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Maman a tort de Michel Bussi

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Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent. Qui est Malone ?

 

l'Afrique écrit

 

Après avoir lu et apprécié n’oublier jamais, j’ai voulu découvrir un autre roman de Michel Bussi. En 2017, mon choix s’est porté sur Maman a tort. Je ne sais plus pour quelles raisons. J’ai commencé ma lecture et n’ayant pas été captivée, je l’ai mis de côté.

En avril dernier, Michel Bussi était l’auteur du mois d’un challenge sur Livraddict. J’ai décidé de participer et de finir la lecture de ce roman.

 

Le résumé du livre fait envie. Qui est donc la maman de Malone si ce n’est pas celle qui l’amène régulièrement à l’école ? Où est donc sa vraie mère ? Ce petit garçon s’imagine-t-il une autre vie ?

Des questions qui assiègent notre esprit durant la lecture. Le roman fait 76 chapitres et qu’est-ce que j’ai trouvé long les 50 premiers chapitres ! Pendant que Vasile, le psychologue beau gosse sur lequel fantasme la commandante Marianne Augresse, essaie de rassembler les pièces du puzzle afin de vérifier les dires de l’enfant, la commandante mène une autre enquête. Un cambriolage effectué par un quatuor dont l’un des membres échappe à la police. A chaque fois, ils sont à deux doigts de le coincer mais il réussit à leur filer entre les doigts. Au fil du temps, ça a fini par m’agacer.

Vasile est le seul personnage auquel je me suis attachée. Grâce à lui, j’ai appris un peu plus sur le fonctionnement de la mémoire d’un enfant. Marianne, elle, m’a agacée avec son horloge biologique. C’est une obsession ! Elle revient souvent là-dessus et je n’en pouvais plus. Ça ne m’a émue que quelques instants, après j’ai eu envie de passer à autre chose. Je désirais de l’action, des rebondissements.

Je trouve que l’auteur a mis trop de temps à dresser le décor, étoffer le mystère de l’histoire. Il m’a tellement donné de temps libre durant sa narration que j’ai pu deviner certains indices sur le dénouement de l’intrigue.

Rassurez-vous, n’étant ni Sherlock Holmes, ni Hercule Poirot, Michel Bussi a réussi à me berner durant les derniers chapitres avec ces révélations. Là, j’ai trouvé le suspense, le rythme haletant que je cherchais.

Pour épater le lecteur exigeant, l’auteur a fait montre d’une complexité sans égale. J’ai trouvé que certains faits étaient trop tirés par les cheveux notamment l’âge de Malone. C’est un gamin de 3 ans qui arrive à faire tout ça ? Est-ce un surdoué ?

J’ai trouvé très maladroit le dénouement final pour Marianne. Il est digne d’un feuilleton insipide de Novelas TV.

En conclusion ?

Maman a tort est une lecture fluide mais qui n’a pas su me captiver du début à la fin. C’est un roman incomplet pour moi pour toutes les raisons citées précédemment.

 

Avez-vous regardé l’adaptation télé de ce roman ?

 

Je lirai peut-être Nymphéas noirs l’an prochain, ce roman de Bussi qui a épaté bon nombre de lecteurs. Et vous, l’avez-vous lu ?

 

fleur v1

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La Kube des enquêtes, ce que vous avez raté

« Attention au départ ! Prenez garde à la fermeture automatique des portes, la Kube Express va bientôt partir ! »

Pour vous faire patienter jusqu’à vos prochaines vacances, nous avons trouvé LA solution avec la Kube Originale : vous distraire tout en vous faisant plaisir ! Embarquement immédiat à bord d’un train pas tout à fait comme les autres… Au programme, des voyages trépidants, des enquêtes à mener, des personnages hauts en couleurs qui vont venir bousculer et réveiller votre quotidien ! Ajoutons à cela, le livre conseillé spécialement pour vous par nos libraires, une surprise acidulée qui vous accompagnera partout dans les prochaines semaines et quelques gourmandises délicieuses et rafraîchissantes qui vous aideront à garder le moral au beau fixe !
Vous l’aurez compris, avec notre éditeur invité du mois, les éditions du Masque, nous allons vous en mettre plein les mirettes !

N’attendez plus, le train de la Kube ne passera pas deux fois 

 

Je n’ai pas pu résister lorsque j’ai reçu ce message de la Kube le 1er Juin. J’ai commandé ma box et je vous montre ce que vous avez raté si vous ne l’avez pas commandée.

 

dav

 

L’éditeur invité du mois a été généreux. Dans la Kube, il y avait un carnet de notes,

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un marque-page qui donnait des indices pour découvrir une autre surprise de l’éditeur : les premiers chapitres du roman de Jessica Fellowes : Les soeurs Mitford mènent l’enquête, tome 1 : L’assassin du train

 

Les soeurs Mitford mènent l'enquête, tome 1 : L'assassin du train  par Fellowes

J’ai apprécié que l’éditeur invité nous fasse découvrir les premières pages d’un roman en rapport avec le thème de la Kube. 

 

Quid des goodies de la Kube ?

  • Un sympathique marque-page avec au verso un petit quiz sur Sherlock Holmes, Hercule Poirot et Robert Galbraith.
  • Une jolie pochette multifonctionnelle. Elle peut servir de protection pour un livre ou des documents. Je l’adore !

dav

  • Un thé à la pomme, poire, fleurs d’hibiscus, de bleuet et baies de goji. Doux thé mais je préfère celui reçu dans la  Kube d’Octobre dernier.

dav

  • Une carte postale que j’enverrai à Sarah, la libraire qui a choisi mon livre. Je l’ai choisie lors de ma première commande La Kube parce qu’elle est fan de littérature africaine. Je lui ai donné une liste de polars africains que je voulais lire et dans cette liste elle a pioché  Notre quelque part de Nii Ayikwei Parkes

Couverture Notre quelque part

C’est Yao Poku, vieux chasseur à l’ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d’un certain Kofi Atta. Ce qu’elle y découvre entraîne l’arrivée tonitruante de la police criminelle d’Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d’Angleterre. 
Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l’écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes…

 

l'Afrique écrit

Sarah a littéralement adoré. Une langue magnifique (superbe traduction) pour un faux polar qui nous plonge au Ghana.

J’ai aussi trouvé que la traduction était bien faite. Registre de langue courant où s’imposent quelques mots en dialectes locaux. 

Je désirais lire un polar, j’ai fortement été déçue parce que ça n’en est pas vraiment un. La médecine légale intervient _chose qui n’est pas courante dans les polars africains _ mais il m’a manqué : une aventure trépidante, une liste de suspects à décortiquer, des mobiles à analyser. L’auteur fait plutôt une satire de la police ghanéenne, il s’attarde sur le folklore ghanéen, la sagesse ancienne et ses mystères. Je l’avoue, ce n’est pas déplaisant. J’ai apprécié le conte traditionnel livré par Yao Poku ainsi que ses petites notes d’humour. 

dav

 

Notre quelque part est un sympathique voyage au Ghana, une escale en terre inconnue à ne pas bouder.

 


J’ai constaté qu’il manquait des caramels dans ma box en voyant les photos d’autres lecteurs. Ils se sont peut-être perdus en chemin, mon colis ayant été expédié chez une amie en France. 😀

 

Encore une fois je suis satisfaite de ma Kube. Je ne regrette pas mon achat. Je referai sûrement une autre commande en novembre ou décembre le temps de faire baisser ma PAL.

Avez-vous déjà tenté l’expérience Kube ?

 

signature coeur graceminlibe

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HOMICIDES 241, Tome 1: Meurtre à Tahiti

La découverte du corps sans vie d’un expatrié Français à son domicile au quartier Tahiti, sème l’émoi dans les salons feutrés de Libreville. Qui a tué le célèbre restaurateur Pierre Corsini ? Le capitaine de police Mandy Rose Nguema mène l’enquête. Le talon toujours aiguille, le vêtement chic et la silhouette glamour, on l’imagine exercer un métier dans l’industrie de la mode. Mais c’est au sein de la brigade criminelle du commissariat central qu’elle dirige, que Mandy Rose Nguema a décidé de faire carrière. Cette enquête nous entraîne dans les vertiges de la violence urbaine tout en faisant le portrait de la vie sentimentale d’une femme qui, au-delà du métier qu’elle exerce, a les mêmes désirs et espoirs que toutes les autres. « Meurtre à Tahiti » est la première affaire criminelle de la série « HOMICIDES 241 »

 

mon-avis-de-lecture

Je désirais découvrir la plume d’Alban Désiré Afene après avoir lu ses récits sur Facebook, c’est chose faite avec ce roman policier.

L’enquête policière est intéressante. Quel est le mobile du crime : un cambriolage qui a mal tourné, une vengeance, une menace exécutée, un motif de jalousie ?

Qui est le coupable : l’ex-femme, le meilleur ami, l’homme d’affaires, le cuisinier ?

Les profils des suspects sont variés. On raisonne avec Mandy Rose Nguema, note tous les indices. L’auteur nous met sur de fausses pistes et nous révèle un coupable auquel je n’avais pas du tout pensé. 

J’ai beaucoup aimé le fait que le policier en charge de l’enquête soit une femme. Elle fait un métier d’homme mais assume sa féminité. Elle est glamour et chic. Meurtre à Tahiti étant le 1er tome de la série Homicides 241, j’espère la retrouver dans les prochains tomes.

Quid de la forme du roman ?

J’ai trouvé la taille de la police d’écriture très petite.

Quant à la plume de l’auteur, je l’ai trouvée accessible, les descriptions sont très brèves. L’auteur se concentre sur les sentiments des personnages. 

 

Pour conclure ?

J’ai apprécié ma lecture, une lecture très rapide puisque le roman ne fait que 125 pages. J’aurais aimé que le mobile du crime soit plus surprenant, corsé. Oui, je sais, je suis trop exigeante 😀

 

Pour tenter l’expérience, cliquez ICI

Sinon, vous lisez quoi en ce moment ?

fleur v1

 

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Serial Coureur de Pascal Burq: polar ou thriller ?

Aujourd’hui c’est un roman reçu dans le cadre du concours estival organisé l’an dernier qui sera exposé : SERIAL COUREUR de Pascal Burq.

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Quand l’obsession du meurtre se conjugue à celle du sport… Il avait organisé sa vie autour de la course à pied. Au hasard d’une épreuve, il goûte au plaisir du crime et trouve là un substitut à ses obsessions sportives, un nouveau rituel. Dès lors, il va s’imposer une épreuve par mois, un meurtre dans une course, avec un mode opératoire implacable qu’il reproduira sur tout le territoire et même en Outre-mer, jusqu’au jour où il est obligé de disparaître. Il rencontre alors son alter ego. Une névrose qui croise la perversité. Deux vies qui se mêlent, deux dégringolades qui s’entre choquent avec la mort pour raison de vivre.

 

l'Afrique écrit

Soyons francs : un tel résumé ne vous fait-il pas envie ? Bravo à l’équipe qui s’en charge au niveau de Publishroom.

La 4e de couverture a piqué ma curiosité. Je m’attendais à lire un thriller palpitant.

Tout avait très bien commencé. Un passionné de sport devenu obsédé de meurtre. Il prend plaisir à découvrir de nouveaux procédés d’empoisonnement et à les administrer à ses victimes. J’ai admiré sa science, me suis demandé jusqu’où il arriverait, quand on l’attraperait.

Abordons l’enquête policière. La science du tueur en série semble dépasser Boisripeaux et ses collègues. L’enquête tourne au ralenti. Le récit a commencé à perdre de son intensité. L’identité du criminel est connue mais il réussit à échapper à la police. J’avoue, je les ai traités d’incapables, ces policiers.

Lorsque l’alter ego de notre tueur est entré en scène, je m’attendais à quelque chose d’explosif. Plus de tension, de suspense, de frayeur. J’avais le désir ardent de lire un thriller. Hélas, je n’ai pas ressenti les émotions que procure le genre.

Le cas de l’alter ego est plus facile à traiter pour Boisripeaux. Heureusement, sinon je me serais inquiétée des compétences de ce nouveau commissaire.

 

Serial Coureur s’inscrit dans l’époque des attentats de Paris. L’auteur fait un clin d’oeil à l’actualité française : montée du FN, mariage pour tous, attaques terroristes de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher. Je n’ai d’ailleurs pas compris pourquoi l’auteur a situé les attentats en 2014  et non en 2015.

J’ai apprécié à moitié ma lecture. La maison d’édition dit que c’est un thriller mais ça n’en est pas un selon moi. C’est un roman policier qui ne me laissera pas un souvenir indélébile.

Je vous laisse en espérant trouver une lecture plus palpitante.

Pour vous faire votre propre idée du roman, cliquez ICI

 

GM signature

 

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Mör de Johana Gustawsson vous coupera l’appétit

Mör

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande. 

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair. Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation. Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

 

l'Afrique écrit

Quel plaisir de retrouver la profileuse Emily Roy, sa perspicacité et ses vieux démons!

On retrouve également Alexis, Bergström et Olufsson. On fait la connaissance d’Aliénor, une jeune femme atteinte du syndrome d’Asperger. C’est une bosseuse et elle est drôle. Je ne suis pas fan des saga mais j’aimerais bien la retrouver dans une autre enquête.

Comme dans Block 46, on navigue entre le passé et le présent.

On découvre l’Angleterre du 19e siècle et la terreur causée par les meurtres de Jack l’éventreur puis une Angleterre moderne qui n’est pas tellement différente de l’époque ancienne puisque des femmes sont sauvagement assassinées. Un disciple de Jack l’éventreur est-il à l’oeuvre ?

La citation d’introduction du roman met la puce à l’oreille.

“Ils te bousillent, ton papa et ta maman. Ils ne le font peut-être pas exprès, mais ils le font quand même. Ils te remplissent de leurs défauts, Et en rajoutent quelques-uns en plus, rien que pour toi. Philip Larkin

L’auteur des crimes répète-t-il les actes de parents bourreaux ? Les courts chapitres nous révèlent petit à petit la réponse à cette question. Ce roman est sombre, il coupe l’appétit. Âmes sensibles s’abstenir…

 

Mör est un bon thriller : Il y a du suspense, des effets de surprise. Les apparences s’avèrent être très trompeuses.

J’ai trouvé cette enquête beaucoup plus prenante que la première enquête d’Emily et Alexis.

Grâce au livre, je connais d’ailleurs un nouveau mot : la stéganographie. Si vous le voyez pour la première fois, manifestez-vous en commentaire 😀

J’ai apprécié ma lecture même si j’aurais voulu que la psychologie des tueurs soit plus développée. J’ai déploré le fait qu’on ne passe pas assez de temps dans les cerveaux des tueurs. Le dénouement semble d’ailleurs invraisemblable parce que certains morceaux de la toile tissée par l’auteure arrivent comme un cheveu sur la soupe.

“L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous” Jean-Paul Sartre

Quand je vois ce que Joyce Meyer est devenue après avoir été abusée par son père, cette citation de Jean-Paul Sartre placée à la fin du roman prend tout son sens. Le mal n’est absolument pas génétique.

 

Avez-vous lu Mör ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

fleur v1

 

 

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Block 46 de Johana Gustawsson

Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme aux abords de la plage d’Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d’Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Étrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse… Pourrait-il s’agir d’un tandem de sociopathes ?

 

mon-avis-de-lecture

Ajouté à ma bibliothèque en septembre dernier, il m’a fallu le challenge course contre la montre pour le lire.

Le récit débute avec 3 narrateurs à des périodes différentes:

  • Le 1er enterre un corps semble-t-il, en novembre 2013
  • Alexis, une écrivaine spécialiste true crime, à Londres en janvier 2014
  • Un déporté du camp de concentration de Buchenwald en août 1944

Qu’ont ces trois narrateurs en commun ? Le mystère se dévoile lentement au fil des pages.

L’auteure nous fait voyager entre L’Angleterre, la Suède et l’Allemagne mais ce n’est pas un voyage de détente. En Allemagne, on assiste impuissant à la détresse des déportés du camp de Buchenwald à travers les yeux d’Erich Ebner, un déporté allemand. On découvre les blocs d’expérimentation.

En Angleterre et en Suède, on découvre les corps mutilés d’enfants entre 6 et 8 ans et celui d’une femme. 

Pourquoi tant d’horreur ? Quel esprit pousse l’homme à maltraiter, ôter la vie d’innocentes personnes comme des enfants ?

On rencontre Emily, profileuse exceptionnelle. De tous les personnages, c’est la seule à laquelle je me suis attachée. J’ai apprécié sa finesse d’esprit, son caractère réservé, sa fixation sur son but. 

L’équipe du commissaire Bergström, Alexis, l’écrivaine true crime, et Emily vont combiner leurs efforts pour retrouver le ou les tueurs des enfants et de cette femme qui s’avère être l’amie d’Alexis. 

J’ai ressenti un malaise pendant ma lecture, lorsqu’Emily pensait avoir identifié le tueur. Je n’arrivais pas à croire qu’un survivant de l’enfer des camps de concentration puisse être devenu un meurtrier sanguinaire. Ce n’était pas crédible selon moi. Ma lecture n’avait plus le même goût. J’avais hâte qu’elle s’achève jusqu’à CE retournement de situation.  J’ai poussé un ouf de soulagement.

Le réel tueur est démasqué dans les dernières pages et là, j’ai trouvé le dénouement alambiqué. 

Block 46 est arrivé dans ma PAL après l’avis très positif d’une auteure-blogueuse. Je m’attendais à une forte intensité émotionnelle. Je ne l’ai malheureusement pas eue. La froideur du tueur a régné sur le roman. Le livre aurait été très plat sans le camp de Buchenwald.

C’est un bon Thriller mais sans plus. Il m’a manqué une tension crescendo. Les chapitres courts n’ont pas servi à l’atteindre.

Une autre enquête d’Emily se trouve dans ma PAL. J’ai hâte de la retrouver et en savoir plus sur elle.

 

fleur v1

 

 

 

 

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Le tueur en série de la cité perdue

Je lis rarement des œuvres guinéennes, l’opportunité m’a été donnée au SILA 2018. Le volume du livre (moins de 100 pages) et le résumé m’ont poussé à acheter Le tueur en série de la cité perdue de Mamady Koulibaly. C’est un roman policier et je suis activement à la recherche de polar africain francophone.

l'Afrique écrit

Souleymane est un jeune guinéen qui a abandonné les bancs de l’école au secondaire. Il aimerait réussir mais de façon très rapide. Il aimerait gagner de l’argent assez rapidement. Son père a beau lui demander de continuer ses études, le jeune homme refuse. Il tente d’aller en Occident, il échoue à deux reprises mais ne démord pas. Il croit à l’Eldorado européen.

Un candidat à l’immigration est comme un chercheur d’or. Que les éboulements surviennent et emportent des âmes ; si le chercheur d’or n’y laisse pas sa vie, il poursuivra courageusement sa quête du bonheur. Il en est de même du migrant. La pirogue ou le navire peuvent tanguer ou même chavirer sous la pression des flots agités. Si le migrant s’en sort indemne, il voudra continuer l’aventure dans l’espoir de fouler un jour l’autre rivage de la Méditerranée.

 

Son ami Philippe tente de le raisonner, il peut réussir en restant au pays, demander l’aide de son oncle pour ouvrir un commerce. Il y a un hic, Souleymane s’est embrouillé avec son oncle. Philippe lui conseille d’aller voir Koro Sina, un charlatan qui facilitera leur réconciliation mais Koro Sina a d’autres plans d’acquisition de richesse.

Souleymane va les suivre et commettre des meurtres que le commissaire Youssouf et l’inspecteur Simakan s’emploieront à élucider.

Nous avons là un bref roman policier. Il ne fait ni frémir, ni réfléchir. Le meurtrier est connu d’avance, les meurtres vite résolus. Ce qui importe dans ce roman c’est le voyage et non la destination. L’auteur nous fait découvrir la Guinée Conakry, les maux qui la minent et aborde un sujet d’actualité : l’immigration clandestine.

J’ai apprécié ma lecture même si j’aurais voulu qu’elle soit plus haletante.

Pour l’acheter, cliquez ICI

 

Lisez-vous souvent des polars africains ? 

 

GM signature

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Le chasseur de lucioles, trente jours à Libreville

Comment ce livre est-il arrivé dans ma PAL ?

Je recherche activement les auteurs de roman policier africain en particulier les auteurs francophones. J’ai entendu parler de Janis Otsiemi, il y a deux ans. Son roman, les voleurs de sexe, était finaliste au Prix Ivoire 2016

Je l’ai noté dans ma wishlist mais Owali Antsia m’a plutôt recommandé de lire Le chasseur de lucioles, le meilleur à ce jour selon elle. 

Je l’ai donc inscrit dans ma wishlist d’anniversaire et ma sœur aînée a bien voulu me l’offrir.

 

l'Afrique écrit

Janis Otsiemi nous entraîne au Gabon, un pays que j’ai découvert grâce aux chroniqueuses africaines sur Facebook. J’ai découvert et pris goût à la langue française gabonisée, aux expressions françaises teintées de la couleur locale :

Malparler de quelqu’un : dire du mal de lui

Etre dans le nguimbé : être fauché

Ambianceur : fêtard

Bouya- bouya : embrouilles

combi : complice

cascadeur : homme qui entretient des relations sexuelles avec plusieurs femmes

onusienne : femme légère, frivole

katangaise / tuée-tuée : prostituée

 

 

Le chasseur de lucioles a pour cadre Libreville. Les événements se déroulent du Dimanche 1er juin au lundi 30 juin. 30 jours pendant lesquels j’ai visité les rues des quartiers de Libreville de Nzeng Ayong à Glass en passant par Akébé. 

Dimanche 1er Juin

Un type est retrouvé mort sur la plage du Tropicana. La nature criminelle de cette affaire ne fait aucun doute. Les policiers Louis Boukinda et Hervé Envame sont chargés de l’enquête. Très vite, le lecteur découvre l’identité du tueur et ses futurs projets. On est impressionné par ses attaques à main armée dignes des films d’action américains. J’étais curieuse de savoir comment Boukinda et son collègue mettraient la main sur lui. Hélas, les complices  de ce dernier ainsi que le duo de policiers Koumba – Owoula ne vont pas leur faciliter les choses.

Samedi 7 juin

Une femme est retrouvée morte dans un motel à Nzeng-Ayong. Le duo de policiers Koumba – Owoula est chargé de l’enquête. Les meurtres se succèdent, tous horribles les uns que les autres.

La police de Libreville n’était pas celle de New York. Ici pas de médecins légistes ni de police scientifique. Il fallait faire avec les moyens du bord. Faire usage de son flair pour trouver des indices et les interpréter.

Dans cette affaire criminelle, le lecteur découvre également très vite l’identité du tueur et ses motivations. J’ai donc été spectatrice de l’enquête des policiers. J’ai été un peu frustrée, j’aurais voulu me triturer les méninges afin de découvrir l’identité du tueur et son mobile.

 

 

Janis Otsiemi nous livre un roman policier ethnique qui dépeint les réalités sociétales du Gabon : corruption à grande échelle, cupidité des policiers, pauvreté grandissante qui pousse à la prostitution et au grand banditisme, tribalisme.

 

le chasseur de lucioles janis otsiemi

J’ai apprécié le découpage chronologique du récit, les proverbes africains qui introduisent les courts chapitres :

Le mal qu’on te fait la nuit a commencé le jour.

 

Le singe qui a une longue queue ne saute pas au-dessus du feu.

 

Durant ma lecture, j’ai ressenti une petite gêne. J’ai eu l’impression que les personnages accusaient les étrangers (les équato-guinéens, les camerounais et les nigérians) d’être responsables de leurs malheurs. Les équato-guinéennes et les camerounaises sont celles qui ont vulgarisé la prostitution dans le pays. Les Nigérians et camerounais sont responsables du grand banditisme. 

Le chasseur de lucioles janis otsiemi

 

J’ai également été choquée par l’une des réflexions d’Owoula sur les prostituées. 

À Libreville, une prostituée est découverte sauvagement assassinée dans un motel de la périphérie. Les agents de la PJ - de fidèles abonnés des bordels de la capitale - pensent tout d'abord à un crime de rôdeur... Quand une seconde fille est retrouvée égorgée dans un autre hôtel du quartier, les policiers sont encore loin d'imaginer qu'ils ont affaire à un client bien décidé à nettoyer la ville de toutes ses lucioles... Celui qui te veut du mal la nuit a commencé à t'en vouloir le jour. C'est dans ce climat de psychose générale que les gendarmes de la DGR enquêtent de leur côté sur le braquage d'un fourgon de la Société Gabonaise de Sécurité dont le butin de plusieurs millions de francs CFA attise bien des appétits...

« Les femmes au foyer sont des putes privées. » La phrase vous choque ou pas du tout ?

 

En conclusion

Le chasseur de lucioles est une lecture fluide et intéressante. Si vous désirez découvrir le Gabon en mode aventure palpitante, ce livre vous ira bien. 

 

Christmas

Lien d’achat : ICI

Disponible en version grand format et poche. 

Nombre de pages : 208

 

La littérature gabonaise, vous la connaissez peu, beaucoup ou pas du tout ?

 

fleur v1

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mauvaise FOI : la vengeance d’une victime

Un roman arrivé dans ma PAL grâce aux éditions PUBLISHROOM. Merci pour ce service presse. 

Résumé de l'oeuvre

Il est des crimes odieux commis sur des enfants dont la justice divine paraît peu se soucier. Un homme, hanté par le souvenir de son agression et que ni l’amour, ni la psychanalyse n’ont totalement pu soulager, décide de s’en charger. Christelle, jeune officier de gendarmerie en Loire-Atlantique et catholique pratiquante, mène l’enquête sur une série de crimes aux signatures énigmatiques qui débute dans le marais vendéen pour s’achever dans Le Marais parisien. Entre chemin de la rédemption parsemé de croix et cavale meurtrière, il lui faudra trouver la réponse, quitte à y laisser un peu de ses convictions, et beaucoup de sa Foi.

l'Afrique écrit

« Le corps du menuisier était sur le dos, allongé tout du long sur son établi lequel avait été nettoyé et débarrassé de tout outil. Il était comme crucifié, les bras disposés en croix, bien alignés et soutenus par des tréteaux métalliques. Date du décès : entre le samedi 4 et le lundi 6 avril, soit pendant le week-end pascal. »

Est-ce un crime religieux ? L’assassin a-t-il puni la victime d’une faute ?

Me voici embarquée dans l’enquête avec Christelle mais dès le chapitre 3, le narrateur permet au lecteur de découvrir l’identité du tueur et d’avoir une longueur d’avance sur l’officier de gendarmerie. 

On suit en parallèle l’enquête de Christelle pour démasquer le tueur et le parcours de vie du tueur avant et après l’événement qui a marqué sa vie. 

Le tueur n’en est pas à son premier meurtre, il a le même mode opératoire. Il s’attaque aux salopards qui ont ruiné sa jeunesse. La victime est devenue bourreau, excédée par la négligence de la justice humaine,  la politique de l’autruche  de l’autorité ecclésiastique et le silence de la justice divine. On approuve son désir de vengeance mais pas ses exécutions tordues. 

J’ai été frappée par les affaires classées et non résolues du père Marchand et de Michel Lefebvre. Il y a tant de meurtriers qui continuent leurs vies comme si de rien n’était, toutes ces victimes et leurs parents qui vivent avec cette parenthèse de douleur non fermée.

Ce roman, qui interpelle la société sur la pédophilie exercée par des hommes d’Eglise, l’incite à prendre position. Réprimer la pédophilie doit être l’une des priorités de l’église catholique. Elle est inacceptable encore plus lorsqu’elle est effectuée par des hommes d’Eglise censés appliquer les lois divines. 

J’ai apprécié l’intrigue mais j’ai été gênée par la foule d’informations non concises contenues dans le récit. Il est bourré de citations, de références littéraires, bibliques, de résultats d’études. Les personnages font étalage de leurs connaissances en trop grande quantité, donnant l’impression de lire un pamphlet, une interview de spécialistes ou encore de visionner un documentaire. C’est une bonne intention mais elle n’est pas faite de manière subtile, du coup cela devient rébarbatif et casse le rythme du récit. 

 

Envie de vous faire votre propre idée sur le roman ? LIEN D’ACHAT : ICI

 

fleur v1

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Enquête policière en Argentine avec Eduardo Sacheri

Le challenge littérature sud-américaine continue ! Je débarque en Argentine !

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Buenos Aires, 1968 ; Liliana Emma Colotto, enceinte de quelques semaines, est sauvagement violée et étranglée. Benjamin Chaparro, jeune secrétaire au palais de justice, se voit confier l’affaire. Pour tenter d’oublier ses amours contrariées avec Irène, une collègue au charme magnétique, les divagations de son voisin de bureau alcoolique et l’étroitesse d’esprit de sa hiérarchie, Chaparro se lance à corps perdu dans ce sulfureux dossier. Peu à peu, cet homicide devient son obsession : bouleversé par la souffrance du jeune époux de Liliana, il jure de faire condamner le meurtrier. Mais nous sommes dans les années 70, et l’Argentine, en proie à toutes les iniquités, s’enfonce dans la  » guerre sale  » et les années de plomb. Pour venir à bout de ce qui devient l’affaire de sa vie, Benjamin devra affronter inimitiés politiques, trahisons et exil. Trente ans plus tard, il décide de coucher le terrible récit de ce crime sur le papier. Campé dans l’Argentine de la dictature, Dans ses yeux est une magnifique histoire d’amour doublée d’une brûlante réflexion sur la légitimité de la vengeance.

 

mon-avis-de-lecture

Benjamin Chaparro est comique. Il m’a fait sourire avec ses réflexions sur l’amour, ses critiques à l’égard de ses grands patrons. J’ai apprécié son ironie. 

C’est un amoureux timide. Il aime Irène. J’ai eu envie de le secouer un peu pour qu’il révèle ses sentiments ou passe sérieusement à autre chose. 

Passons au crime, la véritable raison de ce choix du livre. Je désirais lire une enquête policière en Argentine. J’y ai placé de grandes attentes, j’ai été un peu déçue. Le crime est trop vite élucidé. 

Durant l’enquête sur le meurtre de Liliana, l’un des collègues de Chaparro  violente des suspects. Chaparro  le dénonce mais sa plainte n’aboutira pas.

Ce collègue a les bras longs comme on le dit, il a aussi la rancune tenace. Chaparro s’exilera pour protéger sa vie. La tension monte lorsque la machine de la vengeance se met en place mais elle redescend très vite. Je m’attendais à ce qu’il y ait des rebondissements plus corsés, que Chaparro soit dans une course poursuite et que la peur soit au rendez-vous. Hélas ! Chaparro part en exil et c’est tout. 

Picard Facepalm

J’ai été touchée par l’époux de Liliana, par sa douleur, sa solitude, le visage qu’a pris sa vengeance.  Je ne m’attendais pas à ce qu’il aille jusque-là. 

On peut être prisonnier de l’amour, prisonnier de la souffrance…

En conclusion

J’ai un avis assez mitigé. J’ai apprécié le style raffiné d’écriture mais j’ai trouvé l’histoire trop longue et manquant d’intensité. On aurait pu se passer de certains détails. Je trouve dommage que l’auteur ait esquissé certains thèmes comme la dictature militaire des années 70 et le système judiciaire. 

 

Le roman a été adapté au cinéma. Réalisé par Juan José Campanella et sorti en 2009.  

 

L’avez-vous regardé ?

 

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