Publié dans Arrêt sur une oeuvre

TTL 88 : Army of Me and You de Billy London

 Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: A comme…

Anglais

Amour

Army of me and you

Madeline Mpoyi made a choice to focus on the sweeter things in life; chocolates, strawberry laces and sherbet. After all, those things happened to be a million miles away from her childhood and her desperate escape from war-torn Rwanda. To thank the soldier who did all he could to help her and her father flee the horrors of her former homeland, Madeline sends boxes upon boxes of treats to give that same soldier a small glimpse of sweetness wherever he may be. To give him a thank you that can never truly be enough…

Captain Nathaniel ‘Cain’ Goldsmith never served in Rwanda. His father, Major Nathaniel Goldsmith did and never speaks of what happened there. In the midst of his own tour in Afghanistan, Cain begins to receive mysterious packages filled with his favourite things. He hadn’t realized how much he had come to depend on the mysterious Madeline’s sweet letters and even sweeter care packages. On his return to the UK, Cain has Madeline in his sights, deeply intrigued to discover the woman behind the confectionery…

Je triche un peu parce que Army of me and you fait partie de mes 5 dernières lectures mais il sonne comme une évidence. Il est en écrit en anglais, il y est question d’amour et le titre commence par A.

La 4e de couverture a vraiment attisé ma curiosité. J’avais envie de découvrir Madeline. Cette jeune femme d’origine rwandaise, qui pour remercier le soldat qui les a aidés, son père et elle, à fuir les horreurs du génocide, lui envoie des boîtes de friandises en Afghanistan.

Avant de débuter la lecture, j’ai imaginé Cain en Afghanistan rerecevoir les lettres et friandises et se demander qui est cette femme, à quoi ressemble-t-elle. J’ai imaginé son impatience à rentrer au Royaume Uni afin de découvrir sa bienfaitrice en chair et en os. J’ai imaginé leur première rencontre puis les prochaines, les sentiments d’amour s’installant lentement mais avec une profonde intensité. J’ai habillé cette romance de rose bonbon et rouge passion en pensée.

L’auteure a pris une autre voie. Le premier chapitre débute avec la rencontre de Cain et Madeline à Londres. Le courant passe très vite entre eux, l’attirance sexuelle entre vite en jeu.

Si j’ai trouvé le début haletant, le décor de l’histoire se mettant rapidement en place, j’ai trouvé par la suite que la romance est allée trop vite. La passion entre nos héros se ressent mais j’ai plus ressenti une passion sexuelle qu’une passion amoureuse. Il m’a manqué de la profondeur dans es sentiments, des complications ou obstacles à leur vie de couple.

Si l’histoire d’amour m’a moyennement convaincue, j’ai été touchée par l’évocation du génocide contre les tutsi et les retrouvailles émouvantes entre Madeline et le père de Cain.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Le silence des collines – Béatrice Uwambaje

Une Rwandaise témoin du génocide revient, 23 ans après, sur les lieux du drame. Entourée de son fils survivant et de ses deux enfants métis, elle tente de rétablir la relation avec ceux qui sont désormais les acteurs d’une société transformée. Le personnage-narrateur, un double qui regarde l’auteur, observe, se souvient, scrute, analyse. A la fois intime et pudique, son récit oscille entre évocation, litanie, métaphore passé, présent. Un témoignage sensible et puissant sur ce que peut la littérature après l’irréparable.

l'Afrique écrit

Elle s’appelle Mutesi. Témoin, victime du génocide des Tutsi en 1994. Son mari et sa mère n’y ont pas survécu. Elle retrouve son pays 23 ans après la tragédie. Comme un pèlerinage, elle revient sur les lieux du drame.

Si avec Scholastique Mukasonga, les collines murmurent, avec Béatrice Uwanbaje, elles sont sous silence. 

Et toutes ces collines de Buhoro, Kabali, Mvuyekure ? Celles-là auraient pu dire quelque chose tout de même ! Elles lui appartenaient comme on appartient à une mère bienveillante ! Elles ont aussi brillé par leur silence…

Mutesi fait la rencontre d’un Rwanda transformé. D’un Rwanda moderne qui ne se lamente pas, est allé de l’avant.

Si au début de ma lecture, j’ai eu l’impression que Mutesi en voulait à ceux qui avaient décidé d’aller de l’avant après le génocide des Tutsi de 1994,  détestait ce que son pays était devenu, j‘ai compris par la suite que ses mots cachaient une grande douleur. Mutesi n’avait pas encore réglé ses comptes avec le passé.

– Mana we, Mon Dieu, je crois que nulle part ailleurs dans le monde, les tueurs n’ont été plus efficaces dans leur « travail ». Tuer n’aura été aussi bien fait que dans cette ville.

A ce niveau de tueries, de barbarie, ce n’était plus vraiment le « travail » ! C’était purement et simplement de « la haute couture ». Méticuleux comme il faut ils étaient.
Méthodiques, studieux, nous les avons vus aller de maison en maison, de quartier en quartier comme si un trophée les attendait à la fin de la saison… On aurait dit qu’aucune négligence, aucune légèreté, ne leur était permise. C’est avec une précision exemplaire qu’ils ratissaient quartier par quartier, colline par colline. Aucune ruelle n’a été oubliée…Les finitions étaient parfaites.

En plus, comprendre signifierait peut-être pardonner,
Et je n’ai pas la force de pardonner, qui que ce soit.
Tant pis, je serai de ceux qui ne sauront jamais pardonner.
De ceux qui se contentent de faire semblant.

Aller de l’avant ne signifie pas oublier. Je suis admirative de ce Rwanda qui a réussi à relever la tête, a décidé de penser en nation et non en clan ethnique. 

– Mais non Mutesi, quelle question ! Les cartes d’identité « ethniques» n’existent plus, la seule réalité reconnue aujourd’hui est qu’il n’y a pas d’ethnies au Rwanda, il n’y a que des Rwandais.

Ce roman témoignage ne figure pas dans mes lectures mémorables mais j’ai beaucoup apprécié l’évocation de la culture du Rwanda, ses rites, l’organisation des familles et l’insertion des proverbes.

« Ne te lasse pas de crier d’être en vie et tu n’entendras plus d’autres cris ».

« Les enfants élevés par une femme seule doivent avoir l’intelligence de n’importe quel autre enfant, à laquelle il faut ajouter l’intelligence des orphelins. »

La plume de l’auteure est une première fois pour moi. J’ai découvert une plume lyrique, un style accessible, descriptif qui m’a parfois lassée en raison des répétitions et de la baisse d’intensité dans les péripéties narrées.

Christmas

Éditeur : Sépia

Date de publication : Mars 2019

Nombre de pages : 262

Disponible aux formats papier et numérique 

Roman présélectionné pour le Prix les Afriques 2020

fleur v1

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Tous tes enfants dispersés – Beata Umubyeyi Mairesse

Peut-on réparer l’irréparable, rassembler ceux que l’histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et son enfant métis Stokely. Mais après des années d’exil, quand Blanche rend visite à sa mère Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se parler, se pardonner, s’aimer de nouveau ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d’où il vient. Ode aux mères persévérantes, à la transmission, à la pulsion de vie qui anime chacun d’entre nous, Tous tes enfants dispersés porte les voix de trois générations tentant de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui. Ce premier roman fait preuve d’une sensibilité impressionnante et signe la naissance d’une voix importante.

l'Afrique écrit

Roman choral. 3 générations prennent la parole, dévoilent leur intimité, habillent leurs douleurs, crient leurs silences. Immaculata, Blanche, Stokely sont unis par les liens du sang. Mère, fille, petit-fils.

3 voix qui évoquent le génocide des tutsi, l’exil, la culpabilité, le deuil, les relations intergénérationnelles rompues à cause de la distance, de l’histoire tragique.  

Le génocide des tutsi est un sujet douloureux qu’il m’est parfois difficile de lire. L’auteure ne décrit pas en détail les scènes de violence_ fort heureusement_mais les blessures non refermées. Elle évoque brièvement les pogroms des années 60.

La double culture et la transmission culturelle font également partie des thèmes percutants évoqués dans ce roman. 

Pour la mère de Stokely, ça ne s’était pas passé ainsi. Quand le père et la mère ne partagent pas la même langue maternelle, laquelle l’emporte ?

La transmission culturelle, le déracinement sont des sujets d’actualité notamment dans mon pays où rares sont les enfants du 21e siècle qui comprennent leur langue.

En France, l’assimilation fait également perdre les racines.

Tu vois ici des gens arrivent d’ailleurs depuis toujours. Des Italiens, des Russes, des Portugais, des Marocains, des Maliens. Les langues des pères et des mères ont été transmises sur une ou deux générations, elles ont parfois été coupées très vite parce qu’il fallait que les enfants deviennent de vrais Français. 

J’ai découvert la belle plume de l’auteure: un style maîtrisé, une écriture aérienne, un langage parfois châtié. Tous tes enfants dispersés est un roman qu’il faut lire lentement pour accueillir les silences, épouser les chagrins.

Christmas

Éditeur : Autrement

Date de publication : Août 2019

Nombre de pages : 256

Disponible aux formats papier et numérique 

Roman présélectionné pour le Prix les Afriques 2020

fleur v1

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Un dimanche à Kigali : Le film VS le livre

En cherchant une romance de couple mixte à regarder sur Youtube, je suis tombée sur Un Dimanche à Kigali. Un film de Robert Favreau produit en 2006.

Kigali, printemps 1994. Nous sommes à quelques mois après le début du génocide des Tutsis. Le journaliste québécois Bernard Valcourt, après avoir été bloqué à la frontière tente de retrouver Gentille.

Qui est-elle ? Une jeune femme de 22 ans serveuse à l’Hôtel des Milles Collines où Bernard logeait. Le journaliste réalisait depuis quelques mois un reportage sur le Sida.

Avant de devoir quitter le pays, Valcourt la cherche chez leurs amis communs, dans différents lieux dévastés. Sous forme de flash-back, on découvre leur histoire.

Bernard tombe amoureux de cette jeune femme qui pourrait être sa fille. Elle est belle, élancée. Une romance mixte naît au milieu des tensions croissantes entre les communautés Hutus et Tutsis.

Gentille a une carte d’identité Hutu mais elle a le physique raffiné des Tutsis. La menace d’extinction des Tutsis ne l’exclut pas. Valcourt cherche des moyens de la sauver du génocide. Hélas !

Le film est à la fois doux et violent. Il est intense, poignant et relate l’horreur du génocide rwandais, la cruauté de l’humain. J’ai vu l’ampleur de la folie, de la haine et la beauté de l’amour. Je n’ai pas pu retenir mes larmes jusqu’à la fin.

Le film s’est focalisé sur le silence du Canada, on survole le silence coupable de l’ONU, des Belges et Français ce qui est un peu dommage lorsqu’on veut cerner tous les contours de ce génocide.

Le casting est convaincant, les personnages attachants, les décors simples. Le film n’est pas visuellement époustouflant, il n’est pas comparable à Hôtel Rwanda mais il vaut le détour pour l’émotion qu’il suscite.

 


LE LIVRE

A la fin du film, j’ai fait des recherches sur les acteurs et ai découvert qu’il est une adaptation cinématographique du livre Un dimanche à la piscine à Kigali de Gil Courtemanche. Je me suis hâtée de le lire.

Image associée

284 pages de lecture. Le récit débute autour de la piscine de l’hôtel des Mille-Collines avec sa clientèle de coopérants, d’experts internationaux, de bourgeois rwandais. C’est un dimanche tranquille. Ils parlent, rient et boient. Ils ont une vie paisible.

On découvre Valcourt, codirecteur d’une télévision, initiative du gouvernement du Canada dont la première mission devrait être éducative, en particulier dans les domaines de la santé communautaire et du sida. Un projet auquel Valcourt ne croit plus deux ans après son arrivée au Rwanda. Il tourne maintenant un documentaire sur le Sida et ces héros à Kigali.

Valcourt a une obsession : Gentille. Leur attirance est d’abord sexuelle. Dans le film, c’était enrobé, moins brut.

Le sexe est très présent dans le livre. Il y a beaucoup de scènes lubriques. Le sexe est perçu comme un moyen pour se soustraire aux souffrances, c’est également un instrument de domination, de vengeance.

Au fil des pages, on ressent la haine des hutus envers les tutsis et on en connaît l’origine.

Lentement, le narrateur nous dirige vers le génocide, la violence des massacres. Ce génocide a été minutieusement préparé. Des listes avaient été préparées : politiciens de l’opposition, hommes d’affaires, journalistes, curés activistes.

On tuait les hommes d’un coup de feu ou d’un coup de machette, savant et précis. Mais les femmes n’avaient pas droit à une mort claire et nette. On les mutilait, on les torturait, on les violait, mais on ne les achevait pas. On les laissait aller au bout de leur sang, crachat par crachat, pour les punir d’avoir mis au monde tant de Tutsis…

Le scénario du  film s’inscrit à 70% dans la logique du roman. Certains faits du livre ont été modifiés notamment :

  • la peau couleur de café au lait de Gentille. Dans le film, elle est plutôt chocolat noir
  • le mariage de nos tourtereaux et l’adoption de la fille de Cyprien
  • le journal de bord de Gentille…

J’ai apprécié ma lecture. L’auteur a respecté la chronologie du génocide, a mis en évidence la non-implication de la communauté internationale, le silence des journalistes. J’ai moins apprécié les longueurs et la fin que j’ai jugée trop rapide.

Ai-je plus aimé le film que le livre ? Je trouve qu’ils sont complémentaires.

 

Un amour interdit Alyssa Cole

 

Chacun possède dans ses gènes tout le Bien et tout le Mal de l’humanité. L’un et l’autre peuvent toujours surgir comme une tornade apparaît et détruit tout, là où quelques minutes auparavant ne soufflaient que des brises chaudes et douces.

 

Tu vois chaque pays possède une couleur, une odeur et aussi une maladie contagieuse. Chez moi, la maladie c’est la complaisance. En France, c’est la suffisance, et aux Etats-Unis, l’ignorance.

Et au Rwanda ?

Le pouvoir facile et l’impunité. Ici, c’est le désordre absolu.

J’ai le corps long des Tutsis et la détermination paysanne des Hutus. Je me regarde et je sais que je fais un heureux mélange. Et si tous les sangs qui s’entrecroisent dans mes veines ne me font pas de maladies, c’est peut-être qu’ils peuvent s’entendre.

 

Quel livre / film avez-vous découvert cette semaine ? 

 

fleur v1

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Souvenirs d’enfance avec Petit pays de Gaël Faye

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l’harmonie familiale s’est disloquée en même temps que son «  petit pays  », le Burundi, ce bout d’Afrique centrale brutalement malmené par l’Histoire.
Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d’orage, les jacarandas en fleur… L’enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

mon-avis-de-lecture

J’ai tenu à lire ce livre pour trois raisons :

  1. Il a reçu des prix (mon challenge de lecture en 2017)
  2. Je le classe dans la littérature africaine
  3. J’en ai entendu beaucoup de bien

Gaby est un homme mûr mais avant il a été un enfant. Franco-rwandais, il est né à Bujumbura. Il raconte avec douceur ses souvenirs d’enfant avant la guerre et pendant celle-ci. Il m’a fait découvrir le Burundi : ses allées, ses odeurs, les habitudes des Bujumburais. 

J’ai souri en lisant ses bêtises d’enfant, les moments passés avec ses amis : les jumeaux, Gino, Armand.

J’ai fini par perdre mon sourire quand les conflits politiques ont débuté. Au Burundi comme au Rwanda, ils trouvent leurs sources dans la haine que se vouent les Hutu et les Tutsi. 

J’ai quitté le climat doux, innocent, insouciant de l’enfance, j’ai été projetée dans le monde violent des adultes où le pardon est un art difficile, la rancune tenace. 

Dans ce roman, tous nos sens sont sollicités :

  • On voit des familles unies et des familles ravagées 
  • On sent le parfum de la joie et l’effluve de la mélancolie,
  • On entend les éclats de rire et les gémissements de souffrance,
  • On touche l’espoir et le désespoir,
  • On goûte au temps du bonheur et du malheur. 

Le narrateur évoque avec retenue l’horreur du génocide rwandais et de la guerre civile burundaise. Guerre civile dont j’en sais un peu plus grâce à ce livre. 

L’attrait de ce livre réside dans l’alliage parfaitement dosé de la douceur et de la violence, du comique et du drame.

Ce fut une belle lecture sur l’Histoire de la région des Grands Lacs, le devoir de mémoire, l’amitié, l’éloignement de sa terre natale. Il est temps pour moi de découvrir l’auteur en tant que chanteur. Avez-vous des titres à me proposer ?

Christmas

  • Broché: 224 pages
  • Éditeur : Grasset (24 août 2016)
  • Collection : Littérature Française
  • Poche: 224 pages
  • Éditeur : Le Livre de Poche (23 août 2017)
  • Collection : Littérature & Documents

Extrait

dav

 

Je vous ai préparé un joli calendrier de l’Avent littéraire. ❤ Pour découvrir le jour 1, cliquez ici

 

 

fleur v1

 

Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque 25 : C’est la guerre !

Print

Le TTL est de retour, ça faisait longtemps ! Il revient surtout à la date anniversaire de ce rendez-vous littéraire ! Je tiens à remercier BettieRose, l’initiatrice de cette sympathique lucarne littéraire. J’ai fait de belles rencontres de blogs et de livres.

Vous pouvez retrouver tous les thèmes ICI et n’hésitez pas à me dire les thèmes que vous avez beaucoup aimés. 

Le thème de la semaine est Comme un air d’automne. Ne m’inspirant pas du tout, je reprends le thème de la semaine dernière que je n’ai pas pu faire. 

C’est la guerre ! (guerre ou conflits, disputes etc). J’ai immédiatement pensé à ce livre lu quand j’étais plus jeune. 

Résultat de recherche d'images pour "michelle habiakame"

 

Ce roman est un témoignage émouvant : celui de Michelle Habiakamé, jeune adolescente rwandaise de quatorze ans qui perd ses parents dans le conflit barbare qui oppose les Hutu aux Tutsi. Ce témoignage posthume, captivant et instructif, est riche en enseignements. Il rappelle l’histoire rwandaise et africaine et apporte un éclairage nouveau sur les affres du conflit interethnique rwandais ; cet ouvrage montre toute l’importance de la recherche de la paix.

J’ai toujours un pincement au coeur quand j’évoque ce livre. Je me rappelle des larmes que mon innocence a versées en pleine lecture.

L’ONU estime qu’environ 800 000 Rwandais, en majorité tutsis, ont perdu la vie durant ces trois mois. D’une durée de cent jours, ce fut le génocide le plus rapide de l’histoire et celui de plus grande ampleur quant au nombre de morts par jour. 

Ce qui s’est passé au Rwanda a été terrible. Il faut aller de l’avant mais il ne faut pas oublier afin que cela ne se reproduise jamais plus.

Je vous propose la lecture d’un poème d’une jeune rwandaise trouvé sur le site Waza Online.

 

Souvenirs et paix par Annick Gikundiro

Ils ne vieilliront pas comme nous, qui sommes condamnés à vieillir,
Au coucher du soleil et au petit matin
Nous nous souviendrons d’eux.

Nous sommes en effet les chanceux et les malchanceux,
Étant ceux qui ont survécu pour raconter les histoires de ceux que nous connaissions

Nous sommes ceux qui portent ces cicatrices des choses vues, faites et perdues

Nous sommes ceux qui ne devons jamais laisser ceux qui ne sont plus là être oubliés par les nouveaux,
Nous sommes ceux à qui on n’aura jamais besoin de rappeler que « Nous nous souviendrons d’eux »

Comme nous sommes ceux qui se souviendront toujours de ceux qui sont de notre famille,

Je ne connais pas vos noms, mais je sais que vous êtes morts
Je ne sais pas d’où vous veniez, mais je sais que vous êtes morts,
C’était l’un pour l’autre, par balles et obus, la folie que vous avez endurée
Côte à côte, par les blessures et la douleur.

Je ne peux pas savoir, je n’y étais pas, c’est au-dessus de ma compréhension
De savoir le tribut qu’entraîne la bataille, l’intention résolue

De continuer, jour après jour, pour tout ce que vous aimiez et espériez
De vivre en paix une vie heureuse, loin de la guerre sanglante

Me voir défiler avec ceux dont je me souviens,
Mais ce n’est avec mes pieds que je bas le pavé de la parade,

Je me demande pourquoi pas moi
Et puis un jour une réponse
« Garde ces souvenirs et transmets-les
Pour que la jeunesse puisse apprendre et retenir »

Me voici à nouveau poussée
Devant les souvenirs d’une nation,
20 ans déjà et nous disons :
« Rappelle-toi avec courage, n’oublie pas, mais continue »

Vous resterez dans nos cœurs et nos esprits
Et dans les rochers et les collines et ruisseaux,
Aussi longtemps que l’amour et l’espoir et les rêves
Demeurent sur la terre et dans le ciel,
Même s’il ne me reste plus rien,
J’ai encore les souvenirs de ce que nous ressentions

Ils ne sont pas loin de nous,
Mais ils font partie de nous
Car l’amour est éternel,
Et ceux que nous aimons sont avec nous

Pendant toute l’éternité.

Je prie pour la réconciliation et l’unité de mon peuple, afin que nous ne nous faisions plus mal, pour que personne n’ait plus jamais peur. 

 

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ou pour le thème Comme un air d’automne ?

 

GM signature

Publié dans Revue cinéma

TAG CINEMA : le 7e art de Grâce Minlibé

Je rédigeais ma revue du film THE CEO quand j’ai été illuminée, la Muse du blog m’a demandé de faire un TAG qui porterait sur le cinéma !

Chers amis, c’est avec un immense plaisir que je vous parlerai des films qui m’ont marquée. 

 

tag-cinema-grace-minlibe

 

1) Petite question d’introduction, quand je vais au cinéma, quelle est la place où je préfère aller m’asseoir ?

Les sièges du haut, en milieu de rangée.

2) Ai-je déjà quitté la salle au milieu d’une séance ? 

Non, je suis une jusqu’au boutiste. Je termine toujours les livres même ceux qui m’ennuient, j’en fais autant pour les films. 

3) Passons aux choses sérieuses. Quel film m’a révélé un de mes acteurs favoris ?

Résultat de recherche d'images pour "60 secondes chrono"

Cet excellent film d’action m’a révélé le talentueux Nicolas Cage.

Après ce film, j’ai regardé : Bangkok DangerousPrédictionsBad Lieutenant : Escale à La Nouvelle-OrléansGhost RiderBenjamin Gates et le Trésor des Templiers

4) Dans quel film aurais-je aimé avoir un rôle ? 

Résultat de recherche d'images pour "la chute de Londres"

C’est un excellent film d’action. Le suspense est présent du début à la fin, pas de temps pour s’ennuyer. J’aurais aimé jouer le rôle de Lynne Jacobs, directrice du United States Secret Service

Résultat de recherche d'images pour "la chute de Londres lynn jacobs"

5) Un film que j’aurais aimé écrire/produire

 

Résultat de recherche d'images pour "Django_Unchained"

J’ai été épatée par la qualité de ce film et la façon dont a été traitée l’esclavage. La réalisation est sans bavure, les dialogues savoureux, l’interprétation étonnante. J’aimerais écrire et produire des films de cette qualité. 

6) Un film que j’ai regardé plus d’une fois

Résultat de recherche d'images pour "something new film"

Grande fan des couples mixtes, j’avais adoré le couple formé par Sanaa Lathan et Simon Baker. J’ai aimé leur rapprochement, leur essai, leur rupture. Bref, j’ai tout aimé.

J’avais emprunté le DVD à ma coloc de l’époque. Je le regarde au moins une fois chaque année. 2016 a été une exception 😀

Résultat de recherche d'images pour "something new film"

7) Le couple d’acteur qui me ferait rêver à l’écran 

Keanu Reeves, l’amour de ma vie et Halle Berry, une actrice que j’admire pour son talent et sa beauté. 

Résultat de recherche d'images pour "keanu reeves"

Résultat de recherche d'images pour "halle berry"

8) Le dernier film que j’ai vu en salle

the-ceo-un-film-de-kunle-afolayan

 

 

9) Un film dont j’ai regretté d’avoir payé la place

Résultat de recherche d'images pour "only god forgives"

Je n’ai jamais vu un film aussi insipide que celui-ci. Le film est sans scénario, tout est prétexte à tuer, violenter. Seul Dieu peut réellement pardonner tant d’imperfections dans une production. 

10) Un film qui m’a boostée 

Facing the giants.jpg

Un puissant film qui nous rappelle la puissance de la gratitude même dans les moments sombres, un film qui a ranimé ma foi et m’a rappelé qu’avec Dieu tout est possible.

11) Un film qui m’a révoltée 

Résultat de recherche d'images pour "twelve years a slave affiche"

J’ai toujours mal au coeur quand je regarde des films qui traitent de l’esclavage. Je suis toujours révoltée quand je vois des humains se croire supérieurs à d’autres à cause de leur couleur de peau et quelle couleur ! 

#Blacklivesmatter

12) Un film qui  m’a donné envie de tomber amoureuse

Résultat de recherche d'images pour "THE  bodyguard"

Ce film ne prend pas une ride et la cause : c’est une romance à l’état pur. Simple mais profonde. Kevin Costner er Whitney Houston m’ont fait grandement rêver, leur duo est juste parfait !

13) Un film qui m’a fait flipper 

Le dernier en date qui m’a fait flipper est 

Résultat de recherche d'images pour "dans le noir affiche"

Une famille en proie à une mystérieuse créature qui ne vit que dans le noir.
Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Mais quand elle est partie de chez elle, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines. Désormais, c’est au tour de son petit frère Martin d’être victime des mêmes phénomènes surnaturels qui ont failli lui faire perdre la raison. Car une créature terrifiante, mystérieusement liée à leur mère Sophie, rôde de nouveau dans la maison familiale. Cherchant à découvrir la vérité, Rebecca comprend que le danger est imminent… Surtout dans le noir.

Chez moi, on dit :  ouaiye c’est du bon ! J’ai eu très peur de cette ombre malfaisante qui se nourrit de la peur. 

14) Un film où j’ai failli mourir de rire

Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Un casting de feu, un scénario hyper délirant, ça donne un film génialissime. J’ai ri, ri, ri…. 

Résultat de recherche d'images pour "astérix et obélix mission cléopatre"

15) Un film qui m’a fait pleurer comme une madeleine

Résultat de recherche d'images pour "hôtel rwanda"

Le film retrace l’action de Paul Rusesabagina, un hutu, gérant de l’hôtel quatre étoiles Les Mille Collines à Kigali, qui abrita et sauva 1268 Rwandais tutsis et hutus modérés dont sa propre famille, menacés par le génocide rwandais de 1994. J’ai pleuré d’impuissance, de colère face à la méchanceté de l’homme. 

16) Un film dont j’ai aimé un personnage en particulier

 

WAR ROOM est un film fascinant plein d’humour et d’engagement qui explore le pouvoir que la prière peut avoir dans le mariage, l’éducation des enfants, la carrière professionnelle, l’amitié et d’autres domaines de notre vie.

Image associée

J’ai beaucoup aimé Miss Clara, son rôle d’intercesseur, sa vie de prière. C’est un modèle pour moi. J’ai beaucoup aimé le rôle qu’elle a joué dans la vie d’Elizabeth. Ca a été une véritable connexion divine.

17) Si je devais passer une soirée avec un réalisateur, ce serait 

Mel Gibson, le réalisateur de la passion du Christ. J’ai tant de questions à lui poser sur ce film qui m’a permis de voir réellement ce que Christ a enduré à la croix pour moi et pour toi également. 

Résultat de recherche d'images pour "la passion du christ"

J’espère que ce tour dans ma cinéthèque vous a plu. Avez-vous vu ces films ? Vous ont-ils plu ?

Avez-vous envie de vous prêter au jeu ? J’ai hâte de lire vos réponses aux 17 questions en commentaire.

fleur v1