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Terres interdites, tome 1 : L’enfant de la prophétie

Terres interdites: L'enfant de la prophétie - Tome 1 par [Monnery, Rébecca]

De la fantasy dans ma PAL ?! Je le dois au concours organisé sur ma page l’été dernier.

Merci à Publishroom pour ce service presse. 

 

Résumé de l'oeuvre

Dans Terres Interdites, Rébecca Monnery nous plonge au cœur de la terre d’Élion. Un monde implacable où se mêlent cultures tribales et créatures fantastiques. Les Gandaris, un peuple guerrier, y survivent dans l’attente d’un jour meilleur. Leur délivrance approche, assure Galliam le maître absolu. Au sein de leur tribu est né Schimeï, l’enfant aux yeux violets promis par la prophétie, l’homme immortel qui doit guider les Gandaris sur la terre nouvelle. Un destin hors du commun pour ce jeune orphelin qui rêve de succéder au maître.
Adulé par son peuple, détesté par son frère, rongé par l’ambition, Schimeï suit aveuglément les instructions du guide suprême. À chaque étape, celui-ci durcit la mission, enfermant Schimeï dans les coutumes cruelles de son peuple. Prisonnier des traditions, il ne pourra accomplir son destin qu’en retrouvant les poignards sacrés des Gandaris et en affrontant son frère. La tâche se complique encore quand une fille ennemie se greffe à sa quête. Alors qu’une mystérieuse voix le poursuit, Schimeï sait qu’il devra choisir : perdre la face ou passer en terres interdites.

 

l'Afrique écrit

Deux peuples : les Runadels aux cheveux bruns d’un côté, les Gandaris aux cheveux blonds de l’autre. Les Gandaris semblent froids, les Runadels plus chaleureux. Isolés chacun sur leurs terres, ils se vouent une haine terrible. Ils ont renié leur passé commun, chaque peuple désire avoir l’ascendant sur l’autre. 

Leur monde est malade, il mourra bientôt. Leur terre n’est pas sans danger avec les monstres qui se sont multipliés les dernières années :  

  • les oukis : plus grand qu’un loup mais plus trapu 
  • les ryades : poissons longs comme une truite à la tête de femme ! 
  • les ankas : silhouette grise sans consistance, corps vaporeux surmontés de visages creux.

Les Gandaris comptent sur l’enfant de la prophétie, l’enfant immortel pour les mener vers la terre nouvelle. Schimeï est cet enfant. Il est fier de sa mission, se voue à trouver les 3 poignards (les poignards de la richesse, du pouvoir et de l’éternité) mais rien n’est facile dans la vie.

Le jeune homme sera confronté à la rivalité farouche de son frère aîné (Selb), à la perte d’un être cher, à la trahison des êtres estimés. Avec lui, on découvre les fausses apparences, les conspirations qui ont été faites dans l’ombre, les secrets enfouis. On apprend surtout que nos vrais ennemis ne sont pas ceux auxquels on pense.

J’ai apprécié le duo que forme Schimeï avec Maésaï, la Runadel. Ils s’aident mutuellement dans leurs quêtes communes. Ils sont étroitement liés mais n’y voyez aucune trace d’histoire d’amour.  

Marquons une brève pause sur Luke-Ann, fidèle guerrier de Selb. Ce personnage est celui qui m’a le plus intriguée. Il est très mystérieux. On ne sait quelles sont ses convictions, ses ambitions. Le mystère qui l’entoure sera-t-il percé dans le 2nd tome ?  

 

Ce roman à l’intrigue intéressante s’accompagne d’un registre de langue bien manié. Je ne suis pas fan de fantasy mais j’ai passé un bon moment de lecture. Il y a de l’action, du suspens et des vers disséminés dans le récit. L’amoureuse de poésie que je suis a été agréablement surprise. 

Chaque nuit océan et astre se répondent,

Sur les rides de l’eau, les couleurs se confondent;

Valse d’ombres et de feu, monde d’odeurs, de sons

Miroir d’ondes, la mer, sur le ciel vagabonde.

 

Par contre, il y a plusieurs points restés incompréhensibles. Je n’ai par exemple pas saisi le rôle de la femme aux cheveux bleus et l’époque dans laquelle se situe cette histoire. Il n’y a aucune mention du temps.

De nombreux lieux sont présentés dans le roman : Val-Lorel, Lo-Oraly, Jaé-Sion et j’ai eu du mal à les situer dans l’espace. Une carte géographique aurait été nécessaire.

En préparant l’article, je suis tombée sur le site de l’auteur où elle a donné de plus amples informations sur l’univers de son roman. J’ai ainsi pu avoir un aperçu des différentes terres. 

© Rebecca Monnery

 


 

Une phrase m’a embarrassée, permettez que je vous la partage  : « Il redressa la tête, juste assez pour que son regard heurte les orteils de Selb. »

Un regard qui heurte les orteils… le verbe employé est-il correct ? Merci pour vos éclaircissements. 

Pour découvrir le site de l’auteur, cliquez ICI. Si vous avez envie de tenter l’aventure, cliquez ICI. 

 

Excellent week-end à tous ! Qu’avez-vous prévu de lire ?

 

GM signature

 

 

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Mauvaise FOI : la vengeance d’une victime

Un roman arrivé dans ma PAL grâce aux éditions PUBLISHROOM. Merci pour ce service presse. 

Résumé de l'oeuvre

Il est des crimes odieux commis sur des enfants dont la justice divine paraît peu se soucier. Un homme, hanté par le souvenir de son agression et que ni l’amour, ni la psychanalyse n’ont totalement pu soulager, décide de s’en charger. Christelle, jeune officier de gendarmerie en Loire-Atlantique et catholique pratiquante, mène l’enquête sur une série de crimes aux signatures énigmatiques qui débute dans le marais vendéen pour s’achever dans Le Marais parisien. Entre chemin de la rédemption parsemé de croix et cavale meurtrière, il lui faudra trouver la réponse, quitte à y laisser un peu de ses convictions, et beaucoup de sa Foi.

l'Afrique écrit

« Le corps du menuisier était sur le dos, allongé tout du long sur son établi lequel avait été nettoyé et débarrassé de tout outil. Il était comme crucifié, les bras disposés en croix, bien alignés et soutenus par des tréteaux métalliques. Date du décès : entre le samedi 4 et le lundi 6 avril, soit pendant le week-end pascal. »

Est-ce un crime religieux ? L’assassin a-t-il puni la victime d’une faute ?

Me voici embarquée dans l’enquête avec Christelle mais dès le chapitre 3, le narrateur permet au lecteur de découvrir l’identité du tueur et d’avoir une longueur d’avance sur l’officier de gendarmerie. 

On suit en parallèle l’enquête de Christelle pour démasquer le tueur et le parcours de vie du tueur avant et après l’événement qui a marqué sa vie. 

Le tueur n’en est pas à son premier meurtre, il a le même mode opératoire. Il s’attaque aux salopards qui ont ruiné sa jeunesse. La victime est devenue bourreau, excédée par la négligence de la justice humaine,  la politique de l’autruche  de l’autorité ecclésiastique et le silence de la justice divine. On approuve son désir de vengeance mais pas ses exécutions tordues. 

J’ai été frappée par les affaires classées et non résolues du père Marchand et de Michel Lefebvre. Il y a tant de meurtriers qui continuent leurs vies comme si de rien n’était, toutes ces victimes et leurs parents qui vivent avec cette parenthèse de douleur non fermée.

Ce roman, qui interpelle la société sur la pédophilie exercée par des hommes d’Eglise, l’incite à prendre position. Réprimer la pédophilie doit être l’une des priorités de l’église catholique. Elle est inacceptable encore plus lorsqu’elle est effectuée par des hommes d’Eglise censés appliquer les lois divines. 

J’ai apprécié l’intrigue mais j’ai été gênée par la foule d’informations non concises contenues dans le récit. Il est bourré de citations, de références littéraires, bibliques, de résultats d’études. Les personnages font étalage de leurs connaissances en trop grande quantité, donnant l’impression de lire un pamphlet, une interview de spécialistes ou encore de visionner un documentaire. C’est une bonne intention mais elle n’est pas faite de manière subtile, du coup cela devient rébarbatif et casse le rythme du récit. 

 

Envie de vous faire votre propre idée sur le roman ? LIEN D’ACHAT : ICI

 

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Never Cry, sélection romance – prix des auteurs inconnus

Roman concourant au Prix des auteurs inconnus, catégorie romance

Never Cry: Back to Seattle par [Deryckere, Angie L.]

Chaque jour, Anna se lève en ayant conscience que le monde extérieur n’est plus le même. Elle est persuadée qu’elle ne retrouvera plus le goût de vivre, qu’elle se contentera jusqu’à son trépas d’être là pour veiller sur ses enfants.

Plus d’un an après la mort de Jack, la douleur est toujours présente. Chaque jour, elle vit mécaniquement sans y penser, mais quand elle prend un instant pour ressasser les souvenirs de son défunt époux, la colère de l’absence l’envahit telle une larve sournoise… dévastatrice.

Cependant, elle ne pleure pas. Elle lui a promis.

Et cette promesse, Caleb est prêt à l’aider à la briser, afin de la libérer de ce passé qui la hante à chaque seconde. Mais sera-t-elle prête à le laisser faire ? Voudra-t-elle affronter le temps ? Sera-t-elle prête à se reconstruire et débuter une nouvelle vie sans son âme sœur ? Caleb, de toute façon, ne lui laissera pas le choix.

 

l'Afrique écrit

La 4e de couverture m’a fait penser au roman « les gens heureux lisent et boivent du café ». Le deuil dans une romance n’est pas nouveau. Le sujet a été maintes fois abordé, il n’y a que l’angle d’approche qui change. J’ai donc tourné les pages avec attention pour découvrir l’angle d’approche de l’auteure.

Anna porte encore en elle la séparation brusque d’avec son mari. Cette jeune veuve vit au ralenti. Les problèmes que rencontre son fils aîné vont la pousser à se reprendre en main, retrouver sa féminité, ses amis et un travail pour subvenir aux besoins de ses enfants et éponger les dettes de son défunt mari.

On doit laisser les morts reposer en paix mais ce dernier doit être réveillé. Il est décrit comme un mari et père aimant mais certains anges ont des défauts. Ceux de Jack sont révélés et l’envie ne nous manque pas de le gifler pour tant d’irresponsabilité.

Lorsque Caleb débarque, mon cœur frémit. Dans mes rêves de fleur bleue, mon prince charmant est beau, riche, brillant chef d’entreprise. Caleb m’a donc fait craquer. Il n’est pas né avec une cuillère en or dans la bouche, il a construit son présent avec sagacité. 

Le récit est narré à la 3eme personne mais on arrive à ressentir les émotions des personnages. Bravo à l’auteure pour avoir transformé l’essai. 

Caleb et Anna ont été des amants maudits, ce qu’ils ont partagé hante plus Caleb qu’Anna. Il nous fait revivre leurs instants volés, cet amour qu’il essaie de contenir depuis une quinzaine d’années.

J’ai attendu avec impatience leurs retrouvailles, j’ai trouvé dommage que cela ne se fasse qu’au chapitre 19. Une longue attente plutôt inutile qui a fait perdre de l’intensité à l’histoire.

Après les événements s’enchaînent : la maladie de Braden, la nouvelle surprenante du médecin. L’histoire s’achève avec un gros suspense, donne envie de lire le deuxième tome.

 

Never Cry est une intéressante découverte. J’ai apprécié la plume fluide de l’auteure. Ce roman n’était pas dans ma sélection personnelle, je remercie donc les autres membres du jury. Sans elles, je serais passée à côté de cette sympathique histoire. 

 

Christmas

  • Existe en Format Kindle et broché
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 208
  • Editeur : Éditions Sharon Kena
  • Publié en décembre 2016
  • Lien d’achat : ICI

 

Que lisez-vous aujourd’hui ?

 

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[Service presse] Live your life come what may

Quand Edge, 20 ans, danseur professionnel, rencontre Cassie, 18 ans, violoniste, ils sont loin d’imaginer que leur rencontre va bouleverser leur vie.
Ils se lancent à corps perdu dans cet amour, qui a pourtant une échéance, car les deux devront se séparer dans quelques mois pour partir en tournée chacun de leur côté. Prêts à profiter de l’instant présent, ils sont pourtant rattrapés par leur passé. Et s’ils étaient liés depuis leur enfance ?
Edge et Cassie supporteront-ils la vérité, les mensonges, et les découvertes auxquelles ils se confronteront ?
Advienne que pourra…

l'Afrique écrit

Grand merci à Publishroom pour ce service presse. 

Un résumé alléchant, une histoire notée 4.5 sur Amazon qui fait une centaine de pages = lecture idéale pour moi en théorie.

Je m’attendais à une histoire attendrissante, pleine de rebondissements où la découverte des secrets ferait palpiter mon cœur. Un roman d’amour passionné.  

L’histoire commence bien. Edge vit avec le cœur d’un autre, il aimerait réaliser les rêves de son donneur. Son objectif m’a attendrie.

Lorsqu’il rencontre Cassie, il passe très vite aux choses sérieuses. J’ai écarquillé les yeux lorsque Edge lui demande si elle est vierge et qu’elle s’offusque, lui demande pour qui elle la prend. Définitivement, être vierge n’est plus une vertu.

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Les personnages secondaires du récit (les amis d’Edge) ne sont pas des figurants. Leurs histoires personnelles sont brièvement racontées, ce sont de jeunes travailleurs, non oisifs qui accordent leur aide sans faille à nos protagonistes.

L’érotisme pointe le bout de son nez, l’overdose aussi de mon côté. Les scènes de sexe ne peuvent plus être suggérées, décrites avec finesse et poésie ?

 

Les points de vue alternés permettent de connaître les ressentis des deux protagonistes, leurs questionnements intérieurs sur l’évolution de leur relation.

En plus des sentiments d’amour qui les unit, un autre lien les unit. Un lien providentiel. Lorsque Cassie le découvre, elle s’offusque, n’envisage plus d’avenir à leur relation. J’ai trouvé sa réaction un peu disproportionnée.

Quand sonne l’heure de partir en tournée, nos amoureux se séparent. Le récit s’achève ainsi. Je suis restée sur ma faim. Si je m’en tiens aux remerciements de fin de l’auteure, il y aura une suite. 

Que dire de la forme de l’oeuvre ?

Les descriptions sont suffisamment claires, allant à l’essentiel. Le style limpide de l’auteur et les chapitres courts donnent de la fluidité au récit. J’aurais voulu que le niveau de langue soit un peu plus recherché. La tournure des phrases est assez élémentaire. 

L’histoire est intéressante mais elle ne m’a pas transportée. Il m’a manqué de la passion. Je ne me suis pas attachée aux personnages, je n’ai pas eu du mal à les laisser. Edge ne m’a pas fait rêver. 

J’espère que le deuxième tome sera plus surprenant et très riche en émotions.  

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  • Existe en Format Kindle et en broché
  • Nombre de pages : 113
  • Date de publication : 2 novembre 2017
  • Lien d’achat : ICI

 

GM signature

 

 

 

 

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La formule du nez, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant dans la sélection romance, prix des auteurs inconnus 2017. 

Couverture La formule du nez

Quand Zoé se voit offrir un emploi, elle est loin d’imaginer ce qui l’attend.

Plongée au cœur de l’étrange quotidien de Jules et du Nez, Zoé cherche à comprendre le mystère qui entoure les deux amis. De quel mal souffre Jules, enfermé dans sa prison de verre ?

Dans l’atelier du Nez, des sifflements résonnent… De surprises en fascinantes découvertes, Zoé aura fort à faire pour démêler les secrets d’une famille marquée par le drame. Mais parviendra-t-elle à trouver sa place auprès de ces deux inconnus sans perturber les liens qui les unissent ?

 

l'Afrique écrit

Lire ce roman m’a fait penser à une tarte aux fraises qu’on me propose de dévorer.

N’étant pas fan de fraise, j’hésite, repousse le moment de croquer la tarte. Je me dis que je ne vais pas apprécier mais je me décide finalement à la manger et là…

Je me laisse envahir par le goût délicat de cette tarte. Je la mange lentement mais sûrement, mes papilles apprécient le voyage. 

Ce roman ne figurait pas dans ma sélection, je remercie les autres membres du jury qui ont voté pour ce roman. Sans elles, je serais passée à côté de cette belle découverte.

Le titre du roman est intriguant tout comme le pseudonyme de l’ami de Jules : le Nez. il attise la curiosité. Une fois, le prologue débuté, les pages se tournent d’elles-mêmes. Les chapitres sont courts, le style poétique et fluide, les descriptions bien faites. On aimerait nous aussi faire une halte à Seyrac. L’âme de Molière peut esquisser un sourire face à la maîtrise de la langue de l’auteure. 

L’histoire est plutôt linéaire mais les secrets révélés et la quête de la guérison de Jules tiennent en haleine. 

C’est une lecture sensorielle. L’odorat est mis en avant d’une belle manière. On inhale le parfum sucré de l’amitié, amer de la culpabilité, acide de l’amour non réciproque.

Les odeurs se matérialisent. On les voit, on les entend, on les touche, on les goûte. 

La maladie de Jules m’a légèrement fait penser à celle de Madeline dans Everything everything  Son mal est plutôt fantasque, il ne supporte aucune odeur. 

Le Nez, son ami de longue date, s’est donné pour mission de le guérir. Grâce à lui, je sais enfin le nom scientifique des troubles de l’odorat en particulier l’hyperosmie. Par contre, j’ai trouvé la source de guérison assez farfelue.

Je me suis attaché au Nez. J’ai été déçu qu’il ne soit pas l’amoureux de Zoé. 

En parlant d’amour, je ne classerai pas ce livre dans la romance. C’est un récit avec une touche d’amour. La romance ne représente qu’une petite partie du récit.

La relation amoureuse n’est pas au cœur de l’ouvrage, elle n’est pas développée. Il m’a manqué de la passion, de la séduction, des obstacles dans l’évolution de la relation. Aucun « je t’aime » n’est prononcé. Jules et Zoé se rendent compte de leurs sentiments, décident de le vivre. POINT FINAL

Il sont touchants mais ne m’ont pas fait rêver à travers leur histoire d’amour. 

La formule du Nez a été un bon moment de lecture. J’espère que les deux romans qu’il me reste à lire pour le prix me raviront encore plus. 

 

Christmas

Editeur : Éditions Calepin

Date de publication : 23 novembre 2016

Lien d’achat : ICI

En attendant l’interview de l’auteure sur le blog, vous pouvez en savoir plus sur elle ICI

 

GM signature

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Ai-je apprécié Black Pearl de Lise Marcy?

En préparant mon article pour le prix des auteurs inconnus, j’étais tombée sur Black Pearl. Aimant bien les couples mixtes en littérature, j’avais noté ce roman dans ma wishlist. L’auteure a bien voulu m’offrir son roman. Merci Lise Marcy !

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Alana et Christopher vivent à Londres et se rencontrent un soir dans un pub alors qu’ils sont de sortie avec leurs amis respectifs. Alana cède à un pari de ses amies et aborde 
Christopher d’une manière très directe. Son tempérament plaît au jeune homme. Elle est PDG d’une grosse société à Londres. Elle regorge d’assurance sur le plan professionnel. Cependant, sur le plan personnel, elle manque quelque peu de confiance en elle. Jeune femme noire de trente-deux ans, elle a des rondeurs, n’en déplaisent à certains… 

Chris, lui, dirige l’affaire familiale. Il essaie de la redresser à cause des choix désastreux de sa mère, qui a conduit l’entreprise au bord du gouffre. Beau brun aux yeux verts de trente-trois ans, il ressemble aux mannequins des magazines. 

Tous deux ont vécu des histoires d’amour compliquées et ne cherchent pas particulièrement à s’engager. Le soir de leur rencontre, après une nuit torride, ils scellent un pacte : celui de devenir des sex friends. Ils profitent de bons moments ensemble, sans avoir de compte à rendre à l’autre. Chris qui est habitué à sortir avec des blondes de taille mannequin, n’assume pas cette relation. Saura-t-il voir en elle, ce qu’elle vaut vraiment ?

 

l'Afrique écrit

J’ai été un peu perdue au début. L’histoire se déroule selon les points de vue des deux protagonistes qui ne sont pas alignés chronologiquement.

Je m’attendais à une histoire sensuelle mais pas à autant d’érotisme. Alana et Chris sont des sexfriend et ils honorent ce mot. Leur sexualité est débridée, un peu trop pour moi. J’ai  sauté les scènes de sexe. Elles ne m’apportaient aucune information.

Je n’ai pu m’empêcher de penser à 50 nuances de Grey quand j’ai lu ce dialogue :

–  Quel âge avais-tu , la première fois que tu as couché avec une fille ?

– Je crois que j’avais quinze ans. C’était avec une amie de ma mère. Elle avait une quarantaine d’années. Une femme d’expérience.

Alana est noire et c’est une déesse du sexe. J’ai un peu grincé des dents du fait que ce cliché sur la performance sexuelle des noires soit mis en avant.

J’ai beaucoup apprécié Alana, la working girl, vivace d’esprit, incontournable dans le domaine qu’elle exerce.

J’ai moins apprécié Alana, la femme amoureuse qui accepte les miettes de celui qu’elle aime. Heureusement, elle s’est ressaisie et lui d’ailleurs.

Chris est beau mais con. Il m’a agacé avec son contrat de sexfriend, son libertinage. Il a tellement insisté sur ce contrat que ses sentiments envers Alana ne me semblaient pas crédibles.

J’ai poussé un ouf de soulagement lorsqu’ils sont passés de sex friend à sex lover. Mon intérêt pour l’histoire s’est accentuée. Les gestes d’affection, les moments tendres, les mots doux ont réjoui la fleur bleue que je suis.

La mère de Chris est raciste et j’ai apprécié le fait qu’elle campe sur sa position. Ça aurait fait un peu mièvre qu’elle accepte Alana et que tout soit beau dans le meilleur des mondes. Dans la vraie vie, le racisme des uns est leur seconde peau et ils ne la quittent jamais.

La plume de l’auteure est très simple, à la portée de tous. Elle accorde beaucoup d’importance au détail. Elle veut raconter tous les moments de la vie du couple Chris / Alana : enterrement de vie de jeune fille, mariage, lune de miel, baby shower. Les idées de  l’enterrement de vie de jeune fille et du baby shower sont plutôt originales mais on aurait pu se passer de certains détails.

Black Pearl est un récit gentillet. Je garderai Alana en souvenir. Femme indépendante, intelligente, entière quand elle aime.

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GM signature

 

 

 

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[Service presse] Seulement par amour, série 3 Bastien

J’ai découvert Lise Marcy grâce à son roman Pour l’amour de Robin.

Elle m’a proposé de découvrir en avant-première Bastien, la série 3 de Seulement par amour. Le but de ces séries est de faire lire des lecteurs qui n’ont pas le temps de lire des pavés.

J’aime me sentir privilégiée alors je n’ai hésité que pendant quelques secondes avant de dire oui. Merci Lise pour cette opportunité de lecture et de critique 😀

Résumé de l'oeuvre

Le jour où Bastien rencontre Caroline alors qu’ils n’ont que 7 ans, il en tombe amoureux. Placés dans la même famille d’accueil, il la prend sous son aile et la protège. Un lien fort se noue donc entre eux. Mais à 15 ans, Bastien est adopté par un couple de parisiens aisés et il déménage à plus de 200 km de Caroline. Avant son départ, il lui fait la promesse de venir la chercher le jour de leur 18 ans. Le jour J, Bastien malgré lui ne peut honorer la promesse qu’il a faite à Caroline. Désespérée, elle s’enfuit de sa famille d’accueil et fonce tête baissée à Paris…

l'Afrique écrit

Curieuse, j’ai voulu savoir ce qui se passe derrière les trois points de suspension du résumé de l’oeuvre.

J’ai découvert une histoire d’amour rose bonbon. Un amour qui soutient, protège. Il n’a ni honte, ni peur des défauts de l’être aimé. 

Bastien est accro à Caro. Le jour où je tombe sur un mec qui m’aime autant, je divorce du célibat. 

Durant ma lecture, j’ai été impressionnée par son amour pour elle. Un amour qui date de l’enfance et qui ne s’est pas édulcoré. 

Mais la belle Caro broie du noir. L’auteure a réussi à me surprendre, j’ai eu un choc lors des retrouvailles de nos amoureux. Jamais je n’aurais imaginé qu’elles se feraient de cette façon. 

Bastien va l’aider à se relever. Caro va se relever, tomber, se relever à nouveau. Le combat contre l’addiction n’est pas facile. 

J’ai apprécié les thèmes abordés dans ce récit : l’addiction, l’adoption, la condition des SDF, la confiance en soi, la détermination à réussir. 

Comme dans toute romance qui se respecte, il y a des antagonistes, des briseuses de rêve. Stelly tient ce rôle à la perfection. Qu’est-ce qu’elle m’a agacée avec ses manigances pour avoir Bastien !

J’ai moins apprécié certains clichés comme la simulation de grossesse pour se faire épouser, nier ses sentiments pour provoquer la rupture. Je fais une overdose de ces péripéties dans les romances. 

 

En conclusion ?

Bastien a été une lecture intéressante. Très courte et avec l’accessibilité du style d’écriture de l’auteure, c’est la lecture idéale à placer entre deux gros pavés. Ce récit m’a donné envie de découvrir les séries qui l’ont précédé.

 

Christmas

Disponible sur AMAZON le 21/03/2018

Existe en format numérique et broché

Nombre de pages : 147

Prix d’achat : 10€ la version papier / 2,99€ la version kindle 

Connaissiez-vous Lise Marcy ? Lequel de ses romans avez-vous lu et apprécié ?

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J’ai lu IMATIVE A de June Cilgrino

Dans la sélection des 10 finalistes de la catégorie Romance du Prix des Auteurs Inconnus, j’ai été triste de ne pas voir y figurer IMATIVE A. Je ne suis pas fan de Science-Fiction mais j’ai été séduite par les 10 premières pages de cette oeuvre.

J’ai sauté de joie lorsque les initiatrices du Prix nous ont demandé de choisir notre coup de cœur. UN roman qui figurait dans notre classement, mais qui n’a pas été sélectionné.

Les « Coups de cœur » resteront néanmoins hors concours, et ne pourront être désignés lauréats du Prix des Auteurs Inconnus.

J’ai choisi IMATIVE A et je remercie June Cilgrino qui me permet de découvrir son oeuvre.

Survivre, c’est l’unique combat de Lisor. Mais comment le remporter alors qu’elle vit dans un monde où le seul fait d’être humaine est passible de mort ? Et si elle échappait à la sentence des azras et des hybrides, ces êtres stupéfiants qui dirigent la terre, en se faisant passer pour l’une de ces créatures ? C’est ce que l’Imative A semble rendre possible : une gorgée suffit pour devenir une autre et goûter à une existence merveilleuse. Pour Lisor qui n’a connu que la traque et la peur, les distractions sont nombreuses et sa différence attire et attise bien des curiosités. Toutefois, parce que son secret protège sa vie, elle ne doit surtout pas se laisser séduire par le monde de ses ennemis, ou pire, par l’un d’entre eux…

 

l'Afrique écrit

Fuir – se cacher – survivre voici les mots que conjuguent sans cesse les derniers humains sur terre dont Lisor en fait partie. L’humanité est vouée à disparaître. L’imperfection et la perfection ne peuvent cohabiter. Les seuls êtres à posséder la terre demeurent les azra (humains génétiquement modifiés) et les hybrides (nés d’azra et d’hybride ou de deux hybrides).

La grand-mère de Lisor lui donne une opportunité de vivre en lui donnant une fiole d’Imative A. Avec cette potion, Lisor devient une hybride. Elle est débarrassée de ses maux physiques. Elle rejoint Olyméa, la cité de ses ennemis.

Cette cité est fascinante par sa haute technologie, sa beauté renversante, son éternité enviable. Les fines descriptions de l’auteure nous permettent de visualiser ce monde sans difficulté. J’ai été subjuguée par ce monde parfait, où tout semble si facile. 

Lisor est aussi captivée par cette cité, ce nouveau mode de vie. Elle est sans cesse dans un effet de contemplation de la ville et de ses habitants. On ne compte pas le nombre de fois où les mots « beauté », « beau », « parfait » apparaissent dans le récit.

Son bonheur est teinté de mélancolie, d’un sentiment de trahison. Peut-on être heureux sans nos êtres chers, parmi ceux qui leur ont ôté la vie ?

Lisor est en sécurité dans cette ville mais cette sécurité est à surveiller comme le lait sur le feu. L’Imative A n’est pas en quantité illimitée et des hybrides s’approchent dangereusement d’elle. J’avoue, j’ai eu peur pour elle, peur qu’on découvre qu’elle est une humaine. Quand cela s’est produit, j’ai eu peur pour sa vie. 

Cette science-fiction a une touche d’amour. Une rencontre entre l’imparfait et la perfection, le limité et l’éternel. Elle ne prend réellement forme que dans les dernières pages du livre. Je suis un peu restée sur ma faim.

Des rebondissements interviennent également dans la dernière partie du roman. Un humain qu’on croyait mort a été gardé en vie. Les perrestres (humains génétiquement modifiés) sont une menace potentielle pour Olyméa. Des ébauches de stratégie sont faites. J’imagine que le tome 2 IMATIVE B sera un feu d’artifice. 

IMATIVE A a été une belle découverte, un culte à la beauté, l’amour et l’amitié qui se fout des différences. J’ai apprécié ce parfum de peur, de mélancolie, d’amour, de séduction qui flottait dans ce roman.

J’ai noté quelques bémols. L’auteure s’appesantit beaucoup trop sur la description d’Olyméa, ce qui m’a parfois lassée. Des fautes rebelles ont réussi à se faire remarquer tout au long de ma lecture.  

 

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Service presse : romance paranormale avec Cœurs pourpres

Afin de ne pas connaître des moments de lassitude dans mes lectures, j’ai suivi le conseil d’une dévoreuse de livres : alterner les genres. 

Je lis donc pour la première fois de ma vie une histoire de vampires (Oui, je n’ai jamais lu Twilight, juste vu en film)

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Grand merci à Publishroom qui me permet de sauter le pas grâce à ce service presse. Quel est donc ce livre qui représente ma première fois ?

 

Couverture Les coeurs pourpres

Embarquée dans un week-end d’intégration déjanté, Angie, jeune étudiante en psychologie, croise la route d’un vampire qui la mord et la marque comme sienne. Elle se retrouve alors sous la domination d’un être impitoyable, dangereux et diabolique. Sans échappatoire, elle voit sa vie s’effondrer jusqu’à ce qu’elle croise le chemin du frère de son maître, un vampire énigmatique qui fera naître de nouveaux sentiments en elle. L’alchimie est immédiate entre les deux mais que vaut l’amour dans cet univers démoniaque où le sang, les morsures et les secrets les plus obscurs s’entremêlent ?

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Quelle fluidité dans l’écriture ! L’histoire se lit d’une traite. La plume de l’auteure a le style affectif de l’héroïne.

Angie est une jeune femme vulnérable qui n’a pas confiance en elle. Elle est d’une candeur virginale. Sa rencontre avec le duc Laurent va changer le cours de sa vie. J’ai hautement apprécié la personnalité de Laurent. J’avoue, j’étais un peu triste quand certaines pages ne lui étaient pas consacrées. Il a un tempérament de feu, il est dur, intraitable, il a une parfaite maîtrise de ses sentiments. J’ai cru qu’Angie et lui allaient s’amouracher étant donné qu’elle était sa mordue et lui son maître mais l’auteure a faussé mes plans avec l’arrivée d’Alban. 

Plus doux que son frère Laurent, il magnétise Angie. Les émois amoureux débutent mais Alban a aussi son côté ténébreux. Les vampires ne sont pas des saints et Angie va l’apprendre à ses dépens. Comment cette relation va-t-elle évoluer ? Que devient Laurent au milieu de cette relation ?

Motivée par la recherche de la réponse à ces questions, j’ai tourné les pages et qu’est-ce qu’elles se tournent bien ! 

L’histoire n’est pas linéaire, il y a quelques rebondissements notamment avec l’arrivée des sorciers. Certaines actions à la fin du roman restent en suspens. Une recherche sur Amazon m’apprend qu’il y a le tome 2. Vu comment le tome 1 s’achève, j’ai hâte de le découvrir.

L’auteure a réussi à dresser un univers plutôt crédible des vampires. Angie tergiverse beaucoup, sûrement dû à ses 19 ans et son manque d’expérience. Sa naïveté m’a fait penser par moment à Cyrielle. Elle agace mais n’amenuise pas l’intérêt porté à l’histoire. 

Les cœurs pourpres est une belle découverte. Je garde un chic souvenir de cette première fois !

Pour tenter l’expérience, vous n’avez qu’à vous rendre ICI

 

Etes-vous fan des vampires ? Quel livre portant sur cet univers vous a marqué ? Je le noterai avec grand plaisir dans ma liste de lecture de 2019. 

 

GM signature

 

Publié dans Ma poésie

Il n’ y a pas d’amour heureux, clin d’œil à Tristesse au paradis

Il n’y a pas d’amour heureux. Un poème de Louis Aragon que j’aime bien pour son ton mélancolique, sa façon de décrire le bonheur insaisissable. Il plaira sans aucun doute à Cyrielle, l’héroïne de mon roman Tristesse au paradis.

 

Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son cœur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Il n’y a pas d’amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désœuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes

Il n’y a pas d’amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

Il n’y a pas d’amour heureux

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare

Il n’y a pas d’amour heureux

Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs

Il n’y a pas d’amour heureux
Mais c’est notre amour à tous les deux

 

Ce poème de Louis Aragon décrit toute la trame de son histoire. Cyrielle est heureuse d’aimer mais… son histoire d’amour explose en plein vol. Dans une rare violence dont elle a du mal à se remettre… Un bonheur devenu malheur, une histoire pleine de douleur mais qui débouche sur une note d’espoir…

Owali Antsia, auteure gabonaise, a lu l’histoire de Cyrielle et lui a dédié cette chanson 😀

 

 

Elle a aussi donné son avis sur cette belle histoire d’amour, de passion, de vie :

Tristesse au paradis !

Le ton est donné, ne vous attendez pas à lire une belle comédie romantique. Que nenni ! Mélancolie, chagrin et regrets dans un cadre enchanteur, tel est le cocktail auquel on s’attend d’entrée de jeu à la découverte de la couverture. Si les premières gorgées de ce breuvage peu avenant ne nous prennent pas en traître, très vite des sauveurs plus douces, plus suaves donc plus agréables chassent de notre visage, la grimace causée par l’amertume.

Voyez comme je me surprends à faire des pirouettes lyriques, tel est l’effet de la gracieuse plume de Grâce…

 

Vous pourrez lire son avis intégral ICI

(c) Owali Antsia

Si elle vous a donné l’envie de lire le roman et si vous ne résidez pas en Côte d’Ivoire vous pouvez vous inscrire ICI pour qu’on organise l’envoi de Tristesse au paradis vers votre pays de résidence. 

 

Hâte de lire votre avis sur l’oeuvre. 

 

signature coeur graceminlibe