Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque 24 : Mon époque préférée

Cette semaine, notre rendez-vous préféré du jeudi a pour thème : Mon époque préférée.

J’aime bien l’époque de la monarchie française. Je m’imaginais souvent invitée au bal au palais du roi, faire les longs voyages en calèche 😀

Côté littérature ou peinture, mon époque préférée est celle du 19e siècle, celle qui a vu naître mon cher   Alfred de Musset et des peintres talentueux comme Van Gogh.

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J’ai été impressionnée par ses œuvres lors de ma visite au musée d’Orsay en 2011. J’ai même acheté une reproduction de son tableau la Nuit étoilée. Un ami cher à mon cœur m’a offert ce jour-là le livre qui regroupe les correspondances du peintre à son frère Théo.

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Quatrième de couverture

Traduit du néerlandais par Louis Roëdlant Introduction et chronologie par Pascal Bonafoux La première lettre de Vincent Van Gogh à son frère Théo, datée d’août 1872, est envoyée de La Haye. Il a dix-neuf ans. Il ne sait pas qu’il va peindre. La dernière lettre, inachevée, Théo la trouve dans la poche de Vincent qui s’est tiré une balle dans la poitrine le 27 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise. Des dizaines de toiles encombrent sa chambre. Presque quotidiennement, dix-huit ans, Vincent a écrit à Thëo. Et Vincent écrit à propos de tout à Théo comme il lui envoie toutes ses toiles. Il lui montre ce qu’il peint comme ce qu’il est. Ces lettres incomparables – des récits, des aveux, des appels – sont nécessaires pour découvrir le vrai Van Gogh devenu mythe… Il n’est pas un peintre fou. Au contraire, solitaire, déchiré, malade, affamé, il ne cesse d’écrire, lucide, comme il traque la lumière.

 

J’ai lu ce livre de plus de 500 pages avec beaucoup d’engouement. Je l’ai savouré à petites doses. Il m’a servi de compagnon lors de mes trajets en RER.

Il est émouvant.

Le souffle d’espérance qu’il porte est beau et touchant.

On devient l’intime du peintre. Van Gogh dévoile sa sensibilité, ses doutes, ses espoirs, ses sources d’inspiration, sa profonde mélancolie engendrée par les échecs, les vicissitudes de la vie, son envie de jours meilleurs. 

On est ébloui par sa nécessité d’être aimé, soutenu par ceux qui comptent pour lui, la puissance de son amour fraternel, l’importance qu’il accorde à une affection profonde, sérieuse.

J’ai refermé ce livre avec un pincement au cœur. 

Cette correspondance de plus de 652 lettres a été une source d’inspiration pour moi. L’un des poèmes de Chimères de verre a pour titre SORROW, le nom de l’un des tableaux du peintre.

Je recommande ce livre à tous les passionnés d’art, aux âmes sensibles, à ceux qui perçoivent la beauté dans la tragédie.

 

Contemple les belles choses le plus possible, la plupart n’y prêtent guère attention

 

Ayez plus d’espérance que de souvenirs ; ce qu’il y a eu de sérieux et de béni dans votre vie passée n’est pas perdu

 

Tenir le présent et ne pas le laisser s’envoler sans s’efforcer d’en extraire d’abord quelque chose

 

Il doit être bon de mourir avec la conscience d’avoir fait quelque chose de bien dans sa vie, d’être assuré de survivre au moins dans le souvenir de quelques personnes, et de léguer un exemple à ceux qui viendront ensuite

 

Il n’ y a rien de plus réellement artistique que d’aimer les gens.

 

Aimez-vous les tableaux de Van Gogh ? Quel roman auriez-vous proposé pour le thème de cette semaine ?

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’arbre s’est penché de Mariama Ndoye

Montage créé avec bloggif

Toi qui me disais de ton vivant : « Mariama, qu’est-ce que tu écris tout le temps ? Tu n’as pas d’autre occupation ? En tout cas, ne m’écris pas, dé!  » Je passe outre ! Me le pardonnes-tu, maman ? Je veux te faire connaître au monde. Je veux célébrer mon amour pour toi qui maintenant m’étouffe. Seule la plume sert d’exutoire à mes larmes. Guide-la, rends-la belle pour que mes chants d’enfant pour toi soient les chants les plus beaux. Pardonne-moi de te livrer au monde, toi la pudique qui te contentais d’être une mère aimante et une épouse discrète.

 

La mort : royaume du silence, de l’oubli, de la nuit ;  source de tristesse. On est tous conscient qu’on n’y échappera pas mais on n’est jamais préparé à la perte d’un être cher.  

L’arbre s’est penché est un récit où Mariama Ndoye rend hommage à sa mère. Sa mère si forte, si taquine, si croyante, si bienveillante envers les gens de sa famille et les inconnus, sa mère pleine de bons conseils. 

 

Ne confie pas à ton mari tes secrets de famille, il y en a dans la sienne que tu ne connaîtras jamais. Ne délaisse pas le domicile conjugal. Ne confie à aucune amie, ce qui se passe dans ton ménage, ton amie a une amie, son amie a aussi une amie et confidente. D’oreilles attentives à bouches « chuchotantes », ton secret finira par être moins qu’un secret de polichinelle.

En évoquant des anecdotes familiales, Mariama Ndoye trace le portrait d’une mère déterminée, généreuse et irremplaçable. 

Mariama Ndoye montre en rapportant un poème écrit à sa mère que la poésie est la première chose à laquelle on pense quand on veut crier sa douleur  et rendre hommage. 

Affamées depuis la minute qui vit ton rythme cardiaque se muer en ligne continue sifflante comme un adieu

« c’est fini »

« ça ne fait que commencer pour nous »

Début du calvaire de te voir inerte

Ta moue annonciatrice d’un sourire nous fait languir

Ce sourire va-t-il s’afficher ? Nous l’attendons en vain

 

Le récit est plein d’émotions. Il montre l’amour, l’admiration, le respect qu’éprouve une fille pour sa mère. 

Il nous fait lever les yeux au ciel et dire notre reconnaissance au Créateur qui rassasie nos parents de vieux jours. On n’ose pas imaginer comment sera notre vie après leur dernier sommeil. 

Cette lecture est délicate, émouvante et montre combien il est important de vivre intensément chaque jour avec ceux qui comptent pour nous et de ne retenir que le meilleur. 

 

Biographie de l’auteur

Mariama Ndoye, épouse Mbengue est née à Rufisque, Sénégal, en 1953. Sa mère était téléphoniste et son père médecin nutritionniste. Après son baccalauréat A2 obtenu en 1971, Mariama Ndoye a poursuivi des études de lettres classiques à l’Université de Dakar sanctionnées par une licence de lettres classiques en 1975 et un doctorat en 1982. Elle a obtenu en 1977 un certificat de muséologie à l’Ecole du Louvre à Paris et occupé les fonctions de Conservateur du Musée d’art africain de l’IFAN (Institut fondamental d’Afrique noire) à Dakar jusqu’en 1986. Après un séjour de 15 ans en République de Côte d’Ivoire, elle a vécu plusieurs années en Tunisie où elle s’est adonnée à l’écriture tout en découvrant une nouvelle et riche culture. Au cours des ans, elle a participé à plusieurs rencontres littéraires et elle profite maintenant de ses petits enfants, source renouvelée d’amour et d’inspiration. L’œuvre de Mariama Ndoye comprend plusieurs romans, recueils de nouvelles et livres pour les enfants. En 2000, son roman « Soukey » a remporté le prix Vincent de Paul Nyonda décerné par les lycéens du Gabon, et en 2012 « L’arbre s’est penché » a été récompensé du Prix Ivoire en 2012.

 

Quelques détails de l’oeuvre 

Maison d’edition : Editions Eburnie

Date de publication : 2011

Nombre de pages : 130

 

Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Tout est question de saison

Aurélie vit à Montréal au Canada. Passionnée et visionnaire, elle a une mission : aider d’autres femmes à découvrir leur identité, développer une intimité avec le Seigneur, vivre un célibat épanoui, bâtir des relations saines qui glorifient Dieu et faire la différence dans leur génération. Elle le fait en partie travers de son blog créé en mars 2012, Le Carnet de Lily. Elle a particulièrement à cœur les femmes célibataires. Etant elle-même célibataire depuis des années, elle connaît et comprend les défis qui vont avec !

Rencontre avec cette femme humble, ouverte et précieuse que j’ai découverte en mars dernier via l’une de ses publications postées sur Facebook qui parlait de compagnie. 

 

aurelie nseme
Source : Le carnet de Lily

1. Un verbe qui caractérise l’amour selon toi ?

J’en ai plutôt trois: Donner, Servir, Pardonner.

2. Pour toi, c’est quoi la solitude ?

Un état d’esprit.

 

3. Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Aucunement, car célibataires ou mariées nous sommes toutes des perles aux Yeux de Dieu !

 

4. Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ?

C’est quelque chose de normal pour eux, une étape de la vie, ils n’y pensent pas constamment, on ne se parle pas en se disant « Oh aujourd’hui tu es encore célibataire ! » Mes amis me disent parfois « J’ai hâte de voir ton mari, il sera vraiment exceptionnel ! »

 

5. Qu’est-ce que tu apprends pendant cette période de célibat ?

J’ai appris la patience, mais aussi à me garder, que ce soit physiquement ou émotionnellement. J’ai appris que je ne devais pas donner un accès à tout homme qui venait vers moi. J’ai énormément grandi, appris des choses sur moi-même et surtout, cela m’a rapprochée de Dieu. J’ai développé une plus grande intimité avec Lui. Je suis devenue plus douce, patiente, ferme dans mes choix et mes décisions. Et j’ai découvert mon appel. J’avais une vague idée en venant au Seigneur il y a quelques années mais au fil du temps, au travers des expériences vécues et de ma relation avec Dieu, elle s’est précisée.

 

6. Quelle est ta fierté en tant que femme ?

D’être capable de m’accomplir et de faire une différence dans ma génération !

 

7. Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

Travailler sur mes projets. Je suis une grande rêveuse et j’ai toujours mille idées à concrétiser alors je profite de cette saison de ma vie pour le faire !

 

8. Quel est ton secret pour  ne pas envier les personnes en couple en étant célibataire ?

La Présence de Dieu 😉  Parce qu’au travers de notre intimité de Père et fille, Il me sécurise constamment dans mon identité et Il me complète. Aussi, je dirais d’éviter de se comparer. Nous sommes toutes à des étapes différentes de nos vies. C’est comme si une chenille enviait sa sœur papillon ! Tout est question de saison.

 

 

9. Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Je leur dirais de fixer leurs yeux à la bonne place, d’amener constamment leur cœur devant le trône de grâce. Mal le vivre, être dans l’inquiétude, le stress, la frustration, l’envie ou la jalousie ne va pas accélérer le processus, au contraire ça retarde les choses. Ton attitude détermine ton altitude ! Tu dois savoir qui tu es et ne pas attendre d’être dans une relation pour te sentir bien. Jésus est l’objet de notre affection.

 

10. Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Saison.

 

11. Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que  lui dirais-tu ?

Jésus a payé un grand prix pour toi, Il veut guérir toutes tes blessures du passé et te restaurer, afin que tu n’aies plus besoin de chercher l’amour dans les bras/le lit d’un homme mais de le trouver dans les bras de Ton Sauveur. Tu es Belle et tu as du prix aux Yeux de Dieu. Tu as une destinée qui t’attend. Dieu a un plan pour ta vie, comme Il te le dit dans Jérémie 29:11.

 

 

Pour aller plus loin avec Aurélie,

La solitude 

Croissance et préparation

Découvrir et entrer dans son appel

Rendez-vous et flirt

Comment bien vivre l’abstinence

 Avoir des standards

En cette saison, garde ton coeur

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Tu me fous les boules ! Vaincre le cancer

[…] Personne ne sait d’où tu viens, ni comment tu prends possession des vies. Il faut que tu le saches : moi, mes amis, je les choisis. Mais puisque cette fois-ci tu ne me laisses pas le choix, je vais essayer de te supporter. Mais dis-toi, une fois pour toutes, que nous n’allons pas cheminer ensemble. T’imposer à moi ne fait pas de toi un ami. C’est vrai que nous vivons côte à côte, mais nous ne vivons pas ensemble. Nuance. Tout comme vivre à côté de, n’est point vivre aux côtés de… Nuance encore (…) 

tu me fous les boules !

Agnès Kraidy, journaliste-écrivain ivoirienne a eu le cancer du sein. Diagnostiquée très tôt, correctement traitée, elle a pu se débarrasser de ce mal.

Guérie, elle décide de partager son expérience, diffuser un message d’espoir :  « le cancer bien qu’étant une affection grave, n’est plus une fatalité ».

Dans ce long monologue qui s’étale sur 65 pages, Agnès Kraidy personnifie le cancer, lui balance à la figure toute la rage et l’aversion qu’elle éprouve pour lui. Ses mots portent sa douleur, son refus de perdre la bataille pour la vie ; ils sont bruts, forts.

A cet intrus, cet adversaire tenace, elle crie : « Tu viens toujours sur la pointe des pieds. Comme un voleur. Voleur de vies ! Voleur de vies ! Voleur d’espoirs ! Voleur d’espérances ! Voleur de rêves ! Violeur de sèves de vie. Violeur de sérénité. »

Agnès Kraidy ne veut pas reculer devant son adversaire, elle ne pense pas au pire.

« Et puis, dans tous les cas, le pire n’est pas ce qu’il y a de plus désespérant. » Affirme-t-elle

Tout se passe comme si tout était normal. Je n’ai peut-être pas encore pris conscience de toute la gravité de ma situation. Mais quelle situation ? Elle n’est pas si dramatique quand on prend le temps de la regarder de près. Je suis en vie, je vais vivre. Et je veux vivre. Mon aventure avec la vie, je veux la poursuivre… Longtemps. Longtemps encore

La mort et la vie sont les deux faces d’une même pièce. On ne peut apprécier la vie en ayant peur de la mort.

Agnès Kraidy veut que son expérience serve aux femmes. Elle les sensibilise, les invite à faire un dépistage et à être l’écoute de leurs corps. Elle rappelle ceci : « s’aimer, c’est se sauver soi-même. »

Elle sensibilise également les compagnons de ces femmes.

Toucher sa compagne, c’est aller au-delà des caresses. C’est prendre le temps de la palper.

Elle nous donne de précieuses informations. J’ignorais par exemple que le sport était un allié de taille dans la lutte que le patient menait contre le cancer.

Une pratique régulière d’une activité physique diminue le risque de récidive de 50%, aide à lutter contre la fatigue.

J’ai apprécié ce livre pour la beauté de ses mots, pour l’émotion qu’il draine, pour la note d’espoir qu’il joue.

J’ai été à la 1ère cérémonie de dédicace de l’oeuvre et j’ai été attristée et fortifiée par les témoignages d’homme ou de femme ayant eu le cancer.

Le cancer n’est pas un mythe. Faisons-nous dépister, encourageons notre entourage à le faire.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Âmes sœurs – Tome I, Nous ?

Lara est une jeune étudiante souriante, vive, et pleine de vie. Elle dissimule pourtant un lourd secret, qui la handicape depuis l’enfance. Une fois tous les ans depuis onze ans, elle combat ses cauchemars, et se relève immanquablement, plus forte que la fois précédente.
Richard est un enseignant-chercheur passionné de mathématiques. Énigmatique, calme et imposant, il est tout ce que Lara déteste. C’est un homme, cette raison seule suffit.
Entre Lara et Richard, un duel s’engage. D’affrontements violents en affrontements sensuels, une corde se noue, un lien se tisse. Avec une inéluctabilité effrayante. Lara, la femme-enfant aux ailes brisées, et Richard, l’adulte froid et mystérieux, réussiront-ils à briser ce lien avant qu’il ne se noue irrémédiablement, établissant entre eux une chaîne indestructible ? Deux êtres aussi différents et torturés peuvent-ils trouver l’apaisement ensemble ? Peuvent-ils redéfinir le don de soi, le rapport à l’autre ?

« Un choc, un souffle qui se perd. Une chute, la peur, des mains, le soulagement. Des paupières qui frémissent, s’ouvrent sur un regard… Et s’y perdent.
Vous est-il déjà arrivé de rencontrer quelqu’un, et de vous dire que vous avez trouvé LA personne ? Vos yeux se croisent et vous savez, vous savez de manière certaine que cette personne va changer votre vie à jamais. De quelle façon ? Vous n’en avez aucune idée, mais il est plus qu’évident pour vous que vous êtes à un tournant de votre existence.
Ça aurait dû se passer comme ça. En théorie. J’aurais dû savoir que la collision -au propre comme au figuré- de nos deux vies allait provoquer un incendie. C’est comme ça que j’appelle le brasier incandescent qui surgit lorsque nous sommes en présence l’un de l’autre, un terme plus approprié me viendra sans doute à l’esprit un jour. Ou pas.
Mais vous devez vous demander de quoi je parle. Reprenons depuis le début, voulez-vous ? »

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L’auteur, à l’occasion de la sortie du 1er tome de sa saga l’automne dernier, avait lancé un jeu-concours sur son blog qui permettait de gagner un exemplaire du roman. N’étant pas très chanceuse en matière de jeu-concours, j’avais été très surprise de figurer parmi les gagnantes.

Âmes sœurs est un roman psychologique. Dans ce genre de littérature, le personnage et sa caractérisation sont plus développés et approfondis que dans un autre genre : l’auteur s’attache à l’analyse psychologique de ses personnages. Le roman psychologique peut ainsi s’appeler le roman de l’« homme intérieur ».

Dans de nombreux cas, l’écrivain utilise les techniques de courant de conscience ou de monologues intérieurs pour mieux illustrer le travail interne de l’esprit humain, ainsi que l’inclusion de flash-back. Une autre ressource utilisée pour rechercher à l’intérieur des personnages, est l’utilisation de textes émanant directement du personnage, comme des journaux intimes ou des correspondances.

 Bien ! Ne restons pas à la porte de ce roman, entrons dans le séjour.

Comment décrire ce livre ? C’est comme entrer dans un restaurant qu’on a découvert en faisant une balade dans le quartier. Un samedi soir, on se laisse tenter et on y entre. On consulte le menu, on tombe sous le charme d’un plat de résistance que l’on commande sans tarder. Un serveur nous apporte un plat, petite déception : c’est un apéritif offert par la maison, ce n’est pas le plat de résistance que l’on attendait.

Pas grave, notre estomac est assez grand. On consomme l’apéritif.

Le serveur revient avec une autre assiette, une entrée toujours offerte par la maison. Ok, on mange.

Le serveur vient à nouveau avec une autre entrée. Le taux d’impatience monte crescendo. Où est donc le plat de résistance ?

On projette de quitter le restaurant en se promettant d’avertir tous les internautes sur la qualité de celui-ci quand le plat de résistance arrive enfin …

Aux premières pages du roman, on découvre Lara, une jeune étudiante d’origine africaine et sa joyeuse bande d’amis : Aude, Xavier, Souma… On découvre comment ils se sont connus, leurs activités à la fac (on a en cet instant un peu de nostalgie) et en dehors de celle-ci.
On assiste à la première rencontre de Lara et Richard, leurs premiers échanges, leurs premières impressions. On s’attend à ce que l’histoire commence mais non. Les joyeux amis refont surface !
Ils sont sympathiques, je l’accorde, mais décrire leurs péripéties sur plus d’une centaine de pages alors qu’on s’attend à lire une histoire d’amour, c’est trop… La lecture devient lassante, on commence à lire en diagonale.
Le roman prend ensuite l’allure d’un entonnoir, nous fait pousser un cri de joie. Ça y est ! La multitude de personnages s’efface, adieu la bande d’amis ! Seuls restent en piste ceux qui nous intéressent vraiment : Lara et Richard, l’étudiante et le professeur, l’élève et le maître…

Richard est l’homme dont toute femme rêve. Quelle femme, en effet, n’aimerait pas être courtisée par le RIB : le Riche, Intelligent et Bel Homme ?

Richard est parfait, singulier dans sa façon d’être, sa façon de faire.

Je ne savais pas qu’embrasser quelqu’un pouvait être un acte aussi … Voluptueux. On aurait dit deux créatures majestueuses se battant pour la suprématie sur l’autre. Une bagarre mi-brutale, mi-lascive durant laquelle ils se mouvaient sans bruits, bougeant avec une grâce insolente pleine de violence contenue.

 

-Je vais t’apprendre à me vouloir autant que je te veux. Je vais t’apprendre à être aussi affamée que je le suis.

Je marque une pause, pour la laisser s’imprégner de mes exigences. Ses yeux s’agrandissent, effroi, avidité. Elle commence à prendre la mesure de ce que nous allons devenir. Nous. C’est troublant.

Je poursuis :

– Je vais t’apprendre à me dévorer. Et seulement ensuite, je t’apprendrai à m’aimer.

C’était son dernier souhait.

– Tu ne vas pas m’apprendre à te désirer ? demande-telle, les yeux vibrants d’un défi silencieux. Il ne s’agit pas d’inconscience, réalisé-je, il s’agit d’audace.

– C’est quelque chose que tu as appris toute seule. dis-je, définitivement conquis.

 

Lara et Richard… Quelle attraction ! Quelle passion ! Quelle dépendance !

Leur rapprochement se fait très vite, le besoin soutenu de l’autre s’accroît. Leur relation est particulière, caresse, sensualité mais pas sexualité. J’ai beaucoup apprécié cette possession non sexuelle. Ça change des  sagas érotiques.

Petit bémol : les échanges entre Lara et sa conscience m’ont un peu gênée. J’ai eu l’impression de retrouver Anastasia de 50 nuances de Grey.

 

Lara et Richard intriguent. Ils se dévoilent au compte-gouttes. J’ai été émue par les quelques bribes de son passé que Richard a dévoilées, sa part d’ombre m’a effrayée.

Ils multiplient aussi les points d’interrogation dans l’esprit du lecteur.

Quel est le lourd secret de Lara ? Qui est vraiment Richard ? A-t-il un dédoublement de personnalité ?

Lara veut une relation exclusive, un duo mais seront-ils réellement que deux dans leur couple ?  La fin du Tome I ne nous conforte pas…

En résumé, ai-je apprécié ma lecture ? Oui, à 70%.

L’auteur a une belle plume, ses descriptions sont très bien faites, l’ossature du roman respecte bien celui du roman psychologique.

Ce Tome I est un joli mélange de peur, d’incertitude, d’audace, de lutte, d’abandon, de passion, de rêve, de mystère, de mixage de culture.

Le décor de la saga est planté, on s’attend à ce que le tome II soit tumultueux, fort en rebondissements et qu’il résolve tous les mystères.

Envie de vous laisser charmer par le beau Richard ?  Cliquez ici

Publié dans Panaché

Le 1er Award de ma vie de blogueuse

Coucou les amis ! J’ai été nominée au Dragon’s Loyalty Award !!! 

Qu’est ce que c’est ? C’est un tag qui permet à un blogueur de remercier les visiteurs – blogueurs eux aussi – les plus actifs sur un blog.

Les règles sont les suivantes:
  • Poster l’Award sur son blog.
  • Annoncer que l’on a gagné et mettre un lien vers la personne qui vous a nominé.
  • Présenter 6 blogs qui méritent l’Award.
  • Mettre un lien vers leur blog et leur faire savoir qu’ils ont reçu un Award.
  • Écrire 7 choses intéressantes sur soi.

DRAGON LOYALTY AWARD

C’est ma 1ère nomination à un tag et ça me fait très plaisir d’y participer. J’ai été très flattée d’avoir été tagué par Lectures familiales.

Je l’ai découverte récemment grâce à son article Les 100 livres préférés des blogueurs dont elle avait publié le lien dans un groupe de lecture sur Facebook.

J’ai décidé de la suivre parce que j’aime découvrir de nouveaux blogs et de nouvelles idées lecture mais aussi pour sa sympathie et son ouverture d’esprit.

Je ne la connais pas personnellement mais on sent qu’elle aime aller vers les autres, a soif de  découvrir l’inconnu.

L’aimable personne qui m’a nominée étant présentée, il est temps de passer aux blogueuses qui méritent un Award.

Les nominées sont :

Roulements de tambour ……

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Loranna Crew

L’une des premières blogueuses à m’avoir accompagnée dans cette aventure. Elle m’a même fait l’honneur d’être interviewée !!!! Cette jeune dame a écrit un roman psychologique que je vous présenterai bientôt. Ses articles de blog sont axés sur la promotion de son roman, de l’écriture et des jeunes auteurs.

Les motordusd’AnneJu

Je ne peux  remercier les blogueurs les plus actifs sur mon blog et ne pas la nominer.

I-M-P-O-S-S-I-B-L-E

Elle like la majorité de mes articles et les commente souvent. J’apprécie son blog pour sa variété. Elle est fan de polars, fait découvrir de nouveaux livres et de nouvelles séries.

Mamiemissivory

Ivoirienne, elle nous fait découvrir les bons restaurants à Abidjan. J’aime beaucoup son blog culinaire. Ses photos me font saliver à chaque fois.

Lilirose

Elle fait partie de ma communauté Blogueuses/ Youtubeuses Noires Francophones et est hyper douée en nail art. C’est toujours un plaisir pour moi de regarder ses créations.

NAIL ART

Be Black’N’Pretty

Elle fait également partie de ma communauté Blogueuses/Youtubeuses Noires Francophones. Elle est passionnée de beauté et cheveux afro. Je lis ses articles quand je veux rafraîchir ma culture en makeup.

May for you

Un blog bien sympa où on parle mode. Ce n’est pas ma passion mais c’est agréable de voir de jolies tenues.

Alors maintenant les 7 choses sur moi ….

Je ne savais pas du tout quoi dire au début alors j’ai fait une recherche google. 😀

à propos de moi

Les résultats n’étant pas très concluants, j’ai fouillé dans ma mémoire.

  1. Le premier livre que j’ai lu est Hansel et Gretel.
  2. J’ai vécu 3 ans au Maroc et 5 ans en France.
  3. J’ai passé 10 jours incroyables à Ischia (en Italie), j’ai réussi à prendre 2 kilos en 10 jours !!!!

ischia

4. Jusqu’en classe de première, je rêvais d’être pédiatre. Après une conférence sur la diplomatie, j’ai abandonné cette envie. Je pense que ma mère a un peu de regret mais bon… 🙂

5. J’ai pratiqué le scoutisme activement pendant 8 ans.

scoutisme

6. Je préfère les longs-métrages aux séries. J’aime regarder et passer à autre chose. En règle générale, j’aime ce qui est court, ne dure pas.  Je n’aime pas attendre la suite, devenir accroc.

7. Les piliers de ma vie sont DIEU, ma famille, mes amis.

GOD, family and friends

Voilà, j’espère que vous avez apprécié ce petit moment intime. Je vous envoie plein de bisous. (je ne le fais pas souvent alors profitez !!!!! 😀 )

Malheureusement, le tag ne s’adresse pas aux abonnés actifs qui n’ont pas de blog. Je ne vous oublie pas, je vous décernerai un Award spécial.

Merci à tous d’être là !  (et hop ! Une autre série de bisous ! 🙂 )

Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Occuper le silence, combler le vide,s’aimer…

confidence
Aida Marguerite est un fin gourmet, la qualité de son blog l’atteste. Cette jeune femme de 29 ans, drôle, impulsive et émotive est célibataire depuis un an. Elle a aimablement accepté de nous parler de la femme célibataire qu’elle est à l’intérieur et à l’extérieur.

Aida, quel synonyme donnes-tu à la solitude ?

Silence.

Dirais-tu que tu es bien dans ta peau ? 

Non. J’ai passé des années à l’internat et j’ai durant cette période vécu le rejet parce qu’on ne m’aimait pas et que j’étais souvent martyrisée. J’ai appris à me noyer dans la nourriture afin de survivre. J’ai hérité d’une obésité puis d’un surpoids que j’ai traîné des années durant. J’ai eu du mal à m’apprécier et même aujourd’hui je ne dirais pas que je m’aime mais je m’accepte mieux qu’avant. Les relations amoureuses, les échecs permanents et ce depuis toujours ne m’ont pas aidé à m’aimer, à me sentir mieux.

Quelle activité te procure un sentiment d’accomplissement ?

Ecrire sur mon blog.

Quelle est ta fierté en tant que femme ? 

Mon recueil de nouvelles : Et si on parlait… Histoires de communication sorti aux éditions le Manuscrit en 2005.

As-tu l’impression d’être différente des autres femmes parce que tu es célibataire ? 

Un peu, mais c’est surtout à cause du regard des autres qui me rappellent constamment mon statut.

Dirais-tu du célibat : c’est un mal pour un bien ? 

Oui, depuis que je suis célibataire, j’ai pu accomplir des choses qu’en couple je n’aurais même pas pu imaginer.

 

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ? 

J’ai peu d’amis, ma famille le voit mal et me le rappelle chaque jour

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ? 

Gérer mon blog.

Quel est ton secret pour être une heureuse célibataire ?

Pour être heureuse avec mon statut, je m’occupe tout le temps, je ne laisse aucun espace libre quand je suis éveillée.

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ? 

Qu’il faut être forte même si ce n’est pas évident. Il faut apprendre à vivre avec soi et s’aimer .

Quelle est ta conception du bonheur ?

C’est s’aimer d’abord sinon il n’y a pas de bonheur.

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue qu’est-ce que tu lui dirais ?

Quitte cette relation au plus vite avant qu’elle n’efface le peu qui reste de toi.
Propos recueillis par Grâce Minlibé – copie interdite sans autorisation de l’auteur et  l’interviewée.
Publié dans Ma poésie

Affinité illusoire

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Dans « l’amour et ses dérivés », je décris la façon d’aimer assez étrange d’une adolescente ainsi que son scepticisme sur l’amour.

Je dirais que c’est l’un de mes poèmes favoris de par sa structure.

Vous pourrez lire l’intégralité de ce poème en vous procurant Chimères de verre.

Pour la version numérique, rendez vous sur le site d’Edilivre

http://goo.gl/393hnI

Pour la version papier, privilégiez Fnac.com. Vous avez une remise de 5% si vous vous faites livrer en magasin. 🙂 

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Je vous souhaite une agréable découverte de Chimères de verre.

Grâce Minlibé,

Auteure de Chimères de verre