Publié dans Ma poésie

Mon père, un être unique

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon tendre papounet d’amour. Je l’aime tellement cet homme ! Je suis infiniment reconnaissante à Dieu qui me permet de jouir de sa présence encore et encore. 

Pour son entrée dans une nouvelle décennie, je lui avais écrit un poème.

Si vous l’aimez, vous pouvez le dédier à vos pères mais n’oubliez pas de mentionner l’auteur. Vous savez combien c’est important. 😀

 

anniversaire-de-mon-pere

Data

A celui qui a accueilli ma naissance
Avec douceur et reconnaissance
A mon père qui m’a soignée et nourrie
Et qui de son cœur ne m’a jamais bannie

Il ne m’a jamais caché la réalité
De la vie et toutes ses difficultés
Il me disait toujours : sois courageuse
Poursuis la vérité et tu seras victorieuse

Il m’a inculqué de vraies valeurs
Je puise en elles mon espoir et mon ardeur
Il m’a appris à ne jamais gaspiller le temps
Avec parcimonie, à l’utiliser à bon escient

C’est à lui que je dois mon parcours
Il m’a tenu la main avec tant d’amour

Je ne le dis pas assez souvent
Mais je l’aime énormément
Je ne fais pas de cela une habitude
Bien plus, c’est une attitude

Mon seul désir c’est te rendre heureux
Car tu m’as permis de l’être
Mon bonheur c’est toi et je peux le reconnaître
Il est bien visible dans le blanc de tes yeux

Je prendrai soin de toi
Aussi longtemps que Dieu voudra
Je recueillerai tes cheveux blancs
Avec respect et pas autrement

A celui qui observe ma maturité
Avec confiance et fierté
A cet homme qui m’a éduquée
Dans la foi et la sobriété

A toi papa, être unique
Je dédie ces notes féeriques

© Grâce Minlibé

 

Joyeux anniversaire papa ! Tu es le visible de mon essentiel. Bisous !

 

Pour ceux qui préfèrent écouter plutôt que lire, vous êtes servis ! 🙂

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Cent sonnets insignes allant vers

A la différence du roman, un recueil de poèmes quel qu’il soit apporte toujours une agréable surprise au lecteur, TOUJOURS. 😀

Sansonnets, un cygne à l’envers de Pierre Thiry ne déroge pas à la règle. Ce recueil de 100 sonnets surprend tant par l’originalité de son contenu que par son architecture.

Petit rappel pour les novices en poésie : 

Un sonnet  est un écrit à forme fixe constitué de quatorze vers répartis en deux quatrains (strophes de 4 vers) et deux tercets (strophes de 3 vers) Il est généralement constitué d’alexandrins qui riment entre eux. Ce sont des écrits avec une technique exigeante.

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Ce recueil contient cent sonnets décalés, 1400 vers « qui sonnent un peu timbrés ». Impossible d’avoir la mine serrée ou d’être grincheux en le parcourant, il nous arrache des sourires.

« Ces sonnets sont des sourires en réponse à tes sourires qui me donnent encore et encore envie d’écrire et de sourire. » affirme l’auteur en début du recueil 

Ces cent sonnets ont tantôt l’allure d’une fable, tantôt l’allure d’un conte. Ils sont l’épiderme de cent histoires où interviennent des personnages farfelus comme le Senor Sonéklacique.

Ils évoquent nos situations du quotidien comme les scènes dans le métro, l’attente à la caisse, à l’arrêt d’autobus. Dans ces sonnets, l’auteur ne se met aucune restriction, il parle de tout et de rien. Pour lui, toutes les occasions sont bonnes pour faire des vers, des rimes, des sonnets.  

J’ai été impressionnée par le talent de l’auteur, c’est un penseur. Avec 3 sonnets, il fait une thèse, une antithèse et une synthèse philosophiques.

C’est un artiste. Il jongle avec les vers, manipule les rimes à sa guise, fait des acrostiches quand ça lui chante. 

C’est un styliste des mots. Il déshabille un sonnet pour en revêtir quatre autres en apportant ci et là des retouches. (sonnets 62,63,64,65,66) Le déjà-vu devient alors inédit…

Parce que vous le valez bien, je vous partage des sonnets que j’ai beaucoup aimés

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J’ai pris plaisir à lire ce recueil. Je le recommande à ceux qui veulent lire la Poésie autrement et qu’ils veulent s’amuser en lisant. 

Quelques détails de l’oeuvre…

124 pages 

Auteur: Pierre THIRY

Editeur: BoD  2015

Lien d’achat : ici ou là 

…et sur son auteur 

Né en 1962, Pierre Thiry a été administrateur de théâtre, vendeur de disques, programmateur de concerts. Il aime flâner chez les bouquinistes, jouer du violoncelle, écrire le soir à la lueur d’une chandelle. Il anime régulièrement des ateliers d’écriture. Pour consulter son site officiel, cliquez ici

Ps : Merci beaucoup à l’auteur pour ce service presse. Les milliers de kilomètres qui nous séparent ne l’ont  pas freiné. Le recueil a traversé l’Atlantique, il est venu en Côte d’Ivoire. Merci ! Merci ! Merci ! 

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Publié dans Interviews, Ma poésie

Rencontre avec … Grâce Minlibé

Si j’étais contée…
J’aime les interviews encore plus quand c’est moi qu’on interviewe. 🙂
Grand merci à Afro Plumes d’avoir permis que je m’exprime sur son blog. Si vous voulez en savoir plus sur moi, n’hésitez pas à lire mon interview.

Afro plumes

Jeune poétesse bien malheureusement méconnue de beaucoup, Grâce Minlibé, se livre aux lecteurs d’Afro Plumes sur sa passion pour l’écriture, à travers cet interview que j’ai eu l’honneur de mener il y a quelques mois. Rencontre …

1. Bonsoir Grâce, comme il est de coutume sur AP, je vais te demander de te présenter.
Je suis une jeune femme d’origine ivoirienne rêveuse et introvertie qui a plongé dans la mer de la lecture en enfance et dans celle de l’écriture dans l’adolescence. Je suis l’auteure enchantée du recueil de poèmes Chimères de verre et co-auteur du recueil de nouvelles Une nuit avec Baker.

2. D’accord. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta plongées dans le monde de l’écriture? Qu’est-ce qui t’as fait faire le grand plongeon, passer de lecteur à écrivain ?
Je ne vais pas parler du journal intime que toute jeune fille introvertie tient de manière…

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Publié dans Panaché

La Nuit du Slam : ce que vous avez raté

J’avais deux choix pour ma soirée du samedi 22 Octobre 2016 : 

  • Assister à la célébration de la Journée du Manuscrit au Palais de la Culture 
  • Assister à la Nuit du Slam à l’Institut français de Côte d’Ivoire organisée par le Collectif Au Nom du Slam

Sans hésiter, j’ai opté pour le 2e choix. J’aime beaucoup le collectif Au Nom du Slam dont je vous avais présenté le 1er album, il y a quelques mois. Ce collectif vise à promouvoir le Slam, créer des plateformes d’expression pour le Slam et valoriser la culture ivoirienne par le Slam. Le Collectif au Nom du Slam est composé de onze membres dont trois femmes.

J’admire ces femmes et ces hommes qui font chanter les mots. J’aime ces artistes qui vivent leur passion avec détermination. 

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De 19 h 30 à 20 h 45, j’ai dévoré chacun des mots de Bee JoeKpegik,  l’Etudiant, Amee, Lyne, Philo, Roi Fort Malik, Noucy Boss… Tels des papillons, leurs mots ont voltigé et exécuté avec sincérité la danse des maux, de la mélancolie, de la persévérance, de la révolte… J’ai souri, j’ai ri, j’ai applaudi leur dextérité. 

La nuit du Slam a été un beau spectacle. Parce que vous le valez bien, je vous mets des extraits de ce que vous avez raté. 

Extrait 1 : Les mots du slameur Philo

Extrait 2 : Les mots d’Amee sur les effets contraignants de la célébrité 

Extrait 3 : les mots de Kpegik ou quand une femme change un homme. Kpegik s’exprime en nouchi, argot ivoirien. Ce texte est l’un de mes coups de cœur de cette soirée. 

Extrait 4 : « Christ est mort pour eux » est un texte de l’Etudiant. Ce texte est également l’un de mes coups de cœur de la soirée. L’étudiant est révolté, il dénonce l’injustice sociale. Pour lui, Jésus Christ fait du favoritisme sinon pourquoi n’accorde-t-il pas aux pauvres ce qu’il accorde aux riches ? 

J’espère de tout cœur que la route de ces artistes sera très longue et qu’ils vivront avec largesse de leur art. 

Et vous que leur souhaitez-vous ?

Avez-vous participé à des événements culturels ce weekend ?

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Publié dans Ma poésie

Parce que tu ne changeras pas

En attendant la publication d’une nouvelle série de poèmes, je vous présente un poème que j’ai écrit quelques jours après la publication de Chimères de verre.

C’est une réponse à un poème de Stevy Opong : Mea Culpa 

Mea culpa

Je suis désolé de me rendre compte de ta valeur
Que maintenant que tu es partie, mon âme sœur
Pour ces vagues promesses que je n’ai pas tenues
Et pour ces regards tristes que, hélas, je n’ai pas lus

Je suis désolé de ne pas te convenir, alors que tu es
Mon tout, mon début, ma fin ; ma joie porte ton nom
Comment me sentir vivre quand ton départ m’a tué ?
Entre terre et ciel, nos étreintes traçaient un pont

Depuis que tu es partie mes pensées t’appartiennent
Je marche sur mon ego pour t’avouer que tu me manques
Et mes jours s’assombrissent de plus en plus, ma reine
En l’absence du soleil que tu dégages, et que tu planques

Je suis désolé d’être moi, cet imbécile gavé de défauts
Reine de mon cœur, sculpte-moi selon ta convenance
Afin d’entrer dans le moule de tes volontés, et mes sens
Guidés par les seules lois de ton corps et de tes mots

« On n’apprend la valeur d’une chose que quand on la perd »
Je suis désolé de ne comprendre ces paroles de grand-père
Que maintenant que tu n’es plus là, que tu es partie loin
Je suis tellement désolé ma sylphide, mais s’il te plait reviens

Stevy Opong 15/08/14 – 09h49

 

Tu ne changeras pas

J’ai pleuré quand j’ai lu ton mea culpa,
Découvert tes mots pleins de douceur
Mon âme a été émue car pour la première fois
Tes sentiments se sont manifestés avec ardeur

J’ai replongé dans ce passé où j’étais seule à t’aimer
Culpabilisé de ce présent où nous sommes éloignés
Imaginé un futur où nous serions deux, enfin heureux

Et pourtant, je ne retournerai pas près de toi
Je ne rechercherai plus la chaleur de tes bras
Je ne viendrai pas quérir tes câlins savoureux

Quand on aime, on pardonne me disait ma mère
Sais-tu pourquoi il m’est impossible de le faire?
Parce que celui que tu es aujourd’hui disparaîtra.
L’imbécile en toi se réveillera, il réapparaîtra

Tu me demandes de te sculpter,
Toi que Dieu n’arrive pas à dompter?
Me crois-tu capable de faire cet exploit?
Faire d’un enfant un roi?

Tu vénères mon absence plutôt que ma présence
Si je reviens, j’aurai encore droit à ton indifférence
Loin des yeux, près du cœur, tu aimes ainsi
Si je reviens, notre couple marchera avec des « et si »…

Grâce Minlibé 14/12/2014 -16h32

 

Que vous inspire ce poème ? Qu’en pensez-vous ? Dites-moi tout

Publié dans Interviews

Tout ce qui brille : rencontre avec l’auteure

Elle est ma « number one » dans le monde des chroniques africaines et vous partagerez mon avis quand vous aurez lu ses histoires. La narration est précise, fine ;  ses mots sont empruntés aux dieux et donnés aux hommes avec générosité, le fond des histoires savamment construit. 

Elle est « ma number one » et je me demande pourquoi elle n’a pas encore été repérée par les chasseurs de tête dans le monde de l’écriture, pourquoi elle n’est pas encore sortie de l’anonymat, n’a pas encore reçu de prix littéraires.  

Elle est « ma number one » et elle … elle… elle, c’est la chroniqueuse de Tout ce qui brille

Rencontre avec la délicate auteure qui me fait tressaillir comme l’a fait mon amour d’adolescence. 

tout ce qui brille
Source sunubiir.com

 

Comment se définit la chroniqueuse de Tout ce qui brille  en 4 # ?

#Tordue  #Passionnée  #Gauche  #Compulsive

Parlons de la chronique « Tout ce qui brille. » C’est un tourbillon émotionnel et au niveau de l’esprit. Où avez-vous appris à écrire comme ça ? (rires) Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

 Lool, je devrais réellement apprendre, maintenant que vous le dites.

Alors. Tout ce qui brille. C’était vraiment écrit sur un coup de tête, une sorte de d’auto thérapie, puis c’est devenu  un peu plus réfléchi. Je ne m’attendais à ce que les lectrices aiment l’histoire… A vrai dire je ne m’attendais pas à en avoir beaucoup, de lectrices. Mais bon, je suppose qu’on aime toutes une romance un peu compliquée, qui finit bien, où on se dit des mots d’amour, où les méchants finissent seuls et mal et où des bébés naissent. Je ne suis pas une romantique. Vraiment. Mais je pense que pour un premier essai, la romance était le chemin à suivre, moins risqué. En plus, je venais de finir « Orgueil et préjugés ». Donc disons que j’étais encore un peu ivre de ce chef d’œuvre en écrivant.

 

Si vous deviez la résumer en une phrase, quelle serait-elle ?

 

L’amour malgré, en dépit de, de toute façon et parce que.

 

Imaginez que l’on vous demande de lire un seul passage, lequel choisiriez-vous ?

 

« Parce qu’il est des jours où tu es celle sur qui on compte. Et où tu dois être assez forte pour d’autres. Que ça soit ma famille ou Malik, je suis des fois, celle sur qui on compte. Et ces fois, comme maintenant, je le dois bien à Malik, de prendre ses armes lorsqu’il les baisse. »

 

 Sur quel thème vous n’écrirez sûrement jamais ?

 

Il ne faut jamais dire jamais. Et je ne pense pas qu’il existe un sujet que je ne voudrais pas traiter. Quand l’inspiration vient on ne fait que suivre. Mais si je peux dire, je suis sure de ne pouvoir écrire en  point de vue zéro : utiliser la troisième personne, raconter l’histoire en narration omnisciente. Je ne me vois pas écrire de cette façon là.  J’aime raconter les histoires par point de vue interne, utiliser la puissance du « je », entrer dans la peau des personnages, leur faire raconter leur propre histoire, leur faire s’adresser au lecteur sans intermédiaire.

 

Où vous voyez-vous l’année prochaine à la même date ?

 

Août 2017. J’espère être dans la paix où je suis maintenant par la grâce de Dieu. J’espère être en vie et être inspirée. Je devrais dire que j’espère avoir un boulot stable parce que j’aurais presque fini mes études à cette date et, bon, le chômage, ce n’est pas sympa… Mais j’espère juste être heureuse dans mon corps et dans mon esprit, chez moi (et en vacances j’espère !) et avoir les gens que j’aime heureux.

 

Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

 

Ma maman. Lire, évidemment. A ce stade, c’est bien plus qu’une passion. C’est quelque chose entre la nécessité et de la dépendance. J’aime aussi cuisiner, la poésie, la musique, regarder des séries télévisés et films longs et lents, refaire le monde dans ma tête… Oui je suis très ennuyeuse.

Présentez-nous une femme que vous lisez, ou que vous suivez, admirez, une femme avec laquelle vous auriez envie de collaborer ou que vous auriez envie de connaître personnellement.

 Tellement d’options que je ne saurais me résoudre à choisir. Je vais donc rester dans le monde des chroniques auquel j’appartiens et je vais dire : Sadjee ou Chrystel. Chroniqueuse de la page « Mille mots un amour » et auteur du merveilleux, du touchant « L’innocente ». Je l’adore. Avant même de savoir qui se cachait derrière ses histoires, je la dessinais dans ma tête, convaincue qu’elle avait des doigts fins que l’on regardait puis aussitôt  qui inspiraient la confiance, qui respiraient le talent pur. Je me connectais à ses mots, les parcourant avidement, n’arrivant pas à croire qu’elle écrive des chroniques sur Facebook et pas des Best Sellers. La première fois qu’elle a commenté ma chronique en cours, je me suis sentie toute chose, comment assumer ses écrits nouveaux et tâtonnants quand un tel génie vous lit ? J’adore Sadjee.

 

Quels sont vos 3 livres préférés d’auteurs africains ?

 

1 Une si longue lettre de Mariama Bâ.

2 Le monde s’effondre de Chinua Achebe.  

3 Mes hommes à moi de Ken Bugul.

 

Quel est votre top 5 de chansons africaines qui évoquent l’amour ? 

 

Viviane Ndour- Dekkore. Vieille chanson mais du Sénégal mais toujours aussi bien

Youssou Ndour- Chimes of Freedom.

Carlou D- Nene Galé. 

Daara J- Allah

2face – African queen

 

Petit bonus pour nos lecteurs, nous allons établir votre portrait chinois 

  • Si j’étais un parfum de glace, ce serait le café
  • Si j’étais un support musical, ce serait un piano
  • Si j’étais une saison, ce serait la saison des pluies
  • Si j’étais un épice, ce serait la cannelle
  • Si j’étais une révolution, ce serait la révolution des suffragettes
  • Si j’étais un prix littéraire, ce serait un Pulitzer
  • Si j’étais un signe de ponctuation ce serait une virgule
  • Si j’étais un dieu grec, ce serait Hermès

  

Un petit mot de fin ?

Ce fut un plaisir de répondre à vos questions, je vous remercie et je remercie mes lecteurs pour la patience, pour les encouragements et pour l’entrain. J’espère que les mots qu’on s’échange sur la page iront bien au-delà. Et vive Facebook (si seulement on pouvait écrire en italique aussi) … Lol. Merci à vous.

Propos recueillis par 

signature coeur graceminlibe

Vous pouvez vous enivrer des histoires de l’auteur sur sa page Facebook ou sur la superbe plateforme Sunubiir.com

Publié dans Interviews

Interview d’un poète, Stevy Opong

Stevy Opong « Un seul Dieu tu aimeras et adoreras parfaitement.»
Mon père, j’aime Denise, je l’aime tellement
Si vous l’aviez vue, si vous aviez vu ma bien aimée
Peut-être me comprendriez-vous… J’ose l’espérer

« Vous ne vous prosternerez pas devant des idoles taillées »
Hélas mon Père, mon cœur git depuis longtemps à ses pieds
Et j’ai fait de chacun de ses désirs, mes devoirs au quotidien
Pour moi, avant elle, il n’y a rien ; après elle, il n’y a rien

Mon Père, j’ai péché

J’aurais bien voulu penser et écrire ces vers hélas…Ils ne sont pas de moi mais de Stevy Opong . J’ai découvert ces poèmes en 2013 et j’ai été subjuguée par sa plume, elle porte en elle le divin.

Je vous invite à le découvrir.

  1. Qui est Stevy Opong en quelques mots ?

Une imagination débordante passionnée d’écriture.

 

  1. Comment êtes-vous arrivé à la poésie ?

Au collège, j’avais deux amis qui écrivaient déjà des poèmes. Je suis tombé amoureux de leurs textes et je rêvais d’être capable d’écrire comme eux. Alors sans trop réfléchir je me suis lancé et depuis je ne me suis pas arrêté. La poésie est devenue mon principal passe-temps. Elle a même dépassé le dessin qui l’était au départ.

 

3.      Quelle est votre définition du « poète » ? 

C’est un rêveur dont le véritable talent demeure dans sa faculté de transmettre au lecteur ses songes. Bien plus encore, le propre du poète est de faire ressentir au lecteur des émotions que lui-même ne ressent pas forcément. C’est un mage.

 

4.      La poésie n’est pas un genre très plébiscité aujourd’hui. Quelle est la raison selon vous et que faut-il faire pour y remédier ?

La poésie ne fait que subir les conséquences d’un mal plus profond : le rationalisme exacerbé de notre époque. Les gens ne veulent plus rêver, se laisser emporter par leurs émotions et de quelques fois mettre leur raison en berne pour transcender. Or, l’imaginaire est la principale matière première de la Poésie. Ainsi, elle est vue comme de la rêverie, de simples « beaux mots ». Ce problème est aussi visible avec l’Amour, par exemple. On y croit de moins en moins, hélas.

A force d’intelligence, nous avons perdu en humanité. On apparente la sensibilité, être fleur bleue, à de la faiblesse. Or, sans cette part d’émotionnel, nous ne serions que des machines.

 

De plus, la poésie est victime d’un cliché : sa prétendue complexité. Rendez-vous compte, à l’école on étudie les textes de poètes qui datent d’une certaine époque. En général, du 19ème siècle ; l’âge d’or de la Littérature française. Ce sont des poèmes écrits avec des procédés stylistiques et un langage difficile à décrypter pour les néophytes. Du coup, les gens apparentent aussi la Poésie dans sa globalité à quelque chose de compliqué à comprendre.

Que faire pour y remédier ? Bah, s’adapter. Pas dans le sens où l’on devrait écrire des textes terre-à-terre avec du vocabulaire de clavardage ! Mais des textes un peu plus compréhensibles et qui parlent mieux à l’époque actuelle. Surtout éviter d’être pédant. Savoir à qui l’on s’adresse et essayer de détecter ce qu’ils attendent tout en demeurant fidèle à notre inspiration.

 

  1. « On ne peut trouver de poésie nulle part, quand on n’en porte pas en soi. » Que pensez-vous de cette citation de Joseph Joubert ?

Intéressante. Je suis en partie d’accord. Il faut déjà avoir une âme foncièrement poétique pour pouvoir lire ou déceler le caractère poétique d’une chose ou d’une œuvre quelconque. Cependant, je ne pense pas que l’on devienne poète. Nous sommes tous poètes quelque part. Mais comme toute aptitude humaine, pour qu’elle se développe il faut juste la travailler, l’affiner.

 

  1. Pouvez-vous nous parler de vos auteurs et livres préférés, les poètes qui influencent votre écriture ?

Je suis un romantique et un mélancolique. Donc mes auteurs préférés sont ceux qui s’identifient principalement dans ces styles. Je suis particulièrement fan d’Alfred De MUSSET, dont le texte « A Ninon » et l’Allégorie du Pélican restent mes favoris. Il y a aussi LaMARTINE, avec son fameux « Lac ». Et je citerai en dernier lieux deux poètes gabonais : Georges RAWIRI avec son poème « A ma mère » et Ndouna DEPENAUD avec… j’sais pas, il en a tellement de beaux.

En terme d’œuvres, les recueils que j’aime bien sont : « Les méditations poétiques » de De MUSSET, « Les Fleurs du Mal » de BAUDELAIRE et « Chants du Gabon » de Georges RAWIRI.

 

  1. Comment qualifierez-vous votre poésie ? (Engagée, classique, romantique, poésie d’évasion…)

Je suis surtout un romantique, surtout. Mais je ne m’impose aucune limite. Si l’on fouille bien, l’on trouvera dans mon catalogue au moins un poème qui s’inscrit dans chacun des styles que vous avez cités.

 

  1. Quel est le poème que vous avez écrit et préféré ? Pourquoi ?

 J’ai tellement écrit de poèmes que ça risque d’être compliqué de choisir. Je suis tenté de citer « Je penserai à toi », juste parce que je le trouve “beau“ et c’est celui qui me vient à l’esprit. Mais pour sa symbolique, je dirais « l’histoire d’Issa ». Ce poème revêt un caractère si important pour moi que je m’étais même juré de ne jamais le publier sur internet (au final, je l’ai publié…). C’est une histoire vraie qu’ont vécue des personnes qui me sont très proches. Et il est difficile pour un artiste de dévoiler au public un texte qu’il a écrit avec son cœur car il aura l’impression de se mettre à nu. C’est comme si le public disposait d’une fenêtre ouverte sur son âme. Bon, je vous préviens, il est assez long. C’est une histoire que j’y raconte, alors prenez votre souffle :

L’histoire d’Issa

Issa est belle, belle comme le jour
Belle mais timide, le regard nonchaloir
Elle marche, tête baissée, le pas court
Plongée dans ses rêves, matins et soirs

Issa est à peine femme, à peine
Ses nombreux prétendants lui font peur
De sa voix timorée, repousse leurs tentatives vaines
Car Issa n’aime que Penda, de tout son cœur

Elle, trésor reclus
Dans l’enclos de ses airs de coquette
Lui, charmeur reconnu
Dans la contrée collectionnant les conquêtes

Mais Issa aime Penda, elle l’aime ainsi

Penda le beau, grand, un peu imbu de lui
C’est un vrai jeune homme, estimé des anciens
Il serait l’homme idéal, un bon mari demain
Seulement, Penda se laisse charmer de peu
Par toutes les beautés qui lui caressent les yeux

Le prince d’Issa est ainsi, à son grand regret
Oui, Issa aime Penda, mais elle l’aime en secret
Car ses yeux qui brillent à toutes les beautés du ciel
N’ont encore hélas daigné se poser sur elle

Et Issa en souffre, elle souffre tout bas
Soupire à l’entente de son nom, au son de sa voix
Elle rougit et devient maladroite près de lui
Car Issa aime Penda, chaque jour, sans répits

C’est tellement difficile de se faire remarquer
Aux yeux de l’aimé. Issa le sait, elle a tout essayé
Mais Penda est un jeune homme beau, bouche fine
Il n’aime que les femmes, Issa est une gamine

Les semaines, les mois passent, Issa grandit
Et son amour pour Penda, le beau Penda, aussi
Mais Penda, le jeune collégien, l’ignore
Et Issa, l’écolière, souffre de son amour qui l’implore
Mais Issa aime Penda, demain elle l’aimera encore

Un soir calme, comme tout soir ordinaire
Issa rentre à la maison, après son bain à la rivière
Sur le sentier, marchant seule, elle ne remarque pas
Son beau Penda, qui la suit, marchant sur ses pas

Lui aussi, était à la rivière pour son bain de la soirée
Il rentre seul, et propose à Issa de marcher à ses côtés
Mais Issa ne sait quoi dire, son beau si près d’elle, là
Elle frissonne, bouillonne de l’intérieur, n’y crois pas

Issa n’en revient pas, son beau Penda lui parle même
Elle l’écoute, avale chacun de ses mots
Se garde de le fixer, mais comme il est beau !
Et lui ne se doutant pas, combien elle l’aime

Les jours qui suivent pour Issa c’est le paradis
Penda la connait, son beau Penda qu’elle aime tant
Hélas, pour lui, Issa la gamine n’est qu’une amie
Il ne ressent pas pour elle, ce que pour lui elle ressent

Ils rient ensemble, ils se fréquentent tout le temps
Elle espère entendre de Penda, un relent de sentiment
Mais leurs regards furtifs, sont des regards innocents
Elle rit avec celui qu’elle voit un jour devenir son amant
Mais Issa aime Penda, elle l’aime tellement

Les grandes vacances sont arrivées, Issa voyage
Elle sera éloignée de Penda longtemps, dommage
Mais Issa s’en va le cœur débordant d’amour
Et espère franchir le grand pas à son retour
Car Issa aime Penda, à un point inimaginable

Les vacances sont écoulées, retour aux cartables
Avec le temps, Issa est devenue une femme désirable
Ses pensées toutes les vacances se sont tournées
Vers Penda, le beau Penda, son bien aimé

Rencontre impromptue, un jour dans le village
Ils se retrouvent, semblent avoir pris de l’âge
Car Issa n’est plus gamine, mais désormais femme
Adieu les amitiés, une nouvelle relation s’entame

Penda a remarqué Issa, Issa la belle et l’aimable
Songe à elle, à son derrière ferme et ses seins galbés
Issa est désormais femme qui éveille des envies

Penda songe à Issa, pas comme à l’amie adorable
Mais comme à une femme dont il est attiré
Issa le sent, le voit dans ses yeux, l’attendait depuis

Alors Penda courtise Issa, la belle et douce Issa
La concurrence est rude, Issa est tellement désirée
Penda le sait, mais ignore que quoi qu’il en soit
Issa n’aime que lui, et continuera de l’aimer

Penda lui fait la cour, Issa repousse ses avances
Pour la conquérir, Penda piétine son arrogance
Il insiste en espérant un jour décrocher son cœur
Est-il vraiment amoureux ? Issa hésite, elle a peur
Même si Issa aime Penda, son prince charmeur

La réputation de Penda, son beau Penda l’effraie
De ses manilles, tellement de cœur paient les frais
Penda est un apollon qui use de ses forts charmes
Pour dompter les cœurs et séduire les femmes

Saura-t-il aimer Issa de la manière qu’elle espère 
La cajoler, l’emmailloter dans l’enclos de ses bras
Et la rassurer en lui soufflant des « je t’aime » tout bas ?
Comment savoir si ses belles avances sont sincères ?

Hélas Issa n’en saura rien, elle croit en son Penda
Penda est bon, jamais ne lui ferait du mal
Elle décide de se laisser emporter, pourquoi pas
Qu’importent les ragots, qu’importent les rivales

Alors Issa ploie aux avances de Penda, c’est fait 
Ils sortent ensemble, comme Issa l’espérait
Elle le dit à toute personne qui veut l’entendre
Penda est discret pour eux, se garde de l’étendre

Issa ne le lâche plus, c’est « son » Penda
Elle marche sur ses pas et ne conçoit pas
Qu’une autre s’approche de son beau copain
Sa jalousie est maladive, Penda est sien
Car issa aime Penda, ne le partagerait pour rien

Issa est belle, belle comme le jour
Elle n’a jamais connu d’homme encore
Mais est prête à livrer à Penda son trésor
C’est ainsi qu’elle le fit un soir, avec amour

Les années passent, leur couple est de tous connu
Qu’il la quitte maintenant, Issa ne l’envisage plus
Hélas, un grand malheur va tuer leurs habitudes
Manque de sous, Penda doit stopper ses études

Lui, l’élève modèle dont on sait un bel avenir
N’ira pas plus loin, dans la quête de son devenir
Issa voit son héros noyé dans le désespoir et la peine
Alors elle décide, de le libérer de ses chaines

Issa arrête ses études au collège, avant son amour
Elle s’en ira au marché vendre du manioc, des taros
Afin que son beau poursuive enfin son parcours
Sa famille se lève, n’est pas d’accord, c’est trop tôt
Mais elle aime Penda, et ferait tout ce qu’il faut

Issa est cultivatrice, aide au champ sa belle-mère
Désormais elle bêche et défriche sous le soleil amer
Le grand marché de la ville est son quotidien
Elle vend ses récoltes et donne à Penda ses gains

Même enceinte, Issa ne s’épargne aucun effort
Afin d’apporter des sous qui changeront leur sort
Issa donne naissance à un garçon, en quelques mois
C’est un petit ange qui apportera un peu plus de joie

Tout va, les difficultés d’Issa n’ont pas été vaines
Penda a eu son diplôme qui soulagera leurs peines
Bien que ce dernier tarde encore à trouver un travail
Issa ne désespère pas et prie afin que tout vaille

Ils doivent partir s’installer à la capitale
Car Penda espère y trouver un bel emploi
Cela tarde encore, mais Issa se convainc que ça ira
Et noie en elle toutes ses peines, tout son mal
Car Issa aime Penda, demain encore, elle l’aimera

Aujourd’hui Penda travail, Penda est un patron
Ils vivent le bonheur dans leur belle et grande maison
Leurs désormais trois enfants égaient leur demeure
Et plein d’espoirs d’avenir étreignent leur cœur

Hélas, les peines d’Issa ne manquent pas leur retour
Son beau Penda change, rentre plus tard tous les jours
Issa le connait, issa connait son homme, craint le pire
Elle couvre des peurs qu’elle se garde de lui dire
Car Issa aime Penda, vers lui se tournent ses désirs

Issa a enfin compris, son beau Penda est infidèle
Les enfants ne manquent de rien, elle s’en défend
Mais Penda est infidèle… c’est un bon père pourtant !
Il garde sur lui le soir les parfums de ses belles 

Issa en souffre, sa peine la ronge de l’intérieur
Quelle a été sa faute, quelle a été son erreur ?
N’est-elle plus aussi belle qu’en sa tendre jeunesse ?
Pourquoi donc son beau Penda lui refuse sa tendresse ?

Issa se confie, à cœur ouvert à ses fidèles amies
Elles lui disent « supporte, les hommes sont ainsi »
Sa famille la somme de quitter son infidèle mari
Mais Issa aime Penda ainsi ; et ce, pour la vie

Même si son beau Penda n’écoute pas sa douleur
Il fait fi de sa tristesse et de ses pénibles complaintes
Issa n’a connu autre homme que l’élu de son cœur
La douleur s’abat sur son foyer, et Issa est enceinte

Sa famille, ses amies lui disent de partir au loin
de quitter cet homme qui a oublié le travail de ses mains
Mais le refus d’Issa lui fait perdre certains des siens
Issa n’est pas naïve, elle est amoureuse et, à lui, tient

Oui Issa aime Penda, tellement, et par toutes les veines

Issa retient son cœur d’exploser de peine
Penda est son seul roi, mais lui a plusieurs reines
Il ne jette plus sur elle ses beaux regards de désir
Ne lui offre plus ses caresses qui donnent plaisir

Issa l’esseulée en souffre, terrible est son mal
Elle n’en peut plus, elle fait un scandale
Issa crie, injurie Penda, lance des jurons
Elle s’emporte, casse tout dans la maison

Cette réussite qu’elle a bâtie de ses mains rugueuses
En espérant qu’à jamais elle demeurera heureuse
Les marmots pleurent, violente est la dispute
Issa se surprend à dire « va-t’en rejoindre tes putes » !

Penda va trop loin, il veut une deuxième femme
Penda, le beau Penda, a des projets de polygame
Issa n’en peut plus, elle s’en va, plie ses bagages
Enceinte, laissant mari et enfants, court au village

Issa, au fond, ne veut partir ; cette maison est sienne
Elle espère juste que son beau, au bras, la retienne
Ou qu’il vienne la chercher au village, chez son père
Apportant avec lui son amour et des excuses sincères

Mais Penda la laisse s’en aller, sans même broncher
Issa jette un dernier regard à ses enfants entrain de sangloter
Penda lui tourne le dos, et ferme la porte derrière elle
Qu’elle s’en aille, il en a déjà trouvée une nouvelle
Même si Issa aime Penda, d’un amour réel

Issa pleure dans la rue, voit sa vie s’écrouler
Sans Penda, sa famille, quelle autre raison d’exister ?
A la gare, elle s’embarque dans une voiture
Direction le village, sans perspective future

La voiture démarre, et s’éloigne de la capitale
Peut-être au village, elle pourra noyer son mal
Mais au fond, elle espère le retour de son Penda
Une vie sans lui, elle ne l’imagine même pas

Sa vie, son passé, son présent, son future c’est lui
Ce Penda à qui elle s’est offerte la première fois
Elle espère encore qu’il courra à elle et s’excusera
Refaire sa vie ? A partir de quoi, à partir de qui ?
Car Issa aime Penda, et n’aimera que lui

La voiture avance, se balançant à gauche, à droite
Dans la tête d’Issa, de tristes pensées d’emboîtent
Les autres passagers indifférents n’imaginent pas
Que près d’eux se trouve un cœur qui se noie 

Soudain, la voiture de plus en plus fort dance
Elle ne tient plus sur la route, des cris s’élancent
Les mouvements sont brusques, le pire s’annonce
Un fort bruit ; puis le silence…

Le véhicule a roulé sur lui-même, de plusieurs mètres
Le choc est violent, roues en l’air, un survivant peut-être ?
Du sang partout, des gémissements de douleur ici et là
Issa est enceinte, qu’est-il advenue d’Issa ?

Elle gît dans une mare de sang sous la ferraille
Ses yeux sont ouverts, son crâne fracassé, rien qui vaille
Issa s’en est allée, avec on beau Penda dans les pensées
Au milieu de nulle part, se trouve son corps amoché 

Penda en ville sent un frisson le parcourir de la tête aux pieds
Il pressent un grand malheur, et songe à son aimée
Les enfants jouent dans la cours, n’imaginent pas le drame
Ils ont perdu leur mère, Penda a perdu sa vraie femme

A l’annonce, Penda sombre dans le chagrin, désemparé
« Non, Issa… où-es-tu Issa ? Pourquoi m’as-tu abandonné ?
Issa, ma femme, viens voir nos beaux enfants grandir »
Dit Penda, l’inconsolable, qui pleure en n’en plus finir

Plus rien n’a plus goût, il ne trouve plus le calme
La culpabilité le ronge. Il répète : « j’ai tué ma femme »
« Qu’ai-je fait ? Reviens Issa, ma femme, ma mère, ma sœur »
O combien Penda est triste ! O combien il regrette son erreur !

Penda a perdu sa vie, le beau Penda a perdu son amour
Il demeure silencieux, le regard dans le vide tous les jours
« Je veux voir Issa, où-est-elle » s’exclame-il de douleur
A aucune autre dans sa vie, il jura d’offrir son cœur 

C’est ainsi que prend fin l’histoire d’Issa 
Vous, écoutez son histoire, celle du sacrifice de soi
C’est cela, vivre et mourir par amour
Tout donner, sans rien attendre en retour

Issa s’en est ainsi allée, tel était on sort
Car Issa aimait Penda, elle l’a aimé jusqu’à la mort…

© Janvier 2013

 

 

  1. Certains de vos poèmes sont consacrés aux femmes. Que représentent-elles pour vous ?  

S’il fallait dessiner la poésie, elle aurait l’apparence d’une femme. La femme, en elle-même, est l’aboutissement ultime de l’expression poétique. C’est la plus belle créature qui existe, et pas que physiquement, et la plus complexe qui soit. Mieux, je l’aime, la femme. C’est donc normal qu’elle soit ma Muse !

 

  1. Vous écrivez depuis des années mais vous n’avez pas encore publié. Est-ce un choix délibéré ? 

Cette question m’est très souvent posée. Effectivement, je ne suis pas encore édité. Et oui, c’est délibéré. S’il fallait couper court, j’aurais dit que c’est parce que ça ne m’intéresse pas. J’ai reçu (et reçois encore) des offres de quelques éditeurs, que je décline au final. Et je vais tenter d’expliquer pourquoi :

  1. Ça ne me dit rien, comme dit précédemment. Je ne vois pas ce que ça m’ajouterait qui me manque. La petite communauté de lecteurs que les réseaux sociaux m’ont permis de me construire me suffit. C’est même déjà au-delà de mes espérances.
  1. J’écris pour moi, juste pour moi. L’écriture est pour moi une espèce de délire, un passe-temps, rien de plus. Vous voyez, cette pizzeria qui cuisine encore ses pizzas selon les méthodes du terroir, dont les pizzas sont très appréciées mais qui refuse de s’industrialiser ou d’ouvrir une chaîne de restaurants qui ferait gagner au propriétaire des millions ? Bah, c’est moi. Je reste fidèle à comment tout a commencé. Je ne suis intéressé ni par l’argent, ni par la notoriété. Et si un ami ne m’avait pas convaincu de créer une page, mes poèmes seraient encore dans mon ordinateur avec pour seuls lecteurs quelques amis qui aiment et surtout sont au courant de ce que je fais. Car beaucoup de mes amis ne savent même pas que j’écris. Parfois, quand ils apprennent que j’ai une page qui marche assez bien sur Facebook ils n’en croient pas un mot car dans mon quotidien, avec mes proches, l’écriture n’existe pas. Mes liens avec la poésie sont personnels et j’aimerais que ça le demeure… malgré la page.
  2. Certaines maisons d’édition m’ont proposé des contrats, mais vraiment, insultants. Soi-disant je ne suis pas encore connu et donc je ne peux bénéficier de certains privilèges d’auteurs déjà publiés. Ça peut se comprendre. Mais d’un autre côté, quand c’est vous qui venez à moi, il faut quand même proposer une offre qui ne me donne pas l’impression d’être rabaissé au niveau d’un lombric !

L’argument qu’on me sort souvent est celui relatif à la protection de la propriété intellectuelle. Mes œuvres seraient plus protégées, etc. C’est vrai. Mais moi je n’ai pas peur qu’on me vole ! C’est déjà plusieurs fois arrivé. Si vous tapez un extrait d’une de mes lettres ouvertes sur Google vous trouverez plein de sites qui les ont partagées sans citer la source ! D’autres vont plus loin en modifiant légèrement le texte et en y ajoutant leur propre nom comme auteur ! Une petite polémique a d’ailleurs un jour éclaté sur ma page avec une lectrice au sujet du texte « L’histoire d’Issa » justement. J’ai publié ce texte sur Facebook pour la première fois en 2013. Il a donc fait un bon bout de chemin sur le net depuis. Environ un an plus tard, je le publie à nouveau sur ma nouvelle page « Stevy Opong Officiel ». La lectrice en question est venue crier au plagiat parce qu’elle avait déjà lu ce texte “quelque part”. Bon, ça a fait tout un désordre, vous voyez le truc… J’ai dû allez chercher le lien de la page sur laquelle j’avais publié le texte pour la première fois en 2013 ! Bref. Au début j’en ai souffert. Au point où ça avait affecté mon inspiration et j’avais du mal à écrire. Puis, j’ai compris qu’ils peuvent voler mes textes mais pas mon imagination, ni mon petit talent. Alors qu’ils prennent ! C’est eux les misérables, pas moi. J’écris, ceux qui aiment aimeront. C’est tout.

 

  1. Si vous ne deviez retenir qu’un mot de la langue française ?

Idyllique.

  1. Un petit mot de fin ?

Je remonte le questionnaire et je me rends compte que j’ai beaucoup écrit hein ! Sorry. Je suis comme ça, une vieille habitude.

Cela dit, je suis ravi d’avoir été invité à répondre à ces questions. La poésie n’est pas morte. De toute façon, tout est Poésie. Et votre blog contribue à le rappeler. Donc, merci et bon courage !

Publié dans Interviews

Je n’aurais jamais commencé sans lui

Un nouveau jour, une date particulière… Il y a un an, je me lançais dans l’aventure du blog en suivant la recommandation d’un ami, que dis-je d’un frère qui m’a beaucoup aidée dans mes moments de chaos et de doute professionnel.

Ce blog c’est à lui que je le dois et j’ai voulu inaugurer le mois de célébration d’anniversaire du blog en lui rendant hommage via une interview. Mais de qui s’agit-il ?

 

Serge KOUKOUGNON

Qui est Serge KOUKOUGNON en 3 mots ?

SK : En trois mots ? (Rires). Si je devais utiliser juste trois mots pour parler de moi, je dirais «Image de Dieu». Ça fait bien trois mots non ?  (Rires)

Je  suis un passionné  de motivation,  de développement  personnel qui  prend plaisir à accompagner les autres dans la quête de leur épanouissement personnel. J’interviens en tant que conférencier, coach, et je suis également auteur de plusieurs livres. Je pense qu’on aura l’occasion d’y revenir.

Comment es-tu arrivé au développement personnel ?

SK : J’ai découvert cet univers par les livres. J’ai un ami d’enfance  que  j’ai vu un jour avec un livre volumineux et coûteux  (pour  notre bourse  à  l’époque). C’était les « 7 habitudes de ceux qui  réussissent tout ce qu’ils entreprennent »,  écrit  par Stephen  R. Covey. J’avoue avoir été surpris de savoir qu’il avait investi environ 17 000 francs CFA (26 euros) environ dans un « gros » livre et en plus il le lisait !

Ça a attisé ma curiosité au point d’acheter moi aussi mon premier  livre qui parlait de leadership « comment développer  son  leadership » de  Ken Blanchard. Un excellent livre qui m’a été d’une grande aide.

Tu sais, quand tu découvres un domaine aussi passionnant que le développement personnel, tu as toujours envie d’en savoir  plus.  C’est ainsi  que de  fil en  aiguille j’ai fait d’autres découvertes, rencontré des gens et depuis  on y est.

 

Quels sont tes thèmes de prédilection ?

SK : C’est une très belle question car le développement  personnel est très vaste. Je suis pour ma part spécialisé sur « la loi de l’attraction » qui  nous aide à comprendre comment nous pouvons de manière  consciente  attirer des circonstances favorables et  créer les conditions de notre bonheur. Je me passionne également pour  l’accompagnement  des personnes ayant le trac, qui de ce  fait  ne peuvent s’exprimer librement en public.

 

Peux-tu nous présenter Potentiel&Créativité ?

SK : Potentiel&Créativité est une structure que  nous  avons créé  depuis 2012, qui  œuvre dans le domaine du développement personnel à travers des conférences de motivation destinées aux jeunes, la formation et le coaching en communication orale adressés aux personnes en entreprise ayant des difficultés à s’exprimer en face d’un public. Notre rêve à Potentiel&Créativité est surtout d’aider toutes les personnes qui le désirent à atteindre l’épanouissement personnel.

Tu as créé l’année dernière un groupe d’inspiration sur WhatsApp. Peux-tu nous en parler un peu plus de cette réalisation ?

SK : Sk’s Inspiration est aujourd’hui une grande famille avec des membres dans plusieurs pays francophones africains. Nous avons créé cet espace pour  partager notre savoir-faire en développement,  nos  conseils  et stratégies  avec tous  ceux  qui en  ont  besoin. Et j’avoue que les retours sont très encourageants. A travers les séances de coaching que nous organisons chaque semaine dans le groupe, des vies sont  positivement transformées.  Notre groupe est très particulier. En ce sens que tous ceux qui y sont ont eux-même demandé à  le rejoindre. Ce n’est pas le genre de groupe où on se retrouve un matin sans trop savoir de quoi  il s’agit.

Notre famille est encore ouverte et disponible pour toutes les  personnes sérieuses, passionnées de  développement   personnel,  et pour toutes celles  qui  pensent  avoir besoin d’aide  pour  mener une  vie plus libre  et heureuse. Il suffit de nous contacter via WhatsApp,  de prendre  connaissance de nos conditions  et c’est tout.

De quoi es-tu le plus fier depuis que tu t’es lancé dans le développement personnel ?

SK : Je ne dirai pas  fier,  mais  reconnaissant de m’être lancé et d’aider les autres par  ce que je fais. Je suis vraiment reconnaissant  pour toutes ces personnes qui me suivent et  trouvent leur  solution. C’est un privilège que j’apprécie chaque jour. La route continue,  et tant  qu’on  a la force de le  faire, on le fera.

Que pourrais-tu dire aux gens qui ont peur de vivre leurs passions ?

SK : La peur de vivre sa passion est liée  à deux pensées : « Que vont dire les autres ». On  se  préoccupe de ce que penseront les personnes qui nous aiment.  On croit qu’on va les décevoir. Ce sera peut-être le cas. Dans ce genre de  situation, être indépendant  financièrement est un premier point de départ, et ensuite se laisser submerger par cette passion est le deuxième point. Si financièrement vous  ne dépendez de  personne,  vos choix seront moins contrariés. Puis si vous êtes submergé, plongé dans votre  passion, le  courage de la vivre sera une évidence. La  passion  deviendra  plus forte que  la  peur.

La deuxième pensée est « comment je vais en vivre ? ». Cette  pensée  fait  que certains se disent qu’ils n’ont pas  le choix. Ils sont  obligés de  faire ce qu’ils n’aiment pas pour  vivre. C’est un  doux mensonge.  Ça  sonne  bien,  mais ça nous  détruit. On  ne sera  jamais vraiment heureux sans vivre notre passion.  Parfois pour contrer cette peur il faut  s’autoriser à s’imaginer à  en  vivre pleinement. Plus vous y pensez  plus vous attirez les conditions pour  le  faire. Ensuite  commencez  à  temps partiel sans abandonner totalement votre principale source de revenu, jusqu’à ce que vous  soyez capable de vivre de votre passion. Si toutefois, le  temps  et la disponibilité  sont ce  dont vous avez  besoin, vous serez obligé de prendre la décision temporairement douloureuse  de  démissionner. C’est très  souvent  quand  les ponts  sont  rompus derrière soi  qu’on  se  découvre  des  capacités extraordinaires  pour  réussir.  De toutes les façons, le moyen le plus efficace pour surmonter la peur c’est l’action.  Sans action, tous les plans, toutes les théories ne servent à rien. Autorisez-vous à être heureux pour  une fois.

Peux-tu nous parler un peu de ta bibliographie ?

SK : Nous avons écrit en dehors de la sphère du développement personnel  »Noirs et Capables » qui retrace la vie d’une douzaine d’inventeurs noirs qui ont apporté leur contribution à l’avancée technologique et scientifique de l’humanité. Nous estimons que le noir n’est pas inutile bien au contraire. C’est un être humain, avec une couleur de peau différente de celle des autres races, mais a tout autant de potentiel que les autres. Nous avons également écrit un recueil de 365 proverbes africains dont le titre est  »L’Afrique te parle chaque jour ».

Concernant le développement personnel,  nous avons écrit quelques ouvrages à savoir :

 »4 Clés pour un leadership efficace »,

Savoir se fixer des objectifs et les atteindre (disponible sur Amazon et  à  Abidjan),

Prêt ? Parlez : 8 conseils concerts pour préparer et réussir vos interventions en public (livret gratuit en version numérique),

Développez votre  confiance en soi  pour entreprendre (disponible  sur  Amazon),

Pourquoi la loi de l’attraction n’a pas marché jusqu’à présent,

et le tout dernier Le Parchemin de l’inspiration, qui est un recueil de textes très inspirants et encourageants, également disponible sur Amazon et à  Abidjan.

Peux-tu nous citer 5 livres à lire absolument en matière de développement personnel ?

SK : Je vous conseillerai « Savoir se fixer des objectifs et  les  atteindre », « le parchemin de  l’inspiration », « la puissance de votre subconscient »  de  Joseph Murphy, « Réfléchissez  et devenez riche » de Napoléon  Hill.

 

Si tu devais décrire Grâce Minlibé en 4 mots, que dirais-tu ?

SK : Toi avec tes histoires de 3 mots, 4 mots. (Rires). Grâce Minlibé est une fille très intelligente, talentueuse en écriture, inspirée, ouverte, joviale, sensible, sincère et surtout une très bonne amie. C’est la personne que je recommanderai sans hésiter  à tous  ceux et toutes celles qui aimeraient vivre un célibat heureux, sans angoisse.  Oups  ! J’ai fait plus de 4 (Rires).

Le blog Grace Minlibe souffle sa première bougie. Quels sont tes vœux pour ce blog ?

SK : Je suis convaincu  que ce blog est une réponse aux problèmes des milliers de personnes dans ce monde. Grâce, je te dirai à  toi de ne pas  t’arrêter. Continue même quand ça sera dur. Continue même quand tu auras l’impression que personne  ne  te lit. Continue, améliore, progresse. Maintiens vivante la vision qui  t’a  fait commencer. Continue jusqu’au  bout.  Que  ce blog continue d’inspirer et  d’aider des millions  de  gens à travers le monde. Reste bénie Sista (Rires).

 

Merci au grand ami que tu es pour ces réponses spontanées et enrichissantes. 

Vous pouvez retrouver Serge Koukougnon sur sa page officielle et celle de  Potentiel &Créativité 

Il est également sur Instagram et Twitter

 Si vous désirez rejoindre le groupe SK’s Inspiration, envoyez via WhatsApp votre nom et prénom au +22578766233.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La ronde des jours

La lecture d’un recueil de poèmes à 12 ans et la lecture de ce même recueil à 25 ans ne peuvent être identiques. La sensibilité poétique est censée évoluer, se bonifier avec le temps.

Voulant remettre en question cette conviction, j’ai relu la Ronde des jours de Bernard B. Dadié, le guetteur du siècle, le premier écrivain de ma nation : La Côte d’Ivoire.

La ronde des jours

Où peut-on voir  un être célébrer l’univers et la terre qui l’a vu naître,

Célébrer sa peau noire

Et lui rendre toute la gloire ?

Où peut-on voir un être conditionné qui aspire à la liberté ?

Un homme qui aime la Vie, la Joie, l’Amour ?

Où peut-on lire 28 mélodies délicates, savoureuses et tendres émanant d’une révolte intérieure, évoquant le temps qui nous échappe ?

Dans la ronde des jours.

Des jours qui se succèdent et portent en eux des sentiments différents : désir de vivre, désir d’affirmer son identité, désir d’aimer ses origines, sa couleur de peau et son Afrique, désir de chérir et magnifier l’élue de son cœur, volonté d’aller au-delà des apparences. 

Les 28 poèmes de la ronde des jours offrent une belle lecture, des images poétiques très fortes.

Elles ne sont point

                 des ruelles pour les peines

                 des canaux pour les larmes

                 des rigoles pour les haines

                 des cordes pour pendus

                  ni des portions

                 ni des tranches

                  ni des morceaux

                                de ceci… de cela…

Les lignes de nos mains

                      ni Jaunes

                      Noires

                       Blanches

ne sont point des frontières

des fossés entre nos villages

des filins pour lier des faisceaux de

                                                                 [rancœurs.

Ces poèmes sont une réelle source d’inspiration ;  ils m’ont donné l’envie d’habiller mes poèmes d’une autre matière.

Le Sage a le cœur si vaste,

Si vaste,

Qu’il embrasse l’univers entier

Et c’est pour lui,

Faiblesse

Que d’aimer un seul être.

 

Je suis l’homme dont on se plaint,

Parce que contre l’étiquette

L’homme dont on se rit,

Parce que contre les barrières

 

Viens, sur la terre des mortels,

Inspirer un amant

Qui se meurt dans l’attente

Du jour faste des phrases éternelles

 

Le noir de mon teint n’est pas

un signe de malheur.

Le ciel s’est teint de noir

Du noir de mon teint

J’ai eu un véritable coup de cœur pour Mon rêve et Le monde, c’est toi mon amour : des mots doux pour montrer l’immensité de l’attachement du poète à son aimée.

Ce recueil de 56 pages date de 1956 mais le temps qui passe n’altère pas son cœur et sa saveur ; il est toujours d’actualité et il m’a transportée.

Pour éviter de passer des heures et des heures à parler de ce séduisant recueil de poèmes, je vous passe le relais. Enivrez-vous ! 🙂

Publié dans Panaché

Surmonter la panne d’inspiration

Coucou les amis ! Je viens de lire un article sur le syndrome de la page blanche écrit par Stella Sanogoh. Ma devise est : quand on aime, on partage. J’ai apprécié l’article alors je le partage avec vous.

syndrome page blanche
Source de l’image Efficastyl.fr

Il nous est tous arrivé, à un moment ou à un autre de notre vie d’écrivain d’être confrontés à ce blocage.  Difficultés à trouver l’inspiration, peu de suite dans les idées ou de créativité, angoisse au moment de démarrer ou de poursuivre une œuvre, pas de doute, vous êtes face à au syndrome de la page blanche.

Cette semaine, j’ai voulu aborder ce sujet suite à l’appel au secours d’une amie qui désespérait de trouver l’inspiration. Je lui ai proposé des thèmes à aborder, sorte de stimuli, sans succès. Je lui ai alors suggéré de laisser couler le temps, affirmant que l’inspiration ne se force pas.

Si ce point de vue n’a pas varié depuis notre dernier entretien, je souhaite à travers cet article aborder un sujet qui reste parfois tabou au sein de la communauté d’écrivains.

Pourquoi tombons-nous en panne d’inspiration ?

En premier lieu, cette panne est généralement la conséquence d’une peur. Les scientifiques ont affublé cette dernière d’un nom à faire pâlir un dictionnaire : la leucosélophobie. Cette peur vient du fait que l’écrivain cherche tellement à réaliser une œuvre d’exception, débordante d’originalité qu’il a du mal à apprécier les idées qui lui viennent.

Elle peut aussi venir de l’état psychologique de l’écrivain. Une dépression, un long moment sans écrire, un environnement stressant, oppressant peuvent aussi altérer l’inspiration.

Il arrive aussi que l’écrivain positionne ses personnages dans un contexte complexe, duquel il a du mal à les sortir, ou encore qu’il désire imiter le style d’un autre écrivain, ou aborder des thèmes dont il n’a pas encore maîtrisé les tenants et les aboutissants.

Ces différentes causes conduisent toutes à un même résultat : le point mort.

Le syndrome de la page blanche engendre des frustrations, parfois même une remise en question et des doutes quant à la vocation d’écrivain. Trop y accorder de l’importance crée un sentiment de stress qui affaiblit la créativité entraînant ainsi un cercle vicieux dans lequel beaucoup peinent à sortir. Que cela vous rassure, la panne d’inspiration arrive à tous les écrivains à un moment ou à un autre, même les plus grands.

Alors on sèche les larmes, on souffle un bon coup puis on cherche comment s’en sortir.

Panne d’inspiration ? Même pas peur !

Premièrement, ne pas en faire tout un plat. Oui, on n’y arrive pas depuis deux semaines et alors ? A quoi servirait de déprimer ? Certainement pas à nous rendre plus productif. Il faut accepter le fait que ça arrive et laisser passer.

Ensuite, il ne faut rester oisif. Il est bon, lorsqu’on a du mal à écrire, de se poser et de trouver d’autres sujets d’occupation. Pourquoi ne pas tester un autre art, le dessin, la peinture, la danse, ou simplement cuisiner ? Il faut absolument utiliser ce temps « libre » pour en faire quelque chose de constructif.

Sortir, rendre visite à des personnes qui ont sur vous un effet positif, changez-vous les idées car cela peut être un excellent moyen de stimuler votre imagination.

Gardez des pensées positives quant à votre capacité à bien écrire. Ne laissez ni vos pensées, ni celles des autres altérer votre confiance en vous.

Ecrivez quand vous vous sentez prêts, surtout ne forcez pas. Je pourrais vous suggérer d’écrire quelques mots de temps à autre pour maintenir un rythme, mais cela est relatif, car si cet exercice peut s’avérer stimulant pour les uns, il peut tout aussi bien être un nouveau facteur de stress pour les autres.

Enfin, un dernier conseil très important que m’a donné un bon ami lorsque je traversais une période similaire : Lire.  Un écrivain ne s’améliore qu’en lisant.  Nourrissez-vous de livres, dévorez les histoires des autres, surtout des écrivains qui vous inspirent. Demandez conseils ou choisissez au pif des œuvres d’auteurs que vous ne connaissez pas. Lisez.

En conclusion : dédramatisez, positivez, aérez vous l’esprit et surtout évadez vous dans la lecture. En y mettant de la volonté et en demeurant positif, l’inspiration reviendra !

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