, non sans avoir joué toutes ses cartes…

Au niveau de la romance, ce n’est pas le romantisme à l’état pur mais l’essentiel s’y trouve: quelques moments de tendresse, de la séduction. Un kudos à l’auteur pour la scène de flirt.

Dante et Christiana forment une belle paire.

The real thing est une sympathique histoire d’amour même si j’ai noté quelques imperfections: quelques mots vulgaires, des descriptions dont on aurait pu se passer…

J’ai lu le livre en VO et le niveau de langue est accessible.

Sur ce, je vous laisse avec quelques doux extraits

‘I’m giving you my heart, Dante. Freely, and with no reservation. It’s yours. »
That actually felt right. Thirty-five years I’ve waited to give my heart away, and here it is, on an outcropping at Aylen Lake, Ontario, Canada, to a man whose ex-wife is watching us from the kitchen window.

I will still fight, though, » Dante says.
The Garden becomes silent.
He winks at me. « Christiana, I will fight you for the remote control. I will fight you for the covers. I will fight you for the right to cook in my own kitchen. I will fight for air when we …  » He raises his eyebrows.
« I will fight you when we work out together and make our daughter, » Dante continues. « I will fight to hold back my tears when we are married and when I hold my daughter for the first time. » He hugs me fiercely. « See, we are fighting already. It is the sure sign of a healthy marriage. Whatever fights you get into, make sure they end in a tie. »

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Les lumières d’Oujda-Marc Alexandre Oho Bambe

Une épopée chorale lumineuse dans laquelle M.-A. Oho Bambe donne corps et voix aux récits de l’exil.

Le narrateur est rapatrié au Cameroun après avoir tenté d’émigrer à Rome. Malgré l’affection de sa grand-mère Sita, il accuse le coup de ce retour, perçu comme un échec. En quête de sens, il s’engage dans l’association d’Aladji, qui lutte pour éviter les départs « vers les cimetières de sable et d’eau ». Il rencontre ainsi, à Oujda, au Maroc, le père Antoine, qui prend en charge d’autres candidats à l’exil, et Imane, sous le charme de laquelle il tombe immédiatement. Imane et lui vont nouer un lien indéfectible, avec pour ciment leur combativité et les drames de leurs frères et sœurs d’exil.

Au rythme de cette épopée chorale lumineuse, les parcours de personnages tous attachants et bouleversants s’enchevêtrent, entre l’Afrique mère fondamentale et l’Europe terre d’exil qui cristallise une mosaïque de rêves d’ailleurs. La voix et le phrasé uniques de Marc Alexandre Oho Bambe abattent les cloisons entre les genres pour naviguer entre roman, récit et poésie avec une étonnante fluidité.

« L’homme libre est celui qui choisit son exil. » Mahmoud Darwich

Cet épigraphe donne le ton à ce roman poétique.

Pourquoi partent-ils ? Ce roman donne la voix à ceux qu’on appelle migrants, ceux qui veulent un ailleurs à eux.

Je prends conscience pendant l’atelier, que nous n’avons jamais donné la parole à ces jeunes, nous parlons toujours pour eux. Dans les colloques et toutes les instances de décision.
Même au sein de l’association, entre nous, militants pourtant rompus aux questions migratoires, nous avons souvent imaginé les raisons pour lesquelles Elles et Ils partaient.

Le lecteur est invité à tendre l’oreille et à écouter pourquoi ils partent

Pourquoi on part ?
Parce qu’on a tellement cramé
Au soleil de la misère
Qu’on a peur de caner
Si on reste proie docile à l’amer
Alors on part
On traverse la vallée des ombres de la mort
On prend la porte du désert ou la mer
On prend toutes les routes vers l’amour
De nous-mêmes vivants
On part
Parce que
Nos vies ici
Ne valent rien
Rien qui vaille
Rien qui vaille
La peine
De ne pas mourir
En essayant
De partir
Partir
Là-bas
Eldorado qui chante
Faux
On le sait

on part se chercher ailleurs parce qu’on ne se trouve pas chez nous.

Une obsession est une obsession.
Et certaines obsessions.
Ne meurent jamais.

Ils évoquent leur traversée du désert ou de la mer. Fragments de vie entre Conakry et Oujda.

Yaguine et Fodé ont payé.
Ce qu’ils devaient aux passeurs.
Et ce qu’ils ne devaient à personne.
Ils ont payé.
Cher.
Très cher.
De toute leur innocence.
Presque chaque jour.
Et chaque nuit.

J’ai apprécié que ce roman mette en exergue ces associations en Afrique qui œuvrent pour exhorter les jeunes à éviter de prendre la mer et de l’autre côté de l’Atlantique, celles qui leur apprennent à lire, les accueillent.

Ce roman est écrit comme un texte à déclamer. Il est à mi-chemin entre le roman et la poésie. L’écriture est fluide, agréable à lire, le thème abordé d’actualité.

Il y a également des thèmes secondaires comme la liberté d’être de la femme et son indépendance.

Les lumières d’Oujda est finaliste du Prix les Afriques 2021.

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TTL 104: Forget me not, Mama’s Boys-tome 2

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Gentils

Le 1er personnage qui m’est venu à l’esprit en découvrant le thème de la semaine est Gideon, Gid pour les intimes 😀

Gideon est un joueur de football américain et est le frère cadet de Gunnar. Lorsque sa mère adoptive a un problème de santé assez grave, il n’hésite pas à mettre sa carrière entre parenthèses pour courir à son chevet et s’occuper de son magasin de fleurs.

Gideon depuis le jour où il a été adopté, s’est fait la promesse de ne jamais causer de souci à sa mère. Il a tenu à être un enfant qui fait la joie de sa mère et lui cause le moins de souci possible.

Gideon est disponible pour ses frères, ses amis. C’est un gentil gars, un mec bien. Lorsque sa célébrité va commencer à mettre à mal la boutique de fleurs de Jannelle, il ne va pas hésiter à poser des actes pleins de bienveillance envers elle. C’est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Il est d’ailleurs mon nouveau bookboyfriend. Il est romantique, gentleman, protecteur et beau gosse. ❤

Pour parler de la romance dont il est le héros, elle met du temps à s’installer. L’accent est mis sur l’environnement familial de Gid et la suite de sa carrière. Son duo avec Janelle m’a ravie de façon éphémère ; le comportement puéril de cette dernière m’a ôté tout éblouissement. J’ai trouvé qu’elle manquait de caractère, d’audace. Une héroïne trop lisse à mon goût.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?