Publié dans Interviews

Escale au Sénégal : rencontre avec une slameuse

Yacine Niang

Yacine Niang est une jeune femme sénégalaise née à Saint-Louis.

Mélomane et cinéphile, elle adore l’écriture et particulièrement le slam,  art d’expression orale populaire.

 

Rencontre avec l’artiste. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment êtes-vous arrivée au Slam ?

En réalité, je n’ai jamais pensé faire du Slam. D’ailleurs, je n’ai jamais pensé écrire tout court. J’étais en classe de quatrième lorsqu’un concours de poésie a été lancé. Contre toute attente, mon poème a été retenu pour faire partie de la compilation. De là est venu mon amour pour l’écriture.

L’idée de faire du slam est arrivée lorsque j’étais en classe de 1ère.  C’était à l’occasion d’un autre concours qui a été organisé par l’institut français de Saint-Louis.  Les candidats devaient composer un poème de 20 vers avec les dix mots de la francophonie. J’ai tenté ma chance, je suis sortie troisième de ce concours. Je n’y croyais pas trop car le Slam était un terrain inconnu pour moi. Depuis ce fameux concours, je n’ai plus arrêté.

 

 

Qu’est-ce qui vous fascine dans le slam ? 

 

Ce qui me fascine dans le slam c’est la Liberté qu’on a. Dans le Slam on peut écrire ce que l’on veut sans tenir compte d’aucune règle. Mais ce qui me plait le plus, c’est le moment de la déclamation. Le rapport qu’on a avec le public. La sensation qu’on offre à ce même public et leur réaction sont juste magnifiques.  Ce qui me plait aussi dans le slam, c’est le fait de laisser exprimer ses émotions, le fait de les dire et de se mettre à nu devant tout un monde.  Mais surtout, la puissance que l’on donne aux mots qu’on utilise.

 

Y a-t-il des auteurs qui influencent votre écriture ?

Je ne dirai pas qu’il y a un auteur particulier qui influence mon écriture mais si je devais choisir, je dirai Grand Corps Malade. Je n’écris pas comme lui, cela est sûr. Nous n’avons pas le même style mais je l’écoute très souvent et il m’arrive parfois de vouloir adopter son style.

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Je puise mon inspiration partout et n’importe où. En fait, c’est le quotidien des gens qui fait mes textes. L’inspiration peut venir d’une dispute d’un couple, de la disparition de quelqu’un… Je n’ai pas une source d’inspiration précise, ce sont les faits quotidiens que traduisent mes pensées.

 Quels sont vos thèmes de prédilection ?

Je suis plutôt un poète lyrique. Donc je parle autant de l’amour que de la haine. Autant de la vie que de la mort.  Mais il y a aussi beaucoup de moi dans mes écrits.

 

Vous avez publié récemment un recueil de slam. D’où vous est venue cette envie de publication ? 

 

En réalité, je n’avais jamais pensé sortir ce recueil. A la base, j’écrivais juste pour moi. Il m’était même difficile de montrer cela à mes proches tellement j’avais peur du jugement des autres mais au fur et à mesure que j’avançais dans mes écrits je ne pouvais plus les cacher. J’ai commencé à en montrer quelques uns à mes sœurs puis à ma mère et comme elles appréciaient, je me suis senti pousser des ailes. J’ai commencé à écrire chaque jour un peu plus de textes.

L’idée de faire un recueil est venue grâce à un ami. Il m’a toujours conseillé par rapport à mes écrits. Il a fait le projet sien, m’a donné l’envie de faire part de mes pensées à toute une communauté.

 

« Demande-le-moi » : pourquoi ce titre ? 

Ce titre pour faire savoir au lecteur qu’il peut me demander tout ce qu’il veut et qu’il trouvera la réponse en lisant le recueil. Ce titre contient aussi ma manière de penser la vie, de la concevoir.

De quoi parle l’oeuvre ? 

L’œuvre est faite de haut et de bas, de joie et de peines. Il y a des moments qui reflètent le côté obscur de la terre et des moments où je traduis et fais l’éloge de l’amour. Le contenu du recueil c’est moi. A travers ce recueil, je décris comment je perçois le monde.

 

 

Avez-vous une cible particulière ? 

Je n’ai pas de cible particulière.  Cela commence du tout petit au plus âgé. J’utilise des mots assez simples qui ne nécessitent pas l’utilisation d’un dictionnaire pour comprendre le sens des textes. C’est assez limpide et clair afin de permettre à tout un chacun de pouvoir s’y retrouver.

 

 

Quels sont vos prochains projets de publication ?

Un autre recueil mais pas du même style.  Je pense à faire un recueil audio afin de permettre aux personnes qui n’aiment pas lire d’écouter le recueil. D’autres projets sont aussi en attente mais sont plus liés à mon domaine de prédilection : Les arts et la Culture.

Quel est votre texte préféré ? 

Il s’intitule « Mon nouvel ange »

Je l’ai senti las, il grelottait

Ses yeux étaient vers le levant, fixant l’ange qui l’appelait

Il s’agrippait à mon bras, tirant très fort sur mon poignet

Et son souffle était si lourd, que pleurer, je n’ai su que m’y résigner

 

Il était là, allongé sur le lit,

Son corps abattu le lâchait, et fragile, il était devenu

Je n’avais qu’un souhait : lui rendre ses années vécuces

Hélas, cela n’était qu’une autre de ces illusions qui hantent mon esprit

 

Il était désormais trop tard

A présent je le vois comme un bébé

Un balbutié, qu’il essaie, mais échoue

Aucun son audible ne parvient à sortir de sa bouche

 

Il rumine ses pensées

Se collant à moi comme si j’étais sa destinée,

A son chevet, je voudrais loger

Pour lui réciter ses innombrables versets.

 

Ses dernières prières, il les a faites avant de s’en aller

Maintenant, il est l’un de ces beaux anges des cieux

De là haut, il nous fixe et bénit nos âmes

De lui on se souvient comme s’il était encore là

Il nous a ravi le bonheur de nous réveiller à ses cotés

Une boule me hante, elle est angoisse et j’en perds la tête

Mes nuits deviennent jour et le jour tout s’assombrit

Tout est fini car de lui, Il s’est emparé

 

Je me suis rendue à son ultime demeure

Et j’ai vu ses nouveaux compagnons à ses côtés

J’ai senti la courge dont il faisait jadis montre

Et cela m’a rassuré de savoir que sur nous il veille

 

Je frissonnais, je le sais,

Je ne me contenais hélas déjà plus,

J’ai revu le regard perçant qu’il projetait

Dans mon rêve le jour où il nous a quittés

 

Il n’est plus là, je n’arrive toujours pas à l’imaginer

Que vais-je devenir ? Qui de ses prières va me rassurer ?

Il est parti sans un seul mot de dit

Avec un sourire enfantin, comme pour dire : Rassurez-vous

 

C’est fini, j’en suis consciente

Dans sa nouvelle demeure, il se repose

Pour moi, il ne fait juste qu’un sommeil

Car son travail l’a beaucoup fatigué.

 

Je préfère ce texte parce que je l’ai dédié à mon grand-père. Un honnête homme que j’ai beaucoup apprécié. Il a marqué mon existence. 

 

Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

J’aime bien écouter de la musique ou regarder des films. Parfois je me mets à la lecture, j’ai une préférence pour la romance.

Petit bonus pour nos lecteurs, nous allons établir votre portrait chinois

 

Si j’étais une saison, ce serait été

Si j’étais une épice, ce serait poivre

Si  j’étais philosophe, ce serait Nietzsche

Si j’étais une révolution, ce serait la révolution française

Si j’étais une invention, ce serait un IPhone

Si j’étais une chanson, ce serait The Climb de Miley

Si j’étais une des 7 merveilles du monde, ce serait les jardins suspendus de Babylone

 

Un petit mot de fin ?

Je tenais à vous remercier de m’avoir accordé cette interview. Je vous remercie également d’avoir eu confiance en ce que je fais sans pour autant me connaitre. Je remercie aussi  Ibuka qui a permis cela et toutes les personnes qui m’ont soutenue et ont accordé de l’importance à ce que je fais.

Pour finir, je dis à ceux qui liront ceci de croire en leurs rêves. Peu importe ce que le monde dit ou dira, ce qui compte c’est ce que l’on pense de nous-même et de ce que nous faisons. Si tu as une passion, vis la et vis la profondément.

 

Propos recueillis par

signature coeur graceminlibe

 

 

 

Pour acheter le recueil, cliquez ici

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La mère rouge de Cédric Marshall Kissy

La mère rouge

Une mère est recouverte de rouge à deux extrémités de la vie de son enfant : à sa naissance et à sa mort. 

Dans la mère rouge de Cédric Marshall Kissy, il est question du rouge sang causé par la mort, les innombrables pertes en vies humaines causées par la crise politique ivoirienne de 2010. La Côte d’Ivoire, tendre mère, terre d’Eburnie  perd ses enfants. Ils s’entretuent, piétinent leur fraternité, méprisent le caractère sacré de la vie. 

 

Le nouveau schisme sismique 

de l’Eburnie

l’Eburnie en sang

qui sans 

cesse

s’abreuve du sang 

du sang spumescent 

de ses fils incinérés

à coups de haines

de haines homériques

de fiels héroïques

 

 

la voilà

la saison-des-tristesses-aigües

des détresses suraigües

la voilà

la saison-des-prostrations

où corps et âmes 

chantent corps et âme 

l’hymne de la Loi du  Talion

où entonnent les cantiques 

de la mort 

ces voix 

ces racèmes-de-voix

éclatées

ces voix qui hier parlaient le même

le même dialecte

mais qui pour des vétilles

des infantilismes 

n’accordent plus leurs balafons 

et voilà la résurgence de la tour de Babel ! 

 

 

 

Amère est la mer des balles tribales 

qui sifflaient à brûle-pourpoint

qui submergeaient nos souffles essoufflés

qui tordaient le corps à nos vies divisées

décivilisées

désaccordées

qui morcelaient à force d’amours humorales 

la patrie de la vraie fraternité

 

L’auteur en utilisant le canal poétique pour s’exprimer dit le mal de sa terre. Il rappelle au souvenir les morts de Duekoué, les innocents sacrifiés à l’autel de la haine. Il raconte la souffrance du peuple MAIS il ne veut pas que la mort soit le point final.

Il chante à tue-tête L’HYMNE A LA VIE.

mon âme silencieuse a vu trop de deuils

célébrés en trombe en fanfare d’innocents éviscérés

d’enfants pris aux trappes du désespoir 

et dans les serres de guerres anonymes 

je ne veux plus ouïr armes et larmes 

de vivre seulement j’ai envie

vivre pour que vive l’amour

je veux conter ce long chant de vie

 

 

Nous bâtirons un château fort de paix 

où réfugier nos espoirs saignants

il y a tant de mers de larmes bleues à assécher

tant de rires ternes à illuminer de joies à ranimer

que les antagonistes de la vie décampent !

de nos chants d’amour authentique 

nous nous bâtirons une terre neuve 

 

Ce poète veut inculquer l’espoir, ne se fait-il pas d’ailleurs appeler Le Poète de l’Espoir ?

Il garde intact l’espérance de voir sa nation renaître de ses cendres. Il ne veut pas que les enfants de la terre d’Eburnie vivent constamment dans le passé et la douleur mais qu’ils vivent au présent et bâtissent un avenir de paix. 

 

Le poète rappelle aux fils leur devoir : ne jamais vêtir la mère du rouge de la violence, du sang mais  la revêtir de l’orange de l’espérance, du blanc de la paix, du vert de l’espérance, du bleu de la quiétude. 

Il le dit lui-même dans l’avant-propos : souvenons-nous : « notre devoir sera d’être un
modèle », un modèle de paix, de fraternité, d’espérance ; un modèle d’amour… car « la haine, c’est la colère des faibles » (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin).

 

J’ai apprécié ma lecture pour cette hymne à la vie qu’elle véhicule, j’ai apprécié toutes ces références à la culture des différents peuples de mon pays :  personnage mythique des Bété, divinité féminine chez les Abouré…

 

J’ai été un peu déconcertée par la mise en forme hétérogène des poèmes : certains étaient alignés à droite, d’autres en majuscule, d’autres centrés. J’ignore s’il y a une signification particulière. 

J’ai trouvé un peu lourd le vocabulaire employé. Le vocabulaire est parfois très soutenu, ce qui est un avantage mais aussi un inconvénient pour ceux qui veulent lire l’esprit léger. 

 

Biographie de l’auteur 

Né en 1988 à Grand-Bassam (Côte d’Ivoire), Cedric Marshall KISSY est doctorant ès lettres  à l’université d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Il est passionné de littérature, de culture et surtout de poésie, genre qui retient particulièrement son attention, même si la nouvelle et le roman sont aussi dans son champ d’écriture.

Il a été lauréat de plusieurs concours littéraires : 1er prix de poésie au concours littéraire national « Les Manuscrits d’or », déc. 2009 ; 1er rang lors du concours francophone en ligne sur « La plus belle lettre », 2010 ; 1er prix au concours de poésie, par le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, janv. 2013 ; grand prix littéraire Zadi Zaourou de poésie, par l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire (AECI), 2014. 

 

Quelques détails de l’oeuvre

Nombre de pages : 66

Publié en mars 2016

Publié par les éditions Eden

GM signature

 

 

Publié dans Quand on est célib'

Lever le voile sur mon célibat

Montage créé avec bloggif

Maintenant qu’on est assez proche les amis, je peux vous dévoiler un énorme secret sur mon célibat. Mais avant, promettez-moi qu’il restera entre nous, rien qu’entre nous. 

Promis, juré, craché ? Aussitôt dévoilé, vous l’oublierez ? Génial !

 

Je suis tellement reconnaissante pour ces années de célibat. Je suis reconnaissante non pas parce que je suis loin des disputes de couple et autres ennuis sentimentaux _ je n’y pense même pas_ mais pour tout ce que j’apprends à travers cette période. Ce ne sont pas que des mots, c’est une expérience. 

C’est un temps qui m’a permis de reconsidérer ma vision du couple. Je lisais beaucoup d’Harlequin quand j’étais plus jeune et j’ai beaucoup rêvé l’amour. J’ai beaucoup recherché des émotions (le cœur qui bat la chamade, la chair de poule quand l’autre te touche). Je recherchais plus ces émotions qu’une relation. 

Le célibat m’a appris qu’un couple c’est bien plus que de l’amour et des émotions ;  c’est une vision, une mission à accomplir ensemble. 

Cette saison de célibat m’apprend à me connaître, à reconnaître mes talents. Je fais peau neuve.

J’ai accueilli cette période de la vie avec gratitude et elle me le rend bien. Le danger serait peut-être d’être trop habituée au célibat. Il est vrai que je m’y suis habitué, je ne pense plus au mariage.Depuis 2012, je pense à consacrer mon célibat à DIEU mais y suis-je appelée ? 

Dans le christianisme qui est mon référentiel de vie, soit on se marie soit on reste célibataire mais dans le but de se consacrer aux autres et à DIEU. C’est le célibat par vocation et c’est un appel divin. Le célibat par vocation ne doit pas être un choix fait par dépit ; le choix de la vie consacrée demande un temps de discernement qui est relativement long. (environ 8 ans)

Je vous donne donc rendez-vous dans 4 ans. Serais-je mariée ou consacrée au célibat ? Les paris sont ouverts (rires) 

Une amie m’a demandé ceci : « Comment tu fais pour ne pas avoir d’aventure ou des flirts ? Tu n’as pas d’envie sexuelle ? » 

Je suis contre la pensée populaire qui dit qu’il faut se faire plaisir quand on veut, dès qu’on peut ; je n’adhère pas au libertinage sexuel.  Mon corps est sacré

Pour moi, une relation sexuelle n’a le droit d’être que dans le mariage. En dehors du MARIAGE, pas de SEXE. 

J’évite donc de lire, regarder, écouter tout ce qui pourrait nourrir ces envies sexuelles. Mes pensées ne sont pas orientées vers le sexe, elles se concentrent sur autre chose. Avec l’aide de DIEU, je fais ce qu’il faut pour maîtriser mon corps.

Aussi, avec le temps, le regard que je porte sur les hommes a changé. Je les vois souvent comme des femmes et vu que je ne suis pas lesbienne, ils ne risquent pas de m’attirer. Des amis me disent souvent que je tends vers l’asexualité. (rires)

Pour aller plus loin, je vous propose d’écouter et/ou de lire 

Vivre positivement le temps du célibat

 

Voici quelques extraits 

Derrière la question du célibat se pose celle du sens de la vie.
Le temps du célibat est un temps où l’on se pose beaucoup de question, c’est aussi un temps où l’on réaffirme le sens de sa vie : quelles sont mes priorités ? Pourquoi je vis ?
Il y a eu le temps des études, le temps de la découverte professionnelle, 4-5 ans d’expérience professionnelle, et puis … l’impression de tourner en rond : voilà, j’ai fait tout cela, mais à quoi cela sert-il ? Pour qui ?
Qu’est-ce que le vrai bonheur ? Il nous faut entrer dans une logique de don de soi. Quelles sont mes vraies valeurs ? Qu’est-ce que Dieu veut à travers tout ça ?

 

Avant de commencer une histoire amoureuse, il est bon de se poser cette question : où est-ce que je me donne ? Où est-ce que je me perds ? Où est-ce que je lâche prise sans me préoccuper du regard des autres, de mon physique, sans calcul, dans une forme de don gratuit ?

Et il est important de se poser cette question parce que ce lieu du don sera aussi le lieu de la fécondité. Parce que ce qui est important, ce n’est même pas le mariage, ce n’est pas la vie religieuse, ou le célibat, etc… Mais bien la réponse à cette question : quelle est la fécondité de ma vie ? Où est-ce que je porte du fruit en abondance ? A la fin, le Seigneur, que nous demandera-t-il ? Est-ce que tu as aimé ? aimé d’un amour désintéressé ? Nous le savons bien, nous serons jugés sur l’Amour.

Attention à ne pas tomber dans une forme d’obsession du mariage, ce n’est pas bon… Cela se voit … à des kilomètres !!! Il faut rester libre par rapport à cela. Si la personne est finalisée, si elle est entrée dans une logique de don, tout le reste vient tout seul, son rayonnement se voit et attire.
…C’est quand on ne cherche plus à plaire qu’on plaît le plus !

 

Il faut être au clair dans sa vocation. Cela demande de s’être remis face au Seigneur, démarche qui peut nécessiter un accompagnement spirituel afin de discerner à quoi le Seigneur m’appelle.

Ne pas rester dans l’entre-deux : flirt, zapping amoureux. Le temps du célibat ne serait-il pas un temps d’apprentissage, qui de toute façon sera utile dans la vie matrimoniale ou dans la vie consacrée ? C’est un temps pendant lequel on travaille sur soi, un temps de connaissance de soi, de ses talents, de ses blessures, un temps de relecture de sa propre éducation.

 

Et pour aller encore plus loin, vous pouvez écouter Bien plus qu’un quiz à  la séquence 12.21.

Bonne lecture !

signature coeur graceminlibe

Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Tout est question de saison

Aurélie vit à Montréal au Canada. Passionnée et visionnaire, elle a une mission : aider d’autres femmes à découvrir leur identité, développer une intimité avec le Seigneur, vivre un célibat épanoui, bâtir des relations saines qui glorifient Dieu et faire la différence dans leur génération. Elle le fait en partie travers de son blog créé en mars 2012, Le Carnet de Lily. Elle a particulièrement à cœur les femmes célibataires. Etant elle-même célibataire depuis des années, elle connaît et comprend les défis qui vont avec !

Rencontre avec cette femme humble, ouverte et précieuse que j’ai découverte en mars dernier via l’une de ses publications postées sur Facebook qui parlait de compagnie. 

 

aurelie nseme
Source : Le carnet de Lily

1. Un verbe qui caractérise l’amour selon toi ?

J’en ai plutôt trois: Donner, Servir, Pardonner.

2. Pour toi, c’est quoi la solitude ?

Un état d’esprit.

 

3. Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Aucunement, car célibataires ou mariées nous sommes toutes des perles aux Yeux de Dieu !

 

4. Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ?

C’est quelque chose de normal pour eux, une étape de la vie, ils n’y pensent pas constamment, on ne se parle pas en se disant « Oh aujourd’hui tu es encore célibataire ! » Mes amis me disent parfois « J’ai hâte de voir ton mari, il sera vraiment exceptionnel ! »

 

5. Qu’est-ce que tu apprends pendant cette période de célibat ?

J’ai appris la patience, mais aussi à me garder, que ce soit physiquement ou émotionnellement. J’ai appris que je ne devais pas donner un accès à tout homme qui venait vers moi. J’ai énormément grandi, appris des choses sur moi-même et surtout, cela m’a rapprochée de Dieu. J’ai développé une plus grande intimité avec Lui. Je suis devenue plus douce, patiente, ferme dans mes choix et mes décisions. Et j’ai découvert mon appel. J’avais une vague idée en venant au Seigneur il y a quelques années mais au fil du temps, au travers des expériences vécues et de ma relation avec Dieu, elle s’est précisée.

 

6. Quelle est ta fierté en tant que femme ?

D’être capable de m’accomplir et de faire une différence dans ma génération !

 

7. Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

Travailler sur mes projets. Je suis une grande rêveuse et j’ai toujours mille idées à concrétiser alors je profite de cette saison de ma vie pour le faire !

 

8. Quel est ton secret pour  ne pas envier les personnes en couple en étant célibataire ?

La Présence de Dieu 😉  Parce qu’au travers de notre intimité de Père et fille, Il me sécurise constamment dans mon identité et Il me complète. Aussi, je dirais d’éviter de se comparer. Nous sommes toutes à des étapes différentes de nos vies. C’est comme si une chenille enviait sa sœur papillon ! Tout est question de saison.

 

 

9. Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Je leur dirais de fixer leurs yeux à la bonne place, d’amener constamment leur cœur devant le trône de grâce. Mal le vivre, être dans l’inquiétude, le stress, la frustration, l’envie ou la jalousie ne va pas accélérer le processus, au contraire ça retarde les choses. Ton attitude détermine ton altitude ! Tu dois savoir qui tu es et ne pas attendre d’être dans une relation pour te sentir bien. Jésus est l’objet de notre affection.

 

10. Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Saison.

 

11. Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que  lui dirais-tu ?

Jésus a payé un grand prix pour toi, Il veut guérir toutes tes blessures du passé et te restaurer, afin que tu n’aies plus besoin de chercher l’amour dans les bras/le lit d’un homme mais de le trouver dans les bras de Ton Sauveur. Tu es Belle et tu as du prix aux Yeux de Dieu. Tu as une destinée qui t’attend. Dieu a un plan pour ta vie, comme Il te le dit dans Jérémie 29:11.

 

 

Pour aller plus loin avec Aurélie,

La solitude 

Croissance et préparation

Découvrir et entrer dans son appel

Rendez-vous et flirt

Comment bien vivre l’abstinence

 Avoir des standards

En cette saison, garde ton coeur

 

Publié dans Ma poésie

Lire la poésie à petit prix

avis sur chimeres de verre

Bonjour les passionnés. J’ai une bonne nouvelle à partager avec vous.

La version numérique de Chimères de verre est à 1,99 euros !!!! Foncez les amis, ne ratez pas l’occasion de lire Chimères de verre à petit prix. 

 Je sais en lisant vos différentes publications sur vos blogs que la poésie n’est pas votre genre préféré mais je vous invite à découvrir ma poésie.

« Je parle de moi en parlant de vous »

Stevy Opong a dit : La poésie (voire même la littérature en général) doit sortir de son cadre un peu trop intello, coincé et snob pour se faire une place dans le monde actuel. Le monde bouge, la poésie devrait bouger avec lui. Le temps des discours sophistiqués, pédants et complexes est révolu. Les gens ont besoin d’une poésie qui leur parle, dans laquelle ils se retrouvent. Sans forcément avoir à verser dans une forme de simplisme, la poésie peut s’adapter en demeurant correcte tant dans la forme que dans le fond. L’heure n’est plus à faire l’étalage de son habileté à manier la langue française ou de son vocabulaire nanti. Poète, redescend sur terre. Les gens ne veulent que voyager dans l’imaginaire de ta muse. Mais pour cela, il faut que vous parliez le même langage.

C’est ce que j’ai fait de Chimères de verre : un recueil loin des discours sophistiqués, un recueil qui sait tout de vous.  

 

 

 

Vous hésitez encore à acheter ? Lisez donc les avis de

  1. Manou

  2. Alouqua

  3. Afro Plumes

  4. Zélie

  5. Light and Smell

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Mon père ce bébé, une douce lecture

Mon père ce bébé

Au début, ce fut une succession de bonheurs, de découvertes toutes plus surprenantes les unes que les autres. Mon premier mot, mon premier vélo, Papa et Maman, toujours à mes côtés, mon grand-frère Jimmy et surtout Coucou, mon canari. Puis il y eut l’incendie. Aujourd’hui, Coucou n’est plus et malgré Coucou 2, mon nouveau compagnon canin, plus rien n’est comme avant. La cour de l’école, qui résonnait de rires, a laissé place aux couloirs inhospitaliers du collège. Jimmy est parti, loin, avec l’armée. Et maintenant, c’est mon père qui s’absente, de plus en plus souvent, avant de disparaître pour de bon, seul sur un lit d’hôpital. Mais où est-il allé ? A-t-il rejoint Coucou ? Et si, en y croyant très fort, je pouvais le faire revenir ?

Je n’ai pas choisi ce livre c’est lui qui m’a choisi. J’ai « liké » un post de son auteur, Sébastien Tache, dans l’un des groupes de promotion d’auteurs sur Facebook et il a eu la gentillesse de m’offrir la version numérique du livre. 

De quoi parle ce livre ? J’ai préféré ne pas lire son résumé, j’ai voulu me laisser surprendre par l’histoire. 

Le narrateur, Patrick, évoque ses premiers jours sur terre, les petits et grands moments de bonheur en famille. Comme tout être vivant, sa vie évolue ; des événements la bouleversent : le premier amour, la découverte des secrets amoureux de son père, la mort de ce dernier.

Avec une écriture douce, un style fluide, le narrateur nous raconte comment son frère, sa mère et lui ont vécu la perte de cet être si cher.

Ce roman qui se lit très vite est un tableau de l’amour sous toutes ses formes : l’amour filial, l’amour paternel, l’amour  pur ; un amour qui nous choisit. 

Il montre également qu’il y a une joie après la souffrance, une vie après la mort. 

Je ne crois pas en la réincarnation, le fait qu’il y en ait une dans l’histoire m’a légèrement embarrassée mais ça n’ôte rien au charme de la lecture.  

Quelques détails sur l’auteur

Sébastien Tache est un jeune homme de 29 ans qui vit dans le sud de la France. Il travaille dans le monde de la grande distribution. Mon père, ce bébé est son premier roman.

Quelques détails sur l’oeuvre

Nombre de pages : 132

Date de publication : mars 2016

Disponible sur Fnac.com

Publié dans Interviews, Quand on est célib'

« Seul à seul » avec…

being single

Il y a plusieurs façons d’aborder et de vivre le célibat. On peut lui attribuer une portée épicurienne ou une portée spirituelle.  A bientôt 35 ans et mère d’un garçon de 12 ans, Bérénice a choisi la 2ème option.  

Rencontre avec cette dame ivoirienne célibataire depuis 2 ans qui se définit comme une femme entière, déterminée et avec une certaine fierté.

 

 

Un verbe qui caractérise l’amour selon toi ? 

 Aimer, c’est donner. 

Pour toi, c’est quoi la solitude ?

Tout être humain est fondamentalement seul et, au-delà de son désir d’échapper à cette vérité, chacun quelque part en lui-même le sait. De ce fait, la solitude est avant tout un sentiment, un état de fait. Un temps d’isolation où nous rentrons dans un cocon, afin de nous connaitre réellement. Et il n’y a pas « une » mais « des » solitudes. Il s’agit donc de distinguer la solitude de l’isolement (n’avoir personne à qui parler), la solitude choisie par soi et enfin la solitude « ressentie » car l’on se sent seul même en étant entouré.

La solitude n’a pas le même sens selon qu’elle est choisie ou subie. 

As-tu des complexes ?

Franchement non je n’en ai plus ! Si vous m’aviez interrogée il y a des années j’aurai dit oui ! J’étais beaucoup complexée. Mais depuis que j’ai découvert ma réelle identité en Christ, je me passe des complexes. Je me sens parfaitement, superbement bien dans ma peau avec ce que je possède ou pas !

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Non ! Mon statut de célibataire ne me donne pas de me sentir différente des femmes qui ont eu la grâce de trouver leur homme. Je me dis qu’elles sont aussi passées par cette étape, on y passe toutes, l’essentiel c’est de bien le vivre afin de mieux appréhender le mariage.

Pourquoi es-tu encore célibataire ? 

Le célibat est un choix qui s’est imposé à moi. Lorsque tu t’es mise dans plusieurs relations qui ont capoté, il faut savoir marquer une pause.

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ?

Je viens d’une famille chrétienne où les enseignements sur le célibat ne sont pas courants. Lorsque j’entends les remarques de la part de certaines personnes mariées, il est bien dommage qu’il en soit ainsi.  Il y a d’abord ceux qui pensent qu’on n’est pas réellement une personne tant qu’on n’a pas trouvé notre moitié, ensuite ceux qui pensent que le bonheur n’existe que dans le mariage et enfin ceux qui pensent qu’on doit avoir un grave problème pour ne pas être mariée après 30 ans !

Mais que dit la Bible ? Il y a deux textes dans le nouveau testament qui parlent du célibat : Matthieu 19.12 et 1 Corinthiens 7. Le célibat permet à la personne de consacrer son temps, son énergie et ses pensées à Dieu. Le célibataire peut, comme dit Paul, s’inquiéter des choses du Seigneur (1 Corinthiens 7/32). Mais il précise aussi que c’est un don que Dieu donne à des hommes et des femmes, et que s’ils ne l’ont pas reçu «  il vaut mieux se marier que de brûler ». 

Je n’ai pas véritablement d’amis (es). Certains le perçoivent bien, attendent tout comme moi le temps de Dieu ; d’autres en font un objet de raillerie ; ou encore sont dans l’empressement de me voir enfin dans un foyer en tant que madame tel.

Qu’apprends-tu  pendant cette période de célibat ? 

D’abord cette période de célibat m’a permis de me découvrir et me rapprocher de Dieu. Savoir ce qu’Il attend de moi, le pourquoi de mon essence sur cette terre, Le servir pleinement. J’ai découvert pendant cette période le véritable moi en la compagnie de Jésus. En lui, je développe ma joie, mon épanouissement. 

Qu’est-ce qui a changé en toi depuis que tu es célibataire ?

Waouh !!!! Énormément de choses ! J’ai développé un certain charisme en moi avec l’aide de Dieu, que je n’avais pas, ne saurais peut-être pas si j’étais en couple avec un homme. J’ai découvert que j’étais une femme battante et courageuse. Moi qui étais impatiente, suis devenue patiente et tolérante. Dieu use de ce moyen d’isolation pour travailler en moi pour cet homme à venir, et Il le fait en chacune de nous pendant ce moment.

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Ma fierté en tant que femme : mon fils, ce don de Dieu et celle que je suis devenue !

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

(Rires) C’est un trajet, disons un rituel maintenant :  travail_ Eglise_Maison_ Visite chez ma mère.

Quel est ton secret pour être célibataire et ne pas envier les personnes en couple ?

Je n’ai aucun secret, je vis bien mon célibat car lorsque satan tente de vouloir me rendre triste en me rappelant mon statut, je lui rappelle la Parole de Dieu, qui veut que tous ses enfants soient heureux et qu’il y a pour chacun, chacune un homme ou une femme qui attend quelque part.

En vérité, je suis déjà mariée, je sais que mon homme est déjà là, je me prépare juste à le rencontrer, bien que je ne le vois pas. Dans mes prières je demande à Dieu de le préserver dans Ses voies à Lui, l’élever, le distinguer etc… Et je sais que Dieu n’a pas dit il n’est pas bon que l’Homme soit célibataire mais plutôt pas bon que l’Homme soit seul. Le célibat n’est qu’un état civil. Le remède donc de Dieu à la solitude est la compagnie et non forcement le mariage.

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Que vous soyez célibataire par choix ou par nécessité, que vous ayez l’intention de rester célibataire pour toute la vie ou juste pour un temps, ne considérez surtout pas cette condition comme une malédiction. Non ! Nous constatons dans La Parole de Dieu que Adam, avant que ne soit créée Ève, a passé du temps seul avec Dieu. De même Ève pendant le sommeil d’Adam a passé aussi du temps seule avec Dieu. Cette période de temps exclusive avec Dieu est ce que nous appellerons « le seul à seul ».

Vous aussi, chérissez votre période de célibat, cette période de « seul à seul » avec Dieu avant même de parler mariage. Bénéficiez de ce temps de solitude avec Dieu, dans Sa présence. Vous redécouvrirez votre vraie image et personnalité.

Aussi, il faut que toutes puissent comprendre que le bonheur n’est pas lié à la vie de couple, mais au fait d’être en relation avec Dieu. Bien sûr, il y a des femmes qui me diront qu’elles souffrent de ce célibat et qu’elles rêvent de se marier. Je les comprends, mais j’aimerais leur dire : Si maintenant, nous ne savons pas être heureuses étant seule, ce n’est pas dans le mariage que l’on vivra cela. Car comme on voudrait nous faire croire, le mariage ne rend pas un Homme heureux.

Le mariage est un mandat Divin ! Dieu a besoin qu’en tant que chrétiennes célibataires, nous puissions remettre notre vie entre Ses mains. Il connaît toutes choses, Il sait ce qui est le meilleur pour nous. Alors, faisons Lui confiance et servons Le.

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Disons : « jamais été marié » voire single.

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue qu’est-ce que tu lui dirais ?

Je ne change rien de toi, tu as fait du chemin, tu as fait le plus dur. Tu as appris de chacune de tes erreurs. Continue sur cette voie et ce malgré les obstacles, tu es sur la bonne voie, tu sauras toujours les surmonter avec l’aide de Dieu. Sois toujours cette femme qui a toujours cru en elle et en sa vision. Fortifie-toi et prends courage ! Le meilleur pour toi est à venir. Sois heureuse !!!

Propos recueillis par Grâce Minlibé – Copie interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewée.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Pour le bonheur des miens

Issue d’une famille pauvre, Fleury est décidée à réussir ses études. Intelligente et studieuse, elle pensait avoir tous les atouts pour réaliser ses rêves. Mais c’était sans compter avec les contingences existentielles. Fleury découvre qu’elle doit sacrifier sa dignité de jeune fille pour se faire une place au soleil et sortir les siens de l’indigence. Entre son honneur et le bonheur de sa famille, quel sera son choix ? Macaire Etty, à travers un récit vivant, porté par une écriture splendide, nous accompagne sur le parcours atypique d’une jeune fille piégée par la vie.

Pour le bonheur des miens

« – Papa, quand vais-je commencer les cours ? »

Première phrase du récit que bon nombre de personnes ont eu la chance de ne pas poser à leur père.

Il est difficile de ne pas avoir un pincement au cœur en lisant les premières lignes du récit, en se mettant à la place de ce père pour qui il est difficile d’assurer la pitance de la famille et l’éducation académique de ses enfants.

On ne peut s’empêcher de penser à tous ces lycéens qui mettent fin à leur parcours scolaire faute de moyens, des lycéens livrés à eux-même et qui sont souvent obligés de suivre le chemin crasse et ténébreux de l’existence.

Grâce à l’aide financière de sa tante, Toto Ama Fleury, notre héroïne arrive à s’inscrire en classe de terminale. Mais cette aide se renouvellera-t-elle à l’université ? Fleury ne veut pas se soucier de cette question qui étouffe le présent. Elle désire se concentrer sur ses études et l’amour qu’elle éprouve pour Khigaly ;  un feu ardent qui hélas s’éteint très vite, la faute à ….

L’amour qui s’en va brutalement, un frère qui se fait arrêter, des études universitaires à payer poussent Fleury à dévaluer son corps et sa dignité. Une situation qui ne sera pas sans conséquences sur sa vie.

J’ai passé un bon moment de lecture et ce grâce à l’écriture vivante et entraînante  de l’auteur. La destination du voyage qu’il nous propose n’est pas originale (des histoires de jeunes filles obligées de se prostituer pour survivre et s’occuper de leurs familles, il y en a par centaines dans le monde de l’écriture) mais le confort du moyen de transport utilisé, le paysage qui s’offre à notre vue et l’ambiance nous interdisent d’interrompre le voyage avant l’heure.

J’ai apprécié à sa juste valeur les descriptions élégamment élaborées des personnages .

Sa démarche disgracieuse lui donnait l’allure d’un chasseur traditionnel. Il avait un visage singulièrement déplaisant où se distinguaient hideusement deux balafres impitoyables ; un visage au milieu duquel s’était formé un certain nez, un nez brutal, un nez indiscret et inutilement généreux. Pour tout dire, Monsieur Bonké était la laideur dans sa forme la plus achevée.

Le niveau de langue est approprié au contexte de l’oeuvre, aucune digression ne coupe le fil du récit.

Les clins d’œil faits aux différents présidents de la République de Côte d’Ivoire m’ont fait sourire : Adodougou, Boignikro, Gbagbokaya.

J’ai apprécié le parcours de Fleury avec ses hauts et ses bas, une vie imparfaite qui sert de leçon de morale à toutes les jeunes filles et femmes : on ne peut espérer de bénéfices et un rendement à long terme d’un corps qu’on a dévalué….

Biographie de l’auteur 

Macaire Etty est critique littéraire. Il anime par ailleurs, depuis plusieurs années des chroniques littéraires dans des quotidiens ivoiriens et collabore avec des maisons d’édition qui sollicitent son expertise. Il est depuis le 02 Avril 2016, le président de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire. (AECI) Pour le bonheur des miens est son 3ème roman.

Quelques détails sur l’oeuvre

Nombre de pages : 140

Editeur : Vallesse Editions

Collection :  Yenian

Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Qu’est-ce que 29 ans sur une vie de 80 ?

« Je suis de nature sensible mais pas fragile pour autant, j’aime rigoler et j’ai une imagination débordante. Je suis une maman solo depuis 6 ans même si je dois l’avouer que mon célibat n’est entièrement effectif que depuis 3 ans. On se dit souvent célibataire même quand un pote est un peu trop proche de vous et qu’on refuse tout simplement de s’avouer la vérité (parce que ça reste platonique). »

C’est ainsi que Didi, belge d’origine congolaise se décrit. Je l’ai découverte grâce à la magie de la blogosphère. J’apprécie sa façon très courageuse et pragmatique d’aborder le célibat et j’ai eu envie qu’elle partage son expérience avec vous. 

 célibat

Un verbe qui caractérise l’amour selon toi ?

L’amour pour moi c’est choisir de donner (son temps, son attention, sa vie…), choisir d’apporter quelque chose avant de penser à recevoir, choisir de vivre avec et pour la personne aimée.

Pour toi, c’est quoi la solitude ?

La solitude c’est n’avoir personne autour de soi. Personne à qui parler, avec qui échanger, rire. Je ne pense pas que le célibat soit un moment de solitude. Il est vrai que l’on est seule du point de vue amoureux mais il nous reste toutes ces personnes autour qui nous aiment comme nos amis, la famille.

As-tu des complexes ? Te sens-tu bien dans ta peau ?

J’en ai comme tout le monde mais je fais de mon mieux pour vivre avec ce que je ne peux pas changer. Ce ne sont pas deux, trois bourrelets qui vont m’empêcher de me sentir bien dans ma peau. (Rires)

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Pas du tout ! Je ne me sens en rien différente des autres. Je suis une jeune femme tout ce qui a de plus ordinaire et ce n’est pas mon statut marital qui détermine celle que je suis et encore moins les relations que j’ai avec les autres femmes.

Je trouve cependant dommage que la société dans laquelle nous vivons veut nous classer : femme célibataire égale femme libre et parfois libertine, féministe qui déteste la gente masculine, opportuniste et voleuse de mari…

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ? 

Ma famille le prend bien. Je ne suis pas la seule célibataire et jusqu’ici tout va bien. Il arrive parfois, mais c’est assez rare, que certains membres de ma famille (souvent des femmes mariées) ne comprennent pas nos choix et se mettent en tête de nous trouver le compagnon idéal. Mais de façon générale ma famille sait défendre la cause des célibataires. Avec mes amis c’est pareil même s’il nous arrive, à l’approche de nos anniversaires respectifs, de nous demander pourquoi nous sommes encore sur le marché. En général, on finit par en rire.

Qu’est-ce que tu apprends pendant cette période de célibat ? Qu’est-ce qui a changé en toi depuis que tu es célibataire ?

Depuis que je suis célibataire, j’apprends à penser à moi avant tout. Mon célibat c’est mon moment, je veux savoir qui je suis, ce que je veux, ce que j’attends de la vie et dans quelle direction je vais. J’ai repris mes études et obtenu mon bachelier, je recherche du boulot, bref je me construis.

J’ai appris à me concentrer et me focaliser sur ce qui est le plus important sans chercher à vivre uniquement pour faire plaisir aux autres. Ce n’est pas toujours évident mais dans ma tête c’est moi d’abord ! Je ne dis pas qu’il n’est pas possible de se trouver quand on est en couple mais moi ça ne m’a pas aidée.

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Au risque de surprendre quelques mamans comme moi, ma plus grande fierté ce n’est pas mes enfants même si je les aime de tout mon cœur. Je vais peut-être paraître très futile à ce moment précis mais ma plus grande fierté c’est mon diplôme. Vous ne pouvez pas savoir tout le travail, les efforts qu’il y a derrière. Je savais que ce ne serait pas évident que ça me prendrait du temps mais au final j’y suis arrivée.  

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

Les longues promenades pour me vider la tête.

Quel est ton secret pour être célibataire et ne pas envier les personnes en couple ?

Je n’ai pas de secret. J’ai fait le choix de rester célibataire, pour l’instant en tout cas, même s’il m’arrive parfois de me dire que les choses seraient mieux si j’étais en couple. En général, je me rappelle des raisons qui ont motivé mon choix.

Et plus sérieusement, je n’ai pas encore rencontré l’homme qui me fera changer d’avis.

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

On ne reste pas célibataire à vie ce n’est qu’une phase qui passera. Je vais vous dire ce que mes copines et moi nous disons à chaque anniversaire : qu’est-ce que 29 ans sur une vie de 80 ? Prenez patience votre tour viendra.

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Période durant laquelle on n’est pas en couple.

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue qu’est-ce que tu lui dirais ?

N’aie pas peur de faire tes choix, de commettre tes erreurs, de te tromper, de rebrousser chemin, de ne pas toujours écouter les autres. La différence au final ça a du bon et tu ne deviendras jamais celle que tu veux être si tu n’oses pas.

célibat

Propos recueillis par Grâce Minlibé – reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteure et de l’interviewée

Publié dans Quand on est célib'

Tête sur les épaules, pieds sur terre, cœur dans la poitrine

Ce que l’on a désiré pendant des années est enfin là !

On espérait quitter les rangs du célibat, pouvoir écrire notre histoire d’amour et les cieux nous ont entendue !

Fini le « jeûne forcé » !

Il est enfin là, l’homme qu’on attendait !

Les premiers jours on n’arrive pas à croire qu’on est enfin en couple, qu’on fait des programmes de soirée à deux !

On baigne dès lors dans une euphorie qui peut nous coûter cher…

garder le coeur dans sa poitrine

Avez-vous déjà été affamée ? Si vous ne l’avez jamais été, il vous sera difficile de comprendre où je veux en venir.

Quand on est affamée, on s’en fiche qu’un plat soit mal présenté ou dégueulasse tout ce qu’on veut c’est MANGER !

Ventre affamé n’attend point un repas de gourmet.

“Tout ce qui apaise la faim paraît bon.” Proverbe chinois

 

“Un homme qui a faim n’examine pas la sauce.” Socrate

Quand on l’a en bouche, on s’en fiche de son vrai goût. Le goût n’est pas le désir à combler,  remplir le vide de notre estomac, si. On mange sans penser aux probables indigestions et diarrhées.

Une personne restée célibataire sur une longue durée peut avoir l’air d’une affamée au moment où se présente une possibilité de vie en couple. Elle ne fera pas attention à l’aspect de l’homme qui se présente à elle, tout ce qu’elle voudra c’est enfin avoir une vie de couple.

“Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu’un carrosse.” Thérèse Amiel

La célibataire affamée ne considère que le contenant, la surface (la vie de couple) et non le contenu (l’homme). Elle voit ce que cet homme lui apporte et non pas ce qu’il est.

affamée

Quand on débute une nouvelle relation après avoir durement subi  le célibat, on est porté par le sentiment que procure la réalisation du désir. On s’en fiche un peu de l’état dans lequel se présente cette nouvelle relation, ce qui compte c’est d’avoir retrouvé les sensations de la vie de couple.

“La faim est mauvaise conseillère.” Virgile

 

“Un homme qui a faim n’est pas un homme libre.” Adlaï Stevenson

 

Quand on est affamé, on prend rarement les bonnes décisions et partager son intimité avec un homme est trop délicat pour qu’on ne prenne pas le recul nécessaire avant d’entamer la relation.

 

Mais comment peut-on éviter d’arriver au stade de célibataire affamée ?

 

En cultivant la patience.  La patience est l’aptitude de quelqu’un à se maîtriser face à une attente, à rester calme dans une situation de tension ou face à des difficultés, ou encore la qualité de persévérance.

 

« La patience est une qualité capable de faire des merveilles dans le quotidien, mais aussi plus globalement tout au long de la vie. L’une de ses vertus les plus remarquables est qu’elle donne le temps de réfléchir et de prendre du recul pour analyser une situation sous plusieurs angles. Armé de patience, l’individu est plus apte à prendre son temps avant de passer à l’action et ainsi de mûrir ses décisions. Il peut mettre en perspective ses choix et leurs conséquences, se préservant des décisions et des actions trop hâtives. Cette attitude réfléchie offre la possibilité, en général, de rester en accord avec ses valeurs, principes ou buts initiaux et garder une cohérence dans son itinéraire de vie global.

L’art de l’attente est par son effet indirect, une attitude propre à protéger l’individu de ses propres impulsions, mais aussi des sollicitations extérieures.

L’observation, la persévérance et l’attention soutenue (générés par la patience), permettent une meilleur compréhension du monde, des relations et des enjeux qui animent la société. Dans une démarche de construction, d’entreprise ou de création, la patience est souvent la clef de voûte qui signe les plus grandes réussites. La patience est en germe, l’antidote à la peur de l’échec, l’anti-stress naturel contre la frénésie du monde, mais aussi et surtout la meilleure manière de goûter intensément le présent (et non l’immédiateté ou le futur) ! » Source :  Scribium

 

J’ajouterais : une bonne façon d’augmenter notre patience est de bien réfléchir à ce que nous pourrions obtenir si nous étions impatients.

 

La patience est un fruit, son jus est la sérénité (permettez que je fasse un triple saut arrière, je viens d’écrire une citation !!!! 😀 )

précipitation

 

Selon vous, comment peut-on éviter d’arriver au stade de célibataire affamée ?