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J’ai lu Dégels de Julia Phillips

 

Dans ce roman, on entre très vite dans le vif du sujet. Le premier chapitre nous présente brièvement Alyona et Sophia. Nous sommes au mois d’août et ces deux filles de 11 et 8 ans vont être enlevées, là, sous nos yeux de lecteur. L’auteure retranscrit avec habileté les circonstances au point de nous faire ressentir l’angoisse.

Les mois vont s’écouler sous forme de chapitres et à chaque mois, une femme entre en scène. Elles s’appellent Olya, Katya, Valentina, Lada, Ksyusha, Revmira, Nadia, Oksana, Natasha, Zoya et Marina. Adolescentes ou femmes matures, célibataires ou épouses, mères ou sœurs, blanches ou indigènes. Elles sont liées par le sang ou l’amitié.

Elles ont entendu parler de l’enlèvement ou sont plus ou moins concernées par l’enlèvement. L’une a aperçu les filles avant leur kidnapping, l’autre ne peut plus voir sa meilleure amie à l’extérieur par mesure de sécurité suite à l’enlèvement des filles. Une autre a sa sœur qui s’est volatilisée il y a quatre ans comme par miracle…

 

dégels

 

Ces femmes exposent leurs quotidiens faits de fantasmes, de désirs, de solitude et de pertes. Au Kamtchatka situé aux confins de la Russie, les relations de couple sont fragiles, la plupart des femmes rencontrées sont mères célibataires ou divorcées.

Les portraits qui m’ont émue sont ceux de Revmira et Marina. Revmira qui se retrouve seule à nouveau après la mort d’un être cher et Marina, la mère d’Alyona et Sophia.

 

Julia Philips nous offre un voyage dépaysant en Russie plus précisément au Kamtchatka. Les paysages ont l’air magnifiques mais l’autarcie de cette région ne me donne pas envie d’y aller.

Via Wikipédia, j’ai appris que l’île et sa capitale avaient totalement été interdites aux étrangers pendant 50 ans jusqu’en 1990 en raison de la présence d’infrastructures militaires ultra secrètes. 

On ressent qu’il y a au Kamtchatka trois peuples distincts : les russes, les indigènes (peuples du Nord) et les étrangers. Les deux derniers groupes sont moins traités que les russes et accusés des dérives de la société.

 

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point on était en sécurité, les filles. Pas d’étrangers. Pas d’inconnus. Ouvrir la péninsule a été la plus grave erreur que les autorités aient jamais commise. » Elle avait reposé la télécommande. « Maintenant, nous sommes envahis par les touristes, les migrants. Les indigènes. Ces criminels. »

 

C’est seulement quand le Kamtchatka s’est ouvert aux étrangers qu’on a commencé à avoir des crimes.

 

J’ai apprécié ce roman à plusieurs allures : roman policier, recueil de nouvelles, roman contemporain. L’auteure a bien retranscrit l’atmosphère du huis-clos.

J’ai été émue par les deux derniers mois où le suspense est à son paroxysme. On y  découvre également ce que sont devenues Alyona et Sophia. 

J’espère que vous n’allez pas hésiter à faire cette expérience de lecture. Pour l’acheter, cliquez ICI

 

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Du côté de Danielle Steel : Ambitions et Disparu

En 2017, j’avais décidé pour me remettre dans l’ambiance de l’écriture d’une romance de lire des romans de Danielle Steel. Douze de ses romans choisis avec soin ont débarqué dans ma PAL.

D’autres romans m’ont fait de l’oeil et leur ont fait de l’ombre. J’ai remis ma lecture spéciale Danielle Steel à plus tard jusqu’à ce que les challenges Des Gages ta PAL et Course contre la montre sur Livraddict m’amènent à lire Ambitions et Disparu

Mes avis de lecture étant très brefs, je les regroupe dans cet article. 

Couverture Ambitions

A la tête de l’une des plus grosses entreprises des Etats-Unis, Fiona Carson ne devrait plus avoir à prouver ses compétences de dirigeante : diplômée de Harvard et stratège hors-pair, chacune de ses décisions est savamment pesée, chaque risque évalué. Pourtant, certaines personnes continuent à penser qu’elle n’est pas à sa place et, pour survivre dans ce monde d’hommes, Fiona, mère célibataire dévouée, a dû laisser sa vie personnelle de côté. Marshall Weston est aussi un patron remarquable, à la vie exemplaire. Sa femme, Liz, a abandonné sa carrière pour élever leurs enfants. Mais elle est loin de se douter que son mari, aveuglé par sa soif de pouvoir et de conquête, joue au quotidien avec le danger et menace d’éclabousser sa société par un énorme scandale. Le moment est venu pour chacun de faire un choix décisif ; que seront-ils prêts à sacrifier pour cela ?

mon-avis-de-lecture

Le résumé de l’oeuvre situe le contexte de l’histoire sans en dire trop. Il garde précieusement au chaud les effets de surprise pour le lecteur. 

Vie secrète, recherche du prince charmant, sexualité des femmes de plus de quarante ans, conciliation vie de famille et vie professionnelle, tels sont les thèmes de ce roman.

Ce dernier thème me parle beaucoup en tant que jeune cadre d’entreprise ambitieuse et j’ai apprécié que l’auteure en ait parlé. On peut avoir une carrière brillante et une belle vie de famille. Tout est question d’organisation et surtout d’avoir un compagnon ouvert d’esprit. 

A travers Fiona et Marshall, c’est le comportement sexuel des femmes et hommes de pouvoir qui est décrypté. Quadragénaire, la femme PDG se consacre entièrement à son travail, l’homme quinquagénaire quant à lui profite de son aura de PDG pour avoir une vie sexuelle comme il l’entend. Il s’offre des jeunettes.

Chez les hommes, le pouvoir agit comme un aphrodisiaque, tandis que chez les femmes, c’est plutôt un anesthésiant. […] Elles prennent leur fonction trop au sérieux, deviennent des bourreaux de travail et se retrouvent seules.

On pense souvent que la sexualité des femmes de plus quarante ans s’amoindrit mais Jillian, la sœur de Fiona nous montre le contraire.

Côté romance, on est dans du classique, les couples sont sympathiques mais ils ne m’ont pas fait vibrer que ce soit du côté du vieux couple comme du jeune.

J’ai malgré tout passé un bon moment de lecture. La plume de Danielle Steel est fluide, dénuée d’artifices.

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Couverture Disparu

Marielle aura-t-elle droit, un jour, à sa part de bonheur sur terre ? Épouse frustrée et prisonnière d’un lourd passé, elle partage sans joie la vie de Malcolm Patterson, milliardaire autoritaire et insensible qui la trompe ouvertement.

Mais soudain, dans la pénombre de la cathédrale Saint Patrick, elle se trouve face à face avec Charles, son premier mari, son premier amour, écrivain en exil revenu à New York au chevet de son père mourant. Un regard et quelques mots échangés ont suffi pour faire renaître leurs sentiments.

C’est alors que le drame éclate ! Teddy, l’enfant des Patterson, est kidnappé ! Charles le proscrit est suspecté ! Des preuves formelles le font inculper et traduire en justice.

mon-avis-de-lecture

Danielle Steel nous livre une intrigue policière. On s’interroge, qui a bien pu kidnapper Teddy ? Quel est le mobile ? Le suspense est réel. Très vite, les soupçons envers Charles s’amenuisent. On regarde de près les domestiques. Serait-ce Marielle, la mère de Teddy ? N’est-elle pas dépressive, ne cache-t-elle pas un lourd secret ?

Quelques indices sont donnés et le lecteur a l’esprit fugace devine bien vite l’identité du coupable.

J’ai été agréablement surprise de ce roman. L’allure « roman policier » le rend très captivant !

La lecture est fluide, l’auteure ne se perd pas en description, le lecteur est concentré sur les faits et ressentis des personnages.

J’ai également apprécié le fait que la romance ne prenne pas le dessus sur l’intrigue. La romance n’intervient qu’à petites doses. Il est vrai que je m’attendais à ce qu’un couple bien précis soit formé mais l’auteure a été plus sage que moi et donne une belle leçon de morale. Notre bonheur ne devrait pas détruire celui d’une autre.

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Avez-vous lu des œuvres de Danielle Steel ? Laquelle est votre préférée ?

 

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S’IL VOUS PLAÎT, SAUVEZ-MOI ! HELEN CALLAGHAN

 

helen callaghan

 

« Chère Amy, J’ai été enlevée, je ne sais pas où je suis retenue prisonnière. Mais s’il vous plaît, sauvez-moi… » Quand Margot, qui tient la rubrique du courrier des lecteurs dans un journal local, reçoit cette étrange lettre, elle n’en croit pas ses yeux. Le courrier est signé Bethany Avery, une jeune fille kidnappée vingt ans auparavant et dont le corps n’a jamais été retrouvé.

Est-ce une mauvaise plaisanterie ? Intrigué par l’affaire, le criminologue Martin Forester confirme que l’écriture de la lettre est bien celle de l’adolescente disparue il y a vingt ans. Plus effrayant encore : alors que les secrets du passé refont surface, une nouvelle adolescente disparaît dans des circonstances similaires.

Margot tente de comprendre ce qui est arrivé aux deux jeunes filles kidnappées. Mais en essayant de sauver ces deux vies, elle va aussi risquer la sienne…

l'Afrique écrit

Au départ, Katie Browne voulait fuguer, donner une leçon à sa mère et au copain de sa mère mais elle est enlevée et subit des outrages d’un homme torturé.
Margot Lewis, enseignante, tient une rubrique dans un journal. Elle reçoit une lettre de Bethan Avery qui réclame de l’aide. La jeune fille dit avoir été enlevée par un homme bizarre qui la retient prisonnière dans sa cave.
Chose étrange, la jeune fille a disparu depuis plus de 20 ans. On la croit morte. Est-ce Katie qui se fait passer pour elle ?
Le processus de réflexion commence. Les 200 premières pages, l’intrigue est assez linéaire, il y a peu de rebondissements. L’histoire se concentre sur Margot Lewis, son mariage qui s’achève sur une trahison, sa solitude et son rapprochement avec le beau Dr. Forrester. L’enquête pour retrouver Bethan ou Katie n’avance pas, je commence à m’ennuyer et je sermonne ma fée liseuse qui n’a pas su me guider vers un livre palpitant.
Soudain, un revirement, l’auteure semble avoir entendu mon soupir d’ennui. Des choses surprenantes se passent enfin !! Les morceaux du puzzle commencent à s’assembler. La vérité se dévoile à petites doses. J’ai pris une grosse claque en apprenant ce qu’était devenue Bethan. L’auteure s’est bien jouée de moi et j’ai adoré !
L’histoire devient très captivante. Elle distille un parfum de tension et de peur qui n’est pas déplaisant.

Ce récit est une belle lecture qui s’achève en douceur. Les vies volées sont remises à leurs places respectives.

J’ai apprécié le ton prude de l’auteure. Les fans de narration descriptive seront également ravis.

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Publié en Grande-Bretagne sous le titre Dear Amy par Michael Joseph, une division de Penguin Random House UK.

Traduit de l’anglais par Maryline Beury

© City Editions 2017 pour la traduction française
Dépôt légal : Mars 2017

L’extrait philosophique

Il m’écoutait sans rien dire.
– Notre esprit est futé, dis-je en regardant le paquet. Mais nos sens…, nos sens ont une mémoire, eux aussi, et ils sont plus durs à duper.

GM signature

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Une chance de trop

Douze coups de feu, le trou noir…

Douze jours de coma…

Marc se réveille : sa femme est morte et Tara, sa petite fille de six mois, a disparu. 

La demande de rançon est claire : deux millions de dollars et Tara aura la vie sauve. 

une chance de trop

La première oeuvre de l’auteur que j’ai lue est « Tu me manques ». J’avais beaucoup apprécié parce que l’action était continue, les rebondissements multiples.

Désirant retrouver cette dose d’action, j’ai choisi de lire « Une chance de trop« . Ai-je fait le bon choix ?

Mon avis est mitigé.  

Commençons par les points positifs

Le suspense est très présent dans le roman.  On s’interroge, on pose des hypothèses :

Tara est-elle encore en vie ?

Et si c’était Marc qui avait tué sa femme Monica ? 

Edgar et Carson (respectivement le père et l’oncle de Monica) ne sont-ils pas impliqués dans le kidnapping de Tara ? 

Quels rôles ont joué Stacy (la petite sœur de Marc) et Rachel (l’ex-petite amie de Marc) dans le meurtre de Monica et le kidnapping de Tara ? 

On imagine des scénarios, notre liste de suspects s’allonge mais à aucun moment le nom du meurtrier n’apparaît…. Son identité dévoilée, on ne peut dire qu’une chose à l’auteur : tu m’as bien eue.

J’ai apprécié le thème développé par l’auteur : le trafic d’enfants. J’ai été émue par les histoires de Katarina et Tatiana.

Enchaînons sur les points négatifs

Trop de redites et de longueurs,  je me suis ennuyée à certains passages du livre.

Le narrateur décrit dans les moindres détails, il va jusqu’à donner la marque du papier mouchoir ! Je pense que ce n’était pas nécessaire.

Je n’ai pas aimé le happy end de Marc et Rachel, trop prévisible selon moi.

Je n’ai pas aimé le happy end de Larissa Dane. (vous saurez qui c’est quand vous lirez le roman) J’ai trouvé injuste qu’elle s’en sorte si facilement. Ça m’a laissé un goût d’amertume.

Si vous avez-lu le roman, j’aimerais bien savoir ce que vous en avez pensé.

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