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Entre Chiens et Loups – Tome I ou la suprématie du Noir

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin.

l'Afrique écrit

J’ai terminé deux romans avant Entre chiens et Loups et je me sentais lasse d’écrire les chroniques. Malade, j’ai décidé de les remettre à plus tard et de stopper mon activité sur le blog.

J’ai lu Entre Chiens et Loups durant ma convalescence et aussitôt terminé, j’ai eu envie d’écrire les émotions ressenties lors de ma lecture.

Cette lecture restera longtemps dans ma mémoire et je vous dis pourquoi.

Et si le monde tournait à l’envers ? Et si le monde n’était pas dominé par les Etats-Unis, l’Europe mais par l’Afrique, les Noirs ? Et si les dominants devenaient les dominés ?

Et si les immigrants devenaient ceux qui refusaient l’asile ? Je me suis posée ces questions à chaque fois que l’Afrique tendait la main pour une quelconque aide humanitaire, à chaque fois que la belle France s’ingérait dans notre politique oubliant que l’Afrique n’est plus une colonie, à chaque fois que le hashtag #Blacklivesmatter apparaît sur Twitter.

J’ai rêvé d’un monde où les blancs subiraient tout ce que les noirs ont subi pendant des siècles et expérimenteraient ce qu’on appelle le racisme vu qu’ils pensent souvent qu’on exagère. J’ai rêvé d’un monde où ils pourraient enfin marcher dans nos chaussures. Malorie Blackman m’a dessiné ce monde dans cette dystopie.

Dans cet univers, les Primas (les noirs) sont les chefs, la race élue, les Nihils (blancs) sont le néant, la race inférieure.

Les blancs sont méprisés. Leur sont réservés les jobs de bas niveau (femmes de ménage, chauffeurs) Ils n’ont aucun droit, sont suspectés d’être des voleurs à chaque fois qu’ils passent dans les magasins. J’avoue, j’ai souri. Les Noirs ont un instant de répit, dans ce livre, le mal ne les poursuit pas….

Etant noire, j’aime que le mauvais rôle soit enfin attribué à une autre race mais face à tant d’injustices subies par les Nihils, je m’arrête. Je dépasse le stade de race, je redeviens humaine et je me dis qu’aucun Homme peu importe sa race ne doit subir autant d’humiliation, être privé des choses élémentaires comme l’accès à une bonne éducation, la dignité, la confiance. Tous les hommes doivent être égaux peu importe leur couleur de peau.

J’ai éprouvé beaucoup de peine pour Callum, ce Nihil qui ne demandait qu’une meilleure vie et le respect de ses droits humains, j’ai eu de la peine pour sa mère privée de sa famille, j’ai eu de la peine pour Jude, le fils rebelle qui en avait assez de tous les mauvais traitements des Primas et qui à sa manière a tenté de renverser l’ordre établi par la société. 

J’ai éprouvé de la haine pour le père de Sephy, cet homme qui abuse de son pouvoir.

J’ai été attendrie par l’amitié entre Sephy et Callum, émue par leur amour interdit par leur société.

Ce roman est bouleversant, j’ai eu la larme à l’œil à la fin. J’ai eu tellement de mal pour Callum. L’auteure a traduit fidèlement sa détresse comme tous les sentiments présents dans le roman.

De plus, la lecture est très rapide. Je vous la recommande avec une vive énergie.

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Version originale : anglaise
Titre : Noughts & Crosses
Éditeur : Doubleday
Date de parution : 2001

Version française
Éditeur : Milan
Existe en format numérique et papier

L’origine de l’histoire racontée par Malorie Blackman

J’avais eu l’idée d’écrire une histoire sur l’esclavage pendant un certain temps, mais la réaction de mes amis était pour le moins tiède.
« L’esclavage est dans le passé », « Pourquoi voulez-vous ressasser quelque chose de si douloureux? », « Pourquoi les noirs parlent-ils toujours de l’esclavage? »

Presque tout le monde à qui j’ai parlé à ce sujet était du point de vue «Passons à autre chose.» Mais je voulais écrire une histoire sur l’héritage de l’esclavage. Je crois vraiment que le sujet de l’esclavage est terriblement important – surtout de nos jours. Je pense que cela donne un contexte à la pensée et aux attitudes occidentales modernes concernant d’autres races et cultures.

Mais les commentaires que j’ai reçus ont semé la graine de l’idée de morpion dans mon esprit. Il m’est venu à l’esprit que l’histoire que j’avais en tête serait plus difficile à écrire et, je l’espère, à lire si je jouais avec les perceptions que les gens avaient de la société présentée dans l’histoire. Je voulais transformer la société telle que nous la connaissons en tête dans mon histoire, avec de nouveaux noms pour les grandes divisions de la société, c’est-à-dire Noughts (la sous-classe) et Crosses (la majorité, la société dominante). La race et le racisme sont des problèmes émotionnels que la plupart des gens détestent aborder mais je pense qu’ils devraient, aussi douloureux soient-ils. Je voulais que la société de mon livre soit vue de deux points de vue différents (Callum et Sephy) pour montrer comment nos perspectives colorent notre pensée. L’adage, «vous ne pouvez pas vraiment connaître quelqu’un jusqu’à ce que vous ayez marché dans leurs chaussures», est comme tous les clichés la plupart du temps vrai. Je pense que c’était l’idée que j’avais en tête quand je me suis mis à écrire Noughts and Crosses. Je pense que c’est Nietzsche qui a dit: « Il n’y a pas de vérité, seulement des perspectives. » Et plus vous avez de perspectives, plus vous vous rapprochez de la vérité.

Pour en savoir plus sur cette interview de l’auteure en anglais, cliquez ICI

 

GM signature

 

 

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Publié dans Périple

Africa Tour Challenge – 48 heures à Lomé, capitale de la moto

Vivre c’est être curieux, découvrir.

Vivre c’est découvrir l’inconnu, l’autre

Vivre c’est voyager.

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Je rêve depuis quelques années  de connaître un peu plus mon continent africain, l’Afrique subsaharienne en particulier. Cette année, j’ai eu l’occasion de réaliser mon rêve. J’ai passé une semaine à  environ 727 km de chez moi dans la ville de…

LOME

3h 30. C’est la durée du trajet Accra- Aflao en mini-car. Aflao est la ville frontalière avec le Togo.

Il n’y a pas grand chose à visiter à Lomé alors si par hasard, vous arrivez dans cette ville, voici les 10 commandements qu’il vous faudra respecter 

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1. Tes affaires personnelles, tu protégeras.

On ne sait jamais, des esprits mal intentionnés peuvent se réveiller alors on fait attention à ses affaires quand on est dans des lieux publics. Si comme moi, vous venez  (ou quittez) à Lomé par le car, à la gare d’Aflao, méfiez-vous des inconnus. Il y a souvent des trafiquants et des voleurs. Évitez d’emprunter des moto-taxis pour entrer au Togo. Privilégiez les transports en commun afin de ne pas vous trouver tout seul.

En quittant Lomé, aux postes de contrôle, il y a un jeune homme qui m’a abordée et qui voulait soit disant m’aider dans mes démarches aux postes de contrôle frontalier ghanéens. Il voulait que j’achète des élastiques chez un spécialiste assis derrière une cabine pour faire des liasses de mes billets de francs CFA. Selon lui, les policiers pouvaient me taxer si je ne le faisais pas. Il m’a prise pour une go nunuche, le mec. J’ai heureusement réussi à me débarrasser de lui.

2. La moto, tu respecteras

J’ai été surprise de voir que le 1er moyen de transport à Lomé était la moto. Il y a plus de motos que de voitures, c’est hallucinant ! Ils sont omniprésents et ne sont pas souvent d’excellents conducteurs. Faites donc bien attention si vous partagez la route avec eux. 

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Source : la plume parlante

3. Un tour à la cathédrale du Sacré-Cœur, tu feras

La cathédrale de Lomé est un monument historique de la capitale togolaise. De style gothique, elle a été construite en 1901-1902 par des missionnaires catholiques allemands. Malheureusement, en janvier dernier, la cathédrale a subi un important incendie. Je n’ai donc pas pu visiter l’intérieur. 

 

4. Au marché, tu t’épanouiras

J’ai apprécié mon séjour pour les bonnes affaires que j’ai pu faire au grand marché  adawlato.  J’ai acheté à bas prix des ballerines (2500 francs CFA, environ 4 euros) , des tissus dont le mètre est à 500 francs (moins d’un euro), des pagnes, de la lingerie. Je retournerai volontiers à Lomé pour faire du shopping.

5. A la villa, tu prendras un verre

Si vous aimez la vie nocturne et les bars lounge classes, la villa est faite pour vous. L’endroit est agréable, le service impeccable, les prix raisonnables.

la villa bar lounge Lomé

6. A la plage, tu te détendras

Lomé est une ville maritime. Si vous voulez profiter de la plage au calme, rendez-vous à Agbodrafo, une ville à quelques kilomètres de Lomé. 

Il n’y a pas grand monde, seul ou en famille vous pourrez profiter de l’air frais, contempler la nature, nager.

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7. A la maison clandestine des esclaves, tu te recueilleras

Agbodrafo est un lieu de détente, un lieu qui fait vivre la mémoire également. Dans cette ville, j’ai été surprise de découvrir une maison clandestine d’esclaves : la maison Wood ayant appartenu au négrier John Wood et désormais inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les pièces supérieures étaient utilisées comme hébergement pour les négriers, tandis que les caves servaient de casernement des esclaves. Ces derniers y étaient poussés depuis l’extérieur à travers plusieurs soupiraux. Une petite trappe située dans le salon permettait un accès aux caves pour les négriers. Je suis descendue dans la cave à travers cette trappe.

maison des esclaves trappemaison des esclaves togo

Contrairement à ceux enfermés dans les forts construits sur la côte du golfe de Guinée dans le cadre du commerce triangulaire, les esclaves de la Maison de Wood ne pouvaient pas se tenir debout dans leur lieu de confinement. Ils étaient à quatre pattes dans cette cave ! J’ai essayé et ça devait être horrible de rester dans cette position pendant des heures. L’esclavage a vraiment été un crime contre l’humanité. 

Après cette visite de groupe qui nous a coûté 5000 francs CFA, nous sommes allés dans un endroit incontournable de Lomé : Chez Marcelo.

8. Au Marcelo Beach Club, un tour, tu feras

Cet espace situé en bord de mer à Baguida vous offre un cadre relaxant pour profiter du week-end. Sous des paillotes, allongés sur des transats, faites-vous servir des cocktails avant d’aller piquer une tête dans la mer houleuse. 

marcelo beach club lome

Avec mes amis, nous avons pris une girafe de monaco. Une activité à refaire avec grand plaisir. 

MARCELO BEACH GIRAFE MONACO

9. A la cuisine togolaise, tu goûteras

  • A midi, tu feras découvrir à tes papilles gustatives, le pinon

Le pinon est une pâte préparée avec du gari (une semoule finement granulée obtenue à partir de la pulpe de manioc fermentée, écrasée, tamisée puis séchée au feu) accompagnée de sauce tomate. Nous l’avons dégusté avec du poisson frais. 

  • A 16 heures, tu goûteras au Kélé wélé

Ce sont des frites de bananes coupées généralement plus fines et pimentées. 

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source : cuisine 228
  • Au dîner, tu prendras du com 

Un plat à base de farine complète de maïs fermenté, moulé dans des feuilles de maïs. Il se mange avec du poisson frit, de la sauce tomate et un piment spécial dit « piment noir ». Testé et approuvé !

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10. A des salons, tu participeras

Au risque de me répéter, à Lomé, il n’ y a pas grand chose à faire alors s’il y a des salons organisés, allez-y ! J’ai donc accepté d’accompagner mon amie au salon du mariage organisé au Radisson Blu Hôtel. 

Ce salon m’a permis de découvrir Wina Max, une marque togolaise de création de pagne. 

 

 

salon du mariage lome

 

J’ai acheté un morceau du pagne ci-dessous (2 yards) à 3500 francs (environ 5 euros)

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Qui dit mariage, dit dragées. Rose Claire était présente au salon et nous a fait goûter des dragées à la mangue, passion, melon, chocolat blanc. Une très belle découverte.

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Mon prochain séjour au Togo se fera à l’intérieur du pays. En attendant, êtes-vous prêts pour le portrait chinois de la ville ? 

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Si Lomé était un type d’art ?

Les arts de la scène (théâtre, danse, cirque).

 

Si Lomé était une couleur ?

Le marron. 

Si Lomé était un personnage de Cartoon ou Disney  ?

Pumbaa dans le Roi Lion. 

Si Lomé était un moyen de communication ?

La radio.

Si Lomé était un signe de ponctuation ?

Les parenthèses.

Si Lomé était une planète ?

Pluton, la planète naine.

Si Lomé était  un des quatre éléments fondamentaux ?

L’eau

Si Lomé était un type de nage ?

La brasse.

Si Lomé était un des cinq sens ?

L’ouïe.

Si Lomé était une forme géométrique ?

Un cercle.

 

Si Lomé était une pièce de la maison ? 

La chambre.

Si Lomé était une heure de la journée ?

15 heures.

 

Si Lomé était un épice ?

Le curcuma.

 

Avez-vous déjà entendu parler de cette ville ? A quelle occasion ? Y a-t-il une ville africaine que vous aimez particulièrement ?

GM signature

Publié dans Revue cinéma

TAG CINEMA : le 7e art de Grâce Minlibé

Je rédigeais ma revue du film THE CEO quand j’ai été illuminée, la Muse du blog m’a demandé de faire un TAG qui porterait sur le cinéma !

Chers amis, c’est avec un immense plaisir que je vous parlerai des films qui m’ont marquée. 

 

tag-cinema-grace-minlibe

 

1) Petite question d’introduction, quand je vais au cinéma, quelle est la place où je préfère aller m’asseoir ?

Les sièges du haut, en milieu de rangée.

2) Ai-je déjà quitté la salle au milieu d’une séance ? 

Non, je suis une jusqu’au boutiste. Je termine toujours les livres même ceux qui m’ennuient, j’en fais autant pour les films. 

3) Passons aux choses sérieuses. Quel film m’a révélé un de mes acteurs favoris ?

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Cet excellent film d’action m’a révélé le talentueux Nicolas Cage.

Après ce film, j’ai regardé : Bangkok DangerousPrédictionsBad Lieutenant : Escale à La Nouvelle-OrléansGhost RiderBenjamin Gates et le Trésor des Templiers

4) Dans quel film aurais-je aimé avoir un rôle ? 

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C’est un excellent film d’action. Le suspense est présent du début à la fin, pas de temps pour s’ennuyer. J’aurais aimé jouer le rôle de Lynne Jacobs, directrice du United States Secret Service

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5) Un film que j’aurais aimé écrire/produire

 

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J’ai été épatée par la qualité de ce film et la façon dont a été traitée l’esclavage. La réalisation est sans bavure, les dialogues savoureux, l’interprétation étonnante. J’aimerais écrire et produire des films de cette qualité. 

6) Un film que j’ai regardé plus d’une fois

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Grande fan des couples mixtes, j’avais adoré le couple formé par Sanaa Lathan et Simon Baker. J’ai aimé leur rapprochement, leur essai, leur rupture. Bref, j’ai tout aimé.

J’avais emprunté le DVD à ma coloc de l’époque. Je le regarde au moins une fois chaque année. 2016 a été une exception 😀

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7) Le couple d’acteur qui me ferait rêver à l’écran 

Keanu Reeves, l’amour de ma vie et Halle Berry, une actrice que j’admire pour son talent et sa beauté. 

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8) Le dernier film que j’ai vu en salle

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9) Un film dont j’ai regretté d’avoir payé la place

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Je n’ai jamais vu un film aussi insipide que celui-ci. Le film est sans scénario, tout est prétexte à tuer, violenter. Seul Dieu peut réellement pardonner tant d’imperfections dans une production. 

10) Un film qui m’a boostée 

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Un puissant film qui nous rappelle la puissance de la gratitude même dans les moments sombres, un film qui a ranimé ma foi et m’a rappelé qu’avec Dieu tout est possible.

11) Un film qui m’a révoltée 

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J’ai toujours mal au coeur quand je regarde des films qui traitent de l’esclavage. Je suis toujours révoltée quand je vois des humains se croire supérieurs à d’autres à cause de leur couleur de peau et quelle couleur ! 

#Blacklivesmatter

12) Un film qui  m’a donné envie de tomber amoureuse

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Ce film ne prend pas une ride et la cause : c’est une romance à l’état pur. Simple mais profonde. Kevin Costner er Whitney Houston m’ont fait grandement rêver, leur duo est juste parfait !

13) Un film qui m’a fait flipper 

Le dernier en date qui m’a fait flipper est 

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Une famille en proie à une mystérieuse créature qui ne vit que dans le noir.
Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Mais quand elle est partie de chez elle, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines. Désormais, c’est au tour de son petit frère Martin d’être victime des mêmes phénomènes surnaturels qui ont failli lui faire perdre la raison. Car une créature terrifiante, mystérieusement liée à leur mère Sophie, rôde de nouveau dans la maison familiale. Cherchant à découvrir la vérité, Rebecca comprend que le danger est imminent… Surtout dans le noir.

Chez moi, on dit :  ouaiye c’est du bon ! J’ai eu très peur de cette ombre malfaisante qui se nourrit de la peur. 

14) Un film où j’ai failli mourir de rire

Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Un casting de feu, un scénario hyper délirant, ça donne un film génialissime. J’ai ri, ri, ri…. 

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15) Un film qui m’a fait pleurer comme une madeleine

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Le film retrace l’action de Paul Rusesabagina, un hutu, gérant de l’hôtel quatre étoiles Les Mille Collines à Kigali, qui abrita et sauva 1268 Rwandais tutsis et hutus modérés dont sa propre famille, menacés par le génocide rwandais de 1994. J’ai pleuré d’impuissance, de colère face à la méchanceté de l’homme. 

16) Un film dont j’ai aimé un personnage en particulier

 

WAR ROOM est un film fascinant plein d’humour et d’engagement qui explore le pouvoir que la prière peut avoir dans le mariage, l’éducation des enfants, la carrière professionnelle, l’amitié et d’autres domaines de notre vie.

Image associée

J’ai beaucoup aimé Miss Clara, son rôle d’intercesseur, sa vie de prière. C’est un modèle pour moi. J’ai beaucoup aimé le rôle qu’elle a joué dans la vie d’Elizabeth. Ca a été une véritable connexion divine.

17) Si je devais passer une soirée avec un réalisateur, ce serait 

Mel Gibson, le réalisateur de la passion du Christ. J’ai tant de questions à lui poser sur ce film qui m’a permis de voir réellement ce que Christ a enduré à la croix pour moi et pour toi également. 

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J’espère que ce tour dans ma cinéthèque vous a plu. Avez-vous vu ces films ? Vous ont-ils plu ?

Avez-vous envie de vous prêter au jeu ? J’ai hâte de lire vos réponses aux 17 questions en commentaire.

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Sept histoires qui reviennent de loin

Sept histoires qui reviennent de loin Jean-Christophe Rufin

Sept nouvelles avec chacune son intrigue, ses personnages, son dénouement inattendu.

Sept nouvelles drôles, tendres.

Six lieux du monde: Kirghizie, île Maurice, France, Italie, Mozambique, Sri Lanka

Sept instants de vie …

Passion francophone, le 1er récit du recueil est l’histoire d’une jeune femme, fille du secrétaire général du Parti communiste kirghiz,  amoureuse de la langue française. Elle l’a apprise avec un professeur particulier et rêve depuis toujours de venir en France. Quand son rêve est enfin réalisé, elle s’aperçoit d’une chose : les français ne semblent pas reconnaître la langue qu’elle parle.

Cette histoire est tout simplement drôle et rafraîchissante.

Les naufragés … une femme, lointaine descendante des premiers arrivants sur une île sent venir le déclin. Cette  affreuse nostalgique du temps colonial, monde ordonné sur lesquels les Blancs régnaient en maître,  où les castes ne se mélangeaient pas, où l’on n’accordait aucun intérêt aux Indiens, se sent envahie par ceux-ci depuis qu’ils se sont emparés du pouvoir politique. Leurs divinités envahissent sa crique, lui donnent l’allure des rives du Gange. Les constructions pauvres et terriblement désordonnées ont remplacé les lieux familiers, sombres et déserts.

« la cohabitation harmonieuse de toutes les ethnies », ce couplet que récitent les touristes, elle ne le supporte pas, elle ne le vit pas.

Cette femme veut conserver autour d’elle une ultime portion de son passé (quand ils étaient les maîtres de l’île), elle ne veut pas qu’on déforme son espace vital. Quand son droit n’est plus respecté, elle commet l’irréparable…

Cette nouvelle met en évidence une question contemporaine : la mixité, la cohabitation de peuples autochtones et immigrés. Elle met en évidence la difficulté de vivre ensemble, le mépris que subissent certains parce qu’on leur fait porter les fautes de leurs ancêtres colons, la liberté de l’autre qu’on étouffe au nom de notre liberté personnelle.

Sans la 4ème de couverture, je n’aurais pas deviné que l’île en question était l’île Maurice. A aucun moment, l’auteur ne le formule clairement. Il donne des informations sur la période coloniale mais quand on ne maîtrise pas l’Histoire et la Géographie eh bien après avoir fermé le livre, on se demande toujours de quelle île il était question.

Le refuge Del Pietro… un homme de petite taille dont l’accoutrement est une véritable panoplie d’alpiniste des années trente dîne dans l’un des restaurants de la région du Passo Falzarego. Tout semble l’insupporter, il a l’air de mauvaise humeur. Cet homme sur qui les dirigeants de la Fédération de Haute Montagne avaient fondé de grands espoirs a attendu 32 ans pour revenir à la montagne et n’y retournera jamais plus. Pourquoi ?

En découvrant la raison, on ne peut s’empêcher de rire tant elle est drôle. Ce récit m’a rappelé toutes les fois où mon entêtement n’a servi à rien.

Nuit de garde… on demande à un interne de signer en pleine nuit l’acte de décès d’un patient à distance, sans avoir eu un contact direct avec lui ou examiné, chose contraire à la déontologie. Il décide de se rendre au bâtiment ou le trépassé l’attend afin de l’examiner.

Je n’en dis pas plus parce que ça ne servirait à rien, j’ai trouvé cette nouvelle fade, sans réel intérêt. J’ignore son rôle dans ce recueil.

Les fiancés de Lourenço Marques … Des fiancés de 20 ans débarquent en Mozambique et se séparent pour permettre à l’un de vivre ses rêves, l’autre d’avoir l’amour total qu’il mérite. Quarante ans plus tard, ils se retrouvent là où ils s’étaient quittés: Maputo.

L’auteur décrit de façon délicate la ville de Maputo, on ne se retrouve donc pas en plein cours d’Histoire. Le ton doux avec lequel le narrateur-personnage relate ses souvenirs  et  cet amour qui a résisté au temps donnent un intérêt à l’histoire.

Garde-robe… Reiter, un employé des Nations Unies à Colombo s’inquiète du comportement de Rahawal,  son majordome pacifique et pourtant capable d’une incroyable violence, un homme qui s’affiche en faveur des rebelles qui fanatisent des enfants pour en faire des combattants aveugles, justifie la torture et les exécutions arbitraires.

Le récit donne un visage humain aux fanatiques, à ceux qui excusent les guerres. Je n’ai pas apprécié cette nouvelle, je ne l’ai pas détesté non plus. Les enfants rebelles ne m’ont pas attendrie parce que l’auteur ne s’est pas vraiment attardé sur le sujet.

Train de vie… Paris, Gare de l’Est. Rokaya, une jeune africaine monte à la dernière minute dans un vieux Corail qui continue jusqu’à Luxembourg. Son voisin semble s’intéresser à elle. La conversation s’engage et l’on découvre au fil de cette discussion animée le parcours d’une gamine courageuse à qui la vie n’avait fait aucun cadeau mais qui n’avait jamais renoncé, une jeune femme prête à tout pour ne pas laisser passer sa chance…

Les touches d’humour, de sensualité et de sournoiserie contenues dans l’histoire la rendent agréable à lire.

En somme, j’ai passé un moment rapide et agréable de lecture. J’espère que vous apprécierez le livre autant sinon plus que moi.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre