Publié dans Ma poésie

Douces ou amères, les larmes soulagent toujours

Mes textes reflètent souvent mon état d’esprit à l’instant T. 

Les douleurs m’inspirent plus. Les mots coulent à flot  quand je suis triste, en colère, déboussolée, désespérée. J’ai besoin de me libérer et je le fais plus à l’écrit qu’à l’oral.

J’ai écrit le texte que vous découvrirez quelques lignes plus bas un soir de juillet 2014 si mes souvenirs sont bons. Une date fatidique approchait et je me sentais impuissante. J’ai pleuré parce que…

« Douces ou amères, les larmes soulagent toujours. » Alfred de Musset, mon poète préféré

… mais je ne me suis pas apitoyé sur mon sort. J’ai décidé de relever la tête et de continuer mon chemin avec force et courage. La vie continue, elle doit continuer… 

je-pleure

Pleure

Pleure tes multiples douleurs
Pleure tes nombreuses erreurs
Pleure ton versatile bonheur
Pleure sans compter les heures

Pleure parce que ton cœur saigne
A l’intérieur le désespoir y règne
Pleure pour que ton âme s’apaise
Qu’elle oublie ses maux qui lui pèsent

Pleure ce que tu as perdu
Pleure ce qui ne t’est pas dû
Pleure et sors tes frustrations
Pleure et rejette tes privations

Pleure pour te purifier
Pleure pour te lénifier
De ses blessures.
Ah ! La vie et ses morsures

Pleure pour attester
Pleure pour évacuer
Pleure pour rejeter
Pleure pour oublier

Vide toi de tes larmes
Puis prends tes armes
Espoir, confiance et courage
La vie est un long voyage

Avec patience continue ton chemin
Et que ces larmes te servent pour demain

 

 

Alors comment vous trouvez ce texte ? A vos claviers ! 🙂

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Drôle de printemps suivi de miniatures

Drôle de printemps

D’une séquence à l’autre, l’auteur nous plonge dans le « printemps arabe » avec ses espoirs, ses enjeux, ses dérives et ses folies. Dans un mélange de réalisme, d’humour, de dérision et de fantaisie, Youssouf Amine Elalamy raconte, dans son style bien à lui, les révolutions qui ont bouleversé le monde arabe. 

La révolution était en marche. A la télé, on avait annoncé 200 mille personnes pour la manif de vendredi. Un homme y va pour vérifier si la télé dit vrai. Il y trouve beaucoup de monde mais pas de révolution. Les 200 mille personnes étaient-elles vraiment venues pour faire une révolution ? N’étaient-elles pas venues vérifier si la télé disait vrai et s’il y aurait effectivement 200 mille personnes à la marche ?

Et ce pauvre gars qui répétait toujours le même mot : »rêve, rêve, rêve… » Savait-il pourquoi il était là ?

Ce pauvre gars nous explique à la deuxième séquence du livre pourquoi il répétait ce mot. Le ton frais avec lequel il s’exprime nous fait esquisser un sourire, ce sourire se mue en rire au fur et à mesure que l’on avance dans les séquences.

Drôle de printemps c’est 330 micro-récits, des récits quelquefois liés (la séquence suivante est une réplique à la séquence précédente), très souvent dissociés.

Les gens du peuple, les forces de l’ordre, le Leader politique à qui le peuple crie: « Dégage », s’expriment tour à tour et dévoilent leurs fantasmes, leurs frustrations.

Les personnages qui se succèdent dans ces récits sont loufoques, un peu schizophrènes sur les bords. Jugez-en par vous-même :

Tous les jours, je fais la tournée des librairies et je leur prends un exemplaire de mon livre comme ça mon éditeur ne pourra pas dire que c’est un bide. Heureusement qu’on n’a pas publié ma photo sur la 4ème de couverture. Les vendeuses m’auraient reconnu sinon.

Ce n’est pas parce qu’on est barbu qu’on est castré. Si Dieu avait voulu qu’on s’abstienne de regarder les femmes, il nous aurait fait pousser la barbe sur les yeux. Et puis il n’ y a pas que les hommes qui ont de la barbe. Les femmes la portent ailleurs, c’est tout.

Que Dieu bénisse Apple, Blackberry, Samsung, Nokia et tous les smart phones de la Terre. Aujourd’hui, avec une bonne charge d’explosifs et un téléphone portable qu’on actionne à distance, chacun de nos hommes est une bombe à distance, chacun de nos hommes est une bombe à usage illimité. On n’arrête pas le progrès.

A mon arrivée là-haut, personne ne savait où me caser. Mon coeur méritait le paradis, mon appareil génital l’Enfer et d’autres morceaux le Barzakh. A la fin, il a fallu recourir à l’arbitrage de Dieu en personne.

Pour ma carrière de pick-pocket, je ne pouvais pas espérer mieux. Avec ce voile intégral, ils me prennent tous pour une femme. J’ai fait coudre plein de poches à l’intérieur pour le rangement. Des grandes pour les Galaxy Note, des plus petites pour les i-phone.

99% ? Quand on me l’avait annoncé, je n’arrivais pas à y croire. Pas la peine d’être voyant pour voir qu’on avait truqué les résultats. J’avais donné mes ordres pour qu’on me retrouve les 1% et qu’on me les ramène tous ici, les poings liés.

Le désir de révolution ne se ressent pas seulement au niveau politique, il se ressent à l’intérieur de la cellule familiale, dans les rapport homme-femme.

L’abus, la duperie n’ont pas que pour cadre le domaine politique, ils existent également à l’échelle le plus bas de la société.

J’ai apprécié ce livre pour sa fraîcheur, pour les éclats de rire qui effacent les éclats d’obus. Avec ce livre, on imagine ce qui a dû se passer dans les foyers arabes lors de la révolution, tous les non-dits… J’ai apprécié voir le printemps arabe sous cet angle.

Les séquences sont assez courtes  mais on est un peu perdu quand elles sont dissociées.

Beaucoup de séquences tournent autour du sexe, cet aspect m’a un peu gênée.

L’auteur à travers ces micro-récits nous rappelle ceci : il vaut mieux en rire qu’en pleurer…

 

 

Drôle_de_printemps[1]

Miniatures 

« Miniatures » est un recueil de  cinquante portraits dont les histoires se recoupent et forment une fresque de la société marocaine contemporaine. De la petite bonne à tout faire au golden boy de la bourse de Casablanca, du cyberdragueur au professeur intégriste religieux, les personnages miniatures dessinés par Youssouf Amine Elalamy se racontent…

Ils nous exposent des fragments de leur vie et nous laissent y lire leur pauvreté, leur dépit, leur foi, leur compassion théorique, leur fatalité…

Leurs points de vue et attitudes sont souvent hilarants. Prenez pour exemple cet homme qui pense que les techniques de reproduction que sont les pratiques sexuelles en multipliant les exemplaires à volonté, remplacent une oeuvre unique, exclusive, par un phénomène de masse ou encore cette femme qui ne mange plus rien (viande ou céréale) parce qu’étant mère, il est inconcevable pour elle de manger les enfants des autres.

[…] Marcel a perdu, en l’espace d’un mois, son père, puis son fils Aimé. Depuis, Marcel, qui n’a pas perdu la foi pour autant, ne se signe plus qu’Au nom du Saint Esprit.

 

A la maison, son père n’a d’yeux que pour  sa sœur, sa sœur n’a d’yeux que pour son frère, son frère n’a d’yeux que pour sa mère, sa mère n’a d’yeux que pour lui qui n’a plus d’yeux du tout. Une chance que la balle qui l’a touché ne l’ait pas tué.

Il y a du rire dans « Miniatures » mais aussi des larmes. Comme dans la vraie vie, tout n’est pas rose…

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

De l’autre côté du regard

Ken Bugul aime la vie ; ce sentiment simple, enveloppant, gouverne « De l’autre côté du regard » et lui confère une aura singulière.

Dialogue subtil entre une fille et sa mère morte, le roman se déroule comme une prière amoureuse où les membres d’une famille sont tour à tour requis, interrogés, décrits, aimés pour ce qu’ils sont. Au-delà de ce que chacun a pu donner ou prendre aux autres, seule compte leur vérité propre, leur trajectoire dans une vie qui se prolonge après la mort, de l’autre côté du regard.

De l'autre côté du regard

Après avoir lu Riwan ou le chemin de sable qui m’a beaucoup intriguée, j’ai voulu connaître  un peu plus  Ken Bugul.

J’ai eu plusieurs retours positifs concernant  Le Baobab fou mais il était indisponible à la FNAC. Sur l’étagère réservée aux livres de l’auteur se trouvait De l’autre côté du regard. La quatrième de couverture étant assez intéressante, j’ai quitté la FNAC avec cette oeuvre en main.

J’ai pris mon temps pour lire cette œuvre parce qu’elle a l’allure d’un long poème qui demande à être analysé, déchiffré.

Je me suis attardée sur chaque phrase pour ressentir chaque mot de la narratrice, pour faire mienne son expérience de petite fille ayant vécu loin de sa mère.

La narratrice décrit la femme qu’elle est : une femme qui a toujours été en manque de l’affection de sa mère ; une femme jalouse de sa nièce qui devrait être la petite-fille de sa mère mais  fut autre chose pour elle !

Ma mère ne m’avait pas beaucoup parlé.

Ma mère ne parlait qu’avec Samanar.

Moi,  ce que je voulais c’était ma mère.

Je voulais que ma mère s’occupât de moi.

Ce que je voulais, c’était détourner ma mère de ma nièce Samanar.

Ce que je voulais, c’était avoir ma mère à moi, enfin.

La narratrice s’interroge sur les raisons qui ont poussé sa mère à l’abandonner sur le quai d’une gare et sur l’amour que cette dernière éprouvait pour elle.

Quand survient la mort de sa mère, les interrogations de la narratrice s’intensifient. Le souvenir de sa mère la hante davantage. Une nuit, au cours d’une  pluie, elle a l’impression d’entendre la voix de sa mère.

Le monologue de la narratrice fait place à un doux murmure, un doux dialogue entre mère et fille…

J’ai aimé lire cette confidence familiale, ce regard porté sur le lien entre une mère et  sa fille, un frère et une sœur, une tante et une nièce…

Moi qui avais vécu la plus grande partie de ma vie sans les miens !

Sans communication, sans complicité.

Sans vécu, sans histoire commune.

Une famille à laquelle j’appartiens, mais qui n’est pas vraiment ma famille.

Comme je le veux !

Je n’ai pas senti les odeurs de la nuit avec ma famille.

Je n’ai pas vécu les moments essentiels avec ma famille.

J’ai jeté un regard vers les miens et j’ai compris que j’étais riche de nos communications, de notre complicité, de notre vécu, notre histoire commune. Ce livre m’a rappelé combien être entouré des siens est si important !

L’histoire est linéaire, les rebondissements sont inexistants mais cela n’empêche pas de  passer un bon moment de lecture. Le ton de la narration rend l’histoire très prenante.

J’ai aussi apprécié les notes d’humour de Ken Bugul.

 

Je n’aime pas la plaisanterie. Elle est souvent de mauvais goût.

Tout le monde ne sait pas plaisanter, à mon avis.

Il faut allier intelligence, finesse d’esprit, raffinement et générosité pour plaisanter.

Une plaisanterie doit faire rire et non faire ricaner.

Avez-vous déjà lu Ken Bugul  ? Lequel de ses livres avez-vous préféré ? 

Quelle autobiographie vous a marqué dans votre parcours de lecteur passionné ?

Publié dans Quand on est célib'

Les poux du célibataire

poux du celibataire

Ça démange, ça indispose.

Ça s’accroche, se reproduit à une vitesse record.

Ça résiste, il est souvent difficile de s’en débarrasser.

Leur présence affole.

De quoi est-il question : de poux mais pas ceux auxquels vous pensez.

Ce sont des poux immatériels, invisibles qui indisposent le célibataire : la nostalgie du passé, les émotions, le regard sur la vie de l’autre, l’obsession.

La nostalgie du passé

“La nostalgie ? Ça vient quand le présent n’est pas à la hauteur des promesses du passé.” Neil Bissondath

“La nostalgie est un poison.” Gao Xingjian

“Il y a dans la mélancolie assez de poison pour tuer un homme.” Maurice Toesca

Quand on est célibataire, le repos mental est important. Qu’est-ce que j’entends par repos mental ?  Ne pas passer beaucoup de temps dans le souvenir, oublier le passé et ce qui n’est plus.

Les souvenirs sont dangereux. Un seul regard en arrière peut modifier notre état d’esprit : nous rendre triste ou heureux.

Oublier ce n’est pas renier, oublier c’est ne pas faire une rumination mentale, ne pas penser sans cesse à telle ou telle chose, y consacrer beaucoup de temps et d’énergie. Il n’est pas question de renier l’existence de beaux moments vécus avec vos ex mais de ne pas méditer sur ce que vous aviez et de le comparer à votre situation actuelle.

Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers l’avant est ma devise.

Je ne pense plus à mes anciennes relations amoureuses. Je ne laisse aucune place à la nostalgie car je sais qu’elle peut entraîner tristesse et amertume.

Le regard sur la vie de l’autre

Plusieurs copines de notre promotion se marient et immédiatement, la guillotine menace de tomber sur notre espérance. Ce que l’autre a nous renvoie à ce que nous n’avons pas, ce que nous cherchons ardemment.

Porter un regard sur la vie de l’autre n’a rien de nocif s’il est bref mais le regard intensif, lui peut être très toxique.

Le premier regard que l’on porte par exemple sur les photos de mariage d’une amie est généralement adressé à la situation et à la personne. On est d’abord content de voir que la robe de mariée est belle, la cérémonie s’est bien passée puis de voir l’amour que reflète les mariés. Le 1er regard est extérieur, on survole en quelque sorte.

Le deuxième regard que l’on porte va plus en profondeur. Notre esprit va maintenant chercher une correspondance entre l’extérieur et l’intérieur et va conduire au schéma émotionnel suivant :

envie et amertume.JPG

Vous voulez le repos émotionnel ? Ne passez pas plus de 5 minutes dans la vie de l’autre, contentez-vous d’un seul regard sur la situation.

Pour n’avoir qu’un seul regard, il faut être conscient que chaque vie est unique et les chemins de vie différents. Nous n’avons pas les mêmes parcours, objectifs, buts, les m souffrances, les mêmes succès alors la vie de l’autre (CTRL+C ) ne peut pas être notre vie (CTRL+V).

Restons concentrés sur nos vies, nous avons tant de choses à faire avec elles…

Les émotions silencieuses : la peur et la tristesse

On retrouve deux émotions permanentes chez le célibataire désespéré : la peur et la tristesse.

Le célibataire désespéré a peur de l’abandon, peur de la solitude, peur de passer à côté de l’amour, de la passion, de la vie de couple et familiale. Le célibataire désespéré a peur que l’avenir sentimental se présente mal.

Comment vaincre cette peur ? Arrêter de spéculer sur l’avenir et réduire le degré d’importance que nous accordons à la vie de couple. Pour aller plus loin dans cette idée, cliquez ici.

La Tristesse, se prolonge de un à plusieurs jours. Imaginez toute l’énergie que l’on perd en étant triste, toutes ces choses sur lesquelles nous passons parce que nous sommes dans cet état !

Comment éviter la tristesse ? En la remplaçant par ce qu’elle n’est pas. Qu’est-ce qu’elle n’est pas ? Je vous invite à le trouver vous-même. 😀

L’obsession

Manger est un besoin mais la boulimie transforme ce besoin en pathologie.

Votre besoin d’avoir un homme ou une femme dans votre vie est normal mais ne transformez pas votre besoin en pathologie, en boulimie.

Que votre besoin d’avoir un partenaire ne soit pas un besoin incontrôlable, une obsession qui puise toute votre énergie. Si vous êtes concentré sur votre désir de trouver le partenaire qu’il vous faut, fonder enfin une famille, vous ne ferez rien de constructif dans votre vie et pourtant comme dit plus haut, nous avons beaucoup de choses à faire de notre vie et elle est très courte.

Quittez la branche de l’obsession et saisissez celle du « lâcher prise« . J’ai trouvé un article très intéressant sur le sujet, ça vous fera du bien de le lire.

Voilà, vous avez tous les ingrédients pour vous débarrasser de ces poux alors …