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Tête-à-tête avec Johana Gustawsson

Mon invitée du jour est une auteure très sympathique. Après avoir lu ses romans, j’ai voulu en savoir plus sur elle et elle s’est volontiers prêtée au jeu. Chers amis, accueillons Johana Gustawsson !

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1. Si Johana Gustawsson devait se définir en trois mots, lesquels choisirait-elle ?

Folle à lier !

 

2. Mör est un mot suédois qui signifie « tendre » pourtant, Mör n’a rien de tendre.
Pourquoi ce titre ?

C’est lié à la viande, que l’on consomme plutôt tendre… du moins si on est un vrai amateur…

 

3. J’ai beaucoup aimé Mör, il m’a coupé l’appétit. Je suis une grande carnivore et je vous en veux un peu parce que vous m’avez ôté l’envie de manger de la viande (Rires)

Je trouve et c’est mon avis personnel que Mör est beaucoup plus intense que Block 46 comme si vous passiez à un cran supérieur. Était-ce votre but ou une simple coïncidence ?

Non, je n’avais pas de but particulier sinon de procurer à mes lecteurs une expérience de lecture intense, à la fois sensorielle et visuelle. Qu’ils passent un excellent moment en compagnie de Roy & Castells et des autres. Je pense que de livre en livre on s’améliore, on se permet plus de choses, on ose davantage.

 

4. Y a-t-il des messages cachés derrière Block 46 et Mör (morale, réflexion sur lemonde) ou aviez-vous seulement l’envie de partager une histoire ?

Dans Block 46, j’œuvre pour le devoir de mémoire. Les survivants de la seconde guerre mondiale ont presque disparu et il est de notre devoir de parler de la Shoah, des camps, des héros de la résistance, des victimes, des bourreaux, et des atrocités de cette guerre pour que jamais cela ne se reproduise.

Dans Mör, je célèbre, là aussi, les victimes, mais cette fois celles de Jack l’éventreur, dont on parle peu. Ces femmes qui s’effacent derrière l’énigmatique tueur en série et qui vivaient dans une misère totale, obligées de vendre leur corps pour pouvoir trouver un lit où passer la nuit.

 

5. Vos œuvres publiées sont des romans policiers et thriller. Vous avez affirmé être une passionnée du genre. Aura-t-on droit à de nouvelles enquêtes d’Emily et d’Aliénor dans les prochains mois ?

Oui ! Je viens de terminer l’écriture de Sång, le troisième livre dans la série de Roy et Castells. Il paraîtra à l’automne 2019 chez Bragelonne. Les derniers cinq mois ont été extrêmement denses en écriture et en voyages promotionnels ! Peu de sommeil, mais beaucoup de plaisir !

 

6. Avez-vous envie de tester d’autres genres : fantasy, fantastique, romance ?

Non, pas encore, mais pourquoi pas !

 

7. Des auteurs vous ont-ils influencée dans votre carrière d’écrivaine ?

Oui, beaucoup ! J’étais très friande de classiques comme Baudelaire, Rimbaud, Rostand, Shakespeare, Duras… Côté crime, Agatha Christie a été celle qui a fait éclore ma passion pour le genre avec une admiration sans borne pour Poirot !

 

8. Avez-vous déjà été victime de la fameuse page blanche ? Si oui, avez-vous des conseils à donner ?

Changer d’air. Laisser son esprit respirer un peu. Lire et se promener. Moi, je passe du temps avec mes petiots, ce qui me remet les idées en place ! Les idées sont là, c’est juste qu’on ne les voie pas ! Elles ne nous viennent pas, mais elles sont là.

 

9. Si vous deviez offrir un roman (le vôtre ou celui d’un autre) à votre écrivain
préféré, lequel choisiriez-vous ?

J’offre toujours Cyrano de Bergerac et Le Prophète, deux livres qui m’ont énormément marquée.

 

10. Vu que vous êtes marseillaise, une question pour vous titiller un peu en tant que supportrice parisienne. Quel joueur du Paris Saint Germain appréciez-vous ? 🙂

Paris Saint quoi ? Pardon, je n’ai pas entendu…

marco verratti what GIF by Paris Saint-Germain

 

 


 

Vous êtes auteure mais également grande lectrice. Si vous le voulez bien, parlons maintenant de vos sept péchés capitaux en lecture. 


Quel est le livre le moins cher dans votre bibliothèque ?
Mes Agatha Christie, que j’achetais chez le bouquiniste, enfant, à 90 centimes ou 1,1 franc.

 

 

hungry eat to live GIF

Quel livre avez-vous dévoré ?
La couleur des sentiments de Kathryn Stockett.

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paresse
Quel livre avez-vous mis du temps à lire ?
Un livre que je n’ai jamais réussi à terminer : la trilogie de E.L. James.

film love GIF by Fifty Shades

 

Quel livre érotique vous a marquée ?
Histoire d’O. de Pauline Réage.

Image associée

 

 

 

 

orgueil

Quel personnage avez-vous trouvé orgueilleux ?
La marquise de Merteuil, dans les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos.

Résultat de recherche d'images pour "les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos"

 

 

 

envie

Quel livre vous fait envie en ce moment ?
Le livre que mon amie Sonja Delzongle est en train d’écrire…

 

 

 

 

colère

 

Quel livre vous a mis en colère ?
Celui que je viens de terminer d’écrire : Sång. J’ai passé toute l’écriture avec un profond sentiment de colère contre les politiques espagnols qui ont adopté un pacte du silence concernant tous les crimes franquistes…

 


Image associée

Si vous étiez…

Un prix littéraire ?

Le Prix du Balai d’Or organisé par Richard Contin.

 

Un épice ?

La cannelle.

 

Un arbre fruitier ?

Le citronnier.

 

Un dessert ?

La mousse au chocolat

 

Un sport collectif ?

Le volley-ball.

 

Une heure de la journée ?

5 heures, au lever avec le chant des oiseaux.

 

Une pièce de la maison ?

Mon bureau.

 

Un personnage Disney ?

Peter Pan.

 

Un signe de ponctuation ?

Le point d’exclamation.

 

Une langue ?

Le valencian.

 

Un jeu de société ?

Cluedo !

 

Une couleur ?

Le rouge.

 

Une des sept merveilles du monde ?

La pyramide de Khéops.

 

Une matière enseignée à l’école ?

Littérature.

 

Un genre musical ?

Le jazz.

 

Grand merci à Johana pour ce sympathique moment d’échange.

Bon week-end à tous ! 🙂

 

fleur v1

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A la rencontre de Carole Boucly

Hello my world !

Après avoir lu la formule du Nez, j’ai voulu en savoir plus sur l’auteure. Elle a gentiment accepté de se prêter au jeu de mes questions. 

 

Carole Boucly est-il votre vrai nom ou un pseudonyme ?

Carole Boucly est mon véritable nom. Je n’ai jamais souhaité prendre un pseudonyme, et c’est également une façon de rendre hommage à mon père qui est décédé quand j’étais enfant.

Si vous deviez vous définir en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?

Imagination, douceur et maladresse.

 

Y a-t-il des auteurs qui vous ont influencée ?

Je lis énormément depuis mon enfance, et chaque auteur s’inspire bien sûr de ses lectures, de ce qu’il voit, ressent, expérimente. Cela dit, je ne saurais citer des auteurs en particulier. Même si j’aime beaucoup Christelle Dabos, Mathias Malzieu, Yoko Ogawa ou encore Carole Martinez dont j’ai découvert les œuvres récemment, mon univers reste différent des leurs.

Sur quels thèmes auriez-vous du mal à écrire ?

Sans aucun doute, la violence, la brutalité, le viol… Je peux écrire des scènes sombres, mais traitées à ma façon et en évitant d’être crue, d’entrer dans le sordide.

 

Dévoilez-nous les coulisses du roman : quand avez-vous commencé à l’écrire ? Pourquoi ce focus sur l’odorat, les parfums ? Le choix des personnages ? Des difficultés rencontrées pendant l’écriture ?

J’ai écrit ce roman en 2015 pendant une période de chômage. Je voulais me lancer depuis longtemps mais sans trouver le temps et le recul nécessaire. J’avais notamment le personnage du Nez en tête et c’est autour de lui que j’ai pu construire toute l’histoire de mon roman.

J’ai toujours été fascinée par les créateurs de parfums, un métier qui s’apparente un peu à de la magie pour moi. Les odeurs ont un pouvoir très puissant, celui de vous plonger instantanément dans des souvenirs, précieux ou terribles.

En ce qui concerne Zoé, j’admire les longues chevelures rousses, c’est une couleur si lumineuse, bien que longtemps décriée. J’ai moi même été rousse un moment, et il faut bien avouer que les auteurs mettent une part d’eux-mêmes dans leurs personnages.

Je m’attendais à des difficultés durant l’écriture, mais finalement j’en ai affronté moins que ce que je pensais. J’ai simplement du faire face à une période un peu compliquée une fois arrivée à la moitié du roman, à peu près. Je me sentais comme essoufflée, bloquée, sans comprendre pourquoi. Et ça a duré le temps que je réalise que je devais changer une partie de la fin que j’imaginais. A partir de là, j’ai pu reprendre l’écriture sans aucun souci !

Avez-vous déjà été victime de la fameuse page blanche ? 

Je n’ai jamais vraiment été confrontée à ce problème. Le plus dur est effectivement de trouver la première phrase, mais ensuite les mots s’enchaînent assez naturellement.

 

Avez-vous d’autres projets de roman ?

Oui, je suis en train de travailler sur mon second roman. Il est d’un genre différent, une enquête à la frontière du réel et l’imaginaire, mais plus sombre que « La formule du Nez ».

 

On vous propose d’écrire un roman à quatre mains. A quel auteur diriez-vous oui sans hésiter ?

Si je ne devais en citer qu’une, ce serait Christelle Dabos. Son travail est tout simplement extraordinaire !

Si vous le voulez bien, parlons maintenant de vos sept péchés capitaux en lecture

  1. L’avarice

Quel est le livre le moins cher dans votre bibliothèque ?

Je ne saurais pas en citer un en particulier, mais j’ai de nombreux livres de poche dans ma bibliothèque, ils sont tellement plus abordables que les grands formats !

 

  1. La gourmandise

Quel livre avez-vous dévoré ?

« La maîtresse des épices » de Chitra Banerjee Divakaruni. J’ai été fascinée par cette histoire à l’imaginaire envoûtant.

 Résultat de recherche d'images pour "La maîtresse des épices"

  1. La paresse

Quel livre avez-vous mis du temps à lire ?

 « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson. Un livre magnifique mais qui nécessite de la concentration et du recul.

Dans les forêts de Sibérie par Tesson

4.La luxure

Quel livre érotique vous a marqué ?

C’est un genre que j’avoue ne pas lire. Cela dit, j’ai été séduite par le résumé du « Le Manuscrit proscrit de Nur Jahan » et je l’ai lu sans savoir qu’il n’était pas seulement un roman fantastique, mais aussi érotique ! Et comme l’histoire était vraiment bonne, j’ai passé outre ma surprise et au final, c’était un bon roman.

Le manuscrit proscrit de Nur Jahan par Correia

5. L’orgueil

Quel personnage avez-vous trouvé orgueilleux ?

C’est une question difficile ! Le personnage qui me vient en tête est Lord Asriel, de la saga « A la croisée des mondes ».

6. L’envie

Quel livre vous fait envie en ce moment ?

« Les filles de l’astrologue » de Laurence Schaack et Françoise de Guibert. Je trouve l’histoire originale.

Les filles de l'astrologue, tome 1 par Schaack

7.  La colère

Quel livre vous a mis en colère ?

« Un bûcher sous la neige » de Susan Fletcher. Ce n’est pas le livre en lui même qui a suscité cette colère, mais bien de penser à toutes ces femmes assassinées pour sorcellerie, alors qu’elles étaient juste des femmes libres, fortes, avec pour toute magie des connaissances médicinales ! Des femmes qui faisaient peur à l’époque.

 Un bûcher sous la neige par Fletcher

Merci pour toutes ces belles découvertes, Carole. Dressons maintenant votre portrait chinois

 

Si vous étiez

Un épice, ce serait… ?

Résultat de recherche d'images pour "La vanille"Pour sa douceur.

 

Un arbre fruitier, ce serait… ? 

Image associée

 

Un dessert, ce serait… ?

Résultat de recherche d'images pour "Les crêpes Suzette"

Un délice !

 

Une heure de la journée, ce serait… ?

Image associée

L’heure magique où tout est possible.

 

Un personnage Disney, ce serait… ?

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Pour son amour de la lecture.

 

Une des sept merveilles du monde, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "Les pyramides de Gizeh"

J’ai toujours été attirée par la mythologie égyptienne.

 

Merci Carole ! 😉 Avez-vous déjà lu les livres qu’elle a cités ?

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé – Copie interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewée.

 

fleur v1

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Rencontre avec Lise Marcy

Après avoir lu trois œuvres de Lise Marcy, j’ai voulu en savoir plus sur l’auteure. Je vous invite à découvrir une épicurienne, une sentimentale, une survoltée.

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1. Vous vous définissez comme une romancière érotique. Pourquoi ce choix ?

La lecture de mon premier roman érotique a été le déclencheur qui m’a fait débuter
dans l’écriture. C’est un style qui m’a plu. Mes romans sont pour autant de moins en moins érotiques. J’estime avoir trouvé un équilibre dans cette romance. Du sexe oui, mais une ou deux scènes suffisent largement.

2. Des auteurs vous ont-ils influencée ?

De nombreux. Danielle Steele, Marie Higgins Clark, Anna Todd…

3. Dans vos romans, vos héroïnes refusent toutes l’idée de l’avortement. Pourquoi cette voix unique dans chacune de vos histoires ?

J’ai toujours été contre personnellement. Nous avons toutes le choix en France et je ne jugerai personne mais en ce qui me concerne, je serai incapable de le faire. Il m’est donc difficile d’aller à l’encontre de mes convictions.

4. Deux de vos histoires abordent également l’adoption. Pourquoi le choix de ce thème ?

Il s’agit d’un thème qui touche beaucoup de familles. Je connais aussi quelques parents qui ont eu la chance d’adopter des enfants. Je trouve qu’il vaut mieux faire adopter un enfant que de se faire avorter. Quand on sait le nombre de parents qui aimeraient enfanter et qui n’ont pas cette chance, c’est important de le faire à mon sens. Mais, je le répète encore ce n’est que ma façon de voir les choses et je ne juge aucunement les femmes qui font le choix d’avorter.

5. Black Pearl relate l’histoire d’un couple mixte, Alana est noire et grosse. Pourquoi ?

Je suis noire et j’ai des rondeurs. Je ne me retrouve pas dans de nombreuses histoires. Je voulais en écrire une dans laquelle les femmes comme moi pourraient s’identifier.

6. Dans la série 3 Bastien de Seulement par amour, l’héroïne est une écorchée de la vie, elle n’est pas la princesse des contes de fée. Comment avez-vous dressé le portrait de cette héroïne ?

N’étant pas habituée à ce genre d’addictions, j’ai dû faire des recherches pour savoir en quoi elles consistaient et comment les combattre. Après ce travail préliminaire, j’ai imaginé comment faire évoluer Caroline.

8. Vous êtes plutôt prolifique. Avez-vous déjà été victime de la fameuse page blanche ?

Non et j’espère que cela ne m’arrivera jamais d’ailleurs.

9. Avez-vous d’autres projets de roman ?

Oui, la dernière série de SPA Julian et Par amour pour Robin, l’histoire de Robin et de Shirley, devenus adultes.

10. Si vous deviez offrir un roman (le vôtre ou celui d’un autre) à votre écrivain préféré, lequel choisiriez-vous ?

Il m’est difficile de devoir choisir. Mais j’offrirais Pour l’amour de Robin. Celui d’un autre auteur, ce serait les Anges de Tina M.

Parlons maintenant de vos sept péchés capitaux en lecture

Quel est le livre le moins cher dans votre bibliothèque ?

Des romans Harlequin.

Quel livre avez-vous dévoré ?

Les Anges de Tina M.

Quel livre avez-vous mis du temps à lire ?

Mille baisers pour un garçon. Je n’ai cessé de pleurer.

Quel livre érotique vous a marqué ?

Crossfire.

 

Quel personnage avez-vous trouvé orgueilleux ?

Hardin dans After.

 

Quel livre vous fait envie en ce moment ?

La série Beautiful mais je n’ai pas encore le temps de le lire.

 

Quel livre vous a mis en colère ?

Isaac Cole

 

Votre portrait chinois 

Si vous étiez

1. Un prix littéraire, ce serait… ?

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2. Un épice, ce serait… ? 

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3. Un arbre fruitier, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "cerisier"

4. Un dessert, ce serait… ? 

Image associée
5. Un sport collectif, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "handball psg"

6. Une heure de la journée, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "horloge midi"
7. Une pièce de la maison, ce serait… ? 

Image associée

 

8. Un personnage Disney, ce serait… ? 

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9. Un jeu de société, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "jeu d'échecs"

10. Une des sept merveilles du monde, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "la grande muraille de chine"

11. Un genre musical, ce serait… ? 

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Envie d’en savoir plus sur l’auteur ?

Vous pouvez lui poser des questions en commentant cet article. 

Bon week-end à tous !

signature coeur graceminlibe

 

Publié dans Interviews

Quand on est poète, on est peintre, scénariste, musicien

Mes amis bien le bonjour ! Ma douce mémoire m’a rappelé une situation énigmatique. Il y a deux ans, ça ne m’avait fait pas rire du tout. J’ai été tellement peinée que j’ai écrit un article sur le sujet.

J’avais contacté le magazine AMINA pour que Chimères de verre apparaisse dans leur magazine. Ils avaient accepté à ma grande surprise de lire l’oeuvre. M R, l’une des journalistes a apprécié l’oeuvre et m’a proposé une interview pour le magazine. J’avais sauté de joie ! Deux mois après l’envoi de l’interview, je n’avais toujours pas de retour du magazine. Où l’interview a-t-elle été publiée ?

J’avais envoyé des mails de relance, j’avais aussi appelé. M R m’avait dit que cela avait été publié en septembre 2015 et qu’elle m’enverrait le PDF. Nous sommes en 2017 et je n’ai toujours rien reçu. 

Ayant beaucoup aimé l’interview, je vous la partage. N’hésitez pas à me laisser vos impressions. 


Parlez-nous un peu de vous. 

Je suis une jeune femme rêveuse et romantique. A 17 ans, j’ai quitté mon pays, la Côte d’Ivoire, pour poursuivre dans un premier temps des études de sciences économiques et de gestion au Maroc puis des études en gestion des risques financiers et contrôle de gestion-audit en France.

Je suis une fervente lectrice depuis mon enfance. A l’adolescence, la lecture a dû partager sa place dans mon cœur avec une autre dame: l’écriture.


C’est avec talent que vous jouez avec la musicalité des mots. Pourriez-vous nous conter votre histoire avec la poésie ?

J’écrivais des chansons quand j’étais au collège mais elles ne comportaient pas de rimes. J’aimais bien les poèmes mais je n’avais jamais pensé en écrire.

A 15 ans, assise à mon poste de garde en tant que Scout lors d’un séminaire religieux à Divo (Côte d’Ivoire), des vers ont jailli de mon esprit. A la fois surprise et émerveillée, j’ai décidé d’écrire ces vers pour ne pas les oublier. En les écrivant, d’autres vers ont suivi; mon premier poème venait de voir le jour.

Au lycée, j’avais fait la connaissance de la poésie romantique et j’avais apprécié ce courant alors quand j’ai eu envie d’écrire pour me décharger des maux de la vie, la poésie s’est imposée comme le canal d’expression par excellence.  


Quelle est votre idée de ce genre littéraire ?

Il mérite d’être davantage promu dans la génération actuelle. C’est un genre riche et complet pour moi car il regroupe tous les arts. Quand on est poète, on est peintre, scénariste, chanteur, musicien et sculpteur à la fois.


Quels sont vos poètes préférés ?

Alphonse de Lamartine, Alfred de Musset et Esther Granek.


Votre père semble avoir été au cœur de votre démarche artistique en vous insufflant la fibre littéraire. Avez-vous un souvenir ou une anecdote à nous raconter à ce sujet ?

Mon père est professeur de français et il a trois grandes bibliothèques où livres, dictionnaires et encyclopédies débordent. Il les consultait régulièrement et je me demandais ce que ces grands livres contenaient. Pour satisfaire ma curiosité, je les ai feuilletés et mon intérêt pour la littérature a débuté ainsi.

Mes frères et moi avions l’habitude de dire «truc» pour nommer des objets et à chaque fois, mon père nous réprimandait. Il disait que chaque objet avait un nom bien précis dans le dictionnaire et qu’on devait le nommer correctement. Cela m’a permis de désigner avec précision chaque chose et de faire attention aux mots que j’emploie…

Pourrait-on dire que l’enfance est l’élément fondateur de votre écriture ?
Si on fait référence à l’enfance en tant qu’innocence, je dirais oui.  

«Chimères de verre» s’ouvre par une citation de voltaire « Il est beau d’écrire ce que l’on pense, c’est là le privilège de l’homme». Aviez-vous eu des réserves quant au fait de vous dévoiler de la sorte ?

Oui, j’ai longtemps hésité avant de publier ce recueil parce qu’il est très intime. Je suis une introvertie, mes peines, mes peurs, mes luttes, je les garde pour moi. En me dévoilant de la sorte, j’ai eu peur de changer le regard que me portent mes amis, ma famille et de livrer une part de moi à des inconnus.

Alfred de Musset a dit: «On naît poète, on devient prosateur». Qu’en pensez-vous ?

 Je pense qu’on naît ce qu’on doit devenir. Après on peut refuser de devenir ce pour quoi on est né. (Sourire)

 

Y a-t-il des lieux ou des moments particulièrement propices à l’écriture ?

 Quand j’écris un roman, il y a des lieux ou des moments qui sont particulièrement propices à mon inspiration. Pour écrire un poème, ce sont plutôt des événements qui sont particulièrement propices.  

Bâtissez-vous vos poèmes avec une architecture prédéfinie ?

Oui. Le nombre de vers d’un poème et les rimes utilisées ne sont pas fortuits. La structure de mes poèmes dépend du sentiment que je veux mettre en exergue.

En utilisant une rime en «an» par exemple, je fais allusion à mes gémissements de douleur.

Vous évoquez la fragilité du temps qui passe et les échecs que vous avez vécus. L’écriture vous a-t-elle conféré une force pour aller de l’avant ?

Oui, écrire a été pour moi une thérapie. Aujourd’hui, j’entrevois un avenir radieux parce qu’en écrivant, je me suis débarrassée de tous les ressentiments qui étaient en moi. Ecrire m’a permis de faire cette introspection qui était nécessaire, de laisser mon passé derrière moi et de me porter vers l’avant.

Toute femme a connu un jour dans sa vie une déception amoureuse. Quel message souhaitez-vous leur faire passer ?

Je souhaiterais leur dire d’éviter de sacraliser l’objet de leur amour, de tirer les leçons de leurs déceptions amoureuses et d’éviter de reprendre le chemin qui a conduit à la déception.  Comme a dit Einstein, il ne faut pas faire la même chose encore et encore et en attendre de différents résultats.

 

Dans le joli poème intitulé « Afrique noire », on ressent votre culpabilité d’avoir tourné le dos à l’Afrique mais également la peur d’en être rejeté. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 J’ai quitté l’Afrique noire parce que son instabilité politique, ses lacunes en matière d’éducation ne m’offraient pas les bases solides pour la construction de mon avenir. Je voulais le meilleur et l’Afrique ne me le donnait pas. En partant, je me disais que je reviendrais pour les vacances mais pas pour m’y établir. Mon retour définitif en Afrique noire, je le prévoyais dans les années 2020.

J’ai éprouvé de la culpabilité parce que ces pensées me donnaient l’impression d’avoir honte de celle qui m’a engendrée, de laisser l’Afrique noire à son triste sort et de mépriser tout ce qu’elle m’avait donné.  

J’ai acquis de nouvelles habitudes de vie, j’ai changé et j’ai peur que mon Afrique noire ne se reconnaisse pas à travers moi. J’ai peur qu’elle me considère comme une  étrangère, différente d’elle.

A travers ce poème, je m’interroge aussi sur ce qui caractérise un Africain. Est-on Africain parce que la couleur de notre peau est noire, qu’on décide de valoriser ses cheveux crépus ou qu’on s’habille en pagne?

Le thème central de votre recueil repose sur l’inconstance des hommes et leur capacité à vous laisser des stigmates au cœur. « Ne te confie pas à un homme. Garde toi de cette idole » « des autres n’attends rien tu seras déçue » Que répondriez-vous aux lecteurs qui vous taxerait de cynique ?

(Rires) J’ai foi en l’humanité mais cette foi n’est pas aveugle ou du moins elle ne l’est plus. J’ai été très naïve et cette naïveté a fait de moi une victime de la fourberie. A travers le récit poétique de mes mésaventures, je veux interpeller, dire qu’il faut user de vigilance, faire preuve de discernement dans nos rapports avec les autres. J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas accorder sa confiance au premier venu.

On dit souvent que le vague à l’âme et la nostalgie sont roi et reine de l’inspiration…

Effectivement, ils sont mes principales sources d’inspiration.  

 

A plusieurs reprises vous qualifiez la femme de « sexe faible ». Pourquoi de tels propos?
Je qualifie la femme de «sexe faible» quand elle cède à la tentation de la facilité, quand elle manque d’audace et laisse une tierce personne décider à sa place.

Quelle est votre idée du féminisme ?

Le féminisme c’est voir la femme comme un être indépendant, libre de pensée, libre d’agir, libre de se mouvoir ; c’est reconnaître la valeur de la femme, son potentiel et lui attribuer ce qu’elle est en droit d’avoir et de recevoir.  

Le féminisme est cette dynamique qui défait ce que j’appelle «l’homméisation», cette croyance ancrée dans les esprits qui fait croire à la femme que son épanouissement dépend strictement d’un homme et qu’elle est l’être qui doit sacrifier le maximum de son bien-être pour celui des autres.

Le féminisme ce n’est pas transformer une femme en un homme, c’est tout simplement valoriser sa féminité et tout ce qui s’y rattache.


Seriez-vous tentée de vous lancer dans l’écriture d’un roman ou d’une nouvelle ?
Oui, mon prochain projet de publication est un roman.

Si vous ne deviez retenir qu’un mot de la langue française?

Grâce (cela n’a rien à voir avec le fait que je m’appelle ainsi. Rires)

Un seul objet sur une île déserte ?

Un livre.



Un petit mot de fin ?

Une vie sans poésie est une cellule de prison sans fenêtre…

Merci infiniment au Magazine Amina pour cette interview.

Merci aux actuelles et futures lectrices de Chimères de verre.


Envie de prendre la place de M R ? Posez-moi toutes vos questions les amis 😉

 

GM signature

Publié dans Panaché

Sept péchés capitaux d’une blogueuse, 4e partie

C’est l’heure de notre rendez-vous dominical les sept péchés capitaux d’une blogueuse. Je vous remercie d’avoir bien accueilli ce rendez-vous. Aujourd’hui, je reçois Coeur d’encre, l’une de mes plus belles rencontres virtuelles dans l’univers du blog. J’apprécie beaucoup son grain de folie. Plus d’un an qu’elle est abonnée à mon blog, elle n’hésite pas à laisser une trace visible de son passage en laissant des commentaires.

J’ai voulu en savoir plus sur ses 7 péchés capitaux en lecture. Elle n’a pas hésité à se confier…

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Cœur d’encre, parle-nous de la relation que tu as avec les livres

Je dirais qu’ils ont toujours été omniprésents ^^ Ma maman adorait me lire des histoires, et aujourd’hui encore je me balade toujours avec un bouquin avec moi, même si je ne dois pas lire ; si je n’en ai pas, j’ai l’impression d’être incomplète. 

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L’un de tes articles qu’il faut absolument lire ?

Là tout de suite, je dirais celui que j’ai fait sur le film The Crow que j’ai vraiment adoré, ce film rentre dans mon top 3 sans le moindre problème et je meurs d’envie de le faire partager à la terre entière XD 


avarice

Quel est le livre le moins cher dans ta bibliothèque ?
Matériellement parlant, les livres qu’on m’a offerts, mais ils restent chers à mes yeux parce que ce sont des cadeaux 
Et du coup, celui auquel j’attache le moins de valeur serait, sans hésiter, Twilight. J’ai beaucoup aimé les Âmes Vagabondes, mais Twilight ne passe toujours pas… 

 


Aucun texte alternatif disponible.

Quel livre as-tu dévoré ?
Il y en a tellement ^^ Mais mon top du top, c’est Cendorine et les Dragons : je l’empruntais systématiquement à la bibliothèque quand j’étais petite, ça faisait beaucoup rire les bibliothécaires d’ailleurs ! J’ai dû le lire des dizaines de fois, je pourrai vous le réciter, et bien entendu, je le recommande chaudement.

 

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paresse
Quel livre as-tu mis du temps à lire ?
Je dirais La peau de chagrin de Balzac, quand j’étais au collège : la prof nous avait parlé du film, le résumé me plaisait bien, mais c’est tout le problème d’aborder une oeuvre complexe sans en avoir les clés ni la maturité pour bien la comprendre : le résultat c’est que maintenant j’ai toujours une petite appréhension quand on me demande de lire ou d’étudier du Balzac ><

 

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Quel livre érotique t’a marquée ?

Les Enfants de la Terre ! Ce n’est pas classé comme un livre (une série en fait) érotique, mais je maintiens la réponse : idem, lecture du collège, je l’avais pris totalement au hasard… et comment vous dire que aujourd’hui encore je n’ai jamais lu de scènes d’ébats plus détaillées que celles de cette série ^^’ 

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envie
Quel livre te fait envie en ce moment ?
Un livre surtout, que je n’arrive à trouver nulle part, donc j’en profite pour vous implorer à genoux si vous pouvez m’aider ^^ Il s’agit du tome 3 de la trilogie Dark Shadows de Lara Parker. J’ai adoré le film qu’en a fait Tim Burton, et j’ai pu trouver facilement les 2 premiers tomes. Le troisième est aussi dur à trouver qu’une tête d’épingle dans une grange… Frustration / 20 ! 

 


orgueil
Quel personnage as-tu trouvé orgueilleux ?

Mr. Darcy est la réponse qui me vient tout de suite à l’esprit, en bonne fan de Jane Austen que je suis ^^ Mais je pense aussi à mes cours de littérature, et sans hésiter, Rousseau ! Ca a beau faire partie de l’originalité de sa démarche, grands dieux qu’est-ce qu’il s’écoute parler O.o 


colère
Quel livre t’a mise en colère ?

Joyland, de Stephen King. J’adore cet auteur, je ne saurais que trop vous conseiller Cujo. J’ai sauté sur Joyland à sa sortie, le résumé était très flatteur et promettait tout ce que j’aime… et je crois que l’éditeur n’a définitivement pas lu le livre en écrivant ce résumé. Des clowns ? Nenni. Une fête foraine angoissante ? Pfeuh ! Un train fantôme hanté ? Vaguement. Le livre est très bien, mais ce résumé mensonger m’a donné envie de descendre en flamme un refuge de chatons. 


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Quelle est selon toi la meilleure idée pour qu’il y ait moins de célibataires sur terre ?
Communication et empathie u.u Il faut savoir parler, écouter, et comprendre. 

 

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Quelle est la destination idéale de voyage pour toi ?
Argh trop dur >< Mais je me souviens toujours avec bonheur de Wigtown, le village du livre écossais, ma plus belle découverte à l’étranger, un lieu où je me suis sentie comme dans un rêve ! 

 

 

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Un film que tu recommanderais avec la plus vive énergie ?
J’ai déjà parlé de The Crow, alors cette fois-ci je vous propose Cloud Atlas, lui aussi dans mon top 3. Un film assez dense, mais qui mérite amplement qu’on le regarde avec attention pour les 6 histoires qui le composent (et qui déchirent mémé avec l’eau du bain), les détails à repérer, les acteurs qui ont fait un travail incroyable, et la conclusion vraiment magnifique u.u 

 

Quelle chanson écoutes-tu régulièrement en ce moment ?
Freaks de The Hawk in Paris

Je te donne un mot : parfum. Peux-tu écrire un petit récit déjanté sur le sujet comme tu le fais si bien ? 
Au fond d’un enchevêtrement de rues sombres, de murs fissurés et de réverbères cassés, il y a une petite boutique. Une parfumerie. Mais vous ne la trouverez certainement pas en vous fiant à vos yeux… Voyez les choses en face, vous aurez l’air d’un touriste et vous vous ferez détrousser comme une donzelle en détresse. Non, pour la trouver, c’est bien plus simple : fiez-vous à votre nez. Tous les jours les effluves de la parfumerie embaument dans tout le quartier, s’infiltrent dans le sol et remontent le long des cheminées. Il faut humer les odeurs, jusqu’à déceler celle qui les supplante toutes. On ne peut pas la manquer. Et vos pas vous mèneront directement à cette boutique, car pour une parfumerie c’est la meilleure carte de visite qui soit. Là-bas, vous trouverez tous les parfums qu’on puisse imaginer : celui de la grande maison vieille et poussiéreuse de vos vacances, celui des jours d’été passés dans le hamac, celui des livres jaunis par l’âge ou au contraire frais imprimés, celui du linge fraîchement lavé, celui de l’île d’Avalon, même le parfum de votre âme sœur que vous ne connaissez pas encore. Ces parfums n’ont pas de prix. Vous les prenez à vos risques et périls. Certaines effluves ont des tourbillons, si puissants et si violents, que votre âme n’y résiste pas. Bien des gens se sont perdus dans le parfum de leurs rêves, au point de le boire comme Platon a bu la cigüe. Et vous ? Quel est votre parfum ? 
Y a t-il une question que tu aurais aimé que je te pose ? Tu peux y répondre ?
Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? La réponse, vous vous en doutez, c’est tarte aux mirabelles u.u
C’est tout pour le moment ! A très bientôt pour une nouvelle découverte. 
signature coeur graceminlibe
Publié dans Histoires

RDVBAM 3 – Saint-Valentin

C’est l’heure du RDVBAM Challenge et pour ce mois le thème est la Saint-Valentin. 

Ayant déjà participé à un challenge sur ce thème l’année dernière, ma muse n’a pas voulu faire d’efforts cette année (ne la blâmez pas, c’est ELLE, mon boss). Je vous partage donc un partie d’un texte que j’avais publié sur le sujet en anonyme sur une page Facebook il y a quelques années.

L’amour  est …  

«L´amour, c´est quoi?
C´est une mélodie qui chante à l´imparfait
C´est te chercher toujours sans te trouver jamais
Ce n´est qu´un pas vers le regret
L´amour, c´est quoi?
Le tout petit espoir qui fait les grands chagrins
L´amour, c´est quoi?
L´amour, c´est toi »

J’arrête la piste de lecture et jette un œil à mon téléphone. J’ai envie de l’appeler comme à chaque fois que j’écoute cette chanson de Julio Iglesias. Loïc et moi sommes séparés le mois dernier après deux ans de relation.

Sur le chemin du boulot, les souvenirs de notre couple heureux refont surface. Nous étions amoureux et passionnés. Il y avait de l’étincelle dans nos yeux, de la douceur dans nos paroles. J’avais trouvé mon prince charmant mais le charme s’est effrité avec le temps. Les contradictions sont nées, les disputes incessantes ont fini par nous séparer. L’amour n’a pas tenu…

J’inspire un grand coup avant d’entrer dans les locaux du magazine « Femmes » à la Riviéra 3 (quartier d’Abidjan). Je papote avec quelques collègues à la machine à café quand Edna, notre chef, me convoque dans son bureau.

– Tu as l’air en pleine forme, Edna.

– Ça se voit tant que ça ? (elle fait un grand sourire) Mon mari me prépare une surprise pour la Saint-Valentin.

– La chance.

– Ton copain te prépare sûrement quelque chose.

– Oui oui.

Je grimace un sourire.  Pour mes collègues, je suis toujours en couple.  Je ne veux pas qu’elle me prenne en pitié. Je n’ai cessé pendant deux ans de leur dire que j’étais sûre de finir ma vie avec Loïc. Eh oui ! En amour, il n’y a pas de certitudes…

– Bon ! Parlons boulot. Jalisca ne pourra pas réaliser l’interview des seniors pour la Saint-Valentin. Je l’ai mise sur un autre projet.

– D’accord.

– J’aimerais que tu t’en charges.

– Moi ? Je ne suis pas dans la rubrique «Love»

– Et alors Stacey ? C’est bien des interviews que tu fais avec les stars non ?

– Oui mais…

Elle me supplie du regard et je finis par accepter. Elle me donne les coordonnées du couple, des instructions et je quitte son bureau mal à l’aise.

Rédiger une interview pour un couple d’amoureux alors qu’on sort d’une rupture, voilà la dernière chose dont j’avais besoin en ce moment.

J’appelle Madame Touré pour établir un rendez-vous pour l’interview. La chose faite, je rassemble toute ma bonne volonté pour rédiger les questions à poser.

***Une semaine plus tard***

Je descends du taxi et emprunte la rue qui mène à la villa du couple Touré. Ils habitent l’un des quartiers cossus de la capitale. Je presse la sonnette et une jeune fille vient m’ouvrir. Elle me conduit à la terrasse et m’apporte des rafraîchissements. Je grignote des cacahuètes quand Monsieur et Madame Touré me rejoignent.

Je me lève pour les saluer. Nous faisons rapidement connaissance et je sors mon magnétophone.

Moi : Cinquante années de mariage et six enfants. Comment on se sent après tant d’années passées auprès d’une personne ?

Mme Touré : Bénie (elle me sourit).

M. Touré : Chanceux (il regarde sa femme).

Moi : Qu’est-ce qui vous a poussés vers l’un vers l’autre ?

Mme Touré : Je le laisse répondre en premier.

M. Touré : Son secret. Quand nous nous sommes rencontrés, elle avait un air de mystère. Quelque chose en elle m’intriguait. Je ne savais pas quoi mais j’avais envie de le déceler. Je me suis lancé et je suis heureux de n’avoir pas encore saisi le mystère. Quand on n’est plus à la poursuite d’un but, on s’arrête. C’est pareil dans un couple.

Moi : Et vous Madame Touré ?

Mme Touré : Je dirais son charisme. En lui, je voyais un homme sur qui je pouvais compter.

Moi : Quel est votre geste d’amour quotidien ?

Mme Touré : Les repas partagés. Nos longues discussions avant de nous coucher.

M. Touré : Idem.

Moi : Aimer c’est quoi pour vous ?

Mme Touré : Dépasser le stade de l’émotion. L’amour doit être un acte. L’amour est tendresse et tension. Quand je dis tension, je pense à l’action de tendre vers l’autre, être attentif et attentionné.

M. Touré : La société dans laquelle nous vivons prône les solutions rapides, la satisfaction instantanée, les résultats sans effort, les recettes infaillibles et les assurances tous risques et elle fausse l’idée de l’amour. Quand on aime, on cesse d’incarner des rôles. Quand on aime, on oublie partiellement le moi et j’insiste sur le partiellement parce que si l’on s’oublie totalement, on met en péril la relation car il faut toi +moi pour faire le nous. L’amour vrai demande patience, persévérance, lucidité et lâcher-prise : toutes qualités qui se travaillent. L’amour vrai est un effort; l’amour vrai est un pari qui rend au centuple ce qu’il a reçu.

Moi : L’amour n’est pas toujours rose. Qu’est-ce qui permet de tenir ?

M. Touré : La foi en DIEU et la foi en notre engagement. Il faut apprendre à communiquer quand il y a des désaccords ou des frustrations. Si on cultive avec art le positif, l’amour, l’amitié, les sourires, si on en a en grande quantité, on peut très facilement supporter des désaccords même importants.

Mme Touré : Je suis entièrement d’accord. Il faut être conscient d’une chose : le mariage est  une œuvre commune et chacun doit mettre du sien pour le construire.

Moi : Beaucoup de couples font face à un moment ou à un autre d’infidélité. Quels conseils donnerez-vous ?

M. Touré : Se centrer sur son couple et oublier le reste du monde.

Moi : Concrètement ?

M. Touré : Nous nous sommes mariés parce qu’on s’aimait et qu’on avait envie de voir grandir cet amour. Nous l’avons donc entretenu. L’amour est corporel, spirituel et émotionnel et nous avons donné à chaque forme la place qui lui revient.

Mme Touré : J’ajouterais qu’il faut garder un esprit de curiosité pour l’être aimé. Ne pas se lasser de surprendre l’autre, se sentir encore et toujours un débutant dans la relation permet de laisser place à l’inattendu.

Moi : Qu’est-ce qui a fait durer votre mariage ? Quel est votre secret ?

Mme Touré : L’amitié. L’amour a besoin d’amitié pour perdurer. Il faut être conscient que l’amour évolue et pour faire face à ces changements qui s’opèreront tout au long de la vie de couple, il faut que l’amour soit amical. Beaucoup de couples sous-estiment le rôle de l’amitié au sein du couple.

M. Touré : L’amour peut ne pas être réciproque mais l’amitié l’est obligatoirement sinon il meurt. Plus l’amitié et la connaissance réciproques sont solides entre les partenaires, et plus elles les protègent contre des sentiments d’agressivité.

Moi : L’amour amical n’exclut-il pas la notion de désir ? (je me gratte la tête, ça me gêne de parler désir avec des gens qui peuvent être mes grands-parents)

M. Touré : Non. L’amour est amical, non parce qu’il exclut le désir, mais parce qu’il apprend à le découvrir, de part et d’autre, et à le dire.

Moi : Combien de Saint-Valentin avez-vous fêté ?

M. et Mme Touré, en riant : Zéro. Nous ne fêtons que notre anniversaire de mariage. 

Moi : Quels conseils donnerez-vous aux nouveaux couples / nouveaux mariés ?

Mme Touré : Se regarder au réveil, s’appeler en journée, manger ensemble, ne pas perdre le parfum de l’autre et s’enlacer au coucher.

M. Touré : Ne pas chercher à former le couple idéal, faire de son couple quelque chose d’unique et être attentif aux besoins de celui-ci.

Je les remercie et éteins le magnétoscope. Je demande la route et Mme Touré me raccompagne au portail.  Leurs mots m’ont touchée. Ils possèdent une grande sagesse et j’ai envie de me confier à elle. Je veux savoir si elle pense qu’il y a des chances que je me remette avec Loïc.

© Grâce Minlibé

 Sur une échelle de 10, quelle note donneriez-vous à mon texte ? 😀

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Publié dans Interviews, Ma poésie

Rencontre avec … Grâce Minlibé

Si j’étais contée…
J’aime les interviews encore plus quand c’est moi qu’on interviewe. 🙂
Grand merci à Afro Plumes d’avoir permis que je m’exprime sur son blog. Si vous voulez en savoir plus sur moi, n’hésitez pas à lire mon interview.

Afro plumes

Jeune poétesse bien malheureusement méconnue de beaucoup, Grâce Minlibé, se livre aux lecteurs d’Afro Plumes sur sa passion pour l’écriture, à travers cet interview que j’ai eu l’honneur de mener il y a quelques mois. Rencontre …

1. Bonsoir Grâce, comme il est de coutume sur AP, je vais te demander de te présenter.
Je suis une jeune femme d’origine ivoirienne rêveuse et introvertie qui a plongé dans la mer de la lecture en enfance et dans celle de l’écriture dans l’adolescence. Je suis l’auteure enchantée du recueil de poèmes Chimères de verre et co-auteur du recueil de nouvelles Une nuit avec Baker.

2. D’accord. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta plongées dans le monde de l’écriture? Qu’est-ce qui t’as fait faire le grand plongeon, passer de lecteur à écrivain ?
Je ne vais pas parler du journal intime que toute jeune fille introvertie tient de manière…

Voir l’article original 2 271 mots de plus

Publié dans Interviews

Le goût des premières fois

Graceminlibe à la radio

Un article à cette heure ?! Grâce que t’arrive-t-il ? 

Rien de grave les amis, je suis juste dans un état d’euphorie, un état d’accomplissement. La date d’aujourd’hui restera gravée dans ma mémoire. Il est vrai que je suis heureuse parce que ma nièce et homonyme fête sa 8ème année aujourd’hui mais l’euphorie qui m’anime a une autre source, celle des premières fois…

J’ai été invitée à l’émission « Honneur aux dames » sur Abidjan 1, une station de radio abidjanaise. C’était ma première fois à la radio et je peux vous assurer que j’ai adoré !

L’animatrice radio, Carole Konan m’a mise à l’aise. J’ai eu l’impression d’être chez moi, de discuter avec une vieille amie.

Pendant une heure, nous avons parlé de mon parcours académique, notamment mes passages au Maroc et en France,  de ma vie d’analyste risque dans une société de téléphonie mobile de la place, de mon parcours en tant qu’écrivain et mon blog. 

Les auditeurs ont appris que mon écriture a commencé avec la tenue d’un journal intime comme le font toutes les collégiennes. J’ai ensuite écrit quelques romances et j’ai découvert la poésie à 15 ans. 

J’ai fait découvrir mes premiers vers à mes frères et sœurs qui les ont appréciés. Galvanisée, j’ai écrit une dizaine de poèmes que j’ai présentée à mon père pour qu’ils soient publiés. 

« Une dizaine de poèmes, ce n’est pas suffisant pour publier un recueil de poèmes, ma chérie » M’avait-il dit.

J’ai donc continué à étoffer le recueil, les déboires amoureux, les vicissitudes de la vie m’ ont beaucoup aidée. 

« Les occasions de larmes sont des chemins vers la poésie ». J’approuve à 100% cette citation. Le vague à l’âme et la nostalgie ont été de puissants moteurs d’inspiration pour moi. 

La poésie n’est pas le genre préféré mais j’ai décidé de publier mon recueil parce que j’aime les challenges, la singularité. J’aimerais aussi montrer un autre visage de la poésie : la poésie simple, accessible  qui donne autant de charge émotionnelle qu’un thriller ou un roman général. 

Carole Konan a lu trois poèmes de l’oeuvre : « L’absence d’un père », « Norah, Aïda et Carole » et « Mon pauvre cœur » dont quelques vers figurent en 4ème de couverture de l’oeuvre. 

Elle a été touchée par mes vers et ça m’a fait énormément plaisir de savoir que ma plume touche autant. 

J’ai profité de l’occasion pour rendre hommage à ma famille qui me soutient tant, à mon grand frère à qui je dois la couverture de Chimères de verre

J’ai également parlé de ma rubrique sur le célibat et j’ai été heureuse d’avoir des retours juste après l’émission de femmes qui vivaient difficilement leur célibat et avaient envie que je les aide. Ça fait du bien de savoir qu’on influence, qu’on est utile à sa génération.

Je vais m’endormir heureuse ce soir parce que j’ai passé un superbe vendredi, une porte a été ouverte que nul ne pourra fermer.

Bonne nuit les amis, rêvez de poésie

 

 

 

Publié dans Panaché

Auteurs et péchés capitaux en lecture

sept péchés capitaux

Nous revoilà pour une dernière découverte des sept péchés capitaux en littérature.

Deux jeunes auteurs ivoiriennes Marie-Ella Kouakou (auteur de « la guerre des clans ») et Essie Kelly (auteur du triptyque « Odwira ou les écueils d’une vie de bonne ») ont bien voulu se prêter au jeu.

L’avarice

Quel est le livre le moins cher dans ta bibliothèque ?

Marie-Ella Kouakou : « Le fils de la lumière » de Cédric Marshall Kissy  qui m’a coûté 1800 francs CFA.

Essie Kelly : J’adore les livres, je suis incapable d’entrer dans une librairie sans en ressortir les bras chargés de bouquins. Aussi, j’en achète souvent d’occasion en ligne, ce qui me permet de ne pas consacrer un trop gros budget à la lecture. Les livres les moins chers de ma bibliothèque, je les trouve dans le hall de mon immeuble. Quand je finis de lire un livre qui ne m’a pas conquise je le dépose dans un coin à côté des boîtes aux lettres, système adopté par un de mes voisins qui y déposent aussi les siens. Du coup, je bénéficie gratuitement d’ouvrages qui sont souvent passionnants.  

La gourmandise 

Quel livre as-tu dévoré ?

Marie-Ella Kouakou : « La bête noire » de Isaïe Biton Koulibaly.

Essie Kelly :  « La clé de l’abime », écrit par José Carlos Somoza. Un pavé de plus de 500 pages que j’ai dévoré en un temps record. Il ne me quittait plus, dès que j’avais un moment de livre je me plongeais dans sa lecture. Je n’ai pourtant pas l’habitude de lire des romans de science-fiction mais j’ai adoré ce livre car le genre du roman n’est qu’un prétexte pour aborder un sujet bien plus sérieux : l’homme, sa conscience et ses croyances.

La paresse 

Quel livre as-tu négligé par paresse ?

Marie-Ella Kouakou : « Christine » de Isaïe Biton Koulibaly.

Essie Kelly : « Ainsi parlait Zarathoustra » de Nietzche, j’ai commencé à le lire avec un intérêt qui ensuite n’a cessé de décroitre. Je crois que c’est à une période où j’étais très occupée, il faudrait que je m’y remette.

La luxure 

Quel livre érotique t’a le plus marquée ?

Marie-Ella Kouakou : « Coup d’État » de Regina Yaou.

Essie Kelly : Il s’agit assurément d’un livre du Marquis de Sade « les 120 journées de Sodome ». C’est le premier livre érotique que j’ai lu et j’ai été choquée par les détails explicites et crus presque exagérés. 

L’orgueil

Quel personnage as-tu trouvé trop orgueilleux ?

Marie-Ella Kouakou : Blandine de « et pourtant elle pleurait » de Biton.

Essie Kelly :  Le personnage le plus orgueilleux que j’ai récemment croisé au cours de mes lectures est sans aucun doute Mour N’diaye un des personnages du roman « la grève des battus » d’Aminata Sow Fall. Il a beaucoup de mépris envers les indigents dont il orchestre l’exclusion de la ville. Mais fort heureusement le destin lui rappelle qu’on a toujours besoin d’un plus petit que soi.

L’envie

Quel livre te fait envie en ce moment ?

Marie-Ella Kouakou : « Debout payé » de Armand Gauz

Essie Kelly :  J’ai dans mon agenda une liste de livres qui me font envie que je mets régulièrement à jour. Elle est très longue ! Le livre qui est actuellement en tête de la liste est « la femme cannibale » de Maryse Condé. C’est une histoire qui m’intéresse car elle traite par l’entremise d’un personnage féminin de la question des relations « interraciales » dans une Afrique du Sud post-appartheid. 

La colère

 Quelle lecture t’a mise en colère ?

Marie-Ella Kouakou : Néant. Je tire le meilleur de toutes mes lectures. Quand le livre ne m’accroche pas je ne termine pas.

Essie Kelly : Il y a des textes qui m’ont beaucoup agacée, parce que certains paragraphes suscitent la révolte du lecteur. Cela se produit souvent quand je suis très impliquée dans le roman. Beaucoup de personnes me regardent avec étonnement quand je leur dis qu’il existe des livres encore plus captivants qu’un thriller cinématographique au point où on est comme hypnotisé et qu’on ne veut s’en détacher. Il y a donc des livres où j’étais tellement captivée par l’histoire que j’ai été écœurée par certains faits mais je ne me souviens pas avoir déjà été en colère. Je me mets d’ailleurs rarement en colère. Un livre qui a suscité beaucoup de révolte en moi est « une saison blanche et sèche » d’André Brink car il raconte une histoire certes imaginée, mais qui s’inspire de faits qui ont réellement existé. Et l’apartheid est un pan très douloureux de l’histoire de l’humanité.

Quand la lecture d’un livre m’est vraiment désagréable je n’en poursuis pas la lecture. Par contre il y a bien un type de lecture que je n’apprécie aucunement. J’ai en horreur les livres qui sont incapables d’éveiller le moindre rêve en moi, pas même une once d’émotion. Je déteste les livres plats dont on ne tire aucun plaisir. Incapables d’arracher la moindre réaction au lecteur.

 

Grand merci  chers écrivains et plein succès dans votre carrière.

 

Vous souhaitez en savoir plus sur ces auteures et leurs œuvres ?

Retrouvez Essie Kelly sur Facebook et WordPress .

Retrouvez Marie-Ella Kouakou  sur Facebook .

Notre série de péchés capitaux se termine ainsi. Et vous, quels sont vos sept péchés capitaux en lecture ?

Publié dans Panaché

Sept péchés capitaux en lecture

littérature

Nous revoilà pour une autre découverte des sept péchés capitaux en lecture.

Sonia et Céline du groupe Facebook Le coin des bibliophiles ont bien voulu se prêter au jeu. Découvrons leurs réponses sans plus attendre.

L’avarice

Quel est le livre le moins cher dans ta bibliothèque ?

Sonia : « Peur bleue » d’Harlan Coben, prêté par ma belle sœur, jamais rendu !

CélineEdgard Poe le scarabée d’or, livre gratuit offert par l’hôtel Kyriad.

La gourmandise 

Quel livre as-tu dévoré ?

Sonia : « Je reviens te chercher » de Guillaume Musso

Céline : Harry Potter et Les reliques de la mort.

La paresse 

Quel livre as-tu négligé par paresse ?

Sonia : « Les piliers de la Terre » de Ken Follet, trop gros pavé !

Céline : Evanescence, Galatea de Monia Sommer 

La luxure 

Quel livre érotique t’a le plus marquée ?

Sonia : « 50 nuances de Grey »

Céline : Aucun je n’en ai jamais lu.

L’orgueil

Quel personnage as-tu trouvé trop orgueilleux ?

Sonia : Kurtz dans « Prédation » de Camut Hug.

Céline :  le ministre de la magie, Cornelius Fudge dans Harry Potter.

L’envie

Quel livre te fait envie en ce moment ?

Sonia : « Le doute » de Tremayne

Céline : « La passe-miroir »

La colère

 Quelle lecture t’a mise en colère ?

Sonia : « Je voulais juste rentrer chez moi » de Patrick Dils.

Céline : Ce qui nous lie de Samantha Bailly.

Quel livre as-tu détesté ?

Sonia : « Nuit de noces à Ikonos » de Kinsella

Céline : world war z de max brooks. Lui, il m’a littéralement énervée ! Lorsque je le vois en biblio il m’énerve encore.