Publié dans Quand on est célib'

Tête sur les épaules, pieds sur terre, cœur dans la poitrine

Ce que l’on a désiré pendant des années est enfin là !

On espérait quitter les rangs du célibat, pouvoir écrire notre histoire d’amour et les cieux nous ont entendue !

Fini le « jeûne forcé » !

Il est enfin là, l’homme qu’on attendait !

Les premiers jours on n’arrive pas à croire qu’on est enfin en couple, qu’on fait des programmes de soirée à deux !

On baigne dès lors dans une euphorie qui peut nous coûter cher…

garder le coeur dans sa poitrine

Avez-vous déjà été affamée ? Si vous ne l’avez jamais été, il vous sera difficile de comprendre où je veux en venir.

Quand on est affamée, on s’en fiche qu’un plat soit mal présenté ou dégueulasse tout ce qu’on veut c’est MANGER !

Ventre affamé n’attend point un repas de gourmet.

“Tout ce qui apaise la faim paraît bon.” Proverbe chinois

 

“Un homme qui a faim n’examine pas la sauce.” Socrate

Quand on l’a en bouche, on s’en fiche de son vrai goût. Le goût n’est pas le désir à combler,  remplir le vide de notre estomac, si. On mange sans penser aux probables indigestions et diarrhées.

Une personne restée célibataire sur une longue durée peut avoir l’air d’une affamée au moment où se présente une possibilité de vie en couple. Elle ne fera pas attention à l’aspect de l’homme qui se présente à elle, tout ce qu’elle voudra c’est enfin avoir une vie de couple.

“Quand on a faim, une citrouille vaut mieux qu’un carrosse.” Thérèse Amiel

La célibataire affamée ne considère que le contenant, la surface (la vie de couple) et non le contenu (l’homme). Elle voit ce que cet homme lui apporte et non pas ce qu’il est.

affamée

Quand on débute une nouvelle relation après avoir durement subi  le célibat, on est porté par le sentiment que procure la réalisation du désir. On s’en fiche un peu de l’état dans lequel se présente cette nouvelle relation, ce qui compte c’est d’avoir retrouvé les sensations de la vie de couple.

“La faim est mauvaise conseillère.” Virgile

 

“Un homme qui a faim n’est pas un homme libre.” Adlaï Stevenson

 

Quand on est affamé, on prend rarement les bonnes décisions et partager son intimité avec un homme est trop délicat pour qu’on ne prenne pas le recul nécessaire avant d’entamer la relation.

 

Mais comment peut-on éviter d’arriver au stade de célibataire affamée ?

 

En cultivant la patience.  La patience est l’aptitude de quelqu’un à se maîtriser face à une attente, à rester calme dans une situation de tension ou face à des difficultés, ou encore la qualité de persévérance.

 

« La patience est une qualité capable de faire des merveilles dans le quotidien, mais aussi plus globalement tout au long de la vie. L’une de ses vertus les plus remarquables est qu’elle donne le temps de réfléchir et de prendre du recul pour analyser une situation sous plusieurs angles. Armé de patience, l’individu est plus apte à prendre son temps avant de passer à l’action et ainsi de mûrir ses décisions. Il peut mettre en perspective ses choix et leurs conséquences, se préservant des décisions et des actions trop hâtives. Cette attitude réfléchie offre la possibilité, en général, de rester en accord avec ses valeurs, principes ou buts initiaux et garder une cohérence dans son itinéraire de vie global.

L’art de l’attente est par son effet indirect, une attitude propre à protéger l’individu de ses propres impulsions, mais aussi des sollicitations extérieures.

L’observation, la persévérance et l’attention soutenue (générés par la patience), permettent une meilleur compréhension du monde, des relations et des enjeux qui animent la société. Dans une démarche de construction, d’entreprise ou de création, la patience est souvent la clef de voûte qui signe les plus grandes réussites. La patience est en germe, l’antidote à la peur de l’échec, l’anti-stress naturel contre la frénésie du monde, mais aussi et surtout la meilleure manière de goûter intensément le présent (et non l’immédiateté ou le futur) ! » Source :  Scribium

 

J’ajouterais : une bonne façon d’augmenter notre patience est de bien réfléchir à ce que nous pourrions obtenir si nous étions impatients.

 

La patience est un fruit, son jus est la sérénité (permettez que je fasse un triple saut arrière, je viens d’écrire une citation !!!! 😀 )

précipitation

 

Selon vous, comment peut-on éviter d’arriver au stade de célibataire affamée ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Avez-vous goûté aux vins d’amour ?

L’une des causes de ce blog est de vous partager ce que je trouve beau dans le monde artistique et d’inclure la poésie dans vos habitudes.

En cette belle journée ensoleillée, je veux vous enivrer à travers l’un des poèmes de Chafr Bronzor, membre du groupe Poètes à l’honneur sur Facebook.

 

Vins d'amour

LES VINS

Il est des vins qui d’une gorgée
Vous givrent, vous emportent
Pantois et las comme une porte
Aux grincements mal cadencés.

Et d’autres vins fins comme lin
Dont les effluves vous portent
Vous cajolent, vous dorlotent
Pour des amours de nasses d’airain

Et ces vins frais millénaires
Qui éblouissent vos âmes et sens
Puis, pour votre joie, se dépensent
Et d’une goutte lénifient vos nerfs.

L’amour est un vignoble
Les femmes en sont les vins
Certaines vous prennent la main
Et d’autres des gouffres ignobles.

Bon dimanche en poésie !

Si vous avez envie de vous abreuver aux sources poétiques de Chafr Bronzor, n’hésitez pas à vous inscrire sur le groupe Poètes à l’honneur.

Publié dans Histoires

Couleurs automnales – #BYNFRENCHCHALLENGE

pour byn

Ce mois, la sympathique communauté des bloggeuses/youtubeuses noires francophones a choisi comme thème  pour le  BYN French Challenge : « Couleurs automnales». 

J’ai eu peu de temps pour me préparer et ma muse partait dans tous les sens.

Après mille et une interpellations, elle s’est enfin canalisée et a choisi UNE voie. J’espère que c’était la bonne. 😀

 

Elle s’appelait Harmonie

 

2 et 2 ne font pas 4

2 et 2 font 22

22 secondes, 22 jours …

22 janvier ? 22 février ? 22 mars ? Aucune de ces dates n’a autant de valeur que le 22 septembre, le début de la fin, le plaisir de la souffrance…

 

 

En entrant dans ce magasin en début d’après-midi pour fuir la pluie diluvienne qui s’abattait sur la ville, jamais je n’aurais cru frôler mon double, découvrir mon autre.

Devant nos penderies respectives, nous avions opté de porter ce jour-là les mêmes couleurs : un haut rouge marsala et un pantalon bleu foncé. Notre stupéfaction, ton doux rire mêlé au mien si saccadé, nos sourires et numéros échangés, tout me revient en mémoire. Les souvenirs sont permanents et quand je refuse de leur ouvrir la porte, ils s’évertuent à entrer par la fenêtre.

 

Nous avions les même attitudes automnales : nous prenions un café chez Starbucks, toi à la gare du Nord, moi à la gare de l’Est.

Notre pause déjeuner s’effectuait dans les parcs pour profiter de cette nature qui laisse tomber sa robe classique verte pour une robe moulante rouge et jaune.

 

Nous étions sur la même longueur d’ondes. Nos tenues vestimentaires étaient en harmonie :

 

Le lundi, nos tenues se teintaient de gris souris lumineux

 

Le mardi de vert kaki

 

Le mercredi de jaune moutarde

 

Le jeudi de rouge marsala et bleu foncé

 

Le vendredi du chic rouge vif

 

Le samedi  de vert d’eau

 

Le dimanche de gris foncé  parce qu’à notre entendement le dimanche n’était que l’ombre du lundi.

 

Nous étions sur la même longueur d’ondes : nous projetions de faire un  doctorat dans l’une des prestigieuses écoles américaines, désirions découvrir l’Afrique Australe, avoir notre seul et unique enfant à 33 ans.

 

Tant de goûts similaires auraient effrayé le commun des mortels mais moi, cela m’enchantait. Je n’étais plus seule, j’avais trouvé mon autre.

Octobre est passé et dans mes yeux a disparu le regard d’amie que je posais sur toi. Tu étais devenue la sœur jumelle que je désirais, qui ne m’avait jamais été donnée par la providence.

L’automne apportait la monotonie aux autres habitants de Paris, à nous, elle apportait de la vivacité, de l’énergie. Je n’avais pas besoin de faire le plein de magnésium, de calcium et de vitamine C, tu étais là…

Notre harmonie était si puissante, si intense !

Nous étions la matinée et l’après-midi, pile et face d’une pièce de monnaie , nous étions UN

A peine, une pensée formulée à ton égard que tu m’appelais. Je partageais tes migraines, mes règles étaient devenues douloureuses. J’étais toi… jusqu’à ce mardi où tu es arrivée avec ce manteau orange tangerine.

J’avais respecté notre code couleur et je me trouvais ridicule. Tu étais assise à ma droite mais j’avais l’impression d’être à ta gauche, d’être différente, d’être une autre personne. Quand je t’avais demandé la raison de ce changement de code couleur, tu m’avais dit que tu avais besoin de fuir la routine, de changer tes habitudes. Ton regard doux et triste me disait bien que j’en faisais partie.

Nos rencontres se sont espacées dans le temps, la durée de nos appels s’est rétrécie. La lumière de nos échanges a faibli, notre relation a pris froid.

Tu avais décidé de faire un MBA en Afrique du Sud, fini notre projet de doctorat.

Tu avais décidé de faire un enfant maintenant, fini le projet de donner mon prénom à ta fille.

Tu avais trouvé ton autre, ton semblable. L’énergie que tu me donnais, tu la fournissais maintenant à celui que je ne serais jamais : un homme…

 

© Grâce Minlibé

 

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