Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La nuit derrière la porte de Cédric Murphy

« N’ouvre surtout pas la porte, Véro ! Même si c’est moi. Je t’aime. »
Véronica Vidal reconnait la voix de son mari sur le répondeur, devine sa détresse et sa douleur, mais reste incapable de comprendre son message. Pourquoi doit-elle s’enfermer chez elle ? Que risque-t-elle à sortir ? Qui peut leur en vouloir ?
Et, surtout, qui vient de toquer à sa porte ?

À mesure que la nuit avance, le cauchemar se referme sur elle…

Comment ce livre a atterri dans mes envies de lecture ? Je ne m’en souviens plus. L’unique chose dont je suis sûre c’est que le résumé promettait du suspense.

Veronica Vidal est psychologue. Elle est l’épouse de Marcus et un soir, il lui laisse un message terrifiant sur le répondeur. Que se passe-t-il ? Où se trouve son mari ? De quoi ou de qui devrait-elle avoir peur ?

Quand quelqu’un finit par toquer à la porte, la tension s’amplifie. Débute une longue nuit d’effroi…

Le roman est composé de 3 parties où Veronica, Marcus et Luis prennent à tour de rôle la parole.

Le suspense est au rendez-vous à chaque page. J’ai énoncé mille et une hypothèses quant à la raison de ce déferlement de violence dans cette ville et la raison scientifique énoncée m’a un peu déçue. Je m’attendais à autre chose.

L’horreur est omniprésent dans ce roman. Le résumé indique bien que le livre est destiné à un public averti. Sur Livraddict, le tag horreur est mentionné mais je ne m’attendais pas à un tel déferlement de violence.

L’horreur avait atteint un tel niveau qu’elle ne l’ébranlait plus. Trop. Tout était trop. Trop horrible, trop terrible, trop !

Cette affirmation extraite du livre est un avis que je partage. J’ai trouvé que la violence des scènes était excessive.

Mon avis est mitigé pour ce roman. Certaines pièces du puzzle ont manqué pour que ça soit une lecture remarquable. Maria, le double de Veronica, évoqué lors de quelques scènes du récit n’a pas été assez exploité à mon sens. De plus, certains points de l’intrigue ne sont également pas assez clairs. Je fais notamment référence à la malédiction du chat, je n’ai pas saisi le pourquoi du comment.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

TTL 69: Sarah, tome 1 : Les enfants de Salamanca

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est Fantastique.

Comme la semaine dernière, c’est une BD que je vous présente.

Couverture Sarah, tome 1 : Les enfants de Salamanca, partie 1 / Les ombres de Salamanca

Au fin fond de la Pennsylvanie, Sarah et David viennent d’emménager dans une maison à l’écart de Salamanca, une petite ville forestière peu accueillante dont les habitants semblent protéger le secret d’un passé trouble. En proie aux démons de son enfance et à des crises d’angoisse chroniques, Sarah découvre que cette nouvelle vie, censée lui offrir un nouveau départ, décuple son mal. Pour faire face à ses peurs, Sarah cherche une vérité qui va la mener en des territoires où l’horreur et le surnaturel surgissent sans crier gare.

Le récit s’ouvre sur deux prospecteurs d’or se rendant à Little Valley, près de Salamanca. Ville fantôme, les lieux sont à l’abandon. Les deux compères trouvent rapidement l’entrée d’une mine délabrée avant de s’y aventurer. Ils sont persuadés d’y trouver une richesse encore inexploitée. Cachés dans l’obscurité, deux yeux les fixent. Rouges, chargés d’une haine féroce face à cette intrusion….

Avis BD Sarah, tome 1 : Les enfants de Salamanca - résumé et ...

On découvre ensuite Sarah et son mari. Sarah est une jeune femme traumatisée. Enfant, elle a subi les sévices d’un serial killer. Pour oublier son passé et se « reconstruire », elle quitte New-York et déménage à Salamanca avec David, son mari qui est garde forestier.

Mais Salamanca semble une petite ville trop calme. Pas d’enfants dans les rues, pas d’écoles, comme si une malédiction s’était abattue sur la région. Et au fond de la cave de leur maison, Sarah découvre un inquiétant tunnel qui mène chez les Westmore, ses voisins très étranges. C’est chez eux qu’elle trouve la seule photo d’enfant de Salamanca. Une photo qui va la conduire à l’hôpital San Julian, sur les traces d’un passé devenu « incontrôlable »…

Ce tome 1 de la trilogie a été ma 1ère expérience en BD fantastique et je ne regrette pas d’avoir sauté le pas. Ce serait mentir que de dire que l’histoire n’est pas captivante. Le suspense est présent tout au long des 64 pages, on rentre progressivement dans l’horreur.

On a envie de creuser un peu plus le passé de Sarah, on a envie de découvrir qui sont réellement ses voisins. Ce tome est une entrée en matière très efficace pour susciter l’envie de découvrir les prochains tomes.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Danse macabre – Stephen King

Danse macabre est un recueil de nouvelles d’horreur de Stephen King publié en 1978. La plupart des vingt nouvelles le composant sont parues précédemment dans divers magazines, seules les nouvelles Celui qui garde le verDesintox, Inc.Le Dernier Barreau de l’échelle et Chambre 312 étant inédites.

Le fantastique et l’horreur surgissent au détour des réalités les plus familières.

De Stephen King, je n’ai lu que Shining. J’avais beaucoup aimé l’atmosphère oppressante de ce roman. J’ai eu envie au moment où j’ai reçu Danse macabre de revivre cette atmosphère mais sous un autre format : celui du recueil de nouvelles.

Je m’attendais à lire des nouvelles excellentes du début à la fin. Exigence justifiée puisque l’auteur est Stephen King, maestro de l’horreur. Hélas, plusieurs nouvelles m’ont ennuyée à l’instar d’une sale grippe, Petits soldatsmatière grise.

Par contre, j’ai beaucoup apprécié les enfants du maïs, Poids Lourds, la presseuse, le croque-mitaine, un dernier pour la route, Cours, jimmy, cours, le dernier barreau de l’échelle et Desintox Inc.

Ces nouvelles m’ont captivée. J’ai apprécié l’atmosphère glaçante et oppressante. Elles m’ont fait frémir, j’ai éprouvé de l’empathie pour les personnages. Je vous en dis plus dans les lignes suivantes.

Les Enfants du maïs 

Burt et Vicky traversent les États-Unis en voiture dans une ultime tentative de sauver leur mariage. Alors qu’ils se trouvent dans le Nebraska, et ses champs de maïs à perte de vue, leur véhicule heurte un jeune garçon. En examinant le corps, Burt découvre qu’il a la gorge tranchée et qu’il était déjà mourant lors de la collision. Burt et Vicky mettent le corps dans le coffre et se dirigent vers Gatlin, la localité la plus proche. Mais Gatlin est habitée par une communauté d’enfants qui n’obéissent qu’à leurs propres rituels….

J’ai eu envie d’étrangler Burt. S’il avait écouté l’intuition de sa femme, leur vie aurait pris une autre tournure. 

 

Poids lourds

Le narrateur et cinq autres personnes (un cuisinier, un routier, un représentant, un jeune homme prénommé Jerry et sa petite amie), sont piégés dans un relais routier par des camions qui agissent de leur propre chef et tuent toute personne croisant leur route.

C’est un huis-clos éprouvant. J’ai ressenti la détresse des personnages.

 

La presseuse

L’inspecteur John Hunton enquête sur un accident mortel survenu dans une blanchisserie industrielle, une employée ayant été happée par une repasseuse-plieuse. L’affaire est classée mais, une semaine plus tard, une autre employée est gravement brûlée par un jet de vapeur de la machine. En interrogeant la victime, Hunton apprend que les problèmes avec cette machine ont commencé après qu’une autre employée, Sherry Ouelette, s’y soit coupée à la main. Mark Jackson, meilleur ami de Hunton, avance l’hypothèse que la machine est possédée mais Hunton la rejette jusqu’à le contremaître de la blanchisserie perde son bras dans la repasseuse-plieuse. Jackson fait alors des recherches pour procéder à un exorcisme de la machine.

Cette nouvelle m’a fait légèrement frémir mais surtout fait rire. N’est pas exorciste qui veut. 

 

Le croque-mitaine

Un homme dont les trois enfants ont tous été tués raconte son histoire à un psychologue.

J’ai apprécié la chute de cette nouvelle. Elle m’a donné froid dans le dos.

 

Un dernier pour la route

Le patron d’un bar et son dernier client voient arriver un homme à moitié congelé par le blizzard qui leur demande de venir l’aider car sa voiture s’est retrouvée enneigée près de la ville abandonnée de Jerusalem’s Lot et qu’il a laissé sa femme et sa fille dedans. Arrivés à la voiture, ils vont très vite comprendre qu’ils ne peuvent plus rien pour elles.

Cette nouvelle m’a donné la chair de poule. Une vraie nouvelle d’horreur.

 

Cours, jimmy, cours

Jim Norman est engagé comme professeur d’anglais dans un lycée. Il est régulièrement hanté par un cauchemar dans lequel il revit la mort de son frère Wayne. Alors que Jim avait neuf ans et Wayne douze, ils ont été attaqués par trois voyous et Wayne a été poignardé à mort en couvrant la fuite de son frère. Jim est satisfait de son nouveau poste et est heureux en couple avec sa femme Sally. Après les vacances de Noël, il apprend la mort de l’un de ses élèves. Il est remplacé dans son cours par un nouvel étudiant qui est le sosie de l’un des voyous ayant tué son frère. Deux autres élèves de la classe de Jim disparaissent à leur tour et sont remplacés par les deux autres voyous qui hantent ses rêves.

Frayeur. Le sentiment qui m’aurait animé si j’étais à la place de Jim.

Syncope. L’état dans lequel je me serais trouvée en rencontrant ses voyous réincarnés.

 

Le dernier barreau de l’échelle

Larry, le narrateur, reçoit une lettre de sa sœur Katrina. Il se remémore son enfance à Hemingford Home, dans le Nebraska, se souvenant plus particulièrement d’un incident précis. Arrivés à l’âge adulte, Larry et Katrina se perdent peu à peu de vue et n’échangent finalement plus que de rares lettres. À chaque fois, elle demande à Larry de venir la voir mais celui-ci est trop occupé par ses propres affaires.

J’ai apprécié cette histoire réaliste, triste et sentimentale, qui ne comporte aucune élément surnaturel. Elle m’a rappelé combien il est important de garder et entretenir le lien avec nos êtres chers.

 

Desintox, Inc.

Voulant s’arrêter de fumer, un homme fait appel à une société privée qui présente un taux de réussite impressionnant. Mais les méthodes de cette société se révèlent être assez radicales.

Ici pas d’horreur, de chair de poule mais du rire. J’ai passé un bon moment de lecture. Les méthodes de cette société hors du commun sont très radicales. 😀

 

Bon à savoir : Il y a une fiche Wikipédia très documentée sur le recueil. Vous pourrez y lire des analyses des nouvelles du recueil et avoir la liste de leurs adaptations ciné ou télévisées.

 

Excellente semaine à tous !

 

GM signature

Publié dans Psyché

#PrayforSomalia ma colère face à l’indignation sélective

Merde à ce monde qui sélectionne les morts qu’il doit pleurer.

Tel est le message que j’ai écrit sur Twitter après l’attentat qui a fait  276 morts et 300 blessés à Mogadiscio. Attentat passé sous silence. Non, le monde a autre chose à faire que de s’appesantir sur l’horreur en Somalie. Mogadiscio n’a pas l’allure de Paris, Londres, Barcelone. Mogadiscio c’est où déjà ?

Mon cœur saigne à chaque fois qu’il y a un attentat dans le monde, j’ai mal au cœur quand mon continent est frappé mais le 15 octobre, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

276 morts dans un coin du monde mais c’est comme si rien ne s’était passé. Mogadiscio n’a pas l’éclat de Paris, Londres, Barcelone. Elle n’a pas fière allure. Mogadiscio c’est où déjà ?

Les « stars » que je suis sur les réseaux sociaux n’ont pas pris la peine de poster une image #PrayforSomalia. J’ai laissé passer quelques jours avant de publier cet article, je me suis dit : laisse leur le temps d’apprendre cette terrible nouvelle, ils sont très occupés. Le temps a passé, je n’ai rien vu.

Ce monde manque terriblement d’humanité.

Ce monde manque cruellement d’amour.

Ce monde sélectionne les morts qu’il faut pleurer.

Ce monde choisit le deuil légitime à porter.

J’ai été choquée par cette indignation sélective, ce lourd silence. J’ai compris que la compassion est géographique, qu’il y a des victimes qui comptent plus que d’autres. J’ai compris que les morts en Afrique n’ont aucune valeur. 

Depuis 2015, la Tour Eiffel s’est éteinte en hommage à des victimes d’attentats plus de 6 fois. Va t-elle s’éteindre pour Mogadiscio ? Pardonnez-moi, j’ai oublié. Mogadiscio n’a pas l’allure de Paris, Manchester, Barcelone, Bruxelles, Saint-Pétersbourg.

J’ai écrit l’année dernière un texte après les attentats de Boko Haram au Cameroun. J’étais indignée parce que certains présidents africains avaient pleuré Charlie Hebdo et oublié leurs morts à Kolofata ou Maroua. 

Je l’ai ressorti parce qu’il est malheureusement d’actualité. 

 

 Hâtez-vous !

Venez pleurer nos morts !

Laissez les vôtres

Vos morts ne sont pas morts…

Venez pleurer nos morts, ces vies exceptionnelles qui ont pris le chemin du non-retour,

Ces vies riches qui ont impacté le monde

Venez pleurer nos morts, laissez les vôtres. Leur absence ne changera pas le monde…

Exposez notre chagrin à coups de hashtag, partagez notre deuil, négligez le vôtre

Geignez sur nos morts et leurs sensibilités qu’ils nous ravissent

Pleurez les brillants érudits, 

Les preneurs de risque, les épicuriens émérites

Fixez vos regards sur nos vies raffinées qui se sont envolées.

Venez, ignorez vos pertes humaines régulières, vos morts que vous comptez quotidiennement par milliers

Pleurez pour Paris, Barcelone, Manchester pendant des mois. Pleurez pour Maroua, Kolofata, Ouaga, Bamako pendant quelques instants.

Les morts violentes et cruelles, vous en avez l’habitude. Pourquoi vous appesantir sur une énième mort ?

Oui, nous partageons la même brutalité de l’état islamique,

Oui, nous subissons la même folie meurtrière mais nos morts n’ont pas la même valeur, la même signification. L’intensité de la douleur ne peut pas être la même…

 

N’oublions pas qu’une perte en vie humaine est une perte en vie humaine peu importe que la victime soit blanche, jaune, noire. N’oublions pas que devant la mort, nous sommes tous égaux. 

Pleurons avec la même intensité tous les êtres humains que la folie de l’état islamique et ses dérivés arrachent au monde. 

Aimons nous pour de vrai. Soyons profondément humains.

GM signature

Publié dans Panaché

Concours estival réservé exclusivement aux fans et abonnés

Il était une fois…

Une jeune et sympathique maison d’auto-édition décida de récompenser mes lectrices et lecteurs du blog, les abonnés de ma page Facebook, mes followers sur Twitter. 

Publishroom est prête à offrir cinq livres au format numérique au super gagnant du concours que je lance aujourd’hui et qui s’achèvera le 10 Juillet prochain à minuit GMT. 

Ce concours est réservé exclusivement à ceux qui sont déjà abonnés au blog ou à ma page Facebook ou encore mes comptes Twitter. Ceux qui vont s’abonner aujourd’hui ne seront pas pris en compte. Le concours est réservé aux anciens. 

Désolée aux nouveaux. Vous serez pris en compte l’année prochaine si vous êtes encore là 😀

Pour participer, c’est simple : il suffit de commenter la publication Facebook ou cet article en écrivant « Je participe ».

Je ferai un tirage au sort. J’annoncerai le nom du futur gagnant le 10 Juillet à 20 heures GMT sur ma page Facebook.

J’espère que vous serez nombreux à participer. Ci-dessous les livres qui composent le lot estival :

 

Hannelore et les secrets du passé (Fiction/Romance)

 

Hannelore et les secrets du passé par Publishroom

 

Hannelore Howard, issue de la haute bourgeoisie allemande, est confrontée à la mort de sa mère et a sa dernière volonté, que sa fille parte vivre un an en Angleterre sous la tutelle de Colin Falmouth, un lointain cousin paternel. Après la 1re Guerre mondiale, alors que les rapports sont tendus entre l’Angleterre et l’Allemagne, Hannelore devra faire la lumière sur le scandale qui a séparé ses parents avant sa naissance, et trouver sa place dans la vie d’un homme brisé par ses blessures de soldat.

 

Serial Coureur (Fiction/Thriller)

Serial Coureur par Serial Coureur

 

Amateur de course à pied depuis toujours, il avait organisé sa vie autour de sa passion. Alors que ses performances sont en chute, et qu’il se sent à la marge des autres sportifs, il goûte au plaisir du crime et trouve là un substitut à son obsession. Dès lors, il renouvellera cette expérience qui l’a fasciné, adaptant son mode opératoire à sa folie, jusqu’au jour où il est obligé de fuir. Il rencontre alors son alter ego.
Les deux vies s’entremêleront, chacun fasciné par l’autre, avec la mort comme seul but.

 

Prières de sang (Fiction/Horreur)

 

Prières de sang par Oliviercasaliva

Le petit village de Saint-Martin prépare tranquillement le bal du 14 juillet, sans savoir qu’un curieux invité va jouer les troubles fêtes.

Démon envoyé pour répandre le mal sur la petite planète bleue, un angoissant homme en noir va très vite trouver le point faible des créatures qui peuplent la terre.

En stratège accompli, il va s’en servir pour dresser un plan de bataille. Très vite, l’obscurité va se répandre dans l’âme des êtres humains. Mais pas de tous… Certains, à sa grande surprise vont lui résister, jusqu’à la confrontation finale.

 

Les cœurs pourpres (Fiction/Romance/Fantastique)

 

Les coeurs pourpres par Severineromanet

 

Embarquée dans un week-end d’intégration, Angie, jeune étudiante, croise la route d’un vampire qui la mord et la marque comme sienne. Elle se retrouve sous la domination d’un être dangereux et diabolique. Elle voit sa vie s’effondrer jusqu’à ce qu’elle croise le chemin du frère de son maître, un vampire énigmatique qui fera naître de nouveaux sentiments en elle. L’alchimie est immédiate entre eux mais que vaut l’amour dans cet univers démoniaque où le sang, les morsures et les secrets les plus obscurs s’entremêlent ?

 

Terres Interdites – tome 1 (Fiction/Fantastique)

Terres Interdites - tome 1 par Rebeccamonnery

 

Des frères rivaux, une prophétie, un peuple guerrier… plongée dans le monde fantastique de la terre d’Élion. Avec son premier roman, Rébecca Monnery nous entraîne dans une aventure incroyable, remplie de rebondissements et pleine d’imprévus. A travers ce monde onirique, cet ouvrage soulève de nombreuses pistes de réflexions et en miroir nous questionne dans nos choix quotidiens.

 

Bonne chance à tous et encore une fois grand merci à Publishroom ! J’étais très émue 😀

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Le sel de nos larmes – Ruta Sepetys

 

Résumé de l'oeuvre

Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées.

Chacun né dans un pays différent.
Chacun traqué et hanté par sa propre guerre.
Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte devant l’avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes…
Tous partagent un même but : embarquer sur le Wilhem Gustloff, un énorme navire promesse de liberté…

Inspirée par la plus grande tragédie de l’histoire maritime, Ruta Sepetys lève le voile sur une catastrophe scandaleusement occultée de la Seconde Guerre mondiale, qui a fait au moins six fois plus de victimes que le Titanic en 1912.

Résultat de recherche d'images pour "le sel de nos larmes ruta sepetys"

 

J’ai découvert ce livre grâce à la blogueuse Emi lors de ma balade de blog en blog il y a sept mois (il faut d’ailleurs que je reprenne). Coup de coeur d’Emi, je l’ai placé dans ma wishlist. J’ai sauté de joie quand j’ai su qu’il était disponible à la médiathèque. 

Je l’ai lu cette semaine. Ai-je eu le même ressenti qu’Emi ?

l'Afrique écrit

L’Allemagne et la Prusse Orientale ayant été envahies par l’Armée Rouge, les peuples allemands, polonais, lituaniens se retrouvent condamnés à l’exil. Luttant pour leur survie, ils espèrent être évacués d’urgence par la mer via l’Opération Hannibal.

Le récit repose sur quatre piliers : Joana, infirmière et Lituanienne, rapatriée en Allemagne qui prend plaisir à secourir les autres ; Emilia, la petite blonde au bonnet rose, apeurée, nostalgique de sa Pologne natale ; Florian, le restaurateur d’oeuvres d’art, sauveur de la jeune Emilia et Alfred, le bon soldat Allemand méprisé par ses pairs, sous-estimé et qui veut prouver au reste du monde qu’il a de la valeur. Emilia est celle qui m’a le plus émue.

Ces quatre adolescents qui s’expriment à tour de rôle parlent de leurs patries, leurs nostalgies, leurs visions de la guerre, leurs peurs, leurs fautes, leurs peines, leurs buts, leurs secrets et leur espoir de survie qui se trouve être le Wilthelm Gustloff.

A travers les yeux de ces quatre adolescents, nous observons la misère des réfugiés, la douloureuse séparation des familles, la cruauté, le lourd tribu que payent les civils lors d’une guerre et ça fait mal de lire tant de souffrance. 

Les personnages principaux comme secondaires sont attachants, si réels. On oublie qu’on est dans une fiction. On ressent les émotions qui les traversent. 

Ce roman historique est bien construit : les chapitres sont très courts et captivent, l’alternance de points de vue donne du rythme à l’histoire. On ne voit pas le temps passer.

Il est bien écrit, le style de l’auteure est épuré et simple. 

En conclusion, l’histoire est belle, remplie d’humanité et surtout instructive. Avant ce livre, j’ignorais tout de ce grand naufrage.

J’ai beaucoup aimé ce roman choral, il m’a manqué une avalanche de larmes pour qu’il soit un coup de coeur. Bravo à l’auteure pour ce roman de qualité qui mérite d’être lu.

La culpabilité n’a de cesse de vous poursuivre. (Joana)
Le destin n’a de cesse de vous poursuivre. (Florian)
La honte n’a de cesse de vous poursuivre. (Emilia)
La peur n’a de cesse de vous poursuivre. (Alfred)

Emilia

Je connais les légendes des oiseaux. Les mouettes, ce sont les  âmes des soldats décédés ; les chouettes, les âmes des femmes ; les colombes enfin, les âmes des jeunes filles vierges que la mort vient d’emporter. Existe-t-il un oiseau symbolisant l’âme des filles comme moi ? 

Emilia

Une mère, c’est une ancre dans la vie. Une mère, c’est un réconfort. Une mère, c’est un chez-soi. Une fille qui a perdu sa mère n’est plus qu’une minuscule embarcation sur une mer déchaînée. Il y a des bateaux qui finissent par atteindre le rivage. Et il en est d’autres, comme moi, qui semblent s’éloigner toujours d’avantage de la terre ferme. 

Alfred

Tu appartiens au sexe faible, ce dont je suis heureux. Puissent tes mains ne jamais se refermer en poings ! Puissent tes oreilles ne jamais entendre l’appel du devoir ! Avant la fin de cette guerre, tous les hommes auront l’occasion de révéler leur véritable personnalité. 

des-details-sur-loeuvre

Titre original : Salt to the sea

Publié par Philomel Books pour l’édition originale et Gallimard jeunesse pour la traduction française

Collection Scripto – Gallimard Jeunesse

478 pages

Date de publication : juin 2016

Notes de l’auteur disponibles en fin d’ouvrage

lauteur

Née à Detroit le 19 novembre 1967, Ruta Sepetys est née, dans une famille d’artistes, d’intellectuels et de musiciens. Son père réfugié lituanien, officier menacé de mort par Staline, a été emprisonné 8 ans dans un goulag.

Elle étudie la finance internationale au Hillsdale College et vit quelque temps en Europe. Puis elle part pour Los Angeles afin de travailler dans l’industrie de la musique.

Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre (Between Shades of Gray, 2011), son premier roman et moult fois primé. Son 3e roman Le sel de nos larmes est inspiré de l’histoire de la cousine de son père qui a échappé au naufrage du Gustloff.

Elle vit dans le Tennessee, à Nashville, avec sa famille.

fleur v1

Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque #9 – Il était une fois Cauchemars

Print

Le Throwback Thursday Livresque est un rendez-vous livresque initié par BettieRose Books.

Le but est de parler d’une « ancienne » lecture (pas la toute dernière ou l’actuelle) autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.

Le thème de cette semaine est : Il était une fois (fiction, imaginaire…)

 

onceupon

 

 

Il y a un recueil de nouvelles fantastiques lue il y a une quinzaine d’années qui m’avait terrifée. Il s’agit de 

CAUCHEMARS de Flore Hazoumé

Résultat de recherche d'images pour "Cauchemars de flore hazoumé edilis"

 Résumé
Ce recueil de neuf nouvelles fantastiques introduit le lecteur dans un univers trouble, hors du temps et de l’espace où les êtres et les choses sont dotés de puissances occultes ; où les personnages vivent des mésaventures cosmiques mais surtout tragiques. Ce lire relate dans une certaine mesure l’influence des forces du monde invisible sur celui des réalités palpables. Un livre qui séduira à coup sûr les amateurs de frissons et de mystères.
Extrait
Obsession – A malin, maligne et demie ! – Un pacte est un pacte – Ménopause – Nuit d’ailleurs – Beauté fatale – Eternel amour – Les chats – L’Eldorado perdu
Je ne me rappelle plus exactement du contenu des 9 nouvelles mais je sais une chose : elles m’ont fait frissonner. Flore Hazoumé nous entraîne dans son univers, raconte des histoires mystérieuses où les personnages prennent vie et d’une façon déroutante. 
La nouvelle Les chats a détérioré mon rapport avec ces animaux, ils étaient si horribles, si diaboliques ! Ils m’ont longtemps hantée.
Si vous êtes amateur de sensations fortes, ce livre est fait pour vous. 
Et vous, quel livre proposeriez-vous pour ce thème ? 
GM signature
Publié dans Revue cinéma

TAG CINEMA : le 7e art de Grâce Minlibé

Je rédigeais ma revue du film THE CEO quand j’ai été illuminée, la Muse du blog m’a demandé de faire un TAG qui porterait sur le cinéma !

Chers amis, c’est avec un immense plaisir que je vous parlerai des films qui m’ont marquée. 

 

tag-cinema-grace-minlibe

 

1) Petite question d’introduction, quand je vais au cinéma, quelle est la place où je préfère aller m’asseoir ?

Les sièges du haut, en milieu de rangée.

2) Ai-je déjà quitté la salle au milieu d’une séance ? 

Non, je suis une jusqu’au boutiste. Je termine toujours les livres même ceux qui m’ennuient, j’en fais autant pour les films. 

3) Passons aux choses sérieuses. Quel film m’a révélé un de mes acteurs favoris ?

Résultat de recherche d'images pour "60 secondes chrono"

Cet excellent film d’action m’a révélé le talentueux Nicolas Cage.

Après ce film, j’ai regardé : Bangkok DangerousPrédictionsBad Lieutenant : Escale à La Nouvelle-OrléansGhost RiderBenjamin Gates et le Trésor des Templiers

4) Dans quel film aurais-je aimé avoir un rôle ? 

Résultat de recherche d'images pour "la chute de Londres"

C’est un excellent film d’action. Le suspense est présent du début à la fin, pas de temps pour s’ennuyer. J’aurais aimé jouer le rôle de Lynne Jacobs, directrice du United States Secret Service

Résultat de recherche d'images pour "la chute de Londres lynn jacobs"

5) Un film que j’aurais aimé écrire/produire

 

Résultat de recherche d'images pour "Django_Unchained"

J’ai été épatée par la qualité de ce film et la façon dont a été traitée l’esclavage. La réalisation est sans bavure, les dialogues savoureux, l’interprétation étonnante. J’aimerais écrire et produire des films de cette qualité. 

6) Un film que j’ai regardé plus d’une fois

Résultat de recherche d'images pour "something new film"

Grande fan des couples mixtes, j’avais adoré le couple formé par Sanaa Lathan et Simon Baker. J’ai aimé leur rapprochement, leur essai, leur rupture. Bref, j’ai tout aimé.

J’avais emprunté le DVD à ma coloc de l’époque. Je le regarde au moins une fois chaque année. 2016 a été une exception 😀

Résultat de recherche d'images pour "something new film"

7) Le couple d’acteur qui me ferait rêver à l’écran 

Keanu Reeves, l’amour de ma vie et Halle Berry, une actrice que j’admire pour son talent et sa beauté. 

Résultat de recherche d'images pour "keanu reeves"

Résultat de recherche d'images pour "halle berry"

8) Le dernier film que j’ai vu en salle

the-ceo-un-film-de-kunle-afolayan

 

 

9) Un film dont j’ai regretté d’avoir payé la place

Résultat de recherche d'images pour "only god forgives"

Je n’ai jamais vu un film aussi insipide que celui-ci. Le film est sans scénario, tout est prétexte à tuer, violenter. Seul Dieu peut réellement pardonner tant d’imperfections dans une production. 

10) Un film qui m’a boostée 

Facing the giants.jpg

Un puissant film qui nous rappelle la puissance de la gratitude même dans les moments sombres, un film qui a ranimé ma foi et m’a rappelé qu’avec Dieu tout est possible.

11) Un film qui m’a révoltée 

Résultat de recherche d'images pour "twelve years a slave affiche"

J’ai toujours mal au coeur quand je regarde des films qui traitent de l’esclavage. Je suis toujours révoltée quand je vois des humains se croire supérieurs à d’autres à cause de leur couleur de peau et quelle couleur ! 

#Blacklivesmatter

12) Un film qui  m’a donné envie de tomber amoureuse

Résultat de recherche d'images pour "THE  bodyguard"

Ce film ne prend pas une ride et la cause : c’est une romance à l’état pur. Simple mais profonde. Kevin Costner er Whitney Houston m’ont fait grandement rêver, leur duo est juste parfait !

13) Un film qui m’a fait flipper 

Le dernier en date qui m’a fait flipper est 

Résultat de recherche d'images pour "dans le noir affiche"

Une famille en proie à une mystérieuse créature qui ne vit que dans le noir.
Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Mais quand elle est partie de chez elle, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines. Désormais, c’est au tour de son petit frère Martin d’être victime des mêmes phénomènes surnaturels qui ont failli lui faire perdre la raison. Car une créature terrifiante, mystérieusement liée à leur mère Sophie, rôde de nouveau dans la maison familiale. Cherchant à découvrir la vérité, Rebecca comprend que le danger est imminent… Surtout dans le noir.

Chez moi, on dit :  ouaiye c’est du bon ! J’ai eu très peur de cette ombre malfaisante qui se nourrit de la peur. 

14) Un film où j’ai failli mourir de rire

Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Un casting de feu, un scénario hyper délirant, ça donne un film génialissime. J’ai ri, ri, ri…. 

Résultat de recherche d'images pour "astérix et obélix mission cléopatre"

15) Un film qui m’a fait pleurer comme une madeleine

Résultat de recherche d'images pour "hôtel rwanda"

Le film retrace l’action de Paul Rusesabagina, un hutu, gérant de l’hôtel quatre étoiles Les Mille Collines à Kigali, qui abrita et sauva 1268 Rwandais tutsis et hutus modérés dont sa propre famille, menacés par le génocide rwandais de 1994. J’ai pleuré d’impuissance, de colère face à la méchanceté de l’homme. 

16) Un film dont j’ai aimé un personnage en particulier

 

WAR ROOM est un film fascinant plein d’humour et d’engagement qui explore le pouvoir que la prière peut avoir dans le mariage, l’éducation des enfants, la carrière professionnelle, l’amitié et d’autres domaines de notre vie.

Image associée

J’ai beaucoup aimé Miss Clara, son rôle d’intercesseur, sa vie de prière. C’est un modèle pour moi. J’ai beaucoup aimé le rôle qu’elle a joué dans la vie d’Elizabeth. Ca a été une véritable connexion divine.

17) Si je devais passer une soirée avec un réalisateur, ce serait 

Mel Gibson, le réalisateur de la passion du Christ. J’ai tant de questions à lui poser sur ce film qui m’a permis de voir réellement ce que Christ a enduré à la croix pour moi et pour toi également. 

Résultat de recherche d'images pour "la passion du christ"

J’espère que ce tour dans ma cinéthèque vous a plu. Avez-vous vu ces films ? Vous ont-ils plu ?

Avez-vous envie de vous prêter au jeu ? J’ai hâte de lire vos réponses aux 17 questions en commentaire.

fleur v1

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La mère rouge de Cédric Marshall Kissy

La mère rouge

Une mère est recouverte de rouge à deux extrémités de la vie de son enfant : à sa naissance et à sa mort. 

Dans la mère rouge de Cédric Marshall Kissy, il est question du rouge sang causé par la mort, les innombrables pertes en vies humaines causées par la crise politique ivoirienne de 2010. La Côte d’Ivoire, tendre mère, terre d’Eburnie  perd ses enfants. Ils s’entretuent, piétinent leur fraternité, méprisent le caractère sacré de la vie. 

 

Le nouveau schisme sismique 

de l’Eburnie

l’Eburnie en sang

qui sans 

cesse

s’abreuve du sang 

du sang spumescent 

de ses fils incinérés

à coups de haines

de haines homériques

de fiels héroïques

 

 

la voilà

la saison-des-tristesses-aigües

des détresses suraigües

la voilà

la saison-des-prostrations

où corps et âmes 

chantent corps et âme 

l’hymne de la Loi du  Talion

où entonnent les cantiques 

de la mort 

ces voix 

ces racèmes-de-voix

éclatées

ces voix qui hier parlaient le même

le même dialecte

mais qui pour des vétilles

des infantilismes 

n’accordent plus leurs balafons 

et voilà la résurgence de la tour de Babel ! 

 

 

 

Amère est la mer des balles tribales 

qui sifflaient à brûle-pourpoint

qui submergeaient nos souffles essoufflés

qui tordaient le corps à nos vies divisées

décivilisées

désaccordées

qui morcelaient à force d’amours humorales 

la patrie de la vraie fraternité

 

L’auteur en utilisant le canal poétique pour s’exprimer dit le mal de sa terre. Il rappelle au souvenir les morts de Duekoué, les innocents sacrifiés à l’autel de la haine. Il raconte la souffrance du peuple MAIS il ne veut pas que la mort soit le point final.

Il chante à tue-tête L’HYMNE A LA VIE.

mon âme silencieuse a vu trop de deuils

célébrés en trombe en fanfare d’innocents éviscérés

d’enfants pris aux trappes du désespoir 

et dans les serres de guerres anonymes 

je ne veux plus ouïr armes et larmes 

de vivre seulement j’ai envie

vivre pour que vive l’amour

je veux conter ce long chant de vie

 

 

Nous bâtirons un château fort de paix 

où réfugier nos espoirs saignants

il y a tant de mers de larmes bleues à assécher

tant de rires ternes à illuminer de joies à ranimer

que les antagonistes de la vie décampent !

de nos chants d’amour authentique 

nous nous bâtirons une terre neuve 

 

Ce poète veut inculquer l’espoir, ne se fait-il pas d’ailleurs appeler Le Poète de l’Espoir ?

Il garde intact l’espérance de voir sa nation renaître de ses cendres. Il ne veut pas que les enfants de la terre d’Eburnie vivent constamment dans le passé et la douleur mais qu’ils vivent au présent et bâtissent un avenir de paix. 

 

Le poète rappelle aux fils leur devoir : ne jamais vêtir la mère du rouge de la violence, du sang mais  la revêtir de l’orange de l’espérance, du blanc de la paix, du vert de l’espérance, du bleu de la quiétude. 

Il le dit lui-même dans l’avant-propos : souvenons-nous : « notre devoir sera d’être un
modèle », un modèle de paix, de fraternité, d’espérance ; un modèle d’amour… car « la haine, c’est la colère des faibles » (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin).

 

J’ai apprécié ma lecture pour cette hymne à la vie qu’elle véhicule, j’ai apprécié toutes ces références à la culture des différents peuples de mon pays :  personnage mythique des Bété, divinité féminine chez les Abouré…

 

J’ai été un peu déconcertée par la mise en forme hétérogène des poèmes : certains étaient alignés à droite, d’autres en majuscule, d’autres centrés. J’ignore s’il y a une signification particulière. 

J’ai trouvé un peu lourd le vocabulaire employé. Le vocabulaire est parfois très soutenu, ce qui est un avantage mais aussi un inconvénient pour ceux qui veulent lire l’esprit léger. 

 

Biographie de l’auteur 

Né en 1988 à Grand-Bassam (Côte d’Ivoire), Cedric Marshall KISSY est doctorant ès lettres  à l’université d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Il est passionné de littérature, de culture et surtout de poésie, genre qui retient particulièrement son attention, même si la nouvelle et le roman sont aussi dans son champ d’écriture.

Il a été lauréat de plusieurs concours littéraires : 1er prix de poésie au concours littéraire national « Les Manuscrits d’or », déc. 2009 ; 1er rang lors du concours francophone en ligne sur « La plus belle lettre », 2010 ; 1er prix au concours de poésie, par le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, janv. 2013 ; grand prix littéraire Zadi Zaourou de poésie, par l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire (AECI), 2014. 

 

Quelques détails de l’oeuvre

Nombre de pages : 66

Publié en mars 2016

Publié par les éditions Eden

GM signature

 

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Le Crépuscule de l’Homme

Montage créé avec bloggif

« … A tour de rôle, Edith et Evelyne se relayaient auprès d’elle. Le nombre de malades allait croissant. Mais elles se savaient impuissantes : sans la moindre aspirine, le moindre anitibiotique, qu pouvaient-elles faire ? 

L’état d’Emilienne ne cessait d’empirer, Edith posa sa main sur le front de sa mère. « Elle a au moins 40° de fièvre pensa-t-elle, et rien pour la faire baisser ».

Cette respiration sifflante ne présageait rien de bon. Sans médicament, Edith s’attendait au pire. Elle sortit de la grotte et alla à la recherche de son père. Elle le trouva de l’autre côté du camp, assis près de sa tente. Recroquevillé dans sa veste élimée, il ressemblait à un épouvantail cassé, il jeta sur sa fille un regard mi-surpris, mi-irrité. 

– Je te dérange,papa ?… »

 

 

Je garde de bons souvenirs des livres de l’auteur Flore Hazoumé. Je me rappelle encore de ma frayeur en lisant l’une des nouvelles du recueil Cauchemars. Ces doux souvenirs m’ont conduit au Crépuscule de l’Homme.

J’ai pensé que cette histoire avait pour cadre un hôpital en lisant les premières lignes de la 4ème de couverture. J’ai été intriguée en lisant ses dernières lignes.  L’histoire se déroule dans une grotte ? Un camp ? Quel est le cadre spatio-temporel de cette histoire ?

Les premières pages du livre ne me situent pas, j’ignore sur quel continent se trouve  la ville de Bunjalaba. Elles me déroutent également, elles semblent être la fin de l’histoire. Je cesse de me triturer les méninges, me laisse porter par le ton captivant de la narratrice.

Je découvre Edith, étudiante en médecine légale, issue d’une famille bourgeoise, fille d’un père ministre et d’une mère férue d’art africain. Elle est amoureuse de Pascal Tuzbelbe, un étudiant en faculté de lettres avec une personnalité peu commune. Cet homme est intelligent, froid et si mystérieux !

Il marchait le torse bombé, le cou raide. Il avançait droit devant lui, ne regardant ni à droite, ni à gauche. Ses yeux étaient rivés, accrochés à l’horizon comme un but à atteindre, ou bien étaient-ils simplement tournés vers un monde intérieur inaccessible et mystérieux. Il marchait comme on va au combat.

« Mon DIEU » ! murmura Edith, contre quel ennemi invisible se bat-il ?

Pascal vit dans un immonde quartier, là où est le commencement, là où est le germe selon lui. C’est un agitateur de foules, qui multiplie les meeting sur le campus, incite les étudiants  à lutter pour leur dignité et des conditions d’étude confortables.

Des révoltes estudiantines se profilent à l’horizon. On les sent arriver, comme on sent l’arrivée d’une pluie en scrutant les nuages. Les travailleurs réclament également de meilleures conditions de vie. La pluie se transforme alors en un puissant orage.

Les Tsatu, opprimés par les Sutu (le groupe ethnique au pouvoir), se rebellent également. Plus question de parler d’orage, c’est un gros cyclone qui arrive. On sait comment se terminent les conflits ethniques.

Les Tsatu et Sutu m’ont fait penser aux Hutu et Tutsi et la description des caractéristiques de ces deux ethnies ont confirmé mes pensées. L’auteur a fait un clin d’œil à l’histoire culturelle du Rwanda, les guerres fratricides entre les Hutu et Tutsi.

Mon cœur s’est serré en lisant l’excès de violence, les atrocités sans nom. Le lecteur baigne dans le lac de l’horreur et la vengeance.

J’ai été choquée de la facilité avec laquelle Gassana, le père d’Edith semait la graine de la haine dans le cœur des Sutu. Il est tellement plus facile de détruire que de construire… 

Le chaos de la ville de Bunjalaba, tel un virus s’est propagé dans toute l’Afrique et le monde entier. La vie humaine se retire des continents. Puisqu’on n’arrive pas à vivre ensemble, la vie nous est repris. Puisque l’homme n’arrive plus à reconnaître l’humanité en l’autre, il disparaît de la surface de la terre. C’est l’apocalypse. 

Cette vision apocalyptique du monde m’a gênée. Que des innocents meurent comme des coupables m’a attristée. J’aurais voulu que les personnages auxquels je m’étais attachée  restent en vie, hélas ! 

Parlant de personnage, je n’ai pas réussi à élucider le mystère de Pascal, cet homme ni Tsatu, ni Sutu qui soulevait les foules, luttait pour le droit des plus faibles et qui avait signé un pacte avec Gassana. D’où venait-il ? Où est-il parti ? Qui était-il ?  J’ai été un peu déçue que la narratrice nous laisse avec ces zones d’ombre. 

Que dire de la forme de l’oeuvre ? Le style de la narratrice est limpide, dynamique. C’est difficile de lâcher le livre tant qu’on n’est pas arrivé au point final. 

A qui je déconseille ce livre ?

  • A ceux qui dépriment
  • Ceux qui n’aiment pas les devoirs de mémoire
  • Ceux qui n’aiment pas le genre fantastique et les romans historiques
  • Ceux qui ne sortent pas indemne de leur lecture

 

Si vous n’êtes pas dans ces quatre catégories, je vous souhaite une très belle lecture. 

 

Biographie de l’auteur 

Petite fille de l’écrivain dahoméen Paul Hazoumé, Flore Hazoumé est née à Brazzaville en 1959. Lorsqu’en 1984 elle publie son premier recueil de nouvelles, « Rencontres », ils sont peu nombreux à imaginer qu’elle deviendra une figure de la littérature ivoirienne « tant elle semblait timide et pleine de doutes », confie un ami. Depuis, Flore Hazoumé  s’est affirmée, son écriture aussi. Et si elle est peu prolifique, chacun de ses ouvrages est salué par la critique.

 

Quelques détails sur l’oeuvre 

Nombre de pages : 200

Maison d’édition : CEDA

Date de publication : Janvier 2001

 

fleur v1