Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’orgueil du désert de DJENEBA FOTIGUI TRAORE

Je lis rarement des œuvres maliennes, l’opportunité m’a été donnée au SILA 2018. L’association des éditeurs maliens était en effet présente au Salon.

Le volume du livre (100 pages) et le résumé m’ont poussé à acheter L’orgueil du désert.

l'Afrique écrit

Binta est la fille du ministre de la Sécurité de la République du Mali. A la veille de son mariage avec Iba Diakité, un jeune diplomate, elle est enlevée. Les ravisseurs ne demandent pas une rançon. Ce sont des rebelles qui en ont après les systèmes de gestion du président.

Le père de Binta aimerait négocier avec les rebelles mais le président ne l’entend pas de cette oreille. Désespéré, le père de Binta va se soustraire à cette pression par la drogue et l’alcool.

Cette famille qui s’apprêtait à célébrer un événement heureux va sombrer entraînant avec elle le fiancé Iba. J’ai eu mal en lisant le sort que lui réserve la fatalité.

Binta est violée. Développant le syndrome de Stockholm, elle va s’éprendre de celui qui a volé son innocence, Ag Mahmoud, chef de la rébellion et du camp AMISTAD.

L’histoire étant très courte, ce syndrome est survolé. J’aurais voulu qu’il soit plus développé.

Je pensais au début qu’il était question de terroristes comme AQMI mais il s’agit de rebelles qui désirent que les dirigeants fassent un peu plus attention aux besoins du peuple. Leurs projets vont être contrecarrés par un groupe de rebelles encore plus radicalistes. Ils revendiquent l’indépendance des trois régions. Comme dans tout conflit, ce sont les femmes qui en pâtissent le plus. J’ai eu mal en lisant le sort réservé à Binta et toutes les femmes du camp Amistad.

Que dire de la forme de l’oeuvre ? Le langage est soutenu, le récit fluide contient des figures de style comme l’anaphore.

J’ai apprécié ma lecture malgré la tristesse qui découle de ce roman. L’histoire est trop courte, j’aurais voulu passer plus de temps avec les personnages.

La  phrase toute mignonne

Il prend son fils avec le visage que j’attendais : le visage  d’un père plein de vie, le visage d’un père sur qui la mère peut compter, le visage d’un père qui vous donne l’envie de donner encore mille vies.

 

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Quels auteurs maliens recommanderiez-vous  ?

 

GM signature

 

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Publié dans Revue cinéma

Girls Trip ou l’hommage à nos folles années, nos folles copines

Bientôt mon retour au boulot après 3 belles semaines de détente. Pour me donner de la pêche et dormir avec le sourire, je décide de regarder Girls Trip. 

 

 

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Copyright Allociné

Ryan Pierce (Regina Hall), auteure à succès de livres de développement personnel, invite ses trois meilleures amies de l’université – Dina (Tiffany Haddish), Lisa (Jada Pinkett Smith) et Sasha (Queen Latifah), – qu’elle n’a pas revues depuis plusieurs années, au festival Essence, organisé tous les ans à la Nouvelle-Orléans pour célébrer la diversité et la créativité afro-américaines. Alliances et discordes sont réactivées, le côté sauvage de chacune se réveille et la solidarité féminine est ressuscitée, le tout sous un flot d’alcool, de musique, de soirées, de grabuge et de flirts à en faire pâlir la ville de tous les vices.

 

l'Afrique écrit

 

J’ai adoré ce film pour plusieurs raisons :

 

  1. La mise en avant de la culture afro-américaine

A travers le festival Essence, la culture musicale afro-américaine, la beauté noire ont été mises en valeur.

 

2. L’humour est au rendez-vous

J’ai ri et qu’est-ce que ça fait du bien ! Il y a des scènes tellement comiques.

Mise en garde : l’humour est parfois cru.

Dina est une sauvage ! C’est une fêtarde insouciante au caractère bien trempé. Elle est vulgaire, son comportement est grossier mais on ne peut ne pas l’apprécier. Elle est toujours présente pour ses amies et leur rappelle toujours de mettre un peu de folie dans leur vie. 

 

2. J’ai eu la nostalgie de mes années estudiantines

Ce film m’a replongée dans mes années passées au Maroc, en France avec mes amis. A travers le « Flossy Posse » j’ai revu nos soirées, « nos dégamages », nos instants de commérage, nos douces folies. On avait hâte de travailler pour pouvoir avoir de l’argent mais aujourd’hui je peux affirmer que c’est l’une des meilleures saisons de la vie. Toi qui me lis, si tu es encore étudiant, profite bien.

 

3.  J’accorde une grande importance aux thématiques abordées

Girls Trip c’est la célébration de l’amitié. Une amitié avec des désaccords, des embrouilles, des mots blessants mais une amitié joyeuse, sincère, solide, fidèle qui traverse le temps. A travers le « Flossy Posse », j’ai vu ma bande de copines, les BADS. J’espère que le ciel nous permettra d’être aussi soudées dans 20 ans.

J’ai adoré les mots de Ryan à la fin du film :

Chaque bande d’amis vit un jour une expérience tellement forte que chaque membre la portera en elle jusqu’à la fin de sa vie. J’ignore ce que l’avenir nous réserve, de l’amour ou du chagrin, de la joie ou de la tristesse, la seule chose dont je suis certaine c’est que mes copines seront là. Peu importe qui se glissera dans le tableau, mes copines seront toujours ma toile de fond. Elles me permettent d’être moi-même. Nous serons nous-mêmes, affectueuses, rieuses, précieuses, merveilleuses, nous quoi !

 

Il est également question de l’honnêteté dans cette comédie. Honnêteté envers les autres, honnêteté envers soi-même.

Les coachs de vie sont-ils honnêtes ? Ils nous vendent des formules de bonheur qu’ils n’appliquent pas souvent eux-mêmes. 

Quant on parle d’honnêteté, l’authenticité n’est jamais bien loin.

A quoi ça sert de paraître ? De montrer aux autres une vie qui n’est pas réellement la nôtre ? Girls Trip souligne l’importance d’être soi-même.

 

Ce film est à voir avec ses meilleures copines, ceux qu’on aime. 

 

 

 

Bon dimanche les amis !

 

signature coeur graceminlibe

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

En souvenir du passé ou le privilège d’être parent

Sept ans plus tôt, alors qu’elle traversait une crise douloureuse, Deanna s’était liée avec Stacy, une jeune femme aussi perturbée qu’elle l’était à cette époque. Puis elle l’avait perdue de vue.
Ambitieuse et déterminée, Deanna a fait son chemin, en dépit des obstacles que peut rencontrer une jeune Noire. Documentaliste en chef d’une station de télévision new-yorkaise, elle entretient une liaison agréable avec Richard, sans se soucier des reproches de sa mère qui voit d’un mauvais œil les couples mixtes. Peu importe ! Cette situation convient parfaitement à Deanna, qui n’a jamais voulu avoir d’enfants.
C’est alors que Stacy réapparaît inopinément dans sa vie, lorsqu’un policier lui téléphone pour lui demander d’aller identifier le corps de son amie à la morgue. Effarée, Deanna apprend que Stacy l’a nommée tutrice de Jade, sa fille, une petite métisse de six ans…

 

l'Afrique écrit

Deanna m’a fait penser à Kenya dans Something New. C’est une Buppie : femme noire trentenaire, diplômée, urbaine et carriériste, toujours élégante et soucieuse de son apparence.

Deanna ne veut pas d’enfant, elle a d’ailleurs refusé d’être mère il y a sept ans mais Stacy en a décidé autrement. Elle lui offre l’occasion de découvrir à quoi cela ressemble d’être mère. Deanna accepte de relever le défi, découvre les joies et les peines d’être parent.

Grâce à elle, Deanna avait compris qu’être parent n’était pas seulement une responsabilité mais un privilège.

 

Jade est métisse et à travers elle, l’auteure pose les challenges des métis, ceux qui possèdent une double culture, à qui l’on demande toujours de choisir un camp

 

Le roman est axé sur les relations parent-enfant, la responsabilité parentale, les interrogations mêlées de doute et de peur des personnages. Le lecteur se sent concerné par ces interrogations.

Avoir des enfants ne fait plus partie de mes projets mais j’aime leur compagnie. Je suis une tata gaga et être entouré d’enfants c’est le meilleur cadeau qu’un humain puisse avoir. Ils sont éreintants mais le bonheur qu’ils donnent est inquantifiable ! 

 

 

Deanna est en couple avec un homme blanc et on se rend bien compte à travers les avis de sa mère que la mixité des couples n’est pas si évidente que ça. 

La relation qu’entretient Deanna avec Richard est confortable mais elle n’est pas amoureuse. Ce sentiment qui fait chavirer, elle va le connaître avec un autre homme. S’ils ont la même couleur de peau, leurs statuts sociaux sont différents. Il se sent inférieur à elle et cela se ressent dans les prémices de leur relation.

 

– Tu as raison. Je suis un peu snob. Je suis sélective quant au choix de mes partenaires. Mais j’en vaux la peine. Et je t’ai choisi parce que tu en vaux la peine. Nous nous sommes choisis, Patterson. Nos histoires respectives n’ont rien à voir là-dedans. Tu n’as pas pris plus de risques que je n’en ai pris. Je continue à penser, que ça en vaut la peine. 

 

Leur histoire d’amour est  ordinaire (mis à part le lieu de rencontre qui était très original pour le coup), finit comme on s’y attend mais ce qui est intéressant dans cette rencontre c’est le passé des deux protagonistes, la manière dont petit à petit ils commencent à compter l’un sur l’autre. 

 

L’auteure a réussi à nous faire voir au-delà de la romance. Deanna n’a pas qu’un enfant à gérer ou un amant, elle a des challenges au bureau auxquels elle doit faire face. 

J’ai apprécié ma lecture tant sur le fond que sur la forme. Les descriptions sont abouties, la traduction est réussie.  

 

Tapons un peu la causette. Avez-vous déjà été en couple avec une personne d’une autre race ? Quels ont été vos défis ?

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Photo de famille, romance aux héros noirs

Comment ce livre est-il arrivé dans ma PAL ? Je cherchais des romances mixtes ou avec des héros noirs et on m’a proposé ce livre dans un groupe de lecture. 

Résumé de l'oeuvre

S’il y a quelqu’un que Gayla aurait souhaité ne jamais revoir, c’est bien Dak. Et voilà que son associé l’informe qu’il a engagé un nouvel artiste prometteur pour exposer dans la galerie qu’ils dirigent à Harlem : David Alan Kinney. En a-t-elle entendu parler ? Malheureusement, oui ! Et Gayla n’a gardé de lui que de mauvais souvenirs. En particulier, son attitude méprisante, lorsqu’il avait découvert sa liaison avec Graham. Un adolescent hostile et agressif, avec un lourd passé de délinquant, voilà qui était Dak quinze ans plus tôt. Gayla avait choisi d’oublier, de ne jamais révéler le nom du père de sa fille, de se consacrer à sa réussite professionnelle, mais on n’échappe jamais à son passé. Et c’est bientôt Graham qui ressurgit dans sa vie…

l'Afrique écrit

Dak a été recueilli par Sylvia, la mère de Gayla. Le juge lui a permis de s’occuper de lui au lieu de le laisser pourrir en prison. Ce jeune noir n’a pas eu une enfance heureuse, un terrible événement a disloqué sa famille. De plus, il ne traîne pas avec des personnes recommandables. Gayla ne l’aime pas beaucoup, le considère comme un voyou. Le jeune homme qui la fascine est plutôt Graham, le fils des patrons blancs de sa mère. Elle se soumet à son désir avec une telle docilité. Une intimité partagée qui ne sera pas sans conséquence.

Au prologue, je pensais avoir affaire à une romance interraciale interdite. Les chapitres suivants ont démontré le contraire. 

J’ai lu ce roman en 4 heures et cela n’a pas été une perte de temps. Ma lecture a été intéressante. Les personnages sont attachants même l’insolente Allison. Il n’y a aucune digression, le récit se concentre sur les actions et ressentis des personnages. J’ai apprécié l’évolution de la relation Gayla-Dak. Deux personnes qui au départ ne se comprenaient pas, se jugeaient sans vraiment se connaître finissent par faire tomber leurs réticences et apprécier l’autre non pour ce qu’il était mais pour ce qu’il est. 

Le passé ne doit pas conditionner notre présent, rien ne sert de le ruminer.  J’ai apprécié cette leçon sous-jacente du roman. Il y flotte le doux parfum du pardon, de la tolérance, de l’amour. Les vieilles rancœurs se dissipent. La réconciliation est au rendez-vous. Un environnement propice à l’épanouissement et à la construction d’une famille. 

Envie d’une lecture qui fait sourire le cœur, une lecture rapide et tendre ? Pensez à Photo de famille.

Lien d’achat : ICI

 

Connaissez-vous des romans où les couples sont mixtes ? N’hésitez pas à écrire les titres en commentaire.

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’île sous la mer : la soif de liberté

Mon challenge littérature sud-américaine se poursuit. Honneur à une auteure chilienne aujourd’hui.

L'île sous la mer par Allende

1770, Saint-Domingue.
Zarité Sedella, dite Tété, a neuf ans lorsqu’elle est vendue comme esclave à Toulouse Valmorain, jeune français tout juste débarqué pour prendre la succession de son père, propriétaire terrien mort de syphilis. Zarité va découvrir la plantation, avec ses champs de canne à sucre et les esclaves courbés sous le soleil de plomb, la violence des maîtres, le refuge du vaudou. Et le désir de liberté. Car entre soldats, courtisanes mulâtres, pirates et maîtres blancs, souffle le vent de la révolte. Lorsque Valmorain, réchappé de l’insurrection grâce au courage et à la détermination de son esclave, parvient à embarquer pour La Nouvelle-Orléans, Tété doit le suivre.
Mais la lutte pour la dignité et l’émancipation ne peut être arrêtée…

 

l'Afrique écrit

Parfois, j’ai envie de penser que l’esclavage n’a jamais existé, que des humains n’ont jamais infligé les pires souffrances physiques et morales à d’autres êtres humains. Je ferme les yeux, imagine ce monde sans esclavage. Puis, la réalité me frappe en plein visage. Les chants des morts en mer, des femmes violées, humiliées, des rebelles torturés résonnent.

L’île sous la mer relate ce crime contre l’humanité. A travers les yeux de Tété, on imagine ce qu’ont dû vivre les milliers de noirs déportés, réduits en esclavage. On salue leur révolte, leur combat pour la restauration de leur dignité.

J’ai beaucoup appris sur la hiérarchisation de la société en fonction du degré de sang blanc qui coule dans les veines, les origines de Haiti et Toussaint Louverture, la Louisiane. C’est un roman  fort sur la révolution des esclaves, leur soif de liberté, leur désir de rester attaché à leur culture malgré la domination occidentale.

Plusieurs portraits de femmes sont faits  :

  • Adèle, femme timide qui accepte de vivre son amour avec un homme blanc dans l’ombre puisqu’elle est noire
  • Violette, femme sensuelle, courtisane mulâtresse avide de richesse qui désire les hommes plus qu’elle ne les aime
  • Tété, l’esclave, femme-objet pour son maître, qui vit pour connaître un jour la liberté. 

 

A travers elles, on suit la condition des femmes à cette époque comme l’indique cet extrait de dialogue :

– Tout le monde veut être libre

– Les femmes ne le sont jamais, Tété. Elles ont besoin d’un homme qui prenne soin d’elles. Lorsqu’elles sont célibataires, elles appartiennent à leur père et lorsqu’elles se marient, à leur époux. 

 

J’ai apprécié la diversité des profils psychologiques des personnages : femme timide, femme sensuelle, femme cupide, homme lâche, violent, courageux, compatissant, combattant.

Ce roman est une ode à l’amour passion. Divers couples se forment au fil du récit. J’ai été touchée par celui de Gambo et Tété et celui qu’a éprouvé Etienne pour Violette. Il l’a aimée et épousée malgré son statut de courtisane mulâtresse. 

C’est aussi un hymne à l’amour maternel, que l’enfant soit issu de nos entrailles ou non.

Il y a une chose qui m’a fait grincer les dents :  l’inceste qui se déroule dans le dernier quart du roman. 

J’ai lu un roman riche tant par les thèmes qu’il aborde que par les sentiments qu’il fait naître. Le lecteur passe de la haine à l’amour, de la joie à la tristesse, de la peur à la sérénité, de la lâcheté au courage, de la détermination à la résignation. 

J’ai passé un bon moment de lecture. Nul doute qu’il en sera de même pour vous. 

 

La citation à méditer 

Je n’aime pas l’esclavage, je vous l’assure, et j’aime encore moins vivre ici, mais il faut bien que quelqu’un dirige les colonies pour que vous puissiez sucrer votre café et fumer un cigare. En France, on profite de nos produits, mais personne ne veut savoir comment on les obtient. Je préfère l’honnêteté des Anglais et des Américains […]

 

Que lisez-vous en ce mercredi ?

Quel roman sur l’esclavage vous a fortement remué ?

 

signature coeur graceminlibe

 

 

 

 

Publié dans Interviews

Ndeye Fatou Kane, lectrice compulsive, jeune écrivaine

A jour exceptionnel, femme exceptionnelle.

Ce 8 Mars, j’aimerais vous présenter une femme inspirante : Ndèye Fatou Kane, 31 ans, célibataire depuis quelques mois, lectrice compulsive, jeune écrivaine qui s’essaie à l’écriture depuis quatre ans, supply chain manager. La lecture fait tellement partie d’elle, qu’elle a arrêté de compter le nombre de livres qu’elle lit par an. Les livres occupent une place centrale dans sa vie. 

Elle a bien voulu se prêter au jeu de mes questions sur le célibat, le monde du livre et des femmes. 

A quoi pourrais-tu associer ton célibat ?
Mon célibat du moment pourrait être associé à une volonté de mettre en place certains projets… Entre le travail et l’écriture, je n’ai presque pas de temps pour les loisirs, donc pas le temps à consacrer à une relation digne de ce nom … Mais j’ai espoir que le moment venu, les choses se mettront en place d’elles-mêmes. Ne dit-on pas que tout vient à point à qui sait attendre ?
Je ne me mets aucune pression, je crois au destin et quand celui-ci aura décidé d’activer ses forces invisibles, tout se fera …

Peut-on être célibataire et heureuse ? 
Il faut sortir du paradigme – imposé malheureusement par la société – qui stipule que pour les femmes, être heureuse et épanouie passe nécessairement par le couple. Je crois qu’avant de chercher le bonheur, il faut d’abord le trouver en soi. Et une fois que cela est fait, tout ce qui arrive par la suite ne sera que bonus. Donc oui, on peut être célibataire et heureuse !

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu n’es pas encore
mariée ?
Pas du tout … Comme je l’ai dit plus haut, la pression est forte au niveau des femmes pour se caser. Les questions toutes plus indiscrètes les unes que les autres, ne cessent de fuser, surtout lorsqu’on atteint la trentaine. J’ai 31 ans, je suis bien dans ma peau, j’ai des objectifs à atteindre, alors je ne me sens pas différente d’une femme qui est mariée et qui n’est peut-être pas heureuse … Les apparences sont souvent trompeuses.

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ? 
J’ai la chance d’avoir des parents et un entourage qui m’encouragent et me boostent dans toutes mes entreprises …. Je crois que si je n’avais pas eu cette chance, j’aurai été une toute autre femme, alors je remercie Dieu de les avoir à mes côtés.

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ?
A aimer ma personne, à faire preuve d’indulgence envers moi–même, et à mener à bien mes projets …

Quel mot d’encouragement adresserais-tu aux femmes qui souffrent
de la solitude, du célibat ?
A ne pas se mettre la pression et surtout à faire confiance au temps, qui résout tout.

Ton grand-père est un monument de la littérature africaine et tu es aussi écrivain. As-tu eu peur que l’on te compare à lui ?

La comparaison est inéluctable. Je suis fière de l’admiration qui émane des personnes découvrant qu’il est mon grand-père et qui me parlent souvent de l’impact qu’a eu son oeuvre dans leurs vies. C’est le but recherché par un écrivain, que ses œuvres transcendent le temps et les générations.
Au-delà du fait que nous soyons apparentés, il est une personne humble, généreuse, au parcours exceptionnel.
Cette comparaison me pèse parfois, car l’on s’attend à ce que je fasse la même chose que lui, ce qui est bien sûr impossible … Mais j’espère tracer ma route, et ne plus être vue comme une « petite-fille de … »

Ndeye Fatou Kane, petite-fille de Cheikh Hamidou Kane ou préfères-tu Ndeye Fatou Kane, tout simplement ?
Pourquoi pas Ndèye Fatou Kane, tout simplement ? Si je suis amenée aujourd’hui à pratiquer la même activité que lui, c’est juste un extraordinaire concours de circonstances. Donc Ndèye Fatou Kane, ça ira. 

Si Emmanuel Macron te propose de contribuer aux travaux de réflexion qu’il souhaite engager autour de la langue française et de la Francophonie accepterais-tu ?
La francophonie telle que je la conçois, devrait d’abord être culturelle, en ce sens où les pays partageant des locuteurs francophones devraient s’engager à promouvoir leurs cultures et procéder à un échange interculturel entre eux. Ces pays, pour la plupart africains, sont encore – reconnaissons le – sous le joug de la puissance colonialiste qu’est la France.

Tant que l’on ne revient pas aux fondamentaux de la francophonie et intégrer les pays africains qui ont la langue française en partage à l’évolution de cette francophonie, le débat sera faussé selon moi.
Ahmadou Kourouma disait bien qu' »Il a planté une case dans la cour de Molière… » Cette phrase résume tout. 
Alors non, je me vois mal collaborer pour une réflexion autour de la francophonie …

Tu es très engagée dans le monde du livre. Prévois-tu d’ouvrir à moyen terme une bibliothèque, librairie, maison d’édition ?
La lecture est ma passion il est vrai. Entre la pléthore de livres que je lis par mois, mon blog et le groupe Nous aimons lire que j’administre sur Facebook, sans oublier mes autres activités en dehors du livre, j’ai fort à faire … Il ne faut jamais dire jamais, mais je me donne le temps pour voir si je mettrai sur pied un projet ayant trait au livre.

Ta première œuvre date de 2014. Une autre œuvre est-elle en cours ?
Mon premier roman le Malheur de vivre est sorti en 2014. Je viens de publier Vous avez dit féministe?, un essai autour de la question du féminisme.

 

couv

 

Quelles sont les femmes qui t’inspirent ?
Il y a trois femmes que j’admire énormément, tant pour leurs trajectoires de vie que pour leur carrière : Mariama Bâ, Chimamanda Ngozi Adichie et ma mère …

 

Y a-t-il des auteures africaines dont tu aimes la plume et qui ne sont
pas assez médiatisées ? C’est le moment de leur faire de la pub 😀
Je pourrais citer à cet effet Soxna Benga, auteure sénégalaise qui n’est pas assez sous les feux de la rampe selon moi, Lola Shoneyin et Buchi Emecheta.

 

Petit instant détente, dessinons ton portrait chinois 

Si tu étais

Un prix littéraire, ce serait… ?

Le Prix Ivoire pour la littérature africaine d’expression francophone

Un épice, ce serait… ? 

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Une maison d’édition, ce serait… ?

Les Nouvelles Editions Ivoiriennes – NEI

Un dessert, ce serait… ? 

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source Marmiton

 

Un sport collectif, ce serait… ?

Image associée
fox 47 News

Une heure de la journée, ce serait… ?

Image associée

Une pièce de la maison, ce serait… ?

Image associée
source ooreka

Un personnage Disney, ce serait… ? 

 

Image associée
source mercado livre

Une langue, ce serait… ? 

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Un jeu de société, ce serait… ? 

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Une couleur, ce serait… ? 

Image associée

Une des sept merveilles du monde, ce serait… ? 

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Une matière enseignée à l’école, ce serait… ?

Les sciences naturelles

Un genre musical, ce serait… ? 

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source 10 questions.net

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé -reproduction interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewée.

 

fleur v1

Publié dans Panaché

TAG POCKET JEUNESSE 100% FÉMININ

Certaines dates comptent plus que d’autres. Elles rappellent l’avant, ce qui a été fait, reste à faire. 

Le 8 mars rappelle les luttes remportées, celles qu’il faut encore gagner pour que les femmes soient libres, traitées comme des êtres humains de valeur.

Avant ce jour important, je fais un clin d’œil aux écrivaines, héroïnes de livre à travers un tag PKJ.

 

 

Le principe est simple : présenter un livre ou un personnage correspondant à chaque question. 

 

1) Quelle est votre auteure préférée ?

Je préfère les livres aux auteurs mais j’aime beaucoup Fatou Diome pour son franc-parler.

Fatou Diome

 

2) Quelle est votre héroïne de roman préférée ?

Amaka  dans Lagos Lady ! I love this girl to the moon and back. C’est une vraie féministe. Elle est indépendante, courageuse. 

 

3) Citer un roman qui propose un message féministe.

Une si longue lettre de Mariama Bâ. Grande figure de la littérature africaine.

 

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4) Citer un roman avec une fille/femme sur la couverture.

La cueilleuse de thé, un livre romantique féministe ! Il dresse le portrait d’une femme ambitieuse, raisonnable, passionnée, courageuse.

Couverture Cueilleuse de thé

 

5) Citer un roman qui met en scène un groupe de filles/femmes.

Photo de groupe au bord du fleuve. Un livre féministe où des femmes revendiquent un meilleur traitement, une rétribution équitable de leurs travaux.

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6) Citer un roman qui met en scène un personnage féminin LGBT+.

Le convoi de Marijosé Alie. 

marijose-alie

 

7) Citer un roman qui propose plusieurs points de vue féminins.

Si d’aimer de Hemley Boum. Salomé et Valérie donnent leurs points de vue sur le mariage, le couple, le SIDA.

8) Citer un livre dans lequel une fille sauve le monde.

Je mettrai plutôt en avant une jeune fille qui va sauver son royaume, sa nation. 

Yennenga, la princesse guerrière dans Princesses d’Afrique

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9) Quel personnage secondaire féminin préférez-vous au héros de son roman ?

Stecy dans le langage des fleurs.

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10) Citer un livre écrit par un homme qui met en scène un personnage principal féminin.

La reine de Saba écrit par Marek Halter. 

 

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Ça vous dit de vous prêter au jeu ? Hâte de lire vos réponses en commentaire.

Excellent mardi !

 

GM signature

Publié dans Panaché

Recommandations lecture de quatre blogueurs littéraires africains

Cet article est né à la suite d’un échange avec La minute des patates cultivées. 

Elle m’a demandé des recommandations d’auteurs africains qui me paraissaient immanquables et que l’on pouvait trouver en France.  Avec grande joie, je lui ai cité :

Chimamanda Ngozi Adichie – Chigozie Obioma  – Leye AdenleAlain Mabanckou – Calixthe Beyala – Hemley Boum 

Nous avons discuté sur le manque de visibilité de la littérature africaine en France. Je lui ai dit que les écrivains africains ne sont aidés ni par leurs éditeurs, ni par les distributeurs en France mais les lecteurs français curieux pouvaient changer la donne. 

Je vous prépare un article 10 romans africains à lire avant de mourir mais je dois d’abord lire une quinzaine de romans africains avant d’établir cette liste. Ils ne sont pas encore disponibles dans les librairies abidjanaises et c’est un triste constat. Il y a les derniers romans de la rentrée littéraire en France mais pas les livres africains que je cherche. 😦

Avant d’établir cette liste de folie, j’ai demandé à quatre blogueurs littéraires africains incontournables de m’indiquer 5 livres (2 bonus pour certains) de littérature africaine à lire absolument. Si vous voulez des références en littérature africaine, je vous recommande chaudement de suivre :

Ce que j’ai dans la tête

Les chroniques de Tchonté 

Chez Gangeous 

La calebasse des livres

 

Je les suis pour leur passion pour le livre, la qualité de leur culture littéraire, leur engagement pour la promotion de la littérature africaine.

 


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La calebasse à livres vous recommande

Le roi de Kahel de Tierno Monénembo

Fils du chaos de Moussa Konaté

Amkoullel, l’enfant peul de Amadou Hampate Bah

Une si longue lettre de Mariame Bah

Le monde s’effondre de Chinua Achebe

Terre aride d’ Elieshi Lema

Lézardes de Beata Umubyeyi-Mairesse

 

livres africains a lire avant de mourir

 

 

 

 


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Les chroniques de Tchonté vous recommande

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

Purple Hibiscus de Chimamanda Ngozi Adichie

Half of a yellow sun de Chimamanda Ngozi Adichie

Debout-payé de Gauz

Les frasques d’Ebinto d’Amadou Koné

 

livres africains a lire avant de mourir

 


Gangoueus

Chez Gangeous vous recommande

Le monde s’effondre de Chinua Achebe

Les cancrelats de Tchicaya U Tam’Si

Blues pour Élise de Léonora Miano

La carte d’identité de Jean Marie Adiaffi

Le collier de paille de Khadi Hane

 

lire les africains


Ce que j’ai dans la tête vous recommande

 

Il te faut partir à l’aube de Wole Soyinka

No home de Yaa Gyasi

Lagos Lady de Leye Adenle

Les gardiens du temple de Cheikh Hamidou Kane

Allah n’est pas obligé & Quand on refuse, on dit non de Ahmadou Kourouma

Douceurs du bercail de A. Sow Fall

Un chant écarlate de Mariama Bâ

 

afrique en livre


Pour en savoir plus sur les livres cités, vous n’avez qu’à cliquer sur les titres.

No home, Blues pour Elise et Le collier de paille me tentent beaucoup. Et vous ?

Excellente semaine !

 

fleur v1

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Ai-je apprécié Black Pearl de Lise Marcy?

En préparant mon article pour le prix des auteurs inconnus, j’étais tombée sur Black Pearl. Aimant bien les couples mixtes en littérature, j’avais noté ce roman dans ma wishlist. L’auteure a bien voulu m’offrir son roman. Merci Lise Marcy !

cavani lit

Alana et Christopher vivent à Londres et se rencontrent un soir dans un pub alors qu’ils sont de sortie avec leurs amis respectifs. Alana cède à un pari de ses amies et aborde 
Christopher d’une manière très directe. Son tempérament plaît au jeune homme. Elle est PDG d’une grosse société à Londres. Elle regorge d’assurance sur le plan professionnel. Cependant, sur le plan personnel, elle manque quelque peu de confiance en elle. Jeune femme noire de trente-deux ans, elle a des rondeurs, n’en déplaisent à certains… 

Chris, lui, dirige l’affaire familiale. Il essaie de la redresser à cause des choix désastreux de sa mère, qui a conduit l’entreprise au bord du gouffre. Beau brun aux yeux verts de trente-trois ans, il ressemble aux mannequins des magazines. 

Tous deux ont vécu des histoires d’amour compliquées et ne cherchent pas particulièrement à s’engager. Le soir de leur rencontre, après une nuit torride, ils scellent un pacte : celui de devenir des sex friends. Ils profitent de bons moments ensemble, sans avoir de compte à rendre à l’autre. Chris qui est habitué à sortir avec des blondes de taille mannequin, n’assume pas cette relation. Saura-t-il voir en elle, ce qu’elle vaut vraiment ?

 

l'Afrique écrit

J’ai été un peu perdue au début. L’histoire se déroule selon les points de vue des deux protagonistes qui ne sont pas alignés chronologiquement.

Je m’attendais à une histoire sensuelle mais pas à autant d’érotisme. Alana et Chris sont des sexfriend et ils honorent ce mot. Leur sexualité est débridée, un peu trop pour moi. J’ai  sauté les scènes de sexe. Elles ne m’apportaient aucune information.

Je n’ai pu m’empêcher de penser à 50 nuances de Grey quand j’ai lu ce dialogue :

–  Quel âge avais-tu , la première fois que tu as couché avec une fille ?

– Je crois que j’avais quinze ans. C’était avec une amie de ma mère. Elle avait une quarantaine d’années. Une femme d’expérience.

Alana est noire et c’est une déesse du sexe. J’ai un peu grincé des dents du fait que ce cliché sur la performance sexuelle des noires soit mis en avant.

J’ai beaucoup apprécié Alana, la working girl, vivace d’esprit, incontournable dans le domaine qu’elle exerce.

J’ai moins apprécié Alana, la femme amoureuse qui accepte les miettes de celui qu’elle aime. Heureusement, elle s’est ressaisie et lui d’ailleurs.

Chris est beau mais con. Il m’a agacé avec son contrat de sexfriend, son libertinage. Il a tellement insisté sur ce contrat que ses sentiments envers Alana ne me semblaient pas crédibles.

J’ai poussé un ouf de soulagement lorsqu’ils sont passés de sex friend à sex lover. Mon intérêt pour l’histoire s’est accentuée. Les gestes d’affection, les moments tendres, les mots doux ont réjoui la fleur bleue que je suis.

La mère de Chris est raciste et j’ai apprécié le fait qu’elle campe sur sa position. Ça aurait fait un peu mièvre qu’elle accepte Alana et que tout soit beau dans le meilleur des mondes. Dans la vraie vie, le racisme des uns est leur seconde peau et ils ne la quittent jamais.

La plume de l’auteure est très simple, à la portée de tous. Elle accorde beaucoup d’importance au détail. Elle veut raconter tous les moments de la vie du couple Chris / Alana : enterrement de vie de jeune fille, mariage, lune de miel, baby shower. Les idées de  l’enterrement de vie de jeune fille et du baby shower sont plutôt originales mais on aurait pu se passer de certains détails.

Black Pearl est un récit gentillet. Je garderai Alana en souvenir. Femme indépendante, intelligente, entière quand elle aime.

Pour tenter l’expérience Black Pearl, cliquez ICI

 

GM signature

 

 

 

Publié dans Revue cinéma

BLACK PANTHER vaut-il vraiment le coup ?

Un héros noir au cinéma comme en littérature, j’achète ! Oui, je prône le communautarisme ! 😀

excited barack obama GIF by BET

Je désire que les noirs soient plus visibles au cinéma, qu’on ne les cantonne pas qu’au rôle de malfaiteur. J’aimerais qu’on montre leur visage d’héros. Je salue donc la dernière production de Marvel Studios : BLACK PANTHER.

 

 

SYNOPSIS 

Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…
l'Afrique écrit

J’ai énormément apprécié la mise en avant des femmes dans ce film. Elles sont essentielles et valorisées. Elles participent de manière active à la défense et l’évolution de leur communauté. Elles sont admises au conseil du roi, ont un apport majeur dans l’innovation technologique, elles sont des combattantes !

J’ai admiré Shuri et Nakia.

black panther GIF by Marvel Studios

 

J’ai eu un gros coup de cœur pour Okoye. Ses guerrières et elle m’ont rappelé les amazones du Dahomey. 

 

black panther trailer GIF

 

 

black panther GIF by Marvel Studios

 

 

J’ai apprécié les effets spéciaux même si certains effets me paraissaient un peu excessifs.

Les scènes de combats sont intéressantes. Avide d’action, j’aurais aimé en avoir plus et avec de l’intensité.  

L’humour présent dans le film est rafraîchissant. J’ai beaucoup aimé les interventions comiques de M’Baku.

Black Panther : Affiche
M’Baku, Source Allo ciné

Black Panther a aussi un fond socio-politique. Wakanda est un royaume invisible au reste du monde, sa véritable nature est gardée secrète. Certains wakandais s’offusquent, voudraient que le royaume accueille des étrangers, partage son savoir aux autres noirs du monde. Il pose ainsi des questions d’actualité : le nationalisme, l’accueil des réfugiés, l’aide des grandes nations aux plus faibles.  

Black Panther rend un bel hommage à Mère Afrique à travers le dialecte parlé, l’art vestimentaire, la musique, les paysages, les traditions. Le royaume de Wakanda allie coutumes ancestrales et futurisme. Dans ce royaume, je m’y suis senti chez moi.

Black Panther raconte une histoire positive, optimiste, inspirante. C’est un film que je vous invite à voir pour la splendeur de son esthétique, la qualité de son casting, sa fraîcheur.

Il mérite son succès planétaire et je lui attribue :

 

 

 

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Wakanda is the new Black, les amis !

 

Comptez-vous le regarder ? Si vous l’avez déjà fait, avez-vous apprécié ? Parlons-en !

 

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