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TTL 102: Et d’un seul bras, la sœur balaie sa maison

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Vilains & Méchants

J’ai pensé à ce titre

Couverture        Et d'un seul bras, la soeur balaie sa maison

Lala vit chichement dans un cabanon de plage de la Barbade avec Adan, un mari abusif. Quand un de ses cambriolages dans une villa luxueuse dérape, deux vies de femmes s’effondrent. Celle de la veuve du propriétaire blanc qu’il tue, une insulaire partie de rien. Et celle de Lala, victime collatérale de la violence croissante d’Adan qui craint de finir en prison.
Comment ces deux femmes que tout oppose, mais que le drame relie, vont-elles pouvoir se reconstruire ?

J’ai choisi ce roman de Cherie Jones parce que la majorité des hommes dans ce roman sont vilains: moralement laids. Ce sont des hommes violents, particulièrement méchants envers des femmes, leurs femmes, leurs filles.

Il y a le vilain Carson qui abuse de sa fille,

Rainford, le vilain et jaloux fiancé, qui n’arrive pas à aimer la fille de sa fiancée et va tuer celle qu’il prétend aimer,

Il y a Adan, le géant, qui bat continuellement sa femme,

Il y a le vilain lieutenant Beckles qui va abuser d’une femme.

Elles s’appellent Esmé, Lala, Saba, Mira et elles subissent la violence du mâle.

A travers ce récit de plus de 300 pages, le lecteur fait face à la fureur de l’homme. Une violence qui ne peut s’expliquer, une violence qu’on croirait innée.

A travers les histoires personnelles et commune de Wilma, Esmé et Lala, l’on est tenté de se demander si la violence conjugale est un héritage transmis de génération en génération.

elle ne comprenait pas que, pour les femmes de sa lignée, le mariage était, d’une manière ou d’une autre, un meurtre.

Le lecteur assiste, impuissant, au relâchement de l’éducation parentale, à l’influence malsaine des adultes et à la naissance de monstres comme Adan.

Le récit se déroule à Baxter dans les années 80 et dans ce paradis pour touriste, les élites et riches noirs sont rares. Il n’y a presque pas de médecin. Les femmes cousent, tressent, font le ménage ou se prostituent. Les hommes sont des gigolos, des braqueurs ou dealers de drogue. J’ai grincé des dents face à ce portrait misérabiliste d’afro-descendants.

Il m’a manqué l’histoire économique de l’île de la Barbade pour justifier ce portrait.

Le style de l’auteure est entraînant, le ton assez mélancolique. Si j’ai eu de la compassion pour Lala, le seul personnage auquel je me suis attachée est Tone. Je n’ai d’ailleurs pas du tout aimé le sort qui lui est réservé à la fin.

Si j’ai apprécié ma lecture, de nombreuses questions restent sans réponse pour moi : pourquoi Wilma reste-t-elle avec son mari malgré tout ? Pourquoi Esmé et Saba se prostituent ? Pourquoi Tone a décidé de vivre cette vie? Qu’est-ce qui a déclenché cette Chose qu’il ne peut nommer ?

Un amour interdit Alyssa Cole

Que sont les secrets, si ce n’est des choses que l’on veut oublier ?

tu comprends qu’aimer un homme ne s’apprend pas, car si c’est le bon, l’apprentissage est inutile, l’amour est la chose la plus naturelle au monde. Tu comprends que si tu dois apprendre à aimer un homme, il n’est probablement pas celui que tu devrais aimer.

Avez-vous lu ce livre ?

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 100: Passion dévorante – Luisiano N’dohou

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est:  Péchés capitaux

J’ai tout de suite pensé à Passion dévorante de Luisiano N’Dohou

Depuis qu’il a obtenu une promotion, Karelle ne reconnait plus Olivier, son compagnon depuis 5 ans. Prétextant la célébration de sa réussite professionnelle, Olivier renoue peu à peu avec ses anciennes habitudes de célibataire: virées nocturnes, soirées alcoolisées, brochettes de conquêtes féminines…
Pour couvrir ses incartades, Olivier invente mensonges sur mensonges qui sont autant de coups de poignard dans le cœur de Karelle. Rongée par la jalousie et la colère, elle est bien décidée à répliquer. Alors, quand le romantique Mustafa lui déclare sa flamme, Karelle se dit qu’elle tient enfin sa vengeance.

La vie de couple est loin d’être un long fleuve tranquille. Karelle Doguéi et Olivier Djoman vont en faire l’expérience.

Olivier est un père célibataire lorsqu’il rencontre Karelle. Très vite le courant passe entre eux. Ils s’installent ensemble, vivent passionnément leur amour jusqu’à ce qu’Olivier soit promu au rang de chef du département commercial. Dès cet instant, Olivier redevient l’homme qu’il était avant sa rencontre avec Karelle.

Il multiplie les virées nocturnes, s’éloigne de Karelle. Cette dernière tente de sauver son couple, sans obtenir de résultats durables.

Elle prenait toutes sortes d’initiatives, le gratifiant de toutes les caresses imaginables, à la limite de la luxure.

Lorsque Mustafa, jeune cadre dynamique commence à lui faire la cour, Karelle se jette dans ses bras, avide d’attention et habitée par la colère envers Olivier.

Passion dévorante expose les tourments de la vie de couple, là où l’infidélité des hommes est tolérée et celle de la femme condamnée. J’ai un peu grincé des dents face à la justification de l’infidélité de l’homme par certains personnages. L’infidélité n’est pas normale, elle n’a pas de genre.

Le cheminement du couple et leurs travers sont intéressants à suivre. Côté psychologie des personnages, j’aurais voulu que le tempérament de Karelle soit plus affirmé.

Le récit est sentimental mais pas romantique à souhait. J’ai plus lu un livre avec une histoire d’amour qu’une romance. Les mâles ne m’ont pas fait vibrer. Je n’ai pas eu d’étoiles dans les yeux. A aucun moment, je n’ai envié Karelle, rêvé d’être à sa place.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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Nouvelles du monde #13 : Guadeloupe

Aux Antilles, « identité » est un terme souvent utilisé. Il en est souvent question dans les écrits ou les discours des Antillais, des Guadeloupéens en particulier, ce dont témoigne la riche littérature de l’île. D’identité, d’âme, de l’île et de son peuple, chacune des nouvelles ici réunies s’en fait l’écho. L’appel de l’île et ses sortilèges parcourent ces textes de l’un à l’autre, que tel personnage soit à Paris ou que tel autre revienne de Montréal.

Ta mission de Gisèle Pineau

Marny, une jeune Guadeloupéenne vait été rondelette dans le passé. Au collège, on la surnommait Bouboule. A Pointe-à-Pitre, elle avait appartenu à un groupe : les Pretty Girls qui aimaient remplir la bouche qu’on voit et aussi celle qu’on ne voit pas.

Lors d’une nuit de carnaval, Marny entend des voix, commence à regarder la nourriture d’un autre œil. Trois ans plus tard, elle se retrouve en métropole. Devenue anorexique, elle entend toujours ces voix mystérieuses qui semblent lui indiquer une mission…

Le coq rouge Jaffar ou le maléfice de Satan de Fortuné Chalumeau

Croyances populaires et rites chrétiens se répondent sous l’œil soi-disant maléfique du coq Jaffar.

Du fond des casseroles de Simone Schwarz-Bart

L’âme de la Guadeloupe s’exhale du fond des casseroles. L’auteur évoque ce que représente la cuisine créole, cuisine de partage, acte de communion avec la nature et les hommes. Une nouvelle bien trop courte. J’aurais voulu saliver, avoir un réel dépaysement culinaire.

La femme-fleuve d’Ernest Pépin

Koan l’orphelin à la patte folle, constructeur de pirogues aime en silence Moimanman, une jeune élève qui s’est rapprochée de lui dans le cadre d’un exposé sur la construction de pirogues. Koan lui apprend qu’il y a science et science, que l’on peut connaître avec d’autres yeux que ceux de l’école. Koan raconte la mémoire du fleuve.

Le récit évoque la Guyane notamment à travers les Boni et les différents peuples de la Guyane. Je n’ai pas saisi la place de ce récit dans un recueil de nouvelles évoquant la Guadeloupe.

L’odeur de la terre humide de Dominique Deblaine

C’est la nouvelle la plus longue du recueil. Elle est subdivisée en 5 parties. Honoré, un peintre exilé à Montréal, retourne en Guadeloupe. Il est en pleine quête de soi, du retour à sa terre, et à soi-même. En racontant son parcours de vie, il nous présente ceux qui l’ont côtoyée. Des personnes qui ont pour commun le fait d’être affranchis du regard de l’autre. La parentalité est également évoquée.

Dominique Deblaine utilise un langage imagé qui plaira sûrement aux amateurs des belles lettres.

Cette 13e étape dans mon tour du monde littéraire à travers la collection miniatures a été intéressante mais pas mémorable. Je suis encore à la recherche de la perle rare, de la lecture éblouissante.

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Les Girofliers de Zanzibar – Adam Shafi Adam

J’ai reçu ce roman dans ma Kube de Juillet, il a été choisi par Laura de la Librairie Le Failler. Sarah, ma fidèle libraire dans l’aventure Kube n’étant pas disponible, un autre libraire m’a été attribué. J’avoue que j’ai eu peur car Sarah si je ne m’abuse est la seule libraire du réseau Kube dont le genre littéraire de prédilection est la littérature africaine. J’étais un peu déboussolée. J’appréhendais la proposition de Laura mais elle a répondu à mon envie qui était formulée comme suit : Je remplis ma carte des auteurs africains et j’aimerais lire un roman (ou recueil de nouvelles) en français de moins de 350 pages d’un auteur de l’une des nationalités suivantes: sierra-léonais, cap-verdien, namibien, tanzanien, centrafricain, kenyan ou gambien. Quant aux genres, autobiographies/biographies/essais/livres de développement personnel à éviter.

Laura a opté pour la Tanzanie avec les Girofliers de Zanzibar d’Adam Shafi Adam.

Kijakazi, née à Zanzibar dans une famille d’esclaves, est la plus fidèle servante du Seigneur Malik et de son fils, Fouad. Tandis que ceux-ci vivent comme des princes de la récolte des clous de girofles, leurs esclaves ne connaissent que brimades et tâches harassantes. Mais sur la plantation, certains jeunes se laissent gagner aux théories révolutionnaires venues de la ville…
À travers ce récit aux airs de conte de fées, Adam Shafi Adam relate un événement peu connu de l’histoire contemporaine : la révolution de janvier 1964, qui marqua la rupture brutale avec le sultanat féodal de Zanzibar et l’instauration d’une République populaire.

Kijakazi est née dans une famille d’esclaves. Persuadée que l’esclavage est son lot, elle n’existe que pour donner satisfaction à son maître, le Seigneur Malik, à sa femme et à leur fils Fouad qui deviendra le maître à la mort de ses parents.

Fouad et Kijakazi sont les personnages principaux de l’histoire. Un jeune homme et une vieille femme, un dominant et une dominée. Fouad, ce riche planteur arabe qui abuse de ses serviteurs et Kijakazi, esclave usée avant l’âge. Si j’ai trouvé le personnage de Fouad très détestable, j’ai eu beaucoup d’empathie pour Kijakazi. J’ai espéré pour elle une vie émancipée, plus rayonnante que celle qu’elle vit avec son maître et j’ai été heureuse que l’auteure lui dessine un avenir en arc-en-ciel.

Ce récit est l’occasion de découvrir la révolution du 12 janvier 1964 au Zanzibar. L’auteur nous fait vivre l’agitation prérévolutionnaire, les rassemblements clandestins ou publics organisés par le Mouvement Nationaliste des Patriotes, le déclenchement de l’insurrection, la mise en place de la réforme agraire où le peuple afro-shirazi se réapproprie ses terres. J’ai apprécié lire la déchéance de Fouad.

Les Girofliers de Zanzibar est un récit intéressant mais j’ai trouvé que le style de l’auteur manquait de poigne. J’aurais voulu que la narration soit plus alerte.

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Mama’s Boys, Book 1 : The Look of Love de Crystal B. Bright

Queen Elisabeth est une femme noire en Virginie qui dirige trois entreprises dont un salon de coiffure. Elle a adopté trois enfants blancs : Gunnar, Gideon et Thane. Ils deviennent tous des stars du sport. The look of love est le premier de la série et raconte l’histoire de Gunnar qui est le frère aîné.

Gunnar est un champion de MMA et rentre à la maison pour s’occuper de sa mère et par ricochet du salon de beauté de sa mère. Il n’était pas revenu depuis dix ans et ça sonne comme une incohérence pour un fils qui est très attaché à sa mère.

Il revoit son amour d’adolescence, Eboni qui travaille dans le salon de beauté. L’ancienne flamme va-t-elle se rallumer ?

Le récit est assez ennuyeux jusqu’à la 2nde moitié du livre. En parlant d’ennui, je fais plutôt référence à la romance car il ne se passe rien d’étincelant entre les héros. Gun et Eboni n’ont pas encore réglé leurs comptes avec le passé et l’on ressent dans leurs propos qu’ils s’en veulent énormément. Leur brusque rupture a laissé des déchirures.

Quand ils parviennent enfin à communiquer comme de vrais adultes, quand ils se rapprochent davantage et tissent leur toile d’amour, le récit devient encore plus plaisant. J’ai apprécié leur alchimie, ils ont réussi à transmettre au lecteur leur amour. Ma scène préférée ? La coupe de cheveux dans la salle de bains.

Ce premier tome de la série offre une lecture plaisante avec des personnages principaux et secondaires intéressants à suivre. Queen Elisabeth et les coiffeurs du salon de beauté donnent de l’attrait au récit avec leur humour.

Néanmoins, il existe quelques bémols dans la construction de l’intrigue notamment l’adoption de Gun et ses frères qui n’est pas très explicite. Où et quand Queen Elizabeth a-t-elle rencontré ces trois frères ? Comment s’est passée l’adoption ? Il ne faut surtout pas oublier que c’est une femme noire qui adopte trois garçons blancs.

Dans ce premier tome, on rencontre le frère cadet de Gunnar et j’avoue que je suis tombée sous son charme. Le second tome, qui lui est dédié, est dans ma PAL mais avant de le lire, il faut que je découvre J. J. Murray, celui qui écrit des romances et des comédies romantiques BWWM depuis la naissance du genre dans les années 1990.

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TTL 97 : Le mal de peau – Monique Ilboudo

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Scolaire.

Ce thème m’a fait penser au mal de peau de Monique Ilboudo pour deux raisons. La première: l’un des personnages principaux part faire ses études universitaires en France, la vie estudiantine est évoquée. La seconde, vous la découvrirez dans mon avis.

Couverture Le mal de peau

Le Mal de peau met en parallèle le destin de deux femmes, Sibila, la mère, et Cathy, la fille. Ces deux femmes vont, chacune dans leur époque, se trouver confrontées au colonisateur blanc. A l’image de son peuple, Sibila sera violée par le commandant de cercle. Née de ce viol, Cathy a du mal à vivre sa différence, et n’a qu’un rêve : retrouver son géniteur. A vingt ans, elle traverse la mer et vient étudier en France. Elle découvre Paris et sa banlieue, l’université, et tombe amoureuse d’un jeune Blanc. Mais après la mère, le destin de la fille sera à son tour marqué par les forces sombres de la colonisation.

Deux femmes, une lignée. Le mal de peau c’est leur histoire commune et leurs parcours de vie. On suit de façon alternée la vie de Sibila, la mère de Cathy au Tinga et Cathy qui part faire ses études universitaires en France.

Alternance de lieux mais aussi d’époque. Le Tinga colonial et post-colonial.

Dressons d’abord le portrait de la mère. Une femme que la vie n’a pas épargnée. Son père tente de la marier de force, elle est ensuite violée par un colon. Ces événements ont-ils conditionné sa vie sentimentale ? C’est l’impression qu’on a car Sibila enchaîne les déboires sentimentaux. J’ai eu de la peine pour cette mère célibataire qui tente à travers les hommes qu’elle rencontre de trouver un père pour ses enfants.

Cathy est le fruit d’un acte sexuel non consenti. Métisse, elle subit des rejets à l’école. Elle rêve de connaître son père. Ses études universitaires la mènent en France et elle y rencontre un jeune homme blanc issu d’une famille où le mélange des races ne fait pas partie des vœux.

Dans ce pays qui n’est pas le sien, elle se frotte au racisme, au rejet. Le mal de peau refait surface.

Défis de mère célibataire, racisme dans les années post-coloniales, métissage et sentiment d’entre-deux sont les thématiques de ce roman.

Thématiques intéressantes mais j’ai eu du mal au bout d’un certain temps avec la narration académique, le ton didactique. J’ai hélas trouvé que certaines descriptions étaient inutiles à mon sens.

Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. J’ai trouvé que l’histoire de Sibila était plus vivante que celle de sa fille.

Et que dire du dénouement ? Une véritable déception ! Quel était le but de l’auteur: choquer le lecteur, déclencher une avalanche de larmes, rendre son histoire inoubliable ? D’autres péripéties auraient été nettement judicieuses. Oui, une vie qui commence et s’achève dans le malheur, c’est un fait, mais qu’elle nous présente un clap de fin de ce genre, ça n’a aucun sens pour moi.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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Clean love, book 12: Ruth and Lucas

La vie et la carrière de Ruth se déroulent bien, sauf une chose : sa vie amoureuse !
Après que son fiancé l’ait plaquée, elle se retrouve au mariage d’une connaissance, demandant en plaisantant à un inconnu de l’épouser !
…Bien sûr, un mari serait bon pour son image, mais elle ne s’attendait pas à ce qu’il dise oui !
Les parents milliardaires de Lucas refusent de lui donner le contrôle de leur entreprise s’il ne se marie pas.
Alors quand la femme qu’il vient de rencontrer lui demande de l’épouser, bien sûr il en profite !
Pourtant, une vie de mariage est bien différente de ce qu’ils avaient prévu au départ !
Et bientôt, leur mariage devient bien plus qu’un simple compromis.
Mais alors que leurs sentiments grandissent, seront-ils capables de se faire confiance ?
Ou la jalousie aura-t-elle raison d’eux ?

Ruth Matthews a.k.a Veronica Beaumont n’a rien à envier professionnellement parlant. C’est une designer d’intérieur accomplie et reconnue. Côté sentimental, c’est autre chose. Elle a été larguée par son fiancé qui tentait de la transformer en une bimbo blonde. Il n’a d’ailleurs pas hésité à lui demander de s’éclaircir la peau. J’ai apprécié que l’auteure évoque ce fait de société dans la communauté noire: dépigmentation, colorisme, complexe de la peau blanche.

Ruth had nothing against white people, but what was up with these black men always going for white women? Were black women so undesirable

Ruth, lors d’un dîner de mariage, va suggérer au frère de la mariée, Lucas Ross de l’épouser. Ce dernier saute sur l’occasion car le mariage est une condition de ses parents pour qu’il puisse diriger l’entreprise.

Bon! Les mariages blancs ce n’est plus mon domaine de prédilection en romance mais je me suis laissée tenter par l’histoire.

J’ai apprécié la délicatesse du rapprochement entre Ruth & Lucas. J’ai apprécié ce mariage qui débute sur une note d’amitié. J’aurais d’ailleurs aimé que ce soit plus détaillé, mis en exergue. Leur couple est charmant et j’aurais aimé plus de détails sur les moments passés à deux. J’ai trouvé dommage qu’ils soient résumés. Et une fois les sentiments d’amour réciproques dévoilés, j’aurais également voulu des moments à deux.

Ce tome est une lecture sympathique mais ce n’est définitivement pas la romance de l’année. Il a manqué quelques ingrédients pour que ce soit une romance inoubliable.

Par ailleurs, certains faits semblent incongrus comme l’apparition du père de Ruth.

Publié dans Psyché

La plume de l’amour, c’est moi

Ecrire…
Un acte de temps, de patience
Un cheminement
Ecrire…
Un acte d’indulgence, d’intransigeance
Ajouter, supprimer, effacer, repartir de zéro
Analyser, soupeser, jauger, reformer
Garder l’équilibre entre la vue de l’esprit et la voix du cœur.
De la page blanche à la page noircie, il y a de la sueur, des doutes, des interrogations, des convictions qui deviennent incertitudes.
De la page blanche à la page noircie, le cri se mue en silence et vice versa
Ecrire…
Courir, ralentir…
S’arrêter, demander son chemin
Partir, revenir
Laisser l’œuvre bouillir, se construire
Passer des ténèbres à la lumière

J’ai écrit ces lignes durant l’écriture d’un roman que je tenais à proposer pour un concours d’écriture organisé par Frat Mat Editions .

Ecrire… Qui a dit que c’était facile ? Que ce n’était pas un plaisir mêlé de souffrance ? Et après, la soumission du manuscrit, il a fallu attendre les résultats.

J’avais une furieuse envie de gagner et mercredi dernier, la joie était à son paroxysme quand j’ai vu ça

Je suis la 1ere lauréate du concours et mon manuscrit « Ultime amour » sera publié d’ici la fin de l’année!

Comme dirait l’Ecclésiaste, la fin d’une chose vaut mieux que son commencement et je suis bien heureuse que ce mois de Juillet s’achève sur cette belle note.

J’ai maintenant hâte de tenir mon 3e bébé dans les mains.

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TTL 95 : Clean love, book 7 Shiloh and Michael

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Un livre à emmener en vacances.

Je triche puisque le livre que je vais vous présenter fait partie de mes 5 dernières lectures mais… c’est de la romance et je trouve que ce genre est l’idéal pour les vacances.

Et aussi, c’est mon 800e article de blog et je voulais le fêter avec ce genre littéraire que j’aime beaucoup 😀

Shiloh n’a pas réfléchi lorsqu’elle a sauvé un homme nommé Michael de la noyade dans une piscine de Las Vegas. Elle est donc totalement surprise lorsque ce dernier se rend en Oklahoma pour la remercier !
Michael est séduit par la belle Shiloh. Et après quelques rendez-vous, leur relation se transforme rapidement en une romance passionnée !
Mais lorsque la mère de Michael dit à Shiloh qu’elle ne peut pas être avec lui, Shiloh apprend qui est vraiment Michael : L’héritier d’une énorme société de soins de la peau en Corée du Sud !
Et pour aggraver les choses, Michael est déjà fiancé !
Michael et Shiloh pourront-ils surmonter leurs différences culturelles et trouver le bonheur l’un avec l’autre ?
Ou sa famille va-t-elle éloigner Shiloh de Michael pour de bon ?

J’ai d’abord été attirée par la couverture. La douceur du rose. (oui c’est l’une de mes couleurs préférées)

Ensuite, la mixité du couple: c’est mon 1er BWAM (Black Woman Asian Man).

Shiloh, 31 ans, est divorcée depuis quelques années. Dermatologiste, elle a son propre cabinet et tente d’étoffer son portefeuille clients en participant à des conférences. C’est lors d’une de ces conférences qu’elle va faire la connaissance de Michael en le sauvant d’une noyade.

Leurs rendez-vous ne sont pas fades, leurs moments à deux sont pleins de rire et de joie. J’ai apprécié ce couple, l’histoire est entraînante.

Shiloh and Michael est le tome 7 de la saga clean love. Je le préfère largement au tome 10 que j’ai déjà lu mais cela ne veut pas dire qu’il n’ y a pas de bémols.

J’aurais apprécié que Shiloh ait un caractère plus téméraire. J’ai de moins en moins du mal avec les héroïnes qui manquent de confiance en elles.

Le revirement soudain des parents m’a un peu déçue. J’ai trouvé que ça manquait de consistance, de surprise.

J’ai le tome 12 de cette saga dans ma PAL et j’espère qu’il sera au-dessus du tome 7.

La saga n’est pas encore traduite. Je l’ai donc lu en VO et j’ai appris pas mal de nouveaux mots comme Spinster. Je suis une spinster et je le vis très bien. 😀

Cette saga est une clean romance. Les scènes sexuelles ne sont pas mentionnées et j’aime beaucoup. J’en ai un peu marre de l’érotisme. Je trouve que le monde d’aujourd’hui en fait un peu trop. 😀

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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Clean love, tome 10 : Amanda et Jérémy

Amanda, institutrice maternelle, s’est prise d’affection pour le nouvel élève de sa classe, Ricky. Remarquant à quel point il est calme et renfermé, elle essaie à plusieurs reprises d’entrer en contact avec son père… Mais lorsqu’elle se rend enfin sur son lieu de travail et qu’elle rencontre le séduisant célibataire, son univers change du tout au tout… Elle se retrouve maintenant à vivre dans la maison de Jeremy en tant que nounou de Ricky !
Et chaque jour qui passe, elle tombe de plus en plus amoureuse de Jeremy. Et Jeremy ne peut pas résister à la femme qui est entrée dans son monde et a fait son chemin dans son cœur !
Mais alors que leur amour commence à s’épanouir, le passé de Jeremy revient en force pour repousser Amanda. Et le problème est peut-être trop lourd à porter pour elle…
Va-t-elle finir par faire ses valises et quitter Jeremy et Ricky pour toujours ?

Après mes lectures en romance axée sur les couples afro, je me suis axée sur les couples mixtes depuis un bout de temps. Je continue ma découverte des auteures du BWWM et ai débuté la saga clean love avec le tome 10.

Amanda et Jeremy sont les personnages principaux de cette romance. Amanda est une jeune femme de 27 ans, elle est en couple avec Ned mais leur relation n’est plus très épanouissante. J’ai grincé un peu des dents parce que les commentaires des amies d’Amanda sur les hommes noirs entretiennent un peu les préjugés sur ceux-ci.

Amanda est passionnée par son métier et sa relation avec ses élèves, en particulier Ricky, est attendrissante. Petite, elle rêvait de son prince charmant. Elle l’imaginait avec des yeux verts, une longue chevelure noire. Alors quand elle rencontre Jeremy, le père de Ricky, elle est sous le choc. S’il est le prince dont elle a toujours rêvé, elle n’est pas le genre de femmes avec qui Jeremy sort.

Jeremy est un chef d’entreprise qui est habitué aux mannequins. Il est également en couple et a appris récemment qu’il était le père de Ricky. La mère lui a laissé l’enfant pour aller on ne sait où. Il ne sait pas comment s’y prendre avec son enfant et Amanda va lui être d’une aide précieuse.

Le tandem Amanda/Jeremy est sympathique, leur rapprochement est mignon même si je trouve que Jeremy est un peu imbu de sa personne. J’aurais voulu que l’auteure nous offre quelques moments de ce duo en tant que couple.

Ce tome 10 est une lecture mitigée. Je n’arrivais pas à lâcher le livre jusqu’à la 1ere moitié puis mon enthousiasme s’est amoindri à la 2e moitié. L’intrigue a été sous-exploitée à mon sens. Il y avait matière à rendre cette histoire sensationnelle, à en faire un joli conte de fée moderne. Je trouve que les péripéties sont un peu précipitées vers la fin, on reste en surface. Certaines péripéties sont incongrues ou pas assez développées.

La couverture mentionne l’absence de foi en Dieu mais à aucun moment ça a un impact dans le récit, on ne parle même pas de ça. Aussi le portrait de Jeremy n’a rien à voir avec celui de la couverture.

Mon personnage coup de cœur: Ricky. Ce petit garçon est adorable.

J’ai lu le tome en anglais puisqu’il n’y a pas de version française disponible et j’ai trouvé le niveau de langue accessible. Je n’ai pas fait d’incessants aller-retour entre le livre et le dictionnaire.

J’ai deux autres livres de cette série dans ma PAL et j’espère qu’ils sont bien meilleurs que le tome 10.