Publié dans Revue cinéma

BLACK PANTHER vaut-il vraiment le coup ?

Un héros noir au cinéma comme en littérature, j’achète ! Oui, je prône le communautarisme ! 😀

excited barack obama GIF by BET

Je désire que les noirs soient plus visibles au cinéma, qu’on ne les cantonne pas qu’au rôle de malfaiteur. J’aimerais qu’on montre leur visage d’héros. Je salue donc la dernière production de Marvel Studios : BLACK PANTHER.

 

 

SYNOPSIS 

Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…
l'Afrique écrit

J’ai énormément apprécié la mise en avant des femmes dans ce film. Elles sont essentielles et valorisées. Elles participent de manière active à la défense et l’évolution de leur communauté. Elles sont admises au conseil du roi, ont un apport majeur dans l’innovation technologique, elles sont des combattantes !

J’ai admiré Shuri et Nakia.

black panther GIF by Marvel Studios

 

J’ai eu un gros coup de cœur pour Okoye. Ses guerrières et elle m’ont rappelé les amazones du Dahomey. 

 

black panther trailer GIF

 

 

black panther GIF by Marvel Studios

 

 

J’ai apprécié les effets spéciaux même si certains effets me paraissaient un peu excessifs.

Les scènes de combats sont intéressantes. Avide d’action, j’aurais aimé en avoir plus et avec de l’intensité.  

L’humour présent dans le film est rafraîchissant. J’ai beaucoup aimé les interventions comiques de M’Baku.

Black Panther : Affiche
M’Baku, Source Allo ciné

Black Panther a aussi un fond socio-politique. Wakanda est un royaume invisible au reste du monde, sa véritable nature est gardée secrète. Certains wakandais s’offusquent, voudraient que le royaume accueille des étrangers, partage son savoir aux autres noirs du monde. Il pose ainsi des questions d’actualité : le nationalisme, l’accueil des réfugiés, l’aide des grandes nations aux plus faibles.  

Black Panther rend un bel hommage à Mère Afrique à travers le dialecte parlé, l’art vestimentaire, la musique, les paysages, les traditions. Le royaume de Wakanda allie coutumes ancestrales et futurisme. Dans ce royaume, je m’y suis senti chez moi.

Black Panther raconte une histoire positive, optimiste, inspirante. C’est un film que je vous invite à voir pour la splendeur de son esthétique, la qualité de son casting, sa fraîcheur.

Il mérite son succès planétaire et je lui attribue :

 

 

 

Image associée

 

Wakanda is the new Black, les amis !

 

Comptez-vous le regarder ? Si vous l’avez déjà fait, avez-vous apprécié ? Parlons-en !

 

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Throwback Thursday Livresque 27 Spéciale PRINCESSES D’AFRIQUE

Hello my world ! Pour mon retour dans le Throwback Thursday Livresque, j’ai décidé de vous présenter l’une de mes lectures de janvier. Cette participation est spéciale parce que je reprends tous les thèmes du mois de janvier. Le livre que je vais vous présenter cadre en effet avec tous ces thèmes.

C’est un livre dont j’ai envie de parler 

 

C’est un livre avec une lueur d’espoir 

 

 

C’est un livre d’héroïnes

 

 

C’est une lecture cocooning

 

Pour mon anniversaire, j’avais décidé de retomber en enfance. J’avais donc demandé ce livre en cadeau et je l’ai eu ! Merci encore au généreux bienfaiteur qui m’a offert Princesses d’Afrique de Christine Palluy. 

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Blanche Neige, Cendrillon, la belle au bois dormant, la petite Sirène, la Belle et la bête… Ces noms ne me disent plus rien depuis ma rencontre avec Babila, princesse de la savane, Hawa, princesse du fleuve, Mayeni, princesse des villes et des jardins, Kiara, princesse des dunes, Bisombo, princesse de la forêt, Yennenga, princesse guerrière et Naatou, princesse de la mer.

Sept princesses originaires de la Tanzanie, la Côte d’Ivoire, la Namibie, le Ghana, la Mauritanie et les Seychelles nous font voyager dans leurs beaux pays et nous partagent leurs aventures.

Ces jeunes filles et femmes sont ingénieuses et téméraires. Elles ne reculent pas face aux attaques de l’ennemi. Véritables guerrières, elles ne sont point silencieuses quand l’intégrité collective ou individuelle est attaquée. Elles déjouent les complots, les ruses avec brio. Elles n’abandonnent pas leurs rêves malgré les obstacles qui se dressent sur leurs chemins.

J’ai eu un énorme coup de cœur pour Hawa, Bisombo et Yennenga.

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Hawa est une talentueuse teinturière. Consciencieuse, elle aime le travail bien fait. L’écho de son talent se fait entendre au palais. Le roi lui commande sa tenue de mariée. Magou, la méchante voisine d’Hawa usurpe ses créations. Hawa, prise pour une menteuse est jetée en prison. En usant de sa finesse d’esprit, elle va déjouer les plans de Magou et restaurer son honneur.

 

 

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Yennenga est une princesse guerrière. Unique enfant du roi, il l’élève comme un garçon. Yennenga devient une amazone. Général de l’armée du royaume de Dagomba, elle remporte toutes les victoires à la tête de la cavalerie royale. Quand se pointe l’envie de se marier, son père refuse, jugeant ses prétendants pas à la hauteur. En colère, Yennenga quitte le royaume. Elle y revient lorsqu’elle fonde une famille. Aucune femme quel que soit le métier d’homme qu’elle exécute ne doit refouler sa féminité. Quel beau message, n’est-ce pas ?

 

 

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Bisombo est une orpheline pygmée. C’est une femme exemplaire. On lui dit qu’elle trouvera vite un mari. Avant cela, Bisombo veut réaliser son rêve, devenir guérisseuse. Tenace, elle ne fléchira pas à la première adversité. Persévérante, elle parviendra à percer les arcanes de l’art de la guérison. Le message derrière ce conte est puissant et j’y ai été très sensible.

 

 

Les illustrations de qualité ont été réalisées par un collectif d’illustrateurs. J’ai amplement apprécié celles de Hawa faite par Aline Bureau, Kiara réalisée par Sophie Lebot et Bisombo réalisée par Sybile.

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Ce recueil de contes est à mettre dans les mains des petites et grandes filles. Les princesses viennent d’Afrique mais le message de courage, de vertu, de conscience professionnelle, de générosité, de persévérance, de pardon et de protection de la nature qu’elles véhiculent est universel !

 

 

Editeur : LITO

Prix : 18 euros / 11900 francs CFA (disponible à la librairie de France)

Lien d’achat : ICI

 

Quel livre de votre bibliothèque cadre également avec tous les thèmes du Throwback Thursday Livresque ?

 

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Une proposition surprenante – Gabrielle Kay

Conclure un mariage blanc pour obtenir la nationalité américaine ? Lorsque son avocate lui suggère cette idée, Mélissa est d’abord stupéfaite. Certes, cela fait cinq ans qu’elle vit à Boston et que, en dépit de ses efforts, elle n’a jamais réussi à obtenir le précieux sésame qui lui éviterait de devoir repartir au Cameroun. Pourtant, elle ne s’imagine pas jouer la comédie aux yeux du monde. Et puis, où trouver un Américain qui accepterait une telle proposition ? Sauf que, quelques jours plus tard, elle est le seul témoin d’un accident impliquant Cole Whelan, le riche et séduisant patron de l’un de ses nombreux petits boulots. Et elle comprend qu’elle tient peut-être là sa seule chance d’obtenir ce qu’elle désire le plus au monde…

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Je ne lisais plus de Harlequin parce que ça manquait de diversité. Quand j’ai vu qu’ils avaient des romances de couples noirs et de couples mixtes, j’ai sauté sur l’occasion !

L’héroïne est noire et africaine ! Comme moi, elle est une immigrée, elle a quitté sa terre natale. Son permis de séjour va bientôt prendre fin et elle doit trouver une solution. Comme elle, on m’a aussi proposé le mariage blanc et si j’étais tombée sur un Cole Whelan, j’aurais dit OUI volontiers ! C’est l’homme idéal : riche, beau et …

Quel plaisir de retrouver une héroïne qui me ressemble ! Enfin pas sur le plan physique. A part les lèvres pulpeuses et le mètre soixante, nos physiques sont à l’opposé.

L’histoire est très courte, je l’ai lu d’un trait. L’auteure est allée droit au but, aucune digression, on n’a pas le temps de s’ennuyer. J’ai passé un bon moment de lecture avec les personnages. Ils sont drôles, déments, attachants.

Pour une fois, j’ai regretté qu’une histoire soit courte. Je voulais encore un peu plus partager le quotidien de Cole et Mélissa.

La narration est à la 3eme personne mais ça ne m’a pas dérangée. J’ai apprécié la sensualité et la pudeur dans les scènes de sexe.

J’espère que l’auteure ne s’arrêtera pas en si bon chemin et proposera d’autres romances. Je les lirai avec grand plaisir.

Christmas

Existe en format ebook uniquement

Collection HQN 

Lien d’achat : ICI

Date de publication : 22 novembre 2013

La phrase qui fait sourire

– Tu admets donc que c’est un caprice ?

Excentricité, Duncan… Quand le type est riche, comme c’est mon cas, on dit excentricité.

 

Gabrielle Kay est une jeune auteure camerounaise qui, si elle n’en est pas à son coup d’essai dans le monde de la littérature, publie pour la première fois une romance. L’édition numérique est également une expérience inédite pour elle et permet à sa prose de traverser bien des frontières et de venir enrichir la francophonie de HQN !

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PS 1 : le jour 20 du Calendrier de l’Avent s’est dévoilé. Cliquez ICI pour le découvrir.

PS 2 : les votes pour les nominations des CPRA s’achèvent dans deux jours ! Cliquez ICI pour voter.

😦 Il n’y a pas assez de participations. Apparemment, vous n’appréciez pas ce genre d’articles. 

 

 

 

 

 

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L’Ombre d’une différence de Sefi Atta

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Soucieuse de son confort et de son indépendance, Deola vit à Londres, tenant ainsi à distance son pays, le Nigeria, et sa famille installée à Lagos. Marquée par une jeunesse ballottée entre deux mondes, elle manoeuvre, dans ses relations professionnelles et amicales, pour éviter de s’exposer, de cristalliser sa différence. Sous ses dehors impassibles, rires, indignations, espoirs, affections et doutes se bousculent en une émouvante effervescence. De retour au Nigeria dans le cadre d’une mission, elle retrouve sa famille, qui commémore le décès de son père, et elle cède à la tentation d’une aventure amoureuse. Cette rencontre, véritable grain de sable dans la vie bien rodée de Deola, l’amène à se libérer du carcan qu’elle s’était imposé, à dépasser son insidieuse frustration pour s’engager dans une voie risquée, mais choisie.
Avec une sobriété ciselée, une tenue remarquable, un humour incisif, une vraie tendresse pour ses personnages et pour les villes de Lagos et de Londres, Sefi Atta explore les questions de l’exil, de la famille, de l’amitié, de la féminité, de l’altérité, restant au plus près du bruissement entêtant de la vie.

l'Afrique écrit

Ce roman dresse le portrait de la société nigériane où le christianisme moderne occupe une place importante. Deola n’est pas pratiquante, elle croit en Dieu un jour sur deux. Ses réflexions parfois judicieuses sur le christianisme hypocrite, tapageur m’ont beaucoup fait rire :

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Deola, fille de bourgeois, est une immigrée à Londres. L’immigration…  Les occidentaux sont toujours des expatriés, des émigrés donc et les Africains des immigrés. Je me demande quand est-ce que la tendance va s’inverser…

Deola à travers sa propre expérience et celle de son amie Subu nous montrent comment se vivent l’immigration nigériane en Angleterre ou aux USA, l’ostracisme et le racisme. Certains nigérians en immigrant se comportent comme des Anglais, d’autres tiennent à préserver leur origine. Dans le milieu professionnel, parfois, le plafond de verre est brisé, parfois non.

Deola travaille dans une ONG qui audite des projets humanitaires dans le monde, le Nigéria y compris. Une nation riche de pétrole, pleine de potentiel qui tend encore la main. Jusqu’à quand ?

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La narratrice nous expose les habitudes hilarantes et paradoxales des nigérians à Lagos comme à Londres. Elle dresse surtout le portrait de femmes indépendantes. Des femmes qui choisissent qui elles veulent aimer, refusent de se plier aux directives des autres quand il s’agit de leurs vies. Elles font le choix de rester seule, de quitter un mariage où l’homme ne les respecte pas. 

Notre héroïne, elle, fait face à plusieurs choix : quitter Londres pour Lagos, abandonner la solitude pour un compagnon, garder un enfant non désiré ou pas.

 

Ce roman m’a séduite par son humour, sa fluidité, ses personnages pittoresques, les thématiques qu’il aborde. J’ai passé un agréable moment de lecture. Etant dans ma période « romance » j’aurais voulu vivre davantage le nouvel amour de Deola. Il a été plutôt bref pour moi. 

Vous avez une amie immigrée, trentenaire ou quadragénaire célibataire ? Ce livre est top pour son cadeau de Noël.

Christmas

 

Éditeur : ACTES SUD

Date de publication : Mai 2014 

Nombre de pages : 368 

Traduit de l’anglais (Nigeria) par : Charlotte WOILLEZ

Existe aussi en format numérique. Voir ICI

 

 

 

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Le meilleur reste à venir de Sefi Atta

 

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Enitan et Sheri sont deux jeunes filles en rupture contre l’ordre et le désordre d’un Nigeria à peine sorti de la guerre du Biafra, un pays où se succèdent coups d’état militaires et régimes dictatoriaux. Deux jeunes filles puis deux femmes qui, du début des années 1970 au milieu des années 1990, veulent échapper à l’enfermement d’une société oppressive et machiste. Sheri, belle et effrontée mais blessée à jamais choisira l’exubérance et la provocation. Enitan tentera de trouver son chemin entre la dérive mystique de sa mère, l’emprisonnement de son père, sa carrière de juriste et le mariage lui imposant, en tant que femme, contraintes et contradictions. Et c’est à travers la voix de ce personnage inoubliable que Sefi Atta compose ici un roman initiatique d’une remarquable puissance, un livre dans lequel le destin personnel dépasse le contexte historique et politique du Nigeria pour se déployer dans le sensible jusqu’au cœur même de l’identité et de l’ambiguïté féminines.

l'Afrique écrit

 

Les parents d’Enitan n’ont pas facilité son engouement pour le mariage. Des parents qui se disputent tout le temps, demandent à leur enfant d’une dizaine d’années de se ranger de leurs côtés, qu’est-ce que ça doit être éprouvant pour un enfant !

Enitan vit tant bien que mal dans cet environnement, la nature lui donne une aide, une bouée de sauvetage : Sheri. Une fille très belle qui fait plus grande que son âge, très drôle aussi qui vit dans un foyer polygame où les femmes s’entendent plutôt bien avec leur mari. 

Toute l’attention du lecteur se porte sur l’amitié entre ces deux jeunes filles et les atmosphères différentes de leurs maisons. A la pointe de l’adolescence, la vie de Sheri prend un mauvais tournant, la jeune fille devient brutalement femme puis une « moitié de femme« , incapable de devenir mère. 

Enitan part à Londres. De retour au pays, elle fait son service civique, fait une première rencontre avec l’amour qui se solde par un échec. Elle ose une deuxième rencontre avec l’amour et finit par se marier.

Son amie Sheri, reine de beauté, refait surface. Sa vie a complètement changé. Son père mort, la famille de celui-ci les spolie. Sheri et sa famille se battent pour subvenir à leurs besoins. La première action de son guide de survie : se faire entretenir par un « sugar daddy » polygame.

 

Ne te fais d’illusion sur personne. Et prie pour ne jamais te trouver dans une situation où tu as besoin des autres. C’est là que tu vois vraiment combien ça fait, deux plus deux.

 

En partant, je me dis soudain que j’étais heureuse de ne pas être belle. La beauté d’une femme incitait parfois les gens à la traiter comme une poupée; ils jouaient avec, ils la trimbalaient, la tripotaient, la démembraient, puis s’en débarrassaient. La beauté pouvait aussi rendre une femme paresseuse, si elle était trop souvent félicitée et trop longtemps rémunérée pour ça.

 

Les deux amies de longue date se retrouvent, s’épaulent face aux divers tremblements qui vont secouer leurs vies. Il y a eu une mutation dans leurs caractères. Sheri est devenue réservée, Enitan est devenue la rebelle. Rebelle à la soumission qu’une femme doit à son mari. Enitan n’est pas un as de la cuisine comme Sheri, elle voudrait un partage des tâches domestiques dans son foyer mais son mari et sa belle-mère ne l’entendent pas de cette oreille.

Enitan aimerait pouvoir dire haut et fort ce qui la contrarie mais c’est chose presqu’interdite dans une société où la femme a vocation à se taire. Elle aimerait que les femmes s’intéressent plus aux questions sociétales, que leurs yeux voient bien au-delà de leurs foyers, qu’elles expriment leurs opinions, prennent part à la tribune politique.

Une politique bancale où les élus cupides ne pensent qu’à leurs ventres, usent et abusent de leurs pouvoirs pour brimer ceux qui se révoltent, osent dire non à leurs débordements.  

Ce récit initiatique expose la politique dictatoriale en Afrique, la complexité des rapports homme-femme. Il questionne sur le choix de la polygamie / monogamie, le poids de la belle-famille dans un foyer, le rôle de la femme dans la société, notre rapport à la beauté. 

J’ai eu quelques moments de lassitude, l’impression de tourner en rond mais je ne regrette pas d’avoir effectué ce voyage au Nigéria. Les notes d’humour présentes dans ce roman y sont beaucoup pour quelque chose.

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  • Broché : 429 pages
  • Editeur : Actes Sud
  • Date de parution : 5 janvier 2009
  • Collection : Lettres africaines
  • Traduit de l’anglais par : Charlotte Woillez

 

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Ma mère se cachait pour pleurer

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Ma mère se cachait pour pleurer (pour mourir pourrait-on dire) est un texte d’une théâtralité incroyable et aux rebondissements inattendus, qui invite à s’interroger, à s’offusquer, en même temps qu’à s’examiner sur les tabous de notre société tels que les grossesses précoces, l’inceste, l’adultère à l’intérieur des familles, le mauvais œil, le poids des échecs, l’exil forcé (du cœur et de l’âme)…

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J’ai entendu parler de ce livre via les réseaux sociaux, il y a 3 ans. Le titre et les retours positifs lus ici et là m’ont convaincue de le mettre dans ma wishlist. Le mois dernier a été le bon moment pour l’acheter.

A la lecture du titre, je m’attendais à voir étaler essentiellement les souffrances d’une mère causées par son homme. Ces souffrances sont exposées mais ne sont pas le point central du roman.

Le principal protagoniste est Fam, jeune élève de 16 ans. On découvre les conséquences de son 1er émoi amoureux. Sa copine Rita, de deux ans son aînée, est enceinte. Le père de Fam accuse la nouvelle avec sagesse mais pas celui de Rita. Il va jusqu’à proposer une solution drastique. 

Le père de Rita est un être taciturne, craint aussi bien dans le lycée où il dispense des cours que dans son quartier de Port-Gentil.

C’est un être démoniaque. Telle est la phrase que j’ai formulée après avoir découvert ses crimes sexuels contre des adolescentes et contre la chair de sa chair !

Qu’est-ce qui se passe dans la tête de ces pères qui abusent de leurs filles ? Je cherche une réponse à cette question.

Fam épaule sa copine comme il peut mais il fait aussi face à des problèmes familiaux. Son père que j’ai jugé sage dès les premières lignes me montre qu’il n’est qu’un Homme. Un Homme avec des qualités et des défauts. Je suis passée de l’admiration à la déception. J’ai plaint la mère de Fam, cette femme pieuse, dévouée à sa famille. Son mari n’avait pas à lui faire subir pareille trahison.

Me croyiez-vous si je vous disais que cette femme est aussi faillible ? Grande a été ma stupéfaction lorsque j’ai découvert sa trahison. Et oui, les gens bien sont aussi capables du pire. En l’Homme, le bien et le mal cohabitent. 

Ce roman avec son écriture soignée et ses rebondissements nous montre l’Homme dans ses imperfections. Il évoque également l’amour pur. 

Ma mère se cachait pour pleurer fut une intéressante découverte et je le propose dans la box littéraire du mois de Novembre : Portraits de femmes.

 

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Nombre de pages : 194

Sortie : 24 Septembre 2014 

Editeur : La Doxa Editions

 

Quel auteur avez-vous découvert récemment ?

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J’ai lu Terra Incognita, finaliste prix ivoire 2017

J’ai découvert ce livre grâce à la sélection finale du Prix Ivoire 2017. J’ai cherché à en savoir plus sur les 5 livres finalistes étant donné que j’avais déjà lu American Dreamer

J’ai été attirée par les éloges faites à Terra Incognita sur les sites de la Fnac et Amazon. L’un des commentaires disait qu’il méritait un prix. J’ai voulu le vérifier. 

Résumé de l'oeuvre

Nous sommes en 1919. Lors d’un voyage en Afrique, Wilton Lloyd, jeune homme d’origine anglaise, se retrouve soudain confronté à la fatalité d’évènements qui surviennent dans sa vie et sur lesquels il n’a aucune prise. Livré à lui-même et happé dans une spirale continue d’extrêmes mésaventures, il découvre un monde jusqu’alors inconnu de lui et devra, dans cet univers hostile, lutter pour sa survie. Rescapé de l’enfer, et témoin d’une époque en pleine mutation, il est le spectateur impuissant d’un continent qui se métamorphose et qui, au fil des décennies, semble inexorablement sombrer dans le chaos. Cet ouvrage est un voyage à travers cette Afrique du 20e siècle qui, chamboulée et déboussolée face à l’invasion de la culture occidentale, se cherche une voie de salut qu’elle peine à trouver. Rencontre avec des peuples aux pratiques encore anciennes et barbares, décadence des derniers royaumes établis, amour, haine et lutte pour le pouvoir sont les maîtres mots du récit qui traverse un siècle d’histoire. L’auteur, Sylvestre S. Samb, nous offre une nouvelle saga africaine.

l'Afrique écrit

L’Afrique coloniale. Une Afrique conquise, dominée par l’Occident où certains natifs se sont soumis et cohabitent avec les envahisseurs étrangers. D’autres par contre ont résisté à l’intrus, ont lutté, résisté pour ne pas que s’éteigne leur civilisation.

Terra Incognita traduit fidèlement l’univers des romans d’aventures des années 1850-1950 : on assiste à des péripéties plutôt violentes, notre jeune héros a une quête : retrouver sa soeur. Les personnages sont nombreux mais simplifiés, il y a des références fonctionnelles à une réalité aussi bien historique que géographique souvent exotique. Les hommes sont divisés en deux camps : les bons et les méchants. 

J’ai assisté à chacune des mésaventures de Wilton Llyod : cambriolage, kidnapping, combats, etc… J’ai eu peur qu’il y laisse sa vie, qu’il ne retrouve pas sa soeur Gwen. Avec lui, j’ai découvert la jungle africaine, les tribus sauvages comme les Baaynols, les Shaugnaths et les tribus paisibles comme celle des Coyeens. 

Avec lui, j’ai assisté au déclin du royaume du Sahel, admiré la force, le courage, l’abnégation de la princesse Taliana. Quelle guerrière !

A chaque page tournée, je me demandais dans quel pétrin Wilton allait encore se retrouver.

La lassitude a pointé de temps en temps le bout de son nez quand on parlait idéologie, anarchisme, communisme, actualité politique. J’étais en manque de suspense, de rebondissement.

J’ai beaucoup aimé les 150 dernières pages du roman. Le récit s’est plus concentré sur les jeunes natifs de FreeCity : Reyna, Darell, Momoh, Shadd qui vont porter leur pays vers l’indépendance.

J’ai été touchée par Kinky, cette jeune fille timide qui va subir les affres de l’amour, va perdre des batailles mais ne va jamais s’avouer vaincue. Mon cœur s’est réjoui de savoir qu’elle a eu ce qu’elle avait désiré pendant tant d’années. 

Il est d’ailleurs important de souligner que les femmes dans ce roman sont libres et ont un pouvoir de décision même quand on leur fait subir certaines circonstances. Elles n’hésitent pas à dire NON. 

Ce roman a été une agréable lecture pour les multitudes d’histoires qu’il raconte. La plume de l’auteur est sans fioritures, le registre de langue approprié au contexte de l’oeuvre. Les chapitres sont courts et apportent une touche dynamique au récit. Il y a quelques coquilles mais elles ne gâchent pas la lecture.

J’ai apprécié les notes de mystique, beaucoup aimé l’exotisme des prénoms de ce roman : Eyhna, Taliana, Elyeni, Leyrann, Reyna, Nayala. 

Je recommande cette oeuvre à ceux qui aiment les romans d’aventures.

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  • Broché: 378 pages
  • Editeur : Spinelle
  • Date de publication : Mars 2017
  • Prix : 18 euros
  • Existe en format numérique
  • Extrait

Moi, je dis qu’il n’ y a pas un seul individu semblable à l’autre, que tous les hommes sont différents et que la couleur de peau aussi bien que les origines ne devraient être un facteur pour considérer que l’ensemble des membres d’une communauté donnée méritent damnation ou doivent être sanctifiés !

 

Avez-vous en tête un roman d’aventures qui vous a marqué ?

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Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque 25 : C’est la guerre !

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Le TTL est de retour, ça faisait longtemps ! Il revient surtout à la date anniversaire de ce rendez-vous littéraire ! Je tiens à remercier BettieRose, l’initiatrice de cette sympathique lucarne littéraire. J’ai fait de belles rencontres de blogs et de livres.

Vous pouvez retrouver tous les thèmes ICI et n’hésitez pas à me dire les thèmes que vous avez beaucoup aimés. 

Le thème de la semaine est Comme un air d’automne. Ne m’inspirant pas du tout, je reprends le thème de la semaine dernière que je n’ai pas pu faire. 

C’est la guerre ! (guerre ou conflits, disputes etc). J’ai immédiatement pensé à ce livre lu quand j’étais plus jeune. 

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Ce roman est un témoignage émouvant : celui de Michelle Habiakamé, jeune adolescente rwandaise de quatorze ans qui perd ses parents dans le conflit barbare qui oppose les Hutu aux Tutsi. Ce témoignage posthume, captivant et instructif, est riche en enseignements. Il rappelle l’histoire rwandaise et africaine et apporte un éclairage nouveau sur les affres du conflit interethnique rwandais ; cet ouvrage montre toute l’importance de la recherche de la paix.

J’ai toujours un pincement au coeur quand j’évoque ce livre. Je me rappelle des larmes que mon innocence a versées en pleine lecture.

L’ONU estime qu’environ 800 000 Rwandais, en majorité tutsis, ont perdu la vie durant ces trois mois. D’une durée de cent jours, ce fut le génocide le plus rapide de l’histoire et celui de plus grande ampleur quant au nombre de morts par jour. 

Ce qui s’est passé au Rwanda a été terrible. Il faut aller de l’avant mais il ne faut pas oublier afin que cela ne se reproduise jamais plus.

Je vous propose la lecture d’un poème d’une jeune rwandaise trouvé sur le site Waza Online.

 

Souvenirs et paix par Annick Gikundiro

Ils ne vieilliront pas comme nous, qui sommes condamnés à vieillir,
Au coucher du soleil et au petit matin
Nous nous souviendrons d’eux.

Nous sommes en effet les chanceux et les malchanceux,
Étant ceux qui ont survécu pour raconter les histoires de ceux que nous connaissions

Nous sommes ceux qui portent ces cicatrices des choses vues, faites et perdues

Nous sommes ceux qui ne devons jamais laisser ceux qui ne sont plus là être oubliés par les nouveaux,
Nous sommes ceux à qui on n’aura jamais besoin de rappeler que « Nous nous souviendrons d’eux »

Comme nous sommes ceux qui se souviendront toujours de ceux qui sont de notre famille,

Je ne connais pas vos noms, mais je sais que vous êtes morts
Je ne sais pas d’où vous veniez, mais je sais que vous êtes morts,
C’était l’un pour l’autre, par balles et obus, la folie que vous avez endurée
Côte à côte, par les blessures et la douleur.

Je ne peux pas savoir, je n’y étais pas, c’est au-dessus de ma compréhension
De savoir le tribut qu’entraîne la bataille, l’intention résolue

De continuer, jour après jour, pour tout ce que vous aimiez et espériez
De vivre en paix une vie heureuse, loin de la guerre sanglante

Me voir défiler avec ceux dont je me souviens,
Mais ce n’est avec mes pieds que je bas le pavé de la parade,

Je me demande pourquoi pas moi
Et puis un jour une réponse
« Garde ces souvenirs et transmets-les
Pour que la jeunesse puisse apprendre et retenir »

Me voici à nouveau poussée
Devant les souvenirs d’une nation,
20 ans déjà et nous disons :
« Rappelle-toi avec courage, n’oublie pas, mais continue »

Vous resterez dans nos cœurs et nos esprits
Et dans les rochers et les collines et ruisseaux,
Aussi longtemps que l’amour et l’espoir et les rêves
Demeurent sur la terre et dans le ciel,
Même s’il ne me reste plus rien,
J’ai encore les souvenirs de ce que nous ressentions

Ils ne sont pas loin de nous,
Mais ils font partie de nous
Car l’amour est éternel,
Et ceux que nous aimons sont avec nous

Pendant toute l’éternité.

Je prie pour la réconciliation et l’unité de mon peuple, afin que nous ne nous faisions plus mal, pour que personne n’ait plus jamais peur. 

 

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ou pour le thème Comme un air d’automne ?

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Damoclès : chronique et interview de l’auteure Fatou Ndong

Je remercie Livraddict et l’auteure Fatou Ndong pour ce partenariat.

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Madelyn Johnson est une jeune afro américaine de dix-sept ans. Elle grandit à Jackson, dans le Mississippi, l’un des Etats le plus ségrégationniste d’Amérique. Tout va basculer lorsqu’elle se verra confier par sa mère, employée en tant que bonne au sein de la famille la plus riche de Jackson, la lourde tâche de donner des cours particuliers à leur fils. Une mission à garder secrète quoi qu’il en coûte. Les Johnson devront non seulement faire face à la vie quotidienne dans le ghetto noir, mais aussi à l’absence d’un père qui a dû fuir le Ku Klux Klan il y a plusieurs années. Car dans le Mississippi, la peine de mort est la seule sentence pour les noirs coupables de quelque préjudice qu’il soit…

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Lorsque je lis des livres traitant de la ségrégation, je prends assez de recul afin de ne pas me laisser envahir par la haine, ne pas voir en chaque blanc un descendant de marchand d’esclaves. 

Je vous recommande d’ailleurs cette belle vidéo d’une femme d’aujourd’hui que j’admire. Elle nous invite à nous réconcilier avec l’histoire.

 

Revenons à Damoclès. 

L’histoire se passe dans les années 40 – 60, l’auteure nous présente dans un style fluide le décor de ces années notamment en présentant quelques extraits des lois Jim Crow.

Toute personne qui sera reconnue coupable de l’impression, de l’édition ou de la circulation de tracts ou pétitions recommandant ou présentant au public des informations, des arguments ou des suggestions en faveur de l’égalité sociale ou en faveur du mariage entre Blancs et Noirs, sera coupable d’un délit et risquera jusqu’à cinq cents dollars d’amende ou six mois de prison.

 

On ressent encore plus ce que ces hommes et femmes noirs ont enduré. Qu’est-ce que ça a été difficile d’être Noir à cette époque ! J’ai eu le cœur serré pendant toute ma lecture. 

 

– Non, mais c’est vrai, cite-moi une personne qui aime la couleur noire.

– J’en suis fière, moi.

Tu dois bien être la seule alors ! s’esclaffa-t-il, il n’ y a pas une personne au monde qui voudrait devenir noir !

 

Lecteurs de race blanche, dans une autre vie accepteriez-vous de devenir Noir ? 

Lecteurs de race noire, dans une autre vie accepteriez-vous de devenir Blanc ?

 

Des hommes vont se lever, le bras tendu, pour réclamer le respect de leur humanité. Le combat n’est pas facile mais ils ne se résignent pas. Certains vont utiliser la violence, d’autres la non-violence.

Quand vient l’heure pour les noirs d’exploser, ils appellent ça de la violence. Mais les blancs peuvent exploser contre les noirs toute la journée, et ce n’est jamais appelé violence. Malcom X 

Il y a tant d’injustices raciales, franchement ça m’écœure. 

J’ai admiré Madelyn (encore ce prénom pour une héroïne !) pour son courage. J’ai beaucoup aimé Sébastien, son meilleur ami très protecteur, sa moitié toujours disponible pour elle. Je l’ai d’ailleurs inscrit sur ma liste de Book Boyfriend. 

J’ai détesté James comme je déteste tous ceux qui se croient supérieurs aux autres à cause de leur couleur de peau.

L’histoire est captivante, je n’ai pas voulu dormir sans avoir lu le point final. J’espère de tout cœur qu’il y aura une suite. Je suis restée sur ma faim. Non, Madelyn et Sébastien ne peuvent pas finir ainsi…

Petit bémol : certaines scènes sont présentées par plusieurs personnages à la fois. Le côté répétitif m’a un peu gênée. On aurait pu juste avoir les différents points de vue et non une reprise de toute la scène. 

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  • Broché : 336 pages
  • Éditeur : Anyway (30 août 2016)
  • Collection : Découverte
  • Lien d’achat : ICI

 

Lire un livre c’est bien, discuter avec son auteur c’est encore mieux. 

lauteur

1. Fatou Ndong, une petite présentation ? 
J’ai 39 ans, je vis à Cergy Pontoise où je suis assistante de direction. J’ai fait mes études à
l’université de Nanterre, j’ai une licence en sciences de l’éducation.

2. Comment vous est venu l’envie d’écrire ? 
J’ai toujours aimé lire, surtout les romans fantastiques et les romans à l’eau de rose. Je devais avoir 13 ans environ quand j’ai commencé à écrire. J’ai commencé par de petites histoires comme celles qu’on trouve à la fin de certains magazines. J’ai tenté l’expérience d’écrire un roman qui a d’ailleurs beaucoup plu à mon entourage (mon seul lectorat à l’époque).
Pendant une certaine période, j’ai été fan de bit-lit, c’est pour cette raison que le choix de mon premier roman s’est porté sur cette catégorie.

3.Pourquoi avoir changé de maison d’édition pour la publication de Damoclès ?
Tout simplement parce que mon ancienne maison d’édition fermait ses portes. Suite à cela, les Editions Anyway m’ont proposé de travailler avec eux et de publier Damoclès.

4. Un conseil pour les écrivains débutants dans le choix de la maison d’édition ?
D’un côté, je dirais de surtout privilégier les maisons d’éditions qui ont un certain nombre d’années de vie car toutes ne survivent pas. De l’autre, travailler avec les petites maisons d’éditions peut aussi être un tremplin. Pour ma part, j’ai fait mes débuts avec les Editions Sharon Kéna et c’est grâce à Cyrielle que j’ai vraiment pu me lancer. Au final, c’est à l’écrivain de se faire son propre avis et de décider de ce qu’il pense être le mieux pour lui.

5. D’où vous est venue l’idée ou l’inspiration pour ce roman ?
Mon tout premier livre, celui qui n’a jamais été publié traitait déjà de ségrégation raciale. La télévision, les médias, les films, les reportages et bien entendu tout ce qui nous entoure me donnent de l’inspiration. Aujourd’hui encore il y a toujours des victimes de ségrégation. Elle est toujours d’actualité. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai écrit Damoclès, pour que l’on n’oublie pas.

6. Quelles ont été vos difficultés pendant l’écriture ?
Je n’ai pas eu de difficultés particulières. Lorsque l’inspiration est là, les mots coulent de
source. Même les recherches que j’ai faites ont été un vrai plaisir.

7. Y a-t-il un message que vous désirez faire passer aux lecteurs à travers cette œuvre ?
Oui bien sûr, un message de respect d’autrui, d’unité et de tolérance.

8. L’histoire s’achève avec des points de suspension. Il y aura sans aucun doute un tome 2.  Quand paraîtra-t- il ? On peut avoir un avant-gout de son contenu ?
Effectivement il y aura un tome 2. J’espère qu’il pourra paraître l’année prochaine. Ce que je peux vous dire c’est que certains protagonistes laisseront leurs places à d’autres. De nouveaux personnages feront leurs apparitions.

9. Votre cours préféré au secondaire ?
Mon cours préféré était l’anglais.

10. Lecteur exclusif ou auteur exclusif, vous devez faire un choix, lequel choisissez-vous ?
Aucune idée !

11. Le dernier livre que vous avez lu et adoré ?
Il n’y a pas de livre que j’ai « adoré ». Il y en a évidemment que j’ai aimé plus que d’autres.
Dans tous les cas, mon dernier livre lu est « Les étoiles de Noss Head » de Sophie Jomain.

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La reine de Saba – Marek Halter

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Elle était noire. Elle était belle. Elle subjuguait par son esprit. Guerrière, elle imposa la paix, neuf siècles avant notre ère, sur le fabuleux royaume de Saba, pays d’or et d’encens.
Mais sa plus belle bataille fut celle de l’amour et de l’intelligence mêlés. Elle défia le roi Salomon par le jeu des énigmes. Vaincue, elle se donna à lui pour trois éblouissantes nuits. Trois nuits que le chant du Cantique des Cantiques inscrira pour l’éternité dans la mémoire amoureuse de l’Occident.
L’histoire nous dit que Makéda, reine de Saba, et Salomon, roi de Juda et d’Israël, eurent un fils, Ménélik, le premier d’une longue lignée de rois africains.

l'Afrique écrit

 

En bonne chrétienne romantique, je porte une attention particulière aux amours dans la Bible. J’ai donc été heureuse d’apprendre que Marek Halter avait écrit sur la Reine de Saba. Je voulais vivre en fiction son histoire d’amour avec le Roi Salomon.

Mais l’oeuvre de Marek Halter n’est pas centrée sur cet amour. Il nous présente Makéda, fille d’Akébo le Grand, la petite princesse qui sait s’imposer.

Les 4 premières parties de l’oeuvre, Marek Halter nous transporte dans le royaume de Saba, ses villes Maryab, Axoum, Makka’h et Sabas, ses richesses naturelles comme l’or, l’encens et ses belles senteurs. On suit avec grande attention les complots, les combats de vengeance ou ceux qui font asseoir l’autorité.

Makéda est une princesse avec un fort caractère et elle ne perd pas ce caractère en accédant au trône. C’est une femme forte, une véritable combattante. J’ai apprécié son opiniâtreté, sa curiosité du monde qui l’entoure.

J’ai également admiré le dévouement de Kirisha envers Akébo le grand et Makéda. C’est une femme exceptionnelle qui aime sans rien attendre en retour.

J’ai beaucoup apprécié la cinquième partie, la rencontre de Makéda avec le roi Salomon, leur désir intense mais bref. 

La reine de Saba présente des femmes qui n’aiment qu’une fois, celles qui ne veulent pas vivre à travers les titres des hommes et n’ont besoin que de leur amour.

J’ai passé un bon moment de lecture.

 

Ainsi allait la vie des hommes : le chaud alternait avec le froid, l’obscur avec l’éblouissant. Et les larmes naissaient entre les dents du rire. La sagesse consistait à ne jamais oublier ce que la douleur nous enseignait.

 

L’amour se vole et s’emporte. Il est gravé dans mon corps. Ce que tu fais durer, tu le fais pourrir. Ce qui est dans notre chant est éternel.
Il protesta et menaça.
— Tu l’as reconnu, le désir du désir n’est qu’un frôlement de rien. Le plus grand pouvoir de l’amour, tes pères te l’ont enseigné, c’est la mémoire.

 

Sagesse des femmes : prendre et emporter l’amour avant que le temps le réduise en poussière.
Sagesse des femmes : ne demeure pas dans l’éclair qui te brûle le ventre. Le beau deviendra aigre comme le lait des chamelles trop longtemps restées dans les prés gras.

 

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