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La saison des fleurs de flamme – Abubakar Adam Ibrahim

Je suis parfois lasse d’écrire des chroniques après mes lectures. En pareille circonstance, un livre arrive, me choque et me donne l’envie d’écrire. Ça a été le cas avec La saison des fleurs de flamme.

L’oeuvre est scindée en deux parties aux proportions différentes. Des proverbes parfois comiques introduisent chaque chapitre.

Si on n’avait rien su des origines du vautour, il aurait prétendu qu’il venait de Médine, proverbe introductif du chapitre 25

 

Hajiya Binta Zubaïru vit avec sa nièce Fa’iza et sa petite fille Ummi dans un faubourg du Nigéria. Veuve depuis dix ans, elle est cambriolée un jour par Reza, un voyou aux cheveux hérissés. Ce jour-là, Binta renaît. Ses désirs longtemps réprimés au cours de son mariage sont libérés au contact de cet homme.

Binta répond à l’appel des sens, se laisse emporter par la passion. Une idylle érotique et secrète naît entre une bonne musulmane, respectable mère de famille et l’un des seigneurs à San Siro, immeuble inhabité qui est le repaire des dealers.

 

A San Siro, l’herbe était reine. En marge de ce trafic, certains garçons revendaient aussi d’autres produits : codéine, sirops divers, Tramadol et autres mixtures, mais pour le voyou aux cheveux hérissés, l’herbe était le summum

 

Une idylle naît entre une femme de 55 ans et un homme de 25 ans. Trente ans d’écart choquant la bienséance mais minimisés par la passion.

La passion fait fi des différences et de la perception qu’on a de ceux qu’elle possède. Elle ne distingue ni le bien ni le mal.

Pourquoi il faudrait que les choses soient bien ou mal ? Pourquoi elles seraient pas tout simplement comme elles sont ?

Ce qui lie Binta à Reza m’a gênée. Au-delà de leur grande différence d’âge, il flotte entre eux un parfum d’inceste. Binta voit en Reza le fils aîné qu’elle a perdu, celui à qui elle n’a pu témoigner de l’affection à cause de cette tradition arabe qu’est la kunya. Reza voit en Binta la mère absente, celle qui l’a délaissé.

Dans ce roman, il n’est pas que question d’amour illicite. L’auteur dépeint l’atmosphère politique du Nigéria : manipulations et menées pour acquérir le pouvoir, corruption de la police, échecs des politiques sociales, économiques. C’est désolant de voir ces jeunes hommes à qui l’on donne des diplômes sans leur garantir un avenir professionnel.

L’auteur évoque les conséquences des conflits religieux à Jos à travers le traumatisme de Fai’za. Il pointe du doigt le poids des traditions, traditions parfois sordides. J’avoue n’avoir rien compris de la kunya. Le concept est resté flou dans mon esprit. J’ai déploré le fait que l’auteur ne le décrive pas assez. Google est mon meilleur ami mais il n’a pas pu me donner de plus amples informations.

L’histoire se compose de plusieurs drames bouleversants. Au milieu de ces drames, la flamme de l’espoir persiste.

Leila, même si tu sais que le monde doit finir demain, plante un arbre.

 

Les voix de Binta, Leila, Fai’za nous somment de continuer à croire en l’humanité, croire que l’homme est encore capable du meilleur et non du pire. J’ai beaucoup apprécié la pluralité des portraits de femmes dans l’oeuvre.

 

Je découvre la plume de l’auteur et elle est agréable à lire. Le ton employé est mélancolique, tragique. Le langage est souvent imagé, le style logique (phrase enrichie de subordonnés). Quelques longueurs ralentissent la fluidité de la lecture mais n’entachent pas la qualité du roman

La saison des fleurs de flamme est à mettre entre les mains des passionnés de la morale, de la passion, de la politique. Ils risquent d’aimer. 

 

l'auteur du mois

L’auteur, Abubakar Adam Ibrahim, est journaliste. Il a 39 ans. Son premier roman, Season of Crimson Blossoms, a été publié en 2015 par Parrésia (Nigeria) et Cassava Republic (Royaume-Uni). Il lui a valu le prix de littérature NLNG, le plus important prix littéraire nigérian, représentant 100 000 dollars. Il est publié en traduction française en 2018 par les Éditions de l’Observatoire sous le titre La Saison des fleurs de flamme.

 

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Je suis seul de Beyrouk

Je suis seul, dit le narrateur, caché de tous, alors que sa ville située aux portes du désert est tombée aux mains de terroristes. Au fil de son soliloque haletant, se déroule la mécanique inexorable des événements qui l’ont mené à se retrancher, presque à étouffer, dans cette chambre étroite et sombre. L’histoire de sa vie, de la pauvreté nomade aux succès mondains, porte en son cœur le germe de la perte. Seule Nezha, son ex-bien aimée, qu’il avait abandonnée pour la fille du maire, aurait le pouvoir de le sauver. Mais le veut-elle ?

l'Afrique écrit

Dans ce résumé, il y a des mots qui attisent ma curiosité (terrorisme, ex-bien aimée) et un qui rebute (soliloque). J’ai peur des soliloques. J’ai peur de m’ennuyer, de tourner en rond.

Première page de lecture et je suis saisie par la poésie qui émane de chaque ligne.

Jean L’Anselme a dit : la poésie, on ne sait pas ce que c’est, mais on la reconnaît quand on la rencontre.

 

J’ai rencontré la poésie dans ce roman de Beyrouk. Le langage est imagé, les mots sont musique, l’écriture est belle. J’ai envié l’auteur, j’aimerais pouvoir écrire comme ça un jour.

Ce livre traite du fanatisme religieux : pure folie, foi théorique, idéal déconnecté de la réalité.

Il évoque les terroristes à travers Ethman, ces hommes qui régissent la vie des autres et font régner la terreur, le repli sur soi. Ces hommes haïssent le monde, ils aiment la mort.

Ce sont des repentis, ils se repentent d’avoir un jour souri, d’avoir peut-être aimé, d’avoir vécu, ils enragent d’avoir un jour pensé que la vie était la vie, qu’elle avait ses inquiétudes, et ses plaisirs, que l’esprit est chair et que la chair est esprit, et que l’humanité existe malgré tout.

 

Comment se transforment–ils en chefs de guerre ? Mais qu’est-ce qui fait qu’on donne sa vie pour une cause ? Qu’est-ce qui fait que des hommes, possédant leur tête et leur cœur, parfaitement conscients, instruits des choses de la vie, choisissent en toute connaissance de cause une voie qui mène vers les dénuements et la mort ?

 

Le narrateur évoque quelques causes. Mépris subi, frustrations endurées, blessures contenues, désir de commander, espèce de folie.

C’est un long monologue, il n’y a qu’un bref dialogue tout au long de son roman. Un soliloque philosophique captivant où un regard critique est posé sur notre société.

Le narrateur appelle à la résistance mais se cache de ceux qui font désormais la loi dans la ville. Ce n’est pas un héros, il le confesse. Il fait des aveux, regrette cette vie où il n’a couru qu’après les succès mondains, pratiqué vol et corruption.

Maintenant qu’il est privé de la liberté de se mouvoir, il regrette son ambition, la peine infligée à Nehza.

Le portrait qu’il fait de cette dernière est admiratif. Elle aborde les choses posément, paisiblement. Elle est solide, possède une volonté peu commune.

De quel côté est Nezha ? Elle ne choisit pas, Nezha. Elle est trop agrippée à elle-même, à son ventre quand il crie, à ses nerfs quand ils pleurent, à son cœur quand il rit ou gémit, elle est elle, corps entier, filaments de sens, elle est elle, elle était moi quand je la serrais dans mes bras, elle est son frère prisonnier dans une baie lointaine, elle est ces blessés dans ce dispensaire infect où elle s’use à soigner des combattants pouilleux prêts à se lever demain pour aller piétiner les pâturages des cœurs, elle est de toutes les blessures, mais elle n’adhère aux idées de personne, elle ne peut partager ni les ambitions, ni les rêves des autres, tout ce qu’elle sait, c’est lécher les plaies, partager les douleurs, et vivre au présent, rien qu’au présent.

J’aurais voulu qu’elle prenne la parole mais hélas, le narrateur est seul. Épuisé de sa solitude, il se décide finalement à affronter la peur.

Beyrouk signe un manifeste pour la liberté, il interroge la foi qui plane au dessus des hommes, s’installe sur les terres de l’absolu. Je me suis posé la question : quel visage a ma foi ?

J’ai surligné à 26 reprises des passages. Ils sont tellement pleins de sens.

 

Pourquoi les historiens parlent-ils si peu de toi ? Moctar m’avait une fois répondu : « Parce qu’elle est une pute, l’histoire, elle ne couche qu’avec ceux qui la payent, seulement les puissants, les pauvres, eux, elle ne les fréquente pas. Peut-être qu’elle a raison, après tout. »

 

Je vous recommande cette lecture. Vous risquez d’aimer.

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Loin de Douala – Max Lobe

Roger est le fils aîné de Ngonda Moussima Bobé, femme dont la parole écrase celle de son mari.

L’école n’est pas son fort. Il a vingt ans et vient d’obtenir le brevet. Jean, son cadet de deux ans vient d’avoir le baccalauréat.

Sa passion c’est le sport. Il est né pour le foot. Il s’entraîne clandestinement. Il rêve d’être une grande star du ballon rond. Sa mère s’y oppose catégoriquement.

Nous voulons tous un bon avenir pour nos fils : qu’ils se lèvent le matin, enfilent leur costume-cravate, prennent leur mallette et aillent travailler. C’est ça, avoir un vrai-vrai boulot.

 

L’entêtement du fils provoque la colère de la mère. Elle a pris pour habitude de le tabasser pour un oui ou un non. Entre mère et fils, il y a de la colère, des coups, du rejet, de la souffrance.

Roger souffre de la comparaison perpétuelle entre son frère et lui. Il souffre de la sévérité de sa mère envers lui. Son frère est le préféré, la fierté. Ne l’appelle-t-elle pas Choupi ?

Ngonda a le génotype d’un monstre. Abonnée aux églises évangéliques où satan est aperçu partout, elle voit en son fils un enfant du malheur.

Un jour, Roger est porté disparu. Jean et Simon, leur frère-ami, apprennent que Roger a boza.

Boza c’est l’aventure. Tout un périple complexe qui mène les bozayeurs, par petites étapes, du Cameroun jusqu’en Europe en passant par le Nigéria. Malgré le déprimant retour des bozayeurs machanceux, rien n’entame la ferveur des partants.

Partir s’en aller coûte que coûte. Partir en Mbeng. Partir chez le blanc même s’il faut boza,même si l’on a des diplômes en poche. Surtout si on a des diplômes. Il faut partir pour croire en son avenir. Dans ce pays, doivent-ils se dire, ils ne deviendront rien. Rien du tout.

Jean et Simon vont à la recherche de Roger.

Yaoundé – Ngaounderé – Garoua – Maroua. Dans chacune des villes, Jean nous décrit l’atmosphère des quartiers, l’attitude des habitants. Le narrateur mixe français courant et camfranglais, langage populaire réaliste qui cadre avec le contexte du récit.

On est immergé dans la vie quotidienne des camerounais. On prend une bière, on mange au “tourne-dos” avec eux. On rit beaucoup dans ce roman et c’est l’un de ses points forts.

On s’esclaffe mais on a aussi peur de Boko Haram. La menace terroriste plane et cela effraie Jean au fur et à mesure qu’ils se rapprochent du Nigéria.

Jean est loin d’être téméraire, il se repose sur Simon. Il est encore très loin de s’intéresser aux femmes. Jean est homosexuel, il l’assume en silence.

L’homosexualité n’est pas le sujet favori en Afrique. C’est par contre un thème récurrent chez Max Lobe. Il clame son homosexualité ; il l’écrit aussi.

Loin de Douala est un roman très léger, il se lit vite. Les 25 chapitres qui forment la charpente du livre sont courts et facilitent la fluidité de la lecture.

J’ai apprécié mon temps de lecture mais je suis restée sur ma faim concernant Roger. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler.

C’est le premier roman que je lis de l’auteur et je ne pense pas que je lirai délibérément le prochain. Auteur transgressif à sa manière, il promet dans son prochain livre (l’histoire d’un jeune homme noir qui mène une vie de débauche) le retour de scènes d’amour plus crues, à plusieurs.

Dans un article du Jeune Afrique de Mai 2018, on relatait ses propos :

Max Lobe considère aussi son dernier roman comme une entorse à la « littérature africaine », qui privilégie trop souvent, selon lui, les sujets graves tels que la guerre, la colonisation, la sorcellerie, les enfants-soldats, la famine. « Pourquoi faudrait-il occulter les histoires d’amour, s’interdire d’écrire sur une mère qui pleure son fils, sur des filles qui tombent enceintes et sont abandonnées, en somme, sur la vie quotidienne ? interroge-t-il. Les auteurs anglophones tels que Chimamanda Ngozi Adichie sont parvenus à passer outre cette injonction à ne traiter que de sujets graves. Les auteurs francophones devraient eux aussi y parvenir. »

En tant qu’écrivaine de romans d’amour, je plussoie.  Partagez-vous son avis ?

 

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BONI, pont culturel entre la Côte d’Ivoire et la Guyane

Mai 2018 – Salon International du livre d’Abidjan.

Serge Bilé reçoit pour sa dernière oeuvre publiée « Boni », le Grand Prix national Bernard Dadié.

J’aime acheter les œuvres qui ont reçu des prix littéraires. Je pense que c’est un exercice nécessaire pour tout auteur débutant.

Je me rends au stand où l’oeuvre est en vente et j’y achète deux autres œuvres de l’auteur au lieu de BONI. Je n’ai pas de coup de foudre immédiat avec l’oeuvre alors je remets mon achat à plus tard.

Au stand des Prix Nationaux Bernard Dadié, j’entends l’auteur parler de sa dernière oeuvre, ce pont culturel entre la Côte d’Ivoire et la Guyane via les Boni. J’entends la mélodie de sa passion pour les faits méconnus de l’Histoire des peuples noirs.

Je me rends compte du travail colossal, de l’énergie que demandent tous ses livres et j’ai envie de l’encourager à ma façon. J’achète donc Boni.

pont culturel entre la Côte d'Ivoire et la Guyane

 

Cette fresque romancée qui va de l’Afrique à l’Amérique du Sud a pour fil conducteur une femme que la mémoire des hommes a oubliée : la mère de Boni.

La première de couverture l’illustre assez bien. Pagne noué autour de la poitrine, son regard est orienté dans le même sens que celui de son fils victorieux. Derrière un grand homme se cache une femme dit l’adage. Derrière un grand homme se trouve une mère exceptionnelle.

A partir des archives et d’éléments d’anthropologie, Serge Bilé imagine la vie de la mère de Boni. Il la fait naître à Kumasi, lui donne le nom d’Adjoua. Elle est la servante d’Akwa Boni, nièce d’Abla Pokou.

Abla Pokou est une princesse Ashanti. A la mort d’Osei Tutu en 1717 se profile une querelle de succession entre ses neveux Opokou Ware et Dakon, le frère d’Abla Pokou. La querelle vire à la tragédie. Dakon est assassiné. Craignant d’être massacrée, Abla Pokou fuit avec sa famille, leurs esclaves et les soldats restés fidèles à son frère. Adjoua fait partie du cortège.

Un nouveau peuple se forme en Côte d’Ivoire : celui des Baoulé et des Agni. Il fait perdurer les traditions Akan.

Hélas, l’exil en Côte d’Ivoire ne va pas durer pour Adjoua. Elle est enlevée par des hommes, va être vendue, sa liberté sera confisquée. Avec elle, on plonge au cœur du système négrier…

Je remercie l’auteur de lui avoir redonné vie à travers cet ouvrage.

J’ai apprécié sa force de caractère, son courage, sa détermination à ne pas oublier d’où elle vient et à l’inculquer à chacun de ses enfants.

Je m’interroge. Combien de jeunes mères aujourd’hui en Côte d’Ivoire font cette transmission de leurs cultures à leurs enfants ? Je constate qu’on a une profonde rupture avec notre passé.

 

Ce livre raconte également le parcours du fils aîné d’Adjoua et celui de son peuple auquel il a donné son nom.

Boni est un chef rebelle qui a marqué l’histoire du Surinam et de la Guyane au XVIIIe siècle. Avec ses hommes, déportés de différentes contrées africaines (Loango d’Angola, des Ewé du Togo, des Fon du Dahomey, des kikongo du Congo ou encore des Akan du Ghana et de la Côte d’Ivoire), il mène la révolte contre l’esclavage, infligeant de lourdes pertes aux colons européens.

Les Boni forcent l’admiration. C’est un peuple panafricaniste sur qui l’Afrique d’aujourd’hui devrait prendre exemple : fondre les cultures pour n’en faire qu’une seule, s’unir pour défendre la liberté commune. Les Boni sont accrochés à leur héritage culturel, ils l’honorent.


 

Ce voyage culturel de l’Afrique de l’Ouest à la Guyane est plaisant tant au niveau du fond que de la forme. J’ai redécouvert via ce livre les coutumes et traditions du peuple Akan. En le fermant, j’ai eu envie de faire des recherches approfondies afin de savoir s’il y a eu des déportés issus de mes deux groupes ethniques.

J’ai apprécié cette biographie romancée, ce mélange de réalisme et de fiction.

Le niveau de langue est accessible, le livre peut se lire dès le collège. Les descriptions des lieux, de l’atmosphère, des personnages sont suffisamment claires pour nous permettre de bien nous les représenter, les transitions sont réussies. La plume de l’auteur est entraînante.

Les amateurs de culture devraient avoir ce livre dans leur bibliothèque.


 

QUELQUES INFOS UTILES

Roman édité par : Kofiba Editions

Nombre de pages : 196

Prochain événement littéraire : l’association point de lecture organise un café littéraire autour de BONI le mercredi 3 octobre 2018 à l’Institut Français d’Abidjan de 16h 30 à 18h.

 

GM signature

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La mariée rebelle de Mady Remanda

Un voyage littéraire en terre gabonaise, ça vous dit ? Accordez-moi quelques minutes d’attention et allons ensemble à la découverte de la mariée rebelle de Mady Remanda.

 

La première de couverture

Une photo portrait d’une belle jeune femme en robe de mariée. Pour un jour censé être le plus beau de sa vie, elle n’a pas l’air très heureuse. Son visage est renfrogné. Mon neveu dirait : “la tata est fâchée.”

Sur qui ou quoi son regard est-il fixé ? Vers qui ou quoi ses pensées sont-elles tournées ?

Ces questions ont-elles leurs réponses dans la quatrième de couverture ?

La quatrième de couverture

C’est un extrait de dialogue. La femme qui s’exprime est l’épouse d’un docteur qui se prénomme Christian. Leur couple a sans doute un souci au niveau du devoir conjugal. Ils ne peuvent coucher ensemble et elle lui interdit d’aller voir ailleurs.

La femme en a gros sur le coeur. Elle en veut terriblement aux parents de son époux. Que s’est-il donc passé ?

Etes-vous assez curieux pour découvrir le contenu du roman ? Moi, je l’ai été et je vous dis ce que j’ai pensé de mes deux heures de lecture.

mon-avis-de-lecture

Gina Ngoma est une jeune femme gabonaise aux formes généreuses, passionnée de la décoration intérieure. Quelques jours la séparent de son entretien à la CNSS. Elle espère décrocher son premier CDD d’un an.

Elle avait tout planifié sauf ce mariage arrangé avec Christian Adiéhénot, 3e de la famille Adiéhénot, l’ancien employeur de ses parents.

Gina s’insurge. Un mariage forcé (ou arrangé c’est selon)  au 21e siècle avec ce Christian qu’elle trouve arrogant ? Jamais de la vie !

Sa mère l’implore, elle finit par accepter et jure qu’elle va mener la vie dure à Christian.

Pauvre Christian, trentenaire au physique de folie qui ferait chavirer le cœur de toute femme. Ce médecin chirurgien issu d’une famille respectable a dû rompre avec sa fiancée américaine Sandy pour obéir à ses parents. Gina est insupportable, elle l’épuise moralement. C’est une mariée rebelle.

L’intrigue est donc basée sur la vengeance de Gina. On sourit des actes qu’elle fomente. A un moment, j’ai trouvé qu’elle en faisait trop.

Ne se supportant plus, les malheureux mariés décident de divorcer. C’est à ce moment que leur vie commune va basculer. L’intrigue sentimentale entre en scène…

La particularité de l’auteur en romance c’est de sublimer le banal, le déjà-vu. Mady y arrive. Ce n’est ni extatique, ni bouleversant mais on passe un bon moment de lecture. Le style fluide de l’auteure aide beaucoup.

J’ai apprécié le couple Christian – Gina. Leur histoire m’a captivée. Une fois la dernière page tournée, j’ai eu envie de lire une autre histoire d’amour. Que voulez-vous ? Les gens qui s’aiment, ça me fait rêver !

C’est le premier roman de Mady que je lis après avoir lu ses chroniques captivantes sur Facebook. Mady Remanda maîtrise l’art de conter mais dans ce roman j’ai eu l’impression qu’elle avait dicté l’histoire à quelqu’un. Je n’ai pas reconnu sa plume ensorcelante dans les lignes. J’ai été choquée par les 18 fautes repérées, les incohérences au niveau de la taille de Christian, les dates, mois de mariage.

J’en ai discuté avec elle, elle m’a assuré que le manuscrit n’avait pas été recorrigé et qu’il l’est actuellement. Je vous invite à le lire et à vous faire votre propre idée de cette mariée rebelle au Gabon.

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Debout-payé de Gauz, satirique à souhait

Image associée

J’ai entendu parler de ce livre en 2014. Chrystel Zohi Ngambeket qui m’a fait découvrir Chimamanda Ngozi Adichie m’en a dit un grand bien.

“C’est un livre intelligent” si je me rappelle bien ses mots.

Je l’ai gardé dans un coin de la tête et cette année, il a rejoint ma bibliothèque.

Le roman en version poche compte 204 pages et est subdivisé en neuf parties. Neuf sections dans lesquelles l’on découvre Ferdinand et Ossiri et leur métier de vigile en France.

Ferdinand n’était pas brillant à l’école, il a donc décidé en 1973 d’aller en France et devenir « un grand quelqu’un » .

Ossiri ne vivait pas du tout dans la misère à Abidjan, il voulait voir du pays dans les années 90, la France s’est imposée à lui comme une destination naturelle.

Enfant, on ne rêve pas de devenir vigile. Adulte, lorsqu’on est un sans-papier africain à Paris, on accueille cette profession avec effusion de cœur car d’une part c’est l’un des métiers les plus accessibles pour les “grouilleurs” et d’autre part le travail libère, il est synonyme d’indépendance financière. Plus besoin de tendre la main pour vivre, subsister.

Dans chaque magasin de Paris, on y trouve un vigile, un homme corbeau (une appellation personnelle liée à leurs costumes noirs et blancs)

Dans les magasins, ils ont la mine serrée, l’air sérieux. On pense souvent qu’ils se donnent un air mais on n’a pas idée de ce qu’ils doivent endurer. Etre vigile c’est ennuyant. Pour s’occuper l’esprit, on s’attarde sur chaque individu qui franchit le seuil du magasin. La capacité d’analyse, de logique s’accroît. Cela donne de belles anecdotes sur les soldes à camaïeu, Sephora les Champs-Élysées.

J’ai beaucoup ri.

Debout-payé de Gauz

 

La plume de Gauz est rafraîchissante, il y a quelques instants vulgaires mais ils ne sont pas légion.

La plume de Gauz n’oublie pas d’être satirique à souhait. La politique des états africains après le soleil des indépendances et la Françafrique sont pointées du doigt avec virulence.

J’ai beaucoup apprécié les convictions africanistes, marxistes d’Angela, amie de Ferdinand et mère d’Ossiri, étudiante ivoirienne en France rentrée dans son pays.

Debout-payé Gauz

 

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Debout-payé ravira ceux qui aiment réfléchir sur la société en riant…

 

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Le collier de paille ou Coup de foudre à Niakhane

Dakar. Dans une cour baignée de soleil, une jeune femme laisse errer son regard, ailleurs. Depuis quelques jours, elle ne dort plus, ne s’alimente plus. Depuis son retour de Niakhane, en fait. Depuis cette rencontre qui a tout balayé. Cadre dans une ONG, citadine refusant la polygamie, elle a su lutter avec tact contre les carcans, nationaux et familiaux. S’imposer dans un monde d’hommes et nouer un mariage d’amour. Pourtant, là-bas, dans ce village de brousse où elle devait superviser la construction d’un dispensaire, elle a goûté au plaisir animal. Amours interdites, histoire impossible : entre tradition et modernité, l’abîme est trop grand. L’Afrique écartelée crie son tourment dans sa chair de femme…

 

l'Afrique écrit

Un roman sans dialogue, un récit au style indirect. Chose admirable pour une auteure comme moi, mon 1er roman comprend bon nombre de dialogues. J’ai besoin de faire parler mes personnages mais apparemment c’est une vilaine qualité 😀

Ce roman aurait pu avoir comme titre Coup de foudre à Niakhane. en hommage à  coup de foudre à Manhattan. A Niakhane, deux mondes différents se croisent sur le pont de l’amour. Une urbaine et un homme des champs.

Notre héroïne est mariée et se surprend à ressentir de l’amour pour un homme qui n’est nullement libre, un homme de campagne qui a femmes et enfants.

Un amour qui s’installe dans la chair de nos amants d’un jour. Un amour qui ne peut s’inscrire dans la durée. Notre héroïne n’a pas le courage de dire non à sa vie de la ville et au mariage qu’elle a désiré, obtenu, construit. Alors elle s’éloigne et souffre en silence.

Silence temporel puis éternel ?

Je n’ai pas adhéré à cet amour interdit. J’ai douté. Était-ce de l’amour ou de l’attirance sexuelle ?

J’ai été spectatrice. Je n’ai malheureusement pas ressenti, vécu, envié jusqu’à son paroxysme leur relation.

Si ce couple ne fera pas partie de la liste très restreinte de mes coups de cœur, j’ai beaucoup apprécié que l’auteure ne se contente pas d’exposer un amour interdit. Elle dépeint en effet les mœurs sociales du Sénégal et ses contradictions.

Le recours incessant aux marabouts alors qu’on est monothéiste, le second rôle toujours associé aux femelles, le remariage de la veuve avec l’un de ses beaux-frères, les dots aux montants exorbitants, l’obsession de la virginité de la jeune mariée, virginité dont on ne se soucie nullement chez le jeune marié.

Elle aborde également les difficultés du mariage : sarcasmes de la belle-famille, infidélité du mari, la polygamie qui est une menace constante.

le collier de paille khadi hane

Ce roman conviendra aux fans des amours impossibles, des questions féministes et de la sociologie.

 

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Le Tambour des larmes- Prix Ahmadou Kourouma 2016

Sahara mauritanien. Issue de la tribu des Oulad Mahmoud, la belle Rayhana, promise à un avenir paisible, voit son horizon s’assombrir. Son amant, un brillant ingénieur au verbe clinquant, a disparu. La jeune fille est enceinte. Pour éviter le déshonneur, sa mère la contraint à abandonner son enfant et la marie de force. Mais Rayhana se rebelle. Elle s’enfuit, troquant l’univers clos du campement contre le tumulte des villes d’Atar et de Nouakchott. À la recherche éperdue de son fils, elle trouve soutien et réconfort auprès d’une esclave affranchie, d’un homosexuel raffiné et d’un étudiant idéaliste qui tentent de la protéger de la fureur des siens. Car pour se venger, dans un geste de défi superbe, Rayhana a emporté avec elle le tambour sacré de la tribu, scellant ainsi son destin à la rage des hommes. Une épopée du désert contemporaine où se télescopent la modernité et les traditions ancestrales, l’État et les codes tribaux, l’oppression et le désir de liberté des jeunes filles, le tam-tam et les téléphones portables. Au-delà des contrastes, s’esquisse le tableau tout en finesse d’une société fascinante, éclairante sur l’actualité du monde.

 

l'Afrique écrit

J’ai aperçu ce livre pour la première fois, lors du Prix Ivoire 2016, l’auteur étant l’un des invités d’honneur de cette 9e édition. Je l’ai rangé dans un coin de ma tête lorsque j’ai appris qu’il avait reçu le Prix Ahmadou Kourouma 2016.

La rencontre avec un livre c’est comme avec un homme il faut attendre le bon moment pour passer à l’acte. J’ai donc attendu le bon moment pour lire le Tambour des larmes.

Beyrouk a un style qui attendrit. Sa plume est fluide et poétique, simple et belle. Il aborde par petite touche des questions d’ordre politique.

Il nous fait découvrir la vie dans le Sahara Mauritanien et dans les villes comme Atar.

Dans ce désert, comme en ville, on suit les traces de Rayhana, jeune femme qui fuit pour ne pas oublier qu’elle est mère, se retrouver, retrouver un bout de sa chair qu’on a éloigné d’elle par honneur.

Au passé comme au présent, Rayhana nous parle de sa vie avant l’arrivée de cet enfant qu’elle n’a pas désiré et la vie après qu’on ait arraché ce dernier de ses bras de mère.

On croise différents personnages étonnants au désert comme en ville qui nous font sourire par leur hospitalité, leur courage, leur sens du service, leur caractère impitoyable.

Le tambour des larmes est un cri pour la liberté. Liberté des esclaves, l’affranchissement des rites ancestraux.

Le tambour des larmes est un cri pour étouffer les vanités et les mensonges, refuser que les autres décident à notre place.  

Lecture intéressante et utile pour moi qui n’y suis jamais allée en Mauritanie mais pas transcendante. Il m’a manqué une avalanche d’émotions.

 

Je suis actuellement dans une phase de recherche de lectures marquantes, des livres qui remuent l’âme. Si vous avez des suggestions de lecture, n’hésitez pas à les inscrire en commentaire. 🙂

 

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La Kube des enquêtes, ce que vous avez raté

« Attention au départ ! Prenez garde à la fermeture automatique des portes, la Kube Express va bientôt partir ! »

Pour vous faire patienter jusqu’à vos prochaines vacances, nous avons trouvé LA solution avec la Kube Originale : vous distraire tout en vous faisant plaisir ! Embarquement immédiat à bord d’un train pas tout à fait comme les autres… Au programme, des voyages trépidants, des enquêtes à mener, des personnages hauts en couleurs qui vont venir bousculer et réveiller votre quotidien ! Ajoutons à cela, le livre conseillé spécialement pour vous par nos libraires, une surprise acidulée qui vous accompagnera partout dans les prochaines semaines et quelques gourmandises délicieuses et rafraîchissantes qui vous aideront à garder le moral au beau fixe !
Vous l’aurez compris, avec notre éditeur invité du mois, les éditions du Masque, nous allons vous en mettre plein les mirettes !

N’attendez plus, le train de la Kube ne passera pas deux fois 

 

Je n’ai pas pu résister lorsque j’ai reçu ce message de la Kube le 1er Juin. J’ai commandé ma box et je vous montre ce que vous avez raté si vous ne l’avez pas commandée.

 

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L’éditeur invité du mois a été généreux. Dans la Kube, il y avait un carnet de notes,

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un marque-page qui donnait des indices pour découvrir une autre surprise de l’éditeur : les premiers chapitres du roman de Jessica Fellowes : Les soeurs Mitford mènent l’enquête, tome 1 : L’assassin du train

 

Les soeurs Mitford mènent l'enquête, tome 1 : L'assassin du train  par Fellowes

J’ai apprécié que l’éditeur invité nous fasse découvrir les premières pages d’un roman en rapport avec le thème de la Kube. 

 

Quid des goodies de la Kube ?

  • Un sympathique marque-page avec au verso un petit quiz sur Sherlock Holmes, Hercule Poirot et Robert Galbraith.
  • Une jolie pochette multifonctionnelle. Elle peut servir de protection pour un livre ou des documents. Je l’adore !

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  • Un thé à la pomme, poire, fleurs d’hibiscus, de bleuet et baies de goji. Doux thé mais je préfère celui reçu dans la  Kube d’Octobre dernier.

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  • Une carte postale que j’enverrai à Sarah, la libraire qui a choisi mon livre. Je l’ai choisie lors de ma première commande La Kube parce qu’elle est fan de littérature africaine. Je lui ai donné une liste de polars africains que je voulais lire et dans cette liste elle a pioché  Notre quelque part de Nii Ayikwei Parkes

Couverture Notre quelque part

C’est Yao Poku, vieux chasseur à l’ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d’un certain Kofi Atta. Ce qu’elle y découvre entraîne l’arrivée tonitruante de la police criminelle d’Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d’Angleterre. 
Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l’écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes…

 

l'Afrique écrit

Sarah a littéralement adoré. Une langue magnifique (superbe traduction) pour un faux polar qui nous plonge au Ghana.

J’ai aussi trouvé que la traduction était bien faite. Registre de langue courant où s’imposent quelques mots en dialectes locaux. 

Je désirais lire un polar, j’ai fortement été déçue parce que ça n’en est pas vraiment un. La médecine légale intervient _chose qui n’est pas courante dans les polars africains _ mais il m’a manqué : une aventure trépidante, une liste de suspects à décortiquer, des mobiles à analyser. L’auteur fait plutôt une satire de la police ghanéenne, il s’attarde sur le folklore ghanéen, la sagesse ancienne et ses mystères. Je l’avoue, ce n’est pas déplaisant. J’ai apprécié le conte traditionnel livré par Yao Poku ainsi que ses petites notes d’humour. 

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Notre quelque part est un sympathique voyage au Ghana, une escale en terre inconnue à ne pas bouder.

 


J’ai constaté qu’il manquait des caramels dans ma box en voyant les photos d’autres lecteurs. Ils se sont peut-être perdus en chemin, mon colis ayant été expédié chez une amie en France. 😀

 

Encore une fois je suis satisfaite de ma Kube. Je ne regrette pas mon achat. Je referai sûrement une autre commande en novembre ou décembre le temps de faire baisser ma PAL.

Avez-vous déjà tenté l’expérience Kube ?

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Sagesse contée de Attita Hino

Au SILA 2018, j’ai rencontré Attita Hino, une auteure ivoirienne qui chérit sa culture. J’ai pris plaisir à me faire dédicacer la suite de Le grand masque a menti.

Attita Hino a également écrit un recueil de contes Sagesse contée divisé en deux tomes. J’avoue être tombée sous le charme de la couverture du premier tome : cette couleur ambre et cet éléphant si bien dessiné. Il me semble qu’il ait été gravé au sable.

Petite, j’avais les contes du Père voilà pourquoi.

Contes du père voilà pourquoi

 

Adulte, j’ai la sagesse contée d’Attita Hino.

Sagesse contée c’est 10 contes, 10 situations différentes qui révèlent pourquoi le crapaud est laid, sautillant,

sagesse contee attita hino

pourquoi la chauve-souris dort tête en bas, le margouillat tête rouge rampe, comment l’abeille a appris à faire le miel, etc…

L’auteure nous fait assister à une bataille hors du commun : celle de l’éléphant et la fourmi.

Sagesse contée Attita Hino

Ce premier tome est un joli recueil de contes moraux qui véhiculent des messages importants : saisir la chance qu’on nous donne, user du pouvoir avec sagesse, ne pas encourager les enfants à la paresse, ne pas se laisser guider par nos envies, etc…

J’ai passé un bon moment de lecture. Il n’y a que 3 contes qui ne m’ont pas totalement éblouie.

 

 

Attita Hino ne nous surprend pas uniquement à travers le contenu de ses contes, la forme est également source d’étonnement.

Chaque conte est composé de vers avec des rimes ce qui donne une allure de poème aux différents contes. J’ai trouvé que certaines rimes étaient faciles (la rime entre les mots voisins, rime entre les mots souvent associés, ce qui la prive de son caractère imprévu) mais ce n’était peut-être pas l’intention de l’auteur de faire des effets de style.

Aujourd’hui, c’est la fête d’indépendance de la Côte d’Ivoire. Si vous avez envie de découvrir le pays à travers l’un de ses auteurs, pensez à Attita Hino 🙂

 

GM signature