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Ne la réveillez pas – Angélina Delcroix

Le lieutenant Philippe Donelli et l’adjudante Joy Morel sont appelés le même jour sur des affaires d’homicides codés. Pourtant, mille kilomètres les séparent… Commence alors une course contre la montre pour stopper l’hémorragie de cadavres. La particularité du tueur : s’insinuer dans l’esprit de ses adversaires au point de réveiller en eux une confusion psychique frôlant dangereusement la folie. Intelligence sadique, modes opératoires troublants et variés : la lucidité des enquêteurs va être sérieusement entravée. Et si leur pire ennemi n’était pas le tueur…

Tout a commencé par …

une envie de lire romans policiers et thrillers qui ne sont pas des pavés. J’ai fouillé sur Livraddict et les retours majoritairement positifs sur cette œuvre ont occasionné ma lecture.

L’histoire s’ouvre sur un prologue. Mars 2015, Seine-et-Marne. Un homme vient de tuer sa mère. Un homme étrange l’appelle Numéro 10, lui annonce que ce n’est qu’un jeu.

Un jeu dans lequel l’adjudante Joy Morel, 36 ans, travaillant depuis cinq ans à la brigade de recherche de Meaux se verra obligée d’intervenir…

J’ai mis beaucoup de temps à terminer ce roman. Est-ce dû à l’excès de violence ou aux personnages auxquels je ne me suis pas attachée ?

Les hommes savent être barbares. J’ai eu une pensée pour toutes les victimes de la barbarie nazi. Face à tant de noirceur, j’ai apprécié le début de romance de Joy.

L’identité du tueur n’est pas si facile à deviner. L’auteure a su jouer avec le mystère.

Je salue le travail de recherche de l’auteure mais j’ai eu du mal à croire à son histoire.

La fin donnerait envie à tout esprit curieux de lire le tome 2 mais je ne m’y aventurerai pas. Je n’ai pas spécialement envie de retrouver Joy et toute sa clique.

Nous naissons tous fous, certains le demeurent.

Samuel Beckett

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TTL 142: le jour montant

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Enfant (s)

J’ai choisi un livre où un jeune adulte raconte ses chemins d’enfance.

Issa, enfant espiègle et joueur rempli d’une tenace force de vivre ;
Moussa, jeune adulte à la dérive questionnant le sens de l’existence ;
Khadidja, femme mûre, sage et remplie d’une solide expérience.
La rencontre improbable de ces trois personnages sur une plage d’Assinie en Côte d’Ivoire nous plonge dans le tourbillon de trois chemins de vie qui se répandent et se répondent sous la plume exaltée et aérienne de Demba Diop, primo-romancier, mais déjà conteur ultime.

Le jour montant est un livre à mi-chemin entre autofiction et développement personnel.

L’auteur raconte son enfance. Il a grandi loin de ses parents. Il raconte ses mille-et-une vies, de Treichville à Port-Bouët en passant par Cocody.

Le jour montant met en lumière la religion en général et la foi musulmane en particulier. Le titre est une référence à Ad-Dhuha, le Jour qui monte en français. C’est le nom traditionnellement donné à la 93e sourate du Coran. Le livre est divisé selon les cinq piliers de l’Islam à savoir : la Shahada (la profession de foi), la Zakat, mais aussi le pèlerinage à la Mecque, le jeûne et enfin la prière.

L’auteur est un bon conteur. Les personnages traversent des épreuves mais on ne tombe pas dans le pathos. Ses réflexions sur le sens de la vie font penser à Paulo Coelho.

Dans l’ensemble, je reste sur ma faim, comme si l’on ne m’avait pas raconté toute l’histoire. Et on aurait pu se passer du petit Issa qui n’a pas vraiment joué un rôle prépondérant dans le récit.

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?

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TTL 141: Ridden Hard – Kendra Queen

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Romantique

J’ai pensé à une romance de Kendra Queen

Cal Sampson.

Un cow-boy sexy, qui vient à mon secours.

Brutal sur les bords. Arrogant. Totalement pas mon type.

Le jour où on s’est rencontrés, il m’a jetée par-dessus son épaule et m’a emportée.

On ne peut pas se marier, c’est illégal. En fait, tout ce qui se passe ici est illégal.

Mais je ne peux pas m’éloigner de lui.

Quand il m’a demandé de voyager avec lui en Californie, comment diable pourrais-je dire non ?

J’en ai assez du sud raciste. C’est ma seule chance de m’échapper…

Année 1848, quelque part au Texas

Ada, une afro-américaine, voyage avec Mary et David, un couple de race blanche. Leur destination ? La Californie. David doit y livrer vraisemblablement de l’or.

Ada a quitté Boston sur demande de Mary qui ne voulait pas se retrouver seule avec son mari. Quel lien unit Ada et Mary ? Ada semble être sa domestique.

La première rencontre entre le cowboy Cal Simpson et Ada ne laisse pas présager une parenthèse romantique. Il n’y a qu’un bref échange de regards. L’auteure nous épargne le coup de foudre.

Une attaque en pleine nuit disperse le trio. Ada se retrouve seule. Elle erre. Cal croise à nouveau son chemin et décide de la prendre avec lui….

C’est le début d’une histoire entre ce cowboy blanc et Ada.

Ada et Cal forment un couple intéressant. J’ai beaucoup apprécié la construction du personnage d’Ada. Elle est loin d’être mièvre. Il y a de l’humour, de l’amour entre eux. J’ai apprécié leur romance même si j’aurais voulu moins de descriptions de scènes sexuelles et plus de passion dans les sentiments. J’ai également apprécié les quelques notes de suspense ajoutées par l’auteure. Au-delà de la romance, le contexte historique est bien décrit avec toute la violence subie par les afro-américains.

Ca a été ma première lecture de romance western et elle a été intéressante dans l’ensemble. Je me laisserai peut-être tenter par un autre BWWM Cowboy Romance.

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?

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TTL 140: Matins de couvre-feu – Tanella Boni

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Z comme…

Zamba

Une femme se retrouve assignée à résidence pour neuf longs mois, victime de l’arbitraire. Dans son pays, Zamba, les gouvernants nommés Anges Bienfaiteurs font régner la terreur. Le chef des miliciens, Arsène Kâ, s’empare des biens privés et tue en toute impunité.

La narratrice écrit l’histoire de sa famille et de son pays. Elle tisse et retisse le lien entre elle et ce peuple de Zamba qui n’en finit pas d’attendre l’aurore. Sensible et poétique, ce roman, en dressant un tableau intime et politique, fait le plaidoyer des peuples de la nuit.

L’auteure dénonce les différents abus et exactions auxquels a été en proie la Côte d’Ivoire, pays qu’elle nomme Zamba dans la fiction.

Tanella Boni dénonce la corruption, la manipulation des consciences, l’atteinte aux libertés individuelles. Ce tableau politique ne m’a pas intéressée. J’ai plutôt développé de l’intérêt pour le tableau intime dressé.

Matins de couvre-feu c’est l’histoire d’une femme au nom absent. Elle est propriétaire d’un restaurant. Un jour, son univers bascule. La vie sociale et professionnelle de la narratrice s’arrête. Prisonnière de ses quatre murs, elle pense aux femmes de sa vie: sa mère, sa belle-sœur, son amie. Ces femmes ont été victimes d’un abandon matériel ou affectif. Elle évoque les difficultés des couples, ces hommes qui n’arrivent pas à aimer les femmes comme il faut.

Le poids de l’éducation pèse toujours si lourd sur la langue d’une femme

L’écriture de Tanella Boni est poétique, à certains moments philosophique. Ma lecture a été intéressante mais pas mémorable. Il m’a manqué un je-ne-sais-quoi. J’ai ressenti l’émotion des personnages mais elle a été fugace.

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?

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Moi aussi – Reiko Momochi

 

J’ai désiré découvrir les mangas. Grâce à Livraddict, j’ai découvert les sous-genres et le Josei semblait me correspondre. En recherchant des livres relatifs au thème d’avril pour le marathon de lecture : un livre avec une cause dans le contexte (écologie, dénonciation, harcèlement…), je suis tombée sur la saga Moi aussi de Reiko Momochi.

J’ai inséré le 1er tome dans ma wishlist mais ma binôme de swap m’a offert les 2 tomes que j’ai lus très vite.

Satsuki Yamaguchi travaille en intérim en tant qu’opératrice dans un service client téléphonique. Elle est aussi formatrice pour les nouveaux employés. En 2005, elle a 27 ans. Très investie dans son travail, elle devient malheureusement la cible du harcèlement sexuel d’un de ses supérieurs, M. Dôbayashi. Ce récidiviste notoire a jeté son dévolu sur Satsuki et il ne la lâche pas. Elle refuse de céder à ses avances et il le lui fait payer. Satsuki sombre peu à peu dans la solitude. Anxiété, stress, boulimie deviennent son lot.

Elle décide de briser la loi du silence mais personne ne veut l’écouter. Et quand on l’écoute, on ne la croit pas. Satsuki s’effondre…

Mais un jour, elle découvre une association d’entraide pour les femmes. Grâce à elle (s), elle réussit à sortir la tête de l’eau. Ces femmes lui donnent de la force pour s’engager dans un long combat: faire reconnaître ses droits et les conséquences du harcèlement sexuel en entreprise…

Hormis le fait d’avoir eu du mal avec le sens de lecture japonais, j’ai beaucoup apprécié cette lecture engagée. J’ai admiré la résilience de Satsuki.

Ce manga en deux tomes est une véritable conscientisation sur le harcèlement sexuel en entreprise et ses impacts non seulement sur les victimes mais aussi sur leurs proches. J’espère ne jamais subir un quelconque harcèlement parce que ça détruit de l’intérieur. On le perçoit bien avec Satsuki.

M. Dôbayashi est détestable à souhait et je regrette qu’il s’en sorte si bien dans cette histoire.

Connaissez-vous des mangas féministes ou évoquant ce thème ? Avez-vous des Josei à me recommander ?

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TTL 139: La compagnie des tripolitaines

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Sorcières

J’ai pensé à la sorcière noire Hadja Kimya dans la compagnie des tripolitaines

A Tripoli, dans les années soixante, on fête la circoncision du narrateur. Pourtant le jeune garçon ne peut se résoudre à quitter le royaume régi par sa mère et ses amis, Fella la « mangeuse d’hommes », Nafissa qui fume et qui boit, Jamila la sensuelle. Toutes tripolitaines d’origine arabe, berbère, africaine, italienne, juive. De ses errances d’une femme à l’autre, dans une société où l’on ne mâche pas ses mots et où le regard porté sur les hommes est sans concession, le petit mâle en devenir forge sa sensibilité. C’est un monde débridé, puritain, une Libye hors temps qui s’exprime dans cette ronde de portraits de femmes. Au-delà des contraintes de la bienséance comme dans l’intimité d’un gynécée, explosent leurs bravades et leurs malices, leurs vengeances et parfois leurs révoltes.

J’ai apprécié cette découverte de Tripoli. L’auteur nous offre un voyage dépaysant à travers les paysage et les divers plats cités.

Il dresse le portrait de femmes tripolitaines aux origines diverses: arabe, berbère, italienne, etc…

Zohra, Hiba, Nafissa, Fella, Zaineb, Filomena, Hadja Kimya, Aziza…

Des femmes vendues, battues, surveillées et d’autres qui ont su arracher leur liberté à des hommes dominants, sans bienveillance.

Le mari de Tante Zohra ne lui laisse presque rien. Le mari de tante Hiba la frappe pour un rien. Zaineb s’est aspergée de naphte pour échapper au mariage.

« Oui, qu’est-ce que je disais, oui, le mariage! C’est affreux, ça, chier des filles qui seront esclaves toute leur vie et des garçons qui vont les faire trimer et tisser l’ennui et la mort! No et non ! Disait souvent tante Nafissa ;

« Toutes les femmes ne peuvent pas faire comme toi, tante Nafissa ! Répondait ma mère d’une voix atone


Ces femmes évoquent leurs amours interdits, contrariés. Elles crient leur besoin de liberté, d’être.

Le petit Hadachinou est au milieu de toutes ces femmes et on espère qu’il grandira en ne reproduisant pas les actes des mâles.

J’ai trouvé la lecture de ce roman intéressante mais elle ne laissera pas un souvenir impérissable.

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?

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TTL 138: Le Sceptre d’Ottokar – Hergé

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Un animal sur la couverture

Ca tombe bien ! Je ne vous avais pas encore parlé du tome 08 des aventures de Tintin.

Tintin trouve sur un banc public une serviette appartenant à un certain professeur Halambique. Il s’agit d’un spécialiste de sigillographie qui doit se rendre prochainement en Syldavie pour étudier le sceau du roi Ottokar. Tintin découvre par hasard que le professeur et lui même, sont sous surveillance. Intrigué, il décide d’enquêter. Il est très vite repéré et reçoit plusieurs messages d’avertissement puis est victime d’un attentat à la bombe qui manquera sa cible grâce à l’intervention des Dupond.

Tintin est une madeleine de Proust pour moi.

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce tome 8. Impossible de s’ennuyer avec cette mission au plus haut sommet mêlant aventure et action. J’ai été ravie de retrouver les maladresses des détectives Dupont et Dupond. C’est d’ailleurs dans ce tome que leurs patronymes sont indiqués pour la première fois.

Parlant de première fois, Bianca Castafiore, célèbre cantatrice connue internationalement, fait sa première apparition dans ce tome 8 des aventures de tintin.

Petite anecdote, j’ai toujours pensé que les Dupondt étaient jumeaux. En fouinant sur tintin.com, j’ai appris qu’ils n’avaient aucun lien fraternel, juste des sosies !

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?

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Rags to Romance, book 8: The Duke and the Maid

Angelica Cumberbatch est une fillette afro-américaine de 11 ans. Elle est née en France, en 1837 d’une mère chanteuse. Elle n’a jamais connu son père. Tout ce qu’elle sait de lui : sa profession de militaire. Avant de mourir, sa mère la confie à son amoureux John Dreston qui est également musicien et va avoir l’excellente idée de la confier à son tour à sa famille à Londres.

Angelica n’est pas évidemment pas la bienvenue. Quelle famille blanche, à cette époque accepterait de s’occuper d’une enfant noire ? La famille accepte pour une pension annuelle de 300 livres. La vie d’Angelica change à commencer par son prénom. Elle s’appelle désormais Ann. Elle devient femme de chambre, puis femme de chambre assistante.

A 20 ans, la vie d’Ann prend un autre tournant : elle devient la bonne de Patita Dreston qui a été recrutée comme gouvernante par William Herbert Thornbeck, 6e duc de Duncaster.

Patita a une mission : devenir l’épouse du duc et j’ai suivi avec attention son plan d’actions pour y parvenir. Comme dirait le duc : « big beauty and little brains »

William n’a jamais été amoureux, les femmes lui permettent d’assouvir ses besoins naturels. Mais ça c’était avant qu’il ne rencontre Ann.

J’ai apprécié sa façon de la traiter, de la protéger.

He knew he not only had to show her that he loved her, but he also had to show her how love behaved.

J’ai surkiffé cette phrase.

Contrairement au duc de Forbidden Desires, il ne lui est jamais venu à l’idée de prendre Ann comme maîtresse. A part sa mère qui s’y oppose et relève ce fait, William ne l’évoque même pas. C’est beau mais je me demande si c’est réaliste, surtout à cette époque, de ne pas considérer la race de son amoureuse comme un écart vis-à-vis de la noblesse anglaise.

Une chose que j’ai beaucoup appréciée dans cette romance : les scènes sexuelles qui ne sont pas à foison, on en a une seule et elle ne s’étale pas sur dix pages. Merci à l’auteure. Oui, il faut respecter l’intimité des personnages même s’ils sont de papier 😀

L’auteure a ajouté quelques actions à suspense à la romance mais je n’y ai pas été très réceptive.

The duke and the maid, est le tome 8 de la saga Rags to romance. Etant la seule romance historique interraciale de la saga, je ne pense pas découvrir les autres tomes.

Quelle est votre lecture du moment ?

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Code 93 d’Olivier Norek

Envie de ne lire que des BD et des romans policiers. Sur Livraddict, on a accès à une liste de top livres par genre littéraire. J’ai fouillé dans le genre policier et j’ai sélectionné une dizaine de romans de moins de 400 pages dont Code 93 d’Olivier Norek.

Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.

Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par auto combustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.

Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…

Écrit par un lieutenant de police, 93 Code zéro se singularise par une authenticité qui doit tout à l’expérience de son auteur ; cette plongée dans un monde où se côtoient aménagement urbain et manipulations criminelles au sein des milieux politiques et financiers nous laisse médusés.

L’un des points forts de ce roman ? Les courts chapitres qui donnent du rythme à l’histoire. J’ai apprécié la fluidité de la plume qui m’a permis de lire ce roman en près de 8 heures.

A part cela, ma lecture de ce polar est mitigée. L’intrigue ne m’a pas globalement épatée. Mon intérêt pour elle a été inégale. Certaines péripéties avaient un côté passionnant, d’autres m’ont laissé indifférente. J’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueurs et je n’ai pas compris l’utilité à l’intrigue du chapitre 35.

Coste et son équipe n’ont pas réellement participé à la découverte du meurtrier, le lecteur n’y est pas vraiment associé non plus. Le meurtrier se dévoile de lui-même, ce que je trouve dommage.

Parlons du capitaine Victor Coste, chef du Groupe Crime 1 à la SDPJ du 93 et de son équipe. L’auteur décrit chacun des membres et indique comment ils ont intégré l’équipe. J’ai apprécié leur touche d’humour mais je n’ai pas réussi à m’attacher à ce capitaine de 40 ans et son équipe.

Côté vie privée du capitaine, on découvre qu’il a perdu une amoureuse et qu’il ne s’est pas totalement remis de cette perte. Je n’ai pas été touchée par son histoire. Sa vie amoureuse prend un autre tournant dans les dernières pages du récit et là encore, elle ne m’a pas emballée. Elle m’aurait peut-être intéressée si sa voisine avait plutôt été l’objet de son attention. Je trouvais ce scénario plus croustillant. 🙂

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TTL 137: Contes de l’île Maurice

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : Gourmandise

J’ai pensé à un livre qui se dévore rapidement et où on évoque des friandises de l’île Maurice.

Comment Tizan a transformé une sauterelle en vache ? Pourquoi un éléphant et une baleine sont convaincus qu’un petit lièvre est beaucoup plus fort qu’eux ? Autour de Tizan, du compère jaco, du lièvre et des personnages populaires de la tradition orale mauricienne, ce recueil réunit 9 contes rusés et drôles pour découvrir une île Maurice remplie de malice.

Tizan est un personnage populaire de la tradition orale mauricienne. On le retrouve dans 3 des contes qui composent ce recueil: la sauterelle de Tizan, Tizan et ses gâteaux-cannettes, Tizan et le panier volant.

Comme tous les enfants mauriciens, Tizan aime plus que tout les gâteaux-cannettes, des bonbons multicolores en forme de billes, avec lesquels on joue avant de les déguster. Cette envie de gâteaux-cannettes va le conduire sur le chemin d’une sorcière. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé ce conte découvert dans Contes d’Afrique.

Le recueil de contes est entraînant. Au programme: de l’ingéniosité, de la débrouillardise, des taquineries, du rire. J’ai apprécié qu’il y ait des hommes mais aussi des animaux comme personnages de ces contes. J’ai apprécié le contenu de ces contes et la douceur de leurs illustrations.

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?