Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Sommets d’Afrique en BD

Encordés derrière un même scénariste, sept dessinateurs africains partent à l’assaut des sommets que sont le Kilimandjaro (Tanzanie), le mont Cameroun, le Rif (Maroc), l’Emi Koussi (Tchad), l’Atakora (Togo) et le mont Hombori (Mali). Ces six histoires, étonnantes et drôles, s’attachent à donner une image plus verticale de ces pays, une invitation à s’élever vers les cimes.

J’ai acheté cette BD au stand des éditions Harmattan.

Le résumé m’a beaucoup intriguée. Je me demandais comment ces quelques sommets d’Afrique pouvaient être le centre d’un récit. Pour éviter de me remuer les méninges pendant longtemps, j’ai démarré ma lecture.

Tout au long de ma lecture des 6 histoires composant cette bande-dessinée, j’ai été en face de 4 situations :

1/ j’apprécie le style du dessin mais je n’adhère pas à l’histoire ou je reste sur ma faim.

2/ je trouve le récit intéressant mais le style du dessin n’est pas à mon goût

3/ Ni le style du dessin, ni le récit n’arrivent à me satisfaire

4/ j’apprécie à la fois le style du dessin et le récit

Le mont Hombori est l’unique histoire pour laquelle j’ai apprécié à la fois le récit et le style du dessin. Ce n’est d’ailleurs pas ma 1ère rencontre avec le dessinateur, Massiré Tounkara. Pour découvrir la première rencontre, c’est par ici.

1983, monts hombori, centre du Mali.

Gilles veut faire une première à mains nues. Qu’importe cela coûtera. Alain Kondé, son guide, lui explique que les monts sont sacrés pour les gens du coin. Il faut faire des sacrifices, demander l’autorisation aux chefs locaux.

Le chef annonce qu’il n’est pas possible de grimper sur le Tondo. Mais Gilles digère mal ce refus. De nuit, il quitte furtivement sa chambre, part à la rencontre du Tondo à ses risques et périls. Au fil des planches, l’on se demande ce qu’il adviendra de lui. J’ai apprécié l’atmosphère morose du récit.

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

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Lamsari et le trésor des Oudayas de Jean-François Chanson et Malika Dahil

Couverture Lamsari et le trésor des Oudayas

Tout juste débarqué à Rabat, le commissaire Rachid Lamsari est confronté à une histoire étrange : un mystérieux individu cherche à mettre la main sur un vestige archéologique en or massif. Accompagné de son adjoint, le truculent inspecteur Rguigue, et d’une archéologue, la belle Danae, Lamsari va démêler cette captivante intrigue policière en revisitant à chaque pas l’histoire de la forteresse des Oudayas.

mon-avis-de-lecture

 

Le commissaire Lamsari vient d’un bled, a à peine la trentaine. Sa 1ère enquête l’accueille à la sortie du train, après avoir fait la connaissance de l’inspecteur Rguigue.

Une agression a eu lieu au siège de l’agence pour l’aménagement du Bouregreg. L’agresseur a tenté de subtiliser un vestige, une pièce incroyable trouvée sur l’un des chantiers de l’agence autour du Bouregreg.

Trois suspects sont identifiés : M. El Amri, M. Ouazzani, directeur de la préservation du patrimoine et M. Grubert, président d’une association de sauvegarde de la Kasbah des Oudayas. Le mobile est également connu. 

 

Au fil des planches, des rebondissements, de l’action mais surtout de l’histoire. J’ai découvert un pan historique de Rabat avec les hornachos et la République du Bouregreg. 

Les planches qui évoquent le passé sont en noir et blanc.

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L’enquête ainsi que sa résolution tiennent la route mais la lectrice gourmande que je suis aurait aimé plus d’effets de surprise. La bande-dessinée aurait mérité de faire plus de 52 pages mais elle n’en demeure pas moins agréable à lire. 

Au fil des planches, je me suis surprise à attendre avec impatience l’accouchement de la femme de l’inspecteur Rguigue qui espère un garçon, un héritier après avoir eu assez de filles. Il en rêve, fait aussi des cauchemars. Avoir un garçon est son obsession. Il m’a beaucoup fait rire. Il apporte de la fraîcheur au récit. 

Au niveau du dessin, j’ai trouvé que les visages des personnages comportaient trop de ciselures. Par ailleurs, les traits du commissaire Lamsari sont ceux d’un européen et non d’un maghrébin. 

 

Un grand merci à Youscribe et à Canal+ qui m’ont permis de découvrir cette BD sur la plateforme gratuitement. 

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