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The Buchanans, Book 1 : FIRST SITE de Rose Fresquez

When Leila’s students challenge her to go camping, she sets out armed with a bucket list designed to force her out of her comfort zone—the indoors. Her trip starts with a broken car, a twisted ankle, and several forces of nature. She expected a few bumps along the way, but not the handsome stranger who comes to her rescue.

Ezra has no time for romance, preferring to spend his rare time off from work as a firefighter enjoying nature. He definitely didn’t plan on playing hero on his camping trip, especially not to a beautiful woman who looks like she’d be more at home in a five-star resort.

A connection sparks between them, and despite Ezra’s doubts and ever-present commitment issues, this one fire he doesn’t want to put out. Can these opposites find a happily ever after?

J’ai eu envie de lire des « clean romance » c’est-à-dire des histoires sans scène de sexe. J’ai donc fait une petite sélection Kindle de ces romances et mon marathon a commencé par le 1er tome de la trilogie Buchanan. Le tome 1 est réservé au cadet Ezra, le 2nd à la benjamine et le dernier à l’aîné.

Ezra est un pompier, attaché à sa famille et surtout au Seigneur. J’ai beaucoup apprécié l’arrière-plan chrétien qu’offre cette romance. J’ai apprécié la place de la prière, des méditations. J’ai envié les personnages qui arrivent à faire une chose qui me manque : la dévotion matinale. 😀

Ezra est célibataire et il a trouvé son équilibre de vie entre son boulot, sa famille, ses activités à l’église et ses activités sportives au grand air. C’est un habitué du camping contrairement à Leila.

Leila est enseignante. Si Ezra a baigné dans le christianisme depuis son enfance, elle est une jeune convertie. J’ai apprécié les circonstances dans lesquelles ils se rencontrent tous les deux même si ça n’a rien d’original. J’ai apprécié leur rapprochement qui s’est fait très lentement. C’est d’ailleurs le gros bémol de cette histoire: le rythme est très lent.

Ezra s’interroge beaucoup sur cette relation naissante. C’est mignon au début mais à la longue, ça a fini par m’agacer. J’aurais voulu qu’il soit plus sûr de lui. L’auteure aurait fait un gain de pages et moi un gain de temps.

L’histoire se déroule en majeure partie dans un camp et j’ai apprécié ce contact visuel avec la nature et le parallélisme fait avec Dieu.

L’auteure a inséré quelques moments de tension entre nos amoureux notamment sur leur différence raciale. Sûrement pour apporter un peu plus de rebondissement et de relief au récit mais j’aurais aimé que ces moments soient plus originaux.

First site est une douce et légère romance dans l’ensemble. J’ai lu en anglais et ai trouvé le niveau de langue accessible. J’ai débuté le 2e tome et j’ai hâte de vous confier mon ressenti.

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Et ne t’avise pas de m’embrasser ! – Mhairi McFarlane

Quand on joue avec l’amour, il faut s’attendre à quelques surprises… Se faire quitter après dix ans d’amour, c’est dur. Se faire quitter par son collègue après dix ans d’amour et de cohabitation professionnelle, c’est très dur. Pour sauver sa réputation et son image, Laurie n’a pas le choix : elle doit vite trouver le moyen de montrer à tous – à commencer par son ex et sa nouvelle copine – qu’elle a tourné la page et rayonne de bonheur.
Problème : elle ne sait plus draguer. Heureusement, la solution est livrée directement à son bureau en la personne de Jamie , nouvel employé très séduisant. Car il se trouve que Jamie a besoin d’une couverture pour redorer son image de cadre dynamique et bien sous tous rapports. Adjugé vendu : ils vont mettre en scène leur (fausse) idylle sur les réseaux sociaux pour convaincre (et faire baver d’envie) tout le monde de la beauté de leurs sentiments.
Et si l’illusion devenait réalité ?

Mon prochain voyage romance ? Je l’avais prévu sur Amazon en mars prochain. Et puis, j’ai découvert grâce à la Booktillaise, le blog de Grande lectrice. L’un de ces articles évoquait des romances dont l’une avait pour héroïne une femme noire.

Couverture Et ne t'avise pas de m'embrasser !

Une héroïne noire chez Harlequin! Impossible de rater cet événement exceptionnel. 2e surprise, l’héroïne noire est même représentée sur la couverture ! Je suis tombée des nues. C’est tellement rare chez Harlequin.

Le titre anglais est If I Never Met You et je trouve qu’Harlequin pour la traduction française aurait pu faire mieux. Et ne t’avise pas de m’embrasser, c’est pas mal mais n’a rien à voir avec l’histoire.

Je vais garder le meilleur pour la fin et d’emblée évoquer le grand bémol de l’histoire.

Le début… Il est long! OMG! C’est intéressant de commencer le récit par la rupture d’avec Dan mais c’était trop long avec des détails qui ne m’ont pas vraiment intéressée. Laurie est très marquée par sa rupture et on comprend son choc. Une histoire d’amour qui s’achève après 18 ans, ça doit être dur à encaisser mais j’avais envie de passer rapidement à autre chose. Il faut patiemment attendre le 12e chapitre pour que les prémices de la nouvelle vie soient introduites.

Aussi, j’ai trouvé le personnage du père de Laurie trop caricatural.

Passons maintenant aux points forts.

Laurie est noire. Métisse pour être plus précise. Elle ressemblerait d’ailleurs à Angela Griffin (photo ci-après pour ceux ou celles qui comme moi n’ont jamais entendu parler de cette actrice et présentatrice de télévision britannique.)

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Elle vit à Manchester. J’ai apprécié découvrir cette ville à travers cette histoire.

Le racisme n’est pas l’une des thématiques de l’histoire mais l’auteure évoque malgré tout les remarques parfois désobligeantes sur la couleur de peau, la façon de parler. J’ai beaucoup apprécié la mise en avant de ces cheveux frisés. Cheveux qu’elle lissait pour passer inaperçue dans un monde majoritairement blanc et qu’elle va assumer plus tard.

En romance, l’important, ce n’est pas la destination, mais le voyage en lui-même comme dirait notre vieil ami Robert Stevenson. 😀

Le voyage que nous offre Laurie et Jamie est fort plaisant. Un voyage qui commence en fakemance mais avec plein d’écoute, d’humour, d’ouverture à l’autre et d’amitié. Ils sont mignons ensemble et nous font passer un bon moment. J’ai eu beaucoup de mal à les quitter 😀

J’ai apprécié qu’il y ait une différence d’âge et que ce soit l’homme qui soit le plus jeune. Autre élément que j’ai beaucoup aimé: l’absence de détail approfondi sur les scènes de sexe. A bas, le voyeurisme. L’auteure nous évite de longs paragraphes convenus sur l’orgasme et qu’est-ce que ça fait du bien. Ca change vraiment des lectures habituelles.

Jamie est mon nouveau bookboyfriend. Il est beau, adorable, authentique. Que demande le peuple ?

Et ne t’avise pas de m’embrasser est une romance tendre qui donne envie d’en lire plusieurs à la chaîne.

L’auteure met également en avant l’importance capitale de l’amitié dans une vie, de s’affirmer quand on est en couple et de se faire sa propre opinion des gens.

Le récit montre à quel point les gens sont attirés par ce qui se passe dans la vie des autres notamment sur les réseaux sociaux. J’ai été choquée par le niveau de clabauderie au sein du cabinet de Laurie et Jamie. J’espère ne jamais entrer dans un tel univers professionnel où les vies privées des uns et des autres sont scrutées, épiées.

Un amour interdit Alyssa Cole

La phrase sur laquelle j’ai buggé pendant cinq minutes (façon de parler bien entendu)

Elle n’avait pas exploité son potentiel professionnel, parce qu’elle trouvait son bonheur dans sa vie personnelle.

Le moment où l’auteure a dû s’oublier

Etait-ce si difficile d’identifier une personne de couleur à la lueur d’une bougie ?

En 2020, cette expression n’a plus lieu d’être. Je refuse de la voir davantage dans les romans contemporains pour désigner des personnages noirs.

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Un tout petit bout d’elles de Raphaël Beuchot et Zidrou

Couverture Un tout petit bout d'elles

Yue Kiang travaille sur un site d’abattage d’arbres pour une entreprise chinoise. Sa copine, Antoinette, est congolaise. Ses collègues ne voient pas d’un bon œil sa relation avec cette noire. Son patron leur interdit même d’avoir des relations avec elles. Ai-je besoin d’écrire un paragraphe sur ce racisme visible ?  

Sur le site d’abattage, les employés congolais en prennent pour leur grade. A chaque erreur, les insultes racistes fusent. 

Un soir, dans un doux moment d’intimité avec Antoinette, Yue découvre sa blessure intime : une cicatrice terrible, comme une injure à sa féminité. Combien sont-elles comme elle, exilées de leur propre corps, victimes d’une tradition aussi monstrueuse que tenace ? Combien de femmes sont mutilées, privées de leur clitoris ?

Elles sont 150 millions de par le monde.

extrait bout delles

Antoinette voudrait protéger sa fille de l’excision. Y arrivera-t-elle ? 

J’ai beaucoup apprécié cette bande-dessinée qui traite de plusieurs thèmes comme l’excision, les dures conditions de travail des congolais dans les entreprises chinoises, le racisme. Un dossier d’une dizaine de pages sur l’excision est en fin de BD (origines de l’excision, témoignages, chiffres, moyens d’agir, etc…).

Un sujet d’actualité, une lutte qui est loin d’être gagnée car les traditions ont la peau dure…

Fleur bleue par excellence, j’ai beaucoup apprécié la romance entre Yue et Antoinette qui m’a changé de mes lectures habituelles. J’ai rarement rencontré dans mes lectures des amours entre Asiatiques et Africains. 

Un grand merci à Youscribe via Canal+ qui m’a permis de découvrir cette BD gratuitement sur leur plateforme. 

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Broken soldier de Blue Saffire

Pour avoir de la diversité dans la romance, il faut rejoindre le monde anglophone. Cette année, j’ai décidé de lire en anglais

En cherchant sur Internet les meilleures romances interraciales, je suis tombée sur ce roman 

broken soldier

 

Jake Parker est un soldat américain. Survivant d’une attaque en Afghanistan, il y a perdu les membres de son équipe et son meilleur ami Myles. 

Myles a fait promettre à Jake de prendre soin de sa sœur et son fils le jour où il lui arrive quelque chose. De retour aux USA après un séjour à l’hôpital, Jake rend visite à Lakia, la sœur de Myles. 

Lakia est écrivaine, mère d’un petit garçon de 4 ans. Le père de ce dernier brille par son absence. Lorsqu’elle et Jake se rencontrent, ils sont tout de suite attirés l’un par l’autre. Jake sait ce qu’il veut : Lakia et il ne passe par quatre chemins pour le lui dire. Lakia est également prête à se perdre dans les bras de Jake mais son ex, le père de son fils, le voit d’un très mauvais œil.

J’ai apprécié le fait que pour une fois il y ait un rival au lieu d’une rivale qui va simuler une grossesse ou autre chose. 

Le langage utilisé pour la description des scènes sexuelles est parfois cru, heureusement cela n’entache pas la profondeur de l’histoire. Jake Parker, ce soldat revenu de guerre avec des séquelles physiques et mentales m’a beaucoup touchée. Il nous rappelle tous les sacrifices que font ces hommes au nom de leur patrie. 

J’ai beaucoup apprécié le couple qu’il forme avec Lakia. Cette jeune femme qui n’a pas peur d’embrasser ses blessures, son corps meurtri. Cette femme qui décide de l’épauler, de rester avec lui et qui ne considère pas ces infirmités comme une tare. 

J’ai lu ce récit en deux heures. Les personnages sont touchants et m’ont fait passer un bon moment.

 

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Le défi de Gemma Westmoreland – Brenda Jackson

En apprenant qu’elle a été choisie pour décorer l’immense propriété australienne de Callum Austell, Gemma Westmoreland a du mal à contenir son excitation. Certes, elle se méfie un peu de ce séduisant milliardaire qu’elle juge arrogant et bien trop sûr de lui, mais n’est-ce pas là l’occasion idéale pour faire décoller sa carrière ? Cependant, sa joie est de courte durée, car, très vite, elle s’aperçoit que Callum ne l’a pas recrutée seulement pour ses qualités professionnelles…

 

mon-avis-de-lecture

L’auteure nous met dans la confidence dès le prologue. On découvre les intentions louables de Callum envers Gemma. Il l’aime depuis trois ans en silence et veut la conquérir…

Dans les ouvrages de Brenda Jackson que j’ai lus jusqu’ici, l’attirance sexuelle vient avant l’amour. Dans ce tome 19 de la série Westmoreland, l’amour vient avant. J’ai apprécié l’envie de Callum de faire de Gemma sa femme sans l’avoir connu sexuellement. Il l’aime, il veut son bonheur, il veut la combler. Il le répète sans se lasser tout au long du roman et en ces temps moroses, ça fait du bien de lire tant d’amour ressenti. 

A part cette nouveauté si je peux l’appeler ainsi, on retrouve le schéma classique de Brenda Jackson : hommes beaux à couper le souffle avec un compte en banque bien fourni et l’héroïne vierge.

C’est assez lassant que ce schéma revienne sur plusieurs tomes. Et surtout quand on veut bien faire les choses, autant perdre sa virginité à la nuit de noces, non ? 😀

Le récit se déroule entre Denver et Sydney. Les descriptions de la ville de Sydney m’ont donné l’envie de l’inscrire dans mes souhaits de voyage.  

La série Westmoreland met un accent non négligeable sur l’importance de la famille. Nos deux héros sont très attachés à leurs familles, je me suis retrouvée à travers eux. 

Ce tome a été l’occasion d’avoir des nouvelles de ma chère Delaney et de Durango.

Je me suis attachée à Callum et Gemma mais leur douce histoire était trop courte à mon goût. Ils m’ont donné l’envie de lire d’autres romances du coup j’ai enchaîné sur une autre.

Laquelle ? Ça c’est une autre histoire…

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