Publié dans Ma poésie

Un parfum, une invitation, une possession

Dis-moi quel parfum tu mets, je te dirai qui tu es… Le parfum révèle l’identité de celui qui le porte. 

Je suis sensible à beaucoup de choses en particulier le parfum. Chez un homme, c’est son parfum qui suscite mon intérêt, me séduit, me donne envie d’être dans ses bras et d’y rester le plus longtemps possible.  

Vu que j’écris tout ce que je ressens, je vous dévoile les mots que m’inspirent les parfums  frais, boisés, sensuels, mystérieux,  subtils et forts à la fois. 

Les meilleurs parfums pour homme en 2016

Portée du sillage

Une eau de parfum
Une présence qui s’annonce
On ferme les yeux et on est séduit
On inhale un peu et on est envahi

Une eau de toilette
Des émotions qui se dénoncent
Douceur, ardeur et frénésie
Déclinaison d’une fantaisie

Une eau de Cologne
Des pulsions qui s’activent
Des certitudes qui dérivent
Un mythe qui s’établit

Un parfum, une invitation,
Une surprise, une révélation
Un interdit, une évasion
Une goutte, une possession

© Grâce Minlibé 29/03/15 _ 17h16

 

Gentlemen Only Casual Chic de Givenchy

 

La Nuit de L'Homme d'Yves Saint Laurent

 

Des poètes plus talentueux que moi ont aussi écrit sur le parfum :

 

Le parfum par  Charles BAUDELAIRE (les fleurs du mal)

Lecteur, as-tu quelquefois respiré

Avec ivresse et lente gourmandise

Ce grain d’encens qui remplit une église,
Ou d’un sachet le musc invétéré ?

Charme profond, magique, dont nous grise
Dans le présent le passé restauré !
Ainsi l’amant sur un corps adoré
Du souvenir cueille la fleur exquise.

De ses cheveux élastiques et lourds,
Vivant sachet, encensoir de l’alcôve,
Une senteur montait, sauvage et fauve,

Et des habits, mousseline ou velours,
Tout imprégnés de sa jeunesse pure,
Se dégageait un parfum de fourrure.

Je vous laisse avec quelques publicités de parfum, laquelle vous charme le plus ? Quels parfums masculins  vous font chavirer ?

 

INVICTUS 

 

 

 

 

COTON CHIC 

 

 

 

AZZARO pour Homme

 

 

 

BLEU DE CHANEL

 

 

Bon lundi de pâques à tous ! 

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Ma poésie

Mon père, un être unique

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon tendre papounet d’amour. Je l’aime tellement cet homme ! Je suis infiniment reconnaissante à Dieu qui me permet de jouir de sa présence encore et encore. 

Pour son entrée dans une nouvelle décennie, je lui avais écrit un poème.

Si vous l’aimez, vous pouvez le dédier à vos pères mais n’oubliez pas de mentionner l’auteur. Vous savez combien c’est important. 😀

 

anniversaire-de-mon-pere

Data

A celui qui a accueilli ma naissance
Avec douceur et reconnaissance
A mon père qui m’a soignée et nourrie
Et qui de son cœur ne m’a jamais bannie

Il ne m’a jamais caché la réalité
De la vie et toutes ses difficultés
Il me disait toujours : sois courageuse
Poursuis la vérité et tu seras victorieuse

Il m’a inculqué de vraies valeurs
Je puise en elles mon espoir et mon ardeur
Il m’a appris à ne jamais gaspiller le temps
Avec parcimonie, à l’utiliser à bon escient

C’est à lui que je dois mon parcours
Il m’a tenu la main avec tant d’amour

Je ne le dis pas assez souvent
Mais je l’aime énormément
Je ne fais pas de cela une habitude
Bien plus, c’est une attitude

Mon seul désir c’est te rendre heureux
Car tu m’as permis de l’être
Mon bonheur c’est toi et je peux le reconnaître
Il est bien visible dans le blanc de tes yeux

Je prendrai soin de toi
Aussi longtemps que Dieu voudra
Je recueillerai tes cheveux blancs
Avec respect et pas autrement

A celui qui observe ma maturité
Avec confiance et fierté
A cet homme qui m’a éduquée
Dans la foi et la sobriété

A toi papa, être unique
Je dédie ces notes féeriques

© Grâce Minlibé

 

Joyeux anniversaire papa ! Tu es le visible de mon essentiel. Bisous !

 

Pour ceux qui préfèrent écouter plutôt que lire, vous êtes servis ! 🙂

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Exode Moral

exode moral

Une femme vêtue de blanc en pleine méditation (ou incantation), un oiseau blanc, des bougies, des éclairs, un globe. Ces images qui évoquent la paix et le chaos sont la porte d’entrée à l’exode moral.

Jusqu’où irons-nous dans les hauteurs de la vertu ? Jusqu’où descendrons-nous dans les abîmes du vice ? La vertu finira-t-elle par se confondre avec le vice?

Telles sont les interrogations qui me viennent à l’esprit en regardant la 1ère de couverture de ce recueil de poésie.

La première page tournée, je découvre des vers où se mêlent confessions, souvenirs, satire.

27 poèmes exposent avec le langage et le rythme  de la nostalgie, de la colère ou du dépit :  la souffrance, le vice, la passion, la beauté  et l’abus de pouvoir. 

« Le Poète souffre de lui-même, tel est le destin de son existence

Cet être charitable de bonne humeur et bienveillance

Est une épave, invisible à l’œil nu.

Il porte les stigmates de ce sacerdoce en permanence,

Que vous ne saurez deviner dans son regard perdu »

Le poète souffre de sa bonté, de ses maux, de l’incompréhension des autres. Il souffre de l’amour « souvenir », des tentations auxquelles il cède. Les conseils d’un sage s’évaporent si vite dans sa mémoire…

« Il y a bien sur des personnes comme moi, comme vous

Qui ont déjà consommé les mets succulents de la poubelle.

On y trouve remède balsamique,

Des vices, péchés et déchets recyclés bienfaiteurs de l’âme ;

Des plaisirs censurés au puissant pouvoir thérapeutique,

Lorsque notre cœur et notre âme en manque sont bredouilles,

Nous escaladons la censure et avons recours à d’autres sources. »

« Nous choisirons d’être impur

De nos vices et notre passion, nous serons récidivistes.

La chair sera notre pain quotidien

Nous roterons nonchalamment de satiété. »

Mais il n’ a pas envie qu’elles ne soient que des souffrances. Il désire s’en servir pour arriver à la maturité, la reconnaissance de soi, forger sa détermination et atteindre le succès.

Le Poète ne se voile pas la face, des vices il en a. Il l’affirme : il n’est qu’un homme.

« Je ne suis qu’un homme !

Devant la force de mon vouloir

Je ne peux faire ce qui est à mon pouvoir.

Devant les événements qui me dépassent,

Que veux-tu que je fasse ?

Je ne suis qu’un homme aux limites qui se tracent

Quand par multiples efforts personnels

Je me mets sur la pointe des pieds,

Ma tête qui n’atteint guère le toit du ciel

Me rappelle mon humanité »

Suivant la trace des poètes romantiques, le Poète évoque la beauté de l’amour posthume.

« Te souviens-tu du pacte de notre amour scellé

Sur la terre sainte de l’innocence de nos enfances ?

L’amour à distance a eu raison de nous.

Nous nous sommes affrontés comme on s’est aimé »

Il  évoque la beauté de sa communion avec sa muse, l’inédite beauté de sa bien aimée.

« Qui n’osera renoncer à son vœu de fidélité

Pour l’avoir à ses côtés ?

Qui n’osera renoncer à son vœu de chasteté

Pour espérer l’épouser ? »

Le Poète aime beaucoup, à la folie, passionnément. Il aime entièrement, sans calcul ni raison. 

« Que tu sois la Vierge Marie ou la femme adultère

A qui il faut insensiblement jeter la pierre

Que tu sois l’apôtre Pierre ou Judas

Que tu le renies ou pas

Que tu sois un calvaire ou une aubaine

Que tu incarnes toutes choses vilaines

Que tu pratiques le bien ou le mal

Que tu sois cupide et vénale

Le Poète t’aime d’un amour viril et indélébile »

Le Poète est passionné de son art, son sacerdoce et il le montre tant dans la forme que dans le fond de ses poèmes. 

Le Poète se rebelle, il refuse de se taire. Il dénonce les abus de pouvoir des gouvernants ventripotents, leur politique de dérapage.

« Vous paierez un jour ou l’autre

Le mal que vous infligez insensiblement aux autres.

Exprimez votre malhonnête opulence librement,

Entretenez vos multiples concubines et vos illégitimes enfants,

Envoyez-les hors du pays, comme à l’accoutumée,

Et nous, tuez-nous par vos crimes légalisés.

 

L’ensemble de ces vers ramène le lecteur à sa quête d’équilibre moral. Il l’amène à réfléchir sur la condition du Poète, l’état de sa passion, son engagement tant amoureux que sociétal.

J’ai lu le recueil à deux reprises parce qu’un recueil de poèmes ne se lit pas qu’une seule fois. Il ne m’a pas bouleversée émotionnellement mais il m’ a offert un instant de répit face au rythme effréné de la vie. 

J’espère qu’il aura le même effet, sinon plus sur vous. 

 

Biographie de l’auteur 

Fils d’instituteur, l’enfance de Yahn AKA a été bercée par les susurrements capiteux des pages des livres qu’il recevait comme cadeaux. C’est donc dans la logique des choses qu’il a opté pour l’écriture pour extérioriser le bouillonnement d’idées qui sévit en lui depuis l’adolescence.

Il est animateur d’une émission littéraire sur une radio privée, éditeur et passionné de guitare acoustique.

 

Quelques détails sur l’oeuvre

Nombre de pages : 56

Date de publication : Décembre 2015

Maison d’édition : Editions Maïeutique

 

GM signature

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Le congrès universel des arbres

Je vous retrouve aujourd’hui pour une chronique non pas d’un roman ou d’un recueil de poèmes mais du théâtre moderne à travers « Le congrès universel des arbres« .

Ce livre m’a été donné par mon père (GOD bless him) et je l’ai reçu avec l’enthousiasme des premières fois. 

Le congrès universel des arbres

C’est le premier congrès universel des arbres, Dame Nature en est la marraine. Toutes les espèces sont représentées : les résineux et les feuillus, des plus jeunes aux plus vieux, des plus grands aux plus petits, des plus gros aux plus minces, ceux des villes et ceux des campagnes, ceux des zones froides et ceux des zones chaudes. 

Ce congrès a un but : révéler à tout l’Univers les agressions incontrôlées et inadmissibles des hommes contre les arbres et écouter l’auto-défense des deux bûcherons, pris en flagrant délit d’abattage d’arbres. 

L’ouverture du congrès, les travaux en commission, les résolutions du congrès constituent le premier tableau de l’oeuvre. 

Le deuxième tableau, partie la plus dense de l’oeuvre, présente le procès : les chefs d’accusation, l’audition des témoins à charge, l’audition des accusés, le verdict. 

Les arbres ont des droits et cette oeuvre soutient cette affirmation. Ce congrès des arbres nous fait réaliser la négligence dont l’humain use vis-à-vis de ces êtres vivants avec qui l’on partage la planète terre. On se rend compte à quel point l’homme n’est plus en phase avec ses responsabilités premières. 

J’ai appris en lisant l’audition des témoins à charge : le palmier-dattier, l’Acajou, le Sapin, le marronnier d’Inde, le Teck et l’Eau, le témoin exceptionnel. 

J’ai souri en lisant l’audition des accusés et le verdict. Qu’est-ce qu’il est difficile pour l’homme de reconnaître ouvertement ses fautes !

L’auteur partage sa maîtrise en matière de protection de l’environnement, nous incite à nous repentir de nos multiples gaspillages et à prendre une part active dans la protection de l’environnement. 

Ce livre évoque le respect de la vie, il offre détente et éveil de conscience. Il est à lire et à faire lire à nos enfants, la prochaine génération d’hommes.

Homme ! 

Je suis la chaleur de ton foyer par les froides nuits d’hiver,

L’ombre qui te protège lorsque brûle le soleil d’été,

Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table,

Je suis le lit dans lequel tu dors et le bois dont tu fais les navires,

Je suis le manche de ta houe et la porte de ton enclos.

Ecoute ma prière :

Homme ; 

Laisse-moi vivre pour temporiser les climats et favoriser l’éclosion des fleurs,

Laisse-moi vivre pour arrêter les typhons et empêcher les vents de sable, 

Ecoute ma prière, 

Ne me détruis plus

Quelques détails de l’oeuvre

Nombre de pages : 86

Maison d’édition : Nouvelles Editions Balafons

Date de publication : Mars 2016

Biographie de l’auteur 

Homme d’expérience en matière d’Education-Formation, Yaro Kou est co-auteur de plusieurs manuels scolaires et parascolaires. Il a également contribué à l’écriture des nouveaux programmes d’enseignement du secondaire basés sur l’Approche par compétence (APC).

Très sensible aux problèmes environnementaux, il a acquis lors de multiples stages de formation, une expertise en matière de protection de l’environnement. A ce titre, il anime avec beaucoup de dynamisme depuis 1997 une ONG baptisée : « Action des professeurs pour la sauvegarde de l’environnement « . 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Les mécomptes de Kévin

Les mécomptes de Kévin

Après la mort de son père, Kévin se jure d’atteindre ses objectifs : réussir brillamment ses études, sortir sa mère de la misère et assurer à ses proches un bel avenir.

Mais une rencontre amoureuse trouble ses plans et remet en question tous ses projets. Manipulé et acculé, il doit prendre une décision douloureuse pour se sortir de son dilemme : comment choisir entre l’amour de sa vie et l’honneur familial ? 

 

 

 

 

J’aime ces histoires légères en apparence mais si profondes à l’intérieur !

J’aime ces histoires qui surprennent, remuent le centre de nos émotions.

J’aime ces histoires qui nous donnent envie d’être le maître de l’univers capable de changer les circonstances, réécrire l’histoire, changer le destin. 

Les mécomptes de Kévin a été une belle découverte pour moi, un joli moment de lecture.

J’ai partagé les peines de Kévin, ce jeune homme brillant, candidat au baccalauréat qui tenait à réussir et rendre sa mère fière et qui hélas n’a pu atteindre ses objectifs.

J’ai eu envie d’étrangler Ella, cette jeune fille si égoïste, si … 

 

Le style de l’auteur accessible et le vocabulaire limpide rendent la lecture agréable. On est plongé dans l’histoire, on veut aller jusqu’au bout.  

Je n’ai relevé qu’un seul bémol à l’histoire, le fait qu’elle soit axée à 80% sur l’année scolaire de Kévin, ses cours, ses révisions. J’ai trouvé cette partie assez linéaire. 

De ce roman, je retiens une chose : l’amour peut nous élever, il peut aussi nous écraser…

 

 

Biographie de l’auteur

Fonctionnaire dans une structure internationale en Tunisie, Daniel Tchimou Koto est l’auteur d’un premier roman, Une destinée tragique, paru aux Editions du Panthéon. 

 

Quelques détails sur l’oeuvre 

Nombre de pages : 116

Date de publication : Décembre 2014

Maison d’édition : Les Editions du Panthéon 

Prix : 12,80 euros

 

Et vous, quels sacrifices avez-vous fait par amour ? 

Publié dans Histoires

Le Bleu/Le Jean à l’honneur #BYNF Challenge

  Le Bleu Jean à l'honneur

Ce mois, la sympathique communauté des blogueuses/youtubeuses noires francophones a choisi comme thème  pour le  BYN French Challenge : « Le Bleu/Le Jean à l’honneur ». 
J’ai eu du mal à trouver l’inspiration pour produire un texte et un après-midi dans les transports en commun au niveau de la station Total de la Riviéra 2, une scène a pris forme dans mon esprit. Je vous laisse la découvrir.

Blue Jean me suit …

Impossible de dormir sans le climatiseur, ne pas prendre plus de deux douches par jour avec cette chaleur excessive. Abidjan, perle des lagunes, est-elle devenue la maison témoin de l’enfer ? J’ai bien peur que l’intensité de cette chaleur et le montant de ma facture n’aillent crescendo.

Un bref sms d’Edson me rappelle notre rendez-vous prévu au salon de thé Paul à la rue des Jardins. Edson en est un habitué. Il y fait souvent de très bonnes pêches surtout entre 18 heures et 20 heures. 

J’observe le reflet que me renvoie le miroir. Rasé de près, lunettes de soleil sur la tête, chemise en denim par-dessus un T-shirt blanc, pantalon jean noir corbeau, chaussures bateau en denim. Je suis comme un champagne frais :  pétillant à souhait. 

Je n’ai pas à attendre très longtemps, j’ai rendez-vous avec un homme à cheval sur la ponctualité. Devisant tranquillement en sirotant nos limonades, nous ne manquons pas de jeter quelques œillades aux belles jeunes dames assises autour de nous. 

Abidjan regorge de Vénus et…. il y a la reine des Vénus. Me dis-je en regardant la dame qui montait les marches.

Je souris en regardant sa tenue. Elle porte aussi une chemise denim par-dessus un T-shirt blanc, tient fermement un sac en jean. Je laisse traîner mon regard plus bas, elle est en total look blue jean.  Elle avance d’un pas rapide, ne distribue aucun regard gratuit, pénètre dans le restaurant. Je l’observe, je suis complètement détaché des propos que m’adresse Edson. Dommage que je n’ai que le profil de la reine des Vénus à admirer. 

Elle tape des pieds en attendant sa commande. Pourquoi est-elle si pressée ? 

Elle pianote maintenant quelque chose sur son téléphone, discipline quelques mèches rebelles de ses cheveux teintés. Qui est son interlocuteur ? Un chéri qui s’impatiente ? 

Elle sort sans regarder autour d’elle, s’engouffre dans sa toyota Yaris. La Vénus d’entre les Vénus est partie. 

 

****

Yopougon, capitale de l’ambiance populaire, capitale de l’embouteillage. Déjà un quart d’heure que ma RAV 4 n’a pas bougé d’un iota. Et moi qui espérais sortir de Yopougon Niangon Sud avant 18 heures ! 

L’air frais de la voiture me permet de prendre mon mal en patience, j’imagine le calvaire que doivent subir les passagers des bus bondés ou des gbakas (mini-car qui sert de transport en commun).

Il y en a justement un devant moi. Une dame s’évente avec plusieurs journaux en main. Son visage m’est familier et elle porte une robe à épaules dénudées en … blue jean

Ça ne peut être que celle que je surnomme Blue Jean, la Vénus du restaurant Paul, cette femme qui me hante depuis deux semaines. Mon cœur manque un battement quand nos regards s’accrochent. Blue Jean me regarde… 

Sous l’hypnose de son regard, mon véhicule suit la route qu’emprunte le gbaka.

Il s’arrête à la station Renault à Adjamé. Je regarde automatiquement où je peux stationner parce que Blue Jean vient de descendre. Je ne la laisserai pas partir cette fois. 

Comment vais-je l’aborder ? Que faire pour qu’elle veuille bien prendre un verre avec moi ? 

D’un pas alerte, elle emprunte la voie qui mène à la gare des cars UTB.

« Mademoiselle ! » M’écrié-je

Elle ne se retourne pas comme d’habitude. J’essaie de la rattraper toujours en criant ce nom commun destiné aux femmes. J’effleure son épaule pour qu’elle se retourne. L’essence fruitée de son parfum est si grisante… Ma dose de stress augmente quand nos visages sont face à face. Qu’est-ce qu’elle est belle !

Visage hermétique, elle attend que des mots sortent de ma bouche. Je ne me fais pas prier.

– « Bonjour mademoiselle, excusez-moi de vous aborder de la sorte. Ma démarche vous paraîtra sans doute incongrue mais bon. Je vous ai rencontrée, il y a deux semaines chez Paul à la rue des Jardins. Vous étiez comme aujourd’hui vêtue en total look blue jean qui vous va très bien d’ailleurs. Ce soir-là, j’aurais bien aimé partager ma table avec vous mais vous aviez l’air très pressée. L’opportunité se présente à moi aujourd’hui et je n’aimerais pas passer à côté. Voulez-vous prendre un verre avec moi. Je peux attendre le temps qu’il faut si vous avez une course à faire. Je… »

-« Oui mais à une condition. M’interrompt-elle d’une voix fluette »

– Ok. Dis-je en souriant. Et quelle est cette condition ?

La surprise fige mon visage quand elle finit d’égrener le chapelet de ses mots. Je m’étais préparé à tout mais pas à cette terrible condition…

© Grâce Minlibé

 

Découvrez les participations des autres membres de la communauté :

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Vaudace – Fighting Temptation – Tome I

Eloïse Valentine, riche héritière gabonaise de 32 ans, fume des cigarillos à la vanille, jure comme un charretier et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Bien qu’assumant pleinement sa féminité, Eloïse, comme tant d’autres jeunes femmes africaines modernes, ne veut avoir pour destinée celle qui lui est imposée par la société. Lorsque son père, à la veille de la retraite, refuse de lui confier la gestion de l’entreprise familiale, sous prétexte qu’il est grand temps pour elle de fonder une famille, Eloïse refuse d’entendre le tic-tac de l’horloge biologique et voit rouge. Elle quitte l’entreprise sur un coup de tête et intègre une école de stylisme, faisant ainsi sien le rêve de sa mère disparue. Eloïse y retrouve l’énigmatique Monsieur Mugusi, un professeur que la rumeur présente comme un talentueux styliste nigérian déchu, venu cacher sa disgrâce aux raisons mystérieuses au Gabon. Dur, froid et cynique, le séduisant M. Mugusi, ainsi que ses costumes à la coupe irréprochable, ne laissent pas indifférente notre impétueuse héroïne. Entre deux personnalités aussi fortes, l’atmosphère ne peut être qu’électrique, totalement torride. Il suffirait d’un instant d’abandon, d’une étincelle, pour tout enflammer.

Vaudace

Eloïse, tu es ma petite princesse et tu le sais mieux que quiconque. Je t’ai donné tout ce qu’un père peut offrir à son enfant, et bien plus encore. Mais les princesses sont destinées à se marier avec des rois, ma chérie pas à gouverner ou à succéder surtout lorsqu’il y a des héritiers.

Des phrases qui ne laisseraient aucune féministe indifférente. En débutant le récit sur ces notes, l’auteur joue une belle carte et pique l’intérêt du lecteur sensible à tout ce qui touche au féminisme et à l’image de la femme.

J’ai apprécié tout au long du roman ces réflexions sur la définition de la valeur intrinsèque de la femme. Ces réflexions ont parlé à la jeune « célibatante » que je suis et qui croit de tout son cœur qu’un statut matrimonial ne peut en aucune manière constituer la base de la définition de la femme.

Oups ! L’engouement pour le sujet me fait oublier ma routine générale pour les chroniques. Je reviens donc à ces vieilles habitudes qui ne me font pas de mal.

L’histoire est une romance et rien qu’en y pensant, on est tenté de dire qu’on va encore retrouver le schéma classique  du genre harlequin  :

  1. Rencontre des héros
  2. Répulsion – Attirance
  3. Lutte contre les sentiments – Aveu des sentiments
  4. Obstacle sur le chemin – Résolution des obstacles
  5. Happy End

Ces histoires à l’eau de rose insipides, sans aucune surprise et originalité où on connait déjà la fin avant même d’avoir commencé à lire.

En découvrant les profils des personnages principaux, on est tenté de dire qu’on va encore retrouver les clichés de la fille riche qui ne sait rien des difficultés de la vie, du mec riche mais qui n’est pas né avec une cuillère en or dans la bouche. On soupire d’ennui puis de plaisir en découvrant le mets plein de saveur que l’auteur a su concocter à partir d’ingrédients basiques.

Tout commence avec la personnalité d’Eloise, son côté rebelle, pas lisse, indépendante qui ne colle pas à celui de Blanche-Neige ou Cendrillon. Son caractère bien trempé, son audace, ses répliques cinglantes donnent du peps à l’histoire, on est sûr de ne pas s’ennuyer.

Vaudace

Le point de départ de la romance m’a agréablement surprise. N’ayant pas lu la 4ème de couverture, je pensais que Mugusi serait le nouveau Directeur Général de Savannah et qu’on aurait eu droit à un amour de bureau. (mon scénario est carrément tombé à l’eau)

J’ai adoré la toile de fond de l’oeuvre : l’univers de la mode et pourtant je suis loin d’être une fashionista. Ce qui a suscité mon admiration c’est la passion qu’on pouvait lire dans les mots de Mugusi, l’esprit artistique et créateur qui planait au-dessus de cette oeuvre.

Cette oeuvre est inspirante pour tous ceux qui n’ont pas confiance en eux, ceux qui doutent de leur potentialité, ceux  qui ont peur de vivre leur rêve.

Et la romance en elle-même, qu’en ai-je pensé ?

La relation de Mugusi et Eloïse est physique, très érotique. Mugusi est la version très légère du cher Christian Grey.

Je ne suis pas tombée amoureuse de Mugusi, je n’ai pas jalousé Eloïse. Il a une forte personnalité, ce brin mystérieux qui me fait d’habitude chavirer mais je n’ai pas succombé à son charme. Il a manqué ce quelque chose pour que je désire m’abandonner à lui. Vu qu’il n’est pas né pour moi, concentrons-nous sur sa relation avec Eloïse.

Ils forment un duo de feu dynamique et très touchant, leur romance est un beau spectacle. On en vient à se demander si ce couple connaîtra un jour la routine.

Que dire de la forme de l’oeuvre ? Il obéit aux règles du roman psychologique. L’auteur s’est attachée à l’analyse psychologique de ses personnages, a mis en second plan la narration pour favoriser la description des états d’âme, passions et conflits psychologiques des personnages.

Leila Marmelade a un style limpide, ne fait aucune digression, use d’un vocabulaire varié, les dialogues sont présents en quantité suffisante.

En résumé, Vaudace est une oeuvre très agréable à lire pour les sujets qu’elle aborde. Je n’ai pu rester indifférente au passé de Mugusi et à la violence domestique qu’a connue Eloïse.

Ce Tome I s’achève sur des questions en suspens qui font germer en nous le désir de lire avec hâte le tome II.

Laissez-vous séduire par Fighting Temptation, cliquez ici.

vaudace tome I

Ps : j’aurais vu une autre couverture pour ce tome I, un cigarillo qui brûle légèrement pour évoquer la tentation, le danger 😀

Et vous, quel aurait été votre choix de couverture pour ce tome I ?

GM signature

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Jazz et vin de palme

Jazz et vin de palme

Un livre qui figure dans le Top 10 d’une chroniqueuse émérite doit être inscrit à notre « wishlist » et c’est ce que j’ai fait.

Jazz et vin de palme est entré dans ma liste de « livres à lire » fin 2014. Le nom est resté dans un coin de ma mémoire, il s’est fait discret, si discret au point de devenir invisible…

En ouvrant la bibliothèque de mon père, il y a quelques jours grande a été ma surprise de voir Jazz et vin de palme ! Quelle ne fût encore ma surprise de voir que ce livre m’appartenait et que je l’avais reçu comme récompense de fin d’année en 3ème !

Ma bouche dessinant un large sourire, j’ai pris ce qui était mien, pris congé de la terre pour découvrir l’univers que voulait bien m’offrir Emmanuel Dongala sans me connaître.

Il a écrit ce livre pour moi, il a deviné mon goût pour le jazz, les belles lettres, les récits drôles, poignants, inspirants.

Que de belles fleurs lancées à cet écrivain. Sont-elles méritées ? Permettez que j’expose la cause de tant de louanges.

Jazz et vin de palme est un recueil de huit nouvelles.

L’étonnante et dialectique déchéance du camarade Kali Tchikati est la 1ère nouvelle du recueil. Le narrateur, Kuzevo, nous plonge dans l’ambiance de Pointe-Noire et nous fait rencontrer Kali Tchikati, son ami qu’il n’avait pas revu depuis 5 ans depuis qu’on l’avait exclu du Parti unique. Kali raconte ce qu’il est devenu, annonce qu’il va bientôt mourir parce qu’ensorcelé par un oncle. Au fil des pages, il raconte l’opposition entre l’idéologie communiste et la religion occidentale et africaine, son rejet de cette dernière et ce que ça lui aura coûté.

Une entrée en matière assez légère, j’ai légèrement ri, l’histoire ne m’a pas emportée, c’est donc sans regret que je suis passée à la 2ème histoire : Une journée dans la vie d’Augustine Amaya .

Amaya est une commerçante de Brazzaville qui va à Kinshasa acheter des marchandises. Au poste de police de la frontière du Zaïre, la règle veut qu’on laisse sa carte d’identité, ce que fait Amaya. Malheureusement, sa carte s’égare. Elle se rend trois jours de suite au poste de police du Beach d’où elle ressort bredouille à chaque fois.

Elle s’y rend une énième fois ;  une énième journée où l’on observe l’absence de conscience professionnelle, l’abus de pouvoir de l’administration dont les horaires d’ouverture et fermeture des bureaux dépendent de l’humeur de ses agents.

Une journée où l’on assiste, impuissant au retard que prendra le commerce d’Amaya, à toutes ses factures qu’elle ne pourra pas régler à temps.  Cette nouvelle est l’hymne des présents infructueux, le chant de demain qu’on espère beau ; elle m’a rappelé Photo de groupe au bord du fleuve.

Dans la 3ème nouvelle, on fait le procès du père Likibi, garant de la tradition africaine dans le village de Madzala et la sous-région, doté de pouvoirs mystiques, accusé d’avoir provoqué la sécheresse dans le village en arrêtant la pluie le jour du mariage de sa fille et d’aller à l’encontre des lois anti-fétichistes du pays.

Les dialogues sont vivants, drôles ;  le vocabulaire coloré, intéressant. L’histoire s’achève sur un drame. Qui perd la vie ? A vous de le découvrir…

Un homme est recherché activement dans la 4ème nouvelle, son crime : avoir assassiné le président-fondateur de la nation. Un homme qu’on ne démasquera jamais, un homme tapi quelque part…

Cette nouvelle de 9 pages ne m’a pas transportée malgré sa dernière ligne qui véhicule un joli message : « L’homme, espoir d’une nation et d’un peuple qui dit NON, et qui veille… »

La 5ème nouvelle, la cérémonie, est celle qui m’a fait le plus rire. Un militant modeste communiste raconte avec un style dynamique, réaliste, humoristique sa vie de « rouge » et l’inauguration de la prise de fonction du nouveau directeur de l’usine où il travaille, poste qu’il convoitait.

Mon honnêteté m’oblige cependant à vous dire que moi aussi j’ai détourné, en un moment de faiblesse contre-révolutionnaire, des biens de la communauté nationale; mais aujourd’hui ma conscience est tranquille car j’ai payé ma dette envers la société et le parti. En effet, après un an de prison ferme et après avoir intégralement remboursé les trois boîtes de sardines, dont une était avariée, que j’avais « empruntées » un jour où il n’y avait rien à manger à la maison pour les gosses.

Au départ, quand ils nous ont demandé d’être rouge, je ne savais pas s’ils parlaient de la couleur des vêtements ou de la couleur de la peau.[…] Pendant un mois, je ne me suis habillé que de rouge. […]Dans notre pays, les services de sécurité, c’est-à-dire notre CIA ou notre KGB, utilisent souvent des femmes d’une moralité douteuse pour tirer des renseignements aux gens surveillés, eh bien chaque fois que je découvrais que l’une d’elles était une espionne de l’Etat, je faisais tout pour coucher avec elle en m’arrangeant pour toujours me déshabiller en pleine lumière afin qu’elle vît que même mon slip était rouge !

 

Je ne crois plus aux fétiches et je suis contre Dieu car la religion est le whisky… le chanvre… l’oignon… le morpion…. Le pion du peuple.

 

Jazz et vin

La 6ème nouvelle qui donne son titre au recueil, Jazz et vin de palme nous fait pénétrer dans le royaume de la politique-fiction. Le monde entier est envahi par des  extra-terrestres. Les organisations de sécurité mondiales se réunissent. Le délégué du Kenya propose qu’on discute avec le chef de la tribu des envahisseurs autour de verres de vin de palme. Des études scientifiques ont montré qu’ils étaient réceptifs à la musique de John Coltrane et au vin de palme.

Cette nouvelle est un prélude à la dernière nouvelle du recueil : A love supreme où Emmanuel Dongala écrit sur la tragédie du musicien John Coltrane à la recherche de l’absolu, une tragédie qui apparaît comme un écho, et peut-être une réponse à la tragédie collective décrite dans les premières nouvelles.

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle parce qu’elle m’a ramenée à mon présent d’auteur inconnu. Les mots de John Coltrane m’ont émue, boostée. Sa musique m’a transportée.

Du jazz, du vin de palme ? Oui, j’en veux et à volonté ! Et vous ?

Ps : Oui, vous savez compter, il manque une nouvelle. Je n’ai pas du tout compris sa place dans le recueil, j’ai donc préféré économiser mon temps et des mots en l’omettant. 😀

Publié dans Quand on est célib'

Pourquoi il n’a pas trouvé Ruth, Esther ou Marie…

Cet article est tiré de Ijustmetme.com. Je l’ai trouvé intéressant alors je le partage avec vous. 

Bonne lecture et n’hésitez pas à réagir en laissant des commentaires. 🙂

maryesther

Cet article est principalement pour les hommes chrétiens matures. Mature. Chrétien. Homme.

Ce n’est pas pour les hommes qui pensent qu’ils sont un don de Dieu pour « les femmes », mais ne peuvent pas être un don de Dieu pour « une femme». Ce n’est pas pour les garçons ou les joueurs qui pensent encore que les femmes sont « inférieur à ».

Pourquoi ? Parce que les garçons (même ceux se présentant comme des hommes) sont trop égoïstes pour prendre une seconde pour traiter ces informations ou même agir sur elles.

C’est pour les hommes… Hommes en formation pour devenir des leaders dans leur foyer, les hommes qui désirent rendre Dieu heureux en étant ses dignes représentants dans leur foyer… Des fils de Dieu qui veulent avoir la bonne mentalité pour mériter des filles de Dieu.

Alors nous y voilà. Pourquoi nos grands frères célibataires chrétiens n’arrivent pas à trouver leur Ruth, Esther ou Marie?

  1. Beaucoup de frères chrétiens ne comprennent pas simplement qu’une bonne épouse n’est pas «acquise» ou «obtenue»… elle est un don de Dieu. Bien sûr, la Bible dit que « celui qui trouve une femme trouve le bonheur », mais il est souvent pris hors contexte. Le contexte que nous considérons souvent est celui qui met toute la responsabilité sur les hommes pour concevoir des tactiques pour avoir une femme.

Comme si l’homme avec le meilleur plan d’acquisition est celui qui l’aura. Ce qui est réellement dit dans la Bible, c’est qu’elle est comme un Trésor que vous trouverez. Quelque chose que vous trouvez devient un Trésor parce qu’en temps normal vous n’auriez pas cette chose précieuse.

Lorsque vous tombez sur un coffre aux trésors en tant qu’un homme riche, ce coffre n’est pas vraiment un « Trésor ». Il a toujours la valeur… mais ce n’est pas un Trésor. Mais quand vous tombez sur ce coffre en tant qu’un homme dans le besoin, il deviendrait alors un Trésor pour vous. Pensez-y de cette façon.

Vous avez trouvé un emploi… parce que vous êtes qualifié pour le poste. Cependant, le travail vous a été donné par cette organisation. Alors qui a trouvé à qui? Avez-vous trouvé le travail? Où est-ce le travail qui vous est donné?

Nous, les hommes, lisons Proverbes 31: 10-31 et bavons sur cette description de la femme idéale que nous souhaitons, mais nous ignorons le tout premier verset… le verset d’ouverture de cette description: « qui peut trouver une femme vertueuse? Son prix est bien au-dessus des perles » ce qui signifie qu’elle n’est pas quelque chose que vous trouverez en vous basant sur vos propres capacités,  ressources ou  compétences recherche parce que sa valeur est au-dessus de tout cela et surtout que:

Vous ne pouvez pas acheter une femme vertueuse. Aucune somme d’argent, puissance ne peut l’ acheter. Elle est un don.

  1. Vous n’avez pas les DÉTAILS de la direction de votre vie, ne signifie pas que vous ne devriez pas être en mouvement : ne pas comprendre complètement votre direction dans la vie  ne vous donne pas une excuse pour la paresse. Dans l’article pour les dames, j’ai mentionné qu’elles ne devraient pas mesurer la valeur d’un homme par les détails de sa vie qu’il connaît parfaitement  parce que souvent, les hommes de Dieu n’ont pas tout compris… mais ne vous méprenez pas… Boaz, David et Joseph et tous les  autres grands hommes dans la Bible ont compris QUI ils étaient et marchaient en direction du but que DIEU leur avait assigné. Ils étaient en mouvement. Parfois Dieu a changé leur parcours à mi-chemin, parfois Dieu n’a pas dit ce qu’IL voulait vraiment faire jusqu’à la dernière minute, mais ils étaient en mouvement.
  1. De nombreux célibataires chrétiens sont trop préoccupés de recevoir un trophée pour eux-mêmes qu’ils ne voient pas ce que Dieu a placé à l’intérieur d’elle. C’est la vérité. Ils sont tellement absorbés par l’acquisition sans comprendre entièrement les responsabilités : ils considèrent cela comme l’achat d’art . Comment il ajoute cela à son patrimoine tout en ignorant les besoins de maintenance.

Vous savez qui vous êtes… si Dieu vous avait donné Marie, vous seriez le gars tellement préoccupé par la façon dont elle vous fera paraître, plutôt que de vous concentrer sur ce que Dieu vous a dit à son sujet, en vous concentrant sur ce qui est à l’intérieur d’elle, et comment elle s’inscrit non seulement dans votre patrimoine, mais dans le patrimoine du ciel également.

  1. De nombreux célibataires chrétiens veulent mener mais ne peuvent pas être conduits : Beaucoup d’hommes chrétiens célibataires sont impatients de recevoir leur propre «équipe» afin d’établir des règles et conduire une femme mais eux-mêmes ne peuvent pas être conduits. Ils n’ont ni mentors ni enseignants à qui ils doivent rendre des comptes  et ils n’ont certainement pas appris comment être redevable à Dieu. Romains 08:14, dit «Tous ceux qui sont conduits par l’esprit de Dieu sont les fils de Dieu »

Envie d’avoir une fille de Dieu? Soyez son fils. Vous voulez être son fils? Soyez conduit par Son esprit.- Tobi Atte

  1. Vous n’êtes pas disposés à travailler pour gagner ce que vous pensez, c’est un droit : je vais partager un de mes principes personnels, je fonctionne avec quand il s’agit de ma femme. Il s’agissait d’une décision que j’avais faite juste avant que je sois marié  et il m’a servi au-delà de ce que je peux pleinement décrire en ces mots.

C’est ici :

Je m’efforcerai de gagner en fait toutes les choses qui sont « censées être » mon droit en tant que chef de famille.

Pensez à ce sujet : Respect, communication, Leadership, amour, actes de service et toutes ces choses que nous, les hommes, attendons de nos épouses. Je savais que ma femme me donnerait volontiers ces choses, mais j’ai décidé que, autant que je peux, j’allais me comporter comme si j’avais littéralement gagné ces choses, pas comme si ils étaient simplement un droit juste parce que j’étais « un mâle ». Il m’a tellement bien servi.

Beaucoup d’hommes célibataires sont à la recherche d’une femme avec qui ils peuvent simplement exiger ce qu’ils considèrent comme leurs droits au lieu de chercher une femme avec qui ils peuvent gagner ces droits. 

  1. De nombreux célibataires chrétiens n’ont pas une instruction de Mission de mariage :  C’est une des étapes les plus fondamentales.

Le 14 mai , 2011. C’était un samedi matin et j’avais un réel fardeau sur mon cœur: celui de n’avoir pas trouvé l’élue de mon cœur. J’étais à une cérémonie de mariage la veille et je me suis réveillé dans un état sombre. C’était très inhabituel car jusqu’à ce moment, je n’avais eu aucune pression pour me marier.

J’étais donc là sur le côté de mon lit… sur mes genoux sanglotant à Dieu. Frustration refoulée,  tristesse, colère… tout est  sorti. Après un certain temps, j’ai cessé de pleurer et j’ai  entendu une voix me dire:

« Si je t’avais donné une femme, saurais-tu quoi faire avec elle ? Si je t’ avais donné une femme, saurais-tu comment la conduire et dans quelle direction ?

Vous pensez  que le but du mariage est tout simplement de s’acquitter de normes sociales ? Vous avez un cahier des charges ? »

C’était comme si un camion m’avait frappé.  C’était comme si une ampoule avait explosé dans mon cœur. Tout de suite, mes prières sont passées de  « qui elle est… quand elle viendra… c’est celui-ci ou celui-là? » à «Quelle est la mission de mon mariage?» « A quoi devrait ressembler ma famille? Que devrait accomplir mon mariage pour le Royaume de Dieu? »

  1. Vous ne savez pas comment identifier, protéger et nourrir les vertus chez une femme : je m’explique. Lorsque vous avez une Ruth, Esther ou Marie… quand vous avez une femme vertueuse, vous devez être en mesure d’identifier, de protéger et de cultiver ces vertus en elle.

Dans Ruth 2:5-17 Boaz a découvert comment Ruth avait travaillé dur toute la journée et comment elle était restée engagée à sa belle-mère et comment elle a quitté sa zone de confort pour venir sur une terre, qu’elle ne connaissait pas…  Il a identifié ces vertus. Puis il a protégé ces vertus (Vs 8-9) quand il lui dit: « n’allez pas glaner dans un autre  terrain, restez ici…». Puis, il a nourri ces vertus en créant un environnement où ces vertus pourraient continuer à prospérer. (Verset 15-16)

  1. Vous pensez que vous possédez alors que  vous n’êtes seulement qu’un dépositaire : Cela signifie seulement que Dieu vous a placé au-dessus d’elle pour la nourrir, protéger, prendre soin en son nom. Elle est toujours sa fille, et quand il reviendra, je suis sûr qu’il veut  la retrouver en meilleur état que lorsqu’il vous l’a remis. Cela ne signifie pas que ça va toujours être facile. Cela ne signifie pas que ça va toujours être mignon. Dieu sait  que conduire une femme  a ses… défis… mais c’est pourquoi vous êtes le seul avec les grandes épaules et des poils sur la poitrine.
  1. De nombreux célibataires chrétiens ont l’interprétation erronée de la soumission : Vous ne pouvez pas dire d’une part que vous voulez une femme vertueuse et puis d’autre part avoir l’intention de surseoir à sa décision. Vous devez être en mesure de vous en remettre à elle.

 (1 Samuel 25) Abigail a parlé en toute sagesse à David et l’a empêché de faire une erreur terrible dans le feu de l’action. Il a suivi sa sagesse et a empêché une grave erreur. Il lui dit (verset. 32-33) « louange au Seigneur, le Dieu d’Israël, qui vous a envoyé aujourd’hui pour me rencontrer. Soyez bénie pour votre bon jugement »

  1. Vous voulez lui faire quitter son père et sa mère et s’accrocher à vous, mais vous n’êtes pas prêt à laisser les vôtres :  Matthieu 19:5, Ephésiens 05:31, Genèse 2:24, Marc 10:7.
  1. Vous êtes ok pour le sexe avant le mariage : vous pensez qu’attendre d’avoir des relations sexuelles avant le mariage est une faveur que vous lui faites, vous ne réalisez pas que c’est essentiel et bénéfique pour vous aussi.

Joseph a considéré son maître, et comment il ne serait pas juste envers lui, mais il a aussi considéré le fait d’aller avec la femme de son maître comme un péché contre Dieu.  Afin que votre désir de pureté soit durable, vous devez le vouloir pour vous-même et pour Dieu.

Je sais qu’il y a beaucoup de bons hommes  qui veulent vraiment être des généraux de Dieu dans leur foyer. Dieu honore ce désir et je prie pour qu’IL vous donne cette grande femme vertueuse.