Publié dans Panaché

« Challenge un peu con mais pas trop » saison 1 épisode 3

Voici le « Challenge un peu con mais pas trop » imaginé par une connasse parisienne.

Wouhou ! Ça faisait longtemps, n’est-ce pas ?

Le principe pour ceux qui l’auraient oublié ou qui sont nouveaux sur le blog c’est écrire des textes fous, pleins d’humour. 300 mots minimum et c’est encore mieux si on peut accompagner son texte d’une photo. 

La 2e saison a été lancée début juin mais je préfère terminer mes deux derniers épisodes du challenge du mois de mars avant de passer à autre chose. Je suis trèssssss en retard mais vaut mieux tard que jamais, n’est-ce pas ? 😛

Pour ce 3eme épisode, j’ai choisi le thème :

Vous gagnez 5 millions d’euros, vous faites quoi avec ?

 

5 millions d’euros ? Vous avez dit 5 millions d’euros ?!

 

 

 

Mais avec ces 5 millions d’euros, je refais toute ma vie de A à Z !

 

Pitaing ! Je suis milliardaire en francs CFA (3 milliards 279 millions et 785 mille francs CFA) !!!!! C’est un beau pactole et je ne cracherai pas dessus.

Je prie immédiatement pour que le Père de Gloire me garde en vie. Je veux profiter à fond de ces milliards !

En bonne chrétienne, je paye ma dîme qui s’élève à 327 millions 978 mille 500 francs. Je donne la totalité de la somme, je ne tricherai pas. Je n’ai pas envie de finir comme Ananias et Saphira.

 

ne pas mourir comme saphira

Après avoir donné à Dieu ce qui est à Dieu, il me reste 2 milliards 951 millions 806 mille 500 francs.

Je pète le meilleur champagne avec ma famille !

 

Je m’achète un chic appartement à Abidjan où je pourrai avoir ma bibliothèque de rêve, une belle villa à Yamoussoukro quand je voudrai m’évader de la vie trépidante d’Abidjan. Ces beaux cadeaux me coûteront approximativement 40 millions.

Je suis toujours milliardaire ! J’y crois pas !

 

Je profite des largesses de mon compte en banque pour réaliser l’un de mes rêves. Ne comptez pas sur moi pour vous livrer ma brillante idée. Non, non, je ne vous rendrai pas riche. Ma famille et moi d’abord !

Et en parlant de famille, j’assure la retraite de mes parents et je les fais voyager à chaque fois qu’ils éternuent. Ils feront le tour de l’Afrique. Je laisse le soin à mes sœurs de leur organiser le tour de l’Amérique, mes frères le tour de l’Europe et tous les enfants qu’ils ont aidés leur feront faire le tour de l’Asie. Il faut bien qu’ils soient un peu reconnaissants, non ?

Je fais construire de belles maisons d’hôte dans les principales villes de la Côte d’Ivoire : Abidjan, Korhogo, Yamoussoukro, Bouaké, Man, San-Pedro. Je fais construire un immeuble avec de superbes appartements que je ferai louer. Les bénéfices assureront le reste de mes jours et vont me permettre d’éviter de travailler pour autrui. 

Résultat de recherche d'images pour "keep calm i'm a millionar"

Il n’ y a pas assez de bibliothèque en Côte d’Ivoire. Que voulez-vous, chez moi on n’a pas assez compris l’importance de la lecture. Dans mon élan de générosité, je vais y remédier et créer d’immenses bibliothèques dans les principales villes du pays. Je les équipe d’abord avec les livres que j’ai écrits et ceux que j’aime bien. 

Je vais également mettre le temps et l’argent mis à ma disposition par les forces célestes pour voyager. Je m’offre des voyages à Tahiti, au Cap-Vert, aux USA, en Afrique du Sud, Ethiopie, Kenya, Egypte. Je dors dans les meilleurs hôtels, je dîne toute seule dans les plus grands restaurants.  

Je vais spécialement en Colombie pour rencontrer Christian Meier. Cet homme a marqué mon adolescence avec sa classe, son charisme dans la telenovela colombienne Luna, la heredera. 

Nous allons dîner ensemble et faire le plein de photos qui seront disposées dans toutes les pièces de mon appartement. ❤ ❤ ❤

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes, foule

 

Je vais également créer un immense parc d’attractions. Je dois diversifier mes sources de revenus parce que je veux rester milliardaire à vie. Pas question de rétrograder. Je vais payer des gens assez intelligents pour me créer un concept de ouf ! Ça va cartonner !

Je refais ma garde-robe, j’achète un ou deux tableaux comme La nuit étoilée de Van Gogh. J’achète tous les livres qui me font envie, je fais des prêts aux particuliers. Bref, je fais du bien autour de moi sans m’oublier.

 

DIEU du Ciel, quand est-ce que j’aurai ces 5 millions ?!

Et une voix du Ciel se fit entendre : « Jamais ma fille, contente toi de ce que tu as actuellement. »

 

Et vous, vous ferez quoi avec 5 millions d’euros ?

 

signature coeur graceminlibe

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

MÉFIEZ-VOUS DE VOS VŒUX – Ils pourraient se réaliser

méfiez-vous de vos voeux ils pourraient se réaliser

Comme toute citadine branchée qui se respecte je vais régulièrement chez mon psy. Et figurez-vous qu’il m’a demandé de réfléchir à ce que je voudrais changer dans ma vie en priorité. Exercice pas facile pour moi, car je veux TOUT changer ! Mais, surtout :

Transformer mon mari en prince charmant – après deux ans de mariage, il est plutôt télé-charentaise, que cadeaux surprise et week-end en amoureux !

Décrocher le poste de directrice dans la boîte où je travaille – donner des ordres, j’adore ça !

Faire disparaître coûte que coûte ma rivale Alexa – ce n’est pas une blonde à forte poitrine qui va me faire de l’ombre !

Tester mon sex-appeal sur Evan, mon collègue un peu trop mignon – il drague toutes mes collègues, alors, pourquoi pas moi ?

Croyez-vous que mon psy va pouvoir faire quelque chose ?

l'Afrique écrit

Abidjan, le 26 Mai 2017

Chère Laura Caldwell,

Il est écrit sur la couverture du livre epub que je viens d’achever que vous êtes l’auteure de ce roman. Je vous adresse donc cette lettre pour vous exprimer mon ressenti sur le fruit de votre imagination. Une femme avec sans doute de bonnes intentions a recommandé votre livre dans un groupe de lecture. Voulant satisfaire ma curiosité, je suis entrée dans l’univers de Billy.

Elle est malheureuse, la pauvre. Sa vie personnelle et professionnelle ne lui convient pas. Elle veut plus d’extase, plus de déraison. Elle veut que son mari soit un prince charmant et voudrait que son collègue de travail sur lequel elle flashe depuis si longtemps s’intéresse enfin à elle. Je vous ai retiré ici un point, chère Laura. Je n’apprécie pas ces personnes qui veulent le beurre et l’argent du beurre.

Tous les vœux de notre chère Billy se réalisent en une nuit après avoir reçu un objet assez particulier. J’ai bien noté ma chère Laura, votre désir de nous en mettre plein la vue mais ce retournement de situation ne m’a pas convaincue. Je trouve l’idée saugrenue et trop surréaliste.

Billy se plaignait de sa mère trop collante, de sa carrière professionnelle stagnante et de sa vie romantique  sans étincelles. 

Billy se plaint maintenant du trop-plein d’amour de son mari, du rentre-dedans d’Evan, son collègue et elle veut récupérer sa vie d’avant. Elle tente de se débarrasser de l’objet sans pouvoir y arriver. Je vous ai encore retiré un point, Laura. La tournure qu’a pris le récit a un côté grotesque qui m’a exaspérée.

Le seul aspect qui a satisfait ma curiosité c’est la rencontre de Billy avec son père. J’ai également apprécié savoir qui était vraiment Alexa, cette latino que Billy considérait comme une rivale.

J’ai aussi apprécié la moralité de votre récit : Il faut apprécier ce que l’on a et dans un couple, il faut apprendre à communiquer.

Chère Laura, je ne vais pas m’éterniser. Le roman que vous avez écrit se lit aisément, il y a de légères notes d’humour pas du tout désagréables mais il manque de la consistance, des effets de surprise, des rebondissements, une touche d’enchantement. 

Le titre de votre roman m’a fait penser à un poème de Chimères de verre : Desiderata.  

Fais attention à ton désir

Ne l’attends pas si vite, ne l’espère pas trop fort

Il viendra à toi comme un supplice

T’ôtera toute idée de délice.

J’ose espérer que vous le lirez bientôt. D’ici là, portez-vous bien et n’arrêtez pas d’écrire.

des-details-sur-loeuvre

Format :  eBook et poche 

Genre : Comédie romantiqueCollection Red Dress Ink

Date de publication : 1 novembre 2014 

L’extrait qui m’a fait sourire :

J’ai toujours pensé que s’imposer de ne pas boire une seule goutte d’alcool pendant la grossesse était un régime beaucoup trop draconien. Ma mère, par exemple, n’a su qu’elle était enceinte de Dustin qu’au quatrième mois, elle a donc passé les trois premiers à fumer et à boire des Campari avec mon père dans les clubs de jazz des environs de Chicago. Elle a aussi bu de l’alcool pendant qu’elle attendait Hadley. C’est quand elle a été enceinte de moi que les médecins ont commencé à mettre les femmes en garde. Alors elle s’est abstenue de boire, et apparemment, cette abstinence lui a posé un problème. C’est du moins ma vision des choses. Dustin et Hadley sont beaucoup plus intelligentes que moi, c’est évident, plus ambitieuses aussi et plus accomplies. Aurais-je été la même si ma mère ne s’était pas imposé ce sacrifice ?

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

10 leçons à tirer de Réfléchissez et devenez riche

Résultat de recherche d'images pour "réfléchissez et devenez riche"

 

Vous trouverez dans ce livre ce que personne ne vous enseignera jamais ailleurs : comment assimiler et appliquer les principes qui vous permettront de faire fortune et d’atteindre les buts que vous vous êtes fixés. Napoleon Hill parvient avec brio à démontrer comment vos pensées et vos croyances peuvent changer le cours de votre vie. Fruit d’une recherche de plus de vingt ans sur la richesse et le talent, Réfléchissez et devenez riche développe treize principes universels qui stimuleront votre confiance et vous mèneront vers une réussite garantie.

l'Afrique écrit

 

Vous voulez être riche ?” c’est la question qui m’a été posée par toutes ces personnes ayant vu ce livre entre mes mains.

J’ai lu ce livre par curiosité, pour savoir s’il mérite toutes les louanges qu’on lui fait.

Je l’ai surtout lu parce que je ne veux pas être pauvre. Dites-moi qui veut l’être ?  😀 

Réfléchissez et devenez riche est un bon outil de développement personnel pour réussir sa vie financière et sa vie en général.

J’ai retenu 10 leçons à appliquer pour faire de nos rêves financiers et notre épanouissement une réalité.

 

  1. Désirer la réussite financière, avoir un but précis et s’y tenir 

Il faut savoir ce que l’on veut vraiment. Une intention bien ancrée aide à surmonter de nombreuses difficultés.

La richesse ne vient pas en réponse à des souhaits. Elle vient seulement à ceux qui ont des plans précis, des désirs définis et une persévérance constante. Ne dites pas :  » je veux être riche ou je veux beaucoup d’argent.  » Soyez précis et indiquez clairement la somme que vous désirez obtenir sur un papier. Indiquez avec précision le plan d’actions à mettre en oeuvre pour obtenir cette somme et la date limite pour l’atteindre. 

2. Être prêt à persévérer jusqu’à la réalisation de son désir.

Il ne faut jamais abandonner tant qu’on n’a pas obtenu ce que l’on désire. Un esprit décidé fait naître un pouvoir extrêmement puissant.  

 

3. Avoir la foi

L’espoir ou la volonté ne suffisent pas, il faut encore la foi. La foi en soi, la foi en l’Infini. 

Ce que vous désirez, croyez que vous l’avez déjà reçu. 

La foi est le seul antidote connu de l’échec. La foi est un état d’esprit qui peut être induit ou créé par l’affirmation ou la répétition d’instructions directement au subconscient grâce au pouvoir de l’autosuggestion.

La concrétisation du désir nécessite l’autosuggestion. Elle est l’agent par lequel on peut atteindre et influencer le subconscient. On appelle autosuggestion toute suggestion que l’on s’adresse à soi-même et qui par l’intermédiaire des cinq sens atteint notre cerveau. 

 

  1. Donner des ordres positifs à son subconscient

Le subconscient a un rôle d’intermédiaire dans la transformation du désir en son équivalent physique ou monétaire. Vous pouvez utiliser sa force créatrice. Le langage que comprend le mieux le subconscient est le langage de l’émotion ou du sentiment. Il faut puiser dans les bonnes émotions (désir, tendresse, espoir, amour…) lorsqu’on donne des instructions à son subconscient . Nos pensées dominantes doivent être positives. 

Ces pensées dominantes, sont si fortes qu’elles hypnotisent en quelque sorte notre cerveau, celui-ci par un phénomène qui reste inexpliqué, attire alors, comme le ferait un aimant, les forces, les gens et les circonstances qui s’accordent à ces pensées.

 

  1. Avoir un cerveau collectif

Avant d’être sûr de votre capacité de transformer le désir en argent, vous aurez besoin de connaissances spécifiques relatives au service, au produit ou à la profession que vous comptez proposer en retour de l’argent que vous désirez. Puisqu’on ne peut pas détenir toutes les connaissances indispensables pour accéder à la richesse, il est nécessaire d’avoir un cerveau collectif : les personnes qui seront nécessaires à la création et au développement de votre ou de vos plans  pour devenir riche.  Il faut savoir profiter de l’expérience des autres. Ces membres du cerveau collectif ne doivent jamais se laisser abattre.

 

  1. Nourrir son imagination

Les idées sont à la base de la richesse et ces idées jaillissent de l’imagination. L’esprit humain a besoin de stimulants pour vibrer, s’enthousiasmer, créer et développer son imagination. N’arrêtez jamais de solliciter votre imagination.

Dans ce livre, vous trouverez les 8 stimulants constructifs les plus efficaces (l’amour, la musique, l’autosuggestion par exemple) pour stimuler votre imagination. Plus elle est sollicitée, plus elle grandit. Un peu à la façon d’un muscle.

 

  1. Ne pas gaspiller son énergie sexuelle.

Celui qui a découvert comment transformer son énergie sexuelle en une énergie créatrice peut s’estimer heureux. La transmutation sexuelle c’est l’esprit qui s’éveille et remplace des pensées d’expression physique par des pensées d’un autre ordre. Le désir d’un contact physique doit être transmuté en une autre forme de désir ou d’action. L’émotion sexuelle a trois raisons d’être dont la transformation de la médiocrité en génie. Cette énergie doit être utilisée avec intelligence et discernement.

 

  1. Vaincre la peur

Il y a trois ennemis à chasser de son esprit : l’indécision, le doute, la peur. Il faut analyser le type de peur qui nous habite, ne pas avoir recours aux excuses et éviter la procrastination. Le “bon moment ne vient jamais. Il faut se mettre immédiatement à l’ouvrage avec les outils dont on dispose; peu à peu, vous en trouverez de meilleurs “.

 

9. S’inspirer des “grands”, ceux que l’on admire

Vous avez des modèles de réussite ? Étudiez leurs vies, leurs caractères. Par l’imagination, faites d’eux vos conseillers.

 

10. Apprendre à donner

Pour gagner de l’argent, il faut d’abord donner. Ce principe a été très bien détaillé dans Père riche père pauvre.

 

J’ai noté tous ces conseils et je suis en phase d’expérimentation.  😀

C’est un livre à lire si on a envie d’atteindre ces objectifs et passer à l’action.

 

Quel livre de développement personnel recommanderiez-vous ?

GM signature

 

 

 

Publié dans Panaché

Top Ten Tuesday 4 : Les 10 histoires d’amour aux couples inspirants

Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition sur le blog Frogzine.

Résultat de recherche d'images pour

Le thème de cette semaine est  : Les 10 romances ou histoires d’amour dont les couples sont inspirants ou touchants

Voici donc mon Top 10

1.  Le couple Amaka et Guy Collins, mes amoureux de toujours, héros du thriller Lagos Lady de Leye Adenle. Ils m’ont inspirée la passion. C’est mon conte de fée moderne.

Résultat de recherche d'images pour

2.  Maria et Ralf dans Onze minutes de Paulo Coelho. Le couple est un apprivoisement. On apprend à se connaître et à connaître l’autre. On fait un chemin de découverte ensemble.

Résultat de recherche d'images

3.  Kenza et Thierry Adou dans COEURS PIEGES

Thierry Adou est un beau ténébreux comme je les appelle. J’ai jalousé Kenza, j’aurais tout donné à l’époque pour être à sa place.  

 

Résultat de recherche d'images pour

4.  Georges et Tanydia, dans Folie d’une nuit. Georges, l’homme dur en apparence mais si tendre, si protecteur. 

5.  Caroline et Jean-Philippe dans Le Pari de l’amour. L’amour excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout

Le pari de l'amour

6.  Adonis et Isidora dans Symphonie et Lumière. Quand on aime, on le montre. Quand on aime, on s’entête à avoir l’autre près de soi pour le rendre heureux. 

Symphonie et lumière

7.  Reis et Colombe dans Blind Choice. Ils m’ont appris qu’il ne faut jamais se précipiter en amour au risque de laisser passer la bonne personne. L’amour exige de la patience.

Vous pourrez lire cette histoire gratuitement sur la page Facebook de Mensonge enfoui dans le secret du coeur.

L’image contient peut-être : 2 personnes

8. Amalia et Maurice dans Venir d’en bas. La vie de couple a des hauts et des bas, il y a des jours sans et des jours avec. Vous pourrez lire cette histoire gratuitement sur la page Facebook de Mady Remanda : les déboires amoureux de Mady.

L’image contient peut-être : 1 personne, debout, mariage et plein air

9. Ulrich et Amandine dans Ma femme. Ce couple m’a montré qu’une histoire d’amour peut très mal commencer et bien se terminer. L’amour dit toujours son dernier mot. Vous pourrez lire cette histoire gratuitement sur la page Facebook Les péripéties de Louise. Le style d’écriture n’est pas très raffiné mais l’histoire est plaisante. 

L’image contient peut-être : 1 personne, assis

10.  Nathéo et Célia dans A comme… Cet homme et cette femme qui font ressortir le meilleur de l’autre. Vous pourrez lire cette histoire gratuitement sur la page Facebook Une Rencontre, un désir, une destinée

L’image contient peut-être : une personne ou plus, arbre, plein air et texte

Et vous quel est votre top 10 des romances ?

fleur v1

Publié dans Ma poésie

Mon père, un être unique

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon tendre papounet d’amour. Je l’aime tellement cet homme ! Je suis infiniment reconnaissante à Dieu qui me permet de jouir de sa présence encore et encore. 

Pour son entrée dans une nouvelle décennie, je lui avais écrit un poème.

Si vous l’aimez, vous pouvez le dédier à vos pères mais n’oubliez pas de mentionner l’auteur. Vous savez combien c’est important. 😀

 

anniversaire-de-mon-pere

Data

A celui qui a accueilli ma naissance
Avec douceur et reconnaissance
A mon père qui m’a soignée et nourrie
Et qui de son cœur ne m’a jamais bannie

Il ne m’a jamais caché la réalité
De la vie et toutes ses difficultés
Il me disait toujours : sois courageuse
Poursuis la vérité et tu seras victorieuse

Il m’a inculqué de vraies valeurs
Je puise en elles mon espoir et mon ardeur
Il m’a appris à ne jamais gaspiller le temps
Avec parcimonie, à l’utiliser à bon escient

C’est à lui que je dois mon parcours
Il m’a tenu la main avec tant d’amour

Je ne le dis pas assez souvent
Mais je l’aime énormément
Je ne fais pas de cela une habitude
Bien plus, c’est une attitude

Mon seul désir c’est te rendre heureux
Car tu m’as permis de l’être
Mon bonheur c’est toi et je peux le reconnaître
Il est bien visible dans le blanc de tes yeux

Je prendrai soin de toi
Aussi longtemps que Dieu voudra
Je recueillerai tes cheveux blancs
Avec respect et pas autrement

A celui qui observe ma maturité
Avec confiance et fierté
A cet homme qui m’a éduquée
Dans la foi et la sobriété

A toi papa, être unique
Je dédie ces notes féeriques

© Grâce Minlibé

 

Joyeux anniversaire papa ! Tu es le visible de mon essentiel. Bisous !

 

Pour ceux qui préfèrent écouter plutôt que lire, vous êtes servis ! 🙂

 

Publié dans Anémone

L’ombre du bonheur

ombre du bonheur

Anémone – Chapitre II 

Je pense encore à l’oracle de Mackenzie lorsque je rentre à la maison. Un enfant en appelle toujours un autre. Elle ne l’a pas dit par hasard, c’est sûrement le bon moment pour concevoir mais mon homme travaille ce soir et demain soir également. Il est réceptionniste depuis deux ans au Sofitel Ivoire, un emploi permanent qu’il chérit ; mon homme est très attaché à la stabilité financière. Je vais devoir prendre mon mal en patience jusqu’au samedi prochain. Je passe ma soirée dans la méditation. Baignée dans l’océan de la louange, j’oublie un tant soit peu l’étang asséché de ma vie de mère.

****

Je suis debout avant l’aurore. Je remplis mes tâches de ménagère avant de me rendre au marché d’Adjamé. Lary dort encore quand je rentre. Je range mes courses puis vais prendre une douche pour me délasser. Quand je serai enceinte, je prendrai une aide-ménagère. Je ne ferai rien d’autre à part m’occuper de mon bébé.
Lary n’a toujours pas ouvert les yeux quand je ressors de la douche. Le pauvre a passé une dure soirée. Je me glisse sous la couverture, pose ma tête sur son torse. Notre bébé prendra ses yeux, son nez (le sien est moins épaté que le mien).

Des bisous dans mon cou me font ouvrir les yeux. Je me suis assoupie. Je me mets face à lui, le contemple. J’aime cet homme, j’aime tout de lui et j’aimerais par-dessus tout lui donner des enfants. Je n’en veux pas beaucoup, juste deux : des jumeaux ; des garçons que je prendrai plaisir à habiller pareil.
Le baiser fiévreux de Lary me sort de mes pensées. Il veut passer à l’action mais ce n’est pas encore le moment, il doit d’abord manger. J’arrive à le freiner dans son élan, lui rapporte un plateau chargé de pains tartinés de beurre et confiture de pommes, des quartiers de pommes vertes (elles améliorent les performances des spermatozoïdes), un grand verre de jus de gnamankoudji (le gingembre renferme une molécule qui rend les spermatozoïdes plus actifs).
Il mange et boit avec appétit, se jette sur moi dès que je reviens de la cuisine. Son regard exprime tout ce qu’il veut faire de moi dans les prochaines minutes. Je me donne à lui avec ferveur, exulte quand nous atteignons le point de non-retour.
– Tu es tellement belle, Any. me dit-il en me caressant du regard

Je souris mais je n’adhère pas à ce qu’il dit. « La belle femme est celle qui a un enfant au dos »*

Il enfouit son visage dans le creux de mon cou. Nous restons ainsi pendant quelques minutes puis il se lève brusquement en me prenant dans ses bras.

– Non mais qu’est ce qui te prend ? crié-je
– Quelque chose ne va pas ?
– Tu oses me poser la question ?

J’écume de rage.

– Je devais rester allonger tranquillement sur le lit environ un quart d’heure pour ne pas perturber la progression des spermatozoïdes vers le col de l’utérus. Ce n’est pas la 1ère fois que je te le dis, Lary !
– Et c’est reparti !
– Attends, tu trouves normal qu’on n’ait pas encore d’enfants après 3 ans de mariage ?! Ou alors tu ne veux pas d’enfants avec moi ?
– Any, tu sais très bien que j’ai envie. Je veux avoir le reflet de notre amour.
– Alors mets-y du tien.

Il se met à bouder alors je me rapproche pour qu’on se fasse un baiser esquimau.

– Désolée mon amour, je n’aurai pas dû utiliser ce ton.
– Tu oublies souvent que je suis ton époux et que tu me dois du respect.
– Pardonne-moi, bébé mais j’ai tellement envie qu’on ait enfin une famille. Je veux pouvoir présenter un petit-fils à ta mère, qu’elle arrête de dire à chaque fois qu’elle n’a qu’un petit-fils.
– Tu es trop susceptible, Janyce.
– Soit ! Lary, continué-je en me mettant à califourchon sur lui, il faut qu’on s’organise autrement pour favoriser une fécondation.
– Et quelle est cette organisation ?
– Laisse-toi faire et fais-moi confiance.

Je l’embrasse, le caresse ; il n’arrive pas à bouder longtemps le père de mes futurs enfants.

 

****

Les enfants ont particulièrement été turbulents aujourd’hui. J’ai dû puiser dans toutes mes réserves d’amour, de patience et de compréhension pour ne pas m’énerver. La longue file d’attente pour le transport en commun fait sauter les barrières de ma rétention. Je pousse des jurons à n’en point finir.
Je prends une longue douche tiède quand je rentre. Je dresse la table lorsque Lary rentre. Son long baiser m’apaise.

– T’ai-je déjà dit que tu as changé ma vie ?

Je hoche la tête et il répare son « oubli » en m’embrassant

– T’ai-je déjà dit que je n’échangerai ma vie avec toi pour rien au monde ?

Je hoche à nouveau la tête et j’ai droit à un deuxième baiser qui se transforme en une très longue caresse. A reculons, nous retrouvons notre chambre, le dîner attendra.

– T’ai-je déjà dit que je n’ai jamais autant désiré une femme ?

J’acquiesce cette fois-ci. Je vais chercher des verres de vin blanc (le vin blanc rend les spermatozoïdes plus vigoureux), nous les vidons lentement sans nous perdre du regard. Je tamise la lumière, lance une musique douce sur notre chaîne Hi-Fi. J’ai besoin de douceur ce soir. Je m’installe sur le lit, il me soulève, prend ma place ; il veut que je guide le navire ce soir.

– On ne peut pas mon chéri, tu sais à cause de la loi de la gravité.

Il m’attire à lui. Il pense que ses doux baisers me feront changer d’avis mais il se trompe. Je sais ce que je veux : un bébé.

– Tu penses que toutes les femmes étaient «en mission» quand elles ont été fécondées ? rit-il Peu importe, Any pourvu que le bébé soit fait avec amour.
– Oui mais il faut mettre toutes les chances de notre côté. On aura tout le loisir de faire ce que tu aimes quand je serai enceinte.

Le baiser que je cherche à lui donner reste dans le vide. Il quitte le lit, éteint la veilleuse.

– Qu’est-ce qui se passe, mon chéri ?
– Je n’ai plus envie et il faut que je sois entièrement disposé pour te livrer les meilleurs spermatozoïdes.
– Lary, tu ne vas quand même pas te fâcher pour si peu !
– Je déteste agir par obligation, je refuse de faire vibrer ma femme comme si j’étais en train de faire un examen de chimie. Je ne te toucherai plus tant que tu persistes à réguler nos moments d’intimité.
– Lary, je pensais qu’on était tombé d’accord, que tu m’avais comprise.
– Janyce, cette histoire de grossesse t’infantilise, tu ne te rends absolument pas compte mais ça devient fatiguant.

Je me mets à pleurer.

– Je veux juste qu’on ait un bébé. dis-je en hoquetant Je veux faciliter la tâche de mère nature. J’aimerais tellement voir un bout de toi courir dans cette maison mais bon. Je n’en parlerai plus. Je vais contrôler mon obsession.
– Je n’ai pas dit ça…
– Lary, j’aime les enfants et je veux les miens. Je ne peux pas en parler sans passion, sans cette dévotion. Désolée de t’obliger à faire quoi que ce soit. Répliqué-je

Il veut ajouter un autre mot, je le fais taire d’un chaste baiser. Je lui dis que je l’aime, veux qu’il soit heureux et en paix par-dessus tout. 

Je me fais violence les jours suivants pour ne pas aborder le sujet qui me passionne tant, je m’applique à toujours soupirer de tristesse à la fin d’une conversation avec Lary ou lorsqu’il est simplement dans les parages.
Je fais semblant d’être souvent ailleurs quand il me parle. Des larmes, j’en use quelquefois dans le lit pour dire implicitement à mon mari que son refus d’appliquer mes règles me fait souffrir. Mon mari a beau faire l’homme, en lui sommeille une femme sensible à la peine de l’autre. Je sais que je retrouverai la commande des opérations.

Après dix jours d’interprétation théâtrale, je réussis à ramener mon homme à « ma raison ».
Lary porte des pantalons larges de préférence en coton et évite de prendre des douches chaudes. Nous avons nos séances câlins tous les deux jours (la qualité du sperme est améliorée par 48 heures sans rapport sexuel, ni éjaculation) et en respectant la loi de la gravité.
Je mange à heure fixe et équilibré, je consomme le sucre en quantité suffisante, bois à longueur de journée les tisanes. J’applique à la lettre tout ce que je lis sur les forums féminins où se retrouvent les trois mots clés suivants : fécondation – bébé – grossesse.
Mon état d’esprit évolue. Je reste positive au maximum, considère que j’ai déjà ce que je désire. Chacun de mes rêves est peuplé d’enfants. J’éprouve au présent la joie que j’aurai quand je tiendrai mon bébé dans les bras.

J’attends avec patience l’arrivée de mon miracle et la patience s’avère être un chemin d’or. Mon appétit gargantuesque montant crescendo, l’hypersensibilité de mes sens, l’envie fréquente d’uriner, l’assoupissement après les repas ont été les signes précurseurs de ma nouvelle vie. Les efforts de Lary ont payé, un être se meut en moi.

 

****

Comment se sent-on quand ce qu’on a attendu pendant des années est enfin là ? Comment se sent-on quand on porte en soi une graine d’homme ?
Je plane entre émerveillement et allégresse. Chaque jour a plus de saveur que son précédent. Janyce Odoukou Ouattara va être maman. Je bénis le Ciel chaque jour pour cette faveur qu’il me fait.
Lary est aussi content, content d’être papa, encore plus content parce que les privations n’existent plus. Nous attendons de passer le cap des quatre mois avant de propager la bonne nouvelle à nos proches.

****

Mon bébé a 14 semaines de vie utérine et je prépare ma vie de future maman au mieux. J’ai déjà ma liste de prénoms masculins et féminins, Lary n’a aucune idée de prénoms pour le moment. J’attends le 6ème mois pour commencer l’équipement de sa chambre. J’ai extrêmement mal au dos depuis deux semaines mais mon gynécologue m’a affirmé qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter.

****

Plus d’une heure que le mal de dos et des douleurs abdominales m’empêchent de bouger. J’en ai connu des douleurs mais elles n’ont jamais été si paralysantes. Je crie pour alerter ma voisine mais elle ne m’entend pas. J’aurais dû entrer dans la salle d’eau avec mon téléphone, j’aurais pu l’appeler.
Je parle à mon bébé, lui dis de ne pas s’alarmer. Maman ira bien. Je pousse un soupir de soulagement lorsque Lary ouvre la porte. Il va immédiatement chercher un taxi après m’avoir écouté décrire mon mal.
Je le sens très inquiet pendant le trajet. Je n’ai pas le temps d’être inquiète, la douleur emplit mon esprit. Je me demande quelle sera l’intensité de la douleur pendant mon accouchement.
Docteur Assezo diagnostique des douleurs pelviennes à type de contractions utérines. Ma sentence tombe une heure plus tard : j’ai fait une fausse couche .

 

*Proverbe bambara

 

 © Grâce Minlibé

 

Pour lire le chapitre I, cliquez ici.

Désolée pour la très longue attente. 🙂

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Mooh…Mon double

Mooh mon double

Ce qu’en dit l’éditeur 

Plus qu’une alerte, Mooh… mon double, deuxième roman achevé de Jeanne Marie Rosette Abou’ou est un cri qui part du Cameroun lancé à l’endroit de tous les parents et futurs parents du monde entier. De ceux-là qui, loin de militer pour le bonheur intégral de leur progéniture, voudraient quelquefois la conditionner dans le dessein voilé ou dévoilé d’assouvir leur ego, leurs ambitions personnelles ou encore rattraper leurs erreurs. « Mon fils, grâce à toi, tout ce village mangera dans ma main..! »

Plus qu’un cliché, voilà quelques signaux saillants d’un véritable roman controversant à l’intérieur duquel même le lecteur se perd en conjectures. Mais le dessein de l’auteur est de susciter le débat afin que le livre demeure, comme le premier, un véritable donné à penser. 

 

Ce que Grâce Minlibé en dit 

Cette oeuvre affiche les comportements humains qui font plus de mal que de bien, des comportements à l’allure de branches d’un arbre dont les racines sont l’égoïsme.

7 mots la résument :

 

Manipulation

Combien de factures Titima, l’épicier du quartier Eboul-Meyong, n’a t-il pas falsifié ? 

Combien de gens se sont laissé gruger par Akoua le grand sorcier ? Cet homme s’est inventé des pouvoirs mystiques et extorque mille et une choses  à ceux qui implorent son aide en leur miroitant la résolution de leurs soucis. Son entreprise ne connaîtra jamais faillite, des âmes désespérées il y en aura toujours.

Supériorité

Zanga, le père de Mooh n’a qu’une envie, un désir, une obsession : que son fils aîné soit au sommet, ait une vie professionnelle supérieure à tous les autres enfants du village. Il aimerait que son fils soit élevé, admiré, envié mais Mooh, son fils, n’a pas ce trait de caractère. C’est un homme discret, effacé qui se contente de ce qu’il a. Qu’à cela ne tienne ! Zanga s’occupera de l’ascension sociale de son fils en s’endettant jusqu’au cou et en engraissant les esprits fantômes d’Akoua le grand sorcier.

Ce désir de supériorité que Zanga nourrit cache un complexe d’infériorité, une ambition personnelle avortée. Il n’a pas eu le parcours scolaire qu’il désirait…

Oppression 

Face à tant de pression de la part de ses géniteurs, Mooh doute, cède, se perd.

Qui est-il vraiment ? Cette question prend forme dans son esprit, se déforme, devient une ombre hallucinante. Cette question ne suscite pas les vrais réponses chez Mooh. Il s’enferme dans un monde qu’il n’a pas l’habitude de côtoyer et où se mêlent alcool, cigarette, lâcheté, absentéisme professionnel, irresponsabilité. 

Ce Mooh énerve ! On a envie de le secouer, le ramener à l’ordre, lui dire de se conduire en homme, en vrai. 

Abnégation

Face à tant d’égocentrisme, d’égoïsme,  une femme réagit. Bintou, l’épouse de Mooh paye les dettes de son mari au bistrot, prie avec ferveur pour qu’il redevienne le Mooh aimant. Elle fait preuve d’abnégation pour protéger sa famille.

On ne peut s’empêcher de s’identifier à cette épouse et mère dévouée ou de l’admirer. 

Salut 

Il est toujours possible de retrouver son honneur, sa dignité, d’avoir le pardon de son fils qu’on a trahi, d’avoir le pardon de sa femme qu’on a blessée. Il est toujours possible d’avoir une seconde chance, il suffit de reconnaître ses erreurs et de ne pas retourner à ses vomissures. 

Concordance

Nos désirs et leurs moments de réalisation ne concordent souvent pas. Ce qu’on espère ne se réalise souvent pas au moment désiré. Des parents qui s’éteignent avant la promotion professionnelle qu’ils avaient tant désiré, un bonheur aux relents d’amertume…

 

Cocasse

L’intrigue linéaire de cette oeuvre m’aurait ennuyée s’il n’ y avait pas eu la présence de toutes ces situations cocasses : les frasques de Titima, les frasques d’Akoua le grand sorcier. 

 

Mooh … mon double, fiction qui en dit long sur le réel, interpelle les parents aux ambitions démesurées. Il rappelle également que l’homme qui détruit et l’homme qui relève sont les deux facettes d’une seule et même pièce…

 

 

Biographie de l’auteur

Jeanne Marie Rosette Abou’ou est née le 14 août 1969 à Sangmélima, région du Sud-Cameroun. Titulaire d’un Doctorat Ph.D en Droits de l’Homme et Culture de la Paix ; spécialité Gestion des Compétences dans l’Administration Publique. Elle est aussi titulaire d’un DESS en GRH. 

Quelques détails sur l’oeuvre

Nombre de pages : 194

Maison d’édition : Les éditions Fleurus Afrique

 

Quelques citations 

 

Penser pouvoir obtenir le bien pour son enfant en souhaitant que le malheur arrive aux enfants des autres, c’est là la faute !

 

Mais sache que tu peux également te battre toute la vie pour une chose, avec les moyens adéquats sans jamais l’obtenir ! Et c’est à ce niveau qu’intervient la notion de rôle sur terre. Il faut alors tout simplement comprendre que ce que tu veux obtenir n’est pas à toi, ce rôle ne t’était pas attribué. Il s’agit des barrières absolument infranchissables. Si tu les détruis, tu auras attaqué la nature dans son équilibre, et elle en est très jalouse.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Vaudace – Fighting Temptation – Tome I

Eloïse Valentine, riche héritière gabonaise de 32 ans, fume des cigarillos à la vanille, jure comme un charretier et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Bien qu’assumant pleinement sa féminité, Eloïse, comme tant d’autres jeunes femmes africaines modernes, ne veut avoir pour destinée celle qui lui est imposée par la société. Lorsque son père, à la veille de la retraite, refuse de lui confier la gestion de l’entreprise familiale, sous prétexte qu’il est grand temps pour elle de fonder une famille, Eloïse refuse d’entendre le tic-tac de l’horloge biologique et voit rouge. Elle quitte l’entreprise sur un coup de tête et intègre une école de stylisme, faisant ainsi sien le rêve de sa mère disparue. Eloïse y retrouve l’énigmatique Monsieur Mugusi, un professeur que la rumeur présente comme un talentueux styliste nigérian déchu, venu cacher sa disgrâce aux raisons mystérieuses au Gabon. Dur, froid et cynique, le séduisant M. Mugusi, ainsi que ses costumes à la coupe irréprochable, ne laissent pas indifférente notre impétueuse héroïne. Entre deux personnalités aussi fortes, l’atmosphère ne peut être qu’électrique, totalement torride. Il suffirait d’un instant d’abandon, d’une étincelle, pour tout enflammer.

Vaudace

Eloïse, tu es ma petite princesse et tu le sais mieux que quiconque. Je t’ai donné tout ce qu’un père peut offrir à son enfant, et bien plus encore. Mais les princesses sont destinées à se marier avec des rois, ma chérie pas à gouverner ou à succéder surtout lorsqu’il y a des héritiers.

Des phrases qui ne laisseraient aucune féministe indifférente. En débutant le récit sur ces notes, l’auteur joue une belle carte et pique l’intérêt du lecteur sensible à tout ce qui touche au féminisme et à l’image de la femme.

J’ai apprécié tout au long du roman ces réflexions sur la définition de la valeur intrinsèque de la femme. Ces réflexions ont parlé à la jeune « célibatante » que je suis et qui croit de tout son cœur qu’un statut matrimonial ne peut en aucune manière constituer la base de la définition de la femme.

Oups ! L’engouement pour le sujet me fait oublier ma routine générale pour les chroniques. Je reviens donc à ces vieilles habitudes qui ne me font pas de mal.

L’histoire est une romance et rien qu’en y pensant, on est tenté de dire qu’on va encore retrouver le schéma classique  du genre harlequin  :

  1. Rencontre des héros
  2. Répulsion – Attirance
  3. Lutte contre les sentiments – Aveu des sentiments
  4. Obstacle sur le chemin – Résolution des obstacles
  5. Happy End

Ces histoires à l’eau de rose insipides, sans aucune surprise et originalité où on connait déjà la fin avant même d’avoir commencé à lire.

En découvrant les profils des personnages principaux, on est tenté de dire qu’on va encore retrouver les clichés de la fille riche qui ne sait rien des difficultés de la vie, du mec riche mais qui n’est pas né avec une cuillère en or dans la bouche. On soupire d’ennui puis de plaisir en découvrant le mets plein de saveur que l’auteur a su concocter à partir d’ingrédients basiques.

Tout commence avec la personnalité d’Eloise, son côté rebelle, pas lisse, indépendante qui ne colle pas à celui de Blanche-Neige ou Cendrillon. Son caractère bien trempé, son audace, ses répliques cinglantes donnent du peps à l’histoire, on est sûr de ne pas s’ennuyer.

Vaudace

Le point de départ de la romance m’a agréablement surprise. N’ayant pas lu la 4ème de couverture, je pensais que Mugusi serait le nouveau Directeur Général de Savannah et qu’on aurait eu droit à un amour de bureau. (mon scénario est carrément tombé à l’eau)

J’ai adoré la toile de fond de l’oeuvre : l’univers de la mode et pourtant je suis loin d’être une fashionista. Ce qui a suscité mon admiration c’est la passion qu’on pouvait lire dans les mots de Mugusi, l’esprit artistique et créateur qui planait au-dessus de cette oeuvre.

Cette oeuvre est inspirante pour tous ceux qui n’ont pas confiance en eux, ceux qui doutent de leur potentialité, ceux  qui ont peur de vivre leur rêve.

Et la romance en elle-même, qu’en ai-je pensé ?

La relation de Mugusi et Eloïse est physique, très érotique. Mugusi est la version très légère du cher Christian Grey.

Je ne suis pas tombée amoureuse de Mugusi, je n’ai pas jalousé Eloïse. Il a une forte personnalité, ce brin mystérieux qui me fait d’habitude chavirer mais je n’ai pas succombé à son charme. Il a manqué ce quelque chose pour que je désire m’abandonner à lui. Vu qu’il n’est pas né pour moi, concentrons-nous sur sa relation avec Eloïse.

Ils forment un duo de feu dynamique et très touchant, leur romance est un beau spectacle. On en vient à se demander si ce couple connaîtra un jour la routine.

Que dire de la forme de l’oeuvre ? Il obéit aux règles du roman psychologique. L’auteur s’est attachée à l’analyse psychologique de ses personnages, a mis en second plan la narration pour favoriser la description des états d’âme, passions et conflits psychologiques des personnages.

Leila Marmelade a un style limpide, ne fait aucune digression, use d’un vocabulaire varié, les dialogues sont présents en quantité suffisante.

En résumé, Vaudace est une oeuvre très agréable à lire pour les sujets qu’elle aborde. Je n’ai pu rester indifférente au passé de Mugusi et à la violence domestique qu’a connue Eloïse.

Ce Tome I s’achève sur des questions en suspens qui font germer en nous le désir de lire avec hâte le tome II.

Laissez-vous séduire par Fighting Temptation, cliquez ici.

vaudace tome I

Ps : j’aurais vu une autre couverture pour ce tome I, un cigarillo qui brûle légèrement pour évoquer la tentation, le danger 😀

Et vous, quel aurait été votre choix de couverture pour ce tome I ?

GM signature

Publié dans Quand on est célib'

Tête sur les épaules, pieds sur terre, cœur dans la poitrine

Ce que l’on a désiré pendant des années est enfin là !

On espérait quitter les rangs du célibat, pouvoir écrire notre histoire d’amour et les cieux nous ont entendue !

Fini le « jeûne forcé » !

Il est enfin là, l’homme qu’on attendait !

Les premiers jours on n’arrive pas à croire qu’on est enfin en couple, qu’on fait des programmes de soirée à deux !

On baigne dès lors dans une euphorie qui peut nous coûter cher…

garder le coeur dans sa poitrine

Avez-vous déjà été affamée ? Si vous ne l’avez jamais été, il vous sera difficile de comprendre où je veux en venir.

Quand on est affamée, on s’en fiche qu’un plat soit mal présenté ou dégueulasse tout ce qu’on veut c’est MANGER !

Ventre affamé n’attend point un repas de gourmet.

“Tout ce qui apaise la faim paraît bon.” Proverbe chinois

 

“Un homme qui a faim n’examine pas la sauce.” Socrate

Quand on l’a en bouche, on s’en fiche de son vrai goût. Le goût n’est pas le désir à combler,  remplir le vide de notre estomac, si. On mange sans penser aux probables indigestions et diarrhées.

Une personne restée célibataire sur une longue durée peut avoir l’air d’une affamée au moment où se présente une possibilité de vie en couple. Elle ne fera pas attention à l’aspect de l’homme qui se présente à elle, tout ce qu’elle voudra c’est enfin avoir une vie de couple.

“Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu’un carrosse.” Thérèse Amiel

La célibataire affamée ne considère que le contenant, la surface (la vie de couple) et non le contenu (l’homme). Elle voit ce que cet homme lui apporte et non pas ce qu’il est.

affamée

Quand on débute une nouvelle relation après avoir durement subi  le célibat, on est porté par le sentiment que procure la réalisation du désir. On s’en fiche un peu de l’état dans lequel se présente cette nouvelle relation, ce qui compte c’est d’avoir retrouvé les sensations de la vie de couple.

“La faim est mauvaise conseillère.” Virgile

 

“Un homme qui a faim n’est pas un homme libre.” Adlaï Stevenson

 

Quand on est affamé, on prend rarement les bonnes décisions et partager son intimité avec un homme est trop délicat pour qu’on ne prenne pas le recul nécessaire avant d’entamer la relation.

 

Mais comment peut-on éviter d’arriver au stade de célibataire affamée ?

 

En cultivant la patience.  La patience est l’aptitude de quelqu’un à se maîtriser face à une attente, à rester calme dans une situation de tension ou face à des difficultés, ou encore la qualité de persévérance.

 

« La patience est une qualité capable de faire des merveilles dans le quotidien, mais aussi plus globalement tout au long de la vie. L’une de ses vertus les plus remarquables est qu’elle donne le temps de réfléchir et de prendre du recul pour analyser une situation sous plusieurs angles. Armé de patience, l’individu est plus apte à prendre son temps avant de passer à l’action et ainsi de mûrir ses décisions. Il peut mettre en perspective ses choix et leurs conséquences, se préservant des décisions et des actions trop hâtives. Cette attitude réfléchie offre la possibilité, en général, de rester en accord avec ses valeurs, principes ou buts initiaux et garder une cohérence dans son itinéraire de vie global.

L’art de l’attente est par son effet indirect, une attitude propre à protéger l’individu de ses propres impulsions, mais aussi des sollicitations extérieures.

L’observation, la persévérance et l’attention soutenue (générés par la patience), permettent une meilleur compréhension du monde, des relations et des enjeux qui animent la société. Dans une démarche de construction, d’entreprise ou de création, la patience est souvent la clef de voûte qui signe les plus grandes réussites. La patience est en germe, l’antidote à la peur de l’échec, l’anti-stress naturel contre la frénésie du monde, mais aussi et surtout la meilleure manière de goûter intensément le présent (et non l’immédiateté ou le futur) ! » Source :  Scribium

 

J’ajouterais : une bonne façon d’augmenter notre patience est de bien réfléchir à ce que nous pourrions obtenir si nous étions impatients.

 

La patience est un fruit, son jus est la sérénité (permettez que je fasse un triple saut arrière, je viens d’écrire une citation !!!! 😀 )

précipitation

 

Selon vous, comment peut-on éviter d’arriver au stade de célibataire affamée ?

Publié dans Psyché

Atteinte du syndrome de besoin de reconnaissance

Et moi ? Et moi ?

Ce sont les mots que prononce silencieusement son âme.

Face triste, cœur serré, Elle aurait voulu… elle aurait voulu…

Elle aurait voulu que ces félicitations s’adressent à elle, que ces compliments lui reviennent, que ses actions soient louées.

compliment

Elle aurait voulu qu’on l’auréole, avoir la première place, être sous le feu des projecteurs. En elle, brûle ce désir d’être connue, reconnue, d’avoir son compte d’admiration sans cesse crédité.

syndrome du besoin de reconnaissance

Elle a besoin qu’on lui dise : merci d’exister !

Elle fait triste mine à chaque fois que les rayons de lumière sont projetés sur quelqu’un d’autre tandis que l’étau de l’obscurité se referme sur elle.

Elle ne voudrait pas que je vous le dise mais n’ayant signé avec elle aucun contrat de confidentialité, mes lèvres ne resteront pas scellées.

Je ne le chuchoterai pas à vos oreilles, ce que j’ai à vous dire n’a pas l’allure d’un secret.

Je ne le dirai pas avec une voix mielleuse, mère porteuse de l’hypocrisie.

Je ne le dirai pas d’un ton solennel, je ne suis pas amie avec le protocole.

Je le dirai avec le ton le plus normal qui existe dans ma panoplie vocale : elle a le syndrome du besoin de reconnaissance. 

Selon Lysiane Panighini, une psycho-praticienne, le besoin de reconnaissance ne se fait pas vis-à-vis de n’importe qui, mais plutôt par rapport à des personnes ou groupes « référents ». Des entités reconnues comme ayant une certaine valeur morale, éthique, hiérarchique, culturelle, ou affective, voire tout cela en même temps »

« Plus la personne ou le groupe a une importance pour nous, et plus le besoin de reconnaissance peut être grand. Être reconnu par ces derniers, c’est dans une certaine mesure être aimé et apprécié d’eux. » Sous entendu, « si ces personnes reconnaissent ce que je suis cela veut dire que j’ai une certaine « valeur » et que j’existe à leurs yeux. »

Pour Lysiane Panighini, cette problématique prend ses sources la plupart du temps dans l’enfance. Certains enfants sont survalorisés par leurs parents et deviennent ainsi dépendants de reconnaissance des personnes « référentes » qu’ils aiment le plus ».

Ce besoin devient handicapant lorsque la personne n’est plus apte à s’auto-évaluer à une juste mesure et lorsque la personne s’oublie elle-même au profit de cette quête d’approbation. Elle peut alors en arriver à perdre de vue ses propres valeurs, pour essayer de coller au plus près des personnes référentes. Il peut y avoir aussi une impression de rabaissement, de non respect de soi, et surtout un grand sentiment de tristesse lorsque la reconnaissance ne vient pas.

Comment se débarrasser de ce besoin de reconnaissance qui emprunte le même chemin que la jalousie ? 

Il faut  :

  • Avoir le sens du partage. Se dire sans cesse : je ne suis pas le soleil, la terre ne tourne pas autour de moi. Je ne suis pas le centre du monde, l’autre a autant besoin que moi de compliments.

 

  • Ne pas accorder trop d’importance aux compliments, l’excès nuit.

 

  • Travailler son estime de soi, se valoriser.

 

  • Développer une indépendance par rapport au regard ou aux dires des autres.

 

  • Développer l’humilité.

 

 

 

Ne quittez pas la page si vite ! Je vous soupçonne d’avoir ce syndrome. Faites vite ce test pour que je sois située ! 😀