Publié dans Ma poésie

Mots d’une mère à son fils et vice versa

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C’est parfois si…

Entre lui et moi, il y a
Une fusion et des abandons
De la fierté et du déshonneur
Une attente et des absences

Entre lui et moi, il y a cet amour
Sincère mais parfois si…

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Entre elle et moi, il y a
Berceuses et éclats de voix
Lourdes exigences et indulgence
Cris de peine et larmes de joie

Entre elle et moi, il y a cet amour
Authentique mais parfois si…

Entre mère et fils, il y a
Des étreintes et des mésententes
Du soutien et de l’affection
Des coups et des réconciliations

Entre mère et fils, il y a cet amour
Indéfinissable mais parfois si…

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© Grâce Minlibé 14/02/2015

J’ai écrit ce texte suite à un appel de textes sur un texte. Il s’agissait d’une demande d’une chanteuse (la cinquantaine) qui aurait aimé avoir une chanson parlant de la relation entre elle et son fils ou sa fille. J’avais également un autre texte que vous pourrez lire ici.

Je les ai écrits avec beaucoup d’entrain mais je n’ai eu aucun retour. J’ai été un peu peinée mais je ne regrette pas. Je compte m’exercer à être une parolière. Qu’en pesnez-vous ? Comment trouvez-vous le texte ? Aidez une parolière en devenir 😀

Publié dans Ma poésie

Deux femmes penchées sur un berceau

Enveloppées dans un silence, elles l’observent de la tête aux pieds. Elles ne perdent rien de ses mouvements. Elles écoutent ses pleurs, ses cris. Son visage n’est pas très gai mais elles le trouvent si mignons !

Elles ont le regard fixé sur un bébé, mon bébé. Ce bout de chou qui représente ce que j’étais, ce que je ne suis plus.

Fruit de révolte intérieure, fruit des peurs, fruit du rejet ; cartographie d’une période adolescente, ce bébé  est le souvenir d’une page qui a été tournée. 

De très près ou de loin, elles le fixent, s’interrogent. Elles me regardent, sourient. Elles m’ont reconnue à travers lui. 

Deux femmes pétillantes ont lu Chimères de verre, mon gros bébé et elles ont apprécié leur lecture. Jusqu’ici, je n’ai eu aucun retour négatif de lecteurs et qu’est-ce que ça me fait plaisir ! 

 

L’avis d’Audrey, blogueuse littéraire 

« Quand je lis un recueil de poésie, je réalise toujours une première lecture suivant scrupuleusement l’ordre établi par l’auteur puis, je m’en remets au hasard ou à mon humeur du moment pour picorer un poème par-ci, un poème par-là.

Le cerveau humain a cette horreur du vide et son corollaire, ce besoin de réponses qui font que, presque miraculeusement, cette lecture anarchique est souvent porteuse de sens. On découvre un sens caché derrière les mots ou l’on s’aperçoit d’une profondeur dans l’enchaînement des vers qu’une lecture plus superficielle ne nous avait pas permis de saisir…

Les poèmes de Grâce Minlibé en sont un parfait exemple. D’un abord très simple, ils offrent un agréable moment de lecture d’autant que la plume de l’auteure se révèle fluide et plaisante. Puis, si l’on prend le temps de relire attentivement les poèmes, on découvre toute la sensibilité et la profondeur qui s’en détachent.

Au final, en fonction de son vécu, de sa personnalité et du moment où l’on parcourt l’ouvrage, chacun ressentira ces poèmes différemment, mais la plupart du temps, avec une certaine intensité émotionnelle. En effet, à la lecture de ses vers, on se rend compte que la poétesse se met à nu pour nous confier, comme elle le ferait au creux de l’oreille d’une confidente ou en couchant ses pensées sur un journal intime, tous ses maux en mots. On devine ainsi une femme sensible, à fleur de peau… En d’autres termes, une femme touchante. »

Vous pouvez lire son avis complet ici

 

 

L’avis de Zélie, blogueuse littéraire

« Que de musicalité dans les poèmes de Grâce Minlibé, l’auteur a réussi son pari de produire des poèmes avec des rimes à chaque vers et une lecture aisée et aérienne.

J’ai aimé lire ce recueil, je l’ai savouré par petites touches. Les poèmes sont très longs pour certains et ils racontent à chaque fois une histoire ou un sentiment. Et ça, j’aime beaucoup dans les poèmes. Ils restent obscurs mais s’expriment.

82 pages de poèmes, de belles rimes bien construites, des poèmes tristes, des poèmes pleins d’espoir, des poèmes sombres.

Un livre de qualité du début à la fin, les poèmes sont d’une intensité incroyable et m’ont obligé à reprendre mon souffle à de nombreuses reprises.

J’ai trouvé dans ce recueil Chimère de verre des poèmes écrits avec le cœur, de la plus simple des manières mais avec un contenu et une identité très riche. »

 

Vous pouvez lire son avis complet ici

Voilà les amis, vous savez ce qui vous reste à faire. Agréable journée et je vous souhaite en avance un excellent week-end. 

 

good-day

Publié dans Ma poésie

Chronique de Chimères de verre par Afro Plumes

Afro Plumes a lu Chimères de verre et elle vous en dit ce qu’elle en pense.
Si vous aimez l’inconnu qui vous semble connu, n’hésitez pas à plonger dans l’univers de Chimères de verre 😉

Afro plumes

« Une plume, un livre, un résumé »

Chimères de verre

J’ai le plaisir d’inaugurer cette rubrique avec « Chimères de verre« , un recueil de poèmes écrit par Grâce Minlibé, auteur et poétesse ivoirienne.

C’est sur Facebook que j’ai découvert l’auteur et ai eu envie de lire son oeuvre. Assez facilement, j’ai pu passer la commande de son recueil sur le site de la Fnac, mais il m’a quand même fallu faire preuve d’une grande patience avant de le recevoir. Ce qui représente à peu près un mois voire un mois et demi.

J’ai été super excitée en recevant le mail m’informant de son arrivée et sa mise à disposition. Et j’ai donc pris le temps de ma pause déjeuner pour aller le retirer.

Après une longue queue de 15 min d’attente (c’est vrai que ce n’est rien quand on a attendu pratiquement deux mois et pourtant), c’est avec cette…

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Publié dans Interviews, Ma poésie

Rencontre avec … Grâce Minlibé

Si j’étais contée…
J’aime les interviews encore plus quand c’est moi qu’on interviewe. 🙂
Grand merci à Afro Plumes d’avoir permis que je m’exprime sur son blog. Si vous voulez en savoir plus sur moi, n’hésitez pas à lire mon interview.

Afro plumes

Jeune poétesse bien malheureusement méconnue de beaucoup, Grâce Minlibé, se livre aux lecteurs d’Afro Plumes sur sa passion pour l’écriture, à travers cet interview que j’ai eu l’honneur de mener il y a quelques mois. Rencontre …

1. Bonsoir Grâce, comme il est de coutume sur AP, je vais te demander de te présenter.
Je suis une jeune femme d’origine ivoirienne rêveuse et introvertie qui a plongé dans la mer de la lecture en enfance et dans celle de l’écriture dans l’adolescence. Je suis l’auteure enchantée du recueil de poèmes Chimères de verre et co-auteur du recueil de nouvelles Une nuit avec Baker.

2. D’accord. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta plongées dans le monde de l’écriture? Qu’est-ce qui t’as fait faire le grand plongeon, passer de lecteur à écrivain ?
Je ne vais pas parler du journal intime que toute jeune fille introvertie tient de manière…

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Publié dans Ma poésie

Avec Chimères de verre, on est satisfait ou remboursé

« Tu es bien gentille mais la poésie et moi ça fait deux. Je n’aime pas la poésie, j’y suis indifférente. Je n’y comprends rien, c’est trop confus pour moi. »

Nos préjugés nous font passer à côté de beaucoup de merveilles…

Je vous invite encore une fois à dépasser vos préjugés sur la poésie et découvrir une poésie qui vous ressemble

Voici 2 bonnes raisons de lire Chimères de verre :

1. Vous retrouverez les événements qui ont marqué votre adolescence et votre vie sentimentale.

La première fois, le premier amour, le premier sourire, le premier rendez-vous, les premières larmes… Chimères de verre est votre voyage dans le passé, votre miroir. Dans Chimères de verre, je parle de moi en parlant de vous…

« Elle se livre à nous comme elle le ferait dans un journal intime et cette façon qu’elle a d’écrire, qui s’inspire de faits réels et d’émotions ressenties, la rapproche de ses lecteurs et nous touche en plein coeur tant ses mots sonnent justes. » Manou, blogueuse littéraire

2. Vous ne vous ennuierez pas 

Dans Chimères de verre, les thèmes abordés sont variés. Je parle d’amour mais pas que… Je parle de racisme, de mauvaise gouvernance, de paternité, d’identité culturelle, de secrets de femme.  

Vous aurez droit à un florilège d’émotions : peur, surprise, joie, tristesse, colère.

« Ses poèmes, très rythmés, sont parsemés de pointes d’humour, d’espérance, et de rêves. Un joli recueil à découvrir ou à offrir qui saura toucher tous les publics dès l’adolescence… » Manou, blogueuse littéraire

La version numérique de Chimères de verre coûte 1,99 euros. Laissez-vous tenter et si vous n’êtes pas satisfait, vous serez remboursé 🙂 

Pour lire l’avis complet de Manou, cliquez ici

Pour acheter le recueil, cliquez ici

Petit bonus : un extrait audio du poème L’homme caméléon. 

 

Publié dans Ma poésie

Je veux le prince charmant !

Avez-vous un idéal d’homme ? L’avez-vous déjà rencontré ? Le cherchez-vous encore ? 

A-t-il plus de qualités morales que physiques ? 

le-prince-charmant

Le mâle idéal

Je recherche l’homme idéal
Mon moi nécessite un vrai mâle
Quelqu’un qui sache me tenir tête
Et qui ne possède pas de dette

Sa classe devra être celle des intellectuels
Maîtrisant à la perfection l’art du gestuel
Ce gentilhomme devra être beau comme un dieu
Entretenir des vertus et rien d’odieux

Il faudra qu’il me surprenne
Tel un bolide, que rien ne le freine
Il devra me couvrir de baisers au réveil
A chaque instant, tenir mes sens en éveil

Jamais nous ne connaîtrons la monotonie
Chaque jour, il me comblera d’inédits
Qu’il me fera goûter avec son âme d’enfant
Posséder un tel homme serait si sécurisant !

Hélas ! Ce prototype ne court pas les rues
Ce modèle d’homme est encore inconnu
Voyez ! Je ne suis entourée que de malotrus
Hélas ! Ma guigne n’a pas encore décru

Je n’ai plus qu’une carte en main : organiser des castings
Trouver un homme simplet et le façonner via des trainings
Je n’espère qu’une chose: trouver le prince charmant
Celui dont toutes les femmes parlent en dormant

© Grâce Minlibé
Poème écrit en 2008

Publié dans Ma poésie

L’amour dans le bleu de ses yeux

Yadad… J’ai écrit ce texte à la demande d’une amie fidèle. J’avais écrit Ewa à la Saint-Valentin pour magnifier l’amour pour une femme et elle aussi a voulu un poème qui magnifiait l’amour pour un homme. J’espère que vous l’apprécierez. 🙂

 

Montage créé avec bloggif

 

Mon bel ami laisse voir dans ses yeux
Une bonté de cœur dont il fait l’aveu
Son parfum dégage cette odeur d’abandon
De soi. Aimer tendrement est son plus beau don

Il a dans sa voix cet air qui me fait chanter
Sur sa peau une douceur qui m’apporte sérénité
Sur ses lèvres se dessine l’immense ferveur
De donner vie au plaisir avec ardeur

Mon bel ami a cette singulière présence
Qui est vitale et se ressent même à distance.
Ah ! Mon Daoud ! L’avez-vous vu quand il rit ?
Son visage rayonne et tout mon être s’éblouit.

L’avez-vous vu quand gaiement il sourit ?
C’est un instant précieux que je chéris.
David est mon consolateur, mon protecteur
Ma vision du couple, il en a été le réformateur

Ce cœur qu’il a mis avec dextérité à l’abri
Des perfides l’avaient laissé en débris
Il a retracé patiemment ma route de l’amour
Mes défauts, il les supporte avec humour

David est et restera ma douce folie
En mon âme, il lit inquiétude et non-dit
David est mon présent et mon avenir
L’ange qui a effacé mes amers souvenirs

© Grâce Minlibé 11/02/2015 _ 23h42

 

 

Publié dans Ma poésie

Parce que tu ne changeras pas

En attendant la publication d’une nouvelle série de poèmes, je vous présente un poème que j’ai écrit quelques jours après la publication de Chimères de verre.

C’est une réponse à un poème de Stevy Opong : Mea Culpa 

Mea culpa

Je suis désolé de me rendre compte de ta valeur
Que maintenant que tu es partie, mon âme sœur
Pour ces vagues promesses que je n’ai pas tenues
Et pour ces regards tristes que, hélas, je n’ai pas lus

Je suis désolé de ne pas te convenir, alors que tu es
Mon tout, mon début, ma fin ; ma joie porte ton nom
Comment me sentir vivre quand ton départ m’a tué ?
Entre terre et ciel, nos étreintes traçaient un pont

Depuis que tu es partie mes pensées t’appartiennent
Je marche sur mon ego pour t’avouer que tu me manques
Et mes jours s’assombrissent de plus en plus, ma reine
En l’absence du soleil que tu dégages, et que tu planques

Je suis désolé d’être moi, cet imbécile gavé de défauts
Reine de mon cœur, sculpte-moi selon ta convenance
Afin d’entrer dans le moule de tes volontés, et mes sens
Guidés par les seules lois de ton corps et de tes mots

« On n’apprend la valeur d’une chose que quand on la perd »
Je suis désolé de ne comprendre ces paroles de grand-père
Que maintenant que tu n’es plus là, que tu es partie loin
Je suis tellement désolé ma sylphide, mais s’il te plait reviens

Stevy Opong 15/08/14 – 09h49

 

Tu ne changeras pas

J’ai pleuré quand j’ai lu ton mea culpa,
Découvert tes mots pleins de douceur
Mon âme a été émue car pour la première fois
Tes sentiments se sont manifestés avec ardeur

J’ai replongé dans ce passé où j’étais seule à t’aimer
Culpabilisé de ce présent où nous sommes éloignés
Imaginé un futur où nous serions deux, enfin heureux

Et pourtant, je ne retournerai pas près de toi
Je ne rechercherai plus la chaleur de tes bras
Je ne viendrai pas quérir tes câlins savoureux

Quand on aime, on pardonne me disait ma mère
Sais-tu pourquoi il m’est impossible de le faire?
Parce que celui que tu es aujourd’hui disparaîtra.
L’imbécile en toi se réveillera, il réapparaîtra

Tu me demandes de te sculpter,
Toi que Dieu n’arrive pas à dompter?
Me crois-tu capable de faire cet exploit?
Faire d’un enfant un roi?

Tu vénères mon absence plutôt que ma présence
Si je reviens, j’aurai encore droit à ton indifférence
Loin des yeux, près du cœur, tu aimes ainsi
Si je reviens, notre couple marchera avec des « et si »…

Grâce Minlibé 14/12/2014 -16h32

 

Que vous inspire ce poème ? Qu’en pensez-vous ? Dites-moi tout

Publié dans Quand on est célib'

Confessions d’une célibataire obèse

Montage créé avec bloggif

On peut être mince et obèse à la fois. Oui, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, je l’ai été. Physiquement, je suis mince mais j’étais obèse intérieurement. Je portais en moi une graisse d’émotions et de pensées négatives. 

Je n’ai pas toujours été une célibataire épanouie. Il y a 5 ans, je n’aurais pas tenu les propos que je tiens aujourd’hui sur le célibat ; il y a 7 ans, je vivais mal mon célibat. Je détestais ma minceur parce que les hommes que je convoitais recherchaient des femmes bien en chair. Je détestais mon visage parce qu’il était loin de ressembler à celui de Barbie. Mon dialogue intérieur était nourri de plaintes parce que j’attirais des hommes qui ne me plaisaient pas.

J’étais pleine de pensées négatives : « Je n’attire que ce que je mérite. J’ai trop de défaut physique, je ne suis pas belle à plein temps. » Ces paroles passaient en boucle dans le lecteur de mon esprit. Je ne me comprenais pas ;  je me dévalorisais sans cesse parce que je ne me connaissais pas. Je m’en voulais même de ne pas être une autre. Cette fausse perception m’avait éloignée de moi.

J’ai entassé cette mauvaise graisse, j’ai accumulé toute cette dévalorisation, ce mal-être. Je portais en moi toutes mes mauvaises expériences sentimentales, je me regardais tout le temps à travers leur miroir. Elles étaient mes compagnes.  

Je promenais beaucoup mes regards, identifiant en chaque homme qui me plaisait un potentiel compagnon. Disons les choses telles qu’elles sont : j’étais instable émotionnellement. Je vivais un désordre émotionnel. Extérieurement, cela ne se voyait pas.

Je sais cacher ce qui ne va pas mais ce qu’on ne montre pas extérieurement s’entasse à l’intérieur de soi et peut être un frein à notre épanouissement.

En 2012, j’ai fait une rencontre. Je connaissais déjà cette personne mais je l’ai redécouverte cette année-là. La rencontre a été intense et m’a poussée à prendre une décision : entrer dans le repos. Ne plus faire de ma vie sentimentale un objet d’inquiétude.

J’ai arrêté de voir mon avenir qu’à travers le prisme du mariage. J’ai reconsidéré le but de ma vie.  Ma vie doit compter, peu importe que je sois engagée dans le chemin du célibat ou du mariage. 

Ma vie en Christ a renouvelé mon intelligence émotionnelle, éliminé le superflu d’émotion. Christ m’a appris que l’épanouissement se trouve dans le repos. Depuis cette découverte, j’ai quitté petit à petit le désordre émotionnel. 

J’ai appris à ne pas faire de mon enveloppe charnelle, un sujet d’inquiétude. Je ne serai jamais miss univers mais qu’est-ce que ça change à ma destinée ? Je suis célibataire mais qu’est-ce que cela change à mes ambitions ? Je ne suis pas incomplète, vidée de tous mes talents, de ce que je dois apporter au monde. 

J’ai vidé mon âme de tout ce qui l’encombrait et pouvait l’empoisonner. Je fais attention à tout ce qui nourrit mes pensées, tout ce que je vois, tout ce qui entre dans mon cœur.  Je ne veux plus retrouver cette obésité émotionnelle.

Vous êtes peut-être en obésité émotionnelle. Si vous n’éliminez pas cette graisse de pensée négative, vous finirez par vous empoisonner. Entrez dans le repos. Retrouvez votre sérénité, balayez toutes ces pensées négatives, ces émotions qui vous font plus de mal que de bien. Soyez une célibataire en forme : ni maigre, ni obèse. 

Etes-vous une célibataire épanouie ? Comment y êtes-vous arrivée ? Ma foi chrétienne m’a permis d’atteindre l’épanouissement et vous, comment vous faites ? Je serai ravie de lire votre expérience.  

signature coeur graceminlibe

Publié dans Anémone

Jamais un sans deux

jamais un sans deux

Anémone – Chapitre 3 

Je suis rentrée de l’hôpital, il y a neuf jours. Heureusement qu’on n’avait pas commencé à aménager la chambre du bébé, ça m’aurait effondrée. J’ai fait une fausse couche spontanée avant d’avoir eu l’occasion d’annoncer à mes proches que je portais la vie en moi.
J’ai perdu mon bébé avant de l’avoir senti bouger en moi. J’ai échoué dans mon rôle de mère : je n’ai pas pu garder mon enfant, je n’ai pas su maintenir sa vie.

Lary me dit d’éviter ces pensées, je ne suis ni auteure, ni propriétaire de la vie.
Il en a, des paroles de sagesse en réserve. Il les sort pour taire mes larmes mais la sagesse ne me guérira pas. Elle n’effacera pas cette perte, cette 1ère tentative échouée.

J’évite de croiser ma voisine, je me sens tellement moins femme qu’elle. Elle a deux enfants en bonne santé, qu’ai-je moi ?
J’évite de regarder mon ventre. Lui donner des coups ce n’est pas l’envie qui me manque.

«Mon utérus n’était peut-être pas encore tout à fait prêt à garder la vie.» C’est l’unique hypothèse qu’a retenu Docteur Assezo pour expliquer ma fausse couche. Il m’a conseillé d’attendre encore un peu avant de retenter l’expérience. Je ne dois pas paniquer, la prochaine fois se passera mieux, mon utérus sera habitué. M’a-t-il dit avec le sourire.
Pfft ! Attendre, je ne fais que ça…

Je me sens tellement vide ! Je me sentirais inutile sur cette terre s’il n’y avait pas mes bouts de chou de la petite section. Ils sont mon bol d’air frais, je leur donne tout mon amour de femme destinée à être mère. Comment ferai-je quand l’année scolaire prendra fin dans deux semaines ?

****
J’aurais entamé mon sixième mois si la Providence m’avait laissé le choix de donner la vie. Lary aimerait bien qu’on retente l’expérience mais je sais qu’avoir un enfant ne motive pas son désir. Il aimerait qu’on retrouve notre intimité, l’extase ; il ne veut que ça.
Je n’ai pas envie de recommencer, je veux juste continuer, reprendre là où l’on m’a stoppée dans mon élan.
Je lutte contre la tristesse, m’évade comme je peux à travers la lecture et les visites familiales mais mon abîme m’engloutit lorsque je vois ma belle-mère être aussi attentionnée envers son unique petit-fils et dire qu’elle n’a que lui. J’ai l’impression qu’elle fait exprès.
J’ai profité des vacances scolaires pour aller passer du temps à Vavoua, là où ma mère passe ses vieux jours. Elle m’a sermonnée lorsque je lui ai dit que je n’ai plus goût à la vie depuis que j’ai perdu mon bébé. Elle m’a dit : « Une femme ne courbe pas l’échine à la première épreuve. »
Elle a constamment les yeux sur moi, veille à ce que je ne pleure pas. Elle m’a gavée de médicaments traditionnels, ils renforceront mon utérus, m’a-t-elle dit.
Ce séjour d’un mois loin d’Abidjan m’a fait du bien. Je rentre revigorée, prête à être mère à nouveau.

****

J’essaie d’être mère mais pas comme la première fois. Je n’impose aucun régime, mode de vie à Lary. Je n’ai pas envie de forcer les choses pour que la Providence me les reprenne à la fin. Je laisse mon corps se reposer, aller à son rythme. Je serai enceinte quand il sera prêt à accueillir une grossesse. Lary est heureux de mon nouvel état d’esprit.
Une nouvelle année scolaire a débuté et j’ai encore la classe de petite section ; la directrice de l’établissement trouve que j’excelle avec eux.
Mackenzie me manque énormément, sa mère l’a inscrite dans une autre école. Je me fais beaucoup de souci pour cette petite fille, j’ignore pourquoi.

Je suis plus que surprise de trouver Lary devant l’école à la fin de la journée. Il n’y est pas venu depuis deux ans ! Nous rentrons en taxi chez nous. Après un bain langoureux, nous sortons bras dessus dessous. 
Je suis émue lorsque nous franchissons le seuil du restaurant du Sofitel Ivoire. Nous n’avons pas eu une telle sortie depuis si longtemps. Il me tire la chaise pour que je puisse m’asseoir, me couve du regard durant tout le dîner. Je saisis encore plus la chance que j’ai d’avoir un homme aussi aimant à mes côtés.

– Je t’aime. Lui dis-je dans un souffle
– J’ai compris ce que c’est qu’aimer avec toi ma Janyce. me dit-il en me prenant la main
– Nous sommes un si joli couple
Et on formera une si jolie famille. Complété-je en mon for intérieur. Le violent désir d’avoir une famille revient lentement à la surface, j’essaie de le canaliser.

– Janyce, tu as entendu ce que j’ai dit ?
– Désolée, mon amour. Je me demandais comment te remercier pour cette belle soirée.

Il sourit, je mets mon doigt dans le creux de sa fossette gauche. Notre enfant l’aura-t-il ? Le visage d’un enfant passe dans mon esprit lorsqu’il m’interpelle encore une fois :

– Ça te dit qu’on passe le week-end prochain à Yamoussoukro ? Je ne travaille pas, on pourrait en profiter pour changer d’air.

Son implication dans notre vie de couple me touche énormément. Je sais qu’il aura la même attitude pour notre vie de famille et je me réjouis d’avance.
J’ai droit à un massage relaxant lorsque nous rentrons à la maison. Mon mari est un trésor et je ne l’échangerai pour rien au monde.

****

Je souris en lissant les plis de ma robe. Lary a insisté pour que je la porte aujourd’hui. Je ne l’ai jamais vu autant amoureux.
La pause de 10 heures vient de commencer, je peux en profiter pour l’appeler. A l’écart des enfants, j’adresse des mots d’amour à mon compagnon de vie.

Abdallah me propose une part de son gâteau à l’ananas. Il a l’air trop appétissant pour que me vienne à l’esprit l’idée de refuser. Je le remercie, engloutis le morceau. Qu’est-ce qu’il est bon ! Je ne dirai pas non à un autre morceau mais comment le demander à Abdallah ? Je n’ai jamais demandé le goûter de l’un de mes petits.

Nous retournons à nos activités d’éveil. Je montre à Matthieu comment colorier en restant dans le cercle lorsque je suis prise d’une nausée. Je vide mon estomac (et peut-être plus) dans les toilettes.
J’accueille la fin de la journée avec enthousiasme. Je ne me sens pas bien, j’ai eu le tournis tout l’après-midi. J’avale des médicaments traditionnels contre le paludisme dès que je rentre.

Je ne me porte pas mieux les jours suivants. Lary m’a demandé d’aller voir un médecin mais je refuse d’y aller. J’ignore pourquoi mais j’ai peur d’y aller. Je traite mon mal à la cause inconnue avec les médicaments que ma mère m’a remis.
Un fait m’alerte quelques jours plus tard : j’ai une absence de menstruations depuis le mois dernier.

****

Je cours aux toilettes avant que mon mari ne se réveille. Je dois vérifier si je suis enceinte. Mon cœur n’a jamais autant battu la chamade. Et si…
Je ferme les yeux, inspire un grand coup avant de regarder le test de grossesse. Je manque de m’évanouir, les deux barres sont là.

Je glisse le long de la porte d’entrée. Je suis enceinte pour la deuxième fois de ma vie. Je porte instinctivement la main à mon ventre, le caresse. Je vais avoir un bébé.

Je vais discrètement voir mon gynécologue le lendemain. Je saute à son cou lorsqu’il me confirme ce que je sais déjà. Je pleure comme une madeleine quand il m’annonce que j’attends des jumeaux ! Oh ! Dieu n’a pas pris plaisir à mes larmes de souffrance. Voyez, ma récompense !

Lary est surpris par le dîner aux chandelles que j’ai organisé pour nous. A sa question « Que fête-t-on ce soir ? » je réponds en lui offrant un paquet cadeau. Il sourit quand il voit le test de grossesse, lit la carte de compliments que je lui ai confectionnée. Il a des larmes dans la voix lorsqu’il découvre l’échographie.

– Je n’arrive pas à y croire.
– …
– On va avoir des jumeaux. poursuit-il
– N’est-ce pas merveilleux ? complété-je un large sourire aux lèvres. Dieu a entendu mes prières. Il est fidèle, Lary. Il remplace doublement ce qu’on perd. On devrait faire une offrande d’actions de grâces à l’église.

– Deux enfants d’un coup, ça veut dire deux fois de plus de couche, une double scolarité à payer, un…
– Pardon ? l’interromps-je d’une voix tonnante. Je vais te donner deux enfants et tu penses immédiatement à tes finances ?! Quel genre d’hommes es-tu ?
– Désolé, j’ai pensé tout haut. Ce n’est pas ce que je voulais dire. réplique-t-il embêté.
– J’aurais dû garder la nouvelle pour moi. Conclus-je. Et ne t’en fais pas pour les charges, je vais faire mon possible pour que mes enfants ne manquent de rien. Celui qui m’a fait la grâce de les avoir pourvoira à leurs besoins.
– Janyce, écoute. Je ne nie pas que j’ai pris en considération toutes les dépenses en double qu’on aura à faire mais je suis content d’être le père de jumeaux.

Il me prend dans ses bras.

– Je ne ferai plus allusion aux finances, je vais profiter du bonheur d’être père. Pardonne-moi ma chérie. conclut-il en me caressant légèrement la joue

Je l’embrasse légèrement. L’excès de joie dans mon cœur ne laisse aucune place à la rancune. Je laisse les valises de sentiments négatifs sur le quai de la gare avant de monter dans le train de ma vie de mère.

****

Ma belle-mère a voulu me mettre au dos lorsqu’on lui a annoncé que j’attends des jumeaux. Elle est si heureuse ! Elle est à mes petits soins, passe régulièrement me faire de bons plats.
Je suis chouchoutée par ma belle-famille et mon mari et j’en profite. Docteur Assezo suit ma grossesse gémellaire avec attention ; je fais le plein de vitamines, me repose au maximum.
J’entame la nouvelle année avec soulagement et confiance. Je suis à 16 semaines de grossesse, ma 1ère grossesse n’a pas dépassé ce cap. Chaque jour, j’adresse des prières de reconnaissance et de demande de protection à DIEU ; mon miracle ira jusqu’au bout. 

****

J’ai ma deuxième échographie aujourd’hui. Je suis toute excitée, je connaîtrai le sexe de mes bébés. Un large sourire se dessine sur mes lèvres lorsque je les vois à l’écran, j’ai hâte de les avoir dans mes bras, de les câliner. Leurs sexes apparaissent bien à l’écran, j’attends des garçons ! Lary sera aux anges.

Je pleure comme une fontaine quand je les sens bouger pour la première fois. Mes enfants sont en vie et en bonne santé. 

Je m’empresse d’acheter à la fin de ma consultation un livre de naissance pour jumeaux avec des illustrations craquantes et des graphismes tendances. Un espace est dédié à chaque bébé, des pages spécifiques retracent leur caractère, évolution et goûts. J’ai hâte d’inscrire leurs premiers mots, premières bêtises. En attendant, je colle mes échographies.

Je retourne à l’école l’après-midi. Les enfants sont très intrigués par la forme de mon ventre, ils m’ont tous demandé ce qu’il y avait à l’intérieur pour qu’il soit aussi gros. J’ai remarqué que les filles le touchaient plus que les garçons, c’est sûrement l’appel du mâle.

Je rentre exténuée du boulot, heureusement que je n’ai pas à cuisiner et faire le ménage. Yasmine, notre aide-ménagère s’occupe de ces tâches. Je dors au moment où Lary rentre du boulot. Ses doux câlins me sortent du rêve magnifique que je faisais.

– Bonsoir ma reine.
–  Je suis toujours ta reine avec ce masque de grossesse et mes kilos en plus ?
– Tu le seras toujours même avec le crâne rasé. Alors vous êtes des princes ou des princesses ? s’enquiert-il en embrassant mon ventre.

Il exulte de joie lorsque je réponds. Il pense immédiatement à leurs prénoms.

– Raphaël et Gabriel, c’est parfait.
– J’aime bien mais ce serait bien qu’on leur donne deux prénoms, non ?
– Ça ne me dérange pas. répond-il entre deux baisers.
– Leurs prénoms pourraient commencer par les initiales de nos prénoms. Le premier aura un prénom qui commence par L et le deuxième par J.
– Léo Raphaël et Jules Gabriel. Comment tu trouves ?
– Ce n’est pas mal. J’espère qu’ils prendront tout de toi : ton teint clair, ton nez, tes petites lèvres. Tu es tellement beau, mon Lary.
– Et tu es également belle, mon étoile. Je suis tellement fier d’avoir une femme au teint d’ébène avec des lèvres pulpeuses et des formes généreuses. J’aime tout de toi.

Nos lèvres se perdent dans le labyrinthe des baisers fougueux. Je me donne sans retenue à l’homme qui fera de moi une mère.

****

J’entame ma 25 ème semaine de grossesse et je suis déjà à bout. Mes pieds sont enflés, j’ai constamment des crampes et la lombalgie.

Ma belle-mère passe la matinée avec moi. L’après-midi, je le passe avec ma cousine Beryl. C’est mon unique amie et confidente. Elle ne vit malheureusement plus en Côte d’Ivoire mais en Afrique du Sud avec sa petite famille. Elle a bien envie de rentrer au pays mais son mari ne veut quitter le sien que pour les Etats-Unis.

Nous conversons à bâtons rompus durant des heures. Je l’accompagne prendre un taxi en début de soirée. Je rejoins la maison lorsqu’une dame m’interpelle. D’un air inquiet, elle m’annonce que ma robe est tâchée. De quoi ?

Je me mords la lèvre quand elle me dit ma robe d’un vert pâle est toute rouge. J’ignore comment je fais pour arriver à la maison. Yasmine m’accompagne à l’hôpital. Je prie durant tout le trajet, je ne veux pas penser au pire.

Docteur Assezo me prend rapidement en charge. Il me fait une échographie afin de savoir d’où provient le saignement. Je m’alarme lorsqu’il me dit qu’on doit me faire une césarienne pour faire sortir les bébés. C’est trop tôt mais ils ne sont plus en sécurité dans mon ventre. Le visage baigné de larmes, je lui demande d’appeler mon mari. Je veux qu’il soit à mes côtés.

****

Je suis au jardin botanique de Bingerville avec Gabriel, Raphaël et leur papa. Raphaël est suspendu à mon cou, Gabriel à celui de son père. Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau. A leur naissance, je n’arrivais pas à les distinguer.

Je fais descendre Raphaël un instant pour qu’il joue un instant. Il se met à courir, ne voit pas le trou béant devant lui. Je pousse un cri, ouvre mes yeux.

Lary me presse la main, caresse ma joue. Il n’a pas l’air bien, je pose immédiatement ma main sur mon ventre.

– Où sont les bébés ? demandé-je d’une petite voix
– Janyce, tu ne pourras pas les voir aujourd’hui.
– Pourquoi ? Ils sont dans une couveuse ? L’interrogé-je en essayant de me redresser.
– ….
– Ils sont dans une couveuse ? répété-je
– Janyce, ils nous ont quittés. m’annonce-t-il en serrant les dents. Ils n’ont pas survécu. Le docteur n’arrive pas à expliquer leur mort prématurée.
– Je ne comprends pas ce que tu dis. Où sont mes bébés ?
– Je suis tellement désolé, Janyce. J’aurais tout donné pour que cela n’arrive pas mais…
– Tais-toi !

Je crie comme une forcenée pour ne plus l’entendre. Lary appelle le docteur, ils veulent m’administrer je ne sais quoi. Je m’y oppose, je ne veux que mes enfants à l’intérieur de moi. Mes enfants allaient bien, c’est le médecin qui a voulu les séparer de moi.

Je leur ordonne d’aller chercher mes enfants. J’en ai déjà perdu un, je ne veux pas en perdre deux de plus. Je ne le supporterai pas.

 © Grâce Minlibé