Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque 21 en mode Wild Life

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Me revoilà pour un autre tour du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est :

Wild Life

Un livre qui évoque des animaux, domestiques ou sauvages mais qui ne sont pas nécessairement les héros.

J’ai tout de suite pensé aux histoires d’Aimée (une chronique sur Facebook) et son récit : Les visages de Julie que j’ai lue en 2013. 

L’histoire ne m’avait pas très emballée mais elle est la seule dans mes souvenirs de lecture à évoquer des animaux sauvages ou domestiques. 😀

Julie Daniel vit au Gabon et aura bientôt 16 ans. C’est une fille assez précoce qui s’y connaît plutôt bien en matière de mecs. Elle sort avec Yann depuis 14 mois, un jeune homme de 17 ans qui la trompe, l’humilie, la bat quand il veut, la viole. Bref, la totale. Julie subit cette relation et n’hésite pas à flirter avec d’autres hommes. Si jeune et déjà une vie si dissolue !  Et dire qu’elle se considère mature !

Julie nous fait découvrir l’univers des ados à la recherche de sensations, les vols qu’ils commettent, leurs aventures sexuelles. Je n’ai pas fait de crise d’adolescence, j’étais une fille très sage du coup j’ai eu beaucoup de mal à me retrouver dans cet univers. 😀

On découvre également sa famille et leurs secrets. J’avais  sérieusement commencé à m’ennuyer jusqu’à ce qu’une fenêtre sur le mystique / surnaturel s’ouvre. Julie fait des cauchemars très violents. On apprend par la suite que ce n’est pas une fille ordinaire. Son sang est royal. C’est une fille de l’eau, initiée au mysticisme. Elle a un rôle de gardienne et de protectrice. 

Elle a un génie protecteur. C’est une panthère.

L’image contient peut-être : plein air et nature

 

Son rôle de protectrice ne lui laisse aucun répit. Julie est souvent attaquée par ceux qui en veulent à sa famille. Elle est notamment attaquée par un serpent .

 

Il n’ y a pas que des animaux sauvages dans le récit, Julie reçoit un caniche et la photo d’illustration m’a fait craquer. Il est trop mignon.

 

L’image contient peut-être : chien

 

Et vous, quels animaux domestiques ou sauvages avez-vous rencontré dans vos lectures passées ?

GM signature

 

 

 

 

 

Publié dans Panaché

Concours estival réservé exclusivement aux fans et abonnés

Il était une fois…

Une jeune et sympathique maison d’auto-édition décida de récompenser mes lectrices et lecteurs du blog, les abonnés de ma page Facebook, mes followers sur Twitter. 

Publishroom est prête à offrir cinq livres au format numérique au super gagnant du concours que je lance aujourd’hui et qui s’achèvera le 10 Juillet prochain à minuit GMT. 

Ce concours est réservé exclusivement à ceux qui sont déjà abonnés au blog ou à ma page Facebook ou encore mes comptes Twitter. Ceux qui vont s’abonner aujourd’hui ne seront pas pris en compte. Le concours est réservé aux anciens. 

Désolée aux nouveaux. Vous serez pris en compte l’année prochaine si vous êtes encore là 😀

Pour participer, c’est simple : il suffit de commenter la publication Facebook ou cet article en écrivant « Je participe ».

Je ferai un tirage au sort. J’annoncerai le nom du futur gagnant le 10 Juillet à 20 heures GMT sur ma page Facebook.

J’espère que vous serez nombreux à participer. Ci-dessous les livres qui composent le lot estival :

 

Hannelore et les secrets du passé (Fiction/Romance)

 

Hannelore et les secrets du passé par Publishroom

 

Hannelore Howard, issue de la haute bourgeoisie allemande, est confrontée à la mort de sa mère et a sa dernière volonté, que sa fille parte vivre un an en Angleterre sous la tutelle de Colin Falmouth, un lointain cousin paternel. Après la 1re Guerre mondiale, alors que les rapports sont tendus entre l’Angleterre et l’Allemagne, Hannelore devra faire la lumière sur le scandale qui a séparé ses parents avant sa naissance, et trouver sa place dans la vie d’un homme brisé par ses blessures de soldat.

 

Serial Coureur (Fiction/Thriller)

Serial Coureur par Serial Coureur

 

Amateur de course à pied depuis toujours, il avait organisé sa vie autour de sa passion. Alors que ses performances sont en chute, et qu’il se sent à la marge des autres sportifs, il goûte au plaisir du crime et trouve là un substitut à son obsession. Dès lors, il renouvellera cette expérience qui l’a fasciné, adaptant son mode opératoire à sa folie, jusqu’au jour où il est obligé de fuir. Il rencontre alors son alter ego.
Les deux vies s’entremêleront, chacun fasciné par l’autre, avec la mort comme seul but.

 

Prières de sang (Fiction/Horreur)

 

Prières de sang par Oliviercasaliva

Le petit village de Saint-Martin prépare tranquillement le bal du 14 juillet, sans savoir qu’un curieux invité va jouer les troubles fêtes.

Démon envoyé pour répandre le mal sur la petite planète bleue, un angoissant homme en noir va très vite trouver le point faible des créatures qui peuplent la terre.

En stratège accompli, il va s’en servir pour dresser un plan de bataille. Très vite, l’obscurité va se répandre dans l’âme des êtres humains. Mais pas de tous… Certains, à sa grande surprise vont lui résister, jusqu’à la confrontation finale.

 

Les cœurs pourpres (Fiction/Romance/Fantastique)

 

Les coeurs pourpres par Severineromanet

 

Embarquée dans un week-end d’intégration, Angie, jeune étudiante, croise la route d’un vampire qui la mord et la marque comme sienne. Elle se retrouve sous la domination d’un être dangereux et diabolique. Elle voit sa vie s’effondrer jusqu’à ce qu’elle croise le chemin du frère de son maître, un vampire énigmatique qui fera naître de nouveaux sentiments en elle. L’alchimie est immédiate entre eux mais que vaut l’amour dans cet univers démoniaque où le sang, les morsures et les secrets les plus obscurs s’entremêlent ?

 

Terres Interdites – tome 1 (Fiction/Fantastique)

Terres Interdites - tome 1 par Rebeccamonnery

 

Des frères rivaux, une prophétie, un peuple guerrier… plongée dans le monde fantastique de la terre d’Élion. Avec son premier roman, Rébecca Monnery nous entraîne dans une aventure incroyable, remplie de rebondissements et pleine d’imprévus. A travers ce monde onirique, cet ouvrage soulève de nombreuses pistes de réflexions et en miroir nous questionne dans nos choix quotidiens.

 

Bonne chance à tous et encore une fois grand merci à Publishroom ! J’étais très émue 😀

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Interviews

Marina Niava, l’écrivaine superwoman au style 2.0

Jeudi 23 Mars 2017, galerie LouiSimone Guirandou 

Dans une ambiance intimiste, une remarquable jeune femme nous présente son premier roman. 

Je l’entends parler de son parcours, de la génèse de son roman, j’en écoute quelques extraits et un flot d’interrogations investit mes pensées.

Elle y répond avec grand plaisir et accepte que je vous les dévoile.

Rencontre avec Marina Niava, une jeune femme pétrie de talents. 

Marina Niava dedicace officielle American Dreamer

  1. Si Marina Niava devait se définir en trois mots, lesquels choisirait-elle ?

Africaine – Loyale – Créative

  1. Si vous ne deviez retenir qu’un mot de la langue française, lequel ce serait ?

Transsubstantiation. C’est un mot que j’ai appris à l’enseignement religieux au lycée dans le cadre d’un échange autour du mystère de l’Eucharistie. Je suis chrétienne catholique. C’est le mot qui m’est venu à l’esprit.

  1. Vous êtes journaliste, communicatrice, cinéaste, auteure… Etait-ce vos rêves d’enfant ?

On peut le dire. Je ne savais pas avec précision ce que je voulais faire mais je voulais un métier qui me permette de cultiver et exprimer ma créativité. Une chose est certaine cependant, j’ai toujours voulu être écrivain même si cela ne serait pas ma profession première. La sortie de mon premier roman, c’est donc un rêve qui se réalise.

  1. Parlons maintenant de votre premier roman American Dreamer. Est-ce un livre engagé, une biographie ou juste une fiction qui offre un moment de détente ? 

C’est une fiction qui offre un moment de détente, de découverte, une expérience riche en surprises et en émotions. L’histoire de Saliou, jeune ivoirien vivant à New York transporte le lecteur dans un autre univers à plus d’un titre. J’espère juste faire passer à chaque lecteur un bon moment à travers un récit de qualité et j’ai hâte de savoir ce que chacun en aura tiré comme message ou leçon.

 

  1. Voici un groupe de mots : original, dramatique, humoristique, romantique, conventionnel, accessible, pittoresque, concis, inattendu, passionnant, fantaisiste, réaliste. Lesquels choisiriez-vous pour qualifier votre roman ?

Original, romantique, passionnant, inattendu sont les mots qui correspondent le plus à American Dreamer. J’ajouterais accessible parce qu’il mélange allègrement le parler ivoirien au français soutenu. Et peut-être réaliste aussi car malgré l’aspect science-fiction de l’histoire, je me suis attelée à décrire l’environnement de Saliou et son quotidien à New York de la façon la plus fidèle possible.

  1. Comment qualifierez-vous votre style d’écriture ?

Urbain. Ou peut-être 2.0 (rires)

  1. Y a-t-il des auteurs qui vous ont influencée ?

Celle qui m’a redonné l’envie d’écrire et m’a montré la voie d’un style urbain, imagé et décomplexé c’est une jeune auteure française du nom de Rose Emilien avec son roman « Journal d’une michetonneuse ». Sinon, j’admire les plumes de Maurice Bandaman, Camara Nangala, Any K. Roger et Awaba pour ne citer que ces auteurs.

  1. Avez-vous déjà été victime de la fameuse page blanche ?

Bien sûr.

  1. Quel est votre regard sur la littérature africaine en général, la littérature ivoirienne en particulier ?

Nous avons en Afrique une littérature fabuleuse qui me fascine et des livres excellents. La littérature ivoirienne a de grands noms et de grands titres mais cela remonte à une certaine génération. On n’assiste pas à une percée de jeunes auteurs. Il y a à mon sens une fracture générationnelle, un peu comme avec le cinéma. Et malgré leur qualité, les romans ivoiriens que je suis amenée à lire ne sont plus mon miroir. Ils ne reflètent pas mon époque, mon style de vie. Peut-être ai-je tenté de pallier cela avec American Dreamer.

  1. Avez-vous d’autres projets de roman ?

Oui mais chut ! Je  n’en dis pas plus. On espère que le premier soit un succès et ensuite on verra.

Si vous le voulez bien, parlons maintenant de vos sept péchés capitaux en lecture

avarice

Quel est le livre le moins cher dans votre bibliothèque ?

Never Trust A Man (Ne fais jamais confiance à un homme) un tout petit livret de lecture facile que mon père avait dû acheter au Ghana.

gourmandise

Quel livre avez-vous dévoré ?

La révolution des fourmis de Bernard Werber.

paresse

Quel livre avez-vous mis du temps à lire ?

Fortune carrée de Joseph Kessel. Roman fascinant mais je ne l’ai jamais terminé.

Luxure

Quel livre érotique vous a marquée ?

Peut-être « Cœurs piégés » de la collection Adoras. Ça a fait rêver l’ado romantique que j’étais. J’aimerais bien l’adapter au cinéma.

orgueil

Quel personnage avez-vous trouvé orgueilleux ?

Le policier dans le roman La revanche de Bozambo de Bertène Juminer. Le nom du personnage m’échappe. Une histoire drôle et insolite que je recommande.

envie

Quel livre vous fait envie en ce moment ?

Americanah de Chimamanda Adichie.

 

colère

Quel livre vous a mis en colère ?

Pourquoi je suis devenu rebelle.

 

Terminons en beauté. A quoi ressemble votre portrait chinois ?

Si vous étiez

  1. Un épice, ce serait… ? La cannelle
  2. Un dessert, ce serait… ? Un fondant au chocolat
  3. Une pièce de la maison, ce serait… ? Le patio
  4. Un personnage Disney, ce serait… ? Mulan
  5. Un signe de ponctuation, ce serait… ? Trois points de suspension
  6. Une langue, ce serait… ? L’égyptien antique
  7. Un jeu de société, ce serait… ? Le Scrabble

 

 

Propos recueillis par 

GM signature

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Madame la Présidente

A l’échéance du mandat présidentiel fixé à huit ans non renouvelables, le Président Simakan, Président de la République imaginaire de Louma, se retire du pouvoir conformément à la Constitution de son pays. Pour lui succéder, quarante candidats entrent en lice, dont une femme, Fitina. Grande première dans la République de Louma, cette candidature suscite l’espoir chez les uns et le doute chez les autres. 

L’auteure, Fatou Fanny-Cissé, propose une « critique de la démocratie à la sauce tropicale » riche en rebondissements, enrobée de fantastique, pleine de suspense et d’humour. Les thèmes qui parcourent le roman sont d’une grande actualité et se présentent comme un condensé de maux de plusieurs pays mis ensemble. 

Mme la presidente

J’ai acheté le livre parce que je m’attendais à lire le combat d’une femme contre tous les préjugés que l’on colle aux femmes qui ont de l’ambition, une histoire féministe dans le bon sens du terme d’où je ressortirais grandie et inspirée, hélas…

Fitina a brisé toutes mes attentes.

Elle n’était pas destinée à être présidente mais force le destin en usant de magie noire, bâtit son accession au pouvoir en versant le sang d’innocents.

A la tête de la République imaginaire de Louma, elle a agi en véritable despote, tuant comme on mange, réduisant au silence tous ceux qui pointent du doigt son diktat.

J’ai été choquée par son manque d’humanité, de sensibilité. (Je suis toujours choquée lorsque qu’une femme a un cœur de pierre.)

« En ouvrant la valisette, Fitina eut un vif mouvement de répulsion car elle reconnut la tête d’un célèbre chanteur albinos de la République de Louma. Elle se reprit bien vite car le Pouvoir, le Pouvoir d’Etat ne s’embarrasse ni de sentimentalisme ni d’état d’âme. »

La déception a accompagné le choc. Plusieurs tentatives d’assassinat ont eu lieu contre cette femme au cœur de pierre mais aucune d’elles n’a abouti ! Fitina est très bien protégée par ses fétiches, Fitina est invincible !

A chaque échec, mon cœur se serrait. J’avais peur pour ceux qui avaient tenté de tuer Fitina.

Elle ne se contenterait pas de les punir,

Elle ferait son possible pour les anéantir…

Le très long règne de Fitina m’a terriblement ennuyée.

La fin du roman rétablit la justice et apaise le cœur mais le canal fantastique que l’auteur a emprunté pour le dénouement m’a gênée. Il n’a pas su me faire oublier que j’étais dans une fiction…

A part ces petits bémols, Madame la Présidente est une histoire bien écrite, assez sympathique à lire avec ces petits proverbes à la sauce tropicale.

Qui a dit que l’argent n’a pas d’odeur ? Il faut dire qu’à partir d’un certain montant, il sent délicieusement bon, pensait-il à cet instant précis.

Bon lundi de pâques ! Pour vous aider à digérer, je vous propose de résoudre ces deux  énigmes contenues dans le roman  :

  • Quel animal vient au monde en tuant sa génitrice ?
  • Quels animaux tuent leur mâle après l’accouchement ?
Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Horreur au palais

Des pans du mur arrachés par la charge trop forte écrasèrent au sol deux silhouettes méconnaissables. D’autres détalèrent comme des lapins effrayés… C’est le sauve qui peut. La voix de Galaxie cria :  » Aïcha, Michaël… éloignez-vous ! « 

« C’est fait commissaire. Nous sommes derrière toi. » Lui répondit l’inspecteur Aïcha. Les flammes semblent vouloir dévorer tous les environs. Le palais se réveilla aussitôt dans une panique générale. Les cris fusent de partout. Au-dessus du jardin de style anglais, un feu d’artifice laissa apparaître deux mots :  » Le Fantôme ». Au loin, on entend les sirènes des sapeurs pompiers se rapprochant petit à petit de l’Horreur au palais.

Horreur au palais est un coup de gueule lancé par l’auteur aux dirigeants africains qui seraient encore tentés, en ce troisième millénaire, de muter leur République en monarchie : une fiction policière poignante, un régal de suspens qui transportent le lecteur à travers l’Afrique et les Caraïbes.

Horreur au palais

  • une belle couverture,
  • un titre accrocheur,
  • un résumé intriguant.

3 critères très importants dans la sélection d’un livre  auxquels Horreur au palais répond.

La citation qui sert de prélude au chapitre 1 :

« Ce soir une note pleureuse est suspendue entre nous deux » Birago Diop

et le ton doux et léger qu’utilise le narrateur nous installent délicatement dans le décor de cette fiction policière.

En quelques lignes, le narrateur décrit la situation du Galan (pays imaginaire qui ressemble fort bien à un pays d’Afrique de l’ouest) en saison des pluies : d’un côté se trouvent les nantis qui savourent la  vie, de l’autre les défavorisés qui souffrent le martyre. Sur ces deux classes que l’argent oppose règne un dictateur, un homme beaucoup plus craint qu’adulé.

Selon lui le sens d’un pouvoir est dans la peur qu’inspire son chef à ses populations.

Un soir de pluie, la peur change de camp…

Alkali, Le « fils héritier » du Président est assassiné à l’intérieur du Palais Présidentiel.

Le gouvernement est convoqué au Palais sans que le Président ne l’ait décidé. Des proches du président sont enlevés. Une main fantôme plane sur le palais, agit comme bon lui semble et ose lancer un ultimatum au Président : avouer en public le crime qu’il a commis contre l’illustre président de la Cour supérieure de Justice sinon ça sera l’apocalypse…. Toutes les douze heures, le président découvrira une nouvelle face de l’horreur s’il n’obtempère pas.

Elle va arriver, la démence. Et, que de morts avant que la raison revienne. Que de morts ! Nabile Farès

Les inspecteurs Aïcha et Michael de la Brigade Générale du Crime sont chargés de démasquer la main fantôme avant les 12 prochaines heures.

Ils nous associent à leur course contre la montre. Revêtue de l’étoffe des inspecteurs, j’ai tenté  de résoudre les mystères posés ça et là par la main Fantôme.  J’ai eu envie de découvrir son identité, de devancer ses plans et de les déjouer.

Ce roman sollicite beaucoup notre capacité de réflexion, on se croirait dans un jeu d’échecs. L’action y est très présente, les instants de répit sont très brefs.

La pièce maîtresse du jeu est dévoilée petit à petit ce qui rend crescendo l’effet de surprise.

L’auteur a pris soin d’incorporer à sa recette quelques notes tendres, les romantiques s’en enivreront.

J’ai apprécié la différence des personnalités des personnages. Le président pour son côté arrogant, Aïcha pour sa finesse d’esprit, Michaël pour sa rigueur et son humilité.

La personnalité de Célia m’a beaucoup dérangée, je parle notamment de ses penchants sexuels.

La fin de l’histoire  a un goût d' »happy end » et d’inachevé :

——- Je n’ai pas apprécié le « happy end », je ne suis pas trop fan des morts qui ressuscitent. (enfin ça dépend du mort :D) J’aurais aimé lire une tournure différente de celle proposée par l’auteur.

 ++++++++ J’ai beaucoup aimé le goût d’inachevé. Les plans de la main Fantôme ont été déjoués mais elle n’a pas été démasquée. Aux dernières lignes du livre, elle montre qu’elle n’a pas fini d’opérer…

C’est le premier roman policier africain que je lis et je n’ai pas été déçue. J’espère qu’il en sera de même pour vous.

Quel roman policier vous a marqué ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Histoires assassines

Bernard Quiriny

On meurt beaucoup dans cette vingtaine de nouvelles, et pas toujours de façon naturelle. Mais on rit aussi, et on s’émerveille parfois.

Bienvenue dans un monde où

  • Pendant trois à quatre heures suivant l’orgasme, la peau bleuit distinctement.
  • Un critique littéraire assassine un écrivain par jour, pendant un mois.
  • Les Indiens d’Amazonie creusent des trous dans la forêt.
  • Les Indiens d’Amazonie sont organisés autour d’un principe, celui de la renaissance à neuf quotidienne.
  • Les Indiens d’Amazonie se crèvent les yeux parce que la cécité est une valeur noble. ( Pour bien vivre, il faut ne rien voir.)
  • Les indiens d’Amazonie associent  la sexualité au rire.
  • Un squelette part d’un corps sans prévenir.
  • Une tête tombe toute seule.
  • Des objets parlent comme cette statue trônant à la mairie et ces aiguilles qui révèlent des secrets terrifiants.
  • Nos auteurs de renom n’ont aucune notoriété ailleurs.
  • D’énormes papillons envahissent les immeubles.
  • Un banquier est un écrivain prolifique.
  • Un homme engrosse les femmes à distance.
  • Un homme a perdu la notion de la durée.
  •  Une femme a les yeux derrière la tête.
  •  Une femme confond les gens, les sexes et les couleurs.
  •  Le trésorier général apporte des espoirs furtifs.
  • Des journalistes créent de fausses polémiques dans le but de nuire.
  • Des critiques élogieuses de livres sont faites sans que le livre n’ait été lu.
  • Des lettres sont expédiées onze ou vingt ans plus tard.
  • Un homme boit et tue avec méthode.
  • Paris devient Ajaccio.

Ces nouvelles sont brèves (elles n’excèdent pas 20 pages) et originales.

Captivantes, elles nous ouvrent, de façon sarcastique et décalé, les portes d’une dimension parallèle, d’une vie au-delà du réel, d’une imagination débridée; elles sont rafraîchissantes et ont l’air de nous inviter à nous prendre moins au sérieux.

Mais la frontière entre la réalité et la fiction est souvent très mince … Les auteurs se reconnaîtront sûrement dans les nouvelles qui évoquent la critique littéraire.

J’ai bien aimé l’accent mis par l’auteur sur le point suivant : les personnalités s’effacent dans notre monde actuel, on tend vers une pensée commune, la différence n’est plus célébrée …

Je ne connaissais pas l’auteur,  j’ai fait une belle découverte. J’espère qu’il en sera de même pour vous.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre