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L’utopie des fous de Anthony Boucard

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2019, catégorie « littérature blanche »

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« Pas un seul jour n’est passé sans que je ne vienne à toi, que je ne te fasse la cour, que je me jette à tes pieds pour éprouver ton amour et me faire aimer. Si je ne le faisais pas, c’est toi qui m’approchais. Lorsque nous nous croisions, nos yeux se retrouvaient et disaient ce que ton raisonnement ne pouvait comprendre. C’est ainsi, c’était inscrit dans ton sang et dans ta peau, comme cela l’était dans la mienne. Nous étions condamnés à nous aimer comme tu l’étais à m’oublier.»

C’est sur ces notes d’amour tendres que débute le roman. Ces mots, Marius Dupont, septuagénaire, les adresse à Jeanne Roland, l’amour de sa vie depuis l’adolescence.

Ils sont au foyer psychiatrique des Landes depuis près de 45 ans. Jeanne est amnésique. Quant à Marius, il affirme qu’il est fou sans donner de précision sur son mal.

Un soir, ils quittent le foyer. Marius est en possession de ciseaux de couture qui lui ont été donnés par Angèle, employée dans l’établissement depuis les années 60.  

Qu’est-ce qui a bien pu pousser Angèle à faire cela ? Que compte faire Marius avec ces ciseaux ?

Les questions du présent ont leurs réponses dans le passé.

On fait un bond en arrière, à l’été 44.

La France est occupée. Sur les terres séquestrées du sud Touraine, certains comptaient les jours avant la libération en priant que rien ne leur tombe sur la tête. D’autres se battaient, pour ou contre, en uniforme ou en civil, avec plus ou moins de conviction. Ils étaient français ou allemands, embarqués dans la même guerre.

Dans ce climat hostile de la seconde guerre mondiale, Jules Bréhant, 16 ans et Jeanne Roland, 14 ans s’aiment. Le père de Jeanne ne veut pas entendre parler de cette relation car le père de Jules est un collabo. Nos deux tourtereaux s’aiment donc en secret dans ce climat de suspicion et de méfiance instaurés par la guerre.

Dans l’horreur, jaillit l’écho de cet amour juvénile, vécu avec impétuosité. Un amour arrêté en plein élan à cause des affres de la guerre puis repris sous une autre forme.

 

A travers les yeux de Jeanne et Jules, l’auteur décrit les conséquences de la guerre sur le plan individuel, familial, communautaire et national.

Je lui racontai comment les habitants des villages redistribuaient leur amitié en fonction de leurs convictions ou de leurs intérêts, comment les amis du passé devinrent des ennemis pour de la viande, pour du beurre, pour un salut à l’occupant ou pour une résistance porteuse de représailles.

 

Chacun des bourreaux s’affairait à sa tâche comme si les rôles avaient été distribués et répétés longtemps à l’avance. Tous opéraient comme dans un rituel religieux au nom d’une patrie, d’un devoir ou de la morale.

Il n’y a pas de bons ni de mauvais dans les guerres. Il y a seulement des hommes qui font des choix. Et eux ont choisi d’être des assassins. Lorsqu’ils tirent sur nos soldats, ce n’est pas pour se défendre, c’est juste pour tuer de l’Allemand, des hommes qui font seulement leur devoir.

L’auteur nous fait réfléchir en nous plongeant dans l’horreur de la guerre, la violence sans nom. Dans une guerre, la bonté et le mal ne se trouvent-ils que dans un seul camp ?

Il nous fait également réfléchir sur les conséquences des choix que nous faisons sous l’influence de la colère, la frustration.

Très sceptique sur ce roman lors des présélections du prix, je l’ai finalement apprécié. C’est une sympathique découverte. 

Le procédé narratif rend l’oeuvre agréable à lire malgré son côté dramatique, mélancolique. L’auteur fait des allers-retours entre le présent et le passé et alterne les narrateurs. Les 32 chapitres formant la charpente du livre sont plutôt courts et donnent du rythme à l’histoire. Le niveau de langue est approprié au contexte de l’œuvre, le vocabulaire varié mais il  y a malheureusement énormément de descriptions pour la plupart inutiles qui alourdissent le récit.

Pour acheter le roman, cliquez ICI

GM signature

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Une coccinelle dans le cœur – Angie Le GAC

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2019, catégorie « littérature blanche »

 

Couverture Une coccinelle dans le coeur

 

Jeune, belle, malade. Trois adjectifs qui décrivent Elena, notre héroïne.

En septembre 2004, Elena, mannequin de 25 ans, s’évanouit lors d’un défilé. Elena est internée. Elle a fait une crise psychotique aiguë avec accès de paranoïa.

La vie d’Elena fait dès cet instant des tours audacieux de manège. Il y a des ascensions, des moments intenses de joie puis des descentes infernales : dépression, envie de mourir.

Malgré tout, Elena décide d’avancer. Entre ses séjours à la clinique et sa reconversion professionnelle, elle tente de vivre avec sa maladie chronique, psychose maniaco-dépressive.

L’amour frappe à sa porte. L’homme-silence, l’homme-lumière, l’homme-espoir entre dans sa vie et la propulse dans les étoiles.

1+1=3

Elena donne la vie mais le destin décide de se jouer à nouveau d’elle. La félicité d’Elena est perturbée, les épreuves s’accumulent. Compte tenu de son état de santé, la Haute Cour de justice britannique lui retire son enfant.

J’ai trouvé absolument aberrante la décision de la Cour britannique. J’ai donc pris le soin de vérifier si ce n’était que pure fiction et je suis tombée des nues. Des enfants sont retirés abusivement à leurs parents par les services sociaux au Royaume-Uni !

https://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/01/29/vols-denfants-par-services-sociaux-angleterre/

https://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2016/11/15/au-royaume-uni-le-scandale-des-enfants-arraches-a-leur-famille_5031213_1655027.html

https://www.huffingtonpost.fr/2013/01/14/scandale-services-sociaux-abus-enfants_n_2472295.html

Merci à l’auteure de m’avoir fait découvrir ce pan de l’actualité. Je n’en reviens toujours pas. L’histoire d’Elena m’a encore plus bouleversée. Je n’aimerais vraiment pas être à sa place et celle de son époux.

L’histoire n’est pas sombre jusqu’au point final, on entrevoit une lueur d’espoir, une belle leçon de vie : continuer à vivre, relever la tête malgré les coups bas de la vie.

Ce roman faisait partie de ma présélection. J’ai eu un réel intérêt pour la thématique sur les maladies mentales qui ne figure pas dans mes lectures habituelles. Je suis satisfaite qu’il ait été sélectionné car il aborde des sujets percutants.

Quid de la forme ?

L’auteur utilise un langage simple avec quelques envolées lyriques. Les phrases sont courtes.

Je trouve dommage que cela soit écrit à la 3e personne, cela amenuise l’intensité des émotions selon moi. J’ai trouvé certaines tournures de phrases niaises, certaines discussions théâtrales. La forme de l’histoire pèche à certains endroits mais cela ne nuit pas à la qualité intrinsèque de l’oeuvre.

 

Christmas

Auto-édition

Disponible en format kindle et broché (222 pages)

Date de publication : Janvier 2018

Lien d’achat : ICI

GM signature

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Frère d’âme de David Diop

Vous rappelez-vous de mon challenge “lire des prix littéraires” ? Je ne vous en tiendrai pas rigueur si vous l’avez oublié, je l’ai vraiment délaissé. Je tente de me rattraper avec le livre du jour qui a reçu le prix Goncourt des lycéens 2018.

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Alfa Ndiaye et Mademba Diop sont de la même classe d’âge. Lorsqu’ils entrent dans leur vingtième année, Mademba désire aller à la guerre. L’école lui a mis dans la tête de sauver la mère patrie, la France.

Mademba voulait devenir un grand quelqu’un à Saint-Louis, un citoyen français :

« Alfa, le monde est vaste, je veux le parcourir. La guerre est une chance de partir de Gandiol. Si Dieu le veut, nous reviendrons sains et saufs. Quand nous serons devenus des citoyens français, nous nous installerons à Saint-Louis. Nous ferons du commerce. »

 

Alfa Ndiaye, son presque frère puisqu’il a grandi avec lui après que sa mère soit partie l’a suivi dans son rêve. Alfa et Mademba deviennent des tirailleurs sénégalais. Sur les champs de bataille, ils découvrent que la France du capitaine Armand a besoin de la sauvagerie des noirs. Elle fait la propagande de cette sauvagerie pour faire peur à l’ennemi.  

 

Comme nous sommes obéissants, moi et les autres, nous jouons les sauvages. Nous tranchons les chairs ennemies, nous estropions, nous décapitons, nous éventrons.

Mais quand je lui souris, je sens qu’il se demande dans sa tête : « Mais qu’est-ce que ce sauvage me veut ? Qu’est-ce qu’il veut faire de moi ? Est-ce qu’il veut me manger ? Est-ce qu’il veut me violer ? » Je suis libre d’imaginer ce que pense l’ennemi d’en face parce que je sais, j’ai compris. En observant les yeux bleus de l’ennemi, je vois souvent la peur panique de la mort, de la sauvagerie, du viol, de l’anthropophagie. Je vois dans ses yeux ce qu’on lui a dit de moi et ce qu’il a cru sans m’avoir rencontré auparavant.

Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Il culpabilise, il se détache de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence au point d’effrayer ses camarades. Le héros de guerre est devenu un fou dangereux, un sauvage sanguinaire.

La rumeur a couru. Elle a couru tout en se déshabillant. Petit à petit, elle est devenue impudique. Bien vêtue au départ, bien décorée au départ, bien costumée, bien médaillée, la rumeur effrontée a fini par courir les fesses à l’air. Je ne l’ai pas remarquée tout de suite, je ne la distinguais pas bien, je ne savais pas ce qu’elle complotait. Tout le monde la voyait courir devant soi, mais personne ne me la décrivait vraiment. Mais j’ai enfin surpris des paroles chuchotées et j’ai su que le bizarre était devenu le fou, puisque le fou était devenu le sorcier. Soldat sorcier.

Son évacuation à l’Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique. On découvre sa famille, la séparation avec sa mère, sa relation avec Fary. J’ai beaucoup apprécié cette partie du récit qui a l’allure d’un conte. Il y a d’ailleurs un conte africain cité en fin de roman.

Ce récit est un monologue, le discours des pensées d’Alfa. Il nous montre les dégâts intérieurs et extérieurs de cette folle guerre, ce que ces tirailleurs sénégalais ont dû endurer sur les champs de bataille et ceux qui ont vécu pour cette guerre.

Pour le capitaine, la vie, c’est la guerre. Le capitaine aime la guerre, comme on aime une femme capricieuse. Le capitaine passe tous ses caprices à la guerre. Il la couvre de cadeaux, il la fournit sans compter en vies de soldats. Le capitaine est un dévoreur d’âmes. Je sais, j’ai compris que le capitaine Armand était un dëmm qui avait besoin de sa femme, la guerre, pour survivre, tout comme elle avait besoin d’un homme comme lui pour être entretenue.

Frère d’âme offre une lecture rapide. David Diop a une plume fluide, caressante. Ma lecture fut intéressante mais pas transcendante.

J’ai eu une incompréhension à la fin : Mademba Diop est-il devenu Alfa Ndiaye ?

L’émission la Grande Librairie m’a donné un élément de réponse.

Un amour interdit Alyssa Cole

Il faut faire attention, quand on se pense libre de penser ce qu’on veut, de ne pas laisser passer en cachette la pensée déguisée des autres, la pensée maquillée du père et de la mère, la pensée grimée du grand-père, la pensée dissimulée du frère ou de la sœur, des amis, voire des ennemis.

 

GM signature

 

 

 

 

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Il est à toi ce beau pays, une oeuvre magistrale

« Il est à toi ce beau pays » présente l’Afrique appétissante, gâteau de l’un, débouché économique de l’autre ;  l’Afrique, ce continent dévisagé, remodelé, privé de sa substance. Mère à qui l’on n’a pas laissé le temps de faire le deuil. Après avoir perdu ses fils, on la prive de ses terres.

« Il est à toi ce beau pays » expose le passé douloureux de l’Afrique, glorieux de l’Europe…

On entend d’abord la voix dépressive d’Ota Benga, Pygmée congolais du peuple des Mbuti qui a été notamment exposé au zoo du Bronx de New York en 1906.

La voix puissante et dominatrice des colons se fait aussi entendre, notamment celle de Léopold, roi des Belges. On découvre (ou redécouvre) toute la stratégie politique de l’Occident pour s’approprier ces terres africaines entre 1873 et 1896.

Entre-temps, pour échapper à la soumission irréversible, il fallait mettre en oeuvre un ensemble de principes : civilisation, christianisation et commerce.

« Et surtout, il faut du temps, pour coloniser, continua-t-il pour lui même. Car il ne suffit pas de préparer les expéditions. Il faut préparer l’opinion ! Il faut persuader le peuple du bien-fondé de nos actions outre-mer. Il faut le pétrir de bons sentiments, lui faire miroiter des actions humanitaires à la pelle ! La civilisation, l’aide au développement, le partage des valeurs de la vieille Europe et autres balivernes…

Le partage de nos valeurs ! s’emballa le petit homme. Comme c’est malin ! Qui pourrait refuser une idée si généreuse ?

« Très bien, cet article, très bien, se félicitait Jules Ferry, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, les favoris traînant sur Le Figaro du jour. Il tombe à point pour l’ouverture de la conférence de Berlin. La chance de l’Afrique, c’est la France ! Pas l’Angleterre, pas la Belgique, mais la France ! Il faut que tout le monde le sache !

“Pour mes cinquante ans, je veux devenir roi du Congo.” Dixit Léopold, roi des Belges

Léopold est un homme abject, Jules Ferry également. Je suis désolée mais je n’ai aucune estime pour ceux qui ont favorisé la suprématie blanche.

Mon cœur s’est serré en lisant toute la violence de la colonisation, toute la naïveté des indigènes qui signent des papiers sans lire. Ils avaient confiance, peau noire, cœur blanc…

Jennifer Richard révèle une vérité essentielle :

Peu à peu, il avait compris qu’il n’existait pas de conscience africaine à l’échelle du continent. La solidarité ne fonctionnait qu’à hauteur de tribu. Nombreux étaient les chefs de clan qui effectuaient des rapts dans les villages voisins, en échange de quelques pièces d’étoffe.

 

J’ai constaté une fois de plus avec dégoût que la politique internationale n’a pas changé de 1800 à 2018. 

« Ce que je veux vous dire, c’est que les Européens ont une fâcheuse tendance à dénoncer les atrocités des chefs africains pour donner un vernis de légitimité à leurs invasions. Mais leur immixtion a pour effet de déstabiliser le continent. »

N’est-ce pas ce qui s’est passé avec Kadhafi ?

Ce roman décrit parfaitement la philosophie occidentale :

« Ah, l’Europe ! Bien sûr. Cette entité prométhéenne s’est proclamée juge universel. Et pendant qu’elle accuse, on ne voit pas que ses pieds trempent dans le sang.

– Tu vois l’Europe plus cynique qu’elle n’est.

– Vraiment ? Tu penses que vous avez renoncé à l’esclavage pour le bien-être des Africains ? Vous n’avez fait que supprimer un système qui profitait à certaines nations plus qu’à d’autres. D’ailleurs, vous n’avez pas supprimé l’esclavage. Vous n’avez fait qu’effacer le mot. L’Europe aime les concepts. Enrobe tes meurtres des mots civilisation et liberté, et tu verras, on te pardonnera tout.

“Voyez ? C’est tout le problème avec vous, les Européens. Vous êtes choqués dès qu’on touche un cheveu de vos congénères. Alors, vous vous délectez des supplices qu’ils ont subis, vous vous en repaissez comme des porcs, en faisant semblant d’être traumatisés. Il ne s’agissait pourtant que de sept marchands sans vergogne. Mais les autres ? À l’instant, je vous ai parlé de mille huit cents morts dans notre camp et ça ne vous a fait aucun effet. Pas de réaction, pas le moindre battement de cils. Pourtant, ils ne sont pas morts dans leur sommeil, eux non plus.”

Constat déplorable que j’ai fait ouvertement sur mon blog en parlant de la Somalie.

« Il faisait partie de cette caste de rebuts qui n’avaient pas trouvé leur place en Europe et qui partaient en quête d’aventure, d’argent et de respect. »

N’est-ce pas ce que les migrants font ? Un acte qui a été applaudi hier et qui est désapprouvé aujourd’hui. Comme le dit Emmelie Prophète dans son livre, la libre circulation devrait se faire dans les deux sens !

La communauté occidentale actuelle doit-elle se sentir coupable ? L’un des narrateurs a une réponse : la culpabilité est personnelle, elle n’appartient pas à la communauté.

Chacun devrait donc se poser les questions sur les conditions de vie des personnes qui cultivent les matières premières et nous permettent d’avoir vélo, vêtement, téléphone portable.

 

Jennifer Richard raconte la vie des explorateurs qui ont favorisé cette pénétration en Afrique Centrale : Stanley, Brazza et bien d’autres figures historiques comme David Livingstone, Joseph Conrad.  Elle dévoile leurs obsessions, ambitions, quêtes de gloire, de reconnaissance, de fortune.

J’ai beaucoup appris sur Brazza et Stanley. J’ignorais que le premier était d’origine italienne et que Stanley n’était pas le vrai nom du second.

J’ai perçu une différence d’idéologie entre ces deux hommes. Brazza apparaît plus humain dans ses rapports avec les indigènes.

Jennifer Richard ne parle pas que de l’Afrique, ses enfants partis contre leur gré, ceux qui ont vécu l’esclavage, la ségrégation font entendre leurs voix. Des femmes, des hommes qui doivent survivre, se trouver une place dans une société qui est devenue la leur mais qui ne veut pas d’eux.

J’ai découvert des figures importantes du peuple afro-américain comme W.E.B. Du Bois, Booker T. Washington, George Washington Williams.

L’histoire des Etats-Unis ne pouvant être contée sans la colonisation européenne des amérindiens, l’auteure l’aborde dans ce roman.

 

 

Si je le pouvais, je demanderais un standing ovation pour louer son travail colossal. J’étais bouche bée en parcourant la bibliographie utilisée pour ce roman.

J’ai apprécié sa plume sans fioritures, le vocabulaire adapté à l’époque. Les descriptions des lieux sont suffisamment élaborées pour qu’on se les représente.

Le roman comporte trois grandes parties subdivisées en plusieurs chapitres qui correspondent à des dates. Les chapitres sont très courts et permettent de tenir le rythme de ce gros pavé de 756 pages !

C’est un roman magistral, une lecture utile que Jennifer Richard offre au public, dommage qu’il n’ait pas la médiatisation qu’il mérite. 

C’est presque un coup de cœur pour moi. Je vous le recommande vivement.

 

GM signature

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Serial Coureur de Pascal Burq: polar ou thriller ?

Aujourd’hui c’est un roman reçu dans le cadre du concours estival organisé l’an dernier qui sera exposé : SERIAL COUREUR de Pascal Burq.

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Quand l’obsession du meurtre se conjugue à celle du sport… Il avait organisé sa vie autour de la course à pied. Au hasard d’une épreuve, il goûte au plaisir du crime et trouve là un substitut à ses obsessions sportives, un nouveau rituel. Dès lors, il va s’imposer une épreuve par mois, un meurtre dans une course, avec un mode opératoire implacable qu’il reproduira sur tout le territoire et même en Outre-mer, jusqu’au jour où il est obligé de disparaître. Il rencontre alors son alter ego. Une névrose qui croise la perversité. Deux vies qui se mêlent, deux dégringolades qui s’entre choquent avec la mort pour raison de vivre.

 

l'Afrique écrit

Soyons francs : un tel résumé ne vous fait-il pas envie ? Bravo à l’équipe qui s’en charge au niveau de Publishroom.

La 4e de couverture a piqué ma curiosité. Je m’attendais à lire un thriller palpitant.

Tout avait très bien commencé. Un passionné de sport devenu obsédé de meurtre. Il prend plaisir à découvrir de nouveaux procédés d’empoisonnement et à les administrer à ses victimes. J’ai admiré sa science, me suis demandé jusqu’où il arriverait, quand on l’attraperait.

Abordons l’enquête policière. La science du tueur en série semble dépasser Boisripeaux et ses collègues. L’enquête tourne au ralenti. Le récit a commencé à perdre de son intensité. L’identité du criminel est connue mais il réussit à échapper à la police. J’avoue, je les ai traités d’incapables, ces policiers.

Lorsque l’alter ego de notre tueur est entré en scène, je m’attendais à quelque chose d’explosif. Plus de tension, de suspense, de frayeur. J’avais le désir ardent de lire un thriller. Hélas, je n’ai pas ressenti les émotions que procure le genre.

Le cas de l’alter ego est plus facile à traiter pour Boisripeaux. Heureusement, sinon je me serais inquiétée des compétences de ce nouveau commissaire.

 

Serial Coureur s’inscrit dans l’époque des attentats de Paris. L’auteur fait un clin d’oeil à l’actualité française : montée du FN, mariage pour tous, attaques terroristes de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher. Je n’ai d’ailleurs pas compris pourquoi l’auteur a situé les attentats en 2014  et non en 2015.

J’ai apprécié à moitié ma lecture. La maison d’édition dit que c’est un thriller mais ça n’en est pas un selon moi. C’est un roman policier qui ne me laissera pas un souvenir indélébile.

Je vous laisse en espérant trouver une lecture plus palpitante.

Pour vous faire votre propre idée du roman, cliquez ICI

 

GM signature

 

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Mör de Johana Gustawsson vous coupera l’appétit

Mör

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande. 

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair. Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation. Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

 

l'Afrique écrit

Quel plaisir de retrouver la profileuse Emily Roy, sa perspicacité et ses vieux démons!

On retrouve également Alexis, Bergström et Olufsson. On fait la connaissance d’Aliénor, une jeune femme atteinte du syndrome d’Asperger. C’est une bosseuse et elle est drôle. Je ne suis pas fan des saga mais j’aimerais bien la retrouver dans une autre enquête.

Comme dans Block 46, on navigue entre le passé et le présent.

On découvre l’Angleterre du 19e siècle et la terreur causée par les meurtres de Jack l’éventreur puis une Angleterre moderne qui n’est pas tellement différente de l’époque ancienne puisque des femmes sont sauvagement assassinées. Un disciple de Jack l’éventreur est-il à l’oeuvre ?

La citation d’introduction du roman met la puce à l’oreille.

“Ils te bousillent, ton papa et ta maman. Ils ne le font peut-être pas exprès, mais ils le font quand même. Ils te remplissent de leurs défauts, Et en rajoutent quelques-uns en plus, rien que pour toi. Philip Larkin

L’auteur des crimes répète-t-il les actes de parents bourreaux ? Les courts chapitres nous révèlent petit à petit la réponse à cette question. Ce roman est sombre, il coupe l’appétit. Âmes sensibles s’abstenir…

 

Mör est un bon thriller : Il y a du suspense, des effets de surprise. Les apparences s’avèrent être très trompeuses.

J’ai trouvé cette enquête beaucoup plus prenante que la première enquête d’Emily et Alexis.

Grâce au livre, je connais d’ailleurs un nouveau mot : la stéganographie. Si vous le voyez pour la première fois, manifestez-vous en commentaire 😀

J’ai apprécié ma lecture même si j’aurais voulu que la psychologie des tueurs soit plus développée. J’ai déploré le fait qu’on ne passe pas assez de temps dans les cerveaux des tueurs. Le dénouement semble d’ailleurs invraisemblable parce que certains morceaux de la toile tissée par l’auteure arrivent comme un cheveu sur la soupe.

“L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous” Jean-Paul Sartre

Quand je vois ce que Joyce Meyer est devenue après avoir été abusée par son père, cette citation de Jean-Paul Sartre placée à la fin du roman prend tout son sens. Le mal n’est absolument pas génétique.

 

Avez-vous lu Mör ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

fleur v1

 

 

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Et si l’aube nous appartenait, tome 2

Après le départ de l’homme qui a ravivé son cœur et avec qui elle a vécu une passion fulgurante, Alexandrine retrouve sa vie. Les interrogatoires se succèdent, la police recherche toujours les braqueurs en fuite et compte sur sa coopération, tandis que sa famille est aux petits soins. Obligée de mentir à tous, elle pourra néanmoins compter sur ses plus proches amis, Clarisse et Franck, pour la soutenir. Parviendra-t-elle à se détacher de cet homme dont elle ignore jusqu’au nom ? Et si l’occasion lui était donnée de le revoir, serait-elle prête à tout quitter une dernière fois ?

Alexandrine essaie de revivre sans son amoureux mais le manque est cruel. Son amoureux l’obsède, les instants passés avec lui sont gravés dans son âme, encore plus dans sa chair.

Le tome 1 ne m’avait pas convaincue, j’espérais que le tome 2 soit meilleur et je suis assez satisfaite. Il n’y a pas d’action, juste de la romance. Dans ce tome, j’ai ressenti l’amour qu’Alexandrine ressentait pour ce jeune homme dont on connaît maintenant le prénom.

Alexandrine n’a pas eu beaucoup de chance. Elle est veuve alors tout le mal qu’on peut lui souhaiter c’est d’être avec son amoureux, celui qui la fait vibrer dans tous les sens du terme. C’est une vraie nymphomane, on ne peut pas l’empêcher de s’épanouir, de vivre sa vie comme elle le sent, l’entend.

Si c’était à refaire, je parcourrais le même chemin, rejouerais la même histoire, prendrais le même bonheur, subirais la même douleur car il a fait de moi, une femme plus vivante que jamais.

Dans ce tome, les braqueurs deviennent des personnes. On découvre d’abord leurs noms puis leurs passés, leur humanité.

Ils deviennent des donateurs, des Robin des bois des temps modernes. Ils font ce que la fondation de la bijouterie braquée n’a pas fait s’il en existe une.

 

Nos braqueurs s’en tirent plutôt bien et ce n’est pas le lecteur qui va les condamner. Il y a déjà tant de personnes dans la vraie vie qui devraient croupir en prison et n’y sont pas alors…

Ce second tome est une lecture fluide, rapide qui donne de belles couleurs à l’amitié, à l’amour.

ll y a moins de dialogues que dans le premier tome. L’auteure nous sert une prose bien sympathique avec des phrases qui pourraient être des sujets de philosophie :

L’amour est fait de multiples concessions mais pas de sacrifices.

 

J’espère que sa plume va encore monter en puissance dans ses prochains écrits.

Et si l’aube nous appartenait est la romance pour les disciples du Carpe Diem. Pour l’acheter, cliquez ICI

 

Une question avant de se quitter : encouragerez-vous les braquages si les butins sont reversés aux pauvres ? 😀

 

signature coeur graceminlibe

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La parisienne et le highlander, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant au Prix des auteurs inconnus 2017, catégorie romance.

Anaïs de Malincourt, jeune femme de 24 ans, vient de perdre son grand-père, l’unique famille qui lui restait. Entourée de sa bande d’amis, la tribu du 54 Ter, ces habitants de l’immeuble situé dans la rue du Cherche-midi à Paris, elle essaie de ne pas broyer du noir. Côté amour, c’est le néant. Elle n’a connu que des flirts.

Iain Mac Kelloch’, jeune homme de 32 ans, aîné d’une dynastie écossaise, est heureux en affaires, en amour par contre c’est autre chose. Une passion a refroidi ses rapports avec les femmes. Il est le maître de Thuata, l’un des plus beaux et des plus mystérieux domaines écossais.

Une femme et un homme, deux mondes distincts qui vont s’entremêler pour une mission commune : retrouver le Stùr Rionnag, la vie sur Terre en dépend. Une mission qui n’est pas sans embûches puisqu’une société secrète, la SEO le recherche également. D’après la légende, le Stùr Rionnag aurait des vertus thérapeutiques insoupçonnables. La société aimerait l’analyser et faire breveter leurs recherches. 

Anaïs et Iain vont alors devoir déchiffrer des mystères pour découvrir des secrets vieux de plusieurs siècles, remonter leurs arbres généalogiques, décrypter les armoiries et biens rares de leurs familles, exercer leurs dons singuliers pour localiser le Stùr Rionnag. Le lecteur est embarqué dans une folle aventure et il ne s’en plaint pas. On remonte le temps, on découvre des faits historiques. Ésotérisme et fantastique se joignent. Mélange intéressant mais on se perd un peu dans les mystères et les longueurs.

Ce roman obéit docilement aux clichés de la romance. Notre héros est riche et beau comme un dieu, il n’a qu’un léger défaut physique, notre héroïne n’est pas en reste. Elle est belle comme une sirène. Elle a des courbes voluptueuses. Homme comme femme salivent à leur passage. La jalousie va d’ailleurs être leur compagne attitrée. Les crises de jalousie du highlander m’ont un peu agacée. 

L’attirance est palpable dès leur première rencontre. On assiste à un coup de foudre “sexuel”, l’amour vient par la suite. L’érotisme est très présent, rêves érotiques et ébats sensuels peuplent le récit et tombent parfois dans le vulgaire. Je déteste le mot « baiser » dans le sens d’ébats sexuels. Je ne le trouve pas poétique.

Je redoutais ma lecture vu que je déteste les gros pavés mais j’ai finalement passé un bon moment de lecture. J’ai beaucoup apprécié le mélange romance / aventure. Le cliffhanger m’a légèrement ennuyée parce que c’est un vieux scénario des novelas. L’auteure a manqué d’originalité sur ce coup selon moi mais ça ne m’a pas ôté l’envie de découvrir le tome 2.  

Que dire de la forme de l’oeuvre ?

Le registre soutenu est utilisé et convient bien au contexte de l’oeuvre. On croise quelques mots familiers et désuets. J’ai ajouté de nouveaux mots à mon dictionnaire personnel.  Les descriptions sont nombreuses et lassent par moment.

Quelques coquilles ont résisté avec force et détermination à l’épreuve de la correction :

  • Si tu tiens à garder ton job dans ton journal, saches que je suis prêt – page 218
  • Tes yeux lancent des éclairs vert – page 389
  • Tu as été notre raison de survivre, ne l’oublies jamais -page 656
  • Ne la perd pas – page 764

 

Christmas

Existe en format Kindle et Broché

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Avez-vous des recommandations  de romans qui mêlent aventure et romance à me faire ?

Merci d’avance.

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Mélodie Éternelle, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant au Prix des auteurs inconnus 2017, catégorie romance

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Je m’appelle Elena Kartachov, je suis médecin comme je l’ai toujours rêvé. Je suis arrivée à Paris à mes dix huit ans avec un seul objectif : faire des études de médecine.

Mais voilà, la vie nous réserve souvent des surprises et c’est sans m’en rendre compte qu’aujourd’hui, soir de la St Valentin, j’attends mon cher Sébastien. Un garçon qui pourtant avait tout pour me dégoûter et qui a fini par devenir mon âme sœur. Comment cela est-il possible ?

Laissez-moi vous conter cette histoire…

 

mon-avis-de-lecture

Ce roman ne figurait pas dans ma sélection personnelle lors des présélections. J’ai été déçue de le voir parmi les finalistes. Comment les autres membres du jury avaient pu me faire ça ?!

J’ai longtemps retardé ma lecture. J’ai profité récemment d’un voyage en car pour le lire.

 

Elena, notre héroïne et narratrice, fait des allers-retours entre le passé et le présent. Je n’ai aucun souci avec les flash-back, je préfère juste qu’ils soient présents dans le récit à petite dose. Dans Mélodie éternelle c’est continuel et ça a fini par me lasser surtout que le moment présent ne comporte que quelques lignes.

Explorons donc le passé d’Elena, cette étudiante en médecine de 18 ans très studieuse. A l’école Paris Descartes, elle fait la connaissance du beau Sébastien et son groupe d’amis : Paul, Marie, Tatiana. Sébastien est un jeune homme vulgaire et fainéant qui ne pense qu’à s’amuser. On ressent bien que ses cours de médecine l’ennuient.

Il agace Elena, ce n’est pas son genre de mec. Elle préfère Paul, le meilleur ami depuis l’enfance de Sébastien. Paul est studieux, sympa, respectueux, réfléchi, sérieux. De belles qualités qui vont la jeter dans ses bras. Malheureusement, ce ne sera qu’une amourette. Nos personnages pratiquent la liberté sexuelle, nous sommes bien au 21e siècle. 

Le temps passe et elle va découvrir Sébastien sous une autre facette. L’attirance naît, elle est réciproque. Ça a d’ailleurs été un coup de foudre au premier regard pour Sébastien.

Ils ont des personnalités très différentes mais décident de vivre l’amour qu’ils ressentent l’un pour l’autre. Leur histoire est sensuelle, les ébats sexuels sont décrits sans vulgarité.

Sébastien a une passion, la musique. La médecine est un choix imposé par son père lui-même médecin. Avec le soutien d’Elena, il va abandonner ses études de médecine pour vivre sa passion. J’ai salué son courage, sa détermination. Avec son père, les relations ne sont pas au beau fixe et sa décision va empirer les choses.

J’ai été choquée par l’impolitesse de Sébastien envers son père. Qu’importe le comportement de son père, on lui doit du respect.

L’étoile de Sébastien se met à briller, son talent est reconnu, la célébrité frappe à sa porte et menace son couple. J’ai apprécié les hauts et les bas que ce couple va expérimenter. J’ai apprécié le réalisme de leur couple.

Puisqu’on est dans une romance, leur amour va triompher mais un événement va changer le cours de leurs vies. J’ai apprécié la tournure qu’a prise cette romance. Ça change des romances teintées de rose. La tournure aurait été plus surprenante s’il n’y avait pas eu les flash-back qui alertent le lecteur.

Mélodie Éternelle est une romance Carpe Diem, une lecture tendre que j’ai appréciée pour les thématiques abordées : les enjeux de la célébrité, l’avortement, les relations parent-enfant, l’amitié.

Que dire de la forme ?

Le langage courant emprunte quelques mots au registre soutenu. La narration est fluide. L’auteure nous offre de brefs bonus où le narrateur est Sébastien et nous permet ainsi de connaître ses états d’âme.

 

Quelques coquilles ont résisté à la correction :

Et Marie mets son grain de sel – page 72

Elle souit – page 151

La culpabilité m’envahie / Son parfum m’envahie pages 151/ 217

J’ai un large sourire que j’ai du mal contenir – page 195

car le le propriétaire – page 257

les désaper pour leur faire croire qu’ils ont baisés comme des bêtes – page 339

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Première édition : Angel Editions en juin 2016

Deuxième édition : Pandorica Editions en juillet 2017

Existe en version intégrale et sous forme de feuilleton

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lauteur

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Service presse : Carambole et le secret de Kabriol

Couverture Carambole et le secret de Kabriol

Grand merci à Publishroom pour ce service presse. Je me suis laissé tenter par ce livre après lecture du résumé qui annonçait une folle aventure, des rencontres merveilleuses ou inquiétantes.

mon-avis-de-lecture

 

Carambole est une jeune fille de 20 ans qui a reçu de son grand-père un don : celui de parler aux animaux. Elle vit avec sa mère, son frère jumeau Marcus, sa sœur aînée Loli et sa chienne Mazale à Luksandrou. La jeune fille est passionnée de chant. Un soir, elle fait la rencontre de Matis qui l’encourage à partir à Kabriol et vivre de sa passion.

Je connais un endroit merveilleux, à nul autre pareil, 

Où tous les arts du monde s’expriment librement.

Chacun participe, d’une façon ou d’une autre, à la force créatrice

Qui fait battre le cœur de ce royaume des artistes.

Ceux qui, comme toi, ont un don particulier, y sont attendus.

Ta place est parmi eux, à Kabriol.

Il te faudra emprunter un long voyage,

Et surmonter toutes tes craintes,

Mais sur le chemin de Kabriol,

Tu trouveras les réponses à tes questions.

Et lorsque tu seras certaine d’être arrivée à la Cité des Arts,

N’oublie pas de planter une olive de cet arbre, 

A la place qui lui est destinée

Avant que le sort ne soit à jamais scellé.

 

Carambole fait confiance à Matis et débute un voyage initiatique vers Kabriol. A chaque étape de son voyage, elle va rencontrer des personnes très aimables :  Ora, Yrone, Seb, Michel, Virgil, Crystal, César qui vont lui donner petit à petit les pièces pour reconstituer le puzzle de son destin et comprendre le but de sa vie.

Carambole rencontre des obstacles sur son chemin mais ils sont très vite résolus. Ses peines sont légères comme si les auteurs voulaient ménager l’héroïne. 

Les forces du mal ne restant pas au chômage bien longtemps, elle va rencontrer sur son chemin de vilains méchants comme Dialo, le magicien, et Tony le cupide. Ils ne commettent pas des actes monstrueux. Tout est cadré pour ne pas choquer le lecteur. 

Je suis restée insensible au surnaturel présent dans le récit : les sortilèges, les rencontres avec les créatures fabuleuses comme les fées ne m’ont pas subjuguée. 

 

Carambole va aussi rencontrer l’amour. Un coup de foudre trop mielleux pour moi. J’aime la romance mais je préfère des histoires d’amour où le couple est confronté à de réelles difficultés. La romance de Carambole est trop belle, trop rose. C’est un conte de fée pour princesse. 

Le récit est gentillet, rempli de bons sentiments : l’amour, l’entraide, la générosité, de bonnes leçons de vie mais son côté enfantin, trop lisse m’a ennuyée à plusieurs reprises.   

J’aurais voulu que l’intrigue soit plus corsée mais je respecte le choix du duo d’auteurs. Elles ont taillé un univers sur mesure pour enfants et adolescents. N’étant clairement pas la cible, je conseillerai cette oeuvre aux 11-15 ans et aux adultes fans de littérature jeunesse. 

 

Pour acheter le roman c’est par ICI

 

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