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D’autres vies sous la tienne – Mérine Céco

l'Afrique écrit

C’est une île lointaine, censément paradisiaque, que les dépliants touristiques surnomment « l’île des revenants ». Une île que cette femme a fui tant elle voulait l’oublier, se croyant victime d’un sortilège qui la lie toujours à elle.
Jusqu’au jour où elle se retrouve confrontée au désir de sa fille, pourtant née dans le pays d’adoption, de renouer avec les âmes errantes de cette île et les fantômes de son passé. C’est alors qu’affluent chez la mère tous les souvenirs enfouis, les récits familiaux douloureux, les drames de la violence misogyne, de l’inceste, du viol…
Par une lettre qu’elle adresse à sa fille, la mère interroge son passé et son présent, et, ce faisant, fait remonter à la surface des tresses de récits, des éclats de paroles étouffées, des questionnements intimes, autour notamment d’une figure trouble, celle du « dorlis », équivalent créole de l’incube du Moyen-âge, ce démon mâle qui prend corps pour abuser d’une femme qui dort. En l’île répudiée, c’est lui qui règne en maître absolu ; c’est l’Homme, blanc, noir, mulâtre, indien, qu’importe ; riche ou pauvre, croyant ou mécréant. Lui, pour qui le ventre des femmes est à labourer sans répit, à triturer, à torturer parfois même.
À travers ce chassé-croisé, l’auteur explore la peur intestine qui habite tous ceux qui naviguent entre plusieurs appartenances, peur qui les conduit à l’invention de figures magiques pour recouvrir une réalité trop douloureuse. Si ce roman s’enracine dans une réalité socio-historique indéniablement caribéenne, et fait écho à une actualité brûlante, il témoigne tout autant d’une quête universelle : celle des femmes résistantes, qui osent affronter à plume découverte l’obscur éclat des généalogies marquées par une oppression masculine masquée ; celle des « déracinés » qui, dans le silence obstiné des autres, portent leur couleur de peau et leur histoire comme un fardeau.

 

l'Afrique écrit

 

Une mère, une fille. La première regarde la seconde boucler ses valises.

La mère admire la maturité de sa fille. Elle, elle est restée enfermée dans le jardin de son enfance.

C’est qu’il y a eu un grand trou, un vertige dans ma vie quand j’ai eu douze ans : pour me protéger, pour survivre, j’ai décidé que mes souvenirs n’iraient pas au-delà.

Une mère aimerait confier son histoire faite de silences. Elle écrit donc une lettre à la fille. Une lettre qui se lit comme un roman.

Le lecteur curieux, avide de révélations de secrets embarque dans ce récit à la 1ère personne où Céline Clairon épouse Pernat raconte son passé à Anita sa fille. Anita répond également à sa mère et leur échange épistolaire pose des réflexions intéressantes.

Peut-on vivre détaché de l’histoire de ses ancêtres ?

Nos choix sont-ils dictés par l’inconscient collectif ?

Ce roman évoque la hiérarchisation de la couleur de peau que la narratrice appelle couleur de corps, les injustices subies par ceux qui ont la couleur de corps plus foncée, les stigmates d’infériorité transmis de génération en génération, la liberté individuelle entravée par la liberté collective,  le racisme ordinaire, les violences basées sur le genre.

Ce roman décrit ce monde où :

  • le racisme est ordinaire, ancré dans les habitudes de vie,
  • l’assimilation est préférée à l’intégration.

 

extrait d'autres vies sous la tienne

 

Ce roman m’a fait découvrir la psycho-généalogie dont je n’avais pas entendu parler jusque-là.

Albert m’expliqua qu’il était psycho-généalogiste. Qu’il travaillait sur les analyses transgénérationnelles, les mémoires toxiques, les secrets de famille, les transmissions inconscientes de traumatismes et de fautes lourdes, des ancêtres vers leurs descendants.

 

Le récit est fluide, contient des idées intéressantes mais je ne me suis pas attachée aux personnages. Par ailleurs, la structure narrative n’est pas très fine. Les péripéties s’enchaînent souvent sans transition.

 

Christmas

 

Roman présélectionné pour le Prix les Afriques 2020

Éditeur : Ecriture

Collection : Littérature française

Date de publication: Février 2019

Nombre de pages: 235

 

Disponible aux formats papier et numérique

 

 

 

 

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Un soleil en exil – Jean-François Samlong

«On ne nous aimait pas, enfermés dans un milieu clos, sans marques d’affection ni la possibilité de fixer des repères. Nous étions dans le même guêpier, égarés dans un tunnel ou une voie sans issue, et à mesure que nous avancions, la neige effaçait les empreintes de nos bottes pour prouver que nous n’existions pas.»
Dans chacun de ses romans, Jean-François Samlong ne cesse d’interroger la violence qui secoue La Réunion. Cette fois-ci, dans un style percutant et concis, il nous convie à découvrir l’histoire des enfants de la Creuse. En fait, une véritable tragédie s’est déroulée entre 1962 et 1984, avec l’exil forcé en métropole de plus de deux mille mineurs réunionnais. Mensonges. Fausses promesses. Trahisons. Harcèlement sexuel. Viols. Tentatives de suicide, et suicides. Séjours en hôpital psychiatrique. Une catastrophe invisible. Enfin, le 18 février 2014, l’Assemblée nationale a reconnu la responsabilité morale de l’État français dans la terrifiante transplantation des enfants. Ici, deux jeunes garçons, Tony et Manuel, et leur sœur courage, Héva, qui témoigne des vies séparées, suspendues, piégées au cœur du froid et du racisme.

 

l'Afrique écrit

La 4e de couverture ne nous cache rien. On sait à quoi s’attendre avant d’ouvrir ce roman. Je n’avais pas envie de voir face à face la douleur, l’injustice alors j’ai repoussé ma lecture jusqu’à ce que j’ai besoin de ce livre pour valider une case de mon challenge Westeros.

Le roman comporte 3 parties, chacune composée de 4 chapitres. 

L’auteur énonce d’abord des faits historiques de 1945 à 1962 puis s’efface pour que la voix d’Héva s’impose. 

Héva débute son récit en 2014, elle vit à Guéret et nous partage ses souvenirs

Après des années à noircir des pages, puis à relire le récit de ma vie dans la Creuse,
j’aimerais partager mes souvenirs. Et surtout qu’on n’oublie rien de moi, ni de mes frères, ni des mineurs qui ont eu à pâtir de l’injustice sociale, comme si une chose aussi scandaleuse que la déportation d’enfants pouvait s’oublier avec un détachement à l’égard de ce qui a été, page 19

C’est vraiment quand on s’écrit que le livre est essentiel à soi, voilà pourquoi j’ai voulu raconter mon histoire. À l’époque, j’étais jeune et la loi archaïque. J’étais désarmée et la loi armée. Suffisamment armée pour encourager les politiciens à propager la légende d’une France aimable et aimante.
J’avais seize ans. Mes frères étaient plus jeunes que moi : Tony, quatorze ans ; Manuel, onze ans. D’autres des bébés. D’autres encore, des fantômes. Des gosses sans visage ni
âge, sans voix ni parole, comme absents d’eux-mêmes. Eux, des orphelins, des pupilles de la Nation, des analphabètes, des brouillons de vie dans l’ordre inique des choses, page 20

 

 

Elle nous raconte la vie dure qu’elle menait avec sa mère et ses deux frères, une vie de misère mais imprégnée d’amour jusqu’à ce que le député de l’île qui, souhaitait repeupler le Limousin déporte les enfants de l’île vers les départements de la région du Limousin. 

Des parents analphabètes signaient des actes dont ils ignoraient le contenu. 

Sous la pression des politiciens, on alignait les gosses deux par deux, puis on les empilait dans un même avion, un même train, une même tragédie. page 69

Dans le limousin, ces enfants sont placés soit dans des familles d’accueil, soit dans des fermes où ils sont surexploités, logés dans des conditions précaires, victimes d’abus. Dans ce pays étranger, ces enfants subissent le racisme. 

 

Comme j’avais beaucoup écouté le vieil homme, je savais que, dans la France policée de l’après-guerre, il existait une protection sociale de l’enfance, oui, mais elle ne s’appliquait pas à tous.

 

Avec un langage maîtrisé et soutenu, un ton loin du pathos, Un soleil en exil est un livre mémoire, un livre témoignage qui dénonce la déportation des enfants de l’île de la réunion et le mensonge d’Etat. Un livre qui rappelle l’injustice, la souffrance ignorée, oubliée de ces enfants.

Je méconnaissais cette partie de l’histoire française. Je remercie l’auteur qui refuse que ce drame tombe dans l’oubli. 

Christmas

 

Éditeur : Gallimard

Collection : Continents noirs

Date de publication : Janvier 2019

Nombre de pages : 256

Disponible aux formats papier et numérique 

 

Roman présélectionné pour le Prix les Afriques 2020

fleur v1

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Je me suis tue de Mathieu Menegaux

Depuis un moment, je n’arrive pas à dire grand chose sur les romans que je lis ou j’ai la flemme de rédiger les chroniques. Des chroniques entamées mais non publiées se prélassent dans mes brouillons.

Mais certains livres arrivent à imposer leur délai de publication. Leur intensité et pertinence rend volubile.  Je me suis tue de Mathieu Menegaux fait partie de cette classe de livres.

Couverture Je me suis tue

Livre découvert dans le groupe de lecture « Accro aux livres » sur Facebook. Les nombreux avis élogieux m’ont convaincue.

La 4e de couverture de « Je me suis tue » est réussie. Elle nous dit l’essentiel sans révéler l’intrigue. En écrivant cette chronique, je me suis demandé s’il fallait rester dans la logique du résumé ou en dire plus.

J’ai choisi la 2e option mais rassurez-vous je n’irai pas dans les moindres détails.

 

Claire, notre narratrice est une férue de musique. 

Encore une chanson. Toutes les situations de la vie, des plus gaies aux plus noires, des plus courantes aux plus improbables, ont été décrites en chansons. 

Elle glisse dans le flot de ses paroles des extraits de chanson. Parfois, on ne s’en rend pas compte parce que les extraits collent au texte parfois ils apparaissent comme un cheveu sur la soupe. 

 

Claire est en prison depuis deux ans. Du fond de sa cellule de la maison d’arrêt des femmes à Fresnes, elle nous livre l’enchaînement des faits qui l’ont conduite en prison. Elle nous livre son témoignage, ce qu’elle a refusé de révéler aux instances judiciaires, à son mari.

Elle nous joue une partition de musique aux notes silencieuses et noires, rythme saccadé, tempo crescendo.

Victime d’une expérience traumatisante crainte par toutes les femmes, elle va s’emmurer dans le silence. Faire comme si cela ne s’était jamais passé. Ce choix du silence va lui porter préjudice. La victime deviendra bourreau, pire son propre bourreau…

J’ai apprécié ce récit qui s’étale sur moins de 200 pages. Je l’ai terminée en moins de 3 heures et j’en profite pour dire merci à tous ces auteurs qui savent qu’on n’a que 24 heures dans la journée et répondent de façon optimale à mon envie de lecture quotidienne et rapide. 😀

La plume de Menegaux a été une belle découverte. Travaillée, fluide, mélancolique et vive, elle est.

Ce récit a été une claque, une leçon de vie pour moi. Les choix que nous faisons conditionnent nos vies mais aussi celles de nos proches. Croire qu’on peut s’en sortir toute seule est carrément faux. Non, on ne peut pas tout garder en soi surtout lorsqu’on a vécu une expérience traumatisante. Il est nécessaire d’en parler ne serait-ce qu’à un psychologue.

J’ai eu de l’empathie pour cette femme désorientée après cette expérience traumatisante même si j’ai eu envie de la secouer voire de la gifler à chacune de ses mauvaises décisions. Non, tous les secrets ne sont pas bons à taire. Le poids du silence est parfois trop lourd à porter et son prix trop élevé. Claire aurait eu une autre vie si elle n’avait pas fait ses mauvais choix, si elle n’avait pas tant tenu à son image. 

Arrogante, je n’ai pas eu l’humilité de te faire confiance. Suffisante, j’ai voulu m’en sortir toute seule. J’ai été orgueilleuse, stupide et indigne.

 

Lorsqu’on arrive au twist final qui peut être abracadabrant à première vue, on ne peut qu’affirmer que Claire et son mari auraient dû aller jusqu’au bout pour confirmer leur hypothèse, effacer leurs doutes. On arrive au point final de cette histoire et on ne peut s’empêcher de dire : quel gâchis !

 

Je vous invite à découvrir ce livre percutant qui offre une belle réflexion sur la communication dans le couple, la culpabilité, le poids du silence, la gestion de cette expérience traumatisante qu’est la contrainte à un acte sexuel. 

 

En fouinant sur le net, j’ai découvert qu’un autre roman traitait du sujet et avait beaucoup de similitudes avec « Je me suis tue« . Il s’agit du roman le malheur du bas d’Inès Bayard. Coïncidence, influence ou plagiat ? Je referme la parenthèse.

 

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L’étranger – Albert Camus

Demandez à mon supérieur hiérarchique quel roman il a réussi à terminer et il vous répondra avec une lueur de fierté dans les yeux : l’étranger d’Albert Camus. Le seul roman dont il se rappelle l’incipit.

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Je me devais donc de lire ce roman, l’unique qui a su le captiver. Et en m’immisçant dans la vie de Meursault, je comprends pourquoi mon boss est tant fasciné par ce roman.

 

Résumé de l'oeuvre

Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu’il faisait chaud. On n’en tirera rien d’autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l’annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin. Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l’universelle équivalence du tout et du rien. La conscience de n’être sur la terre qu’en sursis, d’une mort qui, quoi qu’il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu’indifférent à tout après ça ?

 

l'Afrique écrit

Meursault est un être à part. Il mène son existence en dehors du sens commun. Il n’use pas de faux-fuyant, il n’y a aucun filtre entre ce qu’il pense et ce qu’il dit. Il est étranger à la bienséance, aux normes sociales, aux émotions des autres. Il est insensible à tout ce qui lui arrive. 

Meursault est un marginal, un étranger à la vie. Sa singularité fait de lui un être authentique, étrangement attachant. Ses mots, son attitude nous exposent la vanité de l’existence. 

« Tous les êtres sains avaient plus ou moins souhaité la mort de ceux qu’ils aimaient. »

Ici, l’avocat m’a coupé et a paru très agité. Il m’a fait promettre de ne pas dire cela à l’audience,

 

s’il me signifiait que l’interrogatoire était terminé. Il m’a seulement demandé du même air un peu las si je regrettais mon acte. J’ai réfléchi et j’ai dit que, plutôt que
du regret véritable, j’éprouvais un certain ennui. J’ai eu l’impression qu’il ne me comprenait pas. 

 

Mais tout le monde sait que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Dans le fond, je n’ignorais pas que mourir à trente ans ou à soixante-dix ans importe peu puisque, naturellement, dans les deux cas, d’autres hommes et d’autres femmes vivront, et cela pendant des milliers d’années. Rien n’était plus clair, en somme. C’était toujours moi qui mourrais, que ce soit maintenant ou dans vingt ans. À ce moment, ce qui me gênait un peu dans mon raisonnement, c’était ce bond terrible que je sentais en moi à la pensée de vingt ans de vie à venir. Mais je n’avais qu’à l’étouffer en imaginant ce que seraient mes pensées dans vingt ans quand il me faudrait quand même en venir là. Du moment qu’on meurt, comment et quand, cela n’importe pas, c’était évident. 

 

Il me disait sa certitude que mon pourvoi serait accepté, mais je portais le poids d’un péché dont il fallait me débarrasser. Selon lui, la justice des hommes n’était rien et la justice de Dieu tout. J’ai remarqué que c’était la première qui m’avait condamné. Il m’a répondu qu’elle n’avait pas, pour autant, lavé mon péché. Je lui ai dit que je ne savais pas ce qu’était un péché. On m’avait seulement appris que j’étais un coupable. J’étais coupable, je payais, on ne pouvait rien me demander de plus.

 

Le style d’écriture sobre, sans artifice, les phrases sèches, courtes et directes apportent une fluidité au récit. Bien plus qu’un roman, on lit un scénario, le film d’une vie. 

J’ai passé un bon moment de lecture.

 

Avez-vous déjà rencontré Meursault ?

Avez-vous lu Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud ?

 

 

fleur v1

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La vie est une chose minuscule -Prix du jeune écrivain 2016

Il y a deux ans, j’ai participé au Prix du Jeune Écrivain de Langue Française. Je n’ai pas figuré parmi les lauréats mais j’ai reçu un beau cadeau : le recueil des textes primés en 2016 !

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Le Prix du jeune écrivain récompense chaque année une oeuvre d’imagination inédite, en prose (nouvelle, conte, récit), de 5 à 25 pages, de jeunes auteurs de nationalité française et francophones, qui ont entre 15 et 25 ans et n’ont jamais été publiés. Les textes présélectionnés sont soumis à un jury tournant, composé d’écrivains et de critiques littéraires (Carole Martinez, Mohammed Aïssaoui, Bernard Quiriny, Sylvie Germain, Dominique Fabre, Frédéric Ferney…).

Les lauréats voient leurs textes publiés dans un recueil édité par les éditions Buchet/Chastel. Le Prix du jeune écrivain a ainsi révélé Marie Darieussecq, Dominique Mainard, David Foenkinos, Antoine Bello, Arthur Dreyfus, Jean-Baptiste del Amo… 

 

En 2016, le prix du Jeune écrivain a été attribué à Alex Noël pour sa nouvelle, La vie est une chose minuscule.

 

palmarès prix du jeune écrivain

 

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14 nouvelles composent donc le recueil et abordent divers thèmes dont la gestion du deuil, le chagrin amoureux, les relations mère-fille, l’immigration, l’inceste, les effets non désirés de la télé-réalité, etc… Elles sont toutes bien écrites et n’ont pas la texture d’écrivains amateurs. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. 

Ayant moins le temps d’écrire et les notes de lecture s’accumulant, je ne vais pas m’attarder sur chacune des nouvelles. Seulement sur celles qui m’ont réellement marquée. 

 

Commençons par la nouvelle lauréate. La vie est une chose minuscule est l’histoire d’une femme, une mère, une grand-mère qui semble-t-il a des relations tendues avec ses enfants, ne leur a pas donné la chaleur maternelle qu’on attend d’une mère. Un mal qui se transmet de génération en génération. 

Les femmes de ma lignée s’assèchent après l’enfance, quand elles découvrent qu’il ne leur reste plus à vivre que la répétition d’elles-mêmes. 

L’auteur manie la langue française avec dextérité. Le lire est un délice. J’ai beaucoup apprécié la forme mais l’histoire en elle-même m’a échappé. Elle ne m’a pas suffisamment émue.

 

Passons à Vieille fille de Joy Majdalani. Mademoiselle Maryse a 53 ans et c’est une vieille fille. Ses frères et sœurs se sont mariés mais pas elle. Elle est restée aux côtés de sa mère sénile. Elle ne la quitte que pour aller à l’église et dispenser ses cours. Un jour, elle décide de s’éloigner un peu de sa mère mais cette dernière lui rappelle son devoir filial. Une nouvelle qui nous montre combien on se laisse emprisonner par les autres, combien les autres nous lèguent leurs responsabilités. Cette nouvelle m’a fait penser à l’une des nouvelles de Love is power ou quelque chose comme ça

 

Ensuite il y a Les semelles rouges de Julia Faure. Un texte écrit sans grande prétention. La langue française maniée par une élève de 5eme qui fait face à son premier émoi amoureux. Elle est amoureuse de sa prof de portugais. Une nouvelle fraîche, pleine d’humour. Une nouvelle moins sombre que les autres.

J’ai gardé le meilleur pour la fin : La porte en fer d’Aqiil Gopee. Une nouvelle qui est la réécriture du conte d’Hansel et Gretel. C’est mon coup de cœur. Une belle surprise. Je  n’en dis pas plus et vous invite à découvrir ce recueil rien que pour ça 🙂

 


 

Hier, le blog a soufflé sa 4e bougie ! Merci pour vos visites, vos like, commentaires qui illuminent mes temps d’écriture. Le blog n’est pas célèbre mais il est lu par des gens exceptionnels : vous.

Merci d’exister, merci d’être là.

 

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Maman a tort de Michel Bussi

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Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent. Qui est Malone ?

 

l'Afrique écrit

 

Après avoir lu et apprécié n’oublier jamais, j’ai voulu découvrir un autre roman de Michel Bussi. En 2017, mon choix s’est porté sur Maman a tort. Je ne sais plus pour quelles raisons. J’ai commencé ma lecture et n’ayant pas été captivée, je l’ai mis de côté.

En avril dernier, Michel Bussi était l’auteur du mois d’un challenge sur Livraddict. J’ai décidé de participer et de finir la lecture de ce roman.

 

Le résumé du livre fait envie. Qui est donc la maman de Malone si ce n’est pas celle qui l’amène régulièrement à l’école ? Où est donc sa vraie mère ? Ce petit garçon s’imagine-t-il une autre vie ?

Des questions qui assiègent notre esprit durant la lecture. Le roman fait 76 chapitres et qu’est-ce que j’ai trouvé long les 50 premiers chapitres ! Pendant que Vasile, le psychologue beau gosse sur lequel fantasme la commandante Marianne Augresse, essaie de rassembler les pièces du puzzle afin de vérifier les dires de l’enfant, la commandante mène une autre enquête. Un cambriolage effectué par un quatuor dont l’un des membres échappe à la police. A chaque fois, ils sont à deux doigts de le coincer mais il réussit à leur filer entre les doigts. Au fil du temps, ça a fini par m’agacer.

Vasile est le seul personnage auquel je me suis attachée. Grâce à lui, j’ai appris un peu plus sur le fonctionnement de la mémoire d’un enfant. Marianne, elle, m’a agacée avec son horloge biologique. C’est une obsession ! Elle revient souvent là-dessus et je n’en pouvais plus. Ça ne m’a émue que quelques instants, après j’ai eu envie de passer à autre chose. Je désirais de l’action, des rebondissements.

Je trouve que l’auteur a mis trop de temps à dresser le décor, étoffer le mystère de l’histoire. Il m’a tellement donné de temps libre durant sa narration que j’ai pu deviner certains indices sur le dénouement de l’intrigue.

Rassurez-vous, n’étant ni Sherlock Holmes, ni Hercule Poirot, Michel Bussi a réussi à me berner durant les derniers chapitres avec ces révélations. Là, j’ai trouvé le suspense, le rythme haletant que je cherchais.

Pour épater le lecteur exigeant, l’auteur a fait montre d’une complexité sans égale. J’ai trouvé que certains faits étaient trop tirés par les cheveux notamment l’âge de Malone. C’est un gamin de 3 ans qui arrive à faire tout ça ? Est-ce un surdoué ?

J’ai trouvé très maladroit le dénouement final pour Marianne. Il est digne d’un feuilleton insipide de Novelas TV.

En conclusion ?

Maman a tort est une lecture fluide mais qui n’a pas su me captiver du début à la fin. C’est un roman incomplet pour moi pour toutes les raisons citées précédemment.

 

Avez-vous regardé l’adaptation télé de ce roman ?

 

Je lirai peut-être Nymphéas noirs l’an prochain, ce roman de Bussi qui a épaté bon nombre de lecteurs. Et vous, l’avez-vous lu ?

 

fleur v1

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L’eau de Rose – Laurence Martin

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2019, catégorie « littérature blanche »

 

Couverture L'eau de Rose

Rose est une jeune femme solitaire qui vit sa vie en parenthèse et tient le bonheur à distance. Sa sœur aînée, Anna, et son père, Georges, l’ont élevée dans la blessure d’un deuil qu’ils n’ont jamais fait. Rose ne possède aucun souvenir de cette mère perdue à l’âge de deux ans, à l’exception d’une photo d’elle. Pourtant, un matin, le destin fait basculer son existence. Rose est témoin d’un accident et la femme qui meurt dans ses bras lui confie son journal de vie ainsi qu’un message à transmettre : « Dites-leur pour moi que je les aime ». De cette lecture initiatique naîtra l’envie de tout changer, bousculer les lois familiales, les secrets gardés, les silences, se donner le droit de s’ouvrir enfin aux autres. Mais quand l’adversité s’entête, la peur reprend parfois ses droits et la mort ses prérogatives. Rose trouvera-t-elle sa vérité? Osera t-elle, enfin, le bonheur ?

 

l'Afrique écrit

 

Pour la petite histoire, Publishroom m’avait proposé dans le cadre de notre partenariat de lire et chroniquer ce roman. Le résumé ne m’ayant pas intriguée, j’ai décliné l’offre.

Lorsque je l’ai croisé lors des présélections, je me suis dit : oh non pas encore ce livre. Je ne l’ai pas mis dans ma sélection personnelle mais les membres du jury en ont décidé autrement. 

Il y a des rendez-vous qui s’imposent à nous, des rencontres obligatoires à faire …

Laurence Martin a l’âme d’une poétesse, cela se ressent de la majuscule au point final de chaque phrase. Elle nous fait don de belles envolées lyriques. Elle est passionnée de l’art d’écrire, de transmettre les sentiments. Sa plume est douce, délicate, pleine de sensibilité. J’ai été charmée par la tournure de ses phrases.

 

Rose a 22 ans. Elle ne connaît pas le bonheur, elle le regarde de loin. Elle ignore les instants de joie familiale. Son père et sa sœur vivent dans le silence du drame qui a eu lieu il y a 20 ans. 

L’auteure nous traduit la mélancolie de la jeune fille, le malaise qui règne dans cette famille. Le père et les filles ne vivent pas, ils survivent. On a envie comme elle de s’éloigner de cette maison familiale dès qu’elle y met les pieds. On ressent toute la froideur, la distance entre les membres de cette famille. 

Rose ne sait pas ce que signifie aimer. 

Pour l’heure, je vis les joies des autres, volées aux autres, subtilisées, et je les tiens à bonne distance, c’est bien plus sûr que de les vivre. 

 

L’amour est tout comme le bonheur, une notion qui m’est étrangère, une langue que je n’ai pas apprise, ou bien dans ma plus tendre enfance, et dont je ne me souviens pas. Peut-être ma langue maternelle ?

 

C’est une jeune fille apeurée, fragile, fermée aux autres jusqu’au jour où elle lira un carnet, la tranche de vie d’une femme. Rose va tenter d’être une nouvelle personne en combattant ses doutes, ses peurs. Elle va essayer de prendre goût à la vie et partager ce nouveau souffle autour d’elle. 

Ce roman aborde la quête du bonheur, la gestion du deuil en étant enfant ou adulte.

Les plus grands chagrins se surmontent dans les petites joies quotidiennes.

 

C’est un intense cri d’amour. S’aimer et aimer son prochain, aimer et le dire, aimer et vivre. 

L’amour est un billet retour qui ne s’achète pas sous la contrainte.

 

J’ai passé un bon moment de lecture même si j’ai trouvé certains passages trop larmoyants. J’avais envie de secouer les personnages, je les trouvais parfois trop passifs, en train de se questionner au lieu d’agir. 

 

 

Christmas

Éditeur : Publishroom

Année de publication : 2018

Existe en version Kindle et broché.

Lien d’achat : ICI

GM signature

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Devine qui est mort – Frédérique Hoy

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2019, catégorie « littérature blanche »

 

Devine qui est mort ? par [HOY, Frédérique]

La flûtiste renommée Albane de Morange a tout pour être heureuse : un homme qui l’aime et qui partage sa passion, un appartement chic à Paris, une vie réglée comme du papier à musique. Si elle n’a pas d’enfant, c’est pour une raison bien précise : cette raison même qui fait qu’elle a rompu avec la famille de Morange il y a plusieurs années.
Le jour où, en plein concert, la musicienne frôle la mort, son monde intérieur est bouleversé. Albane éprouve le besoin de renouer les liens, et surtout de régler ses comptes avec les acteurs de ce passé douloureux qu’elle n’a jamais eu le courage d’affronter. 

 

l'Afrique écrit

J’ai l’habitude de donner mon avis en commençant par le fond mais ce roman m’intime l’ordre de changer l’habitude. 

La plume de Frédérique Hoy est très travaillée et nous rappelle que l’écriture est un art. Chaque phrase est ciselée, soutenue par la poésie. Peut-on d’ailleurs se passer de poésie lorsque l’âme tourmentée décide de s’épancher ? 

L’auteure l’a bien compris et cite un vers de Baudelaire dès les premières pages :

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.

Poème Recueillement

 

Douleur, mélancolie, sombre, triste sont les maîtres-mots de ce roman. Il y règne une atmosphère lugubre qui amène un malaise durant la lecture.

L’hiver qui me traverse et qui ne me quitte plus, j’apprends à faire sa connaissance : c’est le signe de l’amour qui s’en va.

 

Albane a eu un choc émotionnel en plein concert suite à une rencontre inopinée. Cette dernière l’oblige à faire un saut dans le passé, 36 ans plus tôt.

 

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Adolescente, Albane a connu l’amour. Un amour que ses parents, des aristocrates froids et distants ont interdit. 

Dans l’insouciance que favorise l’émoi amoureux, la jeune fille commet une imprudence. Je lui en ai voulu pour ce manque de vigilance mais aurais-je eu la même réaction que ses parents ? Je les ai trouvés assez sévères.

Albane va recevoir une lourde punition, connaître la solitude, perdre une partie d’elle-même. Malgré les événements bouleversants endurés, elle va tenter de se reconstruire en couvrant ses blessures.

Le passé devient muet jusqu’au jour où le présent lui exige des comptes…

Quand la blessure ne nous tue pas, son souvenir revient finir le travail.

 

Je pensais avoir toutes les clés du coffre-fort du passé d’Albane. Je pensais que ce n’était qu’une histoire d’amour juvénile qui avait mal tourné. Loin de là, l’histoire d’Albane est beaucoup plus profonde. Elle est faite d’abus, de trahisons, de malentendus, de mensonges. J’ai été choquée par toutes les révélations. Maquillées à outrance par Albane et sa famille, je n’ai su les discerner. 

Devine qui est mort ?

Le titre du livre prend tout sens au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture.

Si j’ai éprouvé de la peine pour Albane, je n’ai pu m’empêcher de la trouver égoïste envers son mari. Elle fait ses choix sans se soucier de lui, se rend justice elle-même. Est-ce un besoin de revanche sur le passé, un moyen d’affirmation ? 

En conclusion

Devine qui est mort est un roman bien écrit qui aborde des thèmes percutants. Il s’inspire d’événements réels ayant eu lieu en Flandre entre 1950 et 1980 et fait réfléchir sur la protection des enfants. 

 

 

Christmas

Date de publication : Mai 2018

Existe en version kindle et broché.

Lien d’achat : ICI

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Dix-neuf secondes – Pierre Charras

Sandrine et Gabriel se connaissent depuis vingt-cinq ans. Pour éviter l’usure irréparable de leur couple, ils imaginent ensemble un jeu. Ils se donneront rendez-vous dans la rame du RER de 17h43, nom de code Zeus, à Nation. Sandrine décidera de descendre ou non de la porte arrière de la troisième voiture. 19 secondes, 18 secondes, 17 secondes : Pierre Charras déroule son intrigue au fil d’un impitoyable compte à rebours. Dix-neuf secondes suffiront pour que le train quitte le tunnel, émerge dans les lumières du quai, stationne et reprenne sa course. Dix-neuf secondes au terme desquelles on bascule sans préavis d’une banale affaire de rupture à une tragédie brutale, irréversible…

 

l'Afrique écrit

 

Un résumé alléchant, un livre de moins de 200 pages, conditions parfaites pour que j’embarque.

J’ai été charmée par la poésie des mots, les réflexions des personnages exécutent un ballet plaisant à regarder, lire.

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Il ne s’agit pas que de Gabriel et Sandrine dans ce court roman de 145 pages, cinq autres personnages interviennent. 3 femmes et 4 hommes qui se croisent dans les rames du RER à Nation, nous ouvrent leurs intimités et content brièvement leurs vies sentimentales.

Absence de plaisir, désamour, amour routinier, fantasme, séparations, amour juvénile…

Dans les transports en commun, j’ai l’habitude d’imaginer la vie des co-passagers. J’ai donc pris plaisir à partager en quelque sorte la trame de RER avec Ludo, Sophie, Emmanuel, Christelle, Gilbert et écouter leurs confessions et leurs impressions les uns sur les autres. On se demande quel sera le point de chute de ces rencontres jusqu’au moment du drame. 

Un drame qui va entraîner d’autres drames, une injustice qui va en engendrer d’autres…

 

Pierre Charras montre l’importance de chaque décision que l’on prend. Le bonheur est fragile, il suffit d’une seconde, d’une rencontre pour changer complètement le cours de notre vie.

Je vous recommande la lecture de ce roman percutant…

Pour l’acheter, cliquez ICI

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Le bal des scorpions – Manuel Bénétreau

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2019, catégorie « littérature blanche »

 

 

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Alron Gems est le chasseur de pierres précieuses le plus célèbre, mais aussi le plus… mystérieux de la planète. Il n’en est pas moins un baroudeur prêt à jouer du coup de poing ou à utiliser les armes pour satisfaire ses riches et exigeants clients. Alors, quand on lui confie la mission de retrouver le fameux collier du Bal des Scorpions et ses rubis inestimables, de réconcilier deux familles ennemies et de donner un avenir au Rajasthan, une des régions les plus pauvres de l’Inde, son sang ne fait qu’un tour… Surtout qu’il prend pour nouvelle assistante, une jeune femme aux capacités hors normes, choisie depuis longtemps pour des raisons secrètes, et qui va vivre là une première expérience très mouvementée. Entourés par une « drôle » d’équipe, ils vont se confronter à des forces politiques, économiques et religieuses prêtes à tout pour les arrêter. Et nous permettre d’entrer dans les coulisses d’un monde envoûtant mais souvent impitoyable, celui des gemmes et de la joaillerie de luxe !

 

 

l'Afrique écrit

Séduite par le résumé lors des présélections, j’avais hâte de débuter ma lecture. Je suis heureuse de vous annoncer que le résumé a tenu ses promesses en termes d’action, d’aventure, de voyage et d’humour.

Alron Gems et son équipe nous font voyager de la France en Inde en passant par l’Angleterre, la Turquie et Hong Kong. Des escales loin d’être monotones. On découvre des régions, des cultures ancestrales, des légendes ainsi que le monde de la joaillerie et du luxe.

Les voyages sont rythmés par les bagarres, courses poursuite, fusillades et embuscades. Il n’y a aucun temps mort. Certaines péripéties sont extravagantes mais n’entachent pas le voyage.

Les personnages tant principaux que secondaires sont décrits avec précision. Alron, Lia et Carter pour ne citer que ceux-là sont attachants.  En fouinant sur le site de l’auteur, j’ai découvert que ce roman est le premier tome de la série Alron Gems ! J’ai apprécié les liens tissés entre les trois personnages cités plus haut. J’ai hâte de savoir comment leur relation va évoluer et quelle sera leur prochaine mission. 

 

En conclusion

Avec un style fluide, accessible, alerte, le bal des scorpions offre un moment de lecture divertissant. Il est à mettre dans les mains de tous les amateurs d’aventure.

Je n’ai noté qu’un bémol au niveau du style. Je l’ai trouvé assez ordinaire. J’aurais voulu être éblouie, trouver de l’originalité, de la poésie tant dans le vocabulaire utilisé que dans la construction des phrases. 

 

 

Christmas

Éditeur : Manuel Bénétreau

Date de publication : Juin 2018

Existe en version kindle et broché.

Lien d’achat : ICI

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